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(MP1 LLG) - Essentiel Tosel Pré-Écrits

Le document contient une liste d'exercices de révision sur des sujets mathématiques avancés, notamment les séries, les fonctions de variable réelle, l'intégration, les suites et séries de fonctions, ainsi que la topologie. Chaque section aborde des concepts clés et des théorèmes, accompagnés de questions et d'exercices pour tester la compréhension des étudiants. Les thèmes incluent la convergence des séries, la continuité des fonctions, les intégrales et les propriétés des espaces vectoriels normés.

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(MP1 LLG) - Essentiel Tosel Pré-Écrits

Le document contient une liste d'exercices de révision sur des sujets mathématiques avancés, notamment les séries, les fonctions de variable réelle, l'intégration, les suites et séries de fonctions, ainsi que la topologie. Chaque section aborde des concepts clés et des théorèmes, accompagnés de questions et d'exercices pour tester la compréhension des étudiants. Les thèmes incluent la convergence des séries, la continuité des fonctions, les intégrales et les propriétés des espaces vectoriels normés.

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MP*1

Exercices de révision

Ce qui suit est une liste de questions de cours et d’exercices d’application, dont beaucoup ont
été traités pendant l’année, choisis en raison de leur caractère classique et/ou instructif.

1 Séries, familles sommables


Séries
1. Une série de nombres réels dont les sommes partielles sont majorées converge-t-elle ?
2. Nature de la série de terme général :
α
(a) e−(ln n) avec α > 0,
(−1)n
 
(b) ln 1 + avec α > 0.

Déduire de b) que le théorème d’équivalence ne s’applique pas aux séries dont le terme
général est de signe variable.
(c) Démontrer que, dans un espace normé de dimension finie, une série absolument conver-
gente est convergente. poser une
base ect
Équivalents de sommes partielles, de restes

3. Énoncer la formule de Stirling ; la prouver « sans la constante » 2π.
4. Justifier l’existence d’un réel C tel que :
n
X ln k 1 2
= ln n + C + o(1)
k 2
k=2

5. Donner, si f : R+ → R+ est continue et croissante, une condition suffisante pour que :


Z n
f (1) + · · · + f (n) ∼ f.
0

Donner un exemple de fonction continue, croissante et non intégrable ne vérifiant pas cette
formule.
6. Déterminer un équivalent des restes d’une somme de Riemann dans le cas convergent, des
sommes partielles dans le cas divergent.
Pn P+∞ 1
7. Equivalent de k=0 k!, de k=n k! .
Familles sommables
8. Énoncer le théorème de sommation par paquets, dans le cas positif et dans le cas sommable.

1
2 Fonctions de variable réelle, numériques et vectorielles
Continuité, continuité uniforme
9. Soit f une application continue de [0, 1] dans [0, 1]. Montrer que f a un point fixe.
10. Exemple de fonction bornée et non uniformément continue de R+ dans R.
11. Montrer que si f est une fonction uniformément continue de R+ dans R il existe a et b dans
R+∗ tels que :
∀x ∈ R+ , |f (x)| ≤ ax + b.

Convexité
12. Définition d’une fonction convexe, caractérisation par les pentes, par la dérivée, par la
dérivée seconde.
13. Comment démontrer, par convexité, les inégalités :
2
(a) ∀x ∈ [0, π/2], x ≤ sin x ≤ x,
π
1
(b) ∀(a1 , · · · , an ) ∈ (R+ )n , (a1 · · · an )1/n ≤ (a1 + · · · + an ) ?
n

Dérivabilité
14. Soit f une fonction dérivable de R dans R. On suppose que f s’annule en p points distincts
de R. Que dire de l’ensemble des points de R en lesquels f 0 s’annule ?
15. Dérivée de B(u, v) où B est bilinéaire sur le produit de deux espaces normés de dimension
finie E et F et où u et v sont deux fonctions dérivables sur l’intervalle I de R à valeurs dans
E et F respectivement.
16. Soit M une application dérivable de R dans GLn (R). On pose
−1
∀t ∈ R, N (t) = M (t) .

Montrer que N est dérivable sur R, calculer N 0 (t) pour t réel.


17. Soit f une fonction dérivable de I dans R. Montrer que f est lipschitzienne sur I si et
seulement si f 0 est bornée sur I.

Fonctions de classe C k
18. Énoncer la formule de Taylor avec reste intégral, la formule de Taylor-Young.
19. Soient f une fonction de classe C ∞ de R dans R et x0 ∈ R.
a) Si f a un minimum local en x0 , montrer que f 0 (x0 ) = 0 et f 00 (x0 ) ≥ 0.
b) Inversement, si f 0 (x0 ) = 0 et f 00 (x0 ) > 0, montrer que f a un minimum local en x0 .
20. Si f est C k avec k ∈ N∗ , et si x0 est un zéro non isolé de f , montrer :

∀j ∈ {0, · · · , k}, f (j) (x0 ) = 0.

21. Rappeler comment construire une fonction de classe C ∞ sur R strictement positive sur
] − 1, 1[ et nulle ailleurs.
22. Définition et caractérisation d’un C k -difféomorphisme d’un intervalle sur un autre.
23. Trouver une fonction de classe C 1 sur R+ , tendant vers une limite en +∞ mais telle que
f 0 (x) ne tende pas vers 0 en +∞ (on pourra penser au cours d’intégration).

2
3 Intégration
Intégrales convergentes, intégrabilité
24. Soit α ∈ R+∗ . Les fonctions
ln(t) α
t ∈]0, 1[7−→ , t ∈ R+∗ 7−→ ln(t) (sin(1/t))
(1 − t)α

sont-elles intégrables ?
25. Soient u et v dans L2 (I). Montrer que uv est dans L1 (I). Généraliser à u dans Lp , v dans
1 1
Lq si p > 1 et + = 1.
p q
26. Donner un exemple de fonction continue de R+ dans R intégrable mais non bornée. Quelle
hypothèse rajouter à l’intégrabilité de f pour obtenir la conclusion : f (x) → 0 quand
x → +∞ ?
27. Soit f une fonction continue décroissante et intégrable de R+ dans R+ . Montrer que xf (x)
tend vers 0 en +∞. Analogue pour les séries ?
Z x
sin t sin t
28. Montrer soigneusement que : dt a une limite en +∞ mais que t 7→ n’est pas
0 t t
intégrable sur R.
Intégration des relations de comparaison
29. Enoncer le théorème d’intégration des relations de comparaison.
30. Existence pour x > 0, puis équivalent en 0+ de
Z +∞
cos t
dt.
x t

Equivalent en +∞ de Z x
dt
.
2 ln t

Passage à la limite sous l’intégrale, permutation somme-intégrale


Z n n
t
31. Limite en +∞ de In = 1+ e−2t dt.
0 n
32. a) Indiquer les méthodes permettant de justifier une permutation série intégrale.
b) Démontrer soigneusement, pour s dans ]1, +∞[ :
+∞
ts−1
Z
dt = Γ(s) ζ(s).
0 et − 1

Intégrales à paramètre
33. Rappeler la démonstration du théorème de continuité des intégrales à paramètres à partir
du théorème de convergence dominée. Idem pour le théorème de classe C 1 .
34. Montrer soigneusement que la fonction Γ est de classe C ∞ sur R+∗ .

3
35. Pour x ≥ 0, justifier l’existence de :
+∞
1 − cos(t) −tx
Z
f (x) = e dt
0 t2

Calculer f 00 (x) pour x > 0 (en justifiant). En déduire f (x) pour x ≥ 0.


36. Soit f une fonction continue de RR+ dans R admettant une limite finie ` en +∞. Pour x > 0,
+∞
justifier l’existence de Lf (x) = 0 f (t)e−xt dt. Démontrer

xLf (x) −→ `.
x→0

Que dire lorsque x tend vers +∞ ?

4 Suites et séries de fonctions, séries entières


Approximation
37. Rappeler le théorème d’approximation de Weierstrass. En déduire que si une fonction conti-
nue de [a, b] dans C a tous ses moments nuls, elle est identiquement nulle.
38. Énoncer et démontrer le lemme de Riemann-Lebesgue. Preuve de poche dans le cas C 1 ?
Suites et séries de fonctions
39. Énoncer et démontrer le théorème assurant la classe C 1 d’une limite de fonctions de classe
C 1 . Énoncer le théorème relatif à la classe C k .
40. Expliquer les liens, pour une série de fonctions, entre : convergence simple, convergence
absolue en tout point, convergence normale, convergence uniforme.
41. a) Montrer soigneusement que la fonction ζ est de classe C ∞ sur ]1, +∞[. En trouver la
limite en +∞ et en 1+ .
b) Montrer que, si x > 1 et |h| < 1 − x :
+∞ (k)
X ζ (x)
ζ(x + h) = hk .
k!
k=0

42. Montrer soigneusement que la fonction ζ2 définie par :


+∞
X (−1)n−1
ζ2 (x) = ,
n=1
nx

est de classe C ∞ sur R+∗ .


43. Pour x dans R, soit
+∞ 2n ix
X e
f (x) = .
n=0
n!
Montrer que f est de classe C ∞ sur R et que le rayon de convergence de la série de Taylor
de f en 0 est nul.

Séries entières
44. Énoncer et démontrer le lemme d’Abel. Définir du rayon de convergence.

4
45. Montrer qu’une série entière converge uniformément (et même normalement) sur tout com-
pact du disque ouvert de convergence, et qu’il en est de même de ses séries dérivées.
Y a-t-il convergence uniforme sur le disque ouvert de convergence ?
46. Montrer soigneusement qu’une somme de série entière est de classe C ∞ sur l’intervalle ouvert
de convergence, les dérivées s’obtenant par dérivation terme à terme.
47. Développement en série entière et rayon de convergence d’une fraction rationnelle dont 0
n’est pas pôle.
+∞
X
48. Soit (an )n≥0 une suite d’éléments de R+ telle que an = +∞. Démontrer
n=0

+∞
X
an xn −→− +∞.
x→1
n=0

an z n a pour rayon de convergence R, montrer, si n ∈ N et 0 < r < R


P
49. a) Si f (z) = n≥0
que : Z 2π
1
an = f (reiθ )e−inθ dθ.
2πrn 0

b) Soit f une fonction développable en série entière sur C et bornée. Montrer que f est
constante.

5 Topologie
Comparaison de normes
50. Sur l’espace des fonctions continues de [0, 1] dans R, comparer les normes de convergence
uniforme, de convergence en moyenne quadratique et de convergence en moyenne.
Ouverts, fermés, continuité
51. Montrer que tout sous-espace vectoriel strict d’un espace vectoriel normé est d’intérieur
vide.
52. Démontrer que tout sous-espace vectoriel de dimension finie d’un espace vectoriel normé
(E, || ||) est fermé dans (E, || ||).
53. Soit E l’espace des fonctions continues de [0, 1] dans R. Montrer que le sous-espace V des
fonctions nulles en 0 et en 1 est dense dans (E, k k1 ).
54. Montrer, si P ∈ K[X1 , . . . , Xn ] s’annule sur un produit E1 × · · · × En de parties infinies de
K, alors P = 0. En déduire, si K est égal à R ou C, que

VP = {(x1 , . . . , xn ) ∈ K n , P (x1 , . . . , xn ) = 0}

est un fermé d’intérieur vide de K n .


55. Montrer que l’intersection de deux ouverts denses d’un espace métrique est un ouvert dense.
Topologie matricielle
56. Montrer que GLn (R) est un ouvert de Mn (R). Continuité de :

M ∈ GLn (R) 7→ M −1 .

5
57. Montrer que GLn (R) est ouvert et dense dans Mn (R).
58. Soit (Mk )k≥1 une suite de matrices de Mn,p (R) convergeant vers M . On suppose que les
Mk sont toutes de rang r. Que dire de M ?
59. Montrer que l’ensemble des matrices diagonalisables de Mn (C) est dense dans Mn (C).
Quelle est l’adhérence de l’ensemble des matrices diagonalisables sur R de Mn (R) dans
Mn (R) ?
60. Montrer que On (R) est un compact de Mn (R). Pourquoi n’est-il pas connexe par arcs ?
Quelles en sont les composantes connexes par arcs ?
Compacité
61. Énoncer et démontrer le théorème de Bolzano-Weierstrass dans Rn .
62. Montrer qu’une partie fermée d’un espace métrique compact est compacte.
63. Soit X une partie compacte d’un espace vectoriel normé E, ε > 0. Montrer que l’on peut
trouver un ensemble fini {a1 , . . . , am } de points de E tels que X soit contenu dans la réunion
des boules fermées de centres a1 , . . . , am et de rayon ε (propriété de précompacité).
64. Exemple de compact de R qui ne soit pas une réunion finie de segments.
65. Si n ≥ 2, montrer que SLn (R) est un fermé non compact de Mn (R).
66. Montrer, si (E, || ||) est un evn, F un sous-espace vectoriel de dimension finie de E et x un
point de E \ F , qu’il existe f ∈ F tel que
||x − f || = d(x, F ).

67. Montrer qu’une suite à valeurs dans un compact converge si et seulement si elle a au plus
une valeur d’adhérence.
68. Construire une suite (fn ) de fonctions continues de [0, 1] dans [0, 1] telles que :
∀(m, n) ∈ N2 , m 6= n ⇒ ||fn − fm ||∞ = 1.
Qu’en déduit-on sur la sphère unité de l’espace des fonctions continues de [0, 1] dans R muni
de la norme de convergence uniforme ?
69. Soit f : Rn → R+ continue, tendant vers 0 quand kxk → +∞. Montrer l’existence de
x0 ∈ Rn tel que :
∀x ∈ Rn , f (x) ≤ f (x0 ).
70. Montrer, si X est un compact non vide d’un e.v.n de dimension finie, l’existence d’une boule
fermée de rayon minimal contenant X.
Applications linéaires continues
71. Caractérisation des applications linéaires continues. Cas où la source est de dimension finie ?
72. Donner un exemple de forme linéaire non continue.
73. Définition et propriété de la norme opératorielle d’une application linéaire continue. Montrer
que, si la source est de dimension finie, la norme opératorielle est atteinte.
74. Montrer :
∀n ∈ N∗ , ∃cn > 0, ∀P ∈ Rn [X], |P 0 (0)| ≤ cn ||P ||∞,[−1,1] .
Déterminer la limite de (cn )n≥1 .
Connexité par arcs
75. Démontrer qu’un espace métrique connexe par arcs est connexe.
76. Expliquer pourquoi R et Rn ne sont pas homéomorphes si n ≥ 2.

6
6 Calcul différentiel
Différentiabilité et classe C 1
77. Calculer la dérivée de f ◦ γ si f est différentiable sur Ω ouvert de Rn à valeurs dans Rp , et
γ une fonction C 1 de l’intervalle I de R dans Ω. En déduire l’inégalité des accroissements
finis pour les fonctions de classe C 1 .
78. Définition, calcul en base orthonormée et interprétation du gradient.
79. Caractériser les applications de classe C 1 de Rn dans Rm à l’aide des dérivées partielles.
80. Soit f une fonction définie sur un ouvert connexe par arcs Ω de Rn , à valeurs dans Rm .
Montrer que f est affine si et seulement si f est différentiable sur Ω et df est constante
81. Soit (E, h , i) un espace euclidien, || || la norme associée.
a) Vérifier que x 7−→ kxk est différentiable sur E \ {0} et donner son gradient.
b) Soit u un endomorphisme autoadjoint de E. Vérifier que x 7−→ hu(x), xi est différentiable
sur E et donner son gradient.
1
c) Montrer que x 7−→ est différentiable sur E \ {0} et donner son gradient.
kxk2
82. Soient n et p dans N∗ . Montrer que A 7−→ Ap est différentiable sur Mn (R) et donner sa
différentielle.
83. Montrer que M ∈ GLn (K) 7−→ M −1 est de classe C 1 , calculer sa différentielle au point M .
Retrouver le résultat de l’exercice 16.
84. Montrer que l’application déterminant de Mn (R) dans R est de classe C 1 . En utilisant les
dérivées partielles par rapport aux Ei,j , calculer sa différentielle en M . Quels sont ses points
critiques ?
85. Soit f une fonction différentiable de Rn \ {0} dans R. Montrer que f (x) ne dépend que de
la norme euclidienne de x si et seulement si ∇f (x) est, pour tout x de Rn \ {0}, colinéaire
à x.

Dérivées partielles
86. Soit f une fonction différentiable sur Rn , telle que
n
n
X ∂f
∀x ∈ R , xj (x) ≤ 0.
j=1
∂xj

Montrer que f atteint son maximum en x = 0.


87. Enoncer et démontrer le théorème d’Euler sur les fonctions homogènes sur Rn \ {0}.
88. Décrire géométriquement les fonctions f de R2 dans R, de classe C 1 et telles que
∂f ∂f
a +b = 0.
∂x ∂y
89. Calculer le gradient en coordonnées polaires.
90. a) Trouver les fonctions f de classe C 2 de R2 dans R telles que
∂2f
= 0.
∂x∂y
b) a) Trouver les fonctions f de classe C 2 de R2 dans R telles que
∂2f ∂2f
− = 0.
∂x2 ∂y 2

7
91. Soit f = t (f1 , . . . , fn ) une fonction de classe C 1 de Rn dans Rn . Démontrer qu’il existe
une fonction U de Rn dans R telle que ∇U = f si et seulement si, pour tout couple (i, j)
∂fi ∂fj
d’éléments distincts de {1, . . . , n}, = .
∂xj ∂xi

Arcs, espace tangent


92. Soient f une fonction de classe C 1 sur l’ouvert Ω de l’espace euclidien E, X une partie
non vide de E, x un point de X. On suppose que la restriction f|X de f à X atteint un
extremum local en x. Montrer que dfx (h) = 0 pour tout vecteur h tangent à X en x.
93. Énoncer précisément et démontrer : « le gradient est orthogonal aux lignes de niveau ».
94. Montrer que l’espace tangent à la sphère unité S de l’espace euclidien E en x est x⊥ .
95. Soient E un espace euclidien, S sa sphère unité, u un endomorphisme symétrique de E, x
un élément de S. Pour x dans E, soit q(x) = hu(x), xi. Calculer ∇q(x) si x ∈ E. Montrer
que dqx est nulle sur Tx S si et seulement si x est vecteur propre de u. Retrouver alors le
théorème spectral.
96. a) Montrer que l’espace tangent à SLn (R) en In est l’hyperplan des matrices de trace nulle.

b) Déterminer de même l’espace tangent à On (R) en In .


Classe C k
97. Énoncé du théorème de Schwarz. Idée de la preuve ?
98. Calculer la dérivée seconde de f ◦ γ si f est de classe C 2 sur Ω ouvert de Rn à valeurs dans
Rp , et γ une fonction C 2 de l’intervalle I de R dans Ω.
99. a) Si f est de classe C 2 sur Ω avec ∆f > 0, montrer que f n’a pas de maximum local. Si K
est un compact de Ω, en déduire :

(1) max f = max f.


K FrK

b) Montrer que (1) subsiste si ∆f ≥ 0 (approcher f judicieusement).

7 Equations différentielles
Exponentielle de matrice
100. Calculer le déterminant de exp(M ) si M appartient à Mn (C).
101. Montrer, si M est dans Mn (R), que M est antisymétrique si et seulement si, pour tout réel
t, etM est orthogonale.
102. Calculer etA où :  
0 1 1
A= 1 0 1 .
1 1 0

103. Quelles sont les A de Mn (C) telles que : etA → 0 quand t → +∞ ?

Équation différentielles linéaire


104. Énoncer le théorème de Cauchy-Lipschitz linéaire. Donner l’idée de la démonstration.

8
105. Soient I un vrai intervalle de R, t0 un élément de I, A une fonction continue de I dans
Mn (K), X1 , . . . , Xn des fonctions de I dans K n solutions de X 0 (t) = A(t)X(t). Soit t0 dans
I. Montrer que (X1 , . . . , Xn ) est une base de l’espace des solutions de (1) si et seulement si
(X1 (t0 ), . . . , Xn (t0 )) est une base de K n .
106. Soient A et B des applications continues et T -périodiques, de R dans respectivement Mn (K)
et K n , X une application dérivable de R dans K n telle que

∀t ∈ R, X 0 (t) = A(t)X(t) + B(t).

Montrer que X est T -périodique si et seulement si X(0) = X(T ).


107. Soit q une fonction continue de [0, 1] dans R. On suppose que la seule solution de x00 +qx = 0
telle que x(0) = x(1) = 0 est la fonction nulle. Montrer que, pour toute fonction continue f
de [0, 1] dans R et tout couple (a, b) de réels, il existe une unique solution du problème aux
limites
x00 + qx = f, x(0) = a, x(1) = b.
108. L’espace des solutions sur R de :

a(x)y 00 + b(x)y 0 + c(x)y = 0

où a, b et c sont trois fonctions continues de R dans R, est-il de dimension 2 ? Donner une


condition suffisante pour qu’il en soit ainsi. Que peut-on dire de sa dimension si a s’annule
en exactement p points de R ?
109. a) Expliquer la méthode de variation des constantes dans le cas général (coefficients non
forcément constants).
b) Résoudre y 00 − 3y 0 + 2y = f par variation de « la » constante, i.e. donner une expression
intégrale des solutions.
110. Déduire du lemme de décompostion des noyaux la résolution des équations différentielles
linéaire s homogènes à coefficients constants.
111. Indiquer comment résoudre sur R+∗ une équation d’Euler :

x2 y 00 + axy 0 + by = 0.

112. Soit f une fonction de classe C 1 de R+ dans C, λ un nombre complexe de partie réelle
strictement négative. On suppose que (f 0 − λf )(x) tend vers 0 lorsque x tend vers +∞.
Montrer que f (x) tend vers 0 lorsque x tend vers +∞.
113. Soient a et b deux fonctions continues de R dans R, x une solution non identiquement nulle
de x00 + ax0 + bx = 0. Montrer que les zéros de x sont isolés.
114. Énoncer et démontrer le lemme de Gronwall.
115. Énoncer et démontrer le théorème de Sturm.

8 Algèbre linéaire : généralités


Espaces vectoriels et applications linéaires
116. Si H1 , · · · , Hp sont des hyperplans d’un espace vectoriel de dimension n, montrer que :
p
!
\
dim Hi ≥ n − p.
i=1

9
117. Montrer que tout sous-espace de dimension m d’un espace vectoriel de dimension n est
intersection de n − m hyperplans.
118. Montrer qu’un endomorphisme d’un K-espace de dimension finie E stabilisant toute droite
de E est une homothétie.
119. Si u et v sont dans L(E), montrer :
(a) rg (u + v) ≤ rg u+ rg v,
(b) rg (uv) ≤ min (rg u, rg v),
(c) si u est inversible, rg u ◦ v = rg v = rg v ◦ u,
(d) rg (uv) = rg v− dim (Ker u∩ Im v).
120. Soient f et g deux endomorphismes du K-espace de dimension finie E. Calculer la dimension
de
{u ∈ L(E), g ◦ u ◦ f = 0}.
121. Montrer qu’un endomorphisme de rang 1 vérifie u2 = Tr(u)u.
Matrices
122. Pourquoi, pour M dans Mn (K), est-il vrai que « M inversible à gauche » implique M
inversible ? Donner un exemple d’endomorphisme injectif mais non surjectif (resp. surjectif
mais non injectif) de l’espace R[X].
123. Définition et caractérisation (avec preuve) de l’équivalence de deux matrices A et B de
Mn,p (K).
124. Quelles sont les matrices de Mn (K) équivalentes à une matrice nilpotente ?
125. Cardinal de GLn (K) si K est un corps fini de cardinal q.
126. Montrer que les inversibles de l’anneau Mn (Z) sont les matrices de cet anneau de détermi-
nant ±1.
127. Décrire les opérations élémentaires sur les matrices et les interpréter comme des produits
matriciels. Comment calculer le déterminant et l’inverse par opérations élémentaires ? Ces
opérations préservent-elles la similitude ?
128. Donner un exemple de matrice de Mn (R) de déterminant 1 non orthogonale. Interpréter
géométriquement les matrices de déterminant 1.
129. Expliquer et justifier la phrase : le rang d’une matrice est indépendant du corps de base.
130. Rang et déterminant de :

ϕ : Mn (K) → Mn (K)
.
M 7→ AM B

131. Si A et B sont dans Mn (K) avec B de rang 1, montrer que

λ ∈ K 7−→ det(A + λB)

est affine.
132. Soit P dans Mn,m (R). Montrer que P T P et P ont même noyau.
133. Définition du produit tensoriel de deux matrices et calcul du produit de deux produits
tensoriels.
134. Calculer le rang du produit tensoriel de deux matrices. On pourra se ramener au cas où les
matrices sont de la forme Jr et utiliser l’exercice précédent.

10
9 Algèbre linéaire : réduction
Étude géométrique
135. Pourquoi toute matrice non scalaire est-elle semblable à une matrice de première colonne :
t
(0, 1, 0, . . . , 0)?

136. Soient E un K-espace de dimension finie, f dans L(E), V un sous-espace de E stable par
f . Montrer que le polynôme caractéristique de l’induit de f sur V divise celui de f .
137. Énoncer et démontrer les critères de diagonalisation et trigonalisation faisant intervenir le
polynôme caractéristique.
138. Une matrice symétrique complexe est-elle diagonalisable ?
139. Montrer que la restriction d’un endomorphisme diagonalisable à un sous-espace stable est
diagonalisable.
140. Description des sous-espaces stables et du commutant d’un endomorphisme diagonalisable.
141. À quelle condition portant sur la trace un endomorphisme de rang 1 est-il diagonalisable ?
142. Soient E un K-espace vectoriel de dimension n, u un endomorphisme nilpotent d’indice n
de E. Décrire les sous-espaces stables de E stables par u.
143. Donner une condition nécessaire et suffisante pour qu’une matrice M de M2 (C) soit dia-
gonalisable. Dans le cas contraire, montrer qu’il existe λ dans C tel que M soit semblable
à  
λ 1
.
0 λ
144. Montrer qu’une matrice compagnon de Mn (K) est diagonalisable si et seulement si elle
admet n valeurs propres distinctes.
145. Démontrer qu’une matrice nilpotente est trigonalisable.
146. Montrer que deux matrices diagonalisables sont semblables si et seulement si elles ont même
polynôme caractéristique. Contre-exemple sans hypothèse de diagonalisabilité ?
147. Montrer qu’une famille commutative d’endomorphismes diagonalisables d’un espace vecto-
riel de dimension finie est codiagonalisable.
148. Soient A et B dans Mn (K) diagonalisables. Montrer que l’endomorphisme Φ de Mn (K)
défini par
Φ : M 7−→ AM − M B
est diagonalisable.
149. Soit M dans Mn (C). Montrer que M est nilpotente si seuelement si

∀j ∈ N∗ , , Tr(M j ) = 0.

150. Montrer que le produit tensoriel de deux matrices diagonalisables est diagonalisable.

Étude algébrique
151. Calculer le polynôme caractéristique et le polynôme minimal d’une matrice de transvection.
Idem pour une matrice de permutation.
152. Déterminer le polynôme caractéristique et le polynôme minimal d’une matrice compagnon.
153. Énoncer et démontrer le lemme de décomposition des noyaux.

11
154. Énoncer et démontrer le critère de diagonalisation faisant intervenir le polynôme minimal.
155. Démontrer que si u est un endomorphisme à polynôme minimal scindé d’un espace E de
dimension finie, E est somme directe de sous-espaces stables par u sur chacun desquels la
restriction de u est somme d’une homothétie et d’un endomorphisme nilpotent.
156. Caractériser les matrices M de Mn (C) telles que
M k −→ 0.
k→+∞

157. Soit G un sous-groupe fini de GLn (C). Montrer que les éléments de G sont diagonalisables.
158. Montrer qu’une matrice M de GLn (C) appartient à un sous-groupe compact de GLn (C) si
et seulement si elle est diagonalisable à valeurs propres de module 1.

10 Espace préhilbertiens, endomorphismes des espaces


euclidiens
Projection orthogonale
159. Énoncer et démontrer le théorème de projection orthogonale sur un sous-espace de dimension
finie V d’un espace préhilbertien E. Montrer que le carré de la distance de x à V est
hx, x − pV (x)i. Exprimer la quantité précédente au moyen d’une base orthonormée de V .
160. Interpréter de manière préhilbertienne et calculer
Z +∞ 
−t 2 2 2
inf e (t − at − b) dt, (a, b) ∈ R .
0

161. Si p est un projecteur d’un espace euclidien, montrer que |||p||| ≤ 1 si et seulement si p est
une projection orthogonale.
162. Montrer que les projecteurs orthogonaux de l’espace euclidien E sont exactement les pro-
jecteurs symétriques de E.
163. Soient x1 , · · · , xp des vecteurs de l’espace préhilbertien (E, < , >). Montrer que la matrice
de Gram (< xi , xj >)1≤i,j≤p a pour rang le rang de {x1 , · · · , xp }.
164. Si C est un convexe fermé de l’espace euclidien (E, < , >), montrer, pour tout x de E \ C,
qu’il existe un unique a ∈ C tel que :
kx − ak = d(x, C).
Si c ∈ C, quel est le signe de < x − a, c − a > ?
Suites orthonormées totales
165. Soient (E, < , >) un espace préhilbertien et (en )n∈N une famille orthonormée de E. Si
x ∈ E, montrer :
+∞
X
< en , x >2 ≤ kxk2 .
n=0
Montrer, si V = Vect (en , n ≥ 0), que, pour x ∈ E :
+∞
X N
X
x ∈ V̄ ⇐⇒ < en , x >2 = kxk2 ⇐⇒ hen , xi en −→ x.
N →+∞
n=0 n=0

Qu’en déduit-on si (en )n≥0 est totale ?

12
166. L’espace des fonctions continues de [0, π] dans R est muni du produit scalaire euclidien
Z π
(u, v) ∈ E 2 7−→ uv.
0

a) Montrer que l’espace des fonctions

x ∈ [0, π] 7−→ p(cos(x)), p ∈ R[X]

est dense dans E muni de la norme uniforme, puis dans E muni de la norme provenant du
produit scalaire précédent.
b) On pose r
∗ 2 1
∀m ∈ N , cm (x) = cos(mx), c0 (x) = √ .
π π
Montrer que (cm )m∈N est un système orthonormé total de l’espace préhilbertien précédent.

Matrices orthogonales

167. Décrire les matrices de SO2 (R). Montrer que toute matrice de O2 (R) \ SO2 (R) est ortho-
semblable à  
1 0
.
0 −1
168. Déterminer les matrices de On (Z).
169. Montrer qu’une matrice de On (R) est diagonalisable sur C. Quelles sont les matrices de
On (R) diagonalisables sur R ?
170. Quels sont les endomorphismes de l’espace euclidien E qui commutent à toutes les isométries
de E ?
171. Rappeler l’énoncé et la démonstration du théorème de réduction des isométries d’un espace
euclidien.
172. Soit u un endomorphisme d’un espace euclidien (e1 , . . . , en ) une base orthonormée de E.
Exprimer la trace de u à l’aide des hei , u(ei )i.
173. Soit u un endomorphisme d’un espace euclidien. Montrer que u est antisymétrique si et
seulement si :
∀x ∈ E, hu(x), xi = 0.

Endomorphismes autoadjoints, matrices symétriques


174. Le produit de deux matrices symétriques réelles est-il symétrique ?
175. Soit M dans Sn (R). Donner une interprétation variationnelle de la plus grande valeur propre
λn (M ) de M . Si A et B sont dans Sn (R), comparer λn (A + B) et λn (A) + λn (B).
176. On munit Rn de sa structure euclidienne canonique. Soit M une matrice symétrique de
Mn (R). Montrer que la norme d’opérateur de M est le maximum de l’ensemble des valeurs
absolues des valeurs propres de M .
177. Rappeler définition et caractérisations des matrices symétriques positives, des matrices sy-
métriques définies positives. Montrer que l’ensemble des matrices symétriques positives est
fermé dans Sn (R), puis dans Mn (R).
178. Montrer que Sn++ (R) est ouvert dans Sn (R). Quelle est son adhérence ?

13
179. Montrer que si M ∈ Mn (R) est symétrique positive alors :
∀i ∈ {1, · · · , n}, mi,i ≥ 0.
Montrer que la réciproque est fausse.
180. Montrer qu’une matrice de Gram est symétrique positive.
181. Montrer qu’un endomorphisme symétrique positif a une unique racine carrée symétrique
positive.

11 Anneaux et algèbres, polynômes


Anneaux
182. Définition de la caractéristique d’un anneau.
183. Définition de la multiplicité d’une racine d’un polynôme, et caractérisation avec les dérivées
(avec hypothèse convenable sur le corps).
184. Définition d’un idéal dans un anneau commutatif. Structure des idéaux de Z, de K[X].
Application à la définition du polynôme minimal d’un endomorphisme en dimension finie.
185. Soit x un élément algébrique d’une K-algèbre A.
a) Montrer que K[x] est un K-espace vectoriel de dimension égale au degré de ΠK,x .
b) Montrer que, si Q ∈ K[X], Q(x) est un inversible de K[x] si et seulement si Q∧ΠK,x = 1.

c) Si A est un corps, démontrer que K[x] est un sous-corps de A.


Polynômes
186. Soient A et B dans Z[X] avec B unitaire. Montrer que le quotient et le reste de la division
euclidienne de A par B sont dans Z[X].
187. Comment calculer la somme des racines d’un polynôme complexe à partir des coefficients ?
le produit des racines ?
Pn−1
188. Soit P = X n − i=0 ai X i dans C[X]. Montrer que les racines de P sont de module majoré
par : ( n−1 )
X
max 1, |ai | .
i=0
2n
189. Factoriser X − 1 en produit d’irréductibles de R[X]..
190. Définition, unicité, relation de récurrence, racines pour les polynômes de Tchebychev.
191. Montrer, si P ∈ K[X] est de degré 3, que P est irréductible dans K[X] si et seulement si P
n’a pas de racine dans K. Cas du degré 4 ?
Fractions rationnelles
192. Décomposer P 0 /P en éléments simples si P est un polynôme complexe non constant. En
déduire le théorème de Gauss-Lucas.
193. Soit P dans R[X] scindé sur R. Montrer en utilisant par exemple P 0 /P que P 0 − λP est
scindé sur R pour tout réel λ.
194. Décomposer X n1−1 en éléments simples sur C.
Pn
195. Soit P = k=0 ak X k dans Z[X]. Si p est dans Z, q dans N∗ , si p ∧ q = 1 et si p/q est racine
de P , montrer que p divise a0 et que q divise an .
196. Montrer que X 3 + X + 1 est irréductible sur Q, et a exactement une racine réelle α.

14
12 Groupes, arithmétique
Groupes
197. Pour chacun des groupes : Sn , SLn (K), citer une famille simple de générateurs.
198. Déterminer le cardinal minimal d’une famille génératrice de (Zn , +). Pour quels couples
(m, n) de N∗ 2 les groupes (Zn , +) et (Zm , +) sont-ils isomorphes ?
199. Calculer Sλ Sµ où :  
1 λ
Sλ = .
0 −1
Trouver le sous-groupe de GLn (K) engendré par les matrices de symétrie.
200. Montrer que tout groupe de cardinal premier est cyclique.
201. Donner un groupe de cardinal 6 non abélien.
202. Les groupes additifs : (Z/3Z)2 et Z/9Z sont-ils isomorphes ? Généraliser : à quelle condition
le produit de deux groupes cycliques est-il cyclique ?
203. Montrer que si deux éléments a et b du groupe fini G ont pour ordre respectifs m et n avec
m ∧ n = 1, et commutent, alors ab est d’ordre mn.
204. Expliquer comment calculer l’ordre d’une permutation de Sn .
205. A quelle condition deux permutations sont-elles conjuguées dans Sn ?
206. A quelle condition deux symétries orthogonales sont-elles conjuguées dans On (R) ?
207. Calculer le cardinal de la classe de similitude de :
 
Ir 0
S=
0 −In−r

dans GLn (Z/pZ) avec p premier ≥ 2.


Arithmétique
208. Si a ∈ Z, n ∈ N∗ et a ∧ n = 1, montrer :

aϕ(n) ≡ 1 [n].

Comment en déduit-on le petit théorème de Fermat ?


209. Si d(n) désigne le nombre de diviseurs de n dans N∗ , calculer d(n) en fonction de la décom-
position en facteurs premiers de n.
210. Soient n un entier ≥ 2, a, b, c dans N∗ tels que ab = cn et que a et b soient premiers entre
eux. Montrer que a et b sont puissances n-ièmes d’entiers.
+∞
X
211. Montrer que, pour p premier et n ∈ N, la p-valuation de n! est bn/pr c.
r=1

13 Probabilités
Axiomatique de Kolmogorov
212. Déterminer les événements indépendants d’eux-mêmes.

15
213. Soit (An )n≥0 une suite d’événements.
a) Définir l’événement lim(An ).
+∞
X
b) On suppose que P (An ) < +∞. Montrer que P (lim(An )) = 0.
n=0
+∞
X
c) On suppose que P (An ) = +∞ et que les An sont mutuellement indépendants. Montrer
n=0
que P (lim(An )) = 1.

Variables aléatoires
214. a) Démontrer que la somme de n variables de Bernoulli de paramètre p mutuellement
indépendantes suit la loi binomiale B(n, p).
b) Calculer l’espérance et la variance d’une variable aléatoire suivant la loi binomiale B(n, p).

c) Si X suit la loi B(n, p), déterminer k tel que P (X = k) soit maximal.


d) On suppose p ≤ p0 . Soient X et X 0 deux variables aléatoires suivant respectivement les
lois B(n, p) et B(n, p0 ). Pour k dans {0, . . . , n}, comparer, par un argument de couplage
P (X ≥ k) et P (X 0 ≥ k).
215. On suppose que X et Y sont deux variables de Poisson indépendantes suivant des lois de
Poisson de paramètres respectifs λ et µ. Déterminer la loi de X + Y .
216. Soient X1 , . . . , Xn des variables aléatoires mutuellement indépendantes suivant chacune une
loi géométrique, de paramètres respectifs p1 , . . . , pn . Déterminer la loi de

Y = min (X1 , . . . , Xn ) .

217. Soient X et Y deux variables aléatoires réelles. On suppose qu’il existe une fonction ϕ définie
sur l’image de X telle que Y = ϕ(X) et que X et Y sont indépendantes. Que peut-on dire ?
Suites de variables aléatoires
218. Soit (Xn )n≥1 une suite de variables de Bernoulli de paramètre p ∈]0, 1[ mutuellement indé-
pendantes.
a) On définit une suite (Tk )k≥0 de variables aléatoires à valeurs dans N∗ ∪ {+∞} en posant
T0 = 0 et, pour k dans N∗ :

Tk+1 = min {n > Tk , n ∈ N∗ ∪ {+∞}, Xn = 1} .

Déterminer la loi de Tk . Montrer en particulier que Tk est presque sûrement finie.


b) Pour j dans N∗ , on pose
τj = Tj+1 − Tj
est presque sûrement définie. Pour m dans N∗ , donner la loi de (τ1 , . . . , τm ). Qu’en déduit-on
sur les variables aléatoires τi ?
c) Déterminer l’espérance et la variance de Tk .
219. Soit (Xn )n≥1 une suite de variables de Bernoulli de paramètre p mutuellement indépen-
dantes, N une variable aléatoire à valeurs dans N indépendante de (Xn )n≥1 , S la somme
aléatoire
S = X1 + · · · + XN .

16
Déterminer la loi de S. Expliciter le cas où N ∼ P(λ).
Espérance, variance
220. Interpréter géométriquement espérance et variance d’une variable aléatoire X de L2 (Ω, F, P ).
221. Justifier qu’une variable aléatoire bornée a des moments de tous ordres. Donner un exemple
montrant que la réciproque est fausse.
222. Rappeler espérance et la variance d’une variable aléatoire de Poisson, d’une variable aléatoire
géométrique.
223. a) Soit X une variable aléatoire à valeurs dans N. Montrer
+∞
X
E(X) = P (X ≥ n).
n=1

b) Soit X une variable aléatoire à valeurs dans R+ . Montrer


+∞
X +∞
X
P (X ≥ n) ≤ E(X) ≤ P (X ≥ n).
n=1 n=0

224. Énoncer la formule du crible. La démontrer en utilisant la linéarité de l’espérance.


225. Une k-clique d’un graphe est une partie de cardinal k de l’ensemble des sommets dont
deux éléments quelconques sont reliés par une arête. Dans le modèle G(n, p) d’Erdös-Renyi,
déterminer l’espérance du nombre de k-cliques.
226. Soit X = t (X1 , . . . , Xn ) un vecteur aléatoire réel. Montrer que sa matrice de covariance est
symétrique positive.
Inégalités de concentration
227. Énoncer et démontrer l’inégalité de Tchebychev. Application à la loi faible des grands
nombres.
228. Soit (Xn )n≥1 une suite de variables de Rademacher mutuellement indépendantes. Pour n
dans N∗ , soit
Sn = X1 + · · · + Xn .
a) Pour t dans R, calculer E(etSn ) et montrer que
 2
tSn nt
E(e ) ≤ exp .
2

b) Montrer que, si λ > 0 et n ∈ N∗ :

λ2
 
P (Sn ≥ nλ) ≤ exp − .
2n

Fonctions génératrices
229. Définir la fonction génératrice d’une variable aléatoire X à valeurs dans N. Montrer que
cette fonction détermine la loi de X.
230. Fonction génératrice d’une variable binomiale, d’une variable géométrique, d’une variable
de Poisson.

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231. Soient X une variable aléatoire à valeurs dans N, m dans N. Montrer que GX est de classe
C m sur [0, 1] si et seulement si E(X m ) < +∞. Dans le cas contraire, quelle est la limite de
(m)
GX (t) lorsque t tend vers 1 ?
232. Déterminer la fonction caractéristique d’une somme de deux variables aléatoires indépen-
dantes à valeurs dans N.
233. Déduire de l’exercice précédent la fonction caractéristique d’une variable aléatoire suivant
une loi binomiale négative.
234. Comment calculer l’espérance et la variance d’une variable aléatoire à valeurs dans N à partir
de sa fonction caractéristique ? Application à une variable géométrique, à une variable de
Poisson.
235. On se donne (Xn )n≥0 une suite de variables aléatoires indépendantes de même loi à valeurs
dans N, N une variable aléatoire à valeurs dans N indépendante des Xi et on pose :
N
X
SN = Xi .
i=1

Montrer que la fonction génératrice des probabilités de SN est GN ◦ GX .

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