Genetik
Genetik
I-1-HISTORIQUE
La génétique est la science de l’hérédité. Elle fut fondée par Mendel qui publia en 1865 ses
expériences sur l’hybridation des plantes. Actuellement, elle couvre un champ d’investigations toujours plus
étendues et plus diversifiées telles que la génétique humaine, la cytogénétique, la génétique des populations,
la génétique bactérienne.
Darwin en 1859 publia un livre intitulé « De l’origine des espèces ». Il constate que les êtres vivants
sont différents mais il y a des relations fondamentales entres ces êtres vivants.
Moine et botaniste, Gregor Mendel (1822-1884) s'intéressait sur la transmission héréditaire de
l'aspect des graines de petits pois, en étudiant statistiquement les produits de croisement de différentes
variétés. Il découvre ainsi que des caractères distincts, par exemple la couleur et la forme, se transmettent
séparément. Lorsque les deux parents diffèrent par un seul caractère, par exemple graine ronde et graine
ridée, tous les descendants ont des graines rondes. Mendel qualifie ce caractère (graine ronde) de dominant, et
l'autre (graine ridée) de récessif. Lorsque ces descendants sont croisés entre eux, on retrouve des petits pois à
graines ridées, les caractères récessifs ne sont donc pas perdus. Exposées en 1865 devant la Société d'histoire
naturelle de Brno (en République tchèque) et publiées en 1866, ces observations resteront cependant ignorées
pendant près de trente-cinq ans, entre autres parce que Mendel ne fait aucune distinction entre, d'une part, le
caractère, et, d'autre part, ce qui en permet la reproduction de génération en génération, c'est-à-dire ce que
nous appelons aujourd'hui le gène. Ceux sont les travaux menés indépendamment par Hugo De Vries, Karl
Correns et Erich Tschermak von Seysenegg qui ont permis, en 1900, de redécouvrir les « lois de Mendel ». Ces
lois constituent les fondements de la génétique ou science de l'hérédité.
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I-2-TERMINOLOGIE
I-2-1 Hérédité
C’est le phénomène de la transmission des caractères d’une génération à une autre.
Le mot hérédité est utilisé pour exprimer le fait qu'un descendant ressemble à tel ou tel de ses ascendants par
un trait ou caractère particulier, qui est possédé par cet ascendant, mais ne se rencontre pas uniformément
chez tous les individus de l'espèce.
I-2-2 Génétique
C’est la science qui étudie la transmission des caractères et la variation de ces caractères.
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I-2-5 Génotype
Le génotype d'un individu est la composition allélique de tous les gènes d'un individu.
I-2-6 Phénotype
Le phénotype désigne l’apparence d’un organisme. Cette apparence dépend à la fois de son
génotype et du milieu dans lequel cet organisme s’est développé. Conventionnellement, on l’exprime en
écrivant entre crochet les signes désignant les caractères observés (exemple [R] pour la couleur rouge), ou en
un seul alphabet.
Un allèle est létal s’il cause la mort de l’individu qui le porte. Généralement, l’individu porteur de cet
allèle létal n’est pas viable pour un génotype homozygote.
I-2-12 Pénétrance
Parfois, à cause de la différence de l’accroissement des deux individus portant deux allèles
identiques à un locus donné, on peut avoir deux phénotypes différents. Par définition, la pénétrance est la
capacité d’expression d’un gène ou d’un groupe de gène au niveau du phénotype.
I-2-13 Expressivité
C’est le degré d’expression d’un gène pénétrant.
I-2-14 Pluriallélisme
Si un gène a plusieurs allèles
Exemple, le groupe sanguin : A, B, O
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I-2-15 Anticorps
C’est une substance de nature protéique synthétisée par l’organisme vivant en réponse de la
présence d’une substance étrangère en le sécrétant pour neutraliser cet antigène.
I-2-16 Agglutinine
C’est un anticorps provoquant l’agglutination de l’antigène dans le sang.
I-2-17 Agglutinogène
C’est une substance du sang provoquant l’agglutination des globules rouges en présence
d’agglutinine.
I-2-18 Agglutination
C’est la sortie d‘hémoglobine en dehors du globule rouge à la suite d’une transfusion sanguine. Le
phénomène est attribuable à la présence de l’agglutinogène (antigène). Ces agglutinogènes sont susceptibles
de provoquer la réaction d’agglutination avec le sérum du receveur qui contiendra des anticorps
correspondant ou agglutinogène.
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II- DIVISIONS CELLULAIRES
II-1 MITOSE
Au cours de la mitose, il n’y a pas de modifications génétiques.
Classiquement, la mitose se déroule en cinq stades successifs s'enchaînant de façon programmée ;
chacun d'eux est marqué par des changements structuraux caractéristiques. Ces stades sont la prophase, la
prémétaphase, la métaphase, l'anaphase et la télophase.
– Prophase
À partir de la chromatine du noyau « au repos », autrement dit interphasique, les chromosomes se
condensent et deviennent visibles dans le noyau ; le fuseau s'édifie dans le cytoplasme.
Ils apparaissent d'abord dans le noyau cellulaire sous forme de fins filaments enchevêtrés au sein du
noyau. Ces filaments se spiralisent et leur chromatine se condense en prenant un aspect compact. Les
chromosomes s'individualisent ainsi punctiformes ou en bâtonnets plus ou moins longs. Chacun d'eux
comporte deux chromatides, séparées l'une de l'autre par une faible distance, sauf dans la région du
centromère où elles sont réunies.
En même temps que les chromosomes se condensent, un édifice cytosquelettique constitué
majoritairement de microtubules s'édifie dans le cytoplasme au voisinage du noyau. Cet édifice en forme de
fuseau se met en place de façon un peu différente selon que les cellules possèdent ou non des centrioles.
Lorsque les cellules possèdent des centrioles sont dupliqués pendant l'interphase précédant la mitose. En
début de prophase, les deux paires de centrioles s'éloignent l'une de l'autre en contournant le noyau. Chacune
est entourée d'un matériel amorphe, le matériel péricentriolaire, dont le volume augmente. L'ensemble
centrioles/matériel péricentriolaire constitue un complexe centriolaire, le centrosome.
Des microtubules (ou fibres) rayonnent autour des complexes centriolaires. Très longs dans certains
types cellulaires, ils constituent une figure appelée aster.
À mesure que les asters s'éloignent l'un de l'autre, les microtubules, orientés d'un aster vers l'autre,
s'allongent et leurs extrémités distales s'interpénètrent dans la région équatoriale de l'édifice ainsi formé.
Lorsque les deux asters sont en positions diamétralement opposées par rapport au noyau, ils définissent deux
pôles dans la cellule.
Dans les cellules dépourvues de centrioles (comme chez la plupart des cellules de végétaux
supérieurs, certains protozoaires), on observe en microscopie électronique, en début de prophase, de
nombreux microtubules entourant le noyau. Cette région de la cellule est appelée zone claire en raison de
l'aspect qu'elle présente en microscopie optique.
– Prémétaphase
L’enveloppe nucléaire se fragmente; les chromosomes condensés s'intègrent au fuseau et
s'orientent par rapport aux pôles. Les chromosomes poursuivent leur condensation.
– Métaphase
Les chromosomes au maximum de leur condensation sont disposés en « plaque équatoriale ».
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Lorsque tous les chromosomes ont atteint la région équatoriale du fuseau et que leurs centromères
sont situés dans un même plan équatorial, la cellule est en métaphase.
– Anaphase
Les chromatides se séparent et se partagent en deux lots identiques qui se déplacent vers les pôles
opposés du fuseau. Chaque chromatide est ainsi devenue un chromosome indépendant dit chromosome fils
comportant une seule molécule d'ADN.
– Télophase
Les noyaux fils se constituent autour des chromosomes parvenus aux pôles. Les deux lots de
chromosomes parviennent chacun à un pôle du fuseau où ils se groupent en amas serrés. Dans chacun des
noyaux néoformés, les chromosomes se décondensent progressivement dans les noyaux fils qui augmentent
de volume. La chromatine prend peu à peu un aspect interphasique. Le nucléole réapparaît.
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II-2 MEIOSE
C’est la première source de la variabilité génétique. Elle se produit dans les cellules sexuelles lors de la
gamétogenèse. Elle comporte deux divisions :
- La division réductionnelle qui est un évènement capital pour la génétique. Durant cette division, on
part d’une cellule à 2N et on arrive à 2 cellules haploïdes ; généralement, ces deux cellules haploïdes
sont différentes entre elles.
- La division équationnelle, chaque cellule haploïde obtenue précédemment va se diviser en deux pour
obtenir deux cellules haploïdes.
II-2-1-1 prophase
Elle comprend six stades :
- stade leptotène
Le stade leptotène correspond à l'individualisation des chromosomes sous forme de longs filaments
jalonnés d'épaississements très colorables appelés chromomères. Chaque chromosome est déjà dupliqué et
donc formé de deux chromatides. Les extrémités chromosomiques sont attachées à l'enveloppe nucléaire. Les
chromosomes sont orientés vers le centre de la cellule
- stade zygotène
Les chromosomes homologues dédoublés s’apparient deux à deux et forment ce qu’on appelle la
synapse. Le zygotène est caractérisé par l'appariement progressif des chromosomes homologues (l'un venant
du père, l'autre de la mère). On connaît mal la nature des forces physico-chimiques permettant cet
appariement spécifique, mais ce processus est l'un des phénomènes essentiels de la méiose. Chaque paire de
chromosomes homologues ainsi formée constitue un bivalent.
Les chromosomes sexuels (X et Y chez l'homme), seulement partiellement homologues, ne
s'apparient que dans la région homologue.
- stade pachytène
Les chromosomes appariés s’épaississent, chacun d’eux est constitué de deux chromatides
nettement visible. Les chromosomes bivalents sont alors des tétrades.
Au pachytène les chromosomes appariés sur toute leur longueur s'épaississent et se raccourcissent.
Les télomères se détachent de l'enveloppe nucléaire, et l'arrangement en bouquet disparaît.
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- stade diplotène
- stade diacinèse
Les chromosomes ne sont plus unis que par leurs extrémités et ils forment alors des boucles ou des
losanges ou des croix. Au stade diacinèse la séparation des chromosomes homologues s’accentuent en même
temps que les chromosomes se raccourcissent.
- stade prémétaphase
II-2-1-3 anaphase I
Chacun des deux chromosomes homologues se déplace vers le pôle de la cellule. Ce qui fait que lors
de l’anaphase de la division réductionnelle, les centromères ne se divisent pas.
II-2-1-4´ télophase I
Elle varie selon l’organisme mais en général, la membrane nucléaire se forme autour des
chromosomes groupés à chaque pôle. Le noyau ainsi formé peuvent entrer en interphase ou va
immédiatement la deuxième division de la méiose.
II-2-2-2 Télophase II
Chaque cellule va donner deux cellules haploïdes. En définitive, à la fin de la méiose, la cellule
originelle diploïde aura donné quatre cellules haploïdes et ce sera l’union de la cellule sexuelle mâle et de la
cellule sexuelle femelle lors de la reproduction qui va rétablir le nombre 2N.
On peut catégoriser en deux les conséquences de la méiose :
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- La méiose peut apporter des variations intrachromosomiques appelées mutation. Elle peut également
apporter des mutations à grande échelle chromosomique telles que la translocation, la délétion, la
duplication.
- La méiose peut aussi apporter des variations intrachromosomiques comme la recombinaison entre
deux gènes indépendants ou liés.
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III- CHROMOSOME ET STRUCTURE CHROMOSOMIQUE
La structure d’un chromosome devient facilement observable lors de certaines phases de la division
cellulaire et chaque chromosome est caractérisé par sa longueur, la position du centromère (ou constriction
primaire), par la présence et la position de constrictions secondaires éventuelles qui correspondent au
nucléole, et enfin par la présence éventuelle d’un satellite (petit boucle pédonculée terminale).
En effet selon la position du centromère, on a
L'indice centromérique est une mesure de la position du centromère sur un chromosome. La formule est la
suivante :
Indice centromérique = (longueur du bras court) / (longueur du bras court + longueur du bras long)
La valeur de l'indice centromérique peut être utilisée pour classer les chromosomes en quatre catégories :
Métacentriques: les chromosomes métacentriques ont un centromère situé au milieu, ce qui donne
aux deux bras une longueur approximativement égale. L'indice centromérique des chromosomes
métacentriques est d'environ 0,5.
Submétacentriques: les chromosomes submétacentriques ont un centromère situé légèrement hors
du centre, ce qui donne à un bras une longueur légèrement plus courte que l'autre. L'indice
centromérique des chromosomes submétacentriques se situe entre 0,25 et 0,5.
Acrocentriques: les chromosomes acrocentriques ont un centromère situé à une extrémité du
chromosome, ce qui donne à un bras une longueur beaucoup plus courte que l'autre. L'indice
centromérique des chromosomes acrocentriques est inférieur à 0,1.
Télocentriques: les chromosomes télocentrique ont un centromère confondu avec un télomère, ce qui
donne à un bras une longueur si courte qu'il est difficilement observable. L'indice centromérique des
chromosomes télocentriques est de 0,0.
L'indice centromérique est un outil important pour l'étude de la structure et de la fonction des chromosomes. Il
peut être utilisé pour identifier les anomalies chromosomiques, telles que les translocations et les délétions. Il
peut également être utilisé pour étudier l'évolution des chromosomes.
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Il existe des cellules où chaque type de chromosome n’est présent qu’en un seul exemplaire. Ce
sont des cellules dites haploïdes. Par contre, il existe des cellules où chaque type de chromosome est présent
en double exemplaire. Ce sont des cellules dites diploïdes.
On peut trouver sur certains chromosomes des restrictions qu’on appelle satellite.
Les cellules sexuelles sont haploïdes (N) et les cellules somatiques sont diploïdes (2N).
Chaque chromosome se présente sous forme de paires homologues. Le nombre total de
chromosome chez une espèce est caractéristique de cette espèce ; il est généralement fixe (exemple chez
l’homme 2N = 46, Drosophila 2N = 8, Ascaris 2N = 2).
La forme et le nombre de chromosome sont parfaitement .définis pour chaque espèce et son
nombre constitue le caryotype. Toute fois chez différentes espèces, le caryotype peut varier en fonction du
sexe ; et il y a ce qu’on appelle chromosome hétéromorphique ou hétérochromosome.
Exemple : chez la drosophile, 2N = 8. Le chromosome sexuel du mâle est XY et celui de la femelle est
XX. Les autres chromosomes non sexuels sont appelés autosomes.
III-2 MUTATION
La mutation est une modification de l'information génétique dans le génome d'une cellule ou d'un
virus. C'est donc une modification de la séquence de l’ADN, ou bien de l’ARN (pour les virus à ARN).
Les mutations peuvent être spontanées ou causées par des agents mutagènes qui peuvent être
physiques ou chimiques (rayonnements ionisants).
Le terme mutation peut être appliqué aux changements de toute nature intéressant le matériel
génétique à l'intérieur d'un génome. Il en résulte l'existence de plusieurs catégories de mutations qui peuvent
recouvrir des mécanismes très différents.
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III-2-1 mutation sexuelle
La mutation concerne un chromosome sexuel comme XY chez les mammifères, WZ chez les oiseaux.
a- Substitution
Cette mutation ponctuelle se traduit par le remplacement d'un nucléotide par un autre.
a-1- La transition
Il y a substitution d’une base purique par une autre base purique ou d’une base pyrimidique à une
autre base pyrimidique.
a-2- La transversion
Il y a remplacement d’une base purique par une base pyrimidique ou d’une base pyrimidique par
une base purique.
b- Insertion
C’est l’apparition d’un nucléotide d’ADN dans la séquence originelle.
c- Délétion
C’est la perte d’un nucléotide dans la séquence originelle.
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III-2-5 Variations génétiques liées aux séquences répétées
Les séquences répétées propres aux ADN d'eucaryotes supérieurs créent dans les génomes des
zones d'homologies qui peuvent interagir entre elles par des événements de recombinaison moléculaire. Elles
sont donc la source de variations génétiques importantes.
III-2-8Mutation somatique
La mutation ne touche pas les cellules destinées à la reproduction.
a- La mutation postzygotique est une mutation qui apparaît dans l'œuf après sa fécondation
b- La mutation apparait tout au long de la vie sur l'ADN de n'importe quelle cellule, elle peut
être transmise à la lignée des cellules filles et peut évoluer en tumeurs puis en cancer.
Les mutations se produisent spontanément en toute circonstance chez tous les organismes, mais
leur fréquence reste faible. Dans l'espèce humaine, par exemple, un gène individuel ne dispose au plus que
d'une chance sur 10 000 de muter dans l'intervalle qui sépare deux générations.
III-3 TRANSLOCATION
La translocation de chromosomes est un échange de matériel chromosomique (échange de bras)
entre des chromosomes non homologues, c'est-à-dire n'appartenant pas à la même paire.
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III-3-1 Notation de la translocation
Une translocation chromosomique est notée de la manière suivante : t (A;B) (p1;q2).
t (A;B) = la translocation concerne les chromosomes des paires A et B.
(p1;q2) = les points de cassure respectifs sur les chromosomes concernés dont p1 indique une région sur le
chromosome A et q2 sur le chromosome B.
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Translocation réciproque
A 2 paires de chromosomes non homologues
B Translocation réciproque
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IV-HYBRIDISME ou CROISEMENT
Il y a monohybridisme quand on croise des pois de lignées pures ne différant que par un couple de
caractères.
Exemple : pois à grains ronds croisés avec pois à grains ridés.
Si la première génération qui en résulte (F1) est uniforme ; ici le croisement donne des grains ronds,
on dit que le caractère rond (R) est dominant sur le caractère ridé.
Mendel étudia en particulier la différence variétale portant uniquement sur la forme du grain des
pois qu’il croisait : « grains lisses = L » (pois farineux), « grains ridés = l» (pois sucrés).
Ce type d'expérience est appelé monohybridisme (un seul couple de caractères différents). Ayant
vérifié la pureté des lignées parentales, il analysa les résultats sur deux générations consécutives (F1, F2), et
deux lois qui portent désormais son nom ont été établies.
La première loi est l'uniformité de la première génération, (F1) issue du croisement de deux lignées
pures : tous les individus donnent, après autofécondation, des graines identiques.
Dans le cas présent, ils sont du type « grains lisses = L ».
Quand les plantes qui en sont issues (F1) se reproduisent par autofécondation, elles engendrent une
seconde génération (F2) dans laquelle réapparaissent les deux types de graines : lisses (L) et ridés (l).
On a établit ainsi la seconde loi de Mendel appelée loi de ségrégation des caractères d'origine,
dont l'un (ridé l) avait, en première génération, quoique présent, été masqué par l'autre (lisse L).
Le caractère « grains ridés l» a donc réapparu avec une fréquence d'un quart et les « grains lisses L »
constituent les trois quarts de la génération.
Ces deux lois de Mendel sont valables aux différents types de croisement (monohybridisme, dihybridisme,
polyhybridisme).
Voici l’énoncé en langage actuel : « lorsque deux organismes parentaux se distinguent l’un de l’autre
par un seul couple d’allèle, chaque parent étant homozygote pour l’un des allèles, les allèles parentaux
combinés en première génération se ségrégent en seconde génération produisant des descendants
homozygotes des deux types parentaux ainsi que des hétérozygotes, en proportion 1/4, 1/4, 1/2 »
Parents : P1 x P2
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Première génération F1 par autofécondation de F1, on obtient la deuxième génération F2
Exemple : croisement de deux races pures de haricot : graine lisse et graine ridée
P : lisse x ridées
F1 : tous lisses (100% L)
F2 : 3/4 lisse (L) et 1/4 ridée (l)
En F2 : on obtient 1/4 LL, 1/4 ll et 1/2 Ll dont les phénotypes sont 3/4 lisse (L) et 1/4 ridée (l).
Conclusion : En croisant deux souches parentales, on obtient en première génération F1des individus
ayant le même caractère à l’un des deux parents. Si on croise entre eux les individus de F1 et on obtient en F2
des individus dont 3/4 a le même phénotype qu’on trouve en F1 et 1/4 le même phénotype que l’autre parent,
les deux parents sont de race pure.
IV-2 LE POLYHYBRIDISME
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Gène J : J (jaune), j (vert)
Parents : LLJJ x lljj
F1 : LlJj dont 1/4 LJ, 1/4 Lj, 1/4 lJ, 1/4 lj
Les gamètes parentaux sont LJ, lj
Les gamètes recombinés sont Lj, lJ
Analyse du croisement :
P : LLJJ x lljj
F1 : tous LlJj
Gamètes : 1/4 LJ 1/4 Lj 1/4 lJ 1/4 lj
F2 : F1 x F1
LJ Lj lJ Lj
LJ LL JJ LL Jj Ll JJ LL Jj
Lj LL Jj LL jj LlJj LL jj
lJ Ll JJ LlJj Ll JJ LlJj
lj LlJj Lljj LlJj Lljj
Les phénotypes obtenus sont : 9/6 LJ ; 3/16Lj, 3/16lJ, 1/16lj qui sont les proportions des
phénotypes si les gènes sont indépendants.
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Méthodes de croisement
IL y’ a 9 génotypes:
1/16 JJLL: 2/16 JJLl: 2/16 JjLL: 4/16 JjLl: 1/16 JJll: 2/16 Jjll: 1/16jjLL: 2/16 jjLl: 1/16 jjll
Il y’a 4 phénotypes:
9/16 [JL]: 3/16[Jl]: 3/16[jL]:1/16[jl]
Dans notre expérience, la ségrégation des allèles de l’aspect des graines est indépendante de la ségrégation
des allèles de la coloration, puisque les chromosomes se comportent comme des entités indépendantes
pendant la méiose.
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Méthode dichotomique ou système Branché
a. Génotypes
b. Phénotypes
b. Phénotypes
Les proportions classiques dans le cas du dihybridisme sont [Link], proportions qui apparaissent quand il
existe dans chacun des deux couples d’allèles un dominant et un récessif.
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V-AUTRES CAS DE CROISEMENT
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V-2 CROISEMENT EN CAS D’EXISTENCE D’ALLELE LETAL
1- Allèle létal dominant: A létal AA et Aa ne sont pas viables ; aa normal est viable
2- Allèle létal récessif: AA et Aa sont viables ; aa est non viable
Pour le cas de l’allèle létal dominant, seulement aa est viable donc on ne peut pas faire un
croisement avec AA ou avec Aa, qui sont non viables.
En cas d’allèle létal récessif, les croisements possibles sont :
AA x AA AA x Aa Aa x Aa
En F1, on obtient tous des individus viables lors du croisement AA x Aa
A A
A AA (A) AA (A)
a Aa (A) Aa (A)
En conclusion, si 1/4 des individus sont morts et 3/4 vivent, on a donc un allèle létal récessif.
Remarque, un allèle dominant peut être létal mais il peut agir comme un allèle récessif létal donc AA
létal est non viable et Aa, aa sont normaux.
A a
A AA (A) Aa (A)
a Aa (A) aa (a)
Après un croisement, si 1/4 des descendants est non viable et 3/4 viable, on a un allèle dominant
létal mais agit comme récessif.
Ce test est utilisé pour connaître si l’individu est homozygote ou hétérozygote pour un allèle
dominant. Les phénotypes de la génération suivante permettront de déterminer le génotype du parent ayant
un phénotype dominant. En effet, on croise l’individu avec un homozygote récessif.
Gène L ayant comme allèles : lisse (L) et allèle ridé (l) :
Lisse : LL ou Ll ridé : ll
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Premier cas de croisement : LL x ll
On obtient en F1des individus de même phénotypeLl (tous L)
L L
l Ll (L) Ll (L)
l Ll (L) Ll (L)
Si on croise une population ayant un phénotype dominant avec un homozygote récessif, on obtient
en F1 tous des individus ayant le même phénotype (100%) que l’individu à tester, cette population testée est
homozygote.
Deuxième cas de croisement : Ll x ll
L l
l Ll (L) ll (l)
l Ll (L) ll (l)
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VI-LES INTERACTIONS GENETIQUES
On parle d’interaction génétique si deux ou plusieurs gènes contrôlent la même caractéristique. Les
interactions génétiques correspondent à des modifications dans l’action d’un gène induites par l’expression
d’un autre gène. Typiquement, les interactions génétiques sont mises en évidence par une observation des
phénotypes. Par exemple, si le phénotype d’un mutant sur un premier gène est aggravé ou au contraire sauvé
par une mutation sur un deuxième gène, alors il y a interaction entre les deux gènes.
Une interaction génétique peut être la conséquence directe d’une interaction moléculaire mais il se peut aussi
qu’elle soit la conséquence d’une cascade d’interactions moléculaires. Les interactions génétiques sont donc
des interactions dont on ne connaît pas le mécanisme moléculaire ou qui sont la conséquence de plusieurs
interactions moléculaires.
On parle d’interaction non épistasique pour deux ou plusieurs gènes lorsqu’on obtient toujours en F2
quatre phénotypes.
Exemple chez le rat : On croise deux parents homozygotes pour deux gènes
P : AAbb (noir) x aaBB (jaune) ou (AABB x aabb)
Les gamètes de P sont Ab et aB. En croisant P, on obtient F1 :
aB
Ab Aa Bb
F1 : Aa Bb (gris) qui est un phénotype différent des deux parents (exemple gris). En croisant entre eux F1 on
obtient F2:
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VI-2 INTERACTION EPISTASIQUE
L’épistasie désigne l'interaction existant entre deux ou plusieurs gènes. Il y a épistasie lorsqu'un ou
plusieurs gènes (dominant ou récessif) masquent ou empêche l'expression des facteurs situés à d'autres loci.
Il y a interaction épistasique si un gène peut masquer l’expression de l’autre gène, et ils vont résulter qu’on
aura moins de quatre phénotypes en F2.
L’épistasie n’est pas héréditaire car les gènes responsables ne sont pas situés dans les chromosomes
Epistasie dominante
Epistasie récessive
On a un effet cumulatif de deux gènes quand la présence de l’allèle dominant à l’état homozygote ou
hétérozygote dans l’un ou l’autre des deux loci, mais pas aux deux loci en même temps, se traduit par un
même phénotype.
On a les proportions suivantes :
A –B (9/16) A-bb (3/16) aa –B (3/16) aa bb (1/16)
9/16 6/16 1/16
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On parle d’effet de deux gènes dominants sans effet cumulatif lorsque la présence d’un allèle
dominant aux deux loci en même temps ou à l’un ou l’autre des deux loci exprime un seul phénotype.
On aura deux phénotypes dans les proportions 9/16 – 7/16; dans cas, on obtient le même
phénotype par la présence d’un allèle à l’état homozygote récessif à l’un ou l’autre des deux loci ou aux deux
loci en même temps.
A –B (9/16) A-bb (3/16) aa –B (3/16), aa bb (1/16)
9/16 7/16
VI-3 PLEIOTROPIE
On parle d’effet pléiotropique quand un gène contrôle plusieurs caractères. Exemple : Cas de
l’anémie falciforme ; cette anomalie est due à une mutation ponctuelle (valine remplacée par acide
glutamique). Cette mutation se passe sur les chaines polypeptidiques ß de l’hémoglobine. Chez l’homme, les
phénotypes sont multiples :
Les globules anormaux vont se détruire rapidement, ce qui va causer l’anémie, et se manifeste par la
maladie du cœur et la fatigue. Ces hématies ont tendance se grouper causant ainsi l’obstruction des vaisseaux
sanguins, et ces obstructions vont infecter la physiologie du sang ce qui entraine la maladie du foie.
VI-4 POLYGENIE
Les caractères quantitatifs sont contrôlés généralement par plusieurs gènes c’est-à-dire dix ou même
parfois cent gènes.
Ces caractères quantitatifs de ce fait présentent la variation presque continue, si bien qu’il est
difficile de déterminer le rôle de chaque gène. Un caractère contrôlé par plusieurs gènes est appelé caractère
polygénique.
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VII-GENETIQUE ET SEXUALITE
VII-2-1-3 Le sexe est déterminé par plusieurs types de chromosomes sexuels ou un groupe de chromosome
sexuel
Exemple chez Ascaris incurva il y a 13 pairs d’autosome et 8 pairs de chromosome sexuel Xi. Le gamète mâle est
de deux types : 8 Xi + 13A et Y + 13 A
Le gamète femelle est 8 Xi + 13 A
Après la fécondation, on a 16 Xi + 26, on aura des femelles et si on aura 8 X + Y + 26 A qui est de 37
chromosomes, on aura des mâles.
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VII-2-2 La balance génétique
C’est un cas particulier qui se trouve chez les drosophiles. La présence de Y est essentielle pour la
fertilité mâle ; mais en plus les facteurs responsables de la condition mâle rendent dans tous les autosomes A,
et pour la femelle les facteurs responsables de la condition femelle résident dans les chromosomes X. Le sexe
sera déterminé par la balance ou le rapport entre (A) autosome / (X) chromosome sexuel.
De façon générale, si A est le nombre pair d’autosome et X est le nombre de chromosome sexuel, X/A
= 1 donc l’individu est dit intersexué ou femelle
Si X/A ˃ 1, on a des mâles
Si X/A ˂ 1, on a des femelles
VII-2-4 Haplodiploïdie
Chez beaucoup d’Hyménoptères (abeilles), il n’y a pas de chromosome sexuel, souvent le mâle se
développe par parthénogenèse à partir d’un œuf non fécondé et il est haploïde. Alors que la femelle est
formée à partir d’un œuf fécondé et elle est diploïde. Chez eux, il y a un spermathèque dans lequel la femelle
emmagasine des spermatozoïdes et quand l’œuf est mur, le sphincter du spermathèque s’ouvre et on a des
femelles.
Chez certaines espèces, le sexe ne sera pas déterminé définitivement à la naissance et pourra varier au cours
de la vie de l’individu. Ce phénomène est appelé hermaphrodisme successif et a surtout été étudié chez les
poissons marins vivant en groupes sociaux.
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Exemple : chez la drosophile, le caractère œil blanc est déterminé par un gène mutant récessif (W),
alors que l’allèle sauvage détermine la couleur normal œil rouge (+).Ce gène est portée par le chromosome X
(XW).
Prenons la génération parentale, on croise XWXW x X+ Y (femelles mutantes et mâles normaux)
X+ Y
XW XW X+ XWY
XW XWX+ XW Y
En F1, on a des femelles X+XW (tous normales) et des mâles XW Y (mâles mutants).
Ex2 : Transformation du sexe par un gène autosomal dans le cas de drosophile. On rencontre un gène appelé
Tra (Transformer gene). On a un gène récessif quand ce gène se trouve à l’état homozygote TraTra, il peut
transformer la femelle de garniture chromosomique XX en mâle mais c’est seulement un mâle phénotypique
donc stérile.
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VIII- LIAISON et CARTE CHROMOSOMIQUE
VIII-1 LIAISON
Dans le cas des gènes liés, ils sont portés par un même chromosome. Quand deux gènes sont liés,
lors de la gamétogenèse ces gènes auront tendance à rester dans des gamètes, donc il n’y a plus de ségrégation
indépendante.
Quand deux ou plusieurs gènes sont liés et lorsqu’il y a recombinaison entre ces gènes, il y aura un
crossing-over.
L’apparition de ce gamète recombiné va dépendre de la fréquence du crossing-over et la fréquence
d’un crossing-over entre deux gènes va dépendre à la distance qui se trouve entre ces deux gènes. Plus la
distance est grande, plus sera grande la fréquence d’un crossing-over entre ce gène.
Plus un chromosome est long, plus il va subir un chiasma. On peut caractériser également la distance
entre deux loci d’un chromosome par la fréquence de chiasma qui va se reproduire car plus la distance est
grande, plus la distance du chiasma entre eux sera grande. Cette distance de chiasma permet de prédire les
proportions respectives des gamètes parentaux et des gamètes recombinés.
La cartographie génétique (carte factorielle) est la détermination de la position d’un locus (gène) sur
un chromosome en fonction du taux de recombinaison génétique. Son unité de distance est le centiMorgan
(cM).
Le centimorgan (Symbole cM) est l’unité de mesure de distance entre deux gènes liés. Il représente
la fréquence de recombinaison entre deux gènes lors de la méiose dont les loci sont sur un même
chromosome.
a- Les gènes sont présents dans chaque chromosome suivant une séquence linéaire et définie
b- La fréquence de recombinaison entre les allèles de deux gènes liés donne une mesure de la distance
qui les séparent sur ces chromosomes, la probabilité de recombinaison étant d’autant plus grande que les
gènes sont éloignés l’un de l’autre.
Établir une carte factorielle veut dire établir la position des gènes les uns des autres et les distances
qui les séparent.
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IX- REMANIEMENTS CHROMOSOMIQUES
IX-1-1 Euploïdie
C’est la variation du nombre entier de chromosome.
Les cellules polyploïdes ont un caryotype x N avec x est plus grand que deux. Ces anomalies existent
chez les végétaux et sont dues à des divisions incomplètes du noyau au cours de la mitose.
IX-1-2 Aneuploïdie
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o Syndrome de Turner
C’est le cas de la femelle ne présentant pas de corpuscule de Barr et le caryotype du point de vue
chromosome sexuel est XO. L’individu atteint par ce syndrome est de petite taille, il montre un retard statural
et il est aussi atteint d’une impubérie. Il y a aussi atrophie de l’ovaire et les cellules germinales des ovaires sont
stériles.
Le syndrome de Turner : Le syndrome de Turner est une maladie chromosomique caractérisée par une
monosomie partielle ou totale au niveau de la paire de chromosomes sexuels.
L'étude chromosomique révèle un caryotype 45, X ou plus souvent des variantes telles que des
mosaïques ou des anomalies de structure du chromosome X.
o Syndrome de Klinefelter
Les individus atteints par ce syndrome lorsqu’il présente de corpuscule de Barr (XXY) ; ceci est dû à la
non disjonction de X et Y lors de la méiose. Il se manifeste par une atrophie testiculaire et une absence de
caractères sexuels secondaires. Leur développement intellectuel semble normal.
Le syndrome de Klinefelter est une aneuploïdie qui se caractérise chez l'humain par un chromosome
sexuel X supplémentaire. L'individu présente alors deux chromosomes X et un chromosome Y, soit 47
chromosomes au lieu de 46. L'individu est de caractère masculin mais potentiellement infertile. Sa formule
chromosomique est alors écrite "2N=47, XXY", et non plus "2N=46"
Dans les glandes salivaires de certains diptères, on trouve des chromosomes géants qui ont été
produits par 9 ou 10 endomitoses. On obtient la succession de bandes sombres et claires dont la bande claire
porte les gènes qui sont activés.
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IX-2-4 Variation de la structure d’un chromosome
o La délétion : C’est la perte d’un segment de chromosome. Chez les organismes supérieurs, la
grande délétion est létale.
o La duplication : Il s’agit de la répétition d’un segment de chromosome.
o La fusion : Deux chromosomes acrocentriques fusionnent pour donner un seul chromosome.
o La fission : C’est la séparation de deux bras de chromosome submédiocentrique parleur
centromère.
o La translocation : Un chromosome peut se séparer spontanément lord du stade leptotène ou
à la suite de rayonnement ionisant comme le rayon X. le brin cassé peut se rattacher à un
autre chromosome et on a la translocation.
Cette translocation pose des problèmes lors de la première prophase ; l’appariement ne peut pas se
faire normalement et les chromosomes se forment en croix. Tous les gènes homologues se mettent face à
face. A la fin de la division réductionnelle, seul les gamètes produits par la disjonction alternée de
chromosome seront fonctionnels.
o L’inversion : Soit un chromosome dont la séquence des gènes est A, B, C, D. Lors du stade
leptotène, le chromosome se présente sous forme de filament fin et contourné. Il y aura
cassure de la boucle d’inversion et la séquence des gènes devient A, C, B, D.
Un individu peut être homozygote pour une inversion et la séquence des gènes pour les deux
chromosomes homologues est A, C, B, D et A, C, B, D.
Pour l’hétérozygotie d’inversion, l’appariement de ce chromosome ne se fait pas de façon linéaire.
L’appariement des chromosomes doit se faire par formation d’une boucle d’inversion pour l’hétérozygote
d’inversion.
On distingue deux sortes d’inversion :
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X- RECOMBINAISON GENETIQUE
La recombinaison génétique est un échange d’information génétique entre deux génomes différents
ou bien entre deux chromosomes. Il s'agit en général d'un échange entre fragments d'ADN (chez les
eucaryotes, elle se produit lors de la reproduction sexuée).
Les deux chromosomes d'une même paire portent des allèles différents à un certain nombre de locus.
Au cours de la prophase de 1re division méiotique, les chromosomes homologues s'apparient et s'enchevêtrent
au niveau des chiasmas. Il se produit des échanges de segments entre ces chromosomes par enjambement (ou
crossing-over) dont un allèle d'un chromosome peut être échangé avec l'allèle porté par le chromosome
homologue.
Toutes les gênes situées sur une paire de chromosomes peuvent être « brassés » grâce à
l'enjambement ce qui modifie l'association d'allèles portés par chacun des chromosomes.
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XI-HEREDITES MATERNELLES
On parle d’hérédité maternelle lorsque l’expression de certains caractères ne dépend pas du génotype
de la descendance mais du génotype maternel. Les effets maternels peuvent être temporaires ou dans
quelques temps peuvent durer pendant toute la vie des individus. Ces effets maternels sont dus à des facteurs
ou à des substances non géniques.
Exemples
Le sens d’enroulement de la coquille dépend d’un gène S qui a deux allèles S et s dont S est responsable de
l’enroulement dextre et s est responsable de l’enroulement sénestre
On a trois génotypes :
SS Ss dextre ss senestre
Mâle SS x femelle ss→ Ss qui est senestre. Ce caractère est du au sens du clivage du
blastomère lors de la blastogenèse.
La chenille vit dans des céréales sous forme de farine. Normalement, les chenilles et les adultes ont les
yeux rouges.
Gène A : allèle A produisant de la kyurénine qui est pigment marron foncé ; allèle a donne un pigment rouge
normal.
Mâle Aa x femelle aa → 1/2 Aa marron, 1/2 aa rouge
Femelle Aa x mâle aa → 1/2 Aa, 1/2 aa tous marrons
Plus tard quand les chenilles deviennent adultes, la moitié des adultes auront des yeux normalement
rouges et la moitié possède des yeux marron foncés. Les œufs de la femelle hétérozygote contiennent des
pigments foncés et les larves issues de ces œufs auront ce pigment sans tenir compte de leur génotype. Mais
quand cette larve atteigne le stade adulte, le pigment est épuisé.
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XII- EFFETS HEREDITES CYTOPLASMIQUES
Conclusion : Le phénotype de la mère va dicter le phénotype de la descendance que ce soit effet maternel que
ce soit effet cytoplasmique.
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XIII- GENETIQUE DE POPULATION
La génétique de population a pour but de décrire la composition du pool génétique d’une population
par la fréquence de ses gènes, ainsi donc il s’agit de déterminer les gènes responsables du caractère étudié, les
allèles composant les gènes et les fréquences du génotype possible et leur fréquence, et enfin les croisements
possibles.
Selon la loi de Hardy Weinberg, les fréquences allélique restent constantes dans une population si la
reproduction sexuée demeure la seule influence à s'exercer sur le patrimoine génétique. L'équation de Hardy
Weinberg est l'expression mathématique décrivant une population qui n'évolue pas. Cette équation veut que,
pour un locus occupé par deux allèles, p2+2pq+q2=1, où p et q représentent respectivement la fréquence des
allèles dominants et récessifs, p2 et q2 représentent la fréquence des génotypes homozygotes et 2pq
représente la fréquence du génotype hétérozygote. L'équilibre de Hardy Weinberg se maintient à cinq
conditions : la population doit être très grande ; la population doit être complètement isolée ; la population ne
doit subir aucune mutation; les individus doivent s'accoupler au hasard ; tous les individus doivent se
reproduire avec un succès égal
A1 (p) A2 (q)
A1 (p) A1A1(p2) A1 A2 (p q)
A2 (q) A1A2 (p q) A2A2(q2)
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XIV-LE FARDEAU GENETIQUE
Le fardeau génétique est l’ensemble des mutations génétiques défavorables dans une population.
Grâce au jeu combiné de la mutation et de la sélection naturelle, un nombre considérable de gènes
défavorables, dont beaucoup sont létaux ou sublétaux à l'état homozygote, persistent à une fréquence faible
dans toute population. L'expression de « fardeau génétique » désigne l'ensemble de ces gènes, qui sont
responsables de l'apparition à chaque génération d'un certain contingent d'anormaux génétiques.
La plus grande partie du fardeau génétique est constituée par des gènes récessifs. L'importance
globale du fardeau génétique est proportionnelle à la production des mutations et inversement
proportionnelle à l'intensité de la sélection.
XV- L’HEREDITE ASEXUEE
Ce phénomène s'observe naturellement chez certaines espèces végétales et animales, mais peut
également être provoqué artificiellement.
XV-1 HEREDITE NON CHROMOSOMIQUE : INTERVENTION DE L'ADN DES MITOCHONDRIES OU DES PLASTES
Il existe des cas d'hérédité qui n'obéissent pas aux règles mendéliennes. Aucune théorie unitaire ne
paraissait pouvoir rendre compte cette hérédité non chromosomique, la plupart des faits connus peuvent en
effet être rattachés à l’intervention l'ADN des mitochondries ou des plastes.
XV-2 LA PARTHENOGENESE
C’est un mode de reproduction indépendant de toute sexualité permettant le développement d'un
individu à partir d'un ovule non fécondé. Elle peut se produire chez différentes espèces comme des
arthropodes (abeilles, pucerons), des nématodes, de reptiles (Varanus komodoensis).
Il y a trois sortes de parthénogenèse:
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XV-3 Alternance de la reproduction sexuée et la parthénogenèse
Chez le crustacé d'eau douce du genre Daphnia, il se reproduit par parthénogenèse au printemps, puis
adopte ensuite la reproduction sexuée (après avoir produit des mâles par parthénogénèse deutérotoque)
lorsque s’accroît l’intensité de la compétition et de la prédation ou lors de l'arrivée de la mauvaise saison.
XV-4 GYNOGENESE
La gynogenèse est une forme de multiplication asexuée rattachée à la parthénogenèse. Dans la
gynogenèse, c'est le même mécanisme qui opère que dans la parthénogenèse, mais il faut que l'œuf soit
stimulé par la présence de sperme pour qu'il se développe, sans toutefois que le spermatozoïde participe de
façon active. Puisque dans les espèces gynogenétiques il n'y a pas de mâles, l'activation de l’œuf exige que la
femelle s'accouple avec un mâle d'une espèce voisine.
XV-6 APOMIXIE
L’apomixie est un mode de multiplication asexuée, sans fécondation et avec une modification de la
méiose. La pollinisation n’engendre pas à la formation d'une graine contenant un embryon (2N) mais stimule le
développement de l'une des cellules diploïdes de l’ovule qui reproduit ainsi le génotype strictement maternel.
C’est le cas de la parthénocarpie qui est la production de fruits sans fécondation de l’ovule. C’est le cas
de la banane dont le fruit est sans graine et la multiplication végétative seule permet à la plante de se
reproduire.
a- Le bouturage
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b- Le marcottage
Le marcottage est une technique de multiplication végétative permettant de multiplier une plante
en plaçant une branche encore reliée au pied de la plante mère dans un substrat humide. Cette technique peut
être pratiquée pour de nombreuses plantes grimpantes, citons comme exemple la vigne. La plante obtenue par
cette technique sera génotypiquement identique à la plante mère dont elle est issue.
c- Le greffage
Le greffage est une technique de multiplication végétative qui consiste à effectuer une greffe, c'est-à-
dire à mettre un greffon issu d'une plante dans une autre plante qu'on appelle porte greffe. Les deux plantes
doivent être de même famille.
a- Les rhizomes
Ce sont des tiges souterraines à croissance horizontale dont les feuilles sont réduites à des écailles et
sur lesquelles apparaissent des bourgeons. Ce sont des structures pérennes, qui comportent souvent des
racines adventives. Ils se différencient en cela nettement des tubercules.
b- Les stolons
Ce sont des rameaux à croissance horizontale (au ras de terre) et dont les feuilles sont réduites à des
écailles ; le bourgeon terminal s'enracine et donne un nouvel individu. Ces individus restent attachés les uns
aux autres par le stolon provisoirement.
Les stolons peuvent être aériens ou souterrains.
c- Les bulbilles
Les bulbilles sont des bourgeons adventifs accumulant des réserves et assurant la multiplication
végétative. Exemple chez le Kalanchoe.
d- Les rejets
Certaines plantes émettent de jeunes plantes sur les côtés appelés «rejets », «surgeons » ou
«drageons» qui se développent à partir de racines.
e- Les keikis
Les keikis sont de petites plantes apparaissant sur les hampes florales de certaines orchidées.
f- Les propagules
Ce sont de petits amas arrondis de cellules produits dans des corbeilles. Ces organes se rencontrent
chez les Bryophytes.
g- Les hormogonies
Chez certaines algues un fragment du thalle peut se détacher et redonner un individu entier. Ce
fragment colonisateur est appelé hormogonie.
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h- Le bourgeonnement
C’est une excroissance apparaissant sur certaines parties des végétaux et donnant naissance aux
branches, aux feuilles, aux fleurs et aux fruits.
Ceci peut être aussi trouvé chez l’éponge où des fragments détachés peuvent reformer une éponge
entière. Elles peuvent aussi produire des bourgeonnements de cellules indifférenciées, protégées par une
coque solide, l'ensemble étant appelé gemmule. Les gemmules sont généralement libérées à la mort de
l'individu et, si les conditions sont favorables, s'ouvriront et donneront de nouveaux individus.
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XVI- ORGANISME GENETIQUEMENT MODIFIE
Un organisme génétiquement modifié (OGM) est un organisme vivant dont le patrimoine génétique
a été modifié. Il suffit de modifier des organismes par transgénèse, c’est-à-dire l'insertion dans le génome d’un
ou de plusieurs nouveaux gènes entre espèces évolutivement plus ou moins séparées (par exemple un gène
prélevé sur un pois et transféré chez le maïs) mais aussi de transférer des gènes entre espèces proches.
Les cellules reproductrices de l'organisme possèdent la modification qui est donc transmissible à la
descendance.
Certains OGM peuvent présenter des risques, principalement vis-à-vis de la santé (production de
molécules non désirées) ou de l’environnement (dissémination non désirée de gènes).
On a trois techniques de transgénèse:
1-technique de recombinaison d’ADN impliquant la formation de nouvelles combinaisons de matériel
génétique par l'insertion de molécules d’acide nucléique, produites hors d'un organisme, à l'intérieur de virus,
de plasmide bactérien et leur incorporation dans un organisme hôte à l'intérieur duquel elles n'apparaissent
pas de façon naturelle, mais où elles peuvent se multiplier de façon continue
2-technique impliquant l'incorporation directe dans un organisme de matériel héréditaire préparé à
l'extérieur de l'organisme.
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XVII CYTOGENETIQUE
XVII .1 Définition : La cytogénétique est l'étude des phénomènes génétiques au niveau de la cellule, c’est-à-
dire au niveau des chromosomes sans la nécessité d'extraire l'ADN : anomalies chromosomiques (de nombre et
de structure), recombinaison de chromosomes, etc.
Les techniques utilisées sont principalement la réalisation de caryotype, les méthodes de FISH (Fluorescent In-
Situ Hybridation : hybridation in-situ par des sondes fluorescentes), l'utilisation de puce à ADN.
La cytogénétique moléculaire est un domaine de la cytogénétique développant des techniques, basées sur les
homologies de séquence ADN, permettant l'identification spécifique de tout ou partie d'un ou de plusieurs
chromosomes.
La cytogénétique classique qui consiste à mettre en culture les échantillons afin d’établir un caryotype
pour identifier les anomalies au niveau du nombre de chromosomes par exemple
La cytogénétique moléculaire qui est une technique complémentaire du caryotype basée sur
l’hybridation in situ (ISH).
XVII .2 CARYOTYPE
Le caryotype est l'arrangement standard de l'ensemble des chromosomes d'une cellule, à partir d'une prise de
vue microscopique. Les chromosomes sont photographiés et disposés selon un format standard : par paire et
classés par taille, et par position du centromère. On réalise des caryotypes dans le but de détecter des
aberrations chromosomiques (telles que la trisomie 21) ou d'identifier certains aspects du génome de
l'individu, comme le sexe (XX ou XY).
Après un prélèvement sur l'individu, des cellules (souvent des lymphocytes obtenus par un prélèvement
sanguin) sont mises en culture in-vitro. La culture est alors mise en présence de colchicine qui perturbe les
fuseaux mitotiques et bloque les cellules en métaphase de la mitose. Les cellules en mitose sont alors
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récoltées, on les fait gonfler par une incubation dans un milieu hypotonique ; on les met ensuite en présence
d'un fixateur, et l'on étale la suspension cellulaire fixée sur une lame de verre, en vue de l'observation
microscopique, c'est ce que l'on appelle un étalement chromosomique.
Il est constitué de deux chromatides sœurs réunies par un centromère dont la position définit les bras courts
ou p et les bras longs ou q. L'indice centromérique (p/p+q) permet de distinguer les chromosomes
métacentriques, submétacentriques et acrocentriques. Les chromosomes métacentriques ont un bras court et
un bras long dont la taille est assez proche à la différence des chromosomes submétacentriques pour lesquels
la taille du bras court est nettement inférieure à celle du bras long. Les chromosomes acrocentriques
(chromosomes 13, 14, 15, 21 et 22) ont un centromère très distal, les bras courts sont très réduits, surmontés
de tiges (organisateurs nucléolaires) porteuses de satellites. Les chromosomes acrocentriques sont impliqués
45
dans les translocations Robertsoniennes. Les télomères sont les extrémités distales des chromosomes.
Le nombre et la morphologie générale des chromosomes sont les mêmes pour tous les individus. Cependant,
les régions d'hétérochromatine peuvent être le site de variations interindividuelles, sans conséquences
phénotypiques. Ces polymorphismes chromosomiques portent souvent sur la longueur de l'hétérochromatine
des bras longs de l'Y, des régions centromériques des chromosomes 1, 9 et 16 et sur les bras courts des
acrocentriques.
Les techniques de marquage des chromosomes sont apparues dans les années 70. Le G-Banding ou technique
de marquage des bandes G utilise un colorant chimique, le Giemsa (après traitement des chromosomes) qui
engendre des bandes sombres sur les chromosomes métaphasiques.
La coloration la plus classique est la coloration au Giemsa qui entraîne, après l'application d'un traitement
approprié, l'apparition de bandes sombres et claires alternées sur les chromosomes : le « G-banding ». La
topographie des bandes est caractéristique d'un chromosome et permet de l'identifier (les deux chromosomes
d'une même paire ont la même topographie de bandes). Il existe également d'autres méthodes de coloration
qui font apparaître d'autres types de bandes (Q-Banding, R-Banding, etc.). Certaines de ces méthodes font
appel aux colorants fluorescents.
Les bandes chromosomiques, qui sont caractéristiques de chacune des paires. Le nombre de bandes visibles est
variable d'une mitose à l'autre et dépend du niveau de condensation du chromosome. Plus les chromosomes
sont condensés, moins on peut observer de bandes et moins l'analyse permet de dépister des anomalies de
petite taille. Le nombre de bandes par lot haploïde (c'est-à-dire pour 23 chromosomes) permet de définir la
résolution de l'analyse cytogénétique.
La bande chromosomique désigne la région d'un chromosome que l'on distingue des autres par des colorations
spécifiques.
Chez certaines espèces, les paires de chromosomes ne peuvent pas être clairement différenciées en
considérant uniquement leurs composants distinctifs dans le sens longitudinal; Dans ces cas, des techniques
cytologiques spéciales doivent être utilisées pour colorer les chromosomes, qui présentent des "bandes"
transversales (foncées et claires) le long de celles-ci, et qui correspondent aux différents types de chromatine.
Dans une espèce donnée, ces variantes de chromatine ont une taille et une disposition constantes.
L'hétérochromatine peut apparaître plus colorée que l'euchromatine (hétéropychnose positive) ou moins
dense que l'euchromatine (hétéropychnose négative). L'application de certains traitements expérimentaux en
combinaison avec différents types de coloration des chromosomes, peut produire l'apparition de zones
hétérochromatiques sur les chromosomes de nombreuses espèces. Ces zones hétérochromatiques ont une
distribution caractéristique ou un motif de bande typique de chaque chromosome, ce qui permet d'identifier
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différents chromosomes. Ces techniques sont appelées techniques de bandes chromosomiques et sont
extrêmement utiles pour identifier les chromosomes individuels et construire des caryotypes.
Bande C: relativement simple, et repose sur l'utilisation du colorant Giemsa qui colore les régions avec
de l'hétérochromatine constitutive, qui chez les plantes est principalement située dans les régions
télomériques, tandis que chez les animaux, on la trouve dans les régions centromériques.
Bandes G, R, Q: techniques basées sur des traitements enzymatiques qui révèlent différents modèles
de bandes d'euchromatine le long du chromosome. Le matériau est coloré avec un colorant Giemsa
(G, R) ou des colorants fluorescents, tels que la quinacrine (Q). Ce sont les bandes les plus étudiées
chez l'animal et chez l'homme. Dans les légumes, ils sont très difficiles à obtenir en raison du degré
élevé de compactage des chromosomes en métaphase.
Bande NOR: permet d'identifier la chromatine avec des séquences d'ADNr modérément répétées,
associées aux régions NOR (organisateur du nucléole) du chromosome. Le nombre total et
l'emplacement des régions NOR est variable, par conséquent, comme déjà indiqué, en plus de son
importance fonctionnelle, il a une valeur de caryotype.
L'hybridation in situ en fluorescence (FISH, de l'anglais fluorescence in situ hybridization) est une technique de
biologie moléculaire d'hybridation in situ utilisant des sondes marquées à l'aide d'un marqueur fluorescent et
utilisées sur des coupes en microscopie et en imagerie moléculaire.
Le FISH est une technique de cytogénétique permettant de voir des éléments situés à l'intérieur même de la
cellule. La technique FISH utilise des sondes spécifiques de certaines séquences de nucléotides, et non des
colorants qui se fixent sur tous les chromosomes.
Des séquences d'ADN complémentaires de la séquence d'un gène ou d'une partie du génome sont préparées in
vitro et couplées à des fluorochromes. Cette sonde ainsi que les chromosomes sont chauffés, ce qui a pour
effet de dissocier les brins complémentaires (dénaturation thermique). Ils sont alors mis en présence et on les
laisse refroidir. De cette manière, la sonde (fluorescente) peut s'apparier avec sa séquence homologue sur le
chromosome. On obtient donc un ADN hybride. Ceci permet de repérer à l'aide d'un microscope à
fluorescence, la position d'un gène ou d'une séquence génomique sur le caryotype et donc de mettre en
évidence, par exemple, une position anormale due à une translocation.
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Technique de l'hybridation fluorescente in situ. En A : sonde. B : sonde colorée à l'aide d'un fluorochrome. C :
hybridation avec l'ADN nucléaire. D : apparence du chromosome métaphasique où la sonde s'est fixée.
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