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Séance 5

Cette séance vise à concevoir un budget et un plan de trésorerie au jour le jour, en se concentrant sur l'optimisation des flux de fonds et la gestion des moyens de paiement. Le document souligne l'importance de réduire les délais de traitement des encaissements et de gérer les flux financiers avec précision pour minimiser les coûts et maximiser la rentabilité. Un cas pratique est proposé pour illustrer l'impact des jours de valeur sur le coût de la trésorerie dans une entreprise avec des flux réguliers.

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Cette séance vise à concevoir un budget et un plan de trésorerie au jour le jour, en se concentrant sur l'optimisation des flux de fonds et la gestion des moyens de paiement. Le document souligne l'importance de réduire les délais de traitement des encaissements et de gérer les flux financiers avec précision pour minimiser les coûts et maximiser la rentabilité. Un cas pratique est proposé pour illustrer l'impact des jours de valeur sur le coût de la trésorerie dans une entreprise avec des flux réguliers.

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Séance 5

Objectifs
Cette séance a pour objectif de concevoir un budget et un plan de trésorerie périodique et au
jour le jour.

Consignes
Lire le cours et le comprendre, traiter le cas

II – 2 – 2 Le plan de trésorerie au jour le jour


Dans le budget de trésorerie, les prévisions sont établies en termes de flux de fonds
(hebdomadaires, mensuels, trimestriels et annuels). Le financier est confronté quotidiennement
à des décisions relatives à l’arbitrage entre les différents moyens de paiement (espèces,
virement, effets, etc.) et entre l’affectation des emplois et des ressources aux différents banques
qui gèrent les comptes de l’entrepris. De ce fait, l’information dont dispose le financier doit
être très détaillée.
L’objectif de la trésorerie au jour le jour est de minimiser le coût des ressources financières à
court (crédits de trésorerie) et d’optimiser éventuellement la rentabilité des disponibilités
oisives. Les contraintes que doit subir le financier sont nombreuses : flux de fond aléatoires,
variété des conditions bancaires en matière des coûts de financement et de rémunération des
dépôts, etc. Pour atteindre cet objectif, le financier devrait tendre vers une « trésorerie zéro ».
En effet, traditionnellement, certain considèrent qu’une bonne solvabilité doit se traduire par
une bonne liquidité réduite, c’est à dire par ce ratio :
𝑇𝑟é𝑠𝑜𝑟𝑒𝑟𝑖𝑒
𝐷𝑒𝑡𝑡𝑒𝑠à𝑐𝑜𝑢𝑟𝑡𝑡𝑒𝑟𝑚𝑒
Ce principe n’est pas sain puisqu’il va à l’encontre des exigences de rentabilité : une trésorerie
pléthorique signifie un manque à gagner pour l’entreprise, puisque les fonds disponibles
pourraient être soit placés à court terme et rapporter des produits financiers, soit investis dans
des projets rentables. Par contre, un grand déficit de trésorerie signifie des charges financières
importantes qui grèvent la rentabilité et constitue un danger pour l’autonomie financière de
l’entreprise.

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Une manière d’améliorer le rythme des encaissements et de baisser le coût du recours aux
crédits de trésorerie consiste à réduire le fonds de transit.
Les règlements par chèques des clients résidant dans les différentes villes du pays entraînent
pour l’entreprise deux types de retards : le premier est relatif au délai d’acheminement du
chèque du client vers l’entreprise qui, s’il est effectué par courrier, peut exiger quelques jours ;
le second concerne le délai nécessaire à son paiement par la chambre de compensation qui est
de plusieurs jours (jusqu’à quinze pour les chèques hors place).
Pour réduire ces délais, l’entreprise peut mandater un représentant pour récupérer les chèques
et les faire présenter à la compensation sur place dans les villes éloignées. Les fonds ainsi
déposés sur un compte sont disponibles rapidement pour l’entreprise, qui peut par ailleurs en
demander le virement à son compte bancaire du siège social.
Par ailleurs, la gestion de trésorerie au jour nécessite d’effectuer des provisions en termes de
« jours de valeur » pris en considération par la banque, qui sont différents des dates
d’enregistrement des opérations ; ainsi par exemple, un chèque sur place remis à la banque
pour compensation le 1/01 aura à la date de valeur du 3/01 (soit J+2). Alors l’entreprise doit
mettre en place une organisation complexe, ce qui nécessite un travail d’analyse et
d’information important.
Cette analyse porte sur plusieurs points :
- recensement de tous les encaissements et décaissements par nature : règlement
fournisseurs, produits financiers, encaissements clients, paiement des impôts,
- inventaire des moyens de règlements utilisés : virements chèques bancaires lettre de
change,
- distinction entre les flux certains et les flux incertains (quant au montant quant à la date
ou aux deux). Les flux certains pourront être chiffrés et positionnés dans le temps sans
problème, les flux incertains feront l’objet d’un traitement particulier, ils seront
positionnés et leur montant déterminé sur la base de calculs probabilistes ou de manière
plus aléatoire.
- le système comptable est mal adapté aux prévisions de trésorerie. En effet, il ne prend
en compte que les dates d’opérations et non leurs dates de valeur. Par ailleurs, il existe
toujours un décalage entre la réception de la pièce comptable à l’origine de la
comptabilisation de l’opération et le transfert de l’information au trésorier.
- les circuits de paiements : les paiements en espèces exceptés, tous les moyens de
règlement connaissent des décalages entre le moment de l’émission et celui de la remise
à la banque pour encaissement. Raisons : le temps de transmission, de traitement
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comptable et administratif, les temps mort etc. Bref les durées des décalages sont très
variables, elles dépendent du type de règlement de son mode de transmission et des
partenaires concernés.
Ainsi, le plan de trésorerie au jour le jour va consister à placer les flux financiers en date de
valeur. Pour chaque support de paiement, on positionne les montants des flux à la date réelle
de crédit ou de débit en banque, celle-ci servant de point de départ au calcul des agios.

Vocabulaire
- Date de valeur : date réelle de débit ou de crédit d’un compte bancaire. Elle détermine
la durée sur laquelle sont calculés les intérêts. Elle est antérieure ou postérieure à la date
d’opération selon qu’il s’agit d’un débit ou d’un crédit
- Jour de banque : jour ajouté à la durée du crédit résultant de l’application des dates de
valeur.
- Heure de caisse : heure au-delà de laquelle les opérations bancaires sont réputées faite
le lendemain.
- Jour ouvrés : jours effectivement travaillés par la banque
- Jours calendaire : jours du calendrier

Tableau : structure du plan de trésorerie au jour le jour ou prévisions en date de valeur


Eléments/mois 1 Fév. 2 Fév. 3 Fév. 4 Fév. 5 Fév. Etc.
Recettes
Espèces
Remise de chèques
- sur place
- hors place
Remise d’effets
Virements reçus
Cartes bancaires
Total recettes (A)
Dépenses
Prélèvements
Chèques émis
Domiciliation d’effet
Virements émis
Total dépenses (B)
Variation de la journée (C) = (A) – (B)
Solde initial (D)
Solde provisoire (E) = (C) + (D)
Décisions
Placements
Escompte
Agios
Virement interbancaire
Solde définitif

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Les entreprises sont quotidiennement confrontées à des problèmes de trésorerie, et l’urgence
des besoins de liquidités ne peut se satisfaire d’un traitement théorique et doctrinal, aussi nous
proposons d’illustrer les mécanismes du budget de trésorerie à travers un cas.

Cas
On se propose de mesurer l’impact de l’existence des jours de valeur sur le coût de la trésorerie. Une entreprise a
une activité régulière sans variation saisonnières.
Les achats et charges diverses journaliers sont uniformément répartis dans le mois et s’élèvent mensuellement à
1 232 000 FCFA TTC. Ils sont réglés par chèque, au comptant (on négligera les délais postaux et le traitement des
chèques chez les fournisseurs).
Les salaires, d’un montant mensuel de 1 500 000 FCFA sont payés par virement le 26 du mois.
Les charges sociales versées à la CNSS sont réglées le 13 du mois suivant. Elles sont encaissées régulièrement
par cet organisme le 17 du mois. Elles s’élèvent à 50 % du montant des salaires.
La TVA est payée par chèque le 17 du mois. Le chèque d’un montant de 476 000 FCFA est encaissé le 20.
Les ventes journalières sont régulières et s’élèvent mensuellement à 4 400 000 FCFA TTC. Les clients règlent le
16 du mois, la moitié par chèques sur place, la moitié par chèques hors place
Le 1er janvier est un dimanche
Le taux d’intérêt du découvert négocié avec la banque est de 12 %
Les dates de valeur négociées sont les suivantes :
Remise de chèque sur place J + 2JC
Remise de chèques hors place J + 5JC
Paiement de chèques J – 2JC
Virement débit J – 1JC
Les prévisions seront faites dans une hypothèse de régime de croisière

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