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Maintenance Biomédicale

Ce document présente un cours sur la maintenance biomédicale et les mesures de sécurité liées à l'utilisation des équipements de laboratoire, destiné aux étudiants de l'Université de Lomé. Il aborde des concepts clés tels que la définition de la maintenance, le génie biomédical, et les bonnes pratiques d'utilisation des équipements. Les objectifs pédagogiques incluent la connaissance des types de maintenance et des consignes d'utilisation pour assurer le bon fonctionnement des dispositifs médicaux.

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Maintenance Biomédicale

Ce document présente un cours sur la maintenance biomédicale et les mesures de sécurité liées à l'utilisation des équipements de laboratoire, destiné aux étudiants de l'Université de Lomé. Il aborde des concepts clés tels que la définition de la maintenance, le génie biomédical, et les bonnes pratiques d'utilisation des équipements. Les objectifs pédagogiques incluent la connaissance des types de maintenance et des consignes d'utilisation pour assurer le bon fonctionnement des dispositifs médicaux.

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UNIVERSITE DE LOME ECOLE SUPERIEURE DES TECHNIQUES

BIOLOGIQUES ET ALIMENTAIRES (ESTBA)

Année 2020-2021

Harmattan
Semestre 5 : AMB, GEE, SATA

INTRODUCTION A LA MAINTENANCE BIOMEDICALE ET AUX MESURES DE


SECURITE DANS L’UTILISATION DES EQUIPEMENTS DE LABORATOIRE

M. Sadikou OUSSEY
Ingénieur Bio Médical Hospitalier (IBMH)
Ingénieur de Conception Electronique
CHU Campus
Directeur du Cabinet Conseil Technologies et Santé (CCT&S)
Consultant et Formateur en Maintenance Biomédicale
Chargé du cours de maintenance biomédicale à l’ESTBA
Cél : 00228 93234062
E-mail : [email protected]

Assistant : M. MAWE Kondéabalo


Technicien Supérieur Biomédical
Chef Service Maintenance au CHR Lomé Commune
Cél : 00228 90386675
E-mail : [email protected]

1
Table des matières
INTRODUCTION ..................................................................................................................................4
I- Quelques définitions...............................................................................................................5
1- La maintenance ......................................................................................................................5
2- Le génie biomédical ................................................................................................................5
3- Instrumentation biomédicale .................................................................................................5
4- Equipements électrique et électronique .................................................................................6
5- Dispositif biomédical .............................................................................................................6
6- Maintenance biomédicale ......................................................................................................7
II- Quelques rappels physiques ...................................................................................................8
1- Onde ......................................................................................................................................8
2- La lumière ..............................................................................................................................8
3- Photon ...................................................................................................................................8
4- Le spectre électromagnétique ................................................................................................8
5- L’Energie du photon ...............................................................................................................9
6- Niveau de pénétration des ondes en fonction de l’énergie ................................................... 10
7- Interactions entre matière et lumière ................................................................................... 10
8- Loi de Beer-Lambert ............................................................................................................ 11
III- Introduction à la maintenance .............................................................................................. 13
1- Définition ............................................................................................................................. 13
2- Les objectifs de la maintenance ............................................................................................ 13
3- Les types de maintenances ................................................................................................... 13
4- But de la maintenance préventive ........................................................................................ 14
5- Les huit (08) opérations de la maintenance .......................................................................... 14
6- Les outils de gestion de la maintenance ................................................................................ 15
7- Principales informations présentes sur une fiche de maintenance ........................................ 15
8- Concept « fini-parti » au laboratoire ..................................................................................... 15
9- Point sur les responsabilités de l’utilisateur .......................................................................... 16
IV- Consignes générales d’utilisation des équipements .............................................................. 17
V- Bonnes pratiques d’utilisation de quelques-uns des principaux équipements de laboratoires
19
Chapitre 1 : Le microscope optique ................................................................................................... 19
Chapitre 2 : Le spectrophotomètre ................................................................................................... 23
Chapitre 3 : Le compteur d’hématologie ........................................................................................... 26
Chapitre 4 : La centrifugeuse électrique ............................................................................................ 28
Chapitre 5 : Les micropipettes ........................................................................................................... 31

2
Chapitre 6 : Les stérilisateurs ............................................................................................................ 36
Chapitre 7 : Les distillateurs d’eau..................................................................................................... 41
Chapitre 8 : Réfrigérateurs et congélateurs ....................................................................................... 43
Chapitre 9 : Les postes de sécurité microbiologique .......................................................................... 45
Chapitre 10 : Les balances ................................................................................................................. 48
VI- Automatisation au laboratoire .............................................................................................. 50
1- Description d’un automate de biologie. Le système d’organisation et les sous-systèmes ...... 50
2- Organisation de l’automatisation de la phase pré-analytique et ses avantages ..................... 51
3- Description des étapes de l’analyse en biochimie selon le principe du transfert .................... 52
Quelques notions de Sécurité électrique ........................................................................................... 55
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES...................................................................................................... 65

3
INTRODUCTION
Définie comme l’ensemble des activités menées pour maintenir ou rétablir un
équipement en bon état de sureté de fonctionnement, la maintenance joue un rôle
primordial dans toute organisation dont le fonctionnement est basé sur l’usage
d’équipements. Elle a vu le jour dans le monde de l’industrie où le choix de
l’équipement, le maintien de ses performance et sa remise en état après une panne
étaient devenus obligatoires.

Outre les accidents occasionnés, si l’arrêt de fonctionnement d’un équipement a des


effets sensibles sur la production industrielle, dans le domaine médical où il est
question de sauver des vies, son arrêt peut être fatal. C’est pourquoi la maintenance a
progressivement acquis une importance beaucoup plus grande dans les établissements
de santé.

L’expérience des soignants dans les premiers gestes de prise en charge des
équipements au profit des patients a révélé la nécessité de leur initiation aux B. A. -BA
de la maintenance : c’est ce qui est à l’origine du concept de « Maintenance
Utilisateur » qui s’est de plus en plus développé.

Il est donc question, dans ce cours, de préparer les futurs utilisateurs des équipements
de laboratoires à la maintenance de premier niveau. Ce cours a pour principal objectif
de transmettre les notions essentielles en maintenance utilisateur sans faire des
apprenants des « experts en maintenance ». Les connaissances poussées en
maintenance nécessitent des formations dans les domaines de technologie
(Electronique, Biomédical, Electrotechnique, . . .) avec de solides expériences en
pratique.

4
Objectifs pédagogiques

Les objectifs visés sont :

 Connaitre la maintenance
 Appliquer les consignes générales d’utilisation des équipements électriques
 Décrire les bonnes pratiques d’utilisation des principaux équipements de
laboratoire
 Décrire l’automatisation d’un équipement de laboratoire
 Comprendre les risques électriques à éviter pour le bon fonctionnement des
appareils de laboratoire et de son bien-être

I- Quelques définitions
1- La maintenance

La norme NF EN-13360 définit la maintenance comme étant « l’ensemble de toutes les


actions techniques, administratives et de management durant le cycle de vie d’un
bien, destinées à le maintenir ou le rétablir dans un état dans lequel il peut accomplir
une fonction requise ». La définition fait bien la différence entre la maintenance
préventive qui a pour but de maintenir en état et la maintenance corrective qui a pour
but de rétablir un état. Dans le milieu hospitalier, la maintenance a toute son
importance : elle permet de prévenir une éventuelle rupture de la continuité des soins,
une dégradation de la qualité de soins, ce qui entraîne un danger potentiel pour le
patient.1

2- Le génie biomédical

Le génie biomédical est une application des principes et des techniques de l'ingénierie
dans le domaine médical visant au contrôle des systèmes biologiques ou au
développement d’appareils servant au diagnostic et au traitement des patients. Ce
domaine est un mélange de médecine, de biologie, d'ingénierie et de physique2.

3- Instrumentation biomédicale

En sciences, l'instrumentation est une technique de mise en œuvre d'instruments de


mesure, d'actionneurs, de capteurs, de régulateurs, en vue de créer un système
d'acquisition de données ou de commande 2.

L'instrumentation biomédicale est l'application de l'électronique, des techniques et


principes de mesure pour le développement de dispositifs utilisés dans le diagnostic et
le traitement de maladies : l'informatique prend de plus en plus de place dans cette
instrumentation. Du microprocesseur employé pour effectuer de petites tâches dans
un instrument à usage unique, elle s'étend aux systèmes d'imagerie médicale
complexes qui traitent une masse importante d'informations 3.

5
Au laboratoire de biologie médicale, l’instrumentation est utilisée pour la recherche
et le diagnostic des pathologies, le suivi et contrôle de l’état de santé ou encore la
prévention et prédiction des pathologies.

4- Equipements électrique et électronique

Equipements fonctionnant grâce à des courants électriques ou à des champs


électromagnétiques, ainsi que les équipements de production, de transfert et de
mesure de ces courants et champs.

Ces équipements sont conçus pour être utilisés à une tension ne dépassant pas 1000
volts en courant alternatif et 1500 volts en courant continu4.

5- Dispositif biomédical 5

« Dispositif Médical » : tout instrument, appareil, équipement, logiciel, matière ou


autre article, utilisé seul ou en association, y compris le logiciel destiné par
le fabricant à être utilisé spécifiquement à des fins diagnostique et/ou thérapeutique,
et nécessaire au bon fonctionnement de celui-ci, destiné par le fabricant à être utilisé
chez l’homme à des fins :

 de diagnostic, de prévention, de contrôle, de traitement ou d’atténuation


d’une maladie,
 de diagnostic, de contrôle, de traitement, d’atténuation ou de compensation
d’une blessure ou d’un handicap,
 d’étude ou de remplacement ou modification de l’anatomie ou d’un
processus physiologique,
 de maîtrise de la conception,

et dont l’action principale voulue dans ou sur le corps humain n’est pas obtenue par
des moyens pharmacologiques ou immunologiques ni par métabolisme, mais dont la
fonction peut être assistée par de tels moyens.

Dispositifs concernés :

Instrument : sont concernés tous les objets fabriqués pour réaliser quelque chose;
citons les instruments de mesure pour effectuer une mesure (oxymètre, système de
pesée, tensiomètre,..) ou encore les instruments chirurgicaux destinés à effectuer un
acte (écarteur, pince, bistouri).

Appareil: les objets formés par l’appareillage de différentes pièces. C’est extrêmement
vaste: ventilateur, scanner, défibrillateur sont des dispositifs complexes constitués de
plusieurs sous-ensembles.

6
Équipement: un périphérique du dispositif, nécessaire à son bon fonctionnement.
L’aiguille équipe une seringue tout comme une électrode équipe un ECG.

Logiciel: applicable dès qu’il s’agit de traiter des données, le plus souvent via un
ordinateur. C’est certainement le type de dispositif le moins souvent identifié, il est
clair qu’un logiciel d’imagerie médicale est un DM, il est plus rarement affirmé qu’un
logiciel de diagnostic, particulièrement sur smartphone, l’est également.

Matière: à voir comme un synonyme de substance. Parlons des gels de sonde ou du


silicone utilisés pour les implants mammaires.

6- Maintenance biomédicale

C’est l’application de la maintenance au domaine des dispositifs médicotechniques. Les


différents critères techniques, administratifs et de gestion de la maintenance sont
appliqués à la prise en charge des dispositifs médicotechniques.

7
II- Quelques rappels physiques
1- Onde

Une onde est la propagation d'une perturbation produisant sur son passage une
variation réversible des propriétés physiques locales du milieu2.

2- La lumière

Dans son acception la plus courante, la lumière est un phénomène physique identifié
comme un rayonnement électromagnétique qui peut produire une sensation visuelle.
Elle est constituée de l'ensemble des ondes électromagnétiques perçues par
le système visuel humain, c'est-à-dire dont les longueurs d'onde, dans le vide, sont
comprises entre 380 nm (violet) et 780 nm(rouge) 2. Planck puis Einstein dans la
théorie des quanta, énoncent que la lumière est composée de grains d’énergie : les
photons.

3- Photon

Le photon possède un quantum d’énergie : E = h ν ; h est la constante de Planck.

4- Le spectre électromagnétique

8
Le rayonnement électromagnétique est caractérisé par sa fréquence, sa longueur
d'onde ou son nombre d’onde.

Il existe un lien entre la période temporelle et la longueur d'onde. Cette dernière est
définie par la relation suivante :

Avec :

 λ longueur d'onde en mètre (m)


 c célérité en mètre par seconde (m.s-1)
 T période temporelle en seconde (s)
 f fréquence en Hertz (Hz)

5- L’Energie du photon

La théorie de la relativité énoncée par Einstein donne la formule de l’énergie d’un


photon. Le photon est sans masse. Sa formule est :

E = hν (E est l’énergie du photon, h est la constante de Planck et ν est la fréquence du


photon)6

Selon la valeur de l’énergie ΔE, différent processus sont engagés :

 Si l’énergie est intense (rayon X), on arrive à exciter les électrons de cœur
(couches internes) d’un atome
 Si l’énergie est moins intense (ultraviolet-visible), on arrive à exciter les
électrons externes (impliqués dans les liaisons de valence) : loi de Beer-
Lambert.
 Ensuite (domaine infrarouge), on peut exciter les modes de vibration
(élongation et déformation des liaisons)
 Enfin, tout en bas de l’échelle des énergies, on excite les spins électroniques
(résonance paramagnétique électronique) et des spins nucléaires (résonance
magnétique nucléaire)

9
6- Niveau de pénétration des ondes en fonction de l’énergie

7- Interactions entre matière et lumière

(https://www.bbemg.ulg.ac.be/files/FR/NdBcem.pdf)

10
Couleurs et longueurs d’ondes associées

8- Loi de Beer-Lambert 7

Lorsque la lumière arrive sur un milieu homogène de longueur l (trajet optique),


une partie de cette lumière incidente notée I0 est absorbée par le milieu et le reste,
noté I, est transmis. La fraction de la lumière incidente absorbée par une substance
de concentration C contenue dans une cuve de longueur l est donnée par la loi de
Beer-Lambert :

A = log(I0/I) = ε l C.

A : absorbance autrefois appelée densité optique (D.O.)


l : épaisseur de la cuve exprimée en centimètres

11
ε : coefficient d'extinction. C’est une grandeur caractéristique du composé. Si la
concentration est en gramme par litre, ε est appelé coefficient d'extinction
spécifique. Si
la concentration est en mole par litre, ε est appelé coefficient d'extinction molaire.

On définit également la transmission T comme le rapport de l'intensité transmise à


l'intensité incidente : T = I /I0 log (1/T) = A
Le pourcentage de la transmission (% T) est la transmittance.

Validité de la loi de Beer-Lambert


- Lumière monochromatique
- Faibles concentrations
- La solution ne doit être ni fluorescente, ni hétérogène (bulles, précipité…)
- La solution n’est pas le siège d’une réaction photochimique.

12
III- Introduction à la maintenance
1- Définition

 Ensemble des activités destinées à maintenir (M. préventive) ou à rétablir (M.


corrective) l’équipement dans un état ou dans des conditions données de
sureté et de fonctionnement.

 L’organisation de la maintenance nécessite:

 la traçabilité des opérations de maintenance;


 la définition des plages de maintenance;
 le recueil des dysfonctionnements et actions d’amélioration.
2- Les objectifs de la maintenance

 Technique :

 Satisfaire les besoins diagnostiques et techniques des utilisateurs


 Donner la possibilité d’utiliser les équipements quand on veut:
disponibilité permanente et dans les meilleures conditions de sécurité
 Economique :

 Eviter le manque à gagner dû à l’indisponibilité d’un matériel


 Eviter le gâchis de consommables
 Eviter le prolongement des hospitalisations
 Satisfaire aux contraintes budgétaires

3- Les types de maintenances

Maintenance préventive : Maintenance effectuée selon des critères prédéterminés,


dans l'intention de réduire la probabilité de défaillance d'un bien

Maintenance systématique Maintenance conditionnelle

Maintenance préventive Maintenance préventive subordonnée à un type


effectuée d'après un d'événement prédéterminé (autodiagnostic,
échéancier établi information d'un capteur, mesure d'une usure,
selon le temps ou le nombre etc.), révélateur de l'état de dégradation du bien
d'unités d'usage

Maintenance corrective : C’est une maintenance effectuée après une défaillance ou


une panne de l’équipement

13
Maintenance curative Maintenance palliative

Réparation (donc durable) dépannage (donc provisoire) de


consistant en une remise en l'équipement, permettant à celui‐ci d'assurer tout ou
l'état initial partie d'une fonction requise ; elle doit
toutefois être suivie d'une action curative dans les
plus brefs délais

4- But de la maintenance préventive

 Augmenter la durée de vie du matériel,


 Diminuer les probabilités de défaillance en service,
 Prévenir les interventions correctives coûteuses,
 Améliorer les conditions de travail du personnel,
 Diminuer le budget de maintenance,
 Supprimer les causes d’accidents graves.

5- Les huit (08) opérations de la maintenance

 Achat: l’acheteur doit disposer d’une banque d’informations (les contraintes


techniques et humaines)
 Réception: -Réception provisoire: administrative et technique ; -Réception
définitive
 installations Techniques: vérification des contraintes
 Formation des utilisateurs: 30 à 70% des pannes sont dues à des défauts
d’utilisation
 Maintenance préventive: réduire la M. corrective
 Contrôle régulier de performances
 Maintenance corrective: sa réalisation nécessite des techniciens formés
 Gestion de l’inventaire : contrat de maintenance, date de mise en service, service
après-vente etc.

14
6- Les outils de gestion de la maintenance

7- Principales informations présentes sur une fiche de maintenance

CONNAISSANCE DE L’APPAREIL OPERATIONS DE MAINTENANCE


Nom / Désignation de l’appareil Opération: curatif /préventif
Marque Date d’intervention
Type / Modèle Prestataire
Numéro de série Agent de maintenance
Etat N° d’intervention
Date de mise en service Problème signalé
Moyen d’acquisition Opérations effectuées
Fournisseur / Donateur Pièces échangées
Unité d’affectation/Fonctionnelle Prévision maintenance préventive
N° d’inventaire/d’enregistrement Consignes / Observations

8- Concept « fini-parti » au laboratoire

Consiste à quitter le service dès que le travail confié est terminé. Pratiquer le « fini-
parti » (travail fini, départ immédiat) est un élément de culture d’entreprise qui a
tendance à se généraliser dans nos laboratoires. Cette pratique entraine :

 le non-respect des entretiens courants défini par le fabricant

 des résultats parfois non fiables

 une mauvaise gestion des utilisateurs du laboratoire

 une mauvaise prévision et gestion des stocks

15
9- Point sur les responsabilités de l’utilisateur
a- Nécessité de la formation à l’utilisation de l’équipement
 Choix de l’équipement : activité à faire, technologie, veille
technologique, spécifications techniques etc.
 Capacité à comprendre/utiliser l’équipement
 La durée de la formation
 La qualité pédagogique du formateur ;
 La période de suivi après la formation

b- Connaissance/Maîtrise du manuel d’utilisation

Le manuel d’instruction est le référentiel de l’utilisateur. Il contient toutes les


informations et les avertissements qui doivent être respectés par l’utilisateur pour
assurer l’entretien et la sécurité du bon fonctionnement de l’appareil. Les opérateurs
doivent lire et bien comprendre le manuel d’utilisation avant de toucher à
l’appareil.

c- Maintenance de niveau 1
 Il s'agit de réglages simples prévus par le constructeur ou le service de
maintenance, au moyen d'éléments accessibles sans aucun
démontage ou ouverture de l'équipement.
 Echanges en toute sécurité d'éléments consommables tels que :
 Fusibles
 Voyants
 Dégagement d'un produit défectueux sur une machine
automatisée après la mise en sécurité de la machine.
 Graissage

Ces interventions de premier niveau peuvent être réalisées par l'exploitant du bien,
sans outillage particulier et à partir des instructions du fabricant, contenues dans le
manuel d'utilisation.

d- Dépannage utilisateur

Constat de non démarrage d’un appareil

 Les opérateurs doivent lire et bien comprendre le manuel d’utilisation


avant de toucher à l’appareil.
 S’assurer que le cordon d’alimentation est bien branché au secteur
 (Vérifier les deux extrémités du cordon).

16
 S’assurer que la prise murale est bien alimentée en branchant un
autre appareil.
 Remplacer les fusibles du secteur.
 Faire appel à un technicien

IV- Consignes générales d’utilisation des équipements

1- Avant le branchement d’un appareil


 Vérifier l’emplacement : aération suffisante, absence d’objets
nuisibles, pas d’encombrement, pas d’écoulement fluidique ;
 Vérifier le bon état du cordon et de la prise murale.
2- A la mise sous tension d’un appareil
 Contrôler et régler les paramètres s’il y’a lieu (temps, pression,
température, vitesse);
 Suivre le cours du fonctionnement pendant 3 à 5 minutes.
3- Pendant le fonctionnement d’un appareil

Il faut éviter :

 les déplacements ;
 les tapotements ;
 les interruptions par curiosité ou pour essai ;
 les agitations.
4- Le contrôle du fonctionnement

De temps à autre, il faut contrôler :

 le fonctionnement correct
 les paramètres réglés
 les coupures du courant électrique
5- Après l’utilisation de l’appareil
 arrêter l’appareil par le bouton poussoir ou l’interrupteur;
 le débrancher (ne pas tirer sur le cordon à distance) ;
 le nettoyer avec une éponge douce et sèche ;
 le protéger contre la poussière, les chutes, les chocs…
6- En cas de panne de l’appareil
 éviter les bricolages personnels
 faire appel à un technicien qualifié

NB: N’attendez pas un dysfonctionnement total avant d’appeler le technicien qualifié.

17
7- Entretien/nettoyage
 Avant chaque utilisation, effectuer quelques contrôles simples pour la
vérification du fonctionnement et de la sécurité de l’appareil.
 Contrôler toujours l’intégrité des parties plastiques et du cordon
d’alimentation qui peuvent avoir été endommagés pendant
l’utilisation précédente. Vérifier les fuites d’huile.

NB : Les opérateurs doivent lire et bien comprendre le manuel d’utilisation


avant de toucher à l’appareil.

 Veiller à ce que lors du remplacement des fusibles de protection situé


dans la prise d’alimentation, ce soit ceux du même type et de même
valeur.
 Vérifier que l’appareil n’est pas excessivement bruyant, vérifier les
fuites d’huile, de réactifs; symptôme qui met en évidence un
disfonctionnement.

NB : Les opérateurs doivent lire et bien comprendre le manuel d’utilisation


avant de toucher à l’appareil.

 Ensemble d’opérations ayant pour but de rendre net et propre, en


ôtant les impuretés ou les corps étrangers ; le nettoyage des
dispositifs médicaux nécessite des liquides spéciaux.
 Les consignes d’entretien et de nettoyage doivent être affichées à
proximité des appareils.

18
V- Bonnes pratiques d’utilisation de quelques-uns des principaux équipements
de laboratoires

Chapitre 1 : Le microscope optique

Objectifs pédagogiques

 Reconnaitre les différentes parties du microscope optique


 Citer les problèmes potentiels rencontrés avec les microscopes ; 3-
Mettre en pratique les bonnes pratiques d’utilisation du microscope
optique
 Décrire les procédures d’entretien du microscope.

Introduction
La qualité des examens microscopiques dépend de l’état du microscope et l'état du
microscope dépend de l'entretien qu'on lui apportera.

La durée de vie d’un microscope dépend beaucoup de son entretien régulier, de son
rangement dans un endroit protégé de la poussière, de la chaleur et de l’humidité.

1- Rappel sur les différentes parties du microscope ordinaire et leurs rôles (Cf
Module microscopie)

19
2- Les bonnes pratiques d’utilisation du microscope
a- Ce qu’il faut faire

 Toujours couvrir le microscope de sa housse après utilisation ;


 Toujours mettre le microscope sur un plan stable, le manipuler avec
précaution ;
 Garder le microscope dans un endroit sec et chaud pour empêcher
tout développement de moisissures sur les lentilles et les prismes ;
 Toujours essuyer l'huile sur l'objectif à immersion après utilisation.
 Evacuer la poussière à l’aide d’un petit pinceau à poils et d’une poire
en caoutchouc pour les lentilles.

b- Ce qu’il ne faut pas faire

 Utiliser de xylène pour autre chose que l'objectif à immersion ;


 Faire tremper l'objectif dans le xylène ;
 forcer sur la vis de mise au point ;
 laisser le microscope en plein soleil ;
 démonter soi-même le microscope ;
 employer le papier ou le chiffon utilisé pour l’objectif à immersion
pour nettoyer les oculaires ;
 Contaminer les objectifs sans immersion avec de l’huile : elle
pénétrerait dans l’objectif qui deviendrait vite inutilisable ;
 employer l’alcool pour nettoyer les surfaces peintes du microscope ;
 laisser vide les supports destinés à recevoir les lentilles ;
 intervertir les lentilles appartenant à des microscopes de fabrication
différente, il arrive même que des modèles produits par un même
fabricant aient des caractéristiques différentes.
 toucher les lentilles et l’ampoule avec les doigts
 Eteindre le microscope sans au préalable avoir réduit au maximum la
lumière

c- Précautions à prendre pour l’observation en immersion


L'observation en immersion avec les objectifs dits humides doit se faire avec une
attention particulière, car le risque de détruire la lentille frontale de l'objectif ou de
casser la lame par un contact brutal entre ces deux éléments est permanent. De ce fait
la procédure suivante est recommandée :
 regarder l'objectif de côté ;
 sans appliquer l'huile, passer lentement de l'objectif 40 X a 100 X en
vérifiant que ce dernier ne touche pas la lame bien qu'il en soit
normalement très proche ;
 tourner de côté l'objectif 100 X et appliquer une petite goutte d'huile
a immersion sur la lame ;
 replacer lentement l’objectif 100 X et regarder dans le microscope.

20
3- Procédures de maintenance préventive d’un microscope
a- Matériels nécessaires
 Une poire en caoutchouc ;
 Un pinceau fin à poils doux ;
 Un chiffon fin ;
 Un papier optique si possible ;
 L’eau distillée ;
 Un solvant doux : xylène, alcool absolu ou un mélange 2/3 éther 1/3
alcool ; - Un bâtonnet ouaté.

b- Entretien des oculaires

 La lentille externe se nettoie avec un chiffon sec ou un papier qui ne


raye pas (papier spécial pour les lentilles, kleenex, papier toilette) ;
 Ne jamais utiliser de xylène ;
 Si la lentille est sale (empreintes de doigts, taches de gras), on peut
imbiber le chiffon ou le papier avec de l'alcool (éthanol, méthanol).
 Les lentilles internes des oculaires se nettoient uniquement avec un
pinceau fin, jamais autre chose et jamais d'alcool ou de xylène, cela
les endommagerait (elles sont imprégnées d'un produit antireflet qui
partirait).
 Toujours éviter de dévisser les lentilles des oculaires (le faire
uniquement lorsqu'il y a de la poussière à l'intérieur de l'oculaire).

c- Entretien des objectifs

 Nettoyage de l'objectif x100 à immersion : essuyer l'huile après


chaque utilisation avec un papier qui ne raye pas (papier lentille,
kleenex, papier toilette). Lorsque l'huile a séché, utiliser un papier
imbibé légèrement avec du xylène ou du toluène. Ne jamais tremper
l'objectif dans le xylène, cela décollerait les lentilles de l'objectif et
rendrait le microscope inutilisable.
 Pour les autres objectifs x40, X10: on peut les nettoyer avec un
chiffon imbibé avec de l'alcool ou un mélange alcool-éther. Faire
attention à ne pas utiliser de l'huile à immersion avec ces objectifs.

d- Entretien du condenseur

 Poussière: essuyer la lentille du condenseur avec un chiffon ou un


papier qui ne raye pas.
 Diaphragme: pour enlever la poussière, utiliser un pinceau fin ou
souffler de l'air avec une poire (poire optique pour appareil photo).

21
e- Entretien du système électrique

Lampes, fusibles : pas de réparation possible. Ce sont des pièces du microscope qui
se changent, toujours en avoir en stock en faisant attention à avoir les bonnes
références (il faut connaître les références de son microscope). Éviter de mettre les
doigts sur la lampe en la changeant.

f- Autres entretiens

 Graissage des crémaillères (en général, elles sont protégées par une
partie métallique) : on peut les frotter avec de la cire, du savon si on
n'a pas d'huile spéciale (ne jamais utiliser de l'huile de cuisine ou de
l'huile à immersion).
Ne jamais essayer de démonter le microscope soi-même pour nettoyer le prisme,
l'intérieur des objectifs ou toute autre partie du microscope non apparente.

 Entretien des parties peintes : il s'agit du pied du microscope et de


la platine. Elles se nettoient avec un chiffon sec ou un chiffon avec
de l'alcool. Ne jamais utiliser d'acétone, ni de xylène.

22
Chapitre 2 : Le spectrophotomètre

Objectifs pédagogiques :

 Citer les principaux éléments d’un spectrophotomètre


 Décrire les procédures d’entretien d’un spectrophotomètre

1- Généralités sur le spectrophotomètre


Le spectrophotomètre est un des principaux appareils utilisés dans les domaines du
diagnostic biologique et de la recherche. Il utilise les propriétés de la lumière et son
interaction avec les substances. Le spectrophotomètre est utilisé au laboratoire pour
le dosage des paramètres biochimiques (Exp : glucose, créatinine, transaminases,
etc.)

2- BONNES PRATIQUES D’UTILISATION DU SPECTROPHOTOMÈTRE

 Allumer l’appareil et attendre environ 10 minutes avant son emploi


 Eviter les allumages et extinctions intempestives
 Etalonner le spectrophotomètre chaque fois qu’une nouvelle série
d’échantillons doit être analysée.
 Fermer toujours la chambre de mesure pendant la lecture pour
assurer une mesure correcte.
 Eviter de réutiliser les cuves à usage unique.
 Eviter d’utiliser des cuves en plastique si on travaille avec des
solvants organiques.
 Nettoyer soigneusement les cuves en verre après usage. Jeter celles
qui sont rayées.
 Utiliser des réactifs de bonne qualité.

23
3- ENTRETIEN COURANT SUR LE SPECTROPHOTOMETRE
L’entretien du spectrophotomètre doit se faire avant tout conformément aux
recommandations du fabricant. L’entretien de base qui peut se faire au laboratoire
est le suivant :

a- Entretien journalier
 Nettoyer l’extérieur du spectrophotomètre, y compris les touches de
commande et les écrans.
 Nettoyer soigneusement les cuves en verre après usage. Jeter celles
qui sont rayées sur la face transparente
 Rincer à l’eau distillée avant utilisation et en fin de journée
 Aspirer de l’air pour assécher les tuyauteries
 Protéger le bec d’aspiration
 Recouvrir l’appareil avec une housse pour éviter la poussière
 Nettoyer la cuve de l’appareil avant et après chaque utilisation à
l'eau ou au détergent ;
 Attention à ne pas rayer les parois de la cuve lors de l'entretien

b- Entretien hebdomadaire
Effectuer un rinçage avec une solution détergente ou fongicide

c- Entretien semestriel
Démonter et dépoussiérer l’appareil

Remplacer le cordon de la pompe d’aspiration (par un technicien spécialiste)


Nettoyer la cuve de mesure (par un technicien spécialiste)

d- Entretien annuel
 Nettoyer la source de lumière et le capteur (par un technicien
spécialiste)
 Remplacer la lampe halogène si possible

e- Maintenance :
La maintenance de ce type d’appareil est relativement simple.
 Pannes courantes :
 Panne de la source lumineuse (lampe à remplacer),
 Monochromateur défectueux à remplacer,
 Panne liée à la sensibilité du matériel à la poussière et des optiques à la
vapeur.

24
 Maintenance préventive : Une ou deux maintenances préventives
par an est recommandées.

f- Précautions :
Le personnel utilisateur (médecin biologiste, technicien de laboratoire,
personnel infirmier) doit avoir suivi une formation à l'utilisation de l'appareil
dispensée par le constructeur, un organisme habilité, ou une personne compétente.
Cette formation a généralement lieu lors de la mise en service de l’appareil.

25
Chapitre 3 : Le compteur d’hématologie

Objectifs pédagogiques :

 Décrire les bonnes pratiques d’utilisation d’un compteur


d’hématologie
 Décrire les procédures d’entretien courant des compteurs
d’hématologie

1- Généralités
Les compteurs d’hématologie ou automates d’hématologie sont des appareils plus ou
moins complexes utilisés pour la réalisation de l’hémogramme.

Leur maintenance est capitale afin de garantir des résultats fiables dans le diagnostic
des pathologies hématologiques.

2- Les bonnes pratiques d’utilisation des compteurs d’hématologie


 Utiliser toujours un onduleur avec prise de terre pour l’alimenter ;
 Permettre une bonne circulation d’air autour de l’appareil (50 cm du
mur) ;
 Allumer l’appareil et attendre environ 10 minutes avant son emploi ;
 Vérifier qu’il n’y a pas de bulles d’air dans les tuyauteries de réactifs
;
 Vérifier toujours les fuites de réactifs dans le circuit hydraulique ;
 Vérifier toujours les fuites d’air ou de vide dans le circuit ;
 Eviter les allumages et extinctions intempestives ;
 Eviter la pollution des réactifs par la poussière ;
 Eviter de tirer sur le bec d’aspiration après aspiration ;
 Agiter soigneusement l’échantillon avant emploi ;
 Passer le sang de contrôle selon les procédures du laboratoire ;
 Observer toujours la procédure d’arrêt de l’appareil selon fiche
technique.

26
3- Procédures d’entretien d’un compteur d’hématologie Se conformer toujours
aux recommandations du fabricant.
a- Entretien journalier
 Nettoyer régulièrement le corps de l’appareil
 Nettoyer l’appareil avant et après l’analyse avec de l’eau distillée
 Nettoyer l’appareil avec la solution de nettoyage préconisée
 Essuyer toute trace de sang
b- Entretien hebdomadaire
 Effectuer un rinçage avec une solution détergente ou fongicide
 Nettoyer et rincer les bacs de mesure
c- Entretien semestriel
 Faire remplacer les cordons des pompes de l’appareil
d- Entretien annuel
 Faire remplacer les tuyauteries hydrauliques
 Faire remplacer les cordons des pompes
 Faire remplacer les joints des seringues

27
Chapitre 4 : La centrifugeuse électrique

Objectifs pédagogiques :

 Décrire les bonnes pratiques d’utilisation d’une centrifugeuse ;


 Décrire les procédures d’entretien courant des centrifugeuses.

1- Généralités
Le terme centrifugeuse vient des mots latins centrum qui signifie centre et fugere qui
signifie fuir. La centrifugeuse utilise la force centrifuge produite par un mouvement
rotatif pour séparer les constituants d’un mélange. Il existe une vaste gamme de
centrifugeuses adaptées aux besoins de l’industrie et de la recherche. Le présent
chapitre traite des centrifugeuses normalement utilisées dans les laboratoires
d’analyses de biologie médicale.

2- Les bonnes pratiques d’utilisation d’une centrifugeuse

 Eviter les allumages et extinctions intempestives ;


 Ne pas forcer sur les touches du tableau de commande ;
 Ne pas tenter d’ouvrir l’appareil pendant le fonctionnement ;
 Bien positionner l’appareil sur le plan horizontal et vertical ;
 Equilibrer les tubes de centrifugation ;
 Eviter d’éclabousser le rotor ;
 Eviter les projections de liquides sur les touches de commande ;
 Presser les touches avec le bout des doigts ;
 Eviter de presser les touches avec les ongles, ce qui risquerait de
perforer la membrane de protection.

28
3- Procédures d’entretien d’une centrifugeuse
La qualité des analyses peut être affectée par un appareil sale (risque de
contaminations croisées). La cuve de la centrifugeuse (si elle est présente, car
elle n'existe pas sur le modèle manuel), le rotor et les accessoires doivent être
nettoyés et désinfectés régulièrement.

Il faut toujours désinfecter la cuve du rotor, la tête de la centrifugeuse, les godets et


les joints des tourillons avant toute intervention sur des centrifugeuses utilisées pour
préparer des échantillons biologiques ou infectieux.

 Une ou deux visites de maintenance préventive par an sont


nécessaires pour contrôler la vitesse de rotation, le changement
éventuel des charbons, le graissage . . . etc.
 Le niveau de maintenance est relativement simple.
 Pannes courantes : grippage du moteur
 Précautions : on doit répartir convenablement les tubes dans le rotor
pour éviter des déséquilibres. En effet un déséquilibre dans le
chargement du rotor (tubes plus lourd d’un côté que de l’autre) peut
avoir des conséquences dramatiques : rupture de l’axe et expulsion
du rotor à grande vitesse, d’où le risque de dommages dans le
laboratoire et de blessures du personnel.

Les procédures de maintenance de routine les plus importantes à effectuer sur une
centrifugeuse sont les suivantes :

a- Entretien journalier

 Nettoyer le corps et l’intérieur de l’appareil ;


 Nettoyer le compartiment du rotor avec un détergent doux.

b- Entretien hebdomadaire

 Enlever régulièrement les débris de verre à l’intérieur de l’appareil ;


 Nettoyer le système de crochet du couvercle.

c- Entretien mensuel

 Faire vérifier que les mécanismes de connexion et d’ajustement du


rotor sont en bon état ;
 Faire vérifier le mécanisme de verrouillage et de sécurité du
couvercle de la centrifugeuse ;
 Faire vérifier l’état de lubrification des éléments tels que les joints
toriques selon les recommandations du fabricant (fréquence et type
de lubrifiant). - Faire vérifier l’état des joints d’étanchéité.

29
d- Entretien semestriel

 Faire vérifier l’état des charbons du moteur, si la centrifugeuse est


équipée d’un moteur avec charbons ;
 Faire remplacer les charbons si nécessaire par de nouveaux ayant les
mêmes caractéristiques que les charbons d’origine.

e- Entretien annuel
Par un service de maintenance agrée et conformément aux recommandations du
fabricant.

30
Chapitre 5 : Les micropipettes

Figure : Schéma explicatif de l’utilisation des micropipettes

Objectifs pédagogiques

 Décrire les bonnes pratiques d’utilisation d’une micropipette ;


 Décrire le contrôle de qualité des micropipettes ;
 Décrire les procédures d’entretien courant des micropipettes.

1- Généralités
a- Définition
Une micropipette est un système de pipetage automatique de précision utilisé dans
divers domaines de la biologie.

Ce sont des systèmes actionnant des pistons. La modification de la longueur de la


colonne d’air à l’intérieur de l’appareil permet d’aspirer ou de chasser des volumes de
liquides avec une grande précision. Une molette permet à l’utilisateur de régler le
volume à prélever, à l’aide d’un indicateur à chiffres.

b- Description d’une micropipette

A- Ejecteur de cône
B- Cône
C- Embout porte-cône
D- Poignée
E- Bouton-poussoir

Figure : Schémas d’une micropipette

31
Une micropipette est caractérisée par son volume qui peut être fixe ou variable ; sa
justesse et sa fidélité. Justesse et fidélité sont généralement déterminées par le
fabricant et reliées à des classes d’appareils.

2- Les bonnes pratiques d’utilisation d’une micropipette

1. Réglage du
Se rappeler que les changements trop répétitifs de volume ont
volume
tendance à détériorer les micropipettes.

Monter le cône approprié sur l’embout porte cône en appuyant


2. Montage du cône
fermement le cône sur l’embout en effectuant un mouvement
de rotation.
Presser le bouton poussoir jusqu’à la première butée positive
(Fig. A)
Tout en maintenant la pipette verticale, plonger l’extrémité du
cône dans la solution (profondeur d’immersion de 2-4mm)
3. Aspiration Relâcher lentement et régulièrement le bouton poussoir pour
aspirer le liquide (Fig. B)
Attendre 1 seconde et retirer le cône du liquide. Essuyer
éventuellement les gouttelettes de liquide qui pourraient
adhérer sur l’extérieur du cône sans toucher l’extrémité du
cône

32
Placer l’extrémité du cône de façon à former un angle de 1040°
contre la paroi interne du tube.
Presser doucement le bouton poussoir jusqu’à la première
butée positive (Fig. C)
4. Distribution Attendre 1 seconde. Presser complètement le bouton
poussoir afin d’expulser la dernière fraction de liquide (Fig. D)
Tout en maintenant le bouton poussoir complètement pressé,
retirer la pipette en glissant le cône le long de la paroi du tube.
Relâcher complètement le bouton poussoir (Fig. E)
Ejecter le cône souillé en pressant le bouton de l’éjecteur.

Ce qu’il faut éviter :

 Faire entrer le liquide dans l’embout porte cône. Pour cela,


 Presser et relâcher le bouton poussoir avec douceur
 Mettre la pipette, poignée vers le bas avec du liquide dans le cône
 Poser la pipette à plat lorsque le cône contient du liquide.

3- Le contrôle des micropipettes

Dans le cadre des bonnes pratiques de laboratoire, les micropipettes doivent être
régulièrement contrôlées. Deux contrôles sont nécessaires :

 Test de fuite
 Exactitude (justesse) et précision (fidélité)

a- Matériel nécessaire :

 Une balance précise au milligramme et ses accessoires

33
 Un chronomètre (ou une montre avec secondes)
 De l’eau distillée

b- Test de fuite

 Aspirer un volume d’eau correspondant au volume MAXIMAL de la


pipette
 Attendre une minute en tenant la pipette verticalement

Il ne doit pas se former de gouttes

c- Contrôle de la l’exactitude et de la précision par gravimétrie.

Pipeter et peser au moins 10 fois un volume donné d’eau distillée (Exemple volume
maximal de la pipette)

Calculer l’exactitude (E%) et le coefficient de variation (CV%) et comparer à ceux


fournis par le fabricant.

4- Calcul pratique

Soit xi les résultats des pesages, x la valeur moyenne des pesages, n le nombre de
pesage.

Procédures d’entretien des micropipettes

Trois tâches essentielles :


 Nettoyer la pipette (partie externe), avec un papier humecté d’eau
ou d’alcool

34
 Nettoyer et éventuellement graisser le piston : n’utiliser que la
graisse fournie par le fabricant
 Nettoyer ou changer le joint torique : se reporter à la notice du
fabricant

5- Résolution de quelques problèmes courants

Problèmes Causes Conduite à tenir


Fuite ou pipetage Ecrou de l’embout Serrer l’écrou à fond
imprécis porte cône mal vissé
L’embout porte cône Démonter l’éjecteur de cône suivant les instructions du
est cassé ou rayé fabricant, Inspecter l’embout. Remplacer l’élément défectueux
Attaque chimique du Remplacer le piston et les joints Rincer l’intérieur de l’embout port
piston et des joints. cône avec de l’eau distillée.
Pénétration de liquide Mauvaise Démonter la pipette ; rincer l’embout porte cône, le piston, le joint
dans l’embout porte cône manipulation d’étanchéité et le joint torique avec d l’eau distillée. Sécher ces
différentes parties et remonter.

35
Chapitre 6 : Les stérilisateurs

Objectifs pédagogiques

 Décrire les principales méthodes de stérilisation ;


 Décrire les bonnes pratiques d’utilisation des stérilisateurs ;
 Décrire les procédures d’entretien courant des stérilisateurs ;

1- Généralités sur la stérilisation


Définition

La stérilisation est la mise en œuvre d’un ensemble de méthodes et de moyens visant


à éliminer (destruction) tous les microorganismes vivants de quelque nature et sous
quelque forme que ce soit, portés par un objet ou un produit. Un procédé de
stérilisation permet la destruction ou l'inactivation irréversible de tous les micro-
organismes qui se trouvent dans ou sur un objet).

2- Les principales méthodes de stérilisation


a- La stérilisation par la chaleur sèche
On utilise le four à air chaud ou étuves de Poupinel.
Les produits à stériliser sont placés dans une enceinte métallique fermée et portés à
une température par un chauffage adéquat. On stérilise uniquement à la chaleur sèche
les objets métalliques et les récipients en verre (tube à essai, pipettes, boites de
PETRI...) pouvant supporter des températures de 180°C.
 Entretien

Nettoyage régulier de la cuve à l'aide de désinfectants appropriés (voir manuel


d'utilisation).

36
 Maintenance

Le niveau de maintenance est relativement simple. Il est important de faire des tests
réguliers (environ tous les six mois) pour vérifier que la température indiquée par le
thermomètre et le thermostat du stérilisateur, est la même que la température réelle
de l’air dans l’enceinte.
 Pannes courantes : thermostat et thermomètres et minuterie
défectueux.
 Précautions :

La stérilisation par chaleur sèche est peu fiable à moins d’une mise en œuvre très
rigoureuse du procédé. Ces appareils sont progressivement écartés des méthodes de
stérilisation dans les pays du Nord (au profit des méthodes de stérilisation par chaleur
humide, par oxyde d’éthylène ou peroxyde d'hydrogène) en raison de leur inefficacité.
Par ailleurs, les risques de brûlure lors de la sortie du matériel stérilisé et l’importance
d’une procédure rigoureuse lors de la stérilisation de matériel justifient une formation
du personnel à l’utilisation de cet appareil. Le matériel doit être disposé dans l'appareil
de telle manière que l'air chaud puisse circuler entre les unités de conditionnement. Le
stérilisateur ne doit pas être ouvert pendant le cycle de stérilisation. Son ouverture
prématurée compromet l'efficacité de la stérilisation. Le matériel stérilisé ne peut être
enlevé qu'une fois refroidi.

b- La stérilisation par la chaleur humide


Le procédé le plus répandu est celui utilisant l’autoclave. L’autoclave est un appareil à
pression de vapeur d’eau. L’action conjuguée de l’humidité (vapeur d’eau) et de la
chaleur (température supérieure à 120°C) provoque la dénaturation, puis la mort des
micro-organismes (bactéries, virus, …) présents sur ou dans le matériel.
L’autoclave fonctionne selon un « cycle de stérilisation » qui comporte les étapes
suivantes :

 le préchauffage de l’enceinte et de ses parois


 la purge de l’appareil et la réalisation du vide pour chasser l’air de
l’enceinte (mauvais conducteur de chaleur) et pour obtenir des
vapeurs saturantes
 La montée en température et en pression de la vapeur d’eau
 la stérilisation qui commence lorsque la température et la pression
choisies sont atteintes et s’achève lorsque celles-ci diminuent ;
 le séchage par le vide qui permet d’évacuer la vapeur d’eau

37
 le retour à la pression atmosphérique pour permettre l’ouverture de
la porte.

L’autoclave permet de stériliser les matériels médicaux chirurgicaux résistants aux


hautes températures, à la pression et à l'humidité (généralement instruments inox,
caoutchouc, verrerie, blouses et champs opératoires,…). L'autoclave est considéré
comme le moyen de stérilisation le plus fiable et le plus facile à contrôler.

 Entretien

 Après chaque cycle, nettoyer l'enceinte de stérilisation avec un chiffon


doux pour la débarrasser d'éventuelles particules résiduelles.
 Nettoyer régulièrement la cuve à l'aide de désinfectants appropriés
(voir manuel d'utilisation propre à chaque appareil).
 Maintenance

La maintenance de ce type de matériel est assez élevée compte tenu de la complexité


grandissante de ces appareils et de l'importance de leur bon fonctionnement (mise à
disposition de matériel stérile).
 Coût : le coût est variable et essentiellement dû à des pannes
curatives (changement de pièces).

• Pannes courantes :
 Mauvaise étanchéité : changer le joint de porte de l'enceinte
 Durée des cycles non conforme : défaut électronique
 Chutes de pression : fuites d’eau liées à des joints percés ou à de la
tuyauterie percée
 Maintenance curative : toute anomalie (voyant, enregistreur, charge
humide, test Bowie & Dick non homogène,…) doit donner lieu à une
intervention technique.
 Maintenance préventive :
 vérifier et changer régulièrement les filtres air / eau.
 Changer l’huile de la pompe à vide
 Précautions :
 Il faut veiller à espacer les paquets et à faire une charge homogène
pour faciliter la pénétration de la vapeur.
 En cas d’interruption du cycle (en cas de coupure de courant par
exemple), un nouveau cycle complet doit être recommencé.
 Les dangers liés à l’utilisation d’un appareil à vapeur sous pression sont
à prendre en compte lors de la mise en place de ce type d’appareil
(formation du personnel, emplacement).

38
3- Températures de stérilisation

Durée du plateau thermique (en


Objets à stériliser Température °C
min)
Liquides 115 45
Linges 134 10
Instruments et verres 134 10
Caoutchouc 121 20

4- Correspondance température et pression en vapeur saturante selon la table de


Regnault

Température °C Pression relative (pression effective en bar)


112° 0.52
115° 0.67
121° 1.02
125° 1.3
134° 2.05
136° 2.2
138° 2.4

5- Les bonnes pratiques d’utilisation d’un autoclave

 Eviter de faire fonctionner sans une quantité suffisante d’eau


 Vérifier que les robinets d’alimentation en eau froide, en air
comprimé et en vapeur sont ouverts ;
 Vérifier que la pression de la conduite d’alimentation en vapeur est
au moins égale à la pression voulue ;
 Vérifier l’état des manomètres et des thermomètres ;
 Vérifier l’absence de fuites de vapeur dans chacun des systèmes en
fonctionnement dans l’autoclave ;
 En cas de coupure d’électricité pendant le cycle de stérilisation,
recommencer un cycle complet ;

39
 Vérifier le bon fonctionnement de l’autoclave par l’utilisation
d’indicateurs (chimiques ou biologiques) de contrôle des paramètres
de la stérilisation.

6- Procédures d’entretien courant d’un autoclave

a- Après chaque cycle

 Nettoyer l'enceinte de stérilisation avec un chiffon doux pour la


débarrasser d'éventuelles particules résiduelles ;
 Nettoyer régulièrement la cuve à l'aide de désinfectants appropriés
(voir manuel d'utilisation propre à chaque appareil).

b- Entretien hebdomadaire

 Nettoyer la façade de l’autoclave, les commandes, les indicateurs et


les poignées avec un chiffon humide.
 Vider la chambre et la nettoyer avec chiffon sec.

c- Entretien semestriel
Voir service de maintenance suivant instructions du fabricant

d- Entretien annuel
Voir service de maintenance suivant instructions du fabricant

40
Chapitre 7 : Les distillateurs d’eau

Objectifs pédagogiques

 Connaître le principe de fonctionnement d’un distillateur d’eau –


 Savoir entretenir un distillateur d’eau

1- Généralités
Les distillateurs d’eau permettent la purification de l’eau courante par un processus de
vaporisation et de refroidissement contrôlés.

Cette purification vise à éliminer les substances normalement présentes dans l’eau tels
que les ions inorganiques (bicarbonates, sulfures, chlorures, calcium, magnésium,
potassium, fer, nitrates, …). Elle élimine également les métaux lourds, les
microorganismes, les substances toxiques, les bactéries, les contaminants, et les virus.
L’eau distillée est utilisée au laboratoire pour la préparation des réactifs, des milieux
de culture et le rinçage des appareils.

Un distillateur d’eau comprend les principaux éléments suivants :

 le générateur de vapeur d’eau : il contient l’eau à distiller. En verre


ou en acier inoxydable, il est muni le plus souvent de
thermoplongeurs comme source d’énergie. - le condenseur : c’est un
dispositif en serpentin dans lequel la vapeur d’eau se refroidit et
revient à l’état liquide ;
 des filtres : ils sont situés à la sortie du condenseur ou du collecteur
d’eau distillée. Ces filtres éliminent les odeurs ou des particules qui
pourraient se trouver dans le condensat.

41
2- Entretien du distillateur d’eau
Le niveau d’entretien à assurer est fonction de la dureté de l’eau :

 le générateur de vapeur ou chambre d’ébullition doit être nettoyé au


moins deux fois par an. Un nettoyage plus fréquent s’impose lorsque
l’eau est dure. Il faut toujours vérifier s’il n y a pas de dépôts de
tartre.
 Pour nettoyer la chambre d’ébullition, il faut employer du vinaigre
qu’on aura réchauffé afin d’accélérer la dissolution des minéraux.
Rincez à fond et suivez les indications du fabricant.
 Vidanger et remplacer l’eau du générateur de vapeur de temps à
autre afin de réduire l’accumulation des sels.
 les filtres doivent être nettoyés et remplacés périodiquement
(chaque 3 mois de préférence).

42
Chapitre 8 : Réfrigérateurs et congélateurs

Objectifs pédagogiques

 1- Décrire les conditions d’installation des réfrigérateurs et


congélateurs
 Décrire les procédures d’entretien des réfrigérateurs et congélateurs
 Décrire la procédure de vérification du joint d’étanchéité de la porte
des réfrigérateurs.

1- Bonnes pratiques d’installation des réfrigérateurs et congélateurs


Pour que les réfrigérateurs et congélateurs fonctionnent correctement, les conditions
suivantes doivent être remplies :

 Utiliser un raccordement électrique avec prise de terre approprié


pour le voltage et la fréquence de l’appareil. Selon leur capacité, les
réfrigérateurs et congélateurs fonctionnent en général sous 115
V/60 Hz ou 220-240 V/50 Hz.
 Brancher directement le réfrigérateur ou le congélateur sur la prise
ou de préférence sur un stabilisateur approprié. Eviter l’emploi de
rallonges.
 Installer l’appareil sur une surface plane et horizontale en laissant un
espace libre autour. Il est d’usage de laisser un espace de 15 cm sur
les côtés et à l’arrière de l’appareil pour faciliter la ventilation du
condenseur.
 Eviter d’installer l’appareil dans un endroit exposé à la lumière
solaire directe ou près d’une source de chaleur comme un radiateur
ou autre appareil de chauffage.

2- Procédures d’entretien des réfrigérateurs et congélateurs


Les réfrigérateurs sont en général peu exigeants en termes de maintenance. Les
procédures d’entretien suivantes sont recommandées :

 Dégivrer chaque fois que de besoin en évitant d’utiliser un


instrument pointu ou tranchant
 Nettoyer l’intérieur et l’extérieur du réfrigérateur ;
 Nettoyer les joints de porte à l’eau savonneuse ;
 Nettoyer le condenseur chaque fois que de besoin par un technicien
qualifié

43
 Vérifier le joint d’étanchéité de la porte tous les trois mois Pour
vérifier son état, procéder comme suit :

 Ouvrir la porte.
 Glisser une bande de papier de 5 cm de large entre le joint de la porte et
le bord du châssis du réfrigérateur.
 Fermer la porte.
 Tirer doucement le papier vers l’extérieur. Le papier doit opposer une
résistance lorsqu’on le tire vers l’extérieur.
Si on ne sent pas de résistance, il faut remplacer le joint.

Répéter cette opération en procédant par 10 cm à la fois sur la totalité du joint

44
Chapitre 9 : Les postes de sécurité microbiologique

Objectifs pédagogiques :
 Décrire les conditions d’installations requises pour un bon
fonctionnement des PSM
 Décrire les bonnes pratiques d’utilisation des PSM
 Décrire les procédures d’entretien des PSM

1- Définition et classification
Ce dispositif est conçu pour contrôler les aérosols et microparticules associés à la
manipulation de matériels biologiques potentiellement toxiques ou infectieux lors
d’activités telles qu’agitation, centrifugation, utilisation de pipettes et ouverture de
récipients sous pression. Les PSM – aussi appelées enceintes de sécurité biologique ou
enceintes à flux laminaire – sont destinées à protéger l’utilisateur, l’environnement et
l’échantillon grâce à des conditions de ventilation appropriées.

Il existe trois classes de PSM : les classes I, II et III. La classe II est la plus utilisée dans
les laboratoires.

2- Principaux éléments et principe de fonctionnement d’un PSM de classe II


Le PSM est en général construite en acier. Il est équipé d’une vitre frontale de hauteur
réglable, d’un système de ventilation avec moteur électrique, d’un ventilateur et d’une
série de conduites qui, lorsque l’enceinte est en marche, produisent une dépression
(pression négative) à l’intérieur. Ce dispositif force l’air entrant par l’ouverture frontale
à circuler vers l’intérieur de l’enceinte en formant un rideau d’air qui protège
l’opérateur. A l’intérieur de l’enceinte, l’air est conduit à travers une série de grilles et
de conduites et passe finalement sur des filtres HEPA.

45
3- Bonnes conditions d’installation des PSM
Les conditions suivantes doivent être remplies à l’installation d’un PSM pour assurer
son bon fonctionnement :

 La zone d’emplacement du PSM doit être à l’abri de courants d’air


(provenant des fenêtres ou du système de climatisation, zones de
passage).
 La paillasse ou le support doit être stable et solide
 L’espace libre autour et au-dessus du PSM recommandé par le
fabricant doit être respecté.

4- Bonnes pratiques d’utilisation d’un PSM


La manipulation sous PSM doit se faire par un seul opérateur à la fois.

a- Avant la manipulation
 Mettre en marche le PSM 15 mn avant les manipulations ;
 Mettre uniquement le matériel nécessaire pour la manipulation sous
le PSM ;
 Prévoir un protocole d’évacuation des déchets ;
 Se laver les mains ;
 Mettre des gants ;
 Nettoyer le plan de travail.

b- Pendant la manipulation
 Pulvériser de l'éthanol 70° sur le matériel introduit ;
 Ne pas encombrer + de 40 % de la zone de manipulation ;
 Ne pas obstruer les grilles de reprise d'air ;
 Faire des mouvements lents et limités ;
 Eviter les entrées/sorties.

c- Après la manipulation
 Décontaminer le matériel et le retirer du PSM
 Nettoyer le plan de travail
 Laisser le PSM fonctionner 15mn ou en position veille entre 2
manipulations
 Fermer la vitre avant
 Programmer un cycle UV (optionnel)
 Se laver les mains.

5- Entretien des postes de sécurité microbiologique


Il doit être effectué par l’utilisateur chaque jour, avant et après chaque manipulation
et toutes les semaines. L’entretien des éléments internes ne doit être effectué que

46
par un personnel qualifié ayant reçu la formation requise (technicien de
maintenance).

a- Matériel nécessaire
 Chiffon propre à usage unique
 Solution nettoyante – désinfectante
 Paire de gants non stériles à usage unique

b- Entretien quotidien
 Avant manipulation :

Nettoyer et décontaminer le plan de travail avec de l’éthanol à


70°

 Après manipulation :

 Nettoyer et décontaminer les parois intérieures du PSM avec de


l’éthanol 70°
 Nettoyer et décontaminer le plan de travail et les repose-bras
 Programmer un cycle UV (Optionnel)

c- Entretien hebdomadaire
 Parois intérieures : Nettoyer le fond, les parois latérales et la vitre
 Parois extérieures : Nettoyer la carrosserie, vitre Plan de travail :

 Repose-bras
 Surface sous le plan de travail

47
Chapitre 10 : Les balances

Objectifs pédagogiques
 Décrire les conditions d’installations requises pour un bon
fonctionnement des balances
 Décrire les bonnes pratiques d’utilisation des balances électroniques
 Décrire les procédures d’entretien des balances

1- Bonnes conditions d’installation des balances :

 Installer la balance dans un environnement sans courants d’air, ni


changements brusques de température, et sans poussière.
 Utiliser une table ou une paillasse parfaitement horizontale.
 Eviter d’installer des appareils qui produisent des champs
magnétiques intenses ou des vibrations comme les centrifugeuses,
ou générateurs à proximité de l’emplacement de la balance.

2- Bonnes pratiques d’utilisation des balances électroniques


Se conformer toujours au mode d’emploi du fabricant

 Toujours utiliser un récipient propre, préalablement taré, pour la


pesée (récipient en verre ou papier pour peser si possible). Noter que
le plastique peut se charger d’électricité statique et est déconseillé
pour peser des substances en poudre ou en granulés.
 Toute projection doit être immédiatement nettoyée pour éviter une
corrosion ou une contamination. Utiliser de l’éthanol à 70 % pour
désinfecter le plateau de la balance.

3- Procédures d’entretien des balances


a- Entretien de la balance mécanique

L’entretien des balances mécaniques se limite aux opérations suivantes :

Une fois par jour :

 Vérifier le niveau.
 Vérifier le zéro.
 Vérifier le réglage de sensibilité.
 Nettoyer le plateau de pesée.

Une fois par an :

 Etalonner la balance et enregistrer la procédure par écrit.

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 Démonter et nettoyer les composants internes. Suivre la procédure
indiquée par le fabricant ou s’adresser à une entreprise spécialisée.

b- Entretien de routine des balances électroniques

La balance électronique est un instrument qui se caractérise par sa haute précision.


C’est pourquoi l’opérateur n’est chargé que de l’entretien minimal, qui comprend les
activités suivantes :

A faire chaque jour :

 Nettoyer le plateau de pesée pour enlever la poussière. Le nettoyage


se fait avec un chiffon de tissu propre qui peut être humidifié avec
de l’eau distillée. S’il y a des taches, les enlever avec un détergent
doux. On peut aussi utiliser un pinceau à poils souples pour enlever
les particules ou les poussières déposées sur le plateau de pesée.
 Nettoyer l’intérieur et l’extérieur de la chambre de la balance.
Vérifier l’absence de poussière sur les vitres.

4- Contrôle de qualité des balances

Toutes les balances utilisées au laboratoire doivent être contrôlé régulièrement à


l’aide de poids étalons avant leur utilisation.

Pour les balances analytiques l’écart entre le poids affiché et le poids de l’étalon ne
doit pas dépasser ± 0,5 mg

49
VI- Automatisation au laboratoire
1- Description d’un automate de biologie. Le système d’organisation et les
sous-systèmes

a- Définition

 L’automate est défini par son système d’organisation (SO) donnant


les caractéristiques de gestion de l’appareil
 4 sous-ensembles du système d’automatisation qui reflètent les
choix les plus proprement technologiques

b- Le système d’organisation
 Nombre de paramètres
 Spécialisation (ex : ionogramme)
 Sélectivité
 Systèmes ouverts (qui accepte autres réactifs et méthodes que ceux
fabriquer par le fabricant de l’appareil –ex : Modular) ou fermés (ex
: chimie sèche)
 Analyses par série ou par patient
 Optimisation et redosage

c- Les sous- ensembles


 Système de traitement des échantillons
 Système de traitement des dosages
 Systèmes de traitement des mesures
 Systèmes de traitement des informations

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C1- Système de traitement des échantillons :

Il s’agit de toutes les opérations de la réception du prélèvement à l’introduction dans


le milieu réactionnel.

 Identification positive des échantillons (étiquettes, code barre sur


tube/godet/rack porte godet)
 Utilisation des tubes primaires (tube qui a servi prélèvement direct
du patient # aliquote) (Tube sec => surnageant => sérum)
 Systèmes de prélèvement sur tubes fermés
 Performances des pipeteurs, diluteurs => miniaturisation

C2- Système de traitement des dosages


 Assure addition des réactifs à l’échantillon, homogénéisation et
incubation du milieu réactionnel.
 Ex : Biochimie = 2 voies analytiques :

 Voie conduisant aux mesures photométriques


 Voie des ions : modules aux électrodes spécifiques

C3- Système de traitement des mesures

 Comprend : cellule de mesure/ module de mesure/traitement des


mesures brutes => Transformation du signal électrique en unités ou
en concentration
 Modalités de mesures : fixes ou programmables, nbr de points, …
etc.

C4- Système de traitement des informations

De plus en plus performant au sein de l’automate, transmet les données au système


informatique du laboratoire. Il assure :

 gestion contrôle qualité et alarmes sur résultats des contrôles


 gestion alertes sur résultats patients
 Technique du delta-check ou de la cohérence interne (# résultat du
jour et celui d’il y a quelques jours) => alarmes H High ou L low.

2- Organisation de l’automatisation de la phase pré-analytique et ses


avantages

Deux aspects :
 Consolidation = effectuer plusieurs mesures conjointement
 Intégration = différentes étapes de l’analyse

51
Il existe des machines qui effectuent plusieurs mesures conjointement toute en
intégrant différentes étapes de l’analyse.

a- Phase pré-analytique = phase la plus consommatrice de ressources


(temps et personnels)

Prise en charge prélèvement / tri et identification des tubes primaires => 30% temps
/ enregistrement => 30% temps / contrôle de conformité du prélèvement => rejet si
mauvaise identification ou remplissage / centrifugation / débouchage / aliquotage /
distribution aux automates / rebouchage, stockage / sérothèques => conservation
réglementaire d’un an)

b- Avantages automatisation phase pré-analytique : Standardisation


optimale
 Plus le nombre de taches pré-analytiques automatisées est
important, plus les avantages sont importants
 Existences de machines traitant une partie ou toutes taches de phase
pré-analytique
 Appareil couvrant toute phase pré-analytique => ilots pré-
analytiques (ex : automate 800 de Beckman Coulter et TC
Automation de Thermo Clinical Labsystems)
 Diminue les risques d’erreurs (aliquotage automatique)

 OLA 2500 de Olympus : Identification des tubes / centrifugation /


débouchage
 / aliquotage / tri => génération d’étiquettes des tubes secondaires
en fonction des tubes primaires et délivre les tubes secondaires
 Améliore les performances de production

3- Description des étapes de l’analyse en biochimie selon le principe du


transfert

a- Principe de transfert
 Tous les automates actuels sont basés sur principe de transfert
 Composition : Plateau ou rack avec échantillons / prélèvement de
l’échantillon par un bras mécanique / prélèvement des réactifs par
un bras mécanique / milieu réactionnel, cuves / système de mesure
et de lecture

52
b- Différentes étapes

b1- Système de traitement et d’identification des échantillons :


 Identification positive (lecteur code barre intégré ou scannette ou
crayon optique)
 Supports d’échantillons : portoir, rack, couronne, carrousel, segment
 Travail sur tubes primaires (Beckmann Coulter : perçage du bouchon)
 Couvercles pour protection échantillons, contrôles et calibrants
 Pour certains : détecteur de niveau et / ou qualité => Alarmes
 Prélèvement urinaires : dilution automatique urines

b2- Système de traitement et de gestion du milieu réactionnel


 Pour la cuve

 Support de milieu réactionnel à usage unique (23 automates)


Ou

 Support à usage multiple utilisant des systèmes de lavages


performants (les automates lavent les cuves puis les réutilisent)

 Pour les réactifs

 Le plus souvent 2 à 15 °C
 Identification positive des réactifs en progression (sauf réactifs
avec systèmes ouverts)
 Gestion des réactifs à bord (calibrage, quantité et péremption) =>
qualité et continuité du travail
 Protection vis-à-vis de la contamination inter-réactifs par réactif
inerte / rinçages internes et externes / séquences de décontamination
des sondes de prélèvement selon des procédés évolués et
programmables

b3- Système de traitement des mesures


 Mesure photométrique dans la cellule d’incubation (+ de transfert du
milieu réactionnel)
 Méthodes de mesures : Spectrophotométrie
 Autres méthodes optiques : turbidimétrie, néphélémétrie,
chimiluminescence, polarisation, fluorescence, réflectométrie
 Module électrolytique (dans tous les automates de biochimie) :
potentiométrie directe ou indirecte
 Dilution automatique par réduction de la Prise d’Essai ou dilution
vraie
 Ré-analyses automatiques paramétrables

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b4- Système de traitement et d’exploitation des informations
 Fréquence de calibration programmable
 Gestion des contrôles qualité interne cumulative par graphique de
LEVEY-JENNINGS ou YOUDEN avec possibilité de fréquence
automatique de passage des contrôles qualité interne (valeur
contrôle qualité en fonction des jours)
 Exploitation en tps réel basée sur des bornes, fourchettes de
tolérance et règles de WESTGARD => alarmes

54
Quelques notions de Sécurité électrique

Chaque année des accidents d’origine électrique provoque la mort des personnes par
électrocution. L’électricien doit donc bien connaitre les risques du métier ; il est de son
devoir d’informer les utilisateurs des dangers du courant électrique.

L'éducation est la meilleure des préventions puisqu'elle se propose de donner à chaque


individu les moyens propres à le rendre autonome pour maîtriser les risques.

1- Facteurs d’accidents d’origine électriques (définition du site Préventica)

Les facteurs d’accidents électriques peuvent être d’origine matérielle ou humaine.


Le mauvais état du matériel et des isolants détériorés ou coupés peut entraîner un
accident électrique. Le plus souvent, ce sont les comportements humains qui sont
à l’origine des accidents électriques par :

 Non-respect des consignes de sécurité lors d'une intervention sur une


installation électrique

 Non-respect des distances de sécurité par rapport à des éléments sous tension

 Utilisation inappropriée du matériel électrique

 Habilitation électrique inadéquate par rapport à l'opération à réaliser.

2- Conséquence du courant électrique sur l’organisme humain


2.1. Le courant continu
Il provoque l’électrolyse du sang et la destruction des cellules, des brulures profond
et long à guérir ; les perturbations physiologiques de longue durée.
2.2. Le courant alternatif
Il provoque la perte de la sensibilité des nerfs, la destruction et l’arrêt du cœur ;
l’asphyxie et les paralysies.
2.3. La résistance du corps humain
La résistance d’un corps humain varie en fonction de la tension de contact. Suivant
que la peau soit sèche, humide ou mouillée, cette résistance a une valeur différente
pour une même tension.
- Une résistance mesurée sur une peau sèche à une valeur moyenne de 2 000 Ω
- Une résistance mesurée sur une peau humide a une valeur moyenne de 1 000

Le choc électrique ressenti est en rapport avec l’intensité donnée par la loi d’ohm I =
U/R
 U = tension de contact qui est soumis au contact humain
 R = résistance de la partie su corps qui est traversé par le courant
 I = intensité du courant qui circule dans le corps humain.

55
NB : les tensions dangereuses sont à partir de 25V en alternatif et de 50v en continu.

3- Les défauts

 Les surintensités : dues à une surcharge (un appareil est parcouru par un
courant d’intensité supérieure à la valeur qu’autorise l’installation), ou un court-
circuit.

 Les courants de fuite lorsqu’un conducteur entre en contact avec la terre ou


une partie normalement non conductrice d’un appareil ou d’une installation.
Les sensations de picotement au contact d’un appareil signalent la présence de
courant de fuite.

4- Défaut d’isolement

C’est la défaillance de l'isolement d'une partie active d'un circuit électrique entraînant
une perte d'isolement de cette partie active pouvant aller jusqu'à une liaison
accidentelle entre deux points de potentiels différents.

5- Contact direct et indirect

L'origine d‘un accident dépend des types de contacts entre la personne et l'élément
sous tension. Ces types de contact sont de deux sortes : les contacts directs et les
contacts indirects:

 Contact direct : contact de la personne avec une partie active d'un circuit.

 Contact indirect : contact de personnes avec une masse mise accidentellement


sous tension à la suite d'un défaut d'isolement

6- Accidents d’origine électrique

 L’électrisation
 Les brûlures de contact et internes
 Les brûlures thermiques (arcs électriques, projections...)
 L’électricité peut être aussi à l'origine d'incendie ou d'explosion.
Dans les accidents d'origine électrique touchant les personnes, il faut distinguer
l'électrisation de l'électrocution :

 L’électrisation : c'est la réaction du corps due à un contact accidentel avec


l'électricité ;
 L’électrocution : c'est l'électrisation qui débouche sur une issue fatale.

56
7- Terre

En électricité, la terre désigne une installation souterraine réalisée à l’aide de piquets


et fil en cuivre nu. La liaison des appareils/installations à la terre est faite à l’aide d’un
fil conducteur, réglementairement en couleur vert-jaune. Symbole de la terre :

La mise à la terre est un procédé qui permet de relier toutes les masses métalliques
des appareils d’une installation électrique à une prise de terre.
7.1- Le but de la mise à la terre

La mise à la terre a pour but d’évacuer les tensions de défaut puis d’assurer la
sécurité des personnes contre un défaut d’isolement survenant dans un matériel
électrique. La terre doit être réalisée dans un endroit toujours humide et à l’abri de
toute substance gluante.
La plupart des appareils présentent des parties extérieures métalliques, donc
conductrices, à un potentiel différent de celui de la terre et susceptible d’être
touchées par l’utilisateur.

Mesure de protection : toutes ces parties métalliques sont reliées entre elles,
l’ensemble formant la « carcasse », elle-même reliée à la terre par l’intermédiaire de
la prise de terre. En cas de défaut, le courant est acheminé de la carcasse à la terre et
l’utilisateur es protégé. En absence de terre, celui-ci est électrisé.

7.2- Constitution

Une bonne mise à la terre doit avoir une réalisation qui comporte :
 Une prise de terre,
 Un conducteur de terre,
 Une borne principale de terre,
 Des conducteurs de protection,
 Des liaisons équipotentielles

7.3- La prise de terre

57
Une prise de terre est une borne appropriée pour assurer une liaison électrique avec
le sol (une résistance maximale de 100Ω). Elle peut être constituée de :
 Une boucle au fond d’une fouille (ceinturage)

 Un ou plusieurs piquets enfoncés de 2 m dans le sol

 Un câble ou un grillage métallique enfouillé dans le sol


NB : pur un piquet de terre, il est conseiller de l’enfoncer dans en endroit humide (à
proximité d’une fosse septique) pour fiabiliser sa liaison avec le sol.

Un conducteur de terre est un conducteur qui assure la liaison électrique de la prise


de terre à la borne principale. Ce conducteur est généralement en cuivre ou en acier
galvanisé muni de protection contre la corrosion. Il doit avoir une section minimale
de 16 mm2

58
8- Masse

C’est la partie conductrice d'un matériel électrique susceptible d'être touchée par une
personne, qui n'est pas normalement sous tension mais peut le devenir en cas de
défaut d'isolement des parties actives de ce matériel.

Le symbole de la masse est:

9- Partie active

Il s’agit de toute partie conductrice destinée à être sous tension en service normal.

10- Effets du courant sur le corps humain

Les effets se manifestent différemment à partir de seuils qui sont fonction :

 du type de courant : alternatif ou continu,

 du domaine de fréquence de la tension,

 du type d'onde de courant.

59
Le choc électrique peut avoir des effets secondaires, parfois plus dangereux que
l'électrisation :

 traumatisme suite à une chute,

 troubles auditifs, de la vue,

 troubles nerveux, etc.

La fibrillation ventriculaire est considérée comme la cause principale de mort par choc
électrique. Il existe aussi des cas de mort par asphyxie ou arrêt du cœur

11- Facteurs dont dépendent les dangers du courant sur le corps humain

Les facteurs dont dépendent les dangers du passage du courant dans le corps humain
sont:

 l’intensité du courant électrique

 le temps de passage dans le corps

 la température de la peau

 la surface et la pression de contact

 l’état d’humidité et de sudation de la peau

 l’état physiologique de la personne

 la morphologie de l’individu

 le trajet du courant dans le corps

12- Facteur de variation de la résistance du corps humain

La résistance du corps humain qui dépend du trajet suivi par le courant électrique:

 2 000 W entre la main et le pied

 300 W entre les deux mains

60
13- Les accidents d’origine électrique

13.1- Les risques d’accidents électriques


13.1.1- L’électrisation ou choc électrique
Un choc électrique est l'effet physiopathologique résultant du passage d'un courant
électrique à travers le corps humain. L’intensité du choc dépend du courant qui
traverse le corps de la personne qui se comporte comme une résistance électrique.
Selon l'intensité du courant on distingue :
 La secousse électrique (I > 0,5 mA)
 Les contractions musculaires (I > 10 mA)
 La tétanisation des muscles respiratoires (I > 30 mA)
 La fibrillation ventriculaire (I > 100 mA)

13.1.2- L’électrocution
L’électrocution est la mort d’une personne causée par un choc électrique.

61
13.2- Les causes des accidents électriques
 Les surcharges

 Les courts-circuits

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 La surtension

 Défaut d’isolement

 . . . etc.

13.3- Conséquences des risques électriques


 Les brûlures

On dit qu’il y a brulure lorsque la peau d’une personne se dégrade sous l’action d’un
choc électrique.

 Combustion des isolants

 Fusion des fils

 Incendie

63
14- Résumé sur les quatre principales causes de l’électrocution

14.1- Paramètres à prendre en compte pour l’évaluation des risques.


Quatre paramètres interdépendants influent sur le niveau des risques
- Ic : courant qui circule dans le corps humain,
- Uc : tension appliquée au corps,
- R : résistance du corps humain (R interne + R peau)
- t : temps de passage du courant dans le corps

14.2- Quelques attitudes pour la sécurité dans l’utilisation de l’énergie


électrique
14.2.1- Au niveau de la sécurité humaine
 Avant toute intervention sur les installations électriques, prendre soin de
couper le courant par le disjoncteur et le verrouiller.
 Ne jamais toucher des fils dénudés ou à des fils qui trainent dont on ne connait
pas la source.
 Ne jamais utiliser les appareils électriques avec les mains mouillées ou les
pieds dans l’eau
 Repérer les canalisations électriques encastrées avant de percer un mur ou
plafond
 Eloigner les enfants des prises électriques et ne pas les laisser jouer avec les
appareils électriques sous tension.

14.2.2- Au niveau de la sécurité des équipements


 Eteindre et débranché les appareils dès qu’une coupure survient
 S’équiper des appareils de protection (régulateur de tension, onduleur etc.)
 Eviter de faire des installations avec des câbles téléphoniques
 Remplacer les fusibles fondus avec ceux de même ampérage
 Eviter de surcharger les multiprises
 Débrancher toujours les appareils qui ne sont pas en fonction
 Débrancher les appareils avant de les entretenir

64
15- Les principaux moyens de protection

N° Matériel de protection Eléments protégés


1 Disjoncteur magnétique Protection des circuits électriques contre les courts-circuits
2 Disjoncteur thermique Protection des circuits contre les surcharges, les
conducteurs en particulier
3 Disjoncteur différentiel Protection des personnes contre l’électrisation. Protection
également contre les surcharges et les courts-circuits.
4 Disjoncteur magnéto thermique Protection contre les surcharges ou les courts-circuits

5 Fusible Protection des installations, des appareils

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

1 - http://www.utc.fr/tsibh/public/3abih/11/stage/mpassi/index.html#Maintenance
2 - www.wikipedia.org
3 - https://goo.gl/7wtiW3
4 - https://www.actuenvironnement.com/ae/dictionnaire_environnement/definition/equipements_electriques_et_electroniques.php4
5 - https://www.qualitiso.com/dispositif-medical-definition/
6- http://www.fmarchand67.com/documents/TS/TSP1/TSP1SP3/TSP1SP3Ch15/TSP1SP3Ch15T2-ch15_resume_transferts_quantiques.pdf
7 - (https://www.bbemg.ulg.ac.be/files/FR/NdBcem.pdf)

8- https://www.lachimie.fr/definitions/beer-lambert.php

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