Revue Cersi KB #003
Revue Cersi KB #003
de l’Environnement de Kahuzi-Biega
Revue du CERSI/K-B
Centre de Recherches Scientifiques Interdisciplinaires de Kahuzi-Biega
(CERSI/ISAGE KAHUZI-BIEGA)
1
2
Science, recherche et formation
ISAGE/KAHUZI-BIEGA,
Revue du CERSI/K-B
3
4
SOMMAIRE
SOMMAIRE ............................................................................................................ 5
Conseil de gestion ................................................................................................... 9
Éditorial du n°001 ................................................................................................. 10
Modélisation d’une pelle hydraulique à bras de 3 articulations ..................................... 17
(Katembo Kighoma) ........................................................................................... 177
Gestion du personnel et son impact dans les de petites et moyennes entreprises de la ville de
Goma (PME). Cas de l’Atelier LA COVERGENCE ....................................... 511
(Nziraboba Mudosa Buda) ................................................................................. 511
Connaissance, attitude et pratique de la population du Nord-Kivu face à la troisième
vague de la pandémie à Covid-19. Cas des deux Aires de Santé Rusayo en Zone de
santé de Nyiragongo et Katoyi en Zone de santé de Karisimbi. ..................................... 70
(Lwinga Lwamenyire Decharte) .......................................................................... 70
Problématique de dépistage volontaire du VIH/sida dans la ville de Goma. Cas du
Centre de conseil et dépistage de l’hôpital Heal Africa ................................................. 96
(Kampara Chibalama Anto) ................................................................................. 96
Causes et effets de la pollution atmosphérique sur les habitants de la ville de Goma .... 125
(Ndamwenge Bauma Déogratias) ..................................................................... 125
Dimensionnement d’un reservoir pouvant desservir en eau potable la population de la ville
de Goma. Cas du quartier Mabanga nord / Commune de Karisimbi ................... 1411
( Kakule Mutsopi Flory) ................................................................................... 1411
Étude de réhabilitation de la route nationale numéro deux par la méthode de
HIMO. Cas du tronçon Sake-Bweremana( Kakule Mutsopi Flory, Mbaraga
Makamba Justin1, Munphano Baroki2 et Emery Wetemwami Baroki René)
.............................................................................................................................. 1600
1 Idem
5
Analyse critique du système coopératif face au développement socio-économique de la
population de Goma (2017 - 2021) ......................................................................... 177
(Nguba Baroki Bertin, Kampara Chibalama Anto, Bandu Baroki Elie,
Nziraboba Mudosa Buda) .................................................................................. 177
Nom et ses enjeux en droit congolais (Bilondjwa M’kyoku Steven)……………….191
Folie et symbolique du baobab dans Le baobab fou de Ken Bugul.............................. 217
(Pierrot Bahanuzi Marara) .................................................................................. 217
2 Idem
6
7
8
Conseil de gestion
Comité de lecture
Prof. AkilimalI Handjinga Robert (ISAGE/K-B)
Prof. Bapolisi Bahuga Paulin (ISP/Bukavu)
Prof. Mwamba Isimbi Tang’yele Justin (ISP-Gombe)
Prof. Kaby Muhubao Fidèle (ISP/Bukavu)
Prof. Muyaya Wetu Maurice (UNILU)
Prof. Musabimana Ngayabarenzi Laurent (ISP/GOMA)
Prof. Amuri Maurice (UNILU)
Prof. Ekyoci Sady Rex (ISP/Bukavu)
Prof. Kaningini Kyoto Didas (ISP/Bukavu)
Prof. Barhalikubagirwa Buhendwa Damas (ISP/Bukavu)
Prof. Mushunganya Sambokere Joseph (UNIGOM)
Prof. Isumbisho Mwapu Pascal (ISP-Gombe)
Prof. Amisi Safari (ISP/Bukavu)
Prof. Maisha Buuma Makeyou ( ISAGE/K-B)
Prof. Bengeya Machozi Déogratias (ISC-Goma)
Prof. Ikupasa O’mos Guy (ISP-Gombe)
Dr. Patrick Baeni Simon
9
Éditorial du n°001
10
lieux de provenance et de destination de ces viandes, les impacts négatifs et
les stratégies pour une exploitation durable de la faune sauvage. Las résultats
suivants ont été obtenus : 80 % parlent d’une source de revenue, 90% sont
regroupés dans une association de vendeurs et sont autorisés par le service
de l’environnement. Les origines des viandes sont : Mitaka, Nkuku,
Kakumba, Isangi, Mabe, Mampesa et Changulube. Les destinations sont les
centres commerciaux de Kalima et la ville de Bukavu. Cette
commercialisation entraine la raréfaction de certaines espèces animales
sauvages et ils estiment que l’application des textes légaux en matière de
conservation de la nature serait la stratégie pour l’exploitation durable de la
faune sauvage à Kalima.
Aussi la réflexion sur la gestion des déchets fait débat dans le salon des
scientifiques environnementalistes. Le titre « Politique de la gestion des déchets
biomédicaux par les structures sanitaires de la Zone de santé de Bunyakiri/Territoire de
Kalehe » fait savoir au public une solution pérenne sur le management des
déchets biomédicaux qui est une monnaie courante dans la zone de santé de
Bunyakiri.
12
De cette terre, ils tirent leur nourriture, se procurent les soins de santé,
de l’argent, de ressources naturelles, assurent l’éducation de leurs enfants,
résolvent les problèmes socio-culturels, ... Il se relève des résultats de cet
article, qui s’est effectué dans le Groupement de Bitale en chefferie de
Buloho, que le conflit est lié au foncier selon la réponse de 84,37% ; 92%
affirment que les pygmées étaient chassés en 1970 ; 51% disent que remettre
une forêt similaire à celle du PNKB aux autochtones pygmées peut apaiser la
tension et les peuples autochtones qui sont jusqu’à présent victimes de non
accès aux ressources forestières, de violation des droits humains, de vie
difficile, d’emprisonnement, de tuerie et menace de mort.
13
destruction importante pour la viabilité des ménages à Bunyakiri dans le
territoire de Kalehe au Sud-Kivu en République Démocratique du Congo,
cette population qui vit principalement de l’exploitation des ressources
naturelles comme source de revenue. Elle se distingue avec comme titre
« Changement climatique et dynamique socioéconomique des populations : perception et
mesures d’atténuation, cas de Bunyakiri en territoire de Kalehe ».
14
Selon l’affirmation de 56,8% de répondants, il n’y pas conciliation
entre les sous-systèmes du secteur agricole à Bunyakiri et les producteurs
recourent à aucune pratique agro écologique dans leurs exploitations selon
l’affirmation de 54,25%. Sur le plan social, le système affecte la cohabitation
des acteurs par des conflits d’intérêt (57,44%) et au plan environnemental, il
y a dégradation de l’environnement avec prédominance des érosions,
glissement et enfouissement des terres, feu de brousse est identifié (80%) et
économiquement la pauvreté généralisée.
15
de 2005-2010. Les différences de prix sont liées à l’esprit de concurrence sur
le marché, à la qualité du produit, au coût de revient ainsi qu’à la
segmentation du marché. Nous avons également constaté qu’il existe des
conflits d’intérêt en matière de formation de prix à telle enseigne qu’en
général les prix sont les fruits de discussion entre offreurs et acheteurs. Ce
qui ne favorise pas le progrès économique des vendeurs.
Enfin, nous disons que la promotion au grade supérieur dans une
institution de l’enseignement supérieur et universitaire dépend de la
fécondité scientifique valablement approuvée. Nous invitons aussi à cette
occasion les chercheurs de l’Institut Supérieur d’Agroforesterie et de
Gestion de l’Environnement de Kahuzi-Biega et ceux des autres
établissements et structures de recherche du pays à produire davantage. Le
CERSI/K-B est toujours au service de la science, de la recherche et de la
formation.
16
Modélisation d’une pelle hydraulique à bras de 3 articulations
Par
Katembo Kighoma3
Résumé
Un système articulé rigide est caractérisé par une structure arborescente articulé simple
ou multiple dont les liaisons sont mobiles les unes par rapport aux autres. Cet ensemble a
pour objectif de mener l’organe terminal vers un lieu géométrique imposé par la tâche.
L’étude de la robotique nécessite des connaissances de base en Géométrie et en cinématique.
Lorsque l’on désire commander un robot, il est nécessaire de situer ses différentes parties
mobiles les unes par rapport aux autres. Pour ce faire, on associe un repère à chaque
partie du robot (socle, effecteur, articulations). Le passage d’un repère à un autre (position,
orientation) s’exprime sous la forme d’une matrice de passage. L’outil (ici le godet) se
déplace dans l’espace en fonction des angles d’articulation. C’est dans cette optique que
nous avons développé quelques outils mathématiques utilisés en Robotique, notamment la
notion de repérage, les transformations dans l’espace et leurs applications aux systèmes
mécaniques articulés.
Dans l’investigation, nous avons pu modéliser le bras articulé à 3 articulations
d’une pelle hydraulique. Le modèle dynamique définit les équations du mouvement du
robot, qui permettent d’établir les relations entre les couples et forces exercés par les
actionneurs et les positions, vitesses et accélérations. Ces efforts et couples sont fonctions des
forces qui sollicitent l’outil. Et c’est donc la caractéristique des roches de la carrière
Mugunga qui devrait dictée le choix des engins à utiliser dans cette carrière. Apres
l’expression des forces et des couples aux centres de masse de différents liens et articulions,
nous avons, à titre illustratif représenté les variations de la force et du couple au centre de
masse du lien 2.
Mots-clés : modélisation, hydraulique et articulation
Abstract
A rigid articulate system is characterized by a simple or multiple articulate arborescent
structure whose links are mobile the some in relation to the other. This whole has for
3
Assistant à l’ISPT/Goma
17
objective to lead the terminal organ toward a geometric place imposed by the task.The
survey of the robotics requires knowledge of basis in Geometry and in kinematics. When
one wants to order a robot, it is necessary to situate his/her/its different mobile parts the
some in relation to the other. For that to make, one associates a reference mark to every
part of the robot (pedestal, effecteur, joints). The passage of a reference mark to another
(position, orientation) expresses itself under the shape of a passage matrix.
The tool (here the pot) moves in the space according to the angles of joint. It is in this optics
that we developed some mathematical tools used in Robotics, notably the notion of location,
the transformations in the space and their applications to the articulate mechanical
systems.
In the investigating, we were able to modelise the arm articulated to 3 joints of a hydraulic
shovel. The dynamic model defines the equations of the movement of the robot, that permit
to establish the relations between the couples and strengths exercised by the actionneurs and
the positions, speeds and accelerations. These efforts and couples are functions of strengths
that solicit the tool. And it is therefore the characteristic of the rocks of the Mugunga
career that would have to dictated the choice of the contraptions to use in this career. After
the expression of strengths and couples to the centers of mass of different ties and
articulated, we have, to illustrative title represented the variations of strength and the
couple in the center of mass of the tie 2.
Keywords: modelisation, hydraulic and articulation.
1. Introduction
La pelle mécanique hydraulique est actuellement trop utilisée en ville de
Goma notamment dans les travaux de constructions des routes. Elle sert
comme excavatrice dans le creusage des caniveaux, dans la fente des roches,
comme chargeur etc. Cet engin fait partie des systèmes robotiques, dans les
catégories des manipulateurs.
Partant de l’expérience professionnelle de cinq ans du coauteur de
cet article, monsieur Katembo Kighoma, comme chef de matériel roulant à
l’office de route de 2010 à 2015, nous avons fait un constant selon lequel
les pelles hydrauliques marque « New Holland » dotées à cette entreprise
18
paraétatique au Nord-Kivu et plus précisément à Goma n’étaient pas
dimensionnées en fonction de la roche volcanique de cette ville. Ces engins
tombaient fréquemment en panne et n’ont servi que pendant un moment
de leur durée de vie prescrit avant amortissement.
C’est alors que la modélisation du bras articulé de cet engin s’avère
capitale car c’est cette partie qui est énormément sollicitée lors de différents
travaux. Dans cet article, nous voulons déterminer l’évolution des forces 𝐹𝑖
et des couples 𝑁𝑖 qui sollicitent les centres de masse de différents liens à
partir des lois de Newton et d’Euler; et partant des conditions d’équilibre
dynamique, déduire les forces 𝑓𝑖 et couples 𝑛𝑖 aux différentes articulations.
De ce fait, cet article servira comme un outil utile dans l’étude d’un
avant-projet de dimensionnement du bras articulé. Comme tout système
articulé, la pelle hydraulique est spécifiée en fonction de son espace de
travail, sa charge utile, la mobilité (nombre de degré de liberté), l’agilité, etc.
Ces paramètres sont intimement liées au comportement cinématique et
dynamique de ce manipulateur. Ces paramètres sont en général
interdépendants comme par exemple la charge et l’accélération maximum
qui dépendent de l’endroit où l’on se trouve dans l’espace de travail.
Où 𝑠𝑖𝒇 , 𝑛𝑖𝒇 et 𝑎𝑖𝒇 sont les vecteurs unitaires suivant les axes 𝑥𝒇 , 𝑦𝒇 et 𝑧𝒇
du repere Rf exprimés dans le repère Ri, où Pif est le vecteur expriment
l’origine du repère Rf dans le repère Ri, et avec :
- Rif : matrice (3x3) des rotations donnant l’orientation de Rf dans Ri
- Pif : matrice (3x1) des translations donnant la position.
𝑹𝒊𝒇 𝑷𝒊𝒇 𝑰 𝑷𝒊𝒇 𝑹 𝟎
𝑻𝒊𝒇 = ( )=( 𝟑 ) × ( 𝒊𝒇 ) (2)
𝟎 𝟏 𝟎 𝟏 𝟎 𝟏
20
Figure 1Passage d’un repère Ri à un repère Rf
Lorsque deux repères sont uniquement liés par une translation, il est
possible de passer de l’un à l’autre en utilisant une matrice de transformation
homogène :
𝟏 𝟏 𝟏 𝒂 𝒂 𝟎 𝟎
𝒃 𝑰𝟑 𝟎 𝑰𝟑 𝒃) . ( 𝑰𝟑 𝟎)(4)
𝑻𝒊𝒇 = 𝑷 = (𝟏 𝟏 𝟏 )=( ).(
𝟏 𝟏 𝟏 𝒄 𝟎 𝟎 𝒄
𝟎 𝟎 𝟎 𝟏 𝟎 𝟎 𝟎 𝟏 𝟎 𝟎 𝟎 𝟏 𝟎 𝟎 𝟎 𝟏
Lorsque deux repères sont uniquement liés par une rotation, il est
possible de passer de l’un à l’autre en utilisant une matrice de transformation
homogène de rotation pure. Nous utiliserons les notations suivantes :
Rot(x, θx) pour indiquer une rotation (θx autour de l’axe x)
𝟏 𝟎 𝟎 𝟏 𝟎 𝟎
𝑹𝒙 = (𝟎 𝐂𝐨𝐬 è𝒙 − 𝐬𝐢𝐧 è𝒙 ) = (𝟎 𝑪è𝒙 −𝑺è𝒙 )(5)
𝟎 𝐬𝐢𝐧 è𝒙 𝐜𝐨𝐬 è𝒙 𝟎 𝑺è𝒙 𝑪è𝒙
Rot (y, θy) pour indiquer une rotation (θy autour de l’axe y)
𝐜𝐨𝐬 è𝐱 𝟎 𝐬𝐢𝐧 è𝐱 𝐂 è𝐱 𝟎 𝐒 è𝐱
𝑹𝒚 = ( 𝟎 𝟏 𝟎 )=( 𝟎 𝟏 𝟎 )(6)
−𝐬𝐢𝐧 è𝐱 𝟎 𝐜𝐨𝐬 è𝐱 −𝐒 è𝐱 𝟎 𝐂 è𝐱
21
La matrice de rotation R est orthogonale. Sa matrice inverse
est égale à sa transposé (Orthogonalité).
Si un repère R0 a subi K transformations consécutives, et si
la ieme (i = 1, 2, .., k ) est définie par rapport au repère Ri−1, alors :
𝑻𝟎𝒌 = 𝑻𝟎𝟏 . 𝑻𝟏𝟐 . 𝑻𝟐𝟑 . 𝑻𝟑𝟒 … 𝑻𝒌−𝟏𝒌 (8)
22
qui leur est commun. La situation relative entre les deux corps est donnée
par l'angle autour de cet axe (voir la figure suivante).
Figure 3 Symbole de l'articulation rotoïde. [14]
24
Tableau 1 Principaux types d’articulations et leur représentation
conventionnelle [2]
On appelle mécanisme un ensemble de solides reliés 2 à 2 par des
liaisons. On distingue 2 types de mécanismes :
- Les mécanismes en chaîne simple ouverte (ou en série). Lorsque l'on
parcourt le mécanisme, on ne repasse jamais 2 fois sur la même liaison, ou
sur le même solide. Ce type de système est le plus répandu.
- Les mécanismes en chaîne complexe, i.e., tout ce qui n'est pas en série (au
moins un solide avec plus de 2 liaisons). De tels systèmes se subdivisent en
2 groupes : les chaînes structurées en arbre, et les chaînes fermées (dont
25
l'avantage est d'être à priori plus rigide, plus précis, capable de manipuler de
lourdes charges).
2.3. La dynamique inverse du manipulateur : méthode de newton-
euler [2]
Lorsqu’une trajectoire a été planifiée dans l’espace des variables
d’articulation, θi (t), il importe de calculer les couples ô𝑖 (𝑡)à appliquer aux
articulations afin de suivre les trajectoires. Cette étape constitue la
dynamique inverse du manipulateur. Les couples en boucle ouverte qui lui
correspondent peuvent être recalculés. Lorsque le manipulateur effectue la
trajectoire considérée, il est nécessaire d’y superposer une correction en
boucle fermée, destinée à compenser les perturbations par rapport à la
trajectoire nominale. Celle-ci est fréquemment de type PID (Proportionnel,
Intégral, Différentiel).
26
Figure 5 Description du lien i
Pour une articulation de rotation, l’accélération angulaire s’obtient par
⃗ù̇ ⃗̇ ̈ ⃗ 𝒊 × è̈𝒊+𝟏 . 𝒂
⃗ 𝒊+𝟏 + ù ⃗ 𝒊+𝟏 (12)
𝒊+𝟏 = ù𝒊 + è𝒊+𝟏 . 𝒂
⃗ 𝒊 + ⃗ù𝒊 × 𝒑
⃗ 𝒊+𝟏 = 𝒗
𝒗 ⃗𝒊 (14)
⃗ 𝒊 + ⃗ù𝒊 × 𝒄
⃗ 𝒄𝒊 = 𝒗
𝒗 ⃗ 𝒊 (15)
Ces équations nous permettent de calculer les forces effectives (d’inertie) sur
chaque lien. Par application de la loi de Newton et de l’équation d’Euler, on
trouve
𝑭𝒊 = 𝒎𝒊 𝒗̇ 𝒄𝒊 (20)
27
𝑵𝒊 = 𝑰𝒊 Ù̇𝒊 + Ù𝒊 × 𝑰𝒊 Ù𝒊 (21)
Cette relation est exprimée dans le référentiel {i}, tout comme (9.52). La
matrice de rotation Ri, i+1 tient compte de ce que les composantes fi+1
sont exprimées dans {i + 1}. De même, l’équilibre de rotation autour de On
impose
28
𝑵𝒊 = 𝒏𝒊 − 𝑹𝒊,𝒊+𝟏 𝒏𝒊+𝟏 − 𝒄𝒊 × 𝑭𝒊 − 𝒑𝒊 × 𝑹𝒊,𝒊+𝟏 𝒇𝒊+𝟏 (23)
29
mouvement de translation. Une articulation complexe consiste toujours une
combinaison soit des rotations et ou translations.
3. Modélisation du bras articule d’une pelle hydraulique
3.1. Les paramètres de denavit-hartenberg
La position relative de deux liens successifs est définie à l’aide des deux
paramètres è𝑖 et 𝑑𝑖 . est l’angle de rotation dont il faut tourner autour de l’axe
{i} pour amener la perpendiculaire commune du lien i − 1 parallèle à celle
du lien i. di est la distance dont il faut ensuite la translater le long de l’axe i
pour l’amener en coïncidence. Un des paramètres θi ou di constitue la
variable d’articulation, è𝑖 pour une articulation de rotation et di pour une
articulation de translation. Les quatre paramètresá𝑖−1,𝑎𝑖−𝑖, è𝑖 et 𝑑𝑖
constituent les paramètres de Denavit-Hartenberg; ils constituent une
caractérisation géométrique minimale d’un lien et de sa relation avec le lien
suivant. Il existe de légères variantes dans la définition des paramètres.
30
Afin d’exprimer formellement la relation géométrique entre liens
successifs, il convient de leur associer des référentiels. On exprimera alors la
matrice de transformation homogène en fonction des paramètres de
Denavit-Hartenberg. La convention qui gouverne le choix des référentiels
est exprimée à la figure 7. Pour chaque lien, l’axe z est orienté suivant l’axe
de la première articulation et l’axe x est orienté suivant la perpendiculaire
commune, l’axe y est alors choisi tel que le trièdre soit dextrorsum. Quand
deux axes successifs sont parallèles, leur perpendiculaire commune n’est pas
définie de manière univoque et il existe plusieurs possibilités. Le choix de
l’axe xi sera alors généralement guidé par le contexte. Si deux axes successifs
sont concourants, leur distance ai est nulle.
31
Compte tenu de ce qui précède, la signification des paramètres de
Denavit-Hartenberg peut être résumée comme suit :
𝑎𝑖−1≡ distance entre 𝑧𝑖−1 et 𝑧𝑖 mesurée le long de 𝑥𝑖−1
á𝑖−1≡ angle entre 𝑧𝑖−1 et 𝑧𝑖 mesurée le long de 𝑥𝑖−1
𝑑𝑖 ≡ distance entre 𝑥𝑖−1 et 𝑥𝑖 mesurée le long de 𝑧
è𝑖 ≡ angle entre 𝑥𝑖−1 et 𝑥𝑖 mesurée le long de 𝑧𝑖
3.2. La matrice de transformation homogène d’un lien
Le passage du repère {i-1} au repère {i} se fait par :
- Une rotation á𝑖−1 autour 𝑥𝑖−1 et une translation 𝑎𝑖−1 le long de
l’axe 𝑥𝑖−1 suivi,
- D’une rotation è𝑖 autour de l’axe 𝑧𝑖 et une translation 𝑑𝑖 le long de
l’axe 𝑧𝑖
La paire constituée par une rotation autour d’un axe et une
translation le long de ce même axe constitue l’opérateur screw, par analogie au
mouvement d’une vis. Sa matrice de transformations homogène est le
produit des matrices de transformations homogènes relatives à la rotation et
la translation :
𝑠𝑐𝑟𝑒𝑤(𝑥𝑖−1 , 𝑎𝑖−1 , á𝑖−1 ) = 𝑡𝑟𝑎𝑛𝑠(𝑥𝑖−1 , 𝑎𝑖−1 , ). 𝑟𝑜𝑡(𝑥𝑖−1 , , á𝑖−1 )
1 0 0 𝑎𝑖−1 1 0 0 0
= 0 1 0 0 0 𝐶á𝑖−1 −𝑆á𝑖−1 0
0 0 1 0 0 𝑆á𝑖−1 𝐶á𝑖−1 0
( 0 0 0 1 ) (0 0 0 1)
𝟏 𝟎 𝟎 𝒂𝒊−𝟏
𝒔𝒄𝒓𝒆𝒘(𝒙𝒊−𝟏 , 𝒂𝒊−𝟏 , á𝒊−𝟏 ) = (𝟎 𝑪á𝒊−𝟏 −𝑺á𝒊−𝟏 𝟎)(27)
𝟎 𝑺á𝒊−𝟏 𝑪á𝒊−𝟏 𝟎
𝟎 𝟎 𝟎 𝟏
32
𝟏 𝟎 𝟎 𝒂𝒊−𝟏 𝑪è𝒊 – 𝑺è𝒊 𝟎 𝟎
= 𝟎 𝑪á𝒊−𝟏 −𝑺á𝒊−𝟏 𝟎 𝑺è𝒊 𝑪è𝒊 𝟎 𝟎
𝟎 𝑺á𝒊−𝟏 𝑪á𝒊−𝟏 𝟎 𝟎 𝟎 𝟏 𝒅𝒊
(𝟎 𝟎 𝟎 𝟏) ( 𝟎 𝟎 𝟎 𝟏)
34
- R2: Repère lié à la flèche, d'origine O2 situé sur l'axe de rotation de
la flèche par rapport au châssis.
- R3: Repère lié au balancier, d'origine O3
- R4: Repère lié au porte-outil, d'origine O4
Les paramètres de Denavit-Hartenberg (DH) correspondant à ce bras
poly articulé sont donnés dans le tableau suivant :
Tableau 2 Paramètres DH du bras articulé
I á𝑖−1 𝐴𝑖−1 𝐷𝑖 è𝑖
1 0 0 0 𝑞1
2 ð 𝑑1 0 𝑞2
2
3 0 𝑑2 0 â + 𝑞3 ′ = 𝑞3
4 0 𝑑3 0 𝑞4
5 ð 𝑑4 0 0
−
2
La tourelle de l'engin peut effectuer une rotation d'un angle q1 mais qui
n'est pas considéré pour les mouvements dans le plan. L'angle q2 est l'angle
de la flèche par rapport à l'horizontale, q3 celui du bras par rapport à la
flèche soudé au bec et q4 celui de l'outil par rapport au bras. L'angle est celui
de l'outil par rapport à l'horizontale liée au châssis. Seuls les paramètres
géométriques sont nécessaires pour la modélisation de la structure du bras.
Le point P en bout d'outil comporte trois degrés de liberté, à savoir un
mouvement de rotation autour de Z1 et deux translations suivant X1et Y1.
Pour le mouvement dans le plan, les matrices de transformation homogène
pour les différents liens du bras poly articulé sont : T12, T23, T34 et T45. A
noter que T45 définit le lien géométrique entre le point de l’outil (le centre
de masse) et la dernière articulation.
35
1.1. Géométrie de masse du bras articule
Dans ce modèle, on cherche à déterminer les efforts et les couples aux
articulations et aux centres de masse de différents liens.
36
La flèche est formée de deux corps de la flèche respectivement de masse
m1 et m2, de centre de masse G1 et G2. Généralement l1=l2=l, m1=m2 et
σ=Ω (figure 10). La section des bruns est carrée de côté c.
Le tenseur d’inertie de chacun de deux bruns par rapport à son centre de
gravité vaut :
𝒎𝟏
𝟐𝑪𝟐 𝟎 𝟎
𝑰𝑮𝟏 = 𝑰𝑮𝟐 =
𝟏𝟐
( 𝟎 𝒍 𝟐 + 𝒄𝟐 𝟎 )(30)
𝟎 𝟎 𝒍 𝟐 + 𝒄𝟐
𝑙 𝑙 𝑙
On a:𝑦𝐺1 = 𝑦𝐺2 = 0, 𝑥𝐺1 = cos(ó) , 𝑧𝐺1 = 𝑧𝐺2 = sin(ó) , 𝑥𝐺2 = − cos(ó)
2 2 2
D’où,
𝟐𝒄𝟐 +𝟑𝒍𝟐 𝒔𝒊𝒏𝟐 (ó) 𝒍𝟐 𝐬𝐢𝐧(𝟐ó)
𝟎 −
𝟏𝟐 𝟖
𝒄𝟐 +𝟒𝒍𝟐
𝑰𝟏𝑮 = 𝒎𝟏 𝟎 𝟎 (31)
𝟏𝟐
𝒍𝟐 𝐬𝐢𝐧(𝟐ó) 𝒄𝟐 +𝒍𝟐 (𝟏+𝟑𝒄𝒐𝒔𝟐 (ó))
( − 𝟖
𝟎
𝟏𝟐 )
37
𝟐𝒄𝟐 +𝟑𝒍𝟐 𝒔𝒊𝒏𝟐 (ó)
𝟎 𝟎
𝟔
𝒄𝟐 +𝟒𝒍𝟐
𝑰𝑮 (𝟐) = 𝑰𝟏𝑮 + 𝑰𝟐𝑮 = 𝒎𝟏 𝟎 𝟎 (33)
𝟔
𝒄𝟐 +𝒍𝟐 (𝟏+𝟑𝒄𝒐𝒔𝟐 (ó))
( 𝟎 𝟎 )
𝟔
3.5. Calcul des forces et moment des couples aux centres de masse de
différents liens et aux articulations
Pour calculer les forces effectives (d’inertie) sur chaque lien, nous
appliquons la loi de Newton (équation 20) 𝐹𝑖 = 𝑚𝑖 𝑣̇ 𝑐𝑖 et l’équation d’Euler
(équation 21) 𝑁𝑖 = 𝐼𝑖 Ù̇ 𝑖 + Ù𝑖 × 𝐼𝑖 Ù𝑖. Les conditions aux limites sont :
38
𝐶3 𝑆3 0
𝑅32 = (−𝑆3 𝐶3 0)
0 0 1
𝐶4 𝑆4 0
𝑅43 = (−𝑆4 𝐶4 0)
0 0 1
ETAPE 1 : Itérations vers l’extérieur. A noter l’effet q1 se transmet sur toute
la partie supérieure du châssis et non directement sur le bras. On doit
nécessairement tenir compte de celui lors de l’étude de l’équilibre général de
la pelle hydraulique et de la tenue de l’articulation 2.
0 0
ù2 {2} = 𝑞̇ 2 𝑧2 = ( 0 ) ù̇2 {2} = 𝑞̈ 2 𝑧2 = ( 0 )
𝑞̇ 2 𝑞̈ 2
Ou la valeur écrite entre accolade indique le repère dans lequel les vecteurs
vitesse et accélération angulaire sont déterminés.
Le vecteur vitesse du centre de masse dans le référentiel {2} est telle que :
𝐶2 0 𝑆2 0 𝑔𝑧 𝑆2
𝑣̇ 2 {2} = 𝑅21. 𝑣̇ 1 = (−𝑆2 0 𝐶2 ) . ( 0 ) = (𝑔𝑧 𝐶2 )
0 −1 0 𝑔𝑧 0
𝑣̇ 𝐶2 {2} = 𝑣̇ 2 {2} + 𝑞̈ 2 𝑧2 × 𝑙1 cos(ó) 𝑥2 + ù2 {2} × (ù2 {2} × 𝑙1 cos(ó) 𝑥2 )
𝑔𝑧 𝑆2 0 −𝑞̇ 2 2 𝑙1 cos(ó)
= (𝑔𝑧 𝐶2 ) + (𝑞̈ 2 𝑙1 cos(ó)) + ( 0 )
0 0 0
𝑔𝑧 𝑆2 − 𝑞̇ 2 2 𝑙1 cos(ó)
𝑣̇ 𝐶1 {2} = ( 𝑔𝑧 𝐶2 + 𝑞̈ 2 𝑙1 cos(ó) )
0
D’où la force extérieure appliquée au centre de masse G du lien(2) vaut
𝟐𝒎𝟏𝒈𝒛 𝑺𝟐 − 𝟐𝒎𝟏𝒒̇ 𝟐 𝟐 𝒍𝟏 𝐜𝐨𝐬(ó)
𝑭𝟐 {𝟐} = (𝒎𝟏 + 𝒎𝟐)𝒗̇ 𝑪𝟏 {𝟐} = 𝟐𝒎𝟏𝒗̇ 𝑪𝟏 {𝟐} = ( 𝟐𝒎𝟏𝒈𝒛 𝑪𝟐 + 𝟐𝒎𝟏𝒒̈ 𝟐 𝒍𝟏 𝐜𝐨𝐬(ó) ) (36)
𝟎
Le moment de couple au centre de masse G est
𝑁2 {2} = 𝐼𝐺 (2). ù̇2 {2} + ù2 {2} × 𝐼𝐺 (2). ù2 {2}
𝟎
𝑵𝟐 {𝟐} = ( 𝟎 ) (37)
𝒄𝟐 +𝒍𝟐 (𝟏+𝟑𝒄𝒐𝒔𝟐 (ó))
𝒎𝟏𝒒̈ 𝟐
𝟔
39
Similairement, appliquant la même procédure au lien (3) (bras), on obtient
successivement, dans le référentiel.{3}
0
ù3 {3} = ( 0 )
𝑞̇ 2 + 𝑞̇ 3
0
̇ù3 = ( 0 )
𝑞̈ 2 + 𝑞̈ 3
𝐶3 𝑆3 0 𝑔𝑧 𝑆2 𝑔𝑧 (𝑆2 𝐶3 + 𝐶2 𝑆3 ) 𝑔𝑧 𝑆23
𝑣̇ 3 {3} = 𝑅32𝑣̇ 2 {2} = (−𝑆3 𝐶3 0) (𝑔𝑧 𝐶2 ) = (𝑔𝑧 (−𝑆2 𝑆3 + 𝐶2 𝐶3 )) = (𝑔𝑧 𝐶23 )
0 0 1 0 0 0
𝑑3 𝑑3
𝑣̇ 𝐶3 {3} = 𝑣̇ 3 {3} + (𝑞̈ 2 + 𝑞̈ 3 )𝑧3 × 𝑥 + ù3 {3} × (ù3 {3} × 𝑥 )
2 3 2 3
𝑑3
𝑔𝑧 𝑆23 − (𝑞̇ 2 + 𝑞̇ 3 )2
2
𝑣̇ 𝐶3 {3} = 𝑑3
−𝑔𝑧 𝐶23 + (𝑞̈ 2 + 𝑞̈ 3 )
2
( 0 )
𝒅𝟑
𝒎𝟑. 𝒈𝒛 𝑺𝟐𝟑 − 𝒎𝟑. (𝒒̇ 𝟐 + 𝒒̇ 𝟑 )𝟐
𝟐
𝑭𝟑 {𝟑} = 𝒎𝟑𝒗̇ 𝑪𝟑 {𝟑} = ( 𝒎𝟑. 𝒈 𝑪 + 𝒎𝟑. (𝒒̈ + 𝒒̈ ) 𝒅𝟑 ) (38)
𝒛 𝟐𝟑 𝟐 𝟑 𝟐
𝟎
40
𝐶4 𝑆4 0 𝑔𝑧 𝑆23
𝑣̇4 {4} = 𝑅43𝑣̇ 3 {3} = (−𝑆4 𝐶4 0) (𝑔𝑧 𝐶23 )
0 0 1 0
𝑔𝑧 (𝑆23 𝐶4 + 𝐶23 𝑆4 ) 𝑔𝑧 𝑆234
= (𝑔𝑧 (−𝑆23 𝑆4 + 𝐶23 𝐶4 )) = (𝑔𝑧 𝐶234 )
0 0
𝑑4 𝑑4
𝑣̇ 𝐶4 {4} = 𝑣̇4 {4} + (𝑞̈ 2 + 𝑞̈ 3 + 𝑞̈ 4 )𝑧4 × 𝑥 + ù4 {4} × (ù4 {4} × 𝑥 )
2 4 2 4
𝑑4
𝑔𝑧 𝑆234 − (𝑞̇ 2 + 𝑞̇ 3 + 𝑞̇ 4 )2
2
𝑣̇ 𝐶4 {4} = 𝑑4
𝑔𝑧 𝐶234 + (𝑞̈ 2 + 𝑞̈ 3 + 𝑞̈ 4 )
2
( 0 )
𝒅𝟒
𝒎𝟒. 𝒈𝒛 𝑺𝟐𝟑𝟒 − 𝒎𝟒. (𝒒̇ 𝟐 + 𝒒̇ 𝟑 + 𝒒̇ 𝟒 )𝟐
𝟐
𝑭𝟒 {𝟒} = ( 𝒎𝟒. 𝒈 𝑪 𝒅𝟒 ) (40)
𝒛 𝟐𝟑𝟒 + 𝒎𝟒. (𝒒̈ 𝟐 + 𝒒̈ 𝟑 + 𝒒̈ 𝟒 ) 𝟐
𝟎
𝟎
𝒏𝟒 = ( 𝟎 )(43)
𝒎𝟒 𝒅𝟒 𝒅𝟒 𝟐
𝟏𝟐
(𝒅𝟒 𝟐 + 𝒄𝟐 )(𝒒̈ 𝟐 + 𝒒̈ 𝟑 + 𝒒̈ 𝟒 ) + 𝒎𝟒. 𝒈𝒛 𝑪𝟐𝟑𝟒 𝟐
+ 𝒎𝟒. (𝒒̈ 𝟐 + 𝒒̈ 𝟑 + 𝒒̈ 𝟒 ) ( ) + 𝒅𝟒. 𝑷𝒛
𝟐
A l’articulation 3, on a:
𝑓3𝑥
𝑓3 = (𝑓3𝑦 ) = 𝐹3 + 𝑅34. 𝑓4
𝑓3𝑧
𝒇𝟑 =
𝒅𝟑 𝒅𝟒 𝒅𝟒
𝒎𝟑. 𝒈𝒛 𝑺𝟐𝟑 − 𝒎𝟑. (𝒒̇ 𝟐 + 𝒒̇ 𝟑 )𝟐 + (𝒎𝟒. 𝒈𝒛 𝑺𝟐𝟑𝟒 − 𝒎𝟒. (𝒒̇ 𝟐 + 𝒒̇ 𝟑 + 𝒒̇ 𝟒 )𝟐 + 𝑷𝒙 ) 𝑪𝟒 − (𝒎𝟒. 𝒈𝒛 𝑪𝟐𝟑𝟒 + 𝒎𝟒. (𝒒̈ 𝟐 + 𝒒̈ 𝟑 + 𝒒̈ 𝟒 ) +
𝟐 𝟐 𝟐
( 𝒎𝟑. 𝒈 𝑪 + 𝒎𝟑. (𝒒̈ + 𝒒̈ ) 𝒅𝟑 + (𝒎𝟒. 𝒈 𝑺 − 𝒎𝟒. (𝒒̇ + 𝒒̇ + 𝒒̇ )𝟐 𝒅𝟒 + 𝑷 ) 𝑪 − (𝒎𝟒. 𝒈 𝑪 + 𝒎𝟒. (𝒒̈ + 𝒒̈ + 𝒒̈ ) 𝒅𝟒 + 𝑷
𝒛 𝟐𝟑 𝟐 𝟑 𝟐 𝒛 𝟐𝟑𝟒 𝟐 𝟑 𝟒 𝟐 𝒙 𝟒 𝒛 𝟐𝟑𝟒 𝟐 𝟑 𝟒 𝟐
𝟎
(44)
CORRIGER EQUATION DEPASSANT MARGE D’IMPRESSION
𝑑3
𝑛3 = 𝑁3 + 𝑹34 𝒏4 + 𝑥 × 𝑭3 + 𝑑3𝑥3 × 𝑹34 𝒇4
2 3
𝒏𝟑𝒙
𝒏𝟑 = (𝒏𝟑𝒚 )(45)
𝒏𝟑𝒛
𝑚3 𝑚4
Avec𝑛3𝑥 = 0 , 𝑛3𝑦 = 0 et 𝑛3𝑧 = (𝑑3 2 + 𝑐 2 )(𝑞̈ 2 + 𝑞̈ 3 ) + (𝑑4 2 + 𝑐 2 )(𝑞̈ 2 + 𝑞̈ 3 + 𝑞̈ 4 ) +
12 12
𝑑4 𝑑4 2 𝑑3 𝑑3 2
𝑚4. 𝑔𝑧 𝐶234 + 𝑚4. (𝑞̈ 2 + 𝑞̈ 3 + 𝑞̈ 4 ) ( ) + 𝑑4. 𝑃𝑧 + 𝑚3. 𝑔𝑧 𝐶23 + 𝑚3. (𝑞̈ 2 + 𝑞̈ 3 ) ( ) +
2 2 2 2
2 𝑑4 𝑑4
(𝑚4. 𝑔𝑧 𝑆234 − 𝑚4. (𝑞̇ 2 + 𝑞̇ 3 + 𝑞̇ 4 ) + 𝑃𝑥 ) 𝑑4. 𝑆3 + (𝑚4. 𝑔𝑧 𝐶234 + 𝑚4. (𝑞̈ 2 + 𝑞̈ 3 + 𝑞̈ 4 ) +
2 2
𝑃𝑧 ) 𝑑4. 𝐶3
42
A l’articulation 2, on a
𝑓2 = 𝐹2 + 𝑅23. 𝑓3
𝒇𝟐𝒙
𝒇𝟐 = (𝒇𝟐𝒚 )(46)
𝒇𝟐𝒛
𝑑3
𝑓2𝑥 = 2𝑚1𝑔𝑧 𝑆2 − 2𝑚1𝑞̇ 2 2 𝑙1 cos(ó)+[𝑚3. 𝑔𝑧 𝑆23 − 𝑚3. (𝑞̇ 2 + 𝑞̇ 3 )2 + (𝑚4. 𝑔𝑧 𝑆234 −
2
𝑑4 𝑑4
𝑚4. (𝑞̇ 2 + 𝑞̇ 3 + 𝑞̇ 4 )2 + 𝑃𝑥 ) 𝐶4 − (𝑚4. 𝑔𝑧 𝐶234 + 𝑚4. (𝑞̈ 2 + 𝑞̈ 3 + 𝑞̈ 4 ) + 𝑃𝑧 ) 𝑆4 ] 𝐶3 −
2 2
𝑑3 2 𝑑4
[𝑚3. 𝑔𝑧 𝐶23 + 𝑚3. (𝑞̈ 2 + 𝑞̈ 3 ) + (𝑚4. 𝑔𝑧 𝑆234 − 𝑚4. (𝑞̇ 2 + 𝑞̇ 3 + 𝑞̇ 4 ) + 𝑃𝑥 ) 𝐶4 −
2 2
𝑑4
(𝑚4. 𝑔𝑧 𝐶234 + 𝑚4. (𝑞̈ 2 + 𝑞̈ 3 + 𝑞̈ 4 ) + 𝑃𝑧 )𝑆4 ]𝑆3
2
43
𝑐 2 + 𝑙 2 (1 + 3𝑐𝑜}2 (ó))
𝑛2𝑧 = 𝑚1𝑞̈ 2 + (𝑑3 2 + 𝑐 2 )(𝒒̈ 𝟐 + 𝒒̈ 𝟑 )
6
𝑚4 𝑑4
+ (𝑑 2 + 𝑐 2 )(𝒒̈ 𝟐 + 𝒒̈ 𝟑 + 𝒒̈ 𝟒 ) + 𝑚4. 𝑔𝑧 𝐶234
12 4 2
𝑑4 2 𝑑3
+ 𝑚4. (𝑞̈ 2 + 𝑞̈ 3 + 𝑞̈ 4 ) ( ) + 𝑑4. 𝑃𝑧 + 𝑚3. 𝑔𝑧 𝐶23
2 2
𝑑3 2
+ 𝑚3. (𝑞̈ 2 + 𝑞̈ 3 ) ( )
2
𝑑4
+ (𝑚4. 𝑔𝑧 𝑆234 − 𝑚4. (𝑞̇ 2 + 𝑞̇ 3 + 𝑞̇ 4 )2 + 𝑃𝑥 ) 𝑑4. 𝑆3
2
𝑑4
+ (𝑚4. 𝑔𝑧 𝐶234 + 𝑚4. (𝑞̈ 2 + 𝑞̈ 3 + 𝑞̈ 4 ) + 𝑃𝑧 ) 𝑑4. 𝐶3
2
+ 2𝑚1𝑔𝑧 𝑙1 cos(ó)𝐶2 + 2𝑚1𝑞̈ 2 (𝑙1 cos(ó))2
𝑑3
+ [𝑚3. 𝑔𝑧 𝑆23 − 𝑚3. (𝑞̇ 2 + 𝑞̇ 3 )2
2
𝑑4
+ (𝑚4. 𝑔𝑧 𝑆234 − 𝑚4. (𝑞̇ 2 + 𝑞̇ 3 + 𝑞̇ 4 )2 + 𝑃𝑥 ) 𝐶4
2
𝑑4
− (𝑚4. 𝑔𝑧 𝐶234 + 𝑚4. (𝑞̈ 2 + 𝑞̈ 3 + 𝑞̈ 4 ) + 𝑃𝑧 ) 𝑆4 ] 𝑑2𝑆3
2
𝑑3
+ [𝑚3. 𝑔𝑧 𝐶23 + 𝑚3. (𝑞̈ 2 + 𝑞̈ 3 )
2
𝑑4
+ (𝑚4. 𝑔𝑧 𝑆234 − 𝑚4. (𝑞̇ 2 + 𝑞̇ 3 + 𝑞̇ 4 )2 + 𝑃𝑥 ) 𝐶4
2
𝑑4
− (𝑚4. 𝑔𝑧 𝐶234 + 𝑚4. (𝑞̈ 2 + 𝑞̈ 3 + 𝑞̈ 4 ) + 𝑃𝑧 ) 𝑆4 ]
2
44
a:
45
Figure 14 Variations de la force et du couple pour une vitesse
angulaire constante 𝒒̇ = 𝟎. 𝟎𝟎𝟏 rad/s
A mesure que q2 augmente, les variations de la force qui sollicite le centre
de masse du lien 2 sont considérables.
L’articulation 2 décrit un mouvement circulaire uniformément
accéléré :
1
𝑞2̈ = 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑡𝑎𝑛𝑡𝑒, 𝑞2̇ = 𝑞2̈ . 𝑡 et 𝑞2 = 2 𝑞2̈ 𝑡2 varie de 0 à 90 degrés.
Pour une faible accélération angulaire, ici 𝑞2̈ = 0.001 𝑟𝑎𝑑/𝑠2, |F2| est
sensiblement constant et le moment N2 négligeable.
46
Figure 15 Variations de la force et du couple pour une accélération
angulaire constante faible
47
Pour 𝑞2̈ = 0.5 𝑟𝑎𝑑/𝑠 2 ,
49
3. Bouajila Sofiane, Transmission des puissances hydrauliques et pneumatique,
Cours, Inédit.
4. Bulier, Construction mécanique, industrielle, éd. Tome 1, Paris librairie de la
Grave, 1966, Editeur FAUCHER, juin 2005.
5. Dr Bensaid Samir, Cours capteurs et actionneurs, Université de Boura,
2004.
6. Kassoul Amar, Physique 4 : mécanique rationnelle, Cours et
Exercices, 2009.
7. Dr Mohamed Bouri, Bases de la robotique, actionneurs, EPFL,2014.
8. Dubois, Comportement hydraulique et modélisation des écoulements de surface
communication N8, Laboratoire de constructions hydrauliques (LCH,
EPFL), Lausanne CH, 1998.
9. F. Michel, Quelques notions de géologie, CTMNC.
10. FrancoisMonchy, Maintenance, méthodes et organisation, 3eeddition
11. J. Faisander, Mécanismes hydrauliques et pneumatiques- Industries et
Techniques, Dunod.
12. Jean-Louis Boimond, Robotiaue,istia, Université Angers .
13. J-M Bleux et J-L Fanchon, Génie mécanique- automatismes industriels, éd.
Nathan, Paris 1996 2e édition Revue.
14. New holland kobelco construction machinery Sp.A, New Holland
E215B, www.newholland.com
15. OVD, Module 1 formation et assistance technique, Formation OR/OVD
Sud-Kivu/Nord-Kivu, DEM Equipement, Octobre-Novembre
2012.
16. Ph. Bidaud-Philippe.Bdaud@upmc, modélisation des systèmes robotiques,
Master sciences de l’ingénieur, Université Pierre et Marie Curie.
17. Roula Grome, Notice technique : huiles hydrauliques, Version AFPA Bègles
50
Gestion du personnel et son impact dans les de petites et moyennes
entreprises de la ville de Goma (PME). Cas de l’Atelier
LA COVERGENCE
Par
Nziraboba Mudosa Buda4
Résumé
Partant de la mauvaise politique d’emploi dans en République Démocratique du
Congo, la jeunesse et les hommes adultes qui, certains finissent les études primaires,
secondaires et universitaires d’une part, et d’autres une formation professionnalisant
(formation technique et de métiers) d’autre part ; et d’autres encore qui n’ont carrément
pas étudié, se livrent aux travaux de métier moyennant les initiatives personnelles et/ou
collectives.
C’est dans ce contexte, qu’en 1995, à la veille du déclin du Président de la
République du Zaïre ; le Marechal Mobutu Seseseko Kukungbwendo Wa Zabanga
caractérisé par plusieurs crises au pays (économique, sociale, politique, etc.), qu’un groupe
de trois personnes s’est mis ensemble pour créer un Atelier de soudure et d’ajustage pour se
créer de l’emploi et créer pour d’autres et ainsi se rendre utiles à la société et à leurs familles
respectives. Cette entreprise sera dénommée Atelier LA CONVERGENCE.
En effet, l’organisation et la gestion des ressources humaines au sein d’une
entreprise contribuent au progrès de celle-ci, au bien-être du personnel. En plus de cela, ces
deux aspects permettent à l’entreprise de contribuer au développement de son milieu
d’implantation. Ainsi, nous encourageons d’autres chercheurs de continuer sur cette même
lancée et explorer d’autres aspects non abordés ici.
Mots-clés : Gestion, effets, entreprise
Abstract
Starting from the bad employment policy in the Democratic Republic of Congo, youth and
adult men who, some finish primary, secondary and university studies on the one hand,
and others a professional training (technical and vocational training) on the other hand;
and still others who have not studied at all, engage in trade work through personal and/or
4
Assistant à l’ISPT/Goma
51
collective initiatives. It was in this context that in 1995, on the eve of the decline of the
President of the Republic of Zaire; The Marechal Mobutu Seseseko Kukungbwendo Wa
Zabanga characterized by several crises in the country (economic, social, political, etc.),
which a group of three people came together to create a Welding and Adjustment
Workshop to create jobs and create for others and thus make themselves useful to society
and their respective families.
This company will be called Atelier LA CONVERGENCE.
Indeed, the organization and management of human resources within a company contribute
to the progress of the latter, to the well-being of the staff. In addition to this, these two
aspects allow the company to contribute to the development of its implementation
environment. Thus, we encourage other researchers to continue on this same path and
explore other aspects not addressed here.
Keywords: Management, effects, business
1. Introduction
L’économie de la République Démocratique du Congo en général et
de la province du Nord-Kivu, en particulier, traversent une période délicate
et instable suite aux multiples crises politiques, sécuritaires et administratives
depuis les années nonante. Pour la ¨province du Nord-Kivu et la ville de
Goma dont la présente réflexion traite, est la plus touchée suite à une série
d’évènements inconfortables au climat des affaires et nuisibles à l’économie
provinciale et/ou urbaine.
Parmi ces évènements nocifs à l’économie, et donc aux entreprises du
milieu, on peut citer quelques-uns : les guerres à répétition dont celle de
1985, de 1994, de 1997, de 1998, de 2008 et de 2013 jusqu’à ce jour ; la
dégradation des infrastructures routières, le manque de politique économico-
agricole provinciale, le chômage de la population active notamment la
jeunesse dans les cas de kidnapping, le manque aux subventions des petites
et moyennes entreprises, etc.
L’entreprise provinciale dans ce cadre est confrontée à un déphasage,
décalages de plus en plus allongés par rapport à la globalisation de
l’économie mondiale actuelle. Ainsi, les quelques petites et moyennes
entreprises qui ont réussi à survivre à toutes ces contraintes ci-haut
52
énumérées sont demandées d’employer quelques personnes selon la hauteur
de leur chiffre d’affaires et de leur capacité de production et d’écoulement
(suivant la loi de la demande et de l’offre sur le marché) pour leur
pérennisation sur le plan de leur survie et celui du développement du milieu
d’étude qu’est la ville de Goma.
A cet effet, elles devront chercher à mieux cerner les motivations des
hommes (ressources) et à mettre en place les conditions de travail et le
leadership visant la satisfaction des individus (personnel et clientèle) et
l’élévation du rendement. Avec l’accélération technologique que vit le
monde ces dernières années, toute organisation ne peut acquérir un niveau
de compétitivité élevé qu’en investissant judicieusement dans le créneau le
plus rentable : le personnel.
5
Wikipédia.org, la ville de Goma, page consultée le 20/03/2022.
54
Gouverneur. A partir de cette époque naquit la notion de la mairie. Une
série des maires et maires adjoints s’est succédé ici en Ville de Goma.
Actuellement, pour des raisons sécuritaires avec l’avènement de l’Etat de
siège décrété en 2021 par Son Excellence Monsieur Antoine-Felix
Tshisekedi Tshilombo ; l’actuel maire de la Ville est le Commissaire
supérieur de la Police Nationale Congolaise François Kabeya Makosa qui a
relevé momentanément le maire civil ; monsieur Timothée Mwisa Kyense6.
6
Rapport annuel Mairie de Goma, 2021
55
- A l'Ouest par le Territoire de Masisi.
7
Rapport, Observatoire Volcanologique de Goma ; OVG , 2020).
56
3. Les deux communes sont séparées par la route Goma Sake à partir de la
petite barrière Rwando-Congolaise.
8
Déo Kujirakwinja, La Problématique du lotissement dans la Ville de Goma ; Cas des
quartiers Kyeshero et Katoyi ISDR GL, Licence 2002 Inédit.
57
Ce dernier, nous a permis ; après collecte, compilation, traitement et
analyse des données recueillies sur terrain ; une interprétation statistique de
celles-ci d’une part et la vérification de l’hypothèse préalablement établie de
l’autre. Donc, « le questionnaire est le point d’arrivée d’une réflexion
théorique, mais il est également le point de départ de l’observation
empirique qui suit ». Le questionnaire a pour finalité «de recueillir
l’information auprès d’une population déterminée, de toucher toutes les
variables introduites au niveau des hypothèses et d’établir directement le
relations entre les variables ».
Pour obtenir des informations à travers cette technique ; le
questionnaire en l’occurrence, nous l’avons testé avant sa distribution afin de
vérifier la formulation des questions et d’éviter les non réponses. Après avoir
porté les modifications nécessaires proposées à notre questionnaire, nous
avons préféré le mode passation face à face pour éviter le mal interprétation
des questions posées dans ce dernier.
3. Résultats
L’exploitation et l’analyse des résultats a nécessité le recours à l’outil
informatique notamment le tableur (Excel) et le logiciel de traitement de
données SPHINX. On a procédé à une analyse descriptive des résultats.
58
Tableau 1 : La répartition des agents par genre
Genre M/F (Sexe) Fréquences Pourcentage
Masculin 40 80%
Féminin 10 20%
Total 50 100%
Source : enquête
D’après les résultats de notre échantillon nous pouvons constater
que 80% des enquêtés dans cette recherche sont de sexe masculin, contre
20% qui sont de sexe féminin. Le pourcentage suivants nous affirme que
l’effectif de sexe masculin est supérieur à celui de sexe féminin, cela
s’explique d’une part par la nature de l’échantillon qui est aléatoire simple,
c'est-à-dire l’accès aux enquêtés était aléatoirement simple et d’autre part
s’explique par le fait que la catégorie d’agents employés par ces deux
entreprises est majoritairement de sexe masculin. Ceci s’explique en plus par
le type d’activités menées par ces entreprises ; et qui sont réservées surtout
aux hommes suivant la mentalité ; si pas la culture locale de la région d’étude
(Goma et ses environs).
59
Tableau 2 : La répartition des employés par tranches d’âge
Plus de 55 ans 2 4%
Total 50 100%
Source : enquête
Les données statistiques du tableau indiquent que la tranche d’âge la
plus présentée est celle de « 25-35 ans » avec un taux de 60% ; suivie par
celle de « 36-45 ans » avec un taux de 26%, 10% des interrogés ont un âge
appartenant à la tranche « 46-55 ans ». Et 4% des agents interrogés ont plus
de 55 ans. Dans notre enquête on a essayé de toucher à toutes les tranches
d’âge choisi dans notre échantillon ; Cependant cette représentativité élevée
de deux catégories 25- 35 et 36-45 est due au type d’activités de ces deux
entreprises Atelier LA CONVERGEANCE et Ets VADEPOR qui exigent
des travailleurs une force physique considérable, mais aussi suite à l’afflux
de la jeunesse constituée essentiellement de sans emploi (chômeurs).
60
Tableau 3 : La répartition des cadres par niveau d’instruction et leur
affectation
Niveau d'instruction Fréquences Pourcentages
Universitaire 10 20%
Secondaire 15 30%
Moyen 25 50%
Total 50 100%
Source : enquête
Ce tableau montre la répartition de l’échantillon des cadres selon leurs
niveaux d’études, nous commençons par les moyens (primaires, formation
de métiers, formation professionnelle) avec à eux seuls un pourcentage
remarquable de 50%, suivi de 30% pour le secondaire et enfin celle des
universitaires avec 20% des agents. La représentativité élevée de pourcentage
des moyens s’explique par le fait que la grande partie des employés de ces
deux entreprises ils sont n’ont pas beaucoup ou presque pas étudié et qu’ils
sont en majorité des exécutants de par la nature d’entreprise enquêtées et du
type d’activités menées par ces dernières.
61
d’activités organisés ici et que les quelques cadres s’y trouvant sont des
responsables hiérarchiques à différents échelons.
Tableau 4 : Répartition d’agents par entreprise et le nombre
d’enquêtés par entreprise
N° Entreprise Pourcentage Echantillon Pourcentage
Effectif
01 Atelier LA 53 60, 9% 30 56,6% de 53
CONVERGEANCE
02 Établissement 34 39,1% 20 58,8% de 34
VADEPOR
Total 87 100%
Appel d’offre 0 0%
Recommandation 15 30%
Aucune 0 0%
Total 50 100%
Source : Enquête
62
En visualisant ce tableau, il se dégage de 50 personnes enquêtées,
70% ont affirmé que le recrutement au sein de leur entreprise, n’est pas
vraiment formel du point de vue administratif en ce sens qu’il se passe par
simple contact physique avec les responsables de l’entreprise, 30% de
recrutement se passe par suite aux diverses recommandations que les
patrons reçoivent de leurs connaissances et autres personnes du milieu du
travail. Nous tombons au constat selon lequel, la voie de l’appel d’offre et
aucune (pour vouloir dire aucune voie ou aucun canal de recrutement) ne
sont pas d’usage dans ces entreprises, car ayant récolté 0% pour chacune
de voie ici envisagée.
Tableau 6 : Les critères à remplir pour être recruté dans l’entreprise
Diplôme universitaire 0 0%
Diplôme d’Etat 3 6%
Source : enquête
Ce tableau nous renseigne que les critères de recrutement au sein de ces
deux entreprises sont tels que ; 40% témoignent que les recrutés sont exigés
de présenter leur brevet de formation professionnelle selon le besoin de
l’entreprise et passer au même moment le test pratique ; tandis que 30%
montrent que seul le test pratique suffit pour être pris et que 24% besoin de
présenter seulement le brevet de formation professionnelle du domaine des
activités de l’entreprise qui recrute et selon son besoin.
63
Tableau 7 : Le type d’agents se trouvant au sein de l’entreprise
Permanent 33 66%
Journalier 13 26%
Occasionnel 4 8%
Total 50 100%
64
Tableau 8 : La manière dont l’entreprise est gérée et organisée
De manière anarchique 0 0%
Total 50 100%
Source : enquête
De ce tableau, il est du constat que les entreprises sont majoritairement
gérées de manière hiérarchisée avec 50% ; ici ça veut dire que la gestion va
du sommet à la base (Gestionnaire d’entreprise selon le poste et par
hiérarchie et/ou par préséance) ; elle est suivie d’une gestion collégiale avec
40%. Par constat du terrain, ces deux niveaux se rapprochent par le fait que
les enquêtés, semblent émettre un peu de confusion entre une gestion
hiérarchisée et d’une gestion collégiale.
Seuls 10% prétendent que la gestion au sein de leurs entreprises est
assurée par seul le chef numéro un de celle-ci. En ce qui concerne
l’organisation, il sied de préciser que les pourcentages liés à la gestion tels
que détaillés ci-dessus vont de pair. Cela veut dire que, les entreprises sont
gérées de manière hiérarchisée et collégiale et organisée de sorte que les
chefs sont ceux-là qui planifient le travail du sommet à la base et chute aux
exécutants en dernier ressort.
65
Tableau 9 : L’impact de l’organisation et de la gestion des ressources
humaines sur le rendement de l’entreprise
Impact de gérer et organiser les Fréquences Pourcentages
RH
Rehausse de la productivité de 20 40%
l’entreprise
Moins de conflit de compétence et de 10 20%
fonction
Moins de stress chez les exécutants 6 12
Sécurité des autorités d’entreprise 4 8
Moins d’accident des agents 10 20
Total 50 100%
De ce tableau, il ressort qu’une organisation et une gestion des RH
dans une entreprise ont un impact remarquable sur le fonctionnement
général de celle-ci ; ainsi que sur sa productivité. Ainsi, à 40%, ces deux
facteurs contribuent à rehausser la productivité de l’entreprise, à 20%, ils
contribuent respectivement à amoindrir les conflits de compétence entre
agents et moins d’accidents de service, car chacun a ses attributions en terme
poste et de tache à exécuter. Enfin, à 12 et 8%, ils contribuent à moins des
stress des agents et à la sécurité des autorités d’entreprise. Ceci au finish
conduit à l’émergence et au progrès de l’entreprise tel que décrit dans le
tableau sous examen ; d’où sa pérennisation.
Tableau 10 : La contribution de l’entreprise sur le développement de
son milieu d’implantation (Ville de Goma).
Apport sur le développement du milieu Fréquences ¨Pourcentages
Développent de la Ville et de la Province par 30 60%
les taxes
Baisse du chômage 18 36%
Chaleur économique en Ville 10 20%
Aide aux vulnérables 2 4%
Total 50 100%
Source : Enquête
De ce tableau, il ressort que les entreprises contribuent au
développement de leur milieu d’implantation en raison des pourcentages ci-
haut mentionnés.
66
Tableau 11 : Les bénéficiaires directs et indirects des actions de
l’entreprise.
Bénéficiaires Fréquences Pourcentages
Directs : Propriétaires et copropriétaires
d’entreprise - Agents,
35 70%
Indirects : l’Etat - Vendeurs de matières
premières - Population à différents niveaux et de
différentes catégories).
15 30%
Total 50 100%
Source : enquête
4. Discussion
Après le choix des hypothèses et l’analyse sociologique et scientifiques
des résultats des tableaux, nous sommes arrivés à déduire que l’organisation
et la gestion du personnel ou ressources humaines dans une entreprise
contribuent remarquablement au développement de l’entreprise elle-même ;
mais aussi à celle de son milieu d’implantation. Voire contribue à rehausser
le budget de l’Etat à travers ses impôts et taxes. Tel est donc le cas des
entreprises PME Atelier LA CONVERGEANCE et l’établissement
VADEPOR en Ville de Goma et es environs. Les premières hypothèses
émises dans la partie théorique de ce travail, ont été vérifiées et confirmées,
car elles ont été confrontées aux travaux de terrain par les enquêtes réalisées,
la documentation ; ainsi que les traitements et analyses des données.
67
5. Conclusion
Au terme de notre recherche, il se dégage que l’organisation et la
gestion des ressources humaines au sein d’une entreprise contribuent au
progrès de celle-ci, au bien-être du personnel. En plus de cela, ces deux
aspects permettent à l’entreprise de contribuer au développement de son
milieu d’implantation. Ainsi, nous encourageons d’autres chercheurs de
continuer sur cette même lancée et explorer d’autres aspects non abordés ici.
Bibliographie
1. Wikipédia.org, la ville de Goma, page consultée le 20/03/2022.
2. Rapport annuel Mairie de Goma, 2021
3. Rapport, Observatoire Volcanologique de Goma ; OVG, 2020).
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a mis en application l’organisation scientifique au travail, une des
bases de la révolution industrielle de la fin du 19e siècle.
69
Connaissance, attitude et pratique de la population du Nord-Kivu face
à la troisième vague de la pandémie à Covid-19. Cas des deux Aires de
Santé Rusayo en Zone de santé de Nyiragongo et Katoyi en Zone de
santé de Karisimbi.
Par
9
Assistant à l’Institut Supérieur Pédagogique et Technique de Goma (ISPT-Goma)
70
d’étude on peut citer l’UNICEF, première Urgence, Mercy Coprs, Save
the Children, l’Église catholique, l’église Anglicane, 8ème CEPAC, etc..
- Une mauvaise perception de la communauté face à la vaccination malgré
la puissance de la troisième vague. Cela s’explique par une déformation
de l’information sur les réseaux sociaux du mode de fonctionnement du
vaccin, de l’expérience des pays ayant expérimentés la vaccination. Les
avis restent très partagés à ce point où certains pensent que la vaccination
est une mesure salutaire pour la population et cela s’explique par une
confiance envers le gouvernement et les services de la santé. Pour d’’autres
une bonne application des gestes barrières et une prise en charge adéquate
suffirait pour lutter contre la Covid-19 et éviter une nouvelle vague.
- L’acceptation de la question de la Covid-19 reste négligée par la
communauté qui passe par l’amoindrissement en la comparant aux
autres maladies de la zone comme la malaria et estime être capable de se
soigner avec les pratiques traditionnelles ce qui accentue l’automédication
aux conséquences néfastes sur le plan sanitaire.
Mots- clés : Padémie, Covid-19, Connaissance, Attitude, Pratique.
Abstract
Poor knowledge of barrier gestures by the community. This is explained by deficiency and
ignorance, a low rate of access to the means of communication (radio, TV etc.), a low level of
acceptance/appropriation of the Covid-19 issue. A low level of education in Rusayo health
area, health zone of Nyiragongo.
A low level of application of barrier measures despite the announcement of the third wave in the
DRC, the community does not seem to be making a transition despite communications from
the authorities. This is explained by precarious socio-economic conditions (low income),
permanent access to water especially in Nyiragongo and this is accentuated after the volcanic
eruption which disrupted the supply cycle of the city of Goma in water, school infrastructure
that does not require distancing in schools, especially with the free policy of education in public
schools, the difficulty of breathing reduces the rate of wearing a mask, cultural norms in terms
of greetings are all factors that make it difficult to respect barrier gestures.
Actors involved in the awareness sector in the study area include UNICEF, First Emergency,
Mercy Coprs, Save the Children, the Catholic Church, the Anglican Church, 8th CEPAC,
etc.
71
A poor community perception of vaccination despite the power of the third wave. This is
explained by a deformation on the information on the sociomedias networks of the mode of
operation of the vaccine, of the experience of the countries having experimented with vaccination.
Opinions remain very divided at this point where some believe that vaccination is a beneficial
measure for the population and this is explained by confidence in the government and the health
services. For others, a good application of barrier gestures and adequate care would be enough to
fight against Covid-19 and avoid a new wave.
Acceptance of the issue of Covid-19 remains neglected by the community, which goes through
the reduction by comparing it to other diseases in the area such as malaria and believes that it
is able to treat itself with traditional practices, which accentuates the self-medication with
harmful health consequences.
I. Introduction
Depuis le mois de Mars 2020, la République Démocratique du Congo
fait face à la virulence de la Covid-19 dont la troisième vague s’annonce
depuis le début du mois de Juin 2021. Selon les statistiques du 21 Juin 2021,
depuis le début de l’épidémie déclarée le 10 mars 2020, le cumul des cas est
de 38.330, dont 38.329 cas confirmés et 1 cas probable. Au total, il y a eu
888 décès et 27.969 personnes guéries. La RDC fait face à une troisième
vague plus virulente que les deux précédentes au regard de la spécificité de la
souche.10
La sortie médiatique du président de la République sur les mesures à
observer par la communauté au strict respect des mesures barrières nécessite
une étude approfondie sur la portée des grands aspects de gestion de cette
pandémie qui est à sa deuxième année. La province du Nord-Kivu reste
l’une des plus touchées de la RDC, les Zone de santé de Nyiragongo et
Karisimbi ne sont pas du reste épargnées de cette situation.
Face à la troisième vague de la Covid-19, nous nous sommes proposé
de mener une étude sur la connaissance, attitude et pratique des populations
10
https://www.afro.who.int/fr/news/face-une-troisieme-vague-de-lepidemie-de-covid-
19-en-rdc-loms-appuie-les-hopitaux-de-
kinshasa?country=975&name=Democratic%20Republic%20of%20Congo.
72
des Aires de Santés Rusayo dans Nyiragongo, et Katoyi dans Karisimbi dans
la lutte contre la Covid-19. Cette étude permet de :
(a) apprécier le niveau de connaissance, attitude et pratique dans la lutte
contre la COVID-19 (ventilation par tranche d'âge, sexe, source
d'information, par catégorie socio-professionnelle et par aire de santé);
(b) identifier les éventuels obstacles sociaux, économiques, culturels et
religieux à l’application des mesures barrières dans la prévention de la
COVID-19
(c) Formuler des recommandations pour une appropriation des mesures
édictées par les autorités ainsi que prévenir une quatrième vague
2. Méthodologie
Cette étude est descriptive transversale et s’appuie sur une approche qualitative
par l’organisation de 14 groupes de discussion de 10 personnes chacun (Focus
groups) en raison de 7 par aire de santé et 16 interviews ciblées auprès des
informateurs clés complété par les données d’observation libres des enquêteurs.
11
Article "Qu'est-ce qu'une pandémie ?", 2010, Site de l'OMS
12
https/cdn.who.int/media/images/default-source/health-
topic/coronavirus/social-media-squares/social-3-fr.jpj?sfvrn=767726e7_2
73
2.3. Symptômes de la Covid-19
2.3.1. Les symptômes les plus courants sont les suivants :
Fièvre, Toux sèche, Fatigue
74
et 5 % des infections sont critiques et exigent des soins intensifs. Les
complications entraînant la mort sont notamment l’insuffisance respiratoire,
le syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA), la septicémie et le choc
septique, la thromboembolie et/ou une défaillance multiviscérale,
provoquant des lésions au cœur, au foie ou aux reins. Dans de rares cas, les
enfants peuvent développer un syndrome inflammatoire grave quelques
semaines après l’infection.
2.5. Personnes à risque de développer une forme grave de la maladie
Les personnes âgées de 60 ans et plus, ainsi que celles qui souffrent
d’autres problèmes de santé (hypertension, problèmes cardiaques ou
pulmonaires, diabète, obésité ou cancer) courent un risque plus élevé de
développer une forme grave de la maladie (Centre d’études stratégiques de
l’Afrique Cartographie des facteurs de risque de propagation du Covid-19 en
Afrique. 2020). Cependant, n’importe qui peut contracter la COVID-19 et
tomber gravement malade ou mourir à tout âge (Ndèye M et al,2020).
2.6. Effets à long terme
Certaines personnes ayant contracté la COVID-19, que leur état ait
nécessité une hospitalisation ou non, continuent de ressentir des
symptômes, notamment de la fatigue et des symptômes respiratoires
ou neurologiques. L’OMS collabore avec son réseau technique
mondial pour la prise en charge clinique de la COVID-19, ainsi qu’avec des
chercheurs et des groupes de patients du monde entier afin de concevoir et
de mener à bien des études sur des patients au-delà de la phase aiguë de la
maladie ; l’objectif est de connaître la proportion de patients qui subissent
des effets à long terme, la durée pendant laquelle ces symptômes persistent
et les raisons qui expliquent cette persistance. Ces études seront utilisées
pour élaborer de nouvelles orientations sur les soins aux patients (OMS,
2021).
75
II.7. Précautions pour se protéger et protéger les autres
Respectez la distanciation physique, portez un masque (en particulier
lorsqu’il n’est pas possible de respecter la distanciation), veillez à la bonne
ventilation des pièces, évitez les foules et les contacts étroits, lavez-vous
régulièrement les mains et toussez dans votre coude ou dans un mouchoir.
Suivez les recommandations locales en vigueur là où vous vivez et travaillez
(Rapport des Centres africains pour le contrôle et la prévention des
maladies, 2021).
2.8. Quand faire le test de dépistage
Quiconque présente des symptômes doit se faire tester, dans la mesure
du possible. Les personnes qui ne présentent pas de symptômes, mais qui
ont été en contact étroit avec une personne infectée ou susceptible de l’être,
peuvent également envisager de se faire tester – consultez et suivez les
directives sanitaires locales.
Pendant qu'une personne attend les résultats d'un test, elle doit rester
isolée des autres. Lorsque les capacités de test sont limitées, il faut tester en
priorité les personnes les plus exposées au risque d’infection, comme les
agents de santé, et les personnes les plus susceptibles de développer une
forme grave de la maladie, comme les personnes âgées, en particulier celles
qui vivent dans des résidences pour personnes âgées ou des établissements
de soins de longue durée (Aminatou Seydou, 2021).
2.9. Sortes de tests
Dans la plupart des cas, un test moléculaire est utilisé pour dépister le
SARS-CoV-2 et confirmer l'infection. Le test moléculaire le plus
couramment utilisé est le test d’amplification en chaîne par polymérase
(PCR). On effectue un prélèvement dans le nez et/ou la gorge à l’aide d’un
écouvillon. Le test moléculaire détecte la présence du virus dans le
prélèvement en amplifiant le matériel génétique viral jusqu’à des niveaux
détectables. C’est pourquoi un test moléculaire est utilisé pour confirmer une
infection active, généralement quelques jours après l’exposition et à peu près
au moment où les symptômes peuvent apparaître.
76
Tests rapides
Les tests antigéniques de diagnostic rapide (également appelés tests de
diagnostic rapide ou TDR) détectent les protéines virales (connues sous le
nom d’antigènes). Des échantillons sont prélevés dans le nez et/ou la gorge
à l’aide d’un écouvillon. Ces tests sont meilleur marché que les tests PCR et
donnent le résultat plus rapidement, mais ils sont généralement moins
fiables. Ces tests sont plus efficaces lorsque le virus circule beaucoup dans
une communauté et lorsque l’échantillon est prélevé au moment où la
personne est la plus contagieuse.
77
L’isolement est imposé aux personnes qui présentent des symptômes
de la COVID-19 ou qui ont été testées positives. Lorsque vous êtes en
isolement, vous ne rentrez en contact avec personne et, dans l’idéal, vous
vous rendez dans un établissement médical dans lequel vous pouvez
recevoir des soins cliniques. Si vous ne pouvez pas vous isoler dans un
établissement médical et que vous n’appartenez pas à un groupe risquant de
développer une forme grave de la maladie, l’isolement peut avoir lieu à
domicile. Si vous présentez des symptômes, vous devez rester isolé pendant
au moins 10 jours, plus 3 jours supplémentaires après la disparition des
symptômes. Si vous êtes infecté et que vous ne développez pas de
symptômes, vous devez rester isolé pendant 10 jours à partir du test positif.
Le Confinement est one procédure de sécurité visant à protéger des
personnes dans des espaces clos afin d’éviter, un contact avec un nuage
nocif(de gaz ou radioactive), ou la propagation d’une maladie infectieuse
(www.parismatch.com).
2.11. Attitudes à prendre si on a été en contact one personne ayant
contracté la Covid-19
Si vous avez été en contact avec une personne ayant contracté la
COVID-19, vous pouvez être infecté, même si vous vous sentez bien.
Après avoir été en contact avec une personne ayant contracté la COVID-19,
veuillez suivre les conseils ci-après :
Appelez votre prestataire de soins ou la ligne d’assistance
téléphonique pour la COVID-19 afin de savoir où et quand faire un
test.
Respectez les procédures de recherche des contacts afin d’éviter que
le virus ne se propage.
Si vous n’avez pas la possibilité de vous faire tester, restez chez vous
et tenez-vous à distance des autres personnes pendant 14 jours.
Pendant cette quarantaine, ne vous rendez pas au travail, à l’école ou
dans des lieux publics. Demandez à quelqu’un de vous porter des
provisions.
78
Tenez-vous à au moins un mètre de distance des autres, même des
membres de votre famille.
Portez un masque médical pour protéger les autres, y compris
si/quand vous devez consulter un médecin.
Lavez-vous les mains fréquemment.
Restez dans une pièce séparée des autres membres de la famille, et si
ce n’est pas possible, portez un masque médical.
Veillez à ce que la pièce soit bien ventilée.
Si vous partagez une chambre, éloignez les lits d’au moins un mètre
l’un de l’autre.
Surveillez l’apparition de tout symptôme pendant 14 jours.
Gardez une attitude positive, en restant en contact avec vos proches
par téléphone ou par Internet, et en restant physiquement actif chez
soi.
Si vous avez de la fièvre et vivez dans une région où le paludisme ou
la dengue sévit, consultez un médecin. Pour vous rendre à
l’établissement de santé, ainsi que pendant les soins médicaux, portez un
masque, tenez-vous à au moins un mètre de distance des autres et évitez
de toucher des surfaces avec vos mains. Cette règle s’applique aux
adultes et aux enfants (Andrew M, Morris and Jack M, Mintz).
79
2.13. Vaccins contre la Covid-19
Il existe trois vaccins COVID-19 pour lesquels certaines autorités
nationales de réglementation ont homologué l’utilisation. Aucun d’entre eux
n’a encore reçu l’autorisation au titre de la procédure d’urgence (EUL)/de
pré qualification de l’OMS, les autorités de réglementation prévoient une
évaluation du vaccin Pfizer d’ici à la fin du mois décembre et pour certains
des autres candidats peu de temps après (OMS 2021).
De vastes études portant sur l’efficacité et sur l’innocuité de cinq
vaccins candidats, y compris les trois en question (les deux autres étant ceux
de Moderna et d’AstraZeneca), ont été rendues publiques par voie de
communiqué de presse, mais une seule entreprise (AstraZeneca) a publié des
résultats dans une revue à comité de lecture (Aminatou Seydou, 2021).
L’OMS attend voir d’autres rapports de ce genre dans un avenir proche. Il
est probable que d’autres candidats seront soumis à l’approbation des
autorités de réglementation. De nombreux vaccins candidats potentiels
contre la COVID-19 sont en développement.
80
La dexaméthasone est un corticostéroïde qui peut contribuer à réduire
la durée de placement sous respirateur et à sauver des patients dans un état
grave ou critique. Pour en savoir plus, lisez nos (WHO,2021). Les résultats
de l’essai clinique Solidarity, coordonné par l’Organisation mondiale de la
Santé, indiquent que les schémas thérapeutiques à base de remdesivir,
d’hydroxychloroquine, de lopinavir/ritonavir et d’interféron semblent avoir
peu ou pas d’effet sur la mortalité à 28 jours ou sur l’évolution de la maladie
chez les patients hospitalisés. Il n’a pas été démontré que
l’hydroxychloroquine offre un quelconque intérêt pour le traitement de la
COVID-19 (OMS 2021). L’OMS déconseille l’usage de tout médicament en
automédication, y compris les antibiotiques, pour prévenir ou guérir la
COVID-19. Elle coordonne des efforts pour mettre au point des traitements
contre la COVID-19 et continuera à communiquer de nouvelles
informations à mesure qu’elles seront disponibles.
Les antibiotiques n’agissent pas contre les virus, mais seulement contre
les infections bactériennes. La COVID-19 étant causée par un virus, les
antibiotiques sont inefficaces. Les antibiotiques ne doivent pas être utilisés
comme moyen de prévention ou de traitement de la COVID-19. À l’hôpital,
les médecins utilisent parfois des antibiotiques pour prévenir ou traiter une
co-infection bactérienne qui peut être une complication de la COVID-19
chez les patients dans un état grave. Les antibiotiques doivent être utilisés
uniquement selon les instructions d’un médecin pour traiter une infection
bactérienne (OMS 2021).
2.15. Impacts de la pandémie à Covid-19 sur le système éducatif
La pandémie de COVID-19 a créé la plus grande perturbation des
systèmes éducatifs de l'histoire de l'humanité, affectant près de 1,6 milliard
d'apprenants dans plus de 200 pays. Les fermetures d'écoles, d'institutions et
d'autres espaces d'apprentissage ont touché plus de 94 % de la population
étudiante mondiale (Walker P, Whittaker C, Watson O et al). Cela a apporté
des changements profonds dans tous les aspects de nos vies. Les politiques
de distanciation sociale et de restriction des déplacements ont
81
considérablement perturbé les pratiques éducatives traditionnelles. La
réouverture des écoles après l'assouplissement des restrictions est un autre
défi avec la mise en place de nombreuses nouvelles procédures
opérationnelles standard (Kuensel, 2020 , 6 mars).
3. Résultats
3.1 Appréciation du niveau de connaissance des gestes barrières
‘’...Vivant dans une zone où la grande partie vit de l’agriculture exigeant de sortir
tôt le matin pour revenir le soir, cette stratégie est inappropriée’’ un homme,
Nyiragongo, Juin 2021
+
83
Stratégies d’amélioration du niveau de connaissance des gestes
barrières
Pour les personnes âgées et les enfants, mais aussi pour les enseignants et
pasteur le port de masque est l’une des questions difficiles à observer car
ne permettant pas une respiration plus aisée.
Par respect à la culture qui oblige certaines pratiques en matière de
salutation, d’organisation des obsèques et d’autres cérémonies comme le
mariage, certaines pratiques de salutation sont jugées inappropriées pour
la coutume locale.
85
‘’ …Avec nos coutumes Africaines on se sent à l'aise lors on partage
ensemble notre Mandale, on se salue en se Hoberana (se faire des accolades),
etc. Il est inapproprié jugé d’impolitesse de ne pas tendre la main d’une
grande personne.’’ une femme, Karisimbi, juin 2021
“…Les intercesseurs ne tiennent pas même des mesures barrières dans leurs
chambres de prière’’, une femme, Nyiragongo, juin 2021
‘’…Il y a bien sûr les églises qui prêchent aux fidèles que la covid-19 est une
affaire de Munyama (la bête)’’ une femme, Karisimbi, juin 2021
‘’Certaines religions disent que le cash-nez est un signe de 666 et le Cash-
nez avec la mention Kabila et Neema ya Mungu sont empoisonnés’’, un
homme, Nyiragongo, juin 2021
86
‘’...Les gestes barrières n'existent pas, le port de masque est pour les lettrés et
ceux qui entrent dans des réunions, il n'y a pas d'eau pour se laver les mains
dans cette zone. Le port des masques pose problèmes d'indisponibilité et il ne
se porte que lorsque vous voulez sortir du village pour la ville’’ IT Rusayo
dans le Nyiragongo, Juin 2021
88
III.3 La perception de la communauté face à la vaccination
89
les pays avec les premières expériences ce qui réduit le niveau de confiance
dans la zone.
90
Les stratégies de communication sur la vaccination doivent être
adaptées au niveau de la communauté par l’entremise des cadres de
base, les RECO.
Veuillez sur la qualité de communication sur les réseaux sociaux qui
de plus en plus devient un moyen d’intoxication de la population.
La question
d’appropriation
52% 49% 50% (acceptation) de la
pandémie Covid-19
reste problématique
39% 37% 38% comme le renseigne les
participants aux
9% 14% 12%
entretiens. La moitié
Féminin Masculin Ensemble
des participants
Receptif Neutre Réjet affirment le rejet de la
pandémie par la
communauté. La pandémie à Covid-19 reste confondue aux autres maladies
de la zone ce qui réduit le niveau d’acceptation. La communauté vit dans une
ignorance élevée faisant de la pandémie une question des autres et la
population pense être exclue de toute contamination.
91
‘’…Faible car la population confond la covid19 à certaines maladies
présentant les mêmes symptômes’’ femme, Nyiragongo, Juin 2021
‘’…Nous sommes en train de vivre la réalité des choses et nous voyons bien
que la maladie est bien là’’ un homme, Nyiragongo, Juin 2021
‘’..Sans rigueur derrière la population, elle n'en prend pas compte et vous
constaterez cela aux banques’’ une femme, Karisimbi, Juin 2021
‘’…Les symptômes de covid19 sont les mêmes que ceux d’Ébola,’’ une femme,
Karisimbi, Juin 2021
Conclusion
Les donnes intégrées de cette recherche montrent une faible
connaissance des gestes barrières expliquée d’une part par la négligence de la
population mais aussi par la pauvreté informationnelle dans la zone. Cette
faible connaissance explique une partie importante de non application des
gestes barrières et à ceci s’ajoutent les conditions socioéconomiques de la
population, le taux faible d’accès à l’eau surtout pendant cette période post-
éruption volcanique et plus particulièrement dans la zone de santé de
92
Nyiragongo. L’étude montre ensuite une perception négative face à la
vaccination expliquée par la désinformation sur le rôle du vaccin et le mode
de vaccination. Ceci est autant encouragé par certaines pratiques religieuses,
le qualifiant de la marque de la bête ce qui pourrait encore renforcer la
résistance de la population qui du reste à plus confiance à l’autorité religieuse
qu’à l’autorité gouvernementale.
Un faible niveau d’appropriation de la problématique de la pandémie
Covid-19 explique le non-respect des gestes barrières dans la communauté.
Ainsi, quelques recommandations sont formulées :
93
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kinshasa?country=975&name=
Democratic%20Republic%20of%20Congo.
95
Problématique de dépistage volontaire du VIH/sida dans la ville de
Goma. Cas du Centre de conseil et dépistage de l’hôpital Heal Africa
Par
Kampara Chibalama Anto
Résumé
La présente étude traite de la problématique du dépistage volontaire du VIH/SIDA
dans la ville de Goma. Cas du Centre de dépistage volontaire de l’hôpital Heal Africa. À
l’issue des analyses et interprétation des résultats, nous sommes arrivé aux conclusions
suivantes :
Pour ce qui est des connaissances des populations enquêtées :
- Ils ont déjà entendu parler du VIH/SIDA ;
- Ils connaissent la voie sexuelle comme voie de transmission du VIH ;
- Le port du préservatif comme un moyen de la prévention du VIH/SIDA est
bien connu par nos enquêtés ;
- Ils connaissent aussi le test de dépistage comme moyen de connaissance du
VIH/SIDA.
Pour ce qui est des problèmes liés aux populations entravant l’utilisation des
services de CDV : nos enquêtés montrent que c’est par peur des populations de
connaitre le statut sérologique positif et celle d’être stigmatisé.
S’agissant des facteurs limitant le dépistage volontaire, des prestataires des soins
ont reçu une formation sur le conseil de dépistage volontaire et disent que la
charge de travail est élevée, le non-respect des heures de fermeture par les clients,
ont soulevé le manque de motivation financière et disent que les prestataires ne
maitrisent pas les techniques de dépistage avec les tests rapides.
Des suggestions données par les enquêtés pour améliorer l'utilisation des services
de CDV demandent d’accentuer la sensibilisation des populations par de formations
sanitaires, d’utiliser les médias pour faire la promotion de l'utilisation du CDV,
d’implanter les centres de dépistage dans chaque avenue. Pour répondre aux attentes de la
population, nous avons élaboré un programme dont le thème est la création d’un centre de
sensibilisation de la population de Goma sur le dépistage du VIH/SIDA.
96
Mots clef : dépistage volontaire, VIH/SIDA
I. Introduction
2. Matériel et méthodologie
2.1. Présentation du milieu d’étude et généralités sur le dépistage
2.1.1. Brève présentation du milieu d’étude
13
HELLEN Jackson : Sida Afrique, continent en crise, Asdi, Paris, 2004
97
Il est limité au :
Nord : par l’ASTRAMES
Au Sud : par l’église MEPAC
À l’Est : par la BDGL
À l’Ouest : par le Bâtiment SAVE THE CHILDREN.
2.1.2. Généralités sur le conseil dépistage du VIH
Les généralités sur le CDV concernent les étapes du CDV, les objectifs
du pré et post-test, les qualités d'un prestataire de CDV, les principes de
base du CDV et la communication pour le changement de comportement14.
14
Department For International Development (DFID), communitybased approches to
voluntarytesting, report, Durban, South Africa, 12 juillet 2000, 36 pages
98
psychologique du client pour prévoir ses réactions à l'annonce de son
statut sérologique.
Les objectifs du conseil post-test
Il s'agit d'aider le client à entendre son résultat et à le comprendre ;
de l'aider à supporter l'annonce de son résultat et à bien gérer les réactions
qui s'en suivent ; de l'aider à bâtir un plan de vie qui lui permettra de vivre
positivement avec le VIH ou qui lui permettra de préserver sa séronégativité
et de l'aider à identifier toutes les ressources dont il dispose.
Les qualités d'un prestataire des services de CDV
Un prestataire doit : être accueillant ; maîtriser les aspects du
VIH/SIDA ; avoir des aptitudes à la communication interpersonnelle ;
maîtriser les techniques du counseling ; être accessible et disponible ; savoir
gérer les réactions du client ; être cohérent et exact ; savoir reconnaître ses
limites ; avoir une bonne connaissance juridique pour répondre aux
multiples sollicitations du client.
Les principes de base d'un conseil dépistage volontaire du
VIH
Les principes sont :
· Le consentement éclairé
Le test de dépistage étant volontaire, il faut que le client donne son accord
en toute connaissance de cause avant que le test ne soit effectué.
· Le respect de la confidentialité
Il est une règle fondamentale pour l'instauration de la relation de confiance
entre le prestataire et le client. Le prestataire doit savoir que toute
divulgation de renseignements nécessite le consentement préalable du client.
Le prestataire doit veiller au respect de la confidentialité de l'entretien en
offrant les services de CDV dans un environnement qui favorise cela. Cest
une obligation pour lui et un droit pour le client.
99
· La confirmation du statut sérologique du client
Un test de confirmation doit être fait pour connaître le statut sérologique du
client avant l'annonce d'un résultat positif.
· La connaissance des références socioculturelles du client
Le prestataire doit avoir une approche globale du client et de son contexte
socioculturel (croyances au sujet du SIDA, les interprétations de la
sexualité...).
La communication pour le changement de comportement
La Communication pour le Changement de comportement (CCC)
est une stratégie de communication qui consiste à échanger avec un ou
plusieurs individus afin de l'amener ou de les amener à adopter de nouveaux
comportements. Cette CCC regroupe la communication interpersonnelle et
la communication de masse.
La communication interpersonnelle (CIP)
La Communication Interpersonnelle est celle qui se fait d'un individu à
un autre individu c'est-à-dire entre le prestataire et le client.
La communication de masse
La communication de masse consiste à échanger des informations sur le
CDV avec un groupe de personnes à des distances plus ou moins grandes.
Plusieurs méthodes sont utilisées pour la communication de masse dont les
principales sont :
Les causeries éducatives sur le CDV ;
Les émissions radiophoniques ou télévisuelles sur le CDV ;
Le théâtre sur le CDV.
L’approche du dépistage du VIH
Deux types de dépistage de l'infection à VIH sont généralement
reconnus :
a. Le dépistage à caractère « obligatoire » du VIH
Il consiste à faire pratiquer un test VIH pour lequel le consentement
n'est pas obligatoire. Il est assorti d'une contrainte légale et concerne des
100
situations particulières : dons de sang, dons de sperme, transplantations
d'organes, greffes de tissus.
b. Le dépistage volontaire et anonyme du VIH
Dans ce cas, le consentement du client est requis. L'intéressé exprime de
lui-même la volonté de faire le test. L'anonymat est de rigueur. Ce type de
dépistage s'exprime dans le cadre des Centres de Dépistage Volontaire et
Anonyme (CDVA). Notre étude prend en compte ce type de dépistage du
VIH.
L'organisation du conseil dépistage volontaire (CDV) du VIH
Le Conseil Dépistage Volontaire est offert à travers deux types de
structures : les centres de conseil dépistage du VIH ou centres autonomes et
les sites intégrés de CDV. Ces structures peuvent être gérées par des
organisations privées ou par l'Etat.
Le Centre de Conseil Dépistage Volontaire du VIH (CCDV)
ou centre autonome
Ces centres offrent uniquement des prestations de CDV. Leurs activités
se composent notamment du conseil pré-test, du prélèvement du sang pour
la réalisation du test de dépistage du VIH, du conseil post test, de la
référence pour la prise en charge médicale et psychosociale, de la
communication pour le changement de comportement et de
l'administration/gestion
101
2.2. Méthodes et techniques
A. Techniques
Pour réaliser cette réflexion, nous avons recouru aux techniques
suivantes :
a)Technique documentaire : Nous avons consulté plusieurs ouvrages
pour nous rendre compte de ce que les autres ont déjà fait ;
102
ont fréquentés l’hôpital pour une raison ou une autre pendant la période
de l’enquête.
B. Méthode
Pour l’analyse des données de notre réflexion, nous nous sommes
servi des méthodes ci-après :
a. Méthode descriptive : qui nous a aidé à décrire notre milieu d’étude
avec précision
b. Méthode analytique : cette méthode nous a facilité dans l’analyse
de la situation actuelle sur l’insuffisance des informations et des
connaissances sur la pollution atmosphérique même la pollution des
eaux en milieu urbain et ses environs.
3. Résultat
Cette partie de notre réflexion se présente sous forme des tableaux
commentés, les résultats de notre enquête suivent l’ordre ci-après :
- Identification des enquêtés ;
- Résultats en rapport avec les connaissances du dépistage volontaire ;
- Le dépistage volontaire lui-même ;
- Les facteurs limitant le dépistage volontaire et ;
- Les informations sur les prestataires du CDV.
103
De l’identification des enquêtés
Tableau n°1 : Réparation des enquêtes selon les tranches d’âge
Réponse Effectif Pourcentage
12 — 20 ans 09 06
21 — 30 ans 73 48,7
31 — 40 ans 38 25,3
41 ans et plus 30 20
Masculin 37 24,7
104
Tableau n°4 : Répartition des enquêtés selon leur Etat-Civil
Réponse Effectif Pourcentage
Célibataire 55 36,7
Marié 62 41,3
Divorcé 15 10
Veuf 18 12
Primaire 32 21,3
Secondaire 55 36,7
Universitaire 35 23,3
105
Tableau n°6 : Répartition des enquêtés selon leur religion
Réponse Effectif Pourcentage
Catholique 81 54
Protestante 52 34.7
Musulmane 11 7.3
Eglises de Réveil 6 4
106
Tableau n°8. Répartition des enquêtés selon quils connaissent les
voies de transmission du VIH
Question Réponse Effectif %
107
Résultats relatif au dépistage volontaire
Tableau n°10 : Répartition des enquêtés selon quils ont déjà
participé à une séance de sensibilisation sur le
VIH/SIDA
Question Réponses Fréquences %
Avez-vous déjà assisté à Oui 107 71.3
une séance de
sensibilisation sur le Non 43 28.7
SIDA ?
Total 150 100
108
Tableau n°12 : Répartition des enquêtés selon la connaissance du
diagnostic de VIH/SIDA
Question Réponses Fréquences %
Comment une Test de 108 72
personne peut-elle dépistage
savoir qu'elle a le Analyse du 15 10
VIH dans son sang
organisme ? Consultation 9 6
médicale
Confession à 8 5.3
l'église
Létat du corps 10 6.7
Centre de dépistage 60 50
Hôpital 12 10
Total 150
100
111
Tableau n°18 : Répartition des enquêtés selon l’existence d’une
stigmatisation/ discrimination vis-à-vis d’une
PVV
Question Réponses Fréquences %
Avez-vous vu une personne qui Oui 63 42
a été rejetée parce qu'elle a le
VIH/SIDA au cours de l'année Non 87 58
en cours ?
Total 150 100
Total 63 100
112
Tableau n°20 : Distribution des enquêtés selon leur avis sur la
discrimination des PVV par les personnes de son
entourage
Question Réponses Fréquences %
Pensez-vous que les personnes Oui 100 66,7
de votre entourage peuvent
rejeter une personne si elles Non 50 33,3
savent qu'elle a le VIH ?
Total 150 100
Divorcer 18 12
113
Tableau n°22 : Fréquence des suggestions données par les
enquêtés pour améliorer l'utilisation des services
de CDV
Question Réponses Effectif %
100
114
l'utilisation du CDV, d’implanter les centres de dépistage dans chaque
avenue.
Les résultats issus des prestataires sur le CDV
Tableau n°23 : Répartition des prestataires selon différentes
variables
Variables Fréquence Pourcentage
N=10
Niveau détude
Médecin généraliste 2 20
Infirmier A1 7 70
Infirmier A2 1 10
Système d'approvisionnements en
réactifs et consommables
115
Oui 10 100
Non 0 0
Total 10 100
Manque de consommables 1 10
(papier aluminium, diluants
Quelles sont pour le détermine, eau de javel)
les difficultés
que vous Non-respect des heures de 7 70
rencontrez fermeture par les clients
dans
l'exécution de Manque de motivation 6 60
vos activités financière
de CDV ?
Non-respect de code anonymat 5 50
du patient
116
Il découle de ce tableau que : 70% affirment qu’il n’y a pas respect de
la déontologie médicale, charge de travail élevée, les clients n’acceptent
pas faire le test de dépistage.
4. Discussion
La partie précédente était consacrée à la présentation des résultats que
nous avons obtenus lors de nos investigations. Cependant, après la
récolte, le dépouillement et la compilation des données, nous avons
donné aux résultats de nos enquêtes une signification probante par
rapport à la réalité vécue sur terrain et aux études antérieures.
SAWADOGO J.N15 avait trouvé dans son étude que 40% des jeunes
ne connaissaient pas les voies de transmission du VIH. Nos résultats
sont donc supérieurs et cela pourrait se justifier par le fait que depuis
2003, des efforts ont été déployés pour que plusieurs personnes aient des
informations sur les voies de transmission du VIH. Quant à TRAORE
F. elle a trouvé dans son étude que 47,1% des enquêtés ont une mauvaise
connaissance des voies de transmission du VIH16.
de Bobo Dioulasso : dépistage de l'infection à VIH, thèse de doctorat, UO, 1997, 136 pages
117
voir si l'on est infecté ou pas par le VIH. Nos résultats traduisent mieux
cette idée car la relation entre la connaissance des voies de transmission
du VIH et l'utilisation des services de CDV est statistiquement
significative. En d'autres termes, nous pouvons dire que ceux qui ont un
niveau de connaissances satisfaisant des voies de transmission semblent
utiliser le plus de services de CDV que les autres.
17 ZIGANI Z., étude des facteurs expliquant la faible utilisation des services de CDV du VIH
dans la ville de Ouagadougou par le secteur informel : cas des personnes exerçant dans le petit
commerce, mémoire de fin d'études, ENSP, 2004, 100 pages
18 ROUAMBA George, les facteurs déterminant la faible fréquentation du centre de dépistage
volontaire du VIH/SIDA par les femmes en âge de procréer dans la commune de Manga,
mémoire de fin d'études, UO, 2006, 108 pages
118
l'on a le VIH dans son organisme19. Quant à ZIGANI Z., il affirmait que
la majorité des enquêtés (97%) de son étude connaît que le test de
dépistage du VIH permet de savoir si l'on a le VIH ou pas dans son
organisme. La comparaison de nos résultats avec ceux de ZIGANI Z.
permet de constater que l'information sur le test de dépistage du VIH a
atteint une proportion importante de sujets en milieu rural même si celle-
ci reste faible par rapport à celle de la ville.
Des facteurs limitant le dépistage volontaire de la ville de Goma,
80% des enquêtés ont montré que la peur de connaitre le statut
sérologique positif est le facteur qui poussent les gens à ne pas faire le
dépistage. De l’avis des enquêtés sur la discrimination des PVV par les
personnes non infectées 66,7% des enquêtés pensent que l’entourage
d’une PVV peut la discriminer. Ce phénomène de rejet a été dans la
plupart des cas l'apanage des membres de la famille de la PVVIH comme
le soulignent 12,7% des enquêtés. (Tableau n°19).
ZIGANI Z. confirme ce résultat car, dans son étude, il souligne que
la majorité des personnes à l'origine du rejet de la PVVIH, appartiennent
à la famille qui doit être cependant, le premier soutien de la personne
infectée par le VIH20. OUEDRAOGO T. L. et al sont également
parvenus à un résultat similaire car ils ont affirmé dans leur étude que
l'évènement le plus vécu par les personnes interrogées est le rejet franc
par la famille de la PVVIH21.
22
SAWADOGO J.N, Op. cit, p41
23
ZIGANI, Op. cit, p52
120
Des résultats similaires ont été trouvés par SESSOUMA N. A.
dans son étude où il affirme que 79% des agents déclarent qu'ils n'ont
jamais pris part à une réunion de service24.Nous partageons alors, le
point de vue du MCD qui pense qu'il faut doter de façon régulière les FS
assurant les services de CDV en tests rapides et en consommables. Cela
aura le mérite d'éviter les ruptures et d'améliorer l'utilisation des services
de CDV. Des difficultés émises par les prestataires des soins dans
l’exécution de leurs activités de CDV, les données du tableau n°17 ont
prouvé que 70% affirment qu’il n’y a pas respect de la déontologie
médicale, charge de travail élevée, les clients n’acceptent pas faire le test
de dépistage, non maitrise des techniques de dépistage avec les tests
rapides, manque de consommables, non-respect des heures de fermeture
par les clients, manque de motivation financière.
5. Conclusion
La présente étude à traité de « La problématique du dépistage
volontaire du VIH/SIDA dans la ville de Goma. Cas du centre de
dépistage volontaire de l’hôpital Heal Africa ». Globalement, ce travail
avait comme objectif de dégager les problèmes que pose le dépistage
volontaire du VIH/Sida dans la ville de Goma.
Spécifiquement, il vise à :
Evaluer les connaissances de la population fréquentant l’hôpital Heal
Africa sur le VIH/SIDA ;
Identifier les problèmes liés aux populations, entravant l'utilisation des
services de dépistage volontaire du VIH/Sida au Centre de dépistage
Heal Africa ;
Déterminer les facteurs sanitaires entravant l'utilisation des services de
dépistage volontaire du VIH/Sida au Centre de dépistage Heal Africa ;
Proposer une piste de solution pour amener la population à fréquenter
massivement le Centre de dépistage volontaire. Afin de recueillir
l’information dont nous avions besoin, nous avons fait recours à un
certain nombre de méthodes et techniques, telles que les méthodes :
24
SESSOUMA N. Abdoulaye, Étude de la performance du système de surveillance
des maladies à potentiel épidémique dans le district sanitaire de Kaya, mémoire de
fin d'études, ENSP, 2003, 101 pages
121
descriptives, statistique, analytiques et les techniques : documentaire,
observation directe, questionnaire et enfin l’Interview et
l’échantillonnage.
A l’issue des analyses et interprétation des résultats, nous sommes
arrivées aux conclusions suivantes : Pour ce qui est des connaissances de
la population sur le VIH : 95.3% des enquêtés ont déjà entendu parler du
VIH/SIDA, 82% connaissent la voie sexuelle comme voie de
transmission du VIH, 76% indiquent que le port du préservatif en est un
moyen de la prévention du VIH/SIDA, 72% savent que le test de
dépistage permet de diagnostiquer le VIH/SIDA, 90% montre que les
avantages du conseil de dépistage volontaire est de connaitre le stage
sérologique du VIH. Ces résultats confirment notre première hypothèse.
Pour ceux qui est des problèmes liés aux populations entravant
utilisation des services de CDV : 80% des enquêtés montrent que la peur
de connaitre le statut sérologique positif, 14,7% évoquent la peur d’être
stigmatiser et le reste disent qu’il ny a pas de confidentialité de la part du
personnel soignant, 42% ont un jour vu une PVV être discriminée dont
61,9% confirment que tout la famille, les amis et les voisins du PVV la
discriminent. Ces résultats prouvent que la deuxième hypothèse est
confirmée.
S’agissant des facteurs sanitaires : 90% des prestataires des soins ont
reçu une formation sur le conseil de dépistage volontaire, 70% disent que
la charge de travail est élevée, le non-respect des heures de fermeture par
les clients, 60% ont dit un manque de motivation financière, 50% disent
qu’il n’y a pas respect du code anonymat du patient, 20% disent que les
prestataires ne maitrisent pas les techniques de dépistage avec les tests
rapides. Ces résultats prouvent que notre troisième hypothèse est
confirmée.
Des suggestions données par les enquêtés pour améliorer
l'utilisation des services de CDV : 50,7% disent accentuer la
sensibilisation des populations, 14,4% disent accroitre le nombre de
formations sanitaires assurant les services de CDV, les suggèrent
d’utiliser les médias pour faire la promotion de l'utilisation du CDV,
122
d’implanter les centres de dépistage dans chaque avenue. Où, nous
disons que la quatrième hypothèse est confirmée.
Bibliographie
I. Ouvrages
1. Family Health International : Conseil et dépistage volontaire du VIH,
Cadre stratégique, Juin 2001,
2. Hellen Jackson : Sida Afrique, continent en crise, Asdi, Paris, 2004
3. ONU/SIDA : Cadre conceptuel et base d'action ; Stigmatisation et
discrimination associées au VIH / SIDA, Genève, 2003,
4. ONUSIDA, Impact du conseil et test volontaire : aperçu à l'échelle
mondiale des avantages et des difficultés, Genève, 2002,
123
cas des personnes exerçant dans le petit commerce, mémoire de fin
d'études, ENSP, 2004, 100 pages
III. Revues et rapports
1. Department for International Development (DFID),
communitybased approches to voluntarytesting, report, Durban, South
Africa, 12 juillet 2000, 36 pages
2. ONUSIDA. Rapport sur lépidémie mondiale de sida 2015, page.78.
3. Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida
[ONUSIDA]. Rapport ONUSIDA sur lépidémie mondiale de sida
2013. Genève : ONUSIDA ; 2014.
IV. Webographie
1. VIH/SIDA, sur Wikipédia Commons, consulté le 05 mai 2017
2. OUEDRAOGO T.L. et al., Infection à VIH et modification des
relations sociales : étude auprès de 188 personnes infectées par le
VIH à Ouagadougou, cahier santé n°4, Ouagadougou, 2001, 4
pages. http:// www.john-libbey-eurotext.fr/fr/revues/santé.pub
consulté le 10 juin 2017 ONUSIDA(VIP)
124
Causes et effets de la pollution atmosphérique sur les habitants de
la ville de Goma
par
Ndamwenge Bauma Déogratias
E-mail : [email protected]
Résumé
La pollution de l’environnement est particulièrement la pollution atmosphérique
et son impact sur la santé humaine suscite un intérêt grandissant dans les pays en
développement. Cet article s’inscrit dans cette thématique et constitue une étude
pionnière en RDC et en particulier à Goma Nord-Kivu, Chef-lieu de la Province.
Nos résultats ont montré que le Mazout et essence utilisé surtout dans les groupes
électrogènes installés dans chaque point de vente du carburant rejettent 24h/24h une
forte concentration en Benzène.
Autant des antennes de communication partout dans la ville utilisent les groupes
électrogènes et rejettent 24h/24 les mêmes particules dans l’atmosphère, des véhicules
usés aux services de transport en ville, les avions survolent intempestivement sur la
ville sans contrôle de la Q.A sur la ville. En évaluant tous ces méfaits, aucune analyse
d’échantillon des particules PM 2,5 et PM>2,5 reconnu et étudié un taux
normalement de particules fines.
L’appareil respiratoire constituant la principale voie d’exposition de l’homme à
ces particules atmosphériques, leur potentiel toxique non évalué au travers d’une étude
Invitro a mené sur des cellules épithéliales bronchiques humaines. Le déclanchement du
processus inflammatoire via l’induction de l’expression génétique et la sécrétion
protéique de cytokines prostoglandine thromboxane ne sont connus nulle part ou notés
par les chercheurs.
125
Benzene 24 hours a day. So many communication antennas all over the city use
generators and release the same particles into the atmosphere 24 hours a day, from
used vehicles to transport services in the city, the up streams fly over the city untimely
without Q.A control over the town. By evaluating all these harms, no sample analysis
of PM 2.5 and PM>2.5 particles recognized and studied a normal level of fine
particles. Since the respiratory system is the main route of human exposure to these
atmospheric particles, their toxic potential was not assessed through an Invitro study
conducted on human bronchial epithelial cells. The triggering of the inflammatory
process via the induction of gene expression and protein secretion of prostaglandin
thromboxane cytokines is nowhere known or noted by researchers.
I. Introduction
Donner une visibilité à l’invisibilité, indiquer des chemins qui
passent au-delà de l’impasse, voilà les défis relevés par les auteurs de ce
dossier consacré aux polluants de l’air que nous respirons, des objets que
nous côtoyons, des aliments et boissons que nous consommons. Le
sujet est vaste et fait l’objet des controverses concernant la réalité des
effets de ces polluants. C’est bien compréhensible, les avancées de la
science sont davantage nées des controverses que des consensus. De
plus, les questions de santé publique et individuelle soulevées ici portent
sur des troubles qui mettent en jeu divers facteurs autres que les
polluants, comme la constitution propre à chacun (nos gènes) et les
styles de vie.
Il serait dès lors simpliste d’attribuer aux seuls polluants
l’accroissement de la prévalence des troubles de la santé durant les
dernières décennies parallèlement à l’augmentation rapide du nombre et
des concentrations des substances chimiques dans notre environnement.
Il serait tout aussi simpliste de nier cette réalité et la démonstration de la
relation de cause à effet apportée conjointement par l’épidémiologie, la
toxicologie et l’endocrimologie, notamment, ce dossier à la particularité
d’être destiné à un lectorat pluriel. Que celui ou celle qui découvre ces
lignes soit citoyen lambda ; éducateur, soignant, défenseur de la santé ou
de l’environnement ou encore législateur, il ou elle pourra y trouver de
quoi mieux connaitre, mieux comprendre et mieux agir dans ce domaine.
126
Le Scientifique que je suis à bien conscience que les questions
évoquées ici n’appartiennent pas à un domaine précis de la science et
nécessitent les regards croisés de différentes disciplines. C’est tout aussi
vrais pour la prise de conscience du problème des polluants et la
construction des solutions. Ces démarches relèvent d’un partenariat entre
les divers constituants de la société, depuis le responsable politique
jusqu’au citoyen responsable. Gageons que cet article incitera chacun à
apporter sa pierre à la construction de cet édifice, ambitieux qu’est un
environnement respectueux de notre santé et celle des générations qui
nous suivent. Dans certaines agglomérations comme de Los Angeles ou
Athènes, située dans des régions ensoleillées, il se forme fréquemment
une couverture grisâtre renfermant des gaz toxique est connu sous le
nom de « smog ».
127
classer les éléments ayant trait à la santé environnementale en plusieurs
catégories selon les types des polluants (substances chimiques, ondes
électromagnétiques, bruits, etc) ou leurs recteurs (air, eau, sol) mais aussi
leurs cibles (la femme enceinte, nourrisson, le personne âgée, etc).
Notre grande réflexion sur la pollution atmosphérique est focalisée
particulièrement sur les nuisances causées par les polluants à l’endroit des
habitants de la ville de Goma. Certaines mesures ne sont pas prises afin
de préparer et de protéger la population sur les risques liés à la santé
humaine :
Ainsi, nous nous sommes posé des questions suivantes :
1. La pollution atmosphérique et ses nuisances est-il un phénomène
connu par les habitants de la ville de Goma ?
2. Le Ministère de l’environnement en RDC connait-il les effets de la
pollution atmosphériques causés par le O2, CO2, et NO2 en milieu
urbain ? les informations, communications sur la pollution de l’air et
les moyens de lutte existent-ils ?
3. Les mesures de surveillance de la qualité de l’air existent-ils ou sont-
ils entrepris par les autorités du pays pour la prévention de la
population contre les nuisances à la santé humaine globalement dans
les grandes villes en RDC ?
2. Matériels et méthodes
2.1. Présentation du milieu d’étude
La ville de Goma est subdivisée en deux communes et une
superficie de 75 340 km² avec un peuplement démographique de plus de
1 275 441 d’habitants.
129
Commune de Goma
Population 2016 % par Taux de
rapport masculi
Commu Quartiers Homme Femmes Garçons Filles Total à nité
ne s l'ensem
ble
1 Himbi 13969 13822 13298 15528 56617 6 48
2 Katindo 7489 6732 8651 9512 32384 3 50
3 Keshero 19882 22617 36440 39154 118093 13 48
4 Lac Vert 4991 5377 6630 8275 25273 3 46
5 Les 4470 4292 4250 3511 16523 2 53
Volcans
6 Mapendo 6245 6159 11307 11823 35534 4 49
7 Mikeno 8291 8329 9012 9295 34927 4 50
Commune de Karisimbi
Population 2016 % par Taux de
rapport masculin
Commune Quartiers Hommes Femmes Garçons Filles Total à ité
l'ensem
ble
1 Bujovu 7146 8435 15140 15015 45736 5
49
2 Kahembe 5354 7137 6903 8953 28347 3 43
3 Kasika 11036 12562 16499 17831 57928 6 48
4 Katoyi 24307 25500 29593 34355 113755 12 47
5 Mabanga Nord 7274 9300 11591 15163 43328 5 44
6 Mabanga Sud 11762 15306 17368 18779 63215 7 46
7 Majengo 16470 15806 17368 18779 68423 7 49
8 Mugunga 3913 4183 6337 7676 22109 2 46
9 Murara 7101 7877 10602 12035 37615 4 47
10 Ndosho 6918 7009 42526 63893 120346 13 41
11 Virunga 5296 5638 5036 5333 21303 2
49
Sous/Total 106577 118753 178963 217812 622105 66 46
Aspect géographique
Vu le décret-loi n°081 du 02 juillet 1998 portant organisation territoriale
et administrative de la RDC tel que modifié et complété par le décret-loi
130
018/2001 du 28 septembre 2001, vu l’ordonnance loi n°88-176 du 15
novembre 1988 portant création de la ville de Goma.
Vu l’ordonnance loi n°85-127 du 22 mai 1989 fixant le nombre la
dénomination et la délimitation des communes et quartiers de la ville de
Goma, ainsi la ville de Goma est délimitée de la manière suivante :
Au nord par la chefferie de Bukumu, à l’Est par la République
Rwandaise, au Sud par le lac Kivu, à l’Ouest par le territoire de Masisi.
2.2. Méthodes et techniques utilisées
A. Techniques
Pour réaliser cette réflexion, nous avons recouru aux techniques
suivantes :
f)Technique documentaire : Nous avons consulté plusieurs ouvrages
pour nous rendre compte de ce que les autres ont déjà fait ;
g)Technique d’interview : nous avons contacté et entretenu avec la
population des différentes secteurs, hôpitaux, institution publique, dans
différents ministères et leurs cadres, ONG local pour notre
investigation ;
h)Technique de questionnaire
La remise des questionnaires à un échantillon de la population, des
Autorités Politico-administratives des Divisions de la Santé & de
l’Environnement pour répondre à notre recherche ;
i)Technique d’observation
Nous avons été en contact direct avec la population de la ville de
Goma, des autorités politiques et administratives notamment des
Divisions de la Sante & Division de l’Environnement et les responsables
de HGR pour recueillir les données nécessaires à notre étude.
j)Technique d’échantillonnage
Notre échantillon était de 50 enquêtés choisies selon leurs tranches
d’âge et dix enquêtés pour les autorités administratives de la ville sur une
population de 1 275 441 habitants, avec une superficie de 75 340Km².
Pour sélectionner cette échantillonnage, nous avons procéder par la
démarche ci-dessous :
Entretien avec les autorités et les responsables des Entités
concernées par la pollution de l’air pour leur expliquer le bien
fondé des études et obtenir leur accord.
131
Souscription des populations à l’étude selon leur propre
consentement après éclaircissement. Cette souscription nous a
permis de sélectionner 60 enquêtés qui constituent l’échantillon
de la présente étude.
Taille d’échantillon
Pour calculer la taille de l’échantillon, nous avons utilisé la
technique de l’OMS qui accepte la viabilité d’un résultat pour une taille
comprise entre 1 à 10 de l’échantillon sélectionné d’une manière aléatoire
simple.
Critère d’étude pour le choix de l’échantillon
Deux critères ont été pris en compte : le premier critère basé sur la
connaissance scientifique en milieu en tant qu’habitants de la ville à partir
de l’âge de 21 à 30 ans, de 31 à 40 ans, de 41 à 60 ans, de 61 à 70 ans ; le
deuxième critère est celui du responsable ou autorité de la ville pouvant
contribuer aux résolutions des problèmes dans son ensemble dans la ville
de Goma.
B. Méthodes
Pour l’analyse des données de notre réflexion, nous nous sommes
servi des méthodes ci-après :
c. Méthode descriptive : qui nous a aidé à décrire notre milieu
d’étude avec précision
d. Méthode analytique : cette méthode nous a facilité dans
l’analyse de la situation actuelle sur l’insuffisance des
informations et des connaissances sur la pollution
atmosphérique même la pollution des eaux en milieu urbain
et ses environs.
Dans le temps nous avons pris en considération les données
comprises entre les années 2010-2021. Période de l’épanouissement de la
ville, période d’une forte densité démographique et exode rurale après
plusieurs guerres en RDC. De 1990-2010.
3. Revue de la littérature
Respirer est le premier besoin de base de l’être humain. Nous ne
choisissons pas l’air que nous respirons. Même si une personne décide
132
de vivre dans un environnement où l’air est réputé pour sa qualité,
les besoins de la vie sociale l’amènent à se déplacer dans des endroits
exposés à la pollution.
De plus, l’air n’est pas stable, il se mélange sous l’effet du vent, des
gradients, des températures et de pression. A moins d’habiter une région
très peu densément peuplée comme la partie septentrionale des pays
nordiques, il est fort difficile de se soustraire à la pollution de l’air.
Quand bien même quelques individus ou groupes humains y
parviendraient, le problème social et l’environnemental n’en serait pas
réglé pour autant, le fonctionnement actuel des sociétés occidentales est
générateur d’une importante pollution de l’air et l’immense majorité de la
population en subit les effets.
Selon l’Agence Européenne de l’Environnement, « En dépit
d’améliorations considérables durant les dernières décennies, l’Europe
est encore loin d’atteindre des niveaux des qualités de l’air qui ne posent
pas des risques inacceptables aux humains et à l’environnement. La
pollution de l’air est le premier facteur de risque environnemental de
mort prématurée en Europe ». De plus, « la pollution de l’air augmente
l’incidence d’un large éventail des maladies (par exemple des maladies
respiratoires, cardiovasculaires et le cancer) avec des impacts sur la santé
à court et long terme) ». La pollution de l’air est le premier facteur de
risque environnemental pour la santé humaine en Europe.
134
l’appareil respiratoire avec cause de mortalité progressive depuis l’an
2000 à nos jours.
Après quelques décennies, il a été constaté et observé une épouvantail
épidémie d’une maladie pulmonaire avec une perte des vies humaines
sans connaitre la vraie cause de décès surtout pour les enfants de 1 à 5
ans et pour l’âge adulte de 45 à 70 ans. 94% de nos enquêtés ne savent
pas que le monoxyde de carbone, dioxyde de carbone, dioxyde nitreux,
peuvent être des éléments nuisibles sur la santé humaine, non plus la
pollution de l’air, cette partie nécessite une sensibilisation sur la
connaissance exacte de méfaits des polluants sur la santé humaine causés
par les engins roulants utilisés par l’homme pour son extinction.
Le Gouvernement congolais n’a pas des lois sur la règlementation de la
pollution de l’aire et d’autres substances nocives, ne prévoit ni les
installations ou équipements des matériels de mesure sur la qualité de
l’aire, ne fournit pas d’information à la population sur la pollution de
l’air, ni répondre à quelques questions comme « qu’est-ce que la
pollution, sa provenance », mais aussi ses conséquences sur la vie
humaine.
Selon nous dans cet article, la RDC reste sans législation sur la qualité
de l’air et en particulier dans la ville de Goma, chef-lieu de la province du
Nord-Kivu et demande tout un long processus pour concrétiser le projet
de nos hypothèses formulés dans cet article.
Tableau N° 1 répartition des enquêtés selon les communes
Commune effectif Fréquence
Total
M F
Goma 15 5 20 50%
Karisimbi 15 5 20 50%
Total 30 10 40 100%
Source : Données du terrain (2021)
Dans ce tableau la répartition est équitable selon le 2 communes à 100%
135
Tableau N°2 répartition d’enquêtés selon les catégories.
Catégorie d’enquêtés Effectif Fréquence
M F Total
Cadre administratif de 4 -
division provincial de la 4 33,3%
santé.
Cadre administratif de ² -
division provinciale 4 33,3%
d’environnement.
Député provincial 4 -
4 33,3%
Total 12
12 100%
Source : Données des enquêtés (2021)
Le résultat de ce tableau montre que la répartition selon les catégories est
de 33,3% par catégorie d’enquêtés.
Tableau N°3. Répartition d’enquêtés selon les professions
exercées.
Profession Effectif Total Fréquence
M F
Ministre de la Santé 1 1 25%
Ministre de 1 1 25%
l’environnement
Chef de Divi/santé 1 1 25%
Chef de 1 1 25%
Divi/Envi…
Total 4 4 100%
Source : Données du terrain (2021)
Ce tableau ressort les personnels selon leurs fonctions exercées dans
leurs entités administratives dont 25% de ministre de la santé 25%
ministre de l’environnement, 25% de chef de Divi/Santé 25% de chef de
Divi/environnement.
136
Tableau N°4 répartition d’enquêtés selon les tranches d’âge
Variable Effectif Total Fréquence
M F
De 21 à 30 12 1 13 26%
De 31 à 40 16 1 17 34%
De 41 à 60 15 1 16 32%
De 61 à 70 2 2 4 8%
Total 45 5 50 100%
Source : Données du terrain (2021)
De ce tableau ressort la tranche d’âge :
De 21 à 30 ans soit 26%, De 31 à 40 ans soit 34%, De 41 à 60 ans soit
32%. De 61 à 70 ans soit 80%.
Tableau N°5 résultat de la question sur la pollution de
l’atmosphère en milieu urbain.
Réponse Effectif Total Fréquences
M F
Oui 6 2 8 40%
Non 8 4 12 60%
Total 14 6 20 100%
Source : Données du terrain (2021)
Au vu de ce tableau, nous remarquons que 40% connait l’existence
sur la pollution atmosphérique, 60% ne le savent pas.
137
Tableau N°7 connaissance scientifique, écologique et sanitaire sur
la pollution atmosphérique.
Réponse Effectif Total Fréquence
M F
Connaissance 7 2 9 18%
scientifique
Connaissance 8 1 9 18%
écologique
Connaissance 24 2 26 52%
sanitaire
Aucune 6 - 6 12%
connaissance
Total 45 5 50 100%
Source : Données du terrain (2021)
Au regard de ce tableau les résultats de nos enquêtés montrent que 18%
ont une connaissance scientifique, 18% ont une connaissance écologique,
52% ont une connaissance sanitaire et 6% n’en connaissent rien.
M F
Causes de la 10 6 16 44
pollution
Conséquences 2 2- 6
néfastes
Aucune 22 10 32 50
connaissance
Total 34 16 50 100%
Source : Données du terrain (2021)
Probablement ce tableau montre que 44% de la population savent les
causes de la pollution, 6% savent les conséquences néfastes de la
pollution atmosphérique, et 50% n’en connaissent rien.
138
Tableau No9: Résultats liés aux causes, risques et inconvénients
Réponse Total Fréquence
Effectif
M F
Les Oui - 1 1 2%
inconvénients
liés sur les
causes et les
conséquences
Non 45 4 49 98
Total 45 5 50 100%
Source : résultat du terrain (2021)
Il ressort de ce tableau que les inconvénients liés sur les causes et les
conséquences ne sont pas minutieusement connues par les habitants de
la ville et donc 98% ne sont pas informés.
Questionnaire à l’intention des autorités politiques et
administratives de la ville de Goma.
Tableau N°10 : avoir les idées sur les causes de la pollution
atmosphérique dans la ville de Goma et ses effets
néfastes.
Entité Réponse Effectif Total Fréquence
M F
Ville de Goma Oui 4 4 50
Non - - 2 20
Sous total
Commune de Oui 2 1 3 30
Goma Non
6 1 7 100%
Source : résultat du terrain (2021)
De ce tableau l’effectif montre que les autorités ont l’idée 50% le reste ils
n’ont pas de réponses à 50%
Tableau No11 : connaissances sur les pollutions atmosphériques
Entité Réponse Effectif Total Fréquence
commune Oui 2 1 3
de Non 2 1 3
Karisimbi
Total Total 2 1 100%
Source : Données du terrain (2021)
De même le comtat de ce tableau montre qu’à 100% ils ont l’idée mais ils
n’ont pas des solutions.
139
Tableau N°12 résultat relatif à la prise de décision sur les causes de
la pollution atmosphérique et ses effets néfaste sur la
population de la ville de Goma.
Réponse Effectif Total Fréquence
M F
Au service Oui - - -
environnemental et Non 4 - 4 100%
écologique
Total 4 - 4 100%
Source : Données du terrain MinEnv (2021)
Tableau N°13. Résultat de l’existence d’un service de la santé sur
le cas des maladies pulmonaires au sein de la
Division provinciale.
Réponse Effectif Total Fréquence
M F
Au service de Oui 2 1 3 100%
la santé Non -
publique.
Total 2 1 3 100%
Source : Données du terrain MiniSanté(2021)
IV. Discussion
Réalisation
Les résultats issus de cause de la pollution atmosphérique ont permis
de déterminer non seulement les effets négatifs sur l’environnement
urbain sur le plan écologique, sanitaire. Mais aussi les activités intenses
des habitants de la ville par l’utilisation des appareils automobiles,
Groupe électrogène, cuisine moderne et chercher un mécanisme au
préalable. De remettre cette écologie par la diminution des comburants.
140
Dimensionnement d’un réservoir pouvant desservir en eau potable
la population de la ville de Goma. Cas du quartier Mabanga nord /
commune de karisimbi
Par
25
Assistant à l’Institut Supérieur Pédagogique et Technique de Goma
141
I. Introduction
L’eau est une source de la vie et de développement, comptée parmi les
richesses naturelles les plus précieuses avec une importance considérable
pour le développement sociale et économique du pays, de toute contrée.
L’expansion démographique et l’élévation du niveau de la vie ont
engendrés une demande relative à l’augmentation de la quantité de l’eau
potable sans cesse.
143
III. Résultats
III.1 Besoins en eau par catégorie 26
La consommation d’eau varie en fonction du type de
consommateur. Mais avant tout projet d’alimentation en eau potable, il
est nécessaire de procéder à un recensement détaillé de toutes les
catégories de consommateurs rencontrés au niveau d’une agglomération.
Pour l’étude de la ville de Goma précisément dans le Quartier Mabanga
Nord, il est nécessaire de se pencher sur différentes catégories de besoins
telles que : besoins domestiques, besoins sanitaires, besoins scolaires, besoins des
services, besoins socioculturels, besoins administratifs, besoins d’arrosages.
26
M.ESCAND.L, Hydraulique générale, Tome II, Edition, Paris, 1971
144
consommation en litre par jour et par usager qui dépend de certains
critères dont les principaux sont :
- Le niveau de vie de la population ;
- Le nombre d’habitants ;
- Le développement urbain de la ville ;
- Ressources existantes.
Il est très difficile d’évaluer avec précisions les besoins en eau d’une
agglomération à cause de l’absence des systèmes de comptage au niveau
des réservoirs et des conduites de distributions.
27
Jean-Loup Robert, Hydraulique urbaine, 2004
145
- Maintenir l’eau d’une température constante et
préserver des contaminations.
28
AYA, Alimentation en eau potable, 2009
29
M.MEUNIER, Les coups de bélier et la protection des réseaux d’eau, Paris,
1980
147
variations horaires de la consommation et de la courbe d'apport
de débit pompé.
- Soit à la méthode analytique qui tient aussi compte des débits
d'apport et des débits de départ
Pour notre projet et pour déterminer la capacité du réservoir
dans le quartier Mabanga Nord, on utilise la méthode graphique. Pour
cette méthode, nous allons faire le cumul de la production et celui de la
consommation et établir après une comparaison graphique, le volume du
réservoir qui est donné par la somme des valeurs absolues des deux plus
grands écarts entre les deux courbes (le plus grand écart positif et le plus
grand écart négatif). Cette méthode permet aussi de déterminer l’heure
du démarrage de la pompe au cas d’un fonctionnement discontinu.
IV. Discussion
IV.1 Détermination graphique de la capacité de réservoir30
La détermination de la capacité de réservoir par la méthode
analytique, exige deux régimes distincts :
Le régime de consommation de l'agglomération caractérisé par le
graphique de consommation.
Le régime d'apport à partir de la source vers le réservoir.
La capacité sera déduite à partir des résidus, entre le cumul
d'apport et de départ d'eau pour chaque heure, pendant 24
heures comme le montre le tableau ci-dessous, en ajoutant bien
sûr la réserve minimale destinée à l'incendie,
La réserve d’incendie est par définition, la réserve minimale d’eau
nécessaire pour l’extinction d’un sinistre moyen d’une durée de deux
heures avec un débit moyen de 60m3/h, en conséquence cette réserve
minimale à prévoir est de 120 m3
Le volume du réservoir total est donné par la relation suivante :
Vr= (|V+| + |V-|)/100 * Qmaxj + Vinc (m3)
Avec :
V- : La plus grande valeur négative de la différence entre le
volume entrant et le volume sortant ;
30
Mahmoud Moussa, Alimentation en eau potable, Tunisie, 2002
148
V+ : La plus grande valeur positive de la différence entre le
volume entrant et le volume sortant ;
Qmax.j : Débit maximum journalier entrant
dans le réservoir (m3/j) ; Vin : Volume
d’incendie =120 m3.
IV.2. Dimensionnement du reservoir
Pour ce qui est de notre réservoir, nous prendrons un réservoir
circulaire, les dimensions principales seront déterminées à partir de la
relation suivante :
V réservoir = S réservoir H réservoir=(πD² /4).H réservoir
Donc : D V réservoir
H réservoir
Avec :
Vréservoir : Volume du réservoir (m3) ;
Sréservoir : Section de la cuve du réservoir en (m2);
D : Diamètre du réservoir (m) ;
Hréservoir : Hauteur d’eau dans le réservoir (hauteur de la cuve en
m).
La hauteur « H » peut être variée entre (3 ÷ 6) m cette hauteur peut
atteindre (7 ÷8) m dans le grand ouvrage.
Dans notre
cas, on peut
prendre H =
5m Donc :
4*2500
D =25.23 m =25 m
Calcul de la hauteur du réserve d’incendie :
Vinc= Sréservoir * Hinc
D’où :
Hinc = Vinc / Sréservoir
Hinc : Hauteur de la réserve d’incendie dans le réservoir (m).
Vinc : Volume d’incendie (m3).
149
Tableau 2: Les résultats du calcul du réservoir :
V(m3) S réservoir H D réservoir V incendie H
(m2) réservoir (m) (m3) incendie
(m) (m)
31
AYA, Alimentation en eau potable, P.234, 2009
151
IV.7 Dimensionnement de la conduite de vidange
Q A0 gh
152
Remarque :
La longueur de la conduite de vidange est de L=10 m, en PEHD, on
choisit une gamme de plusieurs diamètres D =150, 200,250 ,300 mm, et
on suppose que le régime d'écoulement est turbulent c’est-à-dire :
Re : nombre de Reynolds ;
Recr : nombre de Reynolds critique ;
C : coefficient de Chézy C - 1 R1/6
n
n : rugosité des matériaux n = 0,012 ;
R : rayon hydraulique, R=D/4 pour section circulaire ;
D : diamètre de la conduite (m) :
Rugosité absolue (=103m).
32
Cours en ligne hydraulique urbaine, INBTP, cours inédit, 2020
153
Figure 2.6 : Matérialisation de la réserve d’incendie
2.7. Entretient des réservoirs
Les structures du réservoir doivent faire l’objet d’une surveillance
régulière en ce qui concerne toutes les fissures éventuelles que les
phénomènes de corrosions sur les parties métalliques en raison de
l’atmosphère humide qui y règne.
Un soin particulier est à apporter au nettoyage des cuves ;
opération comporte plusieurs étapes telles que :
- Isolement et vidange de la cuve et élimination des dépôts sur les
parois ;
- Examen et réparations des équipements ;
- Désinfection à l’aide des produits chlorés et remise en service ;
L’entretient des réservoirs au niveau de la ville de Ain Beida est
existant mais il est irrégulier.
Résumons ce sous point en disant que la capacité du réservoir
dimensionné au niveau de la zone d’étude est de 2500 m3, alors que le
volume régularisé d’après les calculs est estimé à VR = 2190,35 m3.
154
V Recommandations pour la gestion du réservoir d’eau potable33
V.1. Définition
La gestion est définie comme étant une politique, permettant de gérer
un bien dans un état spécifié, ou en mesure d'assurer un service
déterminé. Donc gérer, c'est veiller aux opérations qui permettent de
conserver le potentiel du matériel, d'assurer la continuité de la
production et entretenir les ouvrages et les équipements ; bien gérer c'est
aussi assurer une opération à coût global minimum.
V.2 But de la gestion
La gestion des systèmes d’A.E. P a pour but :
D’assurer la pérennité des ouvrages par des opérations de
l’entretien.
D’assurer le diagnostic courant des réseaux et des ouvrages
mécaniques par des interventions de nettoyage, et de
maintenance,
L’exploitation par la régulation des débits et la synchronisation :
relevage, traitement, stockage et distribution…
V.3. Importance de l'entretien et de la maintenance
Pour la qualité du service et son coût pour l'usager, le poids d'un
entretien est d'une maintenance efficace et considérable. Le coût de cette
partie, face aux charges d'amortissement et de financement, peut varier
de 25% à plus de 50% selon la durabilité des ouvrages, la nature des
matériaux, et les conditions du financement. L'expérience du gérant
permet de limiter les coûts, tout en maintenant l'efficacité et la sécurité à
la desserte.
V.4. Maintenance :
La maintenance est un ensemble des mesures servant à préserver
l'état initial ainsi qu'à constater et évoluer l'état réel des dispositifs
techniques, d'un système d'alimentation en eau potable : en procédant
33
cours VRD pour élève ingénieur
http://www.doc-etudiant.fr/Methodologie/Outils-danalyse/Cours-Cours-vrd-detaille-
introduction-37195.html
155
régulièrement aux opérations d'entretien, d'inspection et de remise en
état.
Clapet
Vidange
Vanne à fermeture lente
Equipement de trop plein
Hydraulique Siphon pour réserve
d'incendie
Compteur
Canalisation de liaison
Purgeur d'air
Débit
Exploitation Niveau
34
Philippe Colbach, Conception des réservoirs de distribution d’eau, 2006
http://storage.canalblog.com/86/73/32427/32353642.pdf
157
Contrôle hebdomadaire.
Contrôle semestriel.
Conclusion
Notre étude a englobé tous les points qui touchent le plan
spécifique à la réalisation d’un projet d’alimentation en eau potable dans
la ville de Goma. Cas du Quartier Mabanga-Nord, Commune de
Karisimbi. Nous signalons que durant notre étude, une priorité a été
donnée surtout au côté technique pour assurer une pression convenable
et un débit suffisant aux abonnés. Après une analyse sur le site d’étude,
une estimation détaillée de totalité des besoins à l’horizon d’étude est
faite pour déterminer les différents débits (débit maximum journalière,
débit maximum horaire), ces débits nous a permis de dimensionner le
réseau de distribution, réservoir et l’étude de l’adduction.
Cette étude nous a permis de mettre en pratique, toutes les
connaissances que nous avons acquises dans tous les domaines de
l'hydraulique durant notre cycle de formation, et elle nous a permis de
découvrir le monde professionnel par la réalisation d’une telle étude à
partir des données réelles.
Références Bibliographiques
A. Les livres et journaux
1. Alouache Djamel, Etude du système d’alimentation en eau potable de la
ville de Mouzaia (w.Blida) , ENSH, 2003
2. Dunod F. Bernard, Eléments de construction à l’usage de l’ingénieur,
(Organes pour fluide), 4è édition (1969) 237
3. H. Aya, Alimentation en eau potable, 2009
4. Henri Charlent, Traité de plomberie, Garnier Technique, (1984), 14è
édition, 860 pages
5. J.L Frejacques, Etude sur les ouvrages d’art en zone sahélienne tropicale,
1966
6. M.Escand.L " Hydraulique générale", Tome II Edition, paris 1971.
7. M.meunier, "Les coup de bélier et la protection des réseaux d’eau, Paris
1980.
8. Mahmoud Moussa, Alimentation en eau potable, Tunisie, 2002
9. Philippe Colbach, Conception des réservoirs de distribution d’eau, 2006
158
10. R.delebecque, Calcul des diamètres et pressions des installations tome1
11. R.delebecque, Dimensionnement des installations d’eau chaude sanitaire
tome III, SDTBTP, 1969 (110 pages)
B. Les cours
1. Cours en ligne hydraulique urbaine
2. Cours VRD pour élève ingénieur
3. Jean-Loup Robert, hydraulique urbaine, 2004
159
Étude de réhabilitation de la route nationale numéro deux par la
méthode de HIMO. Cas du tronçon Sake-Bweremana
Par
35
Assistant à l’ISPT/Goma
36 Idem
37 Idem
38
Assistant à l’ISPT/Goma
160
1. Introduction
Ce présent article est intitulé « Etude de la réhabilitation de la Route
nationale numéro 2 par la méthode HIMO. Cas du tronçon Sake-
Bweremana. À ce qui concerne les réseaux routiers nationaux, les
processus d’instruction des projets d’investissement sont définis par
l’inscription au schéma directeur routier national jusqu’à la réalisation du
travail. Disons qu’un projet réseau routier suit différentes étapes d’études qui
permette d’en préciser progressivement les contenus ; les couts et les impacts.
Cela nous amène à dire qu’un réseau routier peut-être en terre ou revêtu. La
route en terre occupe une place importante dans le réseau routier congolais car
plus de 98% des routes sont en terre, contre 2% des routes revêtues.
39
Ass. TABALA, Notes de cours de Techniques de HIMO, G3, INBTP, P.119
161
Pour récolter ces données, la méthode historique et la technique
d’observation ont été utilisées pour apprécier nos recherches.
1. Revue de la littérature
1.1. La route
S’appuyant à la définition du professeur Evariste PHANZU40, la route
est un ouvrage bâti sur la surface du sol comprenant aussi ; bien des couches de terre
(structure de la route), des dispositifs de drainage et/ou de franchissement qui
permettent aux véhicules de circuler en toute aisance et sécurité. »
40
Evariste Phanzu, Op.cit,
162
Selon nos recherches menées, nous avons remarqué que le réseau
routier congolais comprend la :
Route nationale (RN)
Route provinciale
Route de desserte agricole
Route urbaines
1.3.1. Importance de la route
Jean-Loup Robert41 affirme que la route est importante sur
plusieurs plans :
I.I.I. Le plan social
La route facilite :
Les communications et les fréquentations entre les hommes et
l’échange des cultures.
L’implantation et l’accessibilité des infrastructures
communautaire (école, dispensaire, marchés, ...)
I.I.2. Le plan économique
La route permet :
L’évacuation des produits agricoles vers les centres de
consommation,
L’approvisionnement des campagnes en produits manufacturés
I.I.3. Le plan politico-administratif
La route nous facilite le contact entre les autorités politico-
administratives et leurs administrés.
2. Présentation de la méthode HIMO
2.1. Historique de la méthode HIMO42
Les programmes d’investissement à haute intensité de main d’œuvre
HIMO mis en place depuis des années 1970. Soulignons que le but
ultime de ce projet HIMO est d’influencer la politique d’investissement
dans le secteur du B.T.P (Bâtiment et de Travaux Publics) de manière à
obtenir un impact plus important sur la création des emplois et
l’éradication de la pauvreté en démontrant comment ces infrastructures
41
Jean-Loup Robert, hydraulique urbaine, 2004.
42
Evariste Phanzu, Op.cit , P.56
163
peuvent être créées et entretenues de manière rentable avec des
méthodes intensives en emploi et le programme durable dans la limite des
ressources d’investissement déjà existant.
43
Dictionnaire dentretien routier, 1988
44
Renaud, H., Ouvrage en béton armé, Paris, 2000
164
Sur le plan social
La méthode HIMO joue un grand rôle sur le plan social car elle
contribue de manière significative à la réduction du chômage en donnant
du travail aux paysans qui de surcroit voient leur vie quotidienne être
améliorée. Cet état de chose contribue de facto à la réduction de l’exode
rural et même ainsi au secteur rural de conserver son potentiel.
Sur le plan culturel
La méthode HIMO permet aux paysans d’acquérir des nouvelles
connaissances particulièrement sur le mode de gestion et de
comportement lorsqu’on n’a pas suffisamment de moyens ou de
capitaux costauds, etc.
Sur plan économique
La méthode HIMO permet au trésor public d’utiliser rationnellement
les maigres moyens qu’il possède au lieu d’investir dans le gros projet
susceptible de générer des dettes qui vont les enchainer et le réduire au
rang des éternels assistés.
165
Méthode mécanique Méthode HIMO
166
Tableau N°1 : Normes usuelles de productivité
I. PREPARATION
Grand arbre
167
en nombre
III. DRAINAGE
168
3.1. Prise en compte de la nomenclature routière
3.1.2 La chaussée
La chausse est la partie de la route destinée à la circulation des
véhicules (ou mieux, c’est la surface carrossable d’une route)
169
3.1.3. La plateforme
C’est la partie comprise entre le fossé ou le crête de talus en remblais
comprend des accotements plus la chaussée et voie auxiliaire.
3.1.4. L’assiette
L’assiette est l’espace du terrain réellement construit pour créer la
route (y compris le talus) c’est-à-dire dans la limite de terrassement.
3.1.5. L’emprise
Elle est la surface du terrain appartenant à la collectivité et délimite
les domaines publics.
3.1.6. Les accotements
Ce sont des zones latérales bordant extérieurement la chaussée et
peuvent être arasés ou surélevés.
170
3.1.11 Le dos d’âne
Le dos d’âne est une déformation transversale de la route à concavité
tournée vers le bas.
3.1. 12. Entretien routier45
L’entretien routier est un ensemble des actions entreprises pour maintenir
la qualité de la route et de ses équipements enfin d’assumer aux usagers des
conditions de sécurité et des conforts définies, le domaine de l’entretien à
réaliser sur une route concerne la chaussée, les dépendances, les ouvrages d’art,
les équipements de sécurité et de signalisation.
45
ADETS, Tableau des panneaux sur les devis, 1999
171
4. Le gravillonnage46
4.1. Définition
Le gravillonnage d’une route est une opération qui consiste à recouvrir
celle-ci d’une couche de mélange de gravier (50% soit 5), de sable (30%
soit 3) et d’argile (20% soit 2) assez épaisse et assez résistante pour :
Assurer la praticabilité de la route en toute saison et par
tous les temps ;
Empêcher les déformations de la chaussée dans des
conditions de charge de trafic normal.
Nous appuyant au cours d’entretien routier47, la décision de
gravillonner d’une route dépend des critères suivants :
La nécessité de la praticabilité de la route en toutes
saisons,
La densité du trafic ;
La qualité du sol naturel en place ;
La proximité des matériaux.
Cette opération est la plus coûteuse dans la réhabilitation d’une
route en terre, d’où on ne doit y recourir que dans les cas d’une stricte
nécessité. Pour notre projet, nous ferons le gravillonnage de PK27 au
PK50 et cela nécessite les activités à exécuter telles que :
46
Jean-Loup Robert, hydraulique urbaine, 2004
47
Cours , op.cit,
172
Calcul du volume des matériaux à recharger ;
Extraction ou foisonnement des matériaux à la carrière ;
Chargement ;
Transport ;
Déchargement,
Compactage.
4.2. Calcul de volume des matériaux à recharger
Longueur : 320m
Larguer : 5,10m
Epaisseur : 0,15m
V= L x lx ep
En tenant compte du coefficient de foisonnement, on a :
V = 320 x 5,10 x 0,15 x 1,2 = 293.8m3
4.4 Chargement
Concernant le chargement, nous dirons que le chargement des
matériaux se fera par des manœuvres :
Quantité = 293.8 m3
Productivité = 12 m3/HJ
La consommation en ressources humaines=293.812m3 HJ=25 HJ
4.5. Le transport
Généralement en technique HIMO, le mode de transport varient
suivant la distance :
Le transport peut s’effectuer au moyen de :
Brancards,
Brouettes,
173
Charrettes,
Remorques tractées et des camions bennes.
Concernant notre travail, nous avons opté pour le camion benne
basculante pour le transport des matériaux d’emprunt de la carrière
d’emprunt au chantier, étant donné que la distance de transport.
4.5. Déchargement et Epandage
Le déchargement se fera aussi avec le camion benne basculante qui
nous épargnera de la main d’œuvre. Après avoir terminé avec le
déchargement, suivra directement l’épandage afin de tirer profit de
l’humidité du sol pour le compactage. Les manœuvres utiliseront les
houes et les râteaux pour l’épandage des matériaux. L’épandage partira
de l’axe de la route en progressant vers les accotements. Toutefois, pour
la vérification de l’épandage, nous devons nous assurer que les matériaux
doivent être répandus de façon uniforme et que l’épaisseur (10-15cm) de
la couche des matériaux soit respectée afin qu’elle puisse facilement se
tasser et être bien compactée.
174
175
Conclusion
Nous voici au terme de cette recherche qui avait pour intitulé « Etude
de la réhabilitation de la Route Nationale numéro 2 par la méthode HIMO « Cas
du tronçon Sake-Bweremana ». Au cours de cette recherche, nous avons eu à
démontrer les avantages que présentent les techniques HIMO dans les
travaux de réhabilitation, l’organisation d’un chantier HIMO et
l’exécution des travaux. Etant donné qu’une grande partie du réseau
routier congolais 98% est constitués de routes en terre en utilisant les
techniques HIMO, qui est moins couteuse et utilise une mécanisation
légère en vue de désenclaver l’arrière-pays en facilitant ainsi les échanges
commerciaux entre l’arrière ville du pays vers les centres de
consommation.
Réitérons-les dans cette page, la méthode HIMO économise les
devises, injecte les liquidités dans l’économie locale, transfère le savoir en
matière des travaux routiers à la communauté locale, le savoir qui sera
utile pour l’entretien ultérieur, et la réduction des nuisances
environnementales. Disons qu’après la réhabilitation de cette route, les
autorités municipales et les communautés locales bénéficiaires de
l’ouvrage doivent montrer des équipes permanentes d’entretien de cette
voie afin de pallier aux dégradations rapides auxquelles est confrontée
une route en terre. Nous sommes très heureux d’avoir mené la présente
étude, passionnante du reste et s’inscrivant dans le cadre de notre
modeste contribution au développement de notre pays et au programme
initié par le Chef de l’État.
Bibliographie
1. Renaud, H., Ouvrage en béton armé, Paris, 2000
2. Evariste PHANZU, Cours de construction de route, INBTP, p.94
3. TABALA, Notes de cours de Techniques de HIMO, G3, INBTP, P.119
4. ADETS, Tableau des panneaux sur les devis, 1999
5. Renaud, H., Circulaire de principe de dimensionnement et l’équilibre des
charges(NF), 1990
176
Analyse critique du système coopératif face au développement
socio-économique de la population de Goma (2017 - 2021)
Par
48
Professeur à l’ISPT/Goma
49
Assistant à l’ISPT/Goma
50
Idem
51
Idem
177
Absract
In this work, our concern is to make a critical analysis of the cooperative system in the
face of the socio-economic development of the population of Goma between 2017 and
2021 knowing that this subject has already attracted the attention of several
researchers and approach it in different forms. The cooperative system becomes a
solution for the socio-economic development of the population in the sense that it
accompanies it in the creation of survival activities because, there is no development
without enterprise and enterprise without credits. We observe that the cooperative
system plays an important role in the socio-economic development of the people of
Goma.
1. Introduction
La problématique sur le crédit, épargne et développement socio-
économique de la population a déjà attiré l’attention de plusieurs
chercheurs et l’abordent sous différentes formes. Cette thématique peut
être abordée à travers l’analyse des grandes stratégies de l’Etat, le système
financier que les organisations de développement mettent en œuvre pour
éradiquer ou soit lutter contre la pauvreté. Selon Lelart M. (2005) voulait
comprendre la micro finance, ses atouts, ses limites et imaginer qu’elle
peut devenir dans une entité. A l’issue de ses investigations, constate que
la micro finance vient de la finance informelle. La finance informelle
parait avoir cédé la place à la micro finance informelle parce qu’elle
178
présentait des limites notamment celle relative au temps, à l’espace, mais
aussi on avait plus des difficultés d’avoir une idée précise et moins
générale de son rôle, de mesurer son impact sur le finance ment d’une
économie. Précise que, le secteur de la micro finance à travers la
transparence des institutions.
180
La coopérative contribue-t-elle au développement socio-
économique de ses membres ?
Quelles sont les contraintes auxquelles fait face une coopérative
dans la contribution au développement socio-économiques de
ses membres ?
Au des questions posés dans la problématique, ce travail porte
sur ces hypothèses suivantes :
Les membres des coopératives seraient bénéficiaires du
développement socio-économique à travers l’octroi des crédits et
micro-crédits
L’insuffisance des moyens financiers constituerait une contrainte
au financement des crédits de ses membres.
2. Méthodologie
Notre travail, porte sur la documentation des coopératives et des
IMF qui ont des références sur le développement à travers les
structures primaires de finance qui s’occupe des personnes qui n’ont
pas accès à des systèmes bancaires classiques. Tenant compte de nos
objectifs, nous avons consulté le Recueil du 20 Janvier 2001 des textes
législatifs règlementaires en matière de monnaie, de change, de crédit,
surveillance des intermédiaires financiers, lutte contre le
blanchissement des capitaux et le financement du terrorisme du
cabinet du président de la république (2011, p375) répertorie toutes les
coopératives agréées de la ville de Goma étant des structures qui font
l’objet de notre étude.
Nous avons remis des questionnaires aux membres et agents des
coopératives. Pour atteindre les résultats, nous avons d’abord procédé
à l’analyse des politiques outils) de la gestion des coopératives
d’épargne et de Crédits et relever les effets sur l’avenir, cela sur base
des données et des opportunités sur le marché financier des
coopératives dans la ville. Pour dépouiller les données, nous avons
dégagé les thèmes pour chaque question. Il sied de remarquer que,
aussi l’étude comparative de différentes solutions données, nous a
amené à comprendre en vue d’aboutir à une meilleure solution.
181
Ainsi notre population est constituée de tous les acteurs
économiques de la ville de Goma dans la province du Nord-Kivu, dont
beaucoup d’auteurs ont insisté sur sa potentialité , à savoir : sa position
géographique avec les pays de l’Est du Continent , son ouverture au
commerce extérieur et transfrontalier , l’agriculture et la fertilité du sol
écologie favorable aux cultures industrielles ,vivrières et à l’élevage du
gros ,du petit bétail et la volaille, la richesse minière du sous-sol, la
richesse de la flore, les sites touristiques, le potentiel hydro-électrique
et le dynamisme de la population .( Déo Bengehya Machozi, 2018, p.5)
Homme 264 72 ,1
Femme 102 27 ,9
182
Il est observé que sur la totalité des enquêtés 0,72 sont des hommes et
0,28 des femmes
Age
Moins de 21 ans 3 4 7 2%
21 à 30 ans 79 20 99 27%
31 à 40 ans 105 35 140 38 ,3%
41 à 50 ans 71 34 105 28 ,7%
60 à 70 ans 6 9 15 4%
TOTAL 264 102 366 100%
Source : nos enquêtes
La lecture de ce tableau des classes d’âges des membres enquêtés,
permet de constater que la tranche d’âges majoritaire est celle qui va de
31 à 40 ans. Cette tranche d’âges représente plus que le un tiers de
l’échantillon alors que les fréquences des autres classes y sont
représentées en faible proportions.
183
Tableau 4 : Répartition des membres selon l’ancienneté dans des
coopératives
Hommes Femmes Total Fréquence
Sexe
Ancienneté
184
Tableau 6 : Les avantages tirés des coopératives
Les déclarations des enquêtés, regroupées dans le tableau qui suit,
permettront de voir si la coopérative joue pleinement son rôle entant
qu’une composante de la micro finance.
Les avantages Effectif Fréquence en
%
Accès au crédit 171 46,7%
Régularisation des dépenses de 100 27,3%
ménage
Sécurisation de l’épargne 95 26%
TOTAL 366 100%
Source : nos enquêtes
Au vu du tableau ci-haut, il est remarqué que 46,7% des enquêtés
trouve un avantage d’accéder au crédit dans des coopératives, 27,3%
prouve que les revenus venant des activités financées par les
coopératives permettent de financer les dépenses de leurs ménages et
26% confirment qu’ils ont l’avantage de leurs épargnes.
Tableau 7 : Respect du montant sollicité lors de l’octroi des crédits
L’octroi de crédit dans une structure financière exige toujours une
étude préalable pour analyser la capacité de remboursement des
membres bénéficiaires de ce service. En-cours des enquêtes à ce sujet,
nous voulions savoir si toutes les demandes de crédits sont toujours
libérées ou pas.
Les avantages Effectif Fréquence en%
Accès à la totalité du crédit demandé 171 46,7%
Réduction du montant sollicité 100 27,3%
Demande déclassée 21 6%
Pas encore 74 20%
TOTAL 366 100%
Source : nos enquêtes
A la lumière de ce tableau, 46,7% confirment recevoir la totalité du
montant sollicité dans la demande, 27,3% des enquêtés reçoivent les
crédits avec réduction du montant demandé suite à l’incapacité du
remboursement, manque des liquidités mais aussi réduction des risques
liés aux circuits des distributions, 6% des enquêtés, les dossiers déclassés
185
suite à la minimisation des risques du non remboursement et 20% n’ont
pas encore eu besoin de crédit.
4.Discussion
Cette partie cherche à dégager les implications des résultats de nos
analyses présentées sur le système coopératif face au développement
socio-économique de la population de Goma. Des résultats obtenus
après analyses critiques confirment les hypothèses de départ selon
lesquelles, les coopératives jouent un rôle très important dans le
développement de ses membres. Dans le même ordre d’idée, (Yveson
DUKENSON,2011) dans son étude sur l’analyse des impacts de la micro
finance sur le secteur informel en Haïti pendant la période 1995-2010, a
186
voulu faire ressortir l’impact global de la micro-finance sur le secteur
informel à travers l’amélioration des conditions de vie des marchands
bénéficiaires.
À l’issue de ses investigations, il a pu démontrer que la micro-
finance à des impacts aussi positifs que négatifs sur le secteur informel
en Haïti pendant la période 1995-2010. Les impacts positifs sont
cependant plus significatifs et sont plus visibles sur la vie des petits
marchands bénéficiaires du micro-crédit, sur les recettes de l’Etat et dans
la réduction du chômage dans le pays alors que les impacts négatifs se
font sentir plus particulièrement sur la production nationale et dans
l’informatisation des activités économiques et dans la création d’un
processus d’endettement de certains bénéficiaires.
187
En ce qui concerne l’ancienneté des enquêtés dans les
coopératives, une grande partie de la période varie de 3 à 4 ans et plus
19,4% des sujets et moins d’un an à 12,9%. En rapport la question liée
au motif de l’adhésion 48,1% enquêtés confirment qu’ils adhérent suite à
la confiance envers la coopérative, 27% précisent qu’ils accèdent au
crédits sans beaucoup de difficultés et 24,9% pour la bancarisation de la
paie. Pour ce qui est des avantages tirés des coopératives 46,7% des
enquêtés précisent qu’ils ont accès au crédit, 27,3 régularisent les
dépenses de ménage et 26% pour la sécurisation de l’épargne.
5.Conclusion
Le système coopératif face au développement socio-économique est
très capital dans l’encadrement des acteurs des micros entreprises dans
une contrée d’émergence. Cette pratique doit s’appuyer sur la
capacitation des membres et les dirigeants des coopératives. Cependant,
au terme de cette recherche portant sur « l’analyse critique du système
188
coopératif face au développement socio-économique de la population de
Goma de 2017 à 2020 », nous sommes d’un objectif de savoir décerner le
rôle et la place des coopératives dans le processus de développement de
la population de Goma.
C’est ainsi que nous nous sommes posées des questions de savoir si
les membres des coopératives seraient bénéficiaires du développement
socio-économique à travers l’octroi des crédits et microcrédits et savoir
les contraintes auxquelles fait face une coopérative dans la contribution
au développent socio-économique de ses membres. En analysant cette
problématique nous sommes aux hypothèses qui confirment la
participation des coopératives dans le développement socio-économique
de la population Goma. Partant des analyses basées sur les thèmes de
nos recherches nous sommes aboutis aux résultats ci- après :
189
la compréhension d’une bonne utilisation des crédits octroyés de
l’épargne.
Bibliographie
1. Lelart M. (2008), Pratiques informelles et solidarité et stratégies de survie
en milieu urbain congolais, les micro-crédits, L’Harmattan, Paris.
2. Edouard Bitangalo Wasso (1995). Coopératives, marchés, principes
coopératives ; Bruxelles.
3. Yves Bernard / Jean-Claude COOLI.OP.CIT. (1987, P445)
Définie la coopérative
4. Bernard R, (1983, P138), Economie générale, ed,Hacgette,Paris.
5. Pierre Besbakh et Sofie G. (2008, P237). Dictionnaire de l’économie,
Paris, Larousse à présent, 2009.
6. Yveson Dukenson (2011) Analyse des impacts de la Micro
finance sur le secteur informel en Haà ti pendant 1995-2010.
Mémoire Online.
7. Ousmane Bah., La gestion du Risque de crédit : enjeux majeur pour les
banques (2008), Mémoire online.
8. Cherungwe Mudarhi Stéphane de Marie, De l’accès des femmes aux
crédits et son impact sur la vie socio-économique des ménages en ville de
Goma de 2011 à 2013. Cas de la Mec BETSAIDA, ISDR GOMA,
Mémoire inédit, 2013-2014.
9. Recueil des textes législatifs règlementaires en matière de
monnaie, de charge, de crédit, surveillance des intermédiaires
financiers, lutte contre le blanchissement des capitaux et le
financement du terrorisme. Cabinet du Président de la
République, 2011.
10. Dictionnaire, Le petit Larousse Illustré, éd. Larousse, Paris, 2009.%
190
Nom et ses enjeux en droit congolais
Par
To perfect our study, the legal method allowed us to exploit the exegetical method
which consists in knowing the will of the legislator in the matter finally treated to
make a perpetual questioning of the achievements to tend towards the best. And the
sociological method allowed us to carry out field trips, to find out how the texts of laws
52
Assistant à l’ISAGE/K-B
191
are applied. Such a methodology makes it possible to understand the impact of the
relationship between the legislator and society, to see how society submits to the law
and how society can influence the law through its behaviour.
1. Introduction
Le nom est un élément qui sert à désigner un être, une chose
(abstraite ou concrète). Le dictionnaire Larousse 2009 définit le nom
comme “mot servant à désigner une personne, un animal ou une chose
et à les distinguer des êtres de même espèce”. En ce qui concerne
l’identification de la personne physique par son nom, la présente loi
numéro 10-087 du 1er août 1987 portant code de la famille, apporte une
amélioration de la loi n°13-022 du 20 juillet 1973 relative au nom des
personnes physiques, le nom résume la personnalité de chaque individu.
C’est pourquoi, le législateur n’a pas cru devoir adopter comme principe
de base, le système patronymique adopté par la loi précitée. Il a préconisé
au contraire de laisser au père et mère l’entière liberté du choix du nom
de l’enfant, de manière à permettre aux différentes convictions
traditionnelles de pouvoir s’exprimer (53).
Par cet effet, il est important de saisir que le nom est une institution
de police, il constitue un élément d’ordre public et de sécurité juridique
qui, comme tel, échappe au pouvoir discrétionnaire de la personne. Ce
nom sert essentiellement à l’Etat, il lui permet d’organiser une mesure de
police administrative. En identifiant la personne, l’Etat fait régner, en
53
Exposé de motif de la loi n°87-010 du 1er aout 1987 portant code de la famille, telle que modifié et complété
par la loi n°16/008 du 15 juillet 2016, In JORDC, numéro spécial, 2016.
192
quelque sorte l’ordre et la paix ; l’organisation de l’état civil est également
le corolaire de cet état de fait.
2. Méthodes et techniques
Méthodes
La méthode scientifique désigne l’ensemble des canons guidant ou
devant guider le processus de production des connaissances scientifiques,
qu’il s’agisse d’observations, d’expérience, des raisonnements, ou de
calculs théoriques55.
54
AMISI HERADY, Droit civil : les personnes, les incapacités, la famille, 4e éd., EDUPC, Kinshasa, 2016, p.
74.
55 R. DESCARTES, Discours de la méthode pour bien conduire la raison et chercher la vérité dans les
57
Idem.
58
R. KARL KOPPER, « La cacophonie des théories en sciences sociales, In Critiques du savoir
politique, 1990, p. 107.
194
3.1. Les fonctions du nom
Il sied de noter qu’ici, il est question d’examiner le nom au sens large
(1 paragraphe), et les attributions du nom (2ème paragraphe) pour mieux
er
59
CARBONNIER J., Les personnes, personnalité, incapacités, personnes morales,
Paris, PUF, 1995, p. 49.
60
MULUMBA KATCHY, Introduction à l’étude du droit coutumier congolais,
Kinshasa, éd. Solidarité africaine, 2011, p.39
61
CARBONNIER J., op.cit., p.49.
62
Article 56 « tout congolais est désigné par un nom composé d’un ou de plusieurs
éléments qui servent à l’identifier.
Le prénom, le nom et le post nom. »
63
TERRE F, Introduction générale au droit, 4e éd. Paris, Dalloz, 1998, p.329.
64 AMELI F., Droit civil : introduction, les personnes, les bien, Paris, Montchrestien, 2000, p. 145
195
nom a connu une évolution matérialisée d’abord par la loi numéro
73/022 du 20 juillet 1973 relative au nom des personnes physiques,
ensuite par la loi numéro 10/087 du 1er Aout 1987 portant code de la
famille. Celle-ci a créé dans le code de la famille un chapitre intitulé « Du
nom » composé des articles 56 à 71 qui, non seulement pose les
principes généraux, mais organise également les modalités de
l’attribution, du changement, de la modification et de la radiation du
nom.
b. Composition du nom
Dans la série des mots qui peuvent servir à nommer lato sensu une
personne, il en est deux qui sont essentiels et se retrouvent toujours : le
nom de famille et le prénom. D’autre (pseudonyme ou surnom, particule,
titre de noblesse) ne sont que des accessoires exceptionnels (65). En droit
occidental, notamment en droit français et belge, le nom d’une personne
comporte généralement les éléments suivants :
- Le nom patronymique ou le nom d’une famille : En principe, le
nom patronymique d’une personne déterminée, est celui de la
famille à laquelle elle est attachée. C’est la marque de
l’appartenance d’un individu a une famille (66). Suivant
l’anthropologie c’est le nom de famille hérité du père, ce nom se
transmet par la filiation.
- Le prénom : si dans la désignation de la personne, le nom
patronymique représente l’appartenance familiale, le prénom est
le discriminant individuel (67). Le prénom est un accessoire qui
précède le nom et sert à individualiser la personne des autres
membres de sa famille. Eventuellement on peut également
trouver les éléments accessoires du nom dont :
- Les surnoms, appellation différente du nom patronymique et qui
est attribuée à une personne part les tiers, le public. Il n’a aucune
valeur juridique. Le surnom vient généralement des autres, à la
65
CARBONNIER J., op.cit. p. 49.
66
TERRE F. et FENOUILLET D., Droit civil : les personnes, la famille, les
incapacités, Paris, Dalloz, 1996, p.127
67
CARBONNIER J., op.cit. p.63.
196
différence du pseudonyme, que l’on se donne à soi-même. A titre
d’exemple, nous citons Fatshi Béton pour designer l’actuel chef
de l’Etat congolais, qui de son vrai nom est Felix Antoine
Tshisekedi.
- Le pseudonyme qu’une personne s’attribue pour
l’accomplissement d’une activité sociale. Il s’agit d’un nom de
fantaisie librement choisi pour masquer au public sa personnalité
véritable dans l’exercice d’une activité particulière (68). Ces
derniers mots sont trop restrictifs dans le sens ou, le pseudonyme
peut être recouru, non seulement dans l’exercice d’une activité
professionnelle, artistique, commerciale, mais aussi dans des actes
privés pourvu que cela ne tente pas à tromper les tiers ou nuire à
ceux-ci. A titre d’exemple nous citons l’artiste musicien Koffi
Olomide alias Mopao Mokonzi, qui de son vrai nom est Antoine
Christophe Agbepa Mumba, lors de ses différentes productions
on affiche que son pseudonyme. Le pseudonyme est un nom
d’emprunt choisi par celui qui le porte afin de dissimiler son état
véritable.
Il sied de noter que, le pseudonyme ne pouvant être qu’un nom de
fantaisie, on ne peut prendre pour pseudonyme un nom auquel on a
droit. Les titulaires d’un nom patronymique peuvent donc s’opposer à
l’utilisation de ce nom par un tiers à titre de pseudonyme des lors que
cet emploi risque de créer une confusion préjudiciable (69). Le
pseudonyme en tant que création de l’esprit. Le nom littéraire ou
artistique est comparable au nom commercial en ce qu’il fait l’objet
d’une certaine approbation. Celui qui par usage prolongé et la
renommée, a acquis un droit sur le pseudonyme peut le défendre
contre des tiers qui prétendraient se servir d’un pseudonyme
semblable, ou même l’appliquer comme marque d’un produit (70).
68
AMISI HERADY., op. cit, p .71.
69
TERRE F. et FENOUILLET D., op. cit, p.155
70
CARBONNIER J., op. cit, p.38.
197
plusieurs éléments qui servent à l’identifier (71). Il en découle que le droit
congolais n’organisait pas le post nom encore moins le prénom. Il
admettait par ailleurs que le nom peut être composé d’un ou de plusieurs
éléments. Malgré la précision apportée par la loi sur cette matière, dans la
pratique il se constatait que sur les documents officiels comme le
passeport, carte d’identité et autre, comprenaient les mentions prénom,
nom et post nom, cela en violation avec la loi de 1987.
71
Ce principe posé à l’article 1 de la loi du 20 juillet 1973 était reconduit à l’article
56 du code de la famille
198
Quels que soient les mobiles pouvant servir de prétexte à cet arrêté,
le ministre de la justice devrait à notre avis, transmettre son projet de loi
au parlement pour compétences (72).
72
KABWA KABWE G., Droit civil congolais, tome1 : les personnes, les
incapacités, Kinshasa, PFDUC, 2016, p.46.
73
KABWA KABWE G., op. cit, p.49.
199
En effet, en dépit de sa promulgation, une grande partie de la
population continuait à fonctionner encore en se référant à un registre
endogène propre. A l’intérieur de la plupart de tribus présentes en
République Démocratique du Congo, les modalités de dation du nom se
réalisaient en application de la coutume, selon leur appartenance au
système matrilinéaire ou patrilinéaire (74).
74
MWANZO IDIN AMINYE E., Cours de droit civil, les personnes –la famille-les
incapacités et capacités, Université libre de Kinshasa, 2012, p.33.
75
AMISI HERADY, op. cit, p .78.
76
Exposé des motifs code de la famille.
200
- La loi numéro 87-010 du 1er aout 1987 portant code de la
famille
L’objectif que s’était assigné le législateur à travers cette réforme,
était de concilier la loi tant à la modernité qu’à l’authenticité congolaise.
La loi de 1973 sur le nom devrait dans ce contexte être revue aux fins de
son adaptation aux réalités culturelles congolaises. La loi sur le nom fut à
l’occasion intégrée dans le code de la famille, et y constitue à ce jour le
premier titre du titre 1 relatif à l’identification de la personne physique. Il
comprend quinze articles allant de l’article 56 à 71. L’essentiel de la
philosophie de la loi antérieure, a été reconduit dans la nouvelle loi. On
note cependant une innovation apportée par celle-ci a l’article 59 alinéa
1er. Cette disposition stipule en effet, que « l’enfant porte dans l’acte de
naissance le nom choisi par ses parents ». Cette disposition met ainsi fin
au système patronymique et consacre à la place le principe de
l’attribution du nom.
77
KABWA KABWE G., op. cit, p.49.
78
AMISI HERADY, op. cit, p. 78.
79
Art. 99, al.1 du code de la famille.
201
Si le père de l’enfant n’est pas connu ou lorsque l’enfant a été désavoué,
l’enfant porte le nom choisi par la mère (80). Lorsque la filiation
paternelle est établie après la filiation maternelle, le père pourra joindre
un élément du nom choisi par lui. Si l’enfant a plus de quinze ans, son
consentement personnel est nécessaire (81).
80
Art. 59. al.2 du code précité.
81
Art. 59. al. 3 du même code.
82
Art. 60 du même code.
83
Art. 62, du même code.
202
contraires aux bonnes mœurs ni revêtir un caractère injurieux, humiliant
ou provocateur (84).
89
Ar. 59 du code de la famille
90
Cet amendement est proposé au dernier alinéa de l’article 59 du code de la
famille.
91
CARBONNIER J, op. cit, p.1109.
205
personnes un lien juridique de filiation non fondée sur un lien de
sang ou d’une filiation exclusivement juridique qui repose non sur
une réalité biologique, mais sur une réalité affective (92).
L’article 63 du code de la famille donne la possibilité à l’adopter de
porter le nom de l’adoptant. Il ne s’agit pas d’une obligation légale
comme c’est le cas en droit français, en cas d’adoption plénière. Car,
dans ce cas, l’adopté prend toujours le nom de l’adoptant. En droit
congolais, c’est plutôt une faculté que la loi laisse à l’appréciation des
adoptants. Ils sont libres de maintenir ou non le nom originaire de
l’adopté. Mais, si l’adopté est âgé de quinze ans, son accord est requis.
92
AMISI HERADY, op. cit, p.372.
93
KABWA KABWE G., op. cit, p.52
94
TERRE F. et FENOUILLET D., op. cit, p.135.
206
nom de naissance. Si, elle se décide d’user du nom de son mari, le nom
de ce dernier est alors adjoint au sien. Ainsi la jeune fille qui s’appelait
par exemple Esperance Mukongo Kubaswagila avant son mariage pourra
à l’occasion de son mariage avec Monsieur Emmanuel M’kyoku Yangya,
décider de joindre le nom de ce dernier au sien. Elle pourra ainsi porter
le nom d’usage de Madame Esperance M’kyoku Mukongo.
95
KABWA KABWE G., op. cit, p.53.
96
Article 60 du code de la famille.
208
l’état civil dresse à l’occasion un acte tenant lieu provisoire de naissance
qui énonce le nom qui est donné à l’enfant.
97
Article 64 du code de la famille.
209
8. Nature du droit au nom
François Ameli fait état de la controverse doctrinale sur la nature
juridique exacte du nom (ou du droit au nom) :
5. Une partie de la doctrine y voit un droit de la propriété. Certains
ajoutent même que le titulaire de ce droit n’est pas unique. Ils
considèrent que le droit au nom serait un droit de propriété
familial, au même titre que, par exemple, le caveau de famille ou
certains souvenirs de la famille.
6. Un second courant doctrinal fait du nom une composante des
droits de la personnalité. La nature reconnue au nom, serait la
même que celle du droit à l’image, du droit au respect de la vie
privée, etc.
7. Une troisième catégorie d’auteur considère que le droit au nom
est, certes un droit extrapatrimonial, mais qu’il a, cependant la
nature d’un droit individuel et familial. Une chose est certaine, le
nom participe tout à la fois d’un droit individuel et familial. Il
pose, en même temps, des problèmes au point de vue de la police
administrative. Son régime juridique nous le montre bien. Sa
transmission dépend de considérations familiales, la possibilité
d’en changer ainsi que de l’adapter à certaines circonstances
constitue la manifestation du caractère individuel du nom et le
fait de reconnaitre comme un droit de la personnalité. En
revanche, les garanties et les contraintes qui entourent le
changement du nom font immédiatement penser aux exigences
de police administrative auxquelles l’Etat doit satisfaire (98).
Il y a cependant exception à cette règle lorsqu’il s’agit du nom
commercial. Par son attrait sur la clientèle, le nom commercial représenté
une valeur patrimoniale, il est cessible avec le fonds de commerce dont il
constitue un des éléments (99).
98
AMISI HERADY, op. cit, p.72.
99
Idem, p. 73.
210
9. Caractère du nom
Les caractères du nom peuvent être décrits comme suit :
Le nom est un droit : l’individu peut porter le nom qui lui est
légalement attribué pour se designer et se faire designer dans
toutes les occasions de la vie. Chacun est en effet en droit d’user
de son nom dans tous les actes de la vie civile, dans les actes
juridiques, professionnels et commerciales.
Le nom est un droit extrapatrimonial. Il est indisponible et ne
peut faire l’objet de commerce juridique. Il est incessible, en ce
sens que le titulaire d’un patronyme ne peut le vendre pour avoir
de l’argent, ou le léguer par testament pour, par exemple, en
empêcher l’extinction.
Le nom est un droit de la personnalité : il identifie la personne, il
confère, en effet, à son titulaire et le droit de s’en servir dans ses
diverses activités, et le droit de se défendre contre les usurpations
de son nom. Elément de la personnalité, le nom n’est pas une
valeur du patrimoine, faire d’un élément extrapatrimonial l’objet
d’un droit de propriété patrimoniale serait confondre l’être et
l’avoir.
Sur la tête de celui qui le porte, le nom est un signe qui coiffe son
état, le verrait –on, au départ, comme plaqué sur sa personnalité, le nom
tendrait à s’y intégrer, à s’identifier à elle, jusqu’à devenir le support des
autres éléments de l’état, le repère de l’identité de la personne, le siège de
l’amour propre, de l’honneur. La personne est à ce point liée à son nom
qu’elle vit dans la mémoire quand elle laisse un nom, et que son
souvenir s’efface avec l’oubli de son nom, ainsi le nom est-il,
indivisiblement, une marque de citoyenneté, un repère généalogique et,
en chacun, une composante de son être.
211
porter ce nom, de s’en designer, toutes les fois du moins que des
conséquences juridiques sont en vue.
Le nom est imprescriptible : le droit au nom n’est pas susceptible
de prescription extinctive. Nul ne peut, en effet, être privé de son
nom en motif qu’il ne s’en est pas servi pendant un certain laps
de temps ou pendant longtemps. Le nom ne se perd donc pas
par le non usage.
Le nom a un caractère culturel : il doit refléter la culture
congolaise. C’est pourquoi, il doit impérativement être puisé dans
le patrimoine culturel congolais. Le législateur voudrait en
quelque sorte que par le nom, l’on puisse avoir une présomption
que la personne détient la nationalité congolaise.
Le nom est une institution de police : il constitue un élément
d’ordre public et de sécurité juridique qui, comme tel, échappe au
pouvoir discrétionnaire de la personne. Le nom sert
essentiellement à l’Etat, il lui permet d’organiser une mesure de
police administrative (100). En identifiant la personne, l’Etat fait
régner, en quelque sorte, l’ordre et la paix, l’organisation de l’état
civil est également le corollaire de cet état de fait (101). Institution
de police civile, le nom constitue un facteur d’ordre et un
élément d’individualisation, c’est sa fonction sociale. De cette
considération découle, notamment le caractère immuable du
nom.
Le nom est immuable : en principe, on ne peut en changer
volontairement, selon son bon plaisir. L’article 56 code de la
famille édicte le principe que l’ordre de déclaration des éléments
du nom et leur orthographe sont immuable. De même l’article 64
dispose que : « il n’est pas permis de changer de nom en tout ou
en partie ou d’en modifier l’orthographe ni l’ordre des éléments
tel qu’il a été déclaré à l’état civil »
Il en résulte que personne n’est autorisée à changer, à modifier ou
même inverser ou intervertir, comme bon lui semble, les éléments de son
nom tels que déclarés à l’état civil. La raison d’être du principe de
100
AMELI F, op. cit, p.146.
101
Idem.
212
l’immutabilité du nom est la manifestation de la fonction de police
administrative du nom : plus on permet facilement aux individus de
changer de nom et plus on rend difficile leur identification dans la
société. La société baignerait en effet dans l’insécurité totale si chacun
pouvait, a son guise, du jour au lendemain, porter des noms différents
sans motifs légitimes à ce changement (102).
102
AMISI HERADY, op. cit, p. 75.
103
Idem.
104
Art. 64, al. 2 du code de la famille.
105
Art 62 du code de la famille.
106
Article 63 du code précité.
213
d. Le ministère public ou toute personne qui en a intérêt peut
demander au tribunal de paix du ressort du domicile du
défendeur d’ordonner la radiation en tout ou en partie du nom
inscrit en violation de l’article 58 et le remplacement de celui-ci
(107).
Dans tous ces cas, le tribunal doit prendre soin, en examinant la
requête ou la demande que l’intérêt des tiers ne soit pas compromis par
le changement, la modification ou la radiation du nom (108)
4. Conclusion
La présente réflexion, nous a permis de comprendre comment est-ce
que le nom est organisé en droit positif congolais en ce qui concerne
l’identification de la personne physique. Dans l’examen de notre sujet, il
nous a été d’une grande utilisé d’examiner la loi numéro 16/008 du 15
juillet 2016 complétant et modifiant la loi numéro 10-087 du 1er aout
1987 portant code de la famille, qui apporte une amélioration de la loi
numéro 13-002 du 20 juillet 1973 relative au nom des personnes
physiques en ce qui concerne le système patronymique.
La loi du 20 juillet 1973 consacrait à son article 3 que le premier
élément du nom de l’enfant doit être le même que celui de son père ou
de toute personne qui exerce l’autorité paternelle. Il en découle une
consécration du principe du patronyme, tout enfant par sa naissance,
suivant le législateur de l’époque, avait l’obligation de porter d’abord par
principe le nom de son père dans son premier élément du nom.
L’application de cette loi importée d’occident avait rencontré dans
certaines entités du pays une résistance dans sa mise en œuvre parce que
dans la plupart de tribus présentes en République Démocratique du
Congo, les modalités de dation du nom se réalisaient en application de la
coutume, selon leur appartenance au système matrilinéaire ou
patrilinéaire. Pour pallier à cette situation, le législateur de la loi numéro
87-010 du 1er aout 1987 à travers cette réforme, va concilier la loi tant à
la modernité qu’a l’authenticité congolaise. L’article 59 alinéa 1er de la loi
107
Article 65 du même code.
108
Article 66 du même code.
214
précitée stipule que « l’enfant porte dans l’acte de naissance le nom choisi
par ses parents ». Cette disposition met ainsi fin au système
patronymique et consacre à la place le principe de l’attribution de nom.
Dès lors, il est permis aux parents de donner à l’enfant, soit son
propre nom, soit le nom d’un proche parent, d’un ami, soit même un
nom qui rappelle un évènement de la vie. Ainsi le code de la famille, tel
que modifier en ces jours, consacre le principe de la liberté de choix du
nom reconnu aux parents. En effet, il sied de signaler que le nom est l’un
des principaux moyens qui permet d’individualiser une personne. Il
constitue un élément d’ordre public et de sécurité juridique qui, comme
tel, échappe au pouvoir discrétionnaire de la personne.
Bibliographie
I. Ouvrages
1. Ameli F., Droit civil : introduction, les personnes, les bien, Paris,
Montchrestien, 2000.
2. Amisi Herady, Droit civil : les personnes, les incapacités, la famille, 4e
éd., EDUPC, Kinshasa, 2016.
3. Carbonnier J., Droit civil les personnes, incapacités, personnes morales,
Paris, PUF, 1995.
215
4. Descartes R., Discours de la méthode pour bien conduire la raison et chercher la
vérité dans les sciences, An Maire imprimerie, Leyde, 1637.
5. Kabwa Kabwe G., Droit civil congolais, tome1 : les personnes, les
incapacités, Kinshasa, PFDUC, 2016.
6. Mulumba Katchy, Introduction à l’étude du droit coutumier congolais,
Kinshasa, éd. Solidarité africaine, 2011.
7. Terre F, Introduction générale au droit, 4e éd. Paris, Dalloz, 1998.
8. Terre F. et Fenouillet D., Droit civil : les personnes, la famille, les
incapacités, Paris, Dalloz, 1996.
216
Folie et symbolique du baobab dans Le baobab fou de Ken Bugul
Par
Bahanuzi Marara Pierrot109
Résumé
Dans cette recherche, nous volons montrer l’intérêt esthétique caché dans le titre le
baobab fou ainsi que l’apport de l’écrivain Ken Bugul dans la littérature négro-
africaine moderne. Il ‘agit d’exploiter la richesse sémantique et stylistique que renferme
« le baobab fou » et surtout le caractère énigmatique ou évocatif du titre. Les
indices de la folie et leurs manifestations dans les énoncés permettant d’éprouver le
plaisir du texte dans toutes ses dimensions et, ainsi, accéder pleinement à
l’enchantement du signifiant.
Partant de la pragmatique et de la sémiotique, nous trouvons que le baobab fou
renferme une métaphore se rapportant aux hommes, a la société moderne et que la folie
du baobab ne serait qu’un prétexte, un trompe l’œil se réclamant de la raison. Ce
roman sous analyse retrace les réminiscences d’une vie paysanne africaine évoquée dans
la solitude occidentale. D’où une écriture soit ésotérique, occultée par des images «
Le Baobab » aux allures surréalistes et ou le lyrisme ne joue qu’un rôle mineur.
Mots clés : Folie, symbolique, Baobab, bizarrerie
Abstract
In this research, we fly to show the aesthetic interest hidden in the title the mad baobab
as well as the contribution of the writer Ken Bugul in modern Negro-African
literature. It is a question of exploiting the semantic and stylistic richness contained in
"the crazy baobab" and especially the enigmatic or evocative character of the title. The
clues of madness and their manifestations in the statements allowing to experience the
pleasure of the text in all its dimensions and, thus, to fully access the enchantment of
the signifier.
Starting from pragmatics and semiotics, we find that the crazy baobab contains a
metaphor relating to men, to modern society and that the madness of the baobab would
be only a pretext, a trompe l'oeil claiming reason. This novel under analysis retraces
the reminiscences of an African peasant life evoked in Western solitude. Hence a
writing is esoteric, obscured by images "The Baobab" with surreal looks and where
lyricism plays only a minor role.
Keywords: Madness, symbolism, Baobab, weirdness
109
Assistant à l’ISAGE/Kahuzi-Biega
217
1.Introduction
Le Baobab fou est un récit inscrit dans un contexte spatio-temporel
comprenant un état initial et un état final. Le récit passe par la voie d’une
narratrice qui raconte sa propre histoire. Les indices de la folie et leurs
manifestions, dans les énoncés, permettent d’éprouver le plaisir du texte
dans toutes ses dimensions et ainsi accéder pleinement à l’enchantement
du signifiant. Ken Bugul est, à la fois narratrice est personnage central du
roman.
En effet, le caractère énigmatique que renferme le titre « Le
Baobab fou » nécessite d’en exploiter les contours littéraires en vue de
s’imprégner des virtualités sémiques que l’énoncé titrant est susceptible
de générer en lui-même. Ainsi, les questions principales sont-elles
déductibles des caractères énigmatiques et métaphores du roman :
- À quoi renvoie la symbolique du Baobab ?
- Quelle est la signification ou la signifiance portée implicitement
par le Baobab fou ?
218
La sémiotique ne s’attache qu’à un niveau d’analyse, la narrativité.
A partis de toutes ses formes discursives possibles (récits oraux ou écrits,
nouvelles et faits divers de journaux, film…), la sémiotique essaie de
déterminer l’ensemble de loi qui rendent en partie de cet élément central
de notre vie quotidienne, le fait de raconter ». (GREIMAS, 1976 :81).
219
Partant de cette acception, nous comprenons que la pragmatique
concerne, donc, la production du sens dans le système des signes. Dans
le cadre de notre travail, la pragmatique nous permettra de pénétrer
l’énoncé titrant Le Baobab fou et sa signification qui fonde, à partir du titre
une problématique du ou des sens. Bref, la pragmatique nous permettra
d’étudier des signes en situation, c’est-à-dire la somme des idées que
nous pouvons avoir au sujet des conséquences pratique des actions
possibles sur la folie du baobab et qi concerne la vie courante.
Etant donné que le locutoire est l’apanage de la sémiotique et
l’encrage référentiel, les relations découvertes par l’analyse de discours ou
analyse conversationnelle porteront sur de fragments discursifs ou
argumentatifs. Elles excèderont, donc, le lien anaphorique entre phrase
ou le lien coréférentiel entre propositions. Le contexte une fois restitué
dans sa cohésion et sa combinatoire propre, Nous permettras de
recouper les macro-unités et de les comprendre.
Le contexte référentiel nous permettra de découvrir les séquences
des signes et leurs sens par rapport à leurs référents, c’est-à-dire le
monde des objets et des états des choses. Ainsi, nous relierons peu à peu
les phénomènes grammaticaux de la personne, de la modalité, du mode,
du temps et de l’aspect aux indices référentiels. Il s’agira, dans ce cas de
la pragmatique indexicale ou toute partie de la description linguistique
met en place un métalangage comportant des symboles pour les
interlocuteurs, les lieux, le temps et aussi, le symbole « dire ».
En, effet, au-delà du baobab, correspond un contenu sémantique
ressortant de l’implicite, la résultante de sens disséminés dans le texte et
le non-dit suggéré. La sémiotique est donc une analyse du texte par le
texte et la pragmatique appréhende le texte c’est-à-dire un acte dans un
contexte énonciatif en voyant ses valeurs illocutoires, perlocutoires. Ces
signes ne sont ni le fait ni hasard ni celui de la gratuité, ils sont produits
en fonction d’une intention et pour produire un effet sur l’interlocuteur.
220
D’après Delfau Gérard et Roche, « la structure concerne
l’organisation des éléments ordonnés en lieux déterminés, des différentes
façons selon lesquelles, en occurrence d’une unité peut être constituée
par des occurrences d’unités inferieures ; seules, certaines combinaisons
sont admises » (Delfau et alii, 1974 :89).
Partant de la structure, nous voulons orienter notre curiosité sur
l’intrigue de notre roman ouvrage qui nous a fort attiré. Cette partie va
s’articuler sur la disposition, l’agencement de partis dans notre roman
d’étude. De ce fait, pour une bonne structuration, nous parlerons, de
prime a bort, de la structure formelle, puis, de la structure interne.
222
Ce passage que nous retrouvons à la page 25 est suivi d’un
fantastique qui annonce déjà une impasse :
« Pour indiquer la demeure, il fallait indiquer le Baobab géant. A quoi
pouvait penser la mère sous le baobab ? Souffrait-elle ? Le Baobab
aussi, on se demandait en quoi il pensait, car parfois il se mettait à rire,
parfois a pleurer et cela arrivait aussi, il s’endormait pour rêver » (p.
25).
À travers ce passage et beaucoup d’autres, nous remarquons que
le roman est caractérisé par un profond réalisme et un racinement dans
son terroir. Des orientations dominantes sont les réflexes philosophique,
l’évolution, l’exaltation et la critique sociale. Lisons l’extrait suivant :
224
désenchantement et du malaise des Africains devant le sort réservé à leur
continent. Le thème « despotisme tropical », la dénonciation des organes
qui, ont confisqué le pouvoir, commendent les œuvres d’Alioum-
Fantouré (le cercle des tropiques 1972 de Tierno Monenemba, Les
crapauds brousse, 1979 ; de Sonny Labou Tansi, La vie et demie, Henry
Lopes, Le pleurer-rire, 1982. L’incertitude existentielle du jeune homme de sable
(1979) de William Sassine, comme Le sentiment de perte d’existence du héros de
l’Ecart (1979) de V.Y Mudimbe attestent du désarroi de cette génération.
À partir de Ken Bugul, notons que toutes ces femmes vont élever
la voix en parlant d’elles-mêmes c’est-à-dire de la frustration dans
laquelle elles évoluent, des abus d’une société patriarcale qui les brime.
Pour Elles, la femme symbolise l‘Afrique qui souffre, qui subit toutes les
humiliations, toutes les peines ; d’où, l’accomplissement d’une
conscience longtemps brimée par le geste apocalyptique de libération
culturelle. D’où, écrire sur la folie ou par le biais de la folie devient une
arme dans le combat socio-culturel ou socio-politique.
Le retour aux sources africaines qui renait dans les esprits
inspirés par la nostalgie pousse ses écrivains à produire des œuvres dont
les thèmes perpétués sont la révolte, l’angoisse existentielle, l’exaltation
de la conscience nationale, de la liberté de l’homme, l’égalité des sexes et
de la dignité du Noir. Au lieu de nous des arrêter sur les valeurs
formelles de constituant de l’énoncé titrant, nous axons notre étude sur
son sémantisme.
3. Structure interne
Dans la première structure, nous avons orienté notre attention
sur le contenu sémantique du titre et de l’œuvre. Pour cette dernière
partie, nous allons, focaliser notre attention sur les indices de la folie et
de la symbolique du Baobab.
3.1. La folie est la symbolique du baobab
Dans cette partie, nous entendons cerner les signaux dans leur
dialogue avec le texte, d’une part et avec le lecteur, d’autre part.
Appréhendé tel quel, le titre « Le Baobab fou » constitue une balise riche,
225
par la conjonction des fonctions indexicales et énonciatives ou
pragmatiques qu’il remplit.
227
« Ah ! Afrique, malgré tout tu résistes » (p.121)
Dans ces deux phrases et dans beaucoup d’autres, la pensée du
personnage est captée. L’écriture devient une sorte de photographie des
idées qui jaillissent dans l’esprit du personnage.
230
II.3. La bizarrerie langagière
231
« Le fruit de l’amour volé à l’amour » (P.55)
« Déçue, j’étais déçue » (P.56)
Ces répétitions surtout du mot « baobab » que nous retrouvons
plus au moins 65 fois dans le roman, ou encore de certaines phrases
constituent des balises incontournables, car elles rendent compte du
caractère psychologique et esthétique de l’auteur. A l’aide de la
pragmatique et de la sémiotique, nous venons de nous imprégner de la
construction narrative du baobab fou » qui est une histoire inscrite dans
le contexte spatio-temporel comprenant un état initial un état final. Le
récit passe par la voix d’une narratrice qui raconte sa propre histoire.
Conclusion
Bibliographie
I. Ouvrage de base
233