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Les Reseaux Sociaux Et Internet Représentent-Ils Un Danger La Democratie ?

Le dossier examine comment les réseaux sociaux et Internet peuvent représenter un danger pour la démocratie, en mettant en lumière des phénomènes tels que les fake news, les bulles de filtre et le contrôle des discours. Les auteurs, membres de la génération Z, soulignent l'impact croissant des réseaux sociaux sur l'opinion publique et la manipulation des données personnelles, comme observé lors des élections américaines. Ils concluent que ces plateformes nécessitent un contrôle démocratique pour garantir la liberté d'expression et la circulation de l'information.

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Les Reseaux Sociaux Et Internet Représentent-Ils Un Danger La Democratie ?

Le dossier examine comment les réseaux sociaux et Internet peuvent représenter un danger pour la démocratie, en mettant en lumière des phénomènes tels que les fake news, les bulles de filtre et le contrôle des discours. Les auteurs, membres de la génération Z, soulignent l'impact croissant des réseaux sociaux sur l'opinion publique et la manipulation des données personnelles, comme observé lors des élections américaines. Ils concluent que ces plateformes nécessitent un contrôle démocratique pour garantir la liberté d'expression et la circulation de l'information.

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LES RESEAUX SOCIAUX ET INTERNET REPRÉSENTENT-ILS UN

DANGER LA DEMOCRATIE ?

Ce dossier a été réalisé par Nicolas Bascop, Romain Lizon-Tati et Thomas


Cartron.

Nous avons choisi ce sujet car faisant partie de la génération Z, nous sommes la génération
qui a grandi avec internet et les réseaux sociaux, et nous sommes aussi les prochaines
personnes à voter, dans un futur très proche.
On peut donc affirmer que ce sujet nous touche particulièrement et nous tiens à cœur.

Ainsi, nous avons décidé de prendre le parti affirmant que les réseaux sociaux et internet
représentent bel et bien un danger pour la démocratie. Notre expérience personnelle et ce
que nous avons pu observer en tant qu’utilisateurs actifs des réseaux sociaux nous ont
permis de se positionner quant à la question.

- Introduction

I. Influenceurs d’opinion

A. Les Fake News


B. Les « bulles de filtre, le role des algorithmes »
C. Les vols de données personnelles

II. Le contrôle de ces réseaux

A. Le contrôle de ceux qui s’expriment


B. Les propos haineux

- Conclusion
Introduction
Initialement, à leur création au début des années 2000, les réseaux sociaux avait pour but de
mettre en relation des personnes, de rester en contact avec des amis ou d’interagir avec des
personnes ayant des centres d’intérêt commun.
Aujourd’hui, ce concept a été élargi, adapté et ces réseaux ne sont plus de simples sites de
socialisation. Les utilisateurs s’informent grâce à eux, y échangent des idées politiques, y
militent, s’en servent pour créer des évènements.
Le temps passé sur ces réseaux est donc de plus en plus important et le nombre
d’utilisateurs dépasse aujourd’hui les 4 milliards de personnes.
Ces espaces numériques ont donc une influence de plus en plus importante sur nos vies et
d’ailleurs, certains utilisateurs « populaires » sont même appelés « influenceur » car ils ont
un réel impact sur le comportement de leurs « followers ».
Dans le monde, 21,6 % des socionautes suivent des influenceurs sur les réseaux sociaux.
Nous avons choisi ce sujet parce que nous sommes nous-même concernés par ce
phénomène.

I. Influenceurs d’opinion

Si les réseaux sociaux ont parfois permis d’organiser des mouvements sociaux jamais vus
comme les Printemps Arabes, aujourd’hui, on les accuse d’avoir été utilisés pour manipuler
les gens comme lors de l’élection de Donald Trump aux États-Unis en 2016.
Ainsi, d’après Facebook près de 80 000 messages politiques créés par des acteurs russes ont
été vus par environ 126 millions d’Américains à l’occasion de la campagne électorale. Ou
encore lors du referendum sur le Brexit la même année.

a. Les Fake-News
C’est un exemple caractéristique de l’usage des Fake-News. Ce phénomène n’est pas
nouveau mais il s’est largement amplifié à cause de la diffusion virale et large qu’offrent les
réseaux sociaux.
Que ce soient des rumeurs toujours plus folles voire des infos complètement inventées, le
principe reste le même, la diffusion d’informations fausses afin de faire passer une idée.
Lutter contre ces « fake news » est essentiel, c’est un enjeu majeur pour la démocratie.

De plus, les réseaux sociaux ont décuplé la recherche de buzz et de viralité. C’est la course au
partage d’une information encore inédite, inconnue de grand public.
Cette technique permet une propagation extrêmement rapide et atteint un maximum de
personnes sur toutes les plateformes, sur Twitter avec les retweets, Instagram et les
partages en story, Facebook et ses mythiques hashtags … et bien évidemment ces
informations ne sont pas toujours vérifiées.

b. Les « bulles de filtre », le rôle des algorithmes


Ce phénomène est d’autant plus alarmant que de nos jours, les réseaux sociaux deviennent
pour certains le seul moyen d’informations. C’est particulièrement vrai pour les jeunes de
moins de 35 ans comme le montre l’étude menée en janvier 2020 pour le journal La Croix.

L’impact de cette unique source d’information est d’autant plus important que sans qu’ils le
réalisent, sur les réseaux sociaux, les usagers n’ont pas accès à des informations riches et
diversifiées mais seulement à ce que l’algorithme juge le plus pertinent pour eux, selon les
préférences, la navigation, les likes, les retweets… de chacun. Les utilisateurs se retrouvent
de cette manière, piégés dans ce que l’on appelle une « Bulle de filtres », ce qui augmente
les risques d’être manipulés. Et ça, certains l’ont bien compris !

c. Les vols de données personnelles

Au cours de la campagne electorale aux états-unis, grâce à un quizz comme il est commun
de voir sur les différents réseaux sociaux, 87 millions de profils Facebook ont été dérobés.
L’analyse de toutes les données collectées sur les profils par l’entreprise anglaise Cambridge
Analytica aurait joué un rôle dans l’élection de Donald Trump. Comment ? Avec l’élaboration
d’une campagne visant à influencer les électeurs. Les données hackées ont permis de faire
un portrait-robot très précis de millions d’utilisateurs Facebook. Ainsi, Cambridge Analytica a
pu employer des moyens courants de marketing ciblé réalisées grâce à la collecte illégale des
données personnelles sur les profils afin d’influer sur la psychologie d’individus à grande
échelle. Jouer sur leurs peurs, leurs croyances, leurs principes … et de cette manière, les
manipuler pour qu’ils votent Trump. En plus de cela, le patron de facebook Mark Zuckerberg
affirme qu’il aurait pris connaissance du vol des données de ses usagés dès 2015, (soit plus
d’un an avant le vote pour les élections) Et il ne l’aurait pas fais savoir aux personnes
concernées.
Les réseaux sociaux sont donc devenus un des enjeux majeurs des campagnes électorales,
pas seulement outre-Atlantique. Ce sont désormais des outils très puissants dans le but
d’influencer l’opinion publique. Et, c’est dangereux pour la démocratie.

II. Le contrôle de ces réseaux.

Si les dangers que représentent les fake-news, les bulles de filtres et les interférences
étrangères sont aujourd’hui bien perçues, il en est un autre qui l’est moins, c’est le contrôle
des plateformes sociales.

a. Le contrôle de ceux qui s’expriment

Aujourd’hui les élus écoutent de plus en plus leurs électeurs et interagissent directement
avec eux par le biais des réseaux sociaux. Ces réseaux, comme twitter et Facebook,
déterminent qui est autorisé à s’exprimer. Twitter par, exemple, peut suspendre de droit,
n’importe qui, à tout moment et pour n’importe quelle raison. Il détermine aussi les sujets
dont les citoyens ordinaires sont autorisés à parler. Ainsi toutes les voix ne peuvent être
entendues.

La démocratie repose sur la libre circulation de l’information et sur la capacité des citoyens
d’un pays à se faire entendre. Les réseaux sociaux font exactement le contraire.
Facebook a par exemple supprimé une publicité d’Elisabeth Warren demandant une plus
grande réglementation des pratiques commerciales de Facebook. Cette demande menaçait
leurs intérêts financiers donc ils ont simplement retiré cette annonce.
Les réseaux sociaux n’offrent donc aucune garantie de liberté d’expression.

Même l’ex-président des États-Unis, Donald Trump a vu ses comptes fermés en janvier 2021
après l’invasion du Capitol par des manifestants. "Après examen approfondi des tweets
récents de @realDonaldTrump et du contexte actuel - notamment comment ils sont
interprétés (...) - nous avons suspendu le compte indéfiniment à cause du risque de
nouvelles incitations à la violence" de la part du président américain sortant, a expliqué
l'entreprise Twitter dans un communiqué.

Pourtant, il est évident que de tels contenus sont encore très fréquents.

b. Les propos haineux

L’attentat contre Samuel Paty a une nouvelle fois mis en évidence le rôle des réseaux sociaux
dans la propagation d’appels à la violence ou à la haine.
Le contrôle de la diffusion de ce genre de propos devient un enjeu pour notre démocratie.
Comme après chaque drame, les responsables de ces réseaux ont été sommés de mettre en
place des dispositifs afin d’empêcher la diffusion de textes ou de vidéos incitant à la haine.
Ces derniers ont répondus qu’ils faisaient au mieux.

Ce type de discours est de de plus en plus répandu. Cela peut s’expliquer par le fait que les
gens se sentent protégés derrière leur écran. Ils ont plus de facilité à tenir des propos qu’ils
ne tiendraient pas en temps normal, dans une confrontation directe avec quelqu’un. De la
même manière les gens réagissent souvent de manières disproportionnées derrière leur
clavier.
Cela pourrait être d’une importance moindre si ses messages restaient dans une sphère
privée mais parfois, des discours haineux, racistes ou xénophobes peuvent être vu par des
milliers de personnes avant d’être retirés de la toile (quand c’est le cas.)

Conclusion
Si les réseaux sociaux peuvent apparaître comme un espace d’échanges, de rencontres, il est
indéniable qu’ils ne peuvent aujourd’hui continuer d’exister sans qu’un contrôle
démocratique soit exercé.
Dès lors, plusieurs questions se posent.
Comment réussir à contrôler des réseaux sur lesquels circulent une quantité astronomique
d’informations, de vidéos, de messages ?
Qui doit exercer ce contrôle ? Peut-on laisser des entreprises privées décider pour un peuple
des sujets dont on peut parler, de ce qui doit être censuré et de qui peut s’exprimer ?
S’il est un peu excessif de parler de mise en danger d’une démocratie, il ne faut pas
minimiser l’influence de ces réseaux sur notre société, son organisation, ses institutions et la
confiance que les gens ont en elles.

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