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DPP - Situations

Le document décrit plusieurs situations vécues par l'auteur lors de stages dans des structures éducatives, mettant en lumière des problèmes d'intégration et de comportement d'enfants comme Xavier, Monica, Luis et Jules. L'auteur a tenté d'intervenir pour aider ces jeunes en adaptant son approche, mais a également constaté des attitudes problématiques de la part des intervenants. Ces expériences ont suscité des réflexions sur ses propres réactions et la dynamique des relations au sein des groupes.

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Le document décrit plusieurs situations vécues par l'auteur lors de stages dans des structures éducatives, mettant en lumière des problèmes d'intégration et de comportement d'enfants comme Xavier, Monica, Luis et Jules. L'auteur a tenté d'intervenir pour aider ces jeunes en adaptant son approche, mais a également constaté des attitudes problématiques de la part des intervenants. Ces expériences ont suscité des réflexions sur ses propres réactions et la dynamique des relations au sein des groupes.

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DPP – SITUATIONS

1er Stage FALEP – Pédibus

Lors de mon premier stage, nous avions mis en place un transport scolaire à pied pour les enfants de
l'école.
Sur ce trajet , j'ai vu qu'un enfant avait beaucoup de mal à s'intégrer aussi bien auprès du groupe (12
enfants,) que de l'intervenante(service civique),nous prénommeront ce jeune garçon Xavier afin de
pouvoir garantir son anonymat.
Après plusieurs jours à observer le comportement de Xavier au sein du dispositif pédibus, j'ai vu
qu'il se faisait rejeter par les enfants : lorsque Xavier voulais se mettre en rang avec quelqu'un
l'enfant à coté de lui, se mettait a pleurer ou le frappais. L'intervenante ne le regarde pas et ne réagis
pas.

J'ai donc décider de discuter avec l'intervenante de Xavier. C'est à ce moment là, que j'ai pu
comprendre qu'elle projetais l'image de son petit frère, avec qui elle n'as plus de contact pour des
raisons qui lui sont personnelles. Elle ne supportais pas que Xavier lui rappelle son petit frère
qu'elle ne voyait plus. Ayant vu des photos de son petit frère, je peux dire qu'effectivement Xavier
lui ressemblait légèrement.

Bien qu’après lui avoir expliquer que Xavier n’était pas son petit frère, qu'elle ne pouvais pas le
rejeter, et que son travail ne se limitais pas uniquement à emmener les enfants d'un point A à un
point B.
Ce dont elle était bien consciente, puisqu'elle ne faisait pas qu'accompagner les autres enfants
présent dans le dispositif pédibus.
Lorsque Xavier , angoissait ou pleurais, elle lui répondais «soit tu marche en pleurant, soit tu arrête
de pleurer, je ne vais pas t'attendre».

Alors qu'elle prenais toujours du temps pour consoler les autres enfants.
Je me suis alors préoccuper de ce jeune Xavier et comblait l'absence de l'intervenante, je lui donnais
la main sur les trajets, je discutais avec lui.
Mais j'ai du coup remarquer que j'avais le même attitude que l'intervenante, mais envers les autres
enfants, c'est à dire que je ne me préoccupais que de Xavier. Et laissait les autres enfants avec
l'intervenante.
Me rendant alors compte de cette situation, j'ai rectifier mon positionnement, en intégrant le jeune
garçon dans le dispositif, et en faisant faire des jeux aux autres enfants présent, tout en demandant a
Xavier d'y participer.
Xavier était chef de rang avec un autre enfant un jour par semaine. Ce qui lui a permis de se faire
accepter par l'intervenante, car elle devait discuter avec lui et lui poser des petites questions sur le
comportement d'un bon piéton.
Xavier s'est également fait accepter par ses camarades avec, qui il devait être responsable du rang.
On a également pu voir au fur et a mesure du temps que Xavier , avait par conséquent moins
d'angoisses et était moins agité sur les trajets.

Stage 2: OLCQ

Je travaillais avec des intervenants sur ce cadre , et nous faisions de l'aide aux devoirs pour
plusieurs enfants.
J'ai pu remarquer plusieurs fois qu'une petite fille que l'on nommera ici Monica, avait de très grande
difficultés scolaires, qu'elle ne parlais pas beaucoup. Monica , 7 ans , élève au CP ayant déjà
redoublé cette classe. Un de mes collègues initialement embauché en tant que service civique dans
DPP – SITUATIONS

l'association ou j'effectuais mon stage, avait beaucoup de mal avec cette petite , car elle ne
progressait pas, et regardais les mots qu'elle devait lire, et soit elle les prononçait à voix très basses,
soit elle regardais l'intervenant qui lui faisait faire ses devoirs avec des grands yeux en attendant que
celui-ci, lui dise le mot qu'elle n'arrivait pas à lire. C’était une petite fille discrète et très timide.
Mon collègue pensait juste que Monica était «fainéante», et énervé par cette situation dis à l'enfant
«Bon Monica , range tes affaires, si tu n'as pas envie, tu dors sur la table, moi je ne peux rien faire
pour toi».
J'ai donc pris mon collègue a part pour lui demander ce qu'il se passait avec elle, il me dis alors
qu'elle ne fait aucun effort , qu'il lui a expliquer plusieurs fois comment un mot se prononçais mais
qu'elle ne le prononçais jamais le mot en question était «ma mère».
Décidée à aller aider Monica dans ses devoirs, je propose à mon collègue alors d'échanger de
groupe de travaille avec moi, ce qu'il accepta.
Je demande à Monica de ressortir ses affaires et lui expliquait ce que signifiait le mot mère, que
c’était la même chose que maman, je lui ai demander si elle comprenais ce mot , elle me répondis
en signant de la tête que oui, après quelques dizaines d'essai a lui faire regarder ma bouche, pour
qu'elle prononce le mot «ma mère» ce fut un échec, je me suis alors poser la question de savoir si
c’était l'accent du mot qu'elle ne reconnaissait pas, et que c’était pour cela qu'elle n'arrivait pas à le
prononcer. J'ai donc écrit plusieurs mots avec des accents graves, aiguës, circonflexes dans les mots
pour voir si Monica arrivait à les prononcer.
Lorsque j'ai présenter cette liste de mots a lire a Monica, j'ai vu que la petite fille commençais à
s'agiter et à avoir les larmes aux yeux.
J'ai alors demander a mon collègue de surveiller un instant le groupe et suis sortie avec Monica
devant la salle , pour discuter avec elle.
Je lui ai dis que j'avais compris qu'elle avait du mal avec les accents, et que je ne voulais pas la
mettre en difficulté, mais juste l'aider, je lui ai donc dis qu'elle ne serait pas toute seule qu'on allais
faire toutes les deux des exercices sur les prononciations des accents, et qu'on écouterais la
prononciation de certains mots.

Situation 3: SAJ

La situation que je vais énumérer maintenant concerne un jeune homme , que l'on nommera Luis,
atteins de trisomie, à quelques soucis d'intégration au sein du groupe lié à des problèmes de
comportement.
J'ai pu me rendre compte que l'éducateur en poste, avait également une certaine aversion pour lui
selon ses dires «je peux plus me le voir , il me fatigue».
Chaque matin, les usagers font un tour de table, pour raconter leur soirée de la veille. Tous sauf
Luis. L'éducateur dis à chaque fois que c'est son tour dis «bon toi c'est toujours pareil, tu a mangé
du poulet, même s'il n'y en avait pas et tu a écouté Mexico». Luis rigole et applaudis, réponse de
l'éducateur «Bravo! Tu ne comprend toujours pas». Une fois le tour fini, où Luis n'a pu participer,
un nouveau tour de table se met en place , Luis est placé au centre de ses camarades, dans le but de
le «réintégrer dans le groupe», ce tour de table, consiste à ce que chacun des bénéficiaire, puisse
dire ce qu'il reproche à Luis: «tu est méchant», «tu n'est pas beau», «tu frappes tout le temps», «tu
parle mal», «tu me donne mal à la tête» …..
Luis , pleure pendant le tour de table, et promet de ne plus recommencer.
La journée continue, Paul-Henri , voisin de chambre de Luis, sont amoureux de la même fille du
SAJ , Samantha, qui n'éprouve pas la même chose à leur égard. Il y a donc une rivalité, lorsque
Samantha parle à Luis, Paul-Henri se met a pleurer en disant que Luis vient de le frapper,
l'éducateur en poste, commence à s'énerver, et je lui explique que c'est faux, que je suis à coté de
Luis depuis tout à l'heure a travailler la mémoire. Ce qu'il ignore totalement et réprimande
injustement Luis, en l'envoyant dans sa chambre jusqu'à la pause déjeuné du midi.
DPP – SITUATIONS

J'ai essayer d'expliquer à l'éducateur, qu'il s'était trompé et que Luis est souvent injustement accusé
de fait par ses camarades.
Que ce soit les éducateurs ou bien ses collègues lui demande «est-ce que tu a fait ça?» Luis répond
toujours à l'oral oui,même si il ne l'a pas fait, mais son non-verbale (gestes) nous dit qu'il ne l'a pas
fait il met ses bras en position de croix, qui veut dire «non c'est interdit», ce n'est pas moi qui est
décidé cela, c'est un langage gestuel qui était déjà présent sur la structure, il était affiché dans leur
salle principale.
Chose que j'ai fait remarqué à l'éducateur, qui n'as pas souhaiter en tenir compte.
Après la pause repas. Luis se met à chanter pendant qu'il prend son café avec son biscuit, à ce
moment là , c'est une pause libre, où chacun peut faire ce qu'il veut, et d'ailleurs il n’était pas le seul
à chanter, mais sa chanson agaçait , les autres bénéficiaires présents, réprimande et punition encore
de la part de l'éducateur qui le renvoi encore une fois dans sa chambre.

Situation 4: MECS

Lors de mon deuxième jour de stage, le chef de service m'interpelle pour m'expliquer la situation
médical d'un des jeunes: Jules 16 ans, de nationalité Albanaise, parlant peu français , se plaint de
douleurs depuis 3 semaines au genou et hanche, le chef de service m'informe également que le
jeune boite, il me demande donc d'emmener Jules chez le médecin. Ce que j’exécute.
Lors de notre tour, je demande au jeune si il veut que j'explique au médecin ce qu'il a , pour qu'il
puisse passer seul, et moi l'attendre dans la salle d'attente.
Jules me dis avec un sourire que je peux entrer avec lui, et j'explique donc que je pourrais
effectivement rentré mais que la question ce n'est pas si je peux ou pas rentrer, mais s'il souhaite que
je rentre avec lui. Il me dis qu'il aimerais que je rentre avec lui. Le jeune ayant du mal à s'exprimer,
j'aide le jeune à s'exprimer auprès du médecin, sur le pourquoi de sa visite.
Le médecin ausculte donc le jeune, il découvre donc que chaque membre du jeune est plus grand
que l'autre, ses membres sont décalés, le jeune sort son téléphone pour aller sur Google traduction,
et écris une phrase qu'il me montre , cette phrase disait que la majorité de ses organes internes
avaient également cette différence de taille entre poumon droit /gauche , oreillette du cœur droit /
gauche … Le médecin songe donc à une maladie génétique, et décide d'envoyer Jules faire des
radios et IRM, afin d'investiguer les recherches sur la maladie de Jules et pouvoir la certifier.
Le médecin annonce au jeune qu'il ne pourra plus pratiquer de sport durant toute la durée des
investigations.
Au moment où nous sortons du cabinet médical, Jules se met à pleurer, je lui propose donc d'aller
nous installer dans un café, pour discuter, il m’explique donc que ce qui le rend triste est le fait qu'il
ne pourra pas aller aux entraînements de football, il m'explique à l'aide de Google traduction et
quelques mots , que le sport lui permettait de ne plus penser à sa maladie, et qu'il ne sentais plus la
douleur lors de ces entraînements.
A notre retour dans l'institution, je vais donc voir le chef de service, afin de lui faire un retour sur la
diagnostique du médecin. Le chef de service tombe un peu des nues, il est surpris. Je marque
également sur le cahier de liaison, les retour de la visite médicale que l'ont a fait, ainsi que ce que le
jeune avait pu me confié lors de notre pause café.
Quelques jours plus tard, arrive la réunion hebdomadaire, où le chef de service me demande de faire
un compte rendu oral, de tout ce qui avait pu être dit sur le suivis médical de Jules ce jour-là, je
raconte donc telle quelle la consultation médicale , en précisant donc le fait que j'ai demander au
jeune si il souhaitais que je rentre. A ce moment là, l'équipe s'est éloigné du sujet principal à savoir
Jules et le compte rendu de sa visite médical pour me reprocher d'avoir laisser le choix au jeune de
rentrer ou non avec lui lors de sa consultation «Il est mineur et placé sous notre responsabilité, tu
rentres qu'il le veuille ou non.». On reprend donc le cours de la réunion et j'arrive donc au fait que le
médecin pense à une maladie génétique, et qu'il allais investiguer cela, à ce moment là on me
DPP – SITUATIONS

reproche donc d'amplifier la situation médical de Jules, car pour l'éducateur qui me dis cela «Ça fait
16 ans qu'il vit avec donc ce n'est pas grave, on ne le savait pas avant, maintenant on le sais, on
pourra agir dès maintenant».
Ce à quoi j'ai rétorquer que je n’étais pas médecin, et que je pouvais donc pas juger de la gravité ou
non de la possible maladie de Jules.
Lors du compte rendu oral que j'ai fait, j'ai uniquement utilisé le terme employé par le médecin à
savoir «possible maladie génétique», je n'ai jamais eu la prétention de dire que la situation était
grave ou non, mais que si quelqu'un avais eu des informations que je n'ai pas eu, permettant de dire
si sa situation était grave ou non, il pouvait s'exprimer librement, mais sans me hurler dessus.
Conflit qui a donc été géré par le chef de service, qui finit donc par conclure que seul les examens
médicaux qui vont être effectués, et la lecture de ceux-ci par le médecin pourra nous apporter des
réponses. Mais celui-ci rappel que le jeune est présent sur la structure depuis 5 mois, et qu'il aurait
du faire une visite médical d'admission ou le médecin aurait pu voir que chaque membres du corps
de Jules n’étaient pas de la même taille. Il rappelle également que lors de cette visite le jeune aurait
également pu, par le biais de Google traduction, comme il à fait ce jour, évoquer le fait que ses
organes avaient également une déformation (cela à été confirmé depuis par le résultat des radios et
IRM).
Le référent rétorque par la suite que le jeune aurait pu également par le biais de Google traduction,
lui en faire part, et qu'il aurais trouver du temps pour emmener Jules chez le médecin, car il trouve
que le fait que le jeune ai été voir le chef de service était déplacé. Le chef de service précise que
justement selon les dires de Jules, il se serait plaint de ces douleurs plusieurs fois à son référents
durant les 3 dernières semaines.

J'ai choisi ces situations , car ce sont toutes des situations où je me suis senti mal à l'aise , qui m'ont
désorientée , je ne savais pas comment réagir sur le moment, et si mes réactions étaient les bonnes.
J'avais pour certaines situations, essayer de pallier aux failles , et me suis également rendue compte
que je reproduisais moi-même , ce qui au départ , me gênais

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