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Bacc Philo Blanc Regional Session 2025 A1 A2

Le document présente les épreuves du baccalauréat blanc régional de philosophie pour les séries A1 et A2, comprenant des exercices d'association de définitions et des questions à choix multiples. Les candidats doivent également traiter un sujet de dissertation sur la question de savoir si la violence peut mettre fin à l'injustice, ou un commentaire de texte d'Henri Bergson sur l'impact des machines sur l'homme. Les axes d'analyse et les références philosophiques sont fournis pour guider les candidats dans leur réflexion.

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Le document présente les épreuves du baccalauréat blanc régional de philosophie pour les séries A1 et A2, comprenant des exercices d'association de définitions et des questions à choix multiples. Les candidats doivent également traiter un sujet de dissertation sur la question de savoir si la violence peut mettre fin à l'injustice, ou un commentaire de texte d'Henri Bergson sur l'impact des machines sur l'homme. Les axes d'analyse et les références philosophiques sont fournis pour guider les candidats dans leur réflexion.

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MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION NATIONALE RÉPUBLIQUE DE CÔTE D’IVOIRE

ET DE L’ALPHABETISATION Union - Discipline – Travail


------------------------------------------- -----------
DIRECTION REGIONALE ABIDJAN 1

BACCALEAURÉAT BLANC REGIONAL SESSION 2025

Cette épreuve comporte 2 pages numérotées 1 sur 2 et 2 sur 2

ÉPREUVE DE PHILOSOPHIE DURÉE : 04 H


SERIES : A1&A2 Coefficient : 05

PREMIÈRE PARTIE (04 pts)


Le candidat devra traiter obligatoirement les deux (02) exercices proposés.
EXERCICE I : (02 points)
Associe, sur ta feuille de copie, le chiffre attribué à chaque terme à la lettre de la définition qui lui
correspond.

1- L’ethnocentrisme : a- L’ensemble des traditions, des valeurs, des techniques et


institutions propres à une société.

2- L’histoire : b- L’action de perfectionner les conditions matérielles,


sociales et culturelles en vue du développement positif et
intégral de l’homme.
3- La culture : c- Le fait de surestimer son propre groupe ethnique.

4- La civilisation : d- Ensemble des évènements, des faits et des personnages


du passé récent ou lointain, devenir humain.
CORRIGE ET BARÊME
1-c (0.5 pt)
2-d (0.5 pt)
3-a (0.5 pt)
4-b (0.5 pt)
EXERCICE II : (02 points)
Ecris, sur ta feuille de copie, les chiffres des propositions correctes.

1- L'inconscient se manifeste souvent dans la vie quotidienne par des choix entièrement rationnels.
2- La religion est la relation de l'homme avec la divinité entendue comme source et auteur de tout
ce qui existe.
3- L'un des principaux objectifs de la philosophie est d’analyser les événements historiques afin de
comprendre les comportements humains et définir ce qui est juste.
4- La caractéristique qui distingue un mythe d'une simple histoire ou d'un conte est son rôle
explicatif et symbolique dans la culture.
CORRIGE ET BARÊME
2- (01 pt)
4- (01 pt)

DEUXIEME PARTIE (16 pts)


Le candidat traitera l’un des deux sujets au choix.
SUJET 1 : La Dissertation philosophique
A l’issue d’une discussion animée survenu au sein de son groupe d’étude, ton camarade de
classe, pour la pertinence de tes points de vue, demande ton avis sur l’objet de leur débat qui est
l’interrogation suivante : La violence peut-elle mettre fin à l’injustice ?
Résous le problème que pose ce sujet dans une production argumentée.
SUJET : La violence peut-elle mettre fin à l’injustice ?
I- Définitions des termes et expressions essentiels
La violence : La barbarie, l’état de ce qui n’est pas civilisé, la cruauté, l’inhumanité ; l’usage
illégitime de la force qui porte atteinte à l’intégrité des personnes ; usage considéré comme
légitime de la force par une institution dans le but de faire respecter la loi.
Peut-elle : a-t-elle les moyens de, le droit de, la permission de, la possibilité de.
Mettre fin à : Lutter contre, éliminer, abolir ou résoudre un problème ou une situation indésirable.
L’injustice : État ou condition dans laquelle une personne ou un groupe ne reçoit pas un
traitement équitable ; l’inégalité, la violation des droits ; le désordre
II- Problème à analyser
Le recours à la force est-il indispensable à l’établissement de la justice sociale ?
Ou
La violence peut-elle fonder la justice sociale ?
IV- Axes d’analyses et références possibles
AXE1 : la violence est un moyen légitime pour mettre fin à l’injustice.
ARG1 : Le recours à la violence est un moyen inconscient d’auto-défense pour se protéger contre
les éventuels abus arbitraires et injustifiés qu’on pourrait subir des autres et libérer ses tensions
refoulées.
Cf. Freud : « L’homme n’est point cet être débonnaire au cœur assoiffé d’amour […] mais
au contraire un être qui doit porter au compte de ses données instinctives une bonne
somme d’agressivité » in Malaise dans la civilisation
ARG2 : La violence de l’Etat sécurise le contrat social. Le recours à la force est un moyen de
gestion du pouvoir pour mettre fin à la violence arbitraire. L’histoire de l’homme est intimement
liée aux abus arbitraires et pour y remédier, il faut qu’il ait en face de lui un État fort à même de
contrer ses aspirations agressives. D’où l’utilisation légitime de la violence par l’État. Sans la force,
l’Etat serait incapable d’assurer la paix et la justice sociale vu que les hommes ne renoncent pas
volontairement à l’agressivité naturelle qui les caractérise.
Cf. Blaise PASCAL : « La justice sans la force est impuissante. » Pensées.
Cf. Max WEBER : « S'il n'existait que des structures sociales d'où toute violence serait
absente, le concept d'État aurait alors disparu et il ne subsisterait que ce qu'on appelle,
au sens propre du terme, l'« anarchie ». Le savant et le politique.
Cf. Alain : « Il n’y a qu’un pouvoir qui est militaire, les autres font rire et laissent rire » in
Le citoyen contre les pouvoirs, 1926, p137
Cf. ROUSSEAU : « Quiconque refusera d’obéir à la volonté générale y sera contraint. » Du
contrat social.
Cf. Machiavel pour qui les hommes sont méchants. Aussi le prince doit-il inspirer la crainte plutôt
que l’amitié. L’usage de la force fonde le gouvernement.
-Cf. MACHIAVEL : « Ce n'est pas la violence qui restaure, mais la violence qui ruine qu'il
faut condamner. » Discours sur la première décade de Tite-live, L1, ch9.
ARG3 : Des actes de violence peuvent sensibiliser l'opinion publique et générer une pression
sociale pour le changement. Certaines luttes historiques montrent que la violence a contribué à la
fondation de systèmes plus justes.
Cf. Karl MARX avec la dictature du prolétariat ; les différentes révolutions dans le monde.
Cf. Les mouvements de décolonisation où la violence a joué un rôle dans l'acquisition de
l'indépendance (ex. : Algérie).
Cf. Les émeutes et manifestations qui attirent l'attention sur des injustices spécifiques (ex. :
mouvements pour les droits civiques aux États-Unis).
Cf. La lutte contre l'apartheid en Afrique du Sud, où des actes de violence ont été associés à des
négociations pour un régime démocratique.
AXE2 : La violence peut compromettre la justice sociale.
ARG1 : Par principe, la violence est destructrice ; elle ne saurait engendrer la justice sociale. Elle
peut, au contraire, perpétuer un cycle de violence et d'inégalités et renforcer les inégalités.
Bien plus, la violence est un phénomène immoral qui met en relief la négativité de la violence.
Cf. Blaise PASCAL : « La force sans la justice est tyrannique. (…) Il faut donc mettre
ensemble la justice et la force, et pour cela faire que ce qui est juste soit fort ou que ce
qui est fort soit juste. » Pensées.
Cf. ALAIN pour qui un Etat qui brime les droits des citoyens génère sa propre destruction : « Tout
pouvoir sans contrôle rend fou » Propos sur les pouvoirs.
Cf. BAKOUNINE : « Etat veut dire domination, et toute domination suppose
l’assujettissement des masses et par conséquent leur exploitation au profit d’une
minorité gouvernante quelconque. » Lettre du 05 Octobre 1872.
Cf. Paul RICOEUR : « Nul ne peut plaider pour la violence sans se contredire ». Article
publié en février 1949, dans la revue Esprit.
Cf. Les conséquences des révoltes qui mènent à des régimes autoritaires.
Cf. Hannah Arendt.
ARG2 : En règle générale, la violence empêche la réalisation de la cohésion, de la paix sociale.
Ainsi, au plan moral et religieux, la violence est une solution inefficace qui ne peut conduire à la
justice. De plus, la violence peut être un moyen pour étouffer la justice.
Cf. La BIBLE, les partisans de la non-violence (GANDHI, Martin LUTHER-KING…) qui préconisent
le renoncement à la violence pour le bien de l’humanité et qui ont montré comment la
désobéissance civile a engendré un changement social sans violence.
Cf. Les méthodes de résolution de conflits qui privilégient le dialogue et la négociation.
Cf. Les régimes de dictature.
ARG3 : La force ne fait pas le droit. La légitimité et la stabilité des lois au profit de
l’épanouissement des citoyens est ce qui garantit la justice sociale. L’éducation à la citoyenneté est
un moyen par excellence de lutte contre l’injustice sociale.
Cf. Emmanuel KANT qui préconise plutôt la culture de la paix comme fondement de tout pouvoir
d’État par rapport à la violence. C’est tout le sens de ses propos quand il soutient ceci : « La
cessation des hostilités n’est pas encore une garantie pour qu’il y ait la paix et la
stabilité ». Vers La Paix perpétuelle, 1796.
Cf. Jean Jacques ROUSSEAU : « L'impulsion du seul appétit est esclavage, et l'obéissance
à la loi qu'on s'est prescrite est liberté. » Du contrat social.
Cf. Jean Jacques ROUSSEAU : « Le plus fort n'est jamais assez fort pour être toujours le
maître, s'il ne transforme sa force en droit et l'obéissance en devoir. » Du Contrat social -
Livre I, chap. 3.
Cf. Baruch SPINOZA pour qui : « Ce n'est pas pour tenir l'homme par la crainte et faire
qu'il appartienne à un autre, que l'État est institué ; au contraire, c'est pour libérer
l'individu de la crainte. » Traité théologico-politique.

SUJET 2 : Le commentaire de texte philosophique

L’un de tes camarades de classe découvre, au cours d’une de ses lectures, le texte ci-dessous d’Henri
BERGSON, qu’il a du mal à comprendre. Il te sollicite afin de l’aider à surmonter sa difficulté.
Si nos organes sont des instruments naturels, nos instruments sont par là même des organes
artificiels. L'outil de l'ouvrier continue son bras ; l'outillage de l'humanité est donc un prolongement
de son corps. La nature, en nous dotant d'une intelligence essentiellement fabricatrice, avait ainsi
préparé pour nous un certain agrandissement. Mais des machines qui marchent au pétrole, au
charbon, à la « houille blanche » et qui convertissent en mouvement des énergies potentielles
accumulées pendant des millions d'années, sont venues donner à notre organisme une extension si
vaste et une puissance si formidable, si disproportionnée à sa dimension et à sa force, que
sûrement il n'en avait rien été prévu dans le plan de structure de notre espèce : ce fut une chance
unique, la plus grande réussite matérielle de l'homme sur la planète. Une impulsion spirituelle avait
peut-être été imprimée au début : l'extension s'était faite automatiquement, servie par le coup de
pioche accidentel qui heurta sous terre un trésor miraculeux Or, dans ce corps démesurément
grossi, l'âme reste ce qu'elle était, trop petite maintenant pour le remplir, trop faible pour le diriger.
D'où le vide entre lui et elle. D'où les redoutables problèmes sociaux, politiques, internationaux,
qui sont autant de définitions de ce vide et qui, pour le combler, provoquent aujourd'hui tant
d'efforts désordonnés et inefficaces : il y faudrait de nouvelles réserves d'énergie potentielle, cette
fois morale.
Henri Bergson, Les Deux Sources de la morale et de la religion (1932), PUF, coll. « Quadrige »,
1984, p. 329-331.

Fais l’étude ordonnée de ce texte et dégage son intérêt philosophique.

I/ PROBLEMATIQUE DU TEXTE
Thème : L’impact de la machine.
Problème : Quel est l’impact de la machine sur l’homme ?
Thèse : Pour Henri Bergson, la machine a procuré à l’homme une extension et
une puissance disproportionnée à sa force, ce ui constitue une entrave au
bonheur qu’il convoite.
Antithèse : La technique garantit l’épanouissement de l’homme.
Intention : Montrer que le progrès matériel doit s’accompagner d’un progrès
spirituel et moral.
Enjeu : Le bonheur.
II/ Structure logique du texte en vue de son étude ordonnée.
1er mouvement : L1-L4 : « Si nos organes (…) un certain agrandissement. » : Les
instruments sont le prolongement de nos organes.
2ème mouvement : L5-L10 : « Mais des machines (…) sur la planète. » : Les
machines favorisent la réussite matérielle de l’humanité.
3ème mouvement : L11-L 16 : « Or, dans ce corps (…) cette fois morale. » : La
morale doit combler le vide entre le corps et l’âme.
INTERÊT PHILOSOPHIQUE
A/ Critique interne
Pour soutenir sa thèse, l’auteur dans un premier temps affirme que les
instruments sont le prolongement de nos organes. Il montre ensuite la
contribution de machine à la réussite matérielle de l’humanité. Enfin, il montre
que le progrès des machines a provoqué un déséquilibre entre l’âme et le corps,
d’où la nécessité de la morale pour combler le vide entre eux. Cette démarche
est en adéquation avec son intention qui est de montrer que le progrès matériel
doit s’accompagner d’un progrès spirituel et moral.
B/ Critique externe
AXE1 : Le progrès de la machine entrave le bonheur de l’homme.
Cf. Jean Jacques ROUSSEAU : « Nos âmes se sont corrompues à mesure
que nos sciences et nos arts se sont avancés à la perfection. (…) On a vu
la vertu s'enfuir à mesure que leur lumière s'élevait sur notre horizon,
et le même phénomène s'est observé dans tous les temps et dans tous
les lieux. » Discours sur les sciences et les arts.
-Le progrès de la machine est source de barbarie.
Cf. Michel HENRY : « Voici devant nous ce qu'on n'avait en effet jamais
vu : l'explosion scientifique et la ruine de l'homme. Voici la nouvelle
barbarie dont il n'est pas sûr cette fois qu'elle puisse être surmontée. »
La barbarie.
-Cf. Albert EINSTEIN : « Le progrès technique est comme une hache qu'on
aurait mise dans les mains d'un psychopathe. » Correspondance.
-Le progrès de la technique aliène l’homme. Dans l’univers du travail, il constitue
une menace pour le travailleur (risque de chômage) et il rend l’ouvrier étranger à
lui-même.
Cf. Karl MARX : « Dans son travail, celui-ci (l’ouvrier) ne s’affirme pas
mais se nie, (…) ne déploie pas une libre activité physique et
intellectuelle, mais mortifie son corps et ruine son esprit. » manuscrits de
1844.
-Le progrès de la machine compromet le développement durable (avec
l’accumulation de la destruction de l’environnement.) Cf. La bioéthique.
AXE2 : Le progrès technique contribue au bonheur de l’homme.
-Le progrès de la machine permet de dominer la nature.
Cf. René DESCARTES pour qui les hommes deviennent « comme maîtres et
possesseurs de la nature. » Discours de la méthode.
-Le progrès de la machine favorise la productivité et augmente l’espérance de
vie.
Cf. Jean FOURASTIE, Pourquoi nous travaillons ?
-Le progrès de la machine permet la satisfaction des besoins matériels de
l’homme.
Cf. Le scientisme.

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