Maintenance Biomédicale
Maintenance Biomédicale
Année 2020-2021
Harmattan
Semestre 5 : AMB, GEE, SATA
M. Sadikou OUSSEY
Ingénieur Bio Médical Hospitalier (IBMH)
Ingénieur de Conception Electronique
CHU Campus
Directeur du Cabinet Conseil Technologies et Santé (CCT&S)
Consultant et Formateur en Maintenance Biomédicale
Chargé du cours de maintenance biomédicale à l’ESTBA
Cél : 00228 93234062
E-mail : [email protected]
1
Table des matières
INTRODUCTION ..................................................................................................................................4
I- Quelques définitions...............................................................................................................5
1- La maintenance ......................................................................................................................5
2- Le génie biomédical ................................................................................................................5
3- Instrumentation biomédicale .................................................................................................5
4- Equipements électrique et électronique .................................................................................6
5- Dispositif biomédical .............................................................................................................6
6- Maintenance biomédicale ......................................................................................................7
II- Quelques rappels physiques ...................................................................................................8
1- Onde ......................................................................................................................................8
2- La lumière ..............................................................................................................................8
3- Photon ...................................................................................................................................8
4- Le spectre électromagnétique ................................................................................................8
5- L’Energie du photon ...............................................................................................................9
6- Niveau de pénétration des ondes en fonction de l’énergie ................................................... 10
7- Interactions entre matière et lumière ................................................................................... 10
8- Loi de Beer-Lambert ............................................................................................................ 11
III- Introduction à la maintenance .............................................................................................. 13
1- Définition ............................................................................................................................. 13
2- Les objectifs de la maintenance ............................................................................................ 13
3- Les types de maintenances ................................................................................................... 13
4- But de la maintenance préventive ........................................................................................ 14
5- Les huit (08) opérations de la maintenance .......................................................................... 14
6- Les outils de gestion de la maintenance ................................................................................ 15
7- Principales informations présentes sur une fiche de maintenance ........................................ 15
8- Concept « fini-parti » au laboratoire ..................................................................................... 15
9- Point sur les responsabilités de l’utilisateur .......................................................................... 16
IV- Consignes générales d’utilisation des équipements .............................................................. 17
V- Bonnes pratiques d’utilisation de quelques-uns des principaux équipements de laboratoires
19
Chapitre 1 : Le microscope optique ................................................................................................... 19
Chapitre 2 : Le spectrophotomètre ................................................................................................... 23
Chapitre 3 : Le compteur d’hématologie ........................................................................................... 26
Chapitre 4 : La centrifugeuse électrique ............................................................................................ 28
Chapitre 5 : Les micropipettes ........................................................................................................... 31
2
Chapitre 6 : Les stérilisateurs ............................................................................................................ 36
Chapitre 7 : Les distillateurs d’eau..................................................................................................... 41
Chapitre 8 : Réfrigérateurs et congélateurs ....................................................................................... 43
Chapitre 9 : Les postes de sécurité microbiologique .......................................................................... 45
Chapitre 10 : Les balances ................................................................................................................. 48
VI- Automatisation au laboratoire .............................................................................................. 50
1- Description d’un automate de biologie. Le système d’organisation et les sous-systèmes ...... 50
2- Organisation de l’automatisation de la phase pré-analytique et ses avantages ..................... 51
3- Description des étapes de l’analyse en biochimie selon le principe du transfert .................... 52
Quelques notions de Sécurité électrique ........................................................................................... 55
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES...................................................................................................... 65
3
INTRODUCTION
Définie comme l’ensemble des activités menées pour maintenir ou rétablir un
équipement en bon état de sureté de fonctionnement, la maintenance joue un rôle
primordial dans toute organisation dont le fonctionnement est basé sur l’usage
d’équipements. Elle a vu le jour dans le monde de l’industrie où le choix de
l’équipement, le maintien de ses performance et sa remise en état après une panne
étaient devenus obligatoires.
L’expérience des soignants dans les premiers gestes de prise en charge des
équipements au profit des patients a révélé la nécessité de leur initiation aux B. A. -BA
de la maintenance : c’est ce qui est à l’origine du concept de « Maintenance
Utilisateur » qui s’est de plus en plus développé.
Il est donc question, dans ce cours, de préparer les futurs utilisateurs des équipements
de laboratoires à la maintenance de premier niveau. Ce cours a pour principal objectif
de transmettre les notions essentielles en maintenance utilisateur sans faire des
apprenants des « experts en maintenance ». Les connaissances poussées en
maintenance nécessitent des formations dans les domaines de technologie
(Electronique, Biomédical, Electrotechnique, . . .) avec de solides expériences en
pratique.
4
Objectifs pédagogiques
Connaitre la maintenance
Appliquer les consignes générales d’utilisation des équipements électriques
Décrire les bonnes pratiques d’utilisation des principaux équipements de
laboratoire
Décrire l’automatisation d’un équipement de laboratoire
Comprendre les risques électriques à éviter pour le bon fonctionnement des
appareils de laboratoire et de son bien-être
I- Quelques définitions
1- La maintenance
2- Le génie biomédical
Le génie biomédical est une application des principes et des techniques de l'ingénierie
dans le domaine médical visant au contrôle des systèmes biologiques ou au
développement d’appareils servant au diagnostic et au traitement des patients. Ce
domaine est un mélange de médecine, de biologie, d'ingénierie et de physique2.
3- Instrumentation biomédicale
5
Au laboratoire de biologie médicale, l’instrumentation est utilisée pour la recherche
et le diagnostic des pathologies, le suivi et contrôle de l’état de santé ou encore la
prévention et prédiction des pathologies.
Ces équipements sont conçus pour être utilisés à une tension ne dépassant pas 1000
volts en courant alternatif et 1500 volts en courant continu4.
5- Dispositif biomédical 5
et dont l’action principale voulue dans ou sur le corps humain n’est pas obtenue par
des moyens pharmacologiques ou immunologiques ni par métabolisme, mais dont la
fonction peut être assistée par de tels moyens.
Dispositifs concernés :
Instrument : sont concernés tous les objets fabriqués pour réaliser quelque chose;
citons les instruments de mesure pour effectuer une mesure (oxymètre, système de
pesée, tensiomètre,..) ou encore les instruments chirurgicaux destinés à effectuer un
acte (écarteur, pince, bistouri).
Appareil: les objets formés par l’appareillage de différentes pièces. C’est extrêmement
vaste: ventilateur, scanner, défibrillateur sont des dispositifs complexes constitués de
plusieurs sous-ensembles.
6
Équipement: un périphérique du dispositif, nécessaire à son bon fonctionnement.
L’aiguille équipe une seringue tout comme une électrode équipe un ECG.
Logiciel: applicable dès qu’il s’agit de traiter des données, le plus souvent via un
ordinateur. C’est certainement le type de dispositif le moins souvent identifié, il est
clair qu’un logiciel d’imagerie médicale est un DM, il est plus rarement affirmé qu’un
logiciel de diagnostic, particulièrement sur smartphone, l’est également.
6- Maintenance biomédicale
7
II- Quelques rappels physiques
1- Onde
Une onde est la propagation d'une perturbation produisant sur son passage une
variation réversible des propriétés physiques locales du milieu2.
2- La lumière
Dans son acception la plus courante, la lumière est un phénomène physique identifié
comme un rayonnement électromagnétique qui peut produire une sensation visuelle.
Elle est constituée de l'ensemble des ondes électromagnétiques perçues par
le système visuel humain, c'est-à-dire dont les longueurs d'onde, dans le vide, sont
comprises entre 380 nm (violet) et 780 nm(rouge) 2. Planck puis Einstein dans la
théorie des quanta, énoncent que la lumière est composée de grains d’énergie : les
photons.
3- Photon
4- Le spectre électromagnétique
8
Le rayonnement électromagnétique est caractérisé par sa fréquence, sa longueur
d'onde ou son nombre d’onde.
Il existe un lien entre la période temporelle et la longueur d'onde. Cette dernière est
définie par la relation suivante :
Avec :
5- L’Energie du photon
Si l’énergie est intense (rayon X), on arrive à exciter les électrons de cœur
(couches internes) d’un atome
Si l’énergie est moins intense (ultraviolet-visible), on arrive à exciter les
électrons externes (impliqués dans les liaisons de valence) : loi de Beer-
Lambert.
Ensuite (domaine infrarouge), on peut exciter les modes de vibration
(élongation et déformation des liaisons)
Enfin, tout en bas de l’échelle des énergies, on excite les spins électroniques
(résonance paramagnétique électronique) et des spins nucléaires (résonance
magnétique nucléaire)
9
6- Niveau de pénétration des ondes en fonction de l’énergie
(https://www.bbemg.ulg.ac.be/files/FR/NdBcem.pdf)
10
Couleurs et longueurs d’ondes associées
8- Loi de Beer-Lambert 7
A = log(I0/I) = ε l C.
11
ε : coefficient d'extinction. C’est une grandeur caractéristique du composé. Si la
concentration est en gramme par litre, ε est appelé coefficient d'extinction
spécifique. Si
la concentration est en mole par litre, ε est appelé coefficient d'extinction molaire.
12
III- Introduction à la maintenance
1- Définition
Technique :
13
Maintenance curative Maintenance palliative
14
6- Les outils de gestion de la maintenance
Consiste à quitter le service dès que le travail confié est terminé. Pratiquer le « fini-
parti » (travail fini, départ immédiat) est un élément de culture d’entreprise qui a
tendance à se généraliser dans nos laboratoires. Cette pratique entraine :
15
9- Point sur les responsabilités de l’utilisateur
a- Nécessité de la formation à l’utilisation de l’équipement
Choix de l’équipement : activité à faire, technologie, veille
technologique, spécifications techniques etc.
Capacité à comprendre/utiliser l’équipement
La durée de la formation
La qualité pédagogique du formateur ;
La période de suivi après la formation
c- Maintenance de niveau 1
Il s'agit de réglages simples prévus par le constructeur ou le service de
maintenance, au moyen d'éléments accessibles sans aucun
démontage ou ouverture de l'équipement.
Echanges en toute sécurité d'éléments consommables tels que :
Fusibles
Voyants
Dégagement d'un produit défectueux sur une machine
automatisée après la mise en sécurité de la machine.
Graissage
Ces interventions de premier niveau peuvent être réalisées par l'exploitant du bien,
sans outillage particulier et à partir des instructions du fabricant, contenues dans le
manuel d'utilisation.
d- Dépannage utilisateur
16
S’assurer que la prise murale est bien alimentée en branchant un
autre appareil.
Remplacer les fusibles du secteur.
Faire appel à un technicien
Il faut éviter :
les déplacements ;
les tapotements ;
les interruptions par curiosité ou pour essai ;
les agitations.
4- Le contrôle du fonctionnement
le fonctionnement correct
les paramètres réglés
les coupures du courant électrique
5- Après l’utilisation de l’appareil
arrêter l’appareil par le bouton poussoir ou l’interrupteur;
le débrancher (ne pas tirer sur le cordon à distance) ;
le nettoyer avec une éponge douce et sèche ;
le protéger contre la poussière, les chutes, les chocs…
6- En cas de panne de l’appareil
éviter les bricolages personnels
faire appel à un technicien qualifié
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7- Entretien/nettoyage
Avant chaque utilisation, effectuer quelques contrôles simples pour la
vérification du fonctionnement et de la sécurité de l’appareil.
Contrôler toujours l’intégrité des parties plastiques et du cordon
d’alimentation qui peuvent avoir été endommagés pendant
l’utilisation précédente. Vérifier les fuites d’huile.
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V- Bonnes pratiques d’utilisation de quelques-uns des principaux équipements
de laboratoires
Objectifs pédagogiques
Introduction
La qualité des examens microscopiques dépend de l’état du microscope et l'état du
microscope dépend de l'entretien qu'on lui apportera.
La durée de vie d’un microscope dépend beaucoup de son entretien régulier, de son
rangement dans un endroit protégé de la poussière, de la chaleur et de l’humidité.
1- Rappel sur les différentes parties du microscope ordinaire et leurs rôles (Cf
Module microscopie)
19
2- Les bonnes pratiques d’utilisation du microscope
a- Ce qu’il faut faire
20
3- Procédures de maintenance préventive d’un microscope
a- Matériels nécessaires
Une poire en caoutchouc ;
Un pinceau fin à poils doux ;
Un chiffon fin ;
Un papier optique si possible ;
L’eau distillée ;
Un solvant doux : xylène, alcool absolu ou un mélange 2/3 éther 1/3
alcool ; - Un bâtonnet ouaté.
d- Entretien du condenseur
21
e- Entretien du système électrique
Lampes, fusibles : pas de réparation possible. Ce sont des pièces du microscope qui
se changent, toujours en avoir en stock en faisant attention à avoir les bonnes
références (il faut connaître les références de son microscope). Éviter de mettre les
doigts sur la lampe en la changeant.
f- Autres entretiens
Graissage des crémaillères (en général, elles sont protégées par une
partie métallique) : on peut les frotter avec de la cire, du savon si on
n'a pas d'huile spéciale (ne jamais utiliser de l'huile de cuisine ou de
l'huile à immersion).
Ne jamais essayer de démonter le microscope soi-même pour nettoyer le prisme,
l'intérieur des objectifs ou toute autre partie du microscope non apparente.
22
Chapitre 2 : Le spectrophotomètre
Objectifs pédagogiques :
23
3- ENTRETIEN COURANT SUR LE SPECTROPHOTOMETRE
L’entretien du spectrophotomètre doit se faire avant tout conformément aux
recommandations du fabricant. L’entretien de base qui peut se faire au laboratoire
est le suivant :
a- Entretien journalier
Nettoyer l’extérieur du spectrophotomètre, y compris les touches de
commande et les écrans.
Nettoyer soigneusement les cuves en verre après usage. Jeter celles
qui sont rayées sur la face transparente
Rincer à l’eau distillée avant utilisation et en fin de journée
Aspirer de l’air pour assécher les tuyauteries
Protéger le bec d’aspiration
Recouvrir l’appareil avec une housse pour éviter la poussière
Nettoyer la cuve de l’appareil avant et après chaque utilisation à
l'eau ou au détergent ;
Attention à ne pas rayer les parois de la cuve lors de l'entretien
b- Entretien hebdomadaire
Effectuer un rinçage avec une solution détergente ou fongicide
c- Entretien semestriel
Démonter et dépoussiérer l’appareil
d- Entretien annuel
Nettoyer la source de lumière et le capteur (par un technicien
spécialiste)
Remplacer la lampe halogène si possible
e- Maintenance :
La maintenance de ce type d’appareil est relativement simple.
Pannes courantes :
Panne de la source lumineuse (lampe à remplacer),
Monochromateur défectueux à remplacer,
Panne liée à la sensibilité du matériel à la poussière et des optiques à la
vapeur.
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Maintenance préventive : Une ou deux maintenances préventives
par an est recommandées.
f- Précautions :
Le personnel utilisateur (médecin biologiste, technicien de laboratoire,
personnel infirmier) doit avoir suivi une formation à l'utilisation de l'appareil
dispensée par le constructeur, un organisme habilité, ou une personne compétente.
Cette formation a généralement lieu lors de la mise en service de l’appareil.
25
Chapitre 3 : Le compteur d’hématologie
Objectifs pédagogiques :
1- Généralités
Les compteurs d’hématologie ou automates d’hématologie sont des appareils plus ou
moins complexes utilisés pour la réalisation de l’hémogramme.
Leur maintenance est capitale afin de garantir des résultats fiables dans le diagnostic
des pathologies hématologiques.
26
3- Procédures d’entretien d’un compteur d’hématologie Se conformer toujours
aux recommandations du fabricant.
a- Entretien journalier
Nettoyer régulièrement le corps de l’appareil
Nettoyer l’appareil avant et après l’analyse avec de l’eau distillée
Nettoyer l’appareil avec la solution de nettoyage préconisée
Essuyer toute trace de sang
b- Entretien hebdomadaire
Effectuer un rinçage avec une solution détergente ou fongicide
Nettoyer et rincer les bacs de mesure
c- Entretien semestriel
Faire remplacer les cordons des pompes de l’appareil
d- Entretien annuel
Faire remplacer les tuyauteries hydrauliques
Faire remplacer les cordons des pompes
Faire remplacer les joints des seringues
27
Chapitre 4 : La centrifugeuse électrique
Objectifs pédagogiques :
1- Généralités
Le terme centrifugeuse vient des mots latins centrum qui signifie centre et fugere qui
signifie fuir. La centrifugeuse utilise la force centrifuge produite par un mouvement
rotatif pour séparer les constituants d’un mélange. Il existe une vaste gamme de
centrifugeuses adaptées aux besoins de l’industrie et de la recherche. Le présent
chapitre traite des centrifugeuses normalement utilisées dans les laboratoires
d’analyses de biologie médicale.
28
3- Procédures d’entretien d’une centrifugeuse
La qualité des analyses peut être affectée par un appareil sale (risque de
contaminations croisées). La cuve de la centrifugeuse (si elle est présente, car
elle n'existe pas sur le modèle manuel), le rotor et les accessoires doivent être
nettoyés et désinfectés régulièrement.
Les procédures de maintenance de routine les plus importantes à effectuer sur une
centrifugeuse sont les suivantes :
a- Entretien journalier
b- Entretien hebdomadaire
c- Entretien mensuel
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d- Entretien semestriel
e- Entretien annuel
Par un service de maintenance agrée et conformément aux recommandations du
fabricant.
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Chapitre 5 : Les micropipettes
Objectifs pédagogiques
1- Généralités
a- Définition
Une micropipette est un système de pipetage automatique de précision utilisé dans
divers domaines de la biologie.
A- Ejecteur de cône
B- Cône
C- Embout porte-cône
D- Poignée
E- Bouton-poussoir
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Une micropipette est caractérisée par son volume qui peut être fixe ou variable ; sa
justesse et sa fidélité. Justesse et fidélité sont généralement déterminées par le
fabricant et reliées à des classes d’appareils.
1. Réglage du
Se rappeler que les changements trop répétitifs de volume ont
volume
tendance à détériorer les micropipettes.
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Placer l’extrémité du cône de façon à former un angle de 1040°
contre la paroi interne du tube.
Presser doucement le bouton poussoir jusqu’à la première
butée positive (Fig. C)
4. Distribution Attendre 1 seconde. Presser complètement le bouton
poussoir afin d’expulser la dernière fraction de liquide (Fig. D)
Tout en maintenant le bouton poussoir complètement pressé,
retirer la pipette en glissant le cône le long de la paroi du tube.
Relâcher complètement le bouton poussoir (Fig. E)
Ejecter le cône souillé en pressant le bouton de l’éjecteur.
Dans le cadre des bonnes pratiques de laboratoire, les micropipettes doivent être
régulièrement contrôlées. Deux contrôles sont nécessaires :
Test de fuite
Exactitude (justesse) et précision (fidélité)
a- Matériel nécessaire :
33
Un chronomètre (ou une montre avec secondes)
De l’eau distillée
b- Test de fuite
Pipeter et peser au moins 10 fois un volume donné d’eau distillée (Exemple volume
maximal de la pipette)
4- Calcul pratique
Soit xi les résultats des pesages, x la valeur moyenne des pesages, n le nombre de
pesage.
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Nettoyer et éventuellement graisser le piston : n’utiliser que la
graisse fournie par le fabricant
Nettoyer ou changer le joint torique : se reporter à la notice du
fabricant
35
Chapitre 6 : Les stérilisateurs
Objectifs pédagogiques
36
Maintenance
Le niveau de maintenance est relativement simple. Il est important de faire des tests
réguliers (environ tous les six mois) pour vérifier que la température indiquée par le
thermomètre et le thermostat du stérilisateur, est la même que la température réelle
de l’air dans l’enceinte.
Pannes courantes : thermostat et thermomètres et minuterie
défectueux.
Précautions :
La stérilisation par chaleur sèche est peu fiable à moins d’une mise en œuvre très
rigoureuse du procédé. Ces appareils sont progressivement écartés des méthodes de
stérilisation dans les pays du Nord (au profit des méthodes de stérilisation par chaleur
humide, par oxyde d’éthylène ou peroxyde d'hydrogène) en raison de leur inefficacité.
Par ailleurs, les risques de brûlure lors de la sortie du matériel stérilisé et l’importance
d’une procédure rigoureuse lors de la stérilisation de matériel justifient une formation
du personnel à l’utilisation de cet appareil. Le matériel doit être disposé dans l'appareil
de telle manière que l'air chaud puisse circuler entre les unités de conditionnement. Le
stérilisateur ne doit pas être ouvert pendant le cycle de stérilisation. Son ouverture
prématurée compromet l'efficacité de la stérilisation. Le matériel stérilisé ne peut être
enlevé qu'une fois refroidi.
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le retour à la pression atmosphérique pour permettre l’ouverture de
la porte.
Entretien
• Pannes courantes :
Mauvaise étanchéité : changer le joint de porte de l'enceinte
Durée des cycles non conforme : défaut électronique
Chutes de pression : fuites d’eau liées à des joints percés ou à de la
tuyauterie percée
Maintenance curative : toute anomalie (voyant, enregistreur, charge
humide, test Bowie & Dick non homogène,…) doit donner lieu à une
intervention technique.
Maintenance préventive :
vérifier et changer régulièrement les filtres air / eau.
Changer l’huile de la pompe à vide
Précautions :
Il faut veiller à espacer les paquets et à faire une charge homogène
pour faciliter la pénétration de la vapeur.
En cas d’interruption du cycle (en cas de coupure de courant par
exemple), un nouveau cycle complet doit être recommencé.
Les dangers liés à l’utilisation d’un appareil à vapeur sous pression sont
à prendre en compte lors de la mise en place de ce type d’appareil
(formation du personnel, emplacement).
38
3- Températures de stérilisation
39
Vérifier le bon fonctionnement de l’autoclave par l’utilisation
d’indicateurs (chimiques ou biologiques) de contrôle des paramètres
de la stérilisation.
b- Entretien hebdomadaire
c- Entretien semestriel
Voir service de maintenance suivant instructions du fabricant
d- Entretien annuel
Voir service de maintenance suivant instructions du fabricant
40
Chapitre 7 : Les distillateurs d’eau
Objectifs pédagogiques
1- Généralités
Les distillateurs d’eau permettent la purification de l’eau courante par un processus de
vaporisation et de refroidissement contrôlés.
Cette purification vise à éliminer les substances normalement présentes dans l’eau tels
que les ions inorganiques (bicarbonates, sulfures, chlorures, calcium, magnésium,
potassium, fer, nitrates, …). Elle élimine également les métaux lourds, les
microorganismes, les substances toxiques, les bactéries, les contaminants, et les virus.
L’eau distillée est utilisée au laboratoire pour la préparation des réactifs, des milieux
de culture et le rinçage des appareils.
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2- Entretien du distillateur d’eau
Le niveau d’entretien à assurer est fonction de la dureté de l’eau :
42
Chapitre 8 : Réfrigérateurs et congélateurs
Objectifs pédagogiques
43
Vérifier le joint d’étanchéité de la porte tous les trois mois Pour
vérifier son état, procéder comme suit :
Ouvrir la porte.
Glisser une bande de papier de 5 cm de large entre le joint de la porte et
le bord du châssis du réfrigérateur.
Fermer la porte.
Tirer doucement le papier vers l’extérieur. Le papier doit opposer une
résistance lorsqu’on le tire vers l’extérieur.
Si on ne sent pas de résistance, il faut remplacer le joint.
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Chapitre 9 : Les postes de sécurité microbiologique
Objectifs pédagogiques :
Décrire les conditions d’installations requises pour un bon
fonctionnement des PSM
Décrire les bonnes pratiques d’utilisation des PSM
Décrire les procédures d’entretien des PSM
1- Définition et classification
Ce dispositif est conçu pour contrôler les aérosols et microparticules associés à la
manipulation de matériels biologiques potentiellement toxiques ou infectieux lors
d’activités telles qu’agitation, centrifugation, utilisation de pipettes et ouverture de
récipients sous pression. Les PSM – aussi appelées enceintes de sécurité biologique ou
enceintes à flux laminaire – sont destinées à protéger l’utilisateur, l’environnement et
l’échantillon grâce à des conditions de ventilation appropriées.
Il existe trois classes de PSM : les classes I, II et III. La classe II est la plus utilisée dans
les laboratoires.
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3- Bonnes conditions d’installation des PSM
Les conditions suivantes doivent être remplies à l’installation d’un PSM pour assurer
son bon fonctionnement :
a- Avant la manipulation
Mettre en marche le PSM 15 mn avant les manipulations ;
Mettre uniquement le matériel nécessaire pour la manipulation sous
le PSM ;
Prévoir un protocole d’évacuation des déchets ;
Se laver les mains ;
Mettre des gants ;
Nettoyer le plan de travail.
b- Pendant la manipulation
Pulvériser de l'éthanol 70° sur le matériel introduit ;
Ne pas encombrer + de 40 % de la zone de manipulation ;
Ne pas obstruer les grilles de reprise d'air ;
Faire des mouvements lents et limités ;
Eviter les entrées/sorties.
c- Après la manipulation
Décontaminer le matériel et le retirer du PSM
Nettoyer le plan de travail
Laisser le PSM fonctionner 15mn ou en position veille entre 2
manipulations
Fermer la vitre avant
Programmer un cycle UV (optionnel)
Se laver les mains.
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par un personnel qualifié ayant reçu la formation requise (technicien de
maintenance).
a- Matériel nécessaire
Chiffon propre à usage unique
Solution nettoyante – désinfectante
Paire de gants non stériles à usage unique
b- Entretien quotidien
Avant manipulation :
Après manipulation :
c- Entretien hebdomadaire
Parois intérieures : Nettoyer le fond, les parois latérales et la vitre
Parois extérieures : Nettoyer la carrosserie, vitre Plan de travail :
Repose-bras
Surface sous le plan de travail
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Chapitre 10 : Les balances
Objectifs pédagogiques
Décrire les conditions d’installations requises pour un bon
fonctionnement des balances
Décrire les bonnes pratiques d’utilisation des balances électroniques
Décrire les procédures d’entretien des balances
Vérifier le niveau.
Vérifier le zéro.
Vérifier le réglage de sensibilité.
Nettoyer le plateau de pesée.
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Démonter et nettoyer les composants internes. Suivre la procédure
indiquée par le fabricant ou s’adresser à une entreprise spécialisée.
Pour les balances analytiques l’écart entre le poids affiché et le poids de l’étalon ne
doit pas dépasser ± 0,5 mg
49
VI- Automatisation au laboratoire
1- Description d’un automate de biologie. Le système d’organisation et les
sous-systèmes
a- Définition
b- Le système d’organisation
Nombre de paramètres
Spécialisation (ex : ionogramme)
Sélectivité
Systèmes ouverts (qui accepte autres réactifs et méthodes que ceux
fabriquer par le fabricant de l’appareil –ex : Modular) ou fermés (ex
: chimie sèche)
Analyses par série ou par patient
Optimisation et redosage
50
C1- Système de traitement des échantillons :
Deux aspects :
Consolidation = effectuer plusieurs mesures conjointement
Intégration = différentes étapes de l’analyse
51
Il existe des machines qui effectuent plusieurs mesures conjointement toute en
intégrant différentes étapes de l’analyse.
Prise en charge prélèvement / tri et identification des tubes primaires => 30% temps
/ enregistrement => 30% temps / contrôle de conformité du prélèvement => rejet si
mauvaise identification ou remplissage / centrifugation / débouchage / aliquotage /
distribution aux automates / rebouchage, stockage / sérothèques => conservation
réglementaire d’un an)
a- Principe de transfert
Tous les automates actuels sont basés sur principe de transfert
Composition : Plateau ou rack avec échantillons / prélèvement de
l’échantillon par un bras mécanique / prélèvement des réactifs par
un bras mécanique / milieu réactionnel, cuves / système de mesure
et de lecture
52
b- Différentes étapes
Le plus souvent 2 à 15 °C
Identification positive des réactifs en progression (sauf réactifs
avec systèmes ouverts)
Gestion des réactifs à bord (calibrage, quantité et péremption) =>
qualité et continuité du travail
Protection vis-à-vis de la contamination inter-réactifs par réactif
inerte / rinçages internes et externes / séquences de décontamination
des sondes de prélèvement selon des procédés évolués et
programmables
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b4- Système de traitement et d’exploitation des informations
Fréquence de calibration programmable
Gestion des contrôles qualité interne cumulative par graphique de
LEVEY-JENNINGS ou YOUDEN avec possibilité de fréquence
automatique de passage des contrôles qualité interne (valeur
contrôle qualité en fonction des jours)
Exploitation en tps réel basée sur des bornes, fourchettes de
tolérance et règles de WESTGARD => alarmes
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Quelques notions de Sécurité électrique
Chaque année des accidents d’origine électrique provoque la mort des personnes par
électrocution. L’électricien doit donc bien connaitre les risques du métier ; il est de son
devoir d’informer les utilisateurs des dangers du courant électrique.
Non-respect des distances de sécurité par rapport à des éléments sous tension
55
NB : les tensions dangereuses sont à partir de 25V en alternatif et de 50v en continu.
3- Les défauts
Les surintensités : dues à une surcharge (un appareil est parcouru par un
courant d’intensité supérieure à la valeur qu’autorise l’installation), ou un court-
circuit.
4- Défaut d’isolement
C’est la défaillance de l'isolement d'une partie active d'un circuit électrique entraînant
une perte d'isolement de cette partie active pouvant aller jusqu'à une liaison
accidentelle entre deux points de potentiels différents.
L'origine d‘un accident dépend des types de contacts entre la personne et l'élément
sous tension. Ces types de contact sont de deux sortes : les contacts directs et les
contacts indirects:
Contact direct : contact de la personne avec une partie active d'un circuit.
L’électrisation
Les brûlures de contact et internes
Les brûlures thermiques (arcs électriques, projections...)
L’électricité peut être aussi à l'origine d'incendie ou d'explosion.
Dans les accidents d'origine électrique touchant les personnes, il faut distinguer
l'électrisation de l'électrocution :
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7- Terre
La mise à la terre est un procédé qui permet de relier toutes les masses métalliques
des appareils d’une installation électrique à une prise de terre.
7.1- Le but de la mise à la terre
La mise à la terre a pour but d’évacuer les tensions de défaut puis d’assurer la
sécurité des personnes contre un défaut d’isolement survenant dans un matériel
électrique. La terre doit être réalisée dans un endroit toujours humide et à l’abri de
toute substance gluante.
La plupart des appareils présentent des parties extérieures métalliques, donc
conductrices, à un potentiel différent de celui de la terre et susceptible d’être
touchées par l’utilisateur.
Mesure de protection : toutes ces parties métalliques sont reliées entre elles,
l’ensemble formant la « carcasse », elle-même reliée à la terre par l’intermédiaire de
la prise de terre. En cas de défaut, le courant est acheminé de la carcasse à la terre et
l’utilisateur es protégé. En absence de terre, celui-ci est électrisé.
7.2- Constitution
Une bonne mise à la terre doit avoir une réalisation qui comporte :
Une prise de terre,
Un conducteur de terre,
Une borne principale de terre,
Des conducteurs de protection,
Des liaisons équipotentielles
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Une prise de terre est une borne appropriée pour assurer une liaison électrique avec
le sol (une résistance maximale de 100Ω). Elle peut être constituée de :
Une boucle au fond d’une fouille (ceinturage)
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8- Masse
C’est la partie conductrice d'un matériel électrique susceptible d'être touchée par une
personne, qui n'est pas normalement sous tension mais peut le devenir en cas de
défaut d'isolement des parties actives de ce matériel.
9- Partie active
Il s’agit de toute partie conductrice destinée à être sous tension en service normal.
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Le choc électrique peut avoir des effets secondaires, parfois plus dangereux que
l'électrisation :
La fibrillation ventriculaire est considérée comme la cause principale de mort par choc
électrique. Il existe aussi des cas de mort par asphyxie ou arrêt du cœur
11- Facteurs dont dépendent les dangers du courant sur le corps humain
Les facteurs dont dépendent les dangers du passage du courant dans le corps humain
sont:
la température de la peau
la morphologie de l’individu
La résistance du corps humain qui dépend du trajet suivi par le courant électrique:
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13- Les accidents d’origine électrique
13.1.2- L’électrocution
L’électrocution est la mort d’une personne causée par un choc électrique.
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13.2- Les causes des accidents électriques
Les surcharges
Les courts-circuits
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La surtension
Défaut d’isolement
. . . etc.
On dit qu’il y a brulure lorsque la peau d’une personne se dégrade sous l’action d’un
choc électrique.
Incendie
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14- Résumé sur les quatre principales causes de l’électrocution
64
15- Les principaux moyens de protection
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
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2 - www.wikipedia.org
3 - https://goo.gl/7wtiW3
4 - https://www.actuenvironnement.com/ae/dictionnaire_environnement/definition/equipements_electriques_et_electroniques.php4
5 - https://www.qualitiso.com/dispositif-medical-definition/
6- http://www.fmarchand67.com/documents/TS/TSP1/TSP1SP3/TSP1SP3Ch15/TSP1SP3Ch15T2-ch15_resume_transferts_quantiques.pdf
7 - (https://www.bbemg.ulg.ac.be/files/FR/NdBcem.pdf)
8- https://www.lachimie.fr/definitions/beer-lambert.php
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