La Formation Complémentaire À La Pédagogie Chez Les Enseignants de L'université
La Formation Complémentaire À La Pédagogie Chez Les Enseignants de L'université
ISSN
0318-479X (imprimé)
1705-0065 (numérique)
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résumé • Cet article porte sur la mise en place d’une formation pédagogique
continue, non obligatoire pour les enseignants, dans les universités françaises.
Dans la première partie, nous présentons les questions soulevées par la prise en
compte de l’activité d’enseignement dans la carrière d’un universitaire français.
Dans la seconde partie, nous posons la question de l’appropriation d’un savoir
pédagogique construit de manière empirique, sans formation théorique initiale. À
partir d’une analyse chiffrée des demandes de formation pédagogique des ensei-
gnants, nous présentons les conditions de réalisation d’une formation pédagogique
continue pour les enseignants du supérieur.
Introduction
Dans le Code français de l’éducation, nous pouvons lire que la formation initiale et
continue des enseignants est un droit. Ce droit est effectivement mis en pratique
par les IUFM ; les IUFM sont des Instituts universitaires de formation des maîtres
où les futurs enseignants du lycée et du collège suivent une formation d’une année
complète. Cependant, quand nous comparons les possibilités de suivre des forma-
tions pour les enseignants du premier degré avec celles des enseignants du supé-
rieur, nous constatons qu’il existe des différences, voire des inégalités, quant aux
possibilités de se former.
Alors qu’il existe une formation initiale à l’enseignement pour les enseignants
des premier et second degrés, il n’y en a quasiment pas pour les enseignants du
supérieur, recrutés sur des critères de recherche (Association de réflexion sur les
enseignements supérieurs et la recherche, 1997). Le savoir professionnel lié à l’en-
seignement est un savoir empirique souvent acquis par imitation, expérimentations
et erreurs. Pour la formation continue, il en va de même. Elle est presque inexistante
pour les enseignants du supérieur et ne fait l’objet d’aucun service équivalent à
celui des IUFM.
Nous pouvons comprendre ces différences à partir d’un certain nombre de
constats. Tout d’abord, la définition des missions des enseignants chercheurs
Cadre théorique
S’il semble que la formation pédagogique des enseignants chercheurs ne soit pas
envisagée comme étant importante par les universités, nous savons, en paraphra-
sant le titre de l’ouvrage de Donnay et Romainville (1996), qu’enseigner à l’Uni-
versité est un métier qui s’apprend.
C’est ce qu’évoquent également plusieurs rapports diffusés en France5, indiquant
la nécessité de développer des actions de formation à l’attention des enseignants
du supérieur, notamment pour leur activité d’enseignement. L’une des raisons
invoquées par ces auteurs est que le métier change. Il se complexifie avec le déve-
loppement des missions dévolues aux universitaires et l’apparition de nouveaux
publics qui ne décodent pas les attentes de l’institution universitaire (Altet, 2004).
Toujours selon ces auteurs, il y aurait matière à proposer des compléments de
formation aux enseignants et à les accompagner, afin de leur permettre d’analyser
et d’anticiper ces changements. Ce constat que nous faisons en France n’est pas
un constat isolé. En référence à différents travaux, et en citant notamment Bachand
(1994), De Ketele (1996) souligne que le réveil pédagogique est récent, et que c’est
dans les années 1990 que les universités des États-Unis, et plus largement de
l’Amérique du Nord, ont commencé à redonner la priorité à l’enseignement dans
l’institution universitaire. Le contexte de l’enseignement supérieur est également
jugé paradoxal, comme il peut l’être dans les universités françaises, à cause de cette
délicate articulation entre carrière scientifique et enseignement, auprès d’un public
d’étudiants dont la demande sociale (et pédagogique) prend de nouvelles formes
(Marsh et Hattie, 2002).
Tardif et Bélisle (2006) rappellent que la pédagogie universitaire ne s’est bien
développée que dans les universités de service et rarement dans des universités
libérales ou de recherche. Ces dernières favorisent plutôt des enseignements carac-
térisés par une approche magistrale et frontale de la relation pédagogique, où les
enseignants ont tendance à reproduire ce qu’ils ont observé quand ils étaient étu-
gratuites pour les enseignants (le coût est financé par des établissements ou par
l’État).
- les demandes individuelles des enseignants, qui ne s’appuient pas sur une
attente professionnelle clairement identifiée ;
- les demandes professionnelles des enseignants, qui sont associées à l’activité
pédagogique, de recherche ou d’administration ;
- et les demandes institutionnelles des UFR, des départements ou de l’équipe
de direction de l’université11 (ex. : se former à la formation par alternance, à
la pédagogie des TIC, etc.).
Méthodologie
Pour effectuer notre analyse, nous avons choisi de travailler sur les demandes de
formations d’enseignants chercheurs de l’Université de Bretagne Occidentale
auxquels nous proposons des stages de formation. Nous focaliserons notre étude
sur la troisième année de mise en place de ces stages. Cette durée de trois ans rend
compte d’une certaine stabilisation de l’offre de formation par rapport à la
démarche d’ingénierie que nous avions mise en place. La première année a été
consacrée à la création de l’offre de formation, à partir d’expérimentations et
d’enquêtes sur les besoins exprimés. Ces évaluations nous ont permis d’ajuster le
dispositif de formation, et de proposer une offre équilibrée dans les thèmes et les
modalités de formation. Pour la deuxième année, nous avons aménagé l’offre en
mettant en œuvre une évaluation croisée de chaque stage court (observation,
entretiens informels avec les participants à l’issue de la formation, questionnaire
d’évaluation, entretiens formels avec les formateurs). Ce qui nous a permis de
proposer une offre stabilisée, la troisième année. Nous utilisons ici les résultats des
inscriptions réalisées lors de cette troisième année, qui devient donc une année-
type.
Instrumentation et déroulement
Nous avons choisi de présenter ici uniquement l’analyse des demandes de stages
courts, car l’identification des participants est possible et plus aisée (l’inscription
nominative nous permet d’avoir accès à un certain nombre de données) que pour
les autres modalités de formation. Les enseignants se sont inscrits en remplissant
un formulaire contenu dans le Programme de formation complémentaire. Les stages
courts y sont présentés par thèmes. En 2004-2005, nous avons proposé 26 stages,
qui ont accueilli 381 participants. En moyenne, dans notre recherche, nous consta-
tons qu’une personne s’inscrit à 2,5 formations.
Données quantitatives
Les inscriptions ont été enregistrées dans une base de données. Nous avons réalisé
deux analyses comparatives :
Données qualitatives
À l’issue de chaque stage, un questionnaire d’évaluation est diffusé auprès des
stagiaires. Nous y avons réservé une partie remarques qui permet de recevoir un
avis qualitatif des stagiaires sur les demandes exprimées, les attentes en thèmes et
modalités de formation, etc.
Par ailleurs, un an après la participation aux stages, nous avons mené des entre-
tiens semi-directifs auprès d’un échantillon représentatif de stagiaires.
L’ensemble de ces données ne sont pas exploitées en tant que telles dans cet
article, mais nous ont permis d’affiner certaines de nos analyses.
Tableau 1
Classement des stages de formation en fonction de quatre catégories
Tableau 2
Répartition des demandes de formation en fonction de l’UFR de rattachement
Tableau 3
Répartition du nombre de demandes par catégorie en fonction de l’UFR de rattachement18
Tableau 4
Répartition du nombre en fonction du sexe19
Nbre d’enseignants
Variable sexe Nbre de demandes Nbre d’inscrits % inscrits/UBO
UBO
Femmes 139 57 291 20
Hommes 242 101 631 16
Total 381 158 922
Nous remarquons également que, plus souvent que les hommes, les femmes
s’inscrivent aux formations F2 (relations avec les étudiants) et les hommes sont
proportionnellement plus nombreux à s’inscrire aux formations de type F4 et
F1.
Tableau 5
Répartition du nombre de demandes par catégorie de stage en fonction du sexe20
Les premières observations que nous avons réalisées montrent qu’il s’agit, du
point de vue de ces femmes, d’un temps pour soi, en dehors des temps imposés par
les activités professionnelles ou familiales. C’est un temps choisi, sur le lieu de
travail, qui n’est pas un temps de loisir, ni vraiment un temps de travail, ou en tout
cas, il ne s’agit pas d’un temps de travail ordinaire. Ce n’est ni une relation avec les
étudiants, ni une relation de travail avec d’autres enseignants. Cette hypothèse de
l’individualisation, du temps pour soi a été confirmée par les résultats d’évaluation
de formations telles que De l’identification à la maîtrise des situations de stress,
Savoir le dire : quelques techniques théâtrales pour l’enseignement, De la communi-
cation à la gestion des conflits. Par ailleurs, ces formations ne sont pas directement
associées à un besoin pédagogique en lien avec un savoir disciplinaire enseigné.
Variable « âge »
La moyenne d’âge des personnes qui assistent aux formations est sensiblement
identique (voire légèrement supérieure) à la moyenne d’âge des enseignants de
l’Université. L’idée de se former n’est donc pas réservée aux jeunes ou aux débutants.
Au contraire, les enseignants de la tranche d’âge 25-34 ans sont minoritaires par
rapport aux enseignants des autres tranches d’âge, et ce sont les enseignants qui
ont entre 35 et 44 ans qui sont les plus nombreux.
Tableau 6
Répartition des demandes et des inscrits en fonction de l’âge21
Les enseignants débutants sont souvent très sollicités par leurs activités d’en-
seignement et de recherche. Ils ont à préparer des cours nouveaux et disposent
donc de peu de temps, a priori, pour une formation complémentaire. Afin de
pallier ce manque de temps, certaines universités ont prévu de décharger en partie
les nouveaux enseignants chercheurs de leur service d’enseignement.
Les enseignants, qui ont entre 35 et 44 ans, sont souvent des enseignants expé-
rimentés, dotés d’une bonne connaissance de l’Université et de son fonctionne-
ment. Ils s’engagent également dans des activités à responsabilités, ce qui peut être
un élément important pour porter une réflexion nouvelle sur les pratiques péda-
gogiques.
Si nous examinons comment les enseignants se répartissent, en fonction de leur
âge, dans les quatre catégories de formation, nous pouvons formuler l’hypothèse
que la représentation du besoin de formation que se font les enseignants se
construit dans le temps et évolue avec la pratique.
Tableau 7
Répartition des inscriptions dans chaque catégorie par rapport à l’âge22
Les enseignants qui ont entre 25 et 34 ans et qui s’inscrivent aux stages courts,
recherchent les formations qui portent sur les relations avec les étudiants et l’en-
seignement à distance, et ils sont moins demandeurs (par rapport aux 35-54 ans)
de formations aux méthodes pédagogiques. Les enseignants qui ont entre 35 et 54
ans sont plutôt demandeurs de formations sur les méthodes pédagogiques. Ce qui
pourrait paraître surprenant, a priori, de la part d’enseignants expérimentés. C’est
dans cette tranche d’âge que l’on retrouve le plus d’enseignants chargés de respon-
sabilités pédagogiques. Nous pouvons émettre l’hypothèse que cela correspond à
un tournant dans leur carrière d’enseignants chercheurs, qui les conduit à s’inter-
roger sur leurs pratiques et à réfléchir sur ce savoir pédagogique empirique qu’ils
se sont constitué. Les plus de 55 ans s’intéressent plus particulièrement aux for-
mations sur la maîtrise des outils informatiques pour l’enseignement et à celles
sur l’enseignement à distance ; par contre, ils sont beaucoup moins nombreux à
demander des formations sur les relations avec les étudiants. Nous pouvons faire
deux interprétations :
Tableau 8
Répartition des inscriptions dans chaque thème et par rapport au statut23
Les demandes des enseignants chercheurs ou de statut second degré sont pra-
tiquement identiques pour les formations aux méthodes pédagogiques et pour
celles qui portent sur les relations avec les étudiants. Par contre, les demandes
diffèrent pour les formations F3 et F4 : les enseignants du supérieur sont deman-
deurs d’outils liés à l’enseignement à distance (F4), tandis que les enseignants du
secondaire recherchent davantage les formations sur la maîtrise des outils infor-
matiques pour l’enseignement (F3).
Partant d’une recherche-action sur les demandes de formation des enseignants
du supérieur par rapport à leur activité d’enseignement, nous avons pu analyser
les pratiques effectives d’inscriptions des enseignants. Nous avons mis en évidence
que ces demandes de formation s’appuient sur des attentes liées à la pratique
professionnelle ou à des attentes personnelles, ces dernières n’étant pas nécessai-
rement associées à une utilisation directement exploitable dans l’exercice de la
profession.
Désormais, après une expérience de quatre années, et dans un contexte qui est
celui que nous avons déjà évoqué, nous pensons qu’il serait nécessaire de proposer
des formations autres que des formations à la pédagogie universitaire (formations
à la recherche, formations en lien avec des activités administratives).
Nous notons que ces formations permettent de rassembler des enseignants cher-
cheurs et, éventuellement, selon les thèmes de formation, des enseignants chercheurs
et du personnel technique. La formation peut être le lieu de création de nouveaux
réseaux internes, de nouvelles sociabilités. Par conséquent, outre ses vocations pre-
mières de former, la formation a une fonction sociale qui permet également, certes
de manière un peu idéale, mais que nous avons également observée, de travailler la
culture de l’Université et le sentiment d’appartenir à un collectif.
Conclusion
En proposant une formation complémentaire à l’attention des enseignants du
supérieur, nous avons été confrontés à un certain nombre de difficultés.
Nous avons montré que le besoin de se former dans les domaines liés à l’exercice
du métier d’enseignant existe. Ce besoin s’exprime différemment selon les âges, le
sexe et la culture d’origine des enseignants. De plus, les motivations vont de l’expres-
sion d’un temps pour soi à l’acquisition de techniques liées aux nouvelles technolo-
gies, en passant par une réflexion pédagogique renouvelée ou approfondie.
Cette dernière motivation nous semble moins forte que les autres, alors que
nous pensions, avant la mise en œuvre des formations, que les contraintes et les
motivations induites par l’introduction des nouvelles technologies et la venue à
l’Université d’un nouveau public amèneraient les enseignants à investir le savoir
pédagogique. Cette hypothèse a ses limites, car les enseignants recherchent prin-
cipalement des réponses à des problèmes concrets et immédiats (gestion de grands
groupes, utilisation des outils informatiques dans l’enseignement, etc.). De leur
point de vue, la formation doit permettre de concevoir le savoir pédagogique
comme un savoir pratique susceptible de les aider à résoudre des problèmes.
Afin de vérifier ce premier constat, nous avons mené une enquête auprès d’un
échantillon d’enseignants qui avaient suivi des formations, pour analyser les connais-
sances transmises lors de ces stages et la manière dont ils les avaient réinvesties dans
leur pratique pédagogique (Moulin, 2006). Les résultats montrent que les enseignants
utilisent des façons de faire, des ficelles, mais qu’ils n’approfondissent pas, par la suite,
dans leur pratique, leur réflexion par des lectures ou un travail personnel.
Il semble également que le savoir disciplinaire soit déconnecté d’un savoir
pédagogique. L’introduction des savoirs pédagogiques par le biais des stages n’est
donc pas suffisante pour amener les enseignants à développer une réflexion plus
importante. C’est pourquoi nous avons multiplié les modalités de formation
(stages, groupes de recherche action, séminaires, conférences), afin de proposer
des espaces où l’on livre des ficelles, et des espaces où s’établit une dynamique par
rapport à un travail pédagogique. Cette approche multi-formations est conforme
au mode de fonctionnement des enseignants chercheurs.
Notes
1. CREAD : Centre de recherche sur l’éducation, les apprentissages et la didactique.
2. Le décret 84-431 du 6 juin 1984 ne pose que trois obligations : un service en présence des
étudiants de 192 heures de travaux dirigés (ou 128 heures de cours magistraux, 288 heures de
travaux pratiques), la soumission aux règles générales de la fonction publique, l’obligation de
résidence et un ensemble de missions très générales (transmission des connaissances au titre de
la formation initiale et continue ; direction, conseil et orientation des étudiants, organisation
des enseignements au sein d’équipes pédagogiques et en lien avec les milieux professionnels ;
développement de la recherche et valorisation ; participation aux jurys d’examen et de concours,
etc.). Notons que ces obligations sont inégalement réparties entre les enseignants du supé-
rieur.
3. Les enseignants-chercheurs sont formés à la recherche, […] recrutés sur des critères scientifiques
(et non pédagogiques), […] évalués sur leur activité de recherche, et […] souvent plus gratifiés par
une notoriété de chercheur que par une popularité d’enseignant (Fave-Bonnet, 1994).
4. Les Bonus Qualité Recherche sont des primes que les universités accordent à des équipes de
recherche pour soutenir leurs recherches. Nous pourrions prévoir, de la même façon, une prime
pour le soutien aux équipes pédagogiques, en fonction de leur activité dans ce domaine.
5. Ces propositions sont faites par Dejean (2002), Petit (2002), Romainville (2002), ainsi que
par la Conférence des Présidents d’Université (2002).
6. Cependant, il en existe quelques-unes : Plourde (1993), Piccinin (1992), voir De Ketele (1996) ;
Moulin (2006).
7. La validation des acquis de l’expérience permet à des adultes en reprise d’études de voir
transformer leurs acquis professionnels en unités d’enseignement universitaire. La validation
est faite par un jury composé d’enseignants-chercheurs et de professionnels.
8. Le pourcentage des enseignants-chercheurs qui sont passés par les CIES avant d’être recrutés
reste très faible.
9. Les allocataires-moniteurs sont des doctorants financés par l’État et qui doivent, en contre-
partie, assurer des heures d’enseignement et suivre des formations.
10. Nous faisons référence ici à certains travaux sur l’école (Briand et Chapoulie, 1992).
11. Les UFR sont des Unités de Formation et de Recherche. Elles correspondent à des regrou-
pements disciplinaires (sciences, droit, lettres et sciences humaines, etc.). Dans chaque UFR il
existe des départements qui regroupent les disciplines (pour l’UFR sciences, par exemple :
département de mathématiques, département de physique, etc.).
12. À l’Université, nous trouvons des enseignants de statut second degré : ce sont des enseignants
qui sont détachés à l’Université pour y effectuer l’intégralité de leur service et qui ne sont pas
tenus de faire de la recherche
13. Ce taux de 15 % est loin d’être négligeable. Nous notons que des Universités francophones,
qui ont une réflexion et une pratique plus anciennes que les Universités françaises en matière
de pédagogie universitaire, obtiennent parfois des taux de participation inférieurs.
14. Nous pourrions ajouter qu’il existe une division sexuée des tâches effectuées en dehors de
l’activité professionnelle et qu’il est par conséquent plus difficile, pour une femme, d’avoir une
pratique de recherche, que pour un homme.
15. Un laboratoire de psychologie expérimentale ne travaille sans doute pas de la même manière
qu’un laboratoire de littératures en langues anciennes.
16. Les IUT sont des instituts universitaires de technologie qui proposent des formations tech-
nologiques courtes (deux années après le baccalauréat).
17. Lecture : 18 % des enseignants de l’UFR Sciences et techniques ont fait au moins une demande
de stage court.
18. Lecture : 43 % des demandes des enseignants de l’UFR lettres ont été faites pour les forma-
tions F2.
19. Lecture : 20 % des enseignants de l’UBO qui se sont inscrits à au moins un stage court sont
des femmes.
20. Lecture : 36 % des demandes de formation des femmes sont des formations F2.
21. Lecture : 11 % des demandeurs ont un âge compris entre 25 et 34 ans.
22. Lecture : 29 % des enseignants ayant entre 35 et 44 ans choisissent des formations de type
F2 (méthodes pédagogiques).
23. Lecture : 28 % des enseignants du supérieur qui suivent des stages demandent des formations
F4.
Références
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tation ou de la « métis » enseignante. Dans E. Annoot et M.-F. Fave-Bonnet (Dir.) :
Pratiques pédagogiques dans l’enseignement supérieur : enseigner, apprendre, évaluer. Paris,
France : L’Harmattan.
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Dejean, J. (2002). L’évaluation de l’enseignement dans les universités françaises. Rapport au
Haut Comité de l’évaluation des écoles et des établissements. Paris, France : Haut Conseil
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