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Dakar ·Ie 24· juillct à 9 heures en v':le de l'obtcntion du grade de Docteur Vétérillair~
(OIl)LOME D'ETAT) par·
HIVER BOUSSJNI
né le 22 Décembre 1965 il An.JAl\IE (RC.L).
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Directeur du Laboraloire National d'Elevage (L.N.E.)
de OU~lgad()ugou
1
1. DIRECTEUR
Professeur François Adébayo ABIOLA
2. DIRECTEUR ADMNISTRATIF
Monsieur Jean Paul LAPORTE
3. COORDONNATEURS
1 - PERSONNEL ENSEIGNANT
A- DEPARTEMENT SaENCES BIOLOGIQUES ET PRODUCTIONS ANIMALES
CHEF DU DEPARTEMENT
Moussa ASSANE Professeur agrégé
1. Anatomie-Histologie-Embryologie
2. Chirugie-Reproduction
Cheik LY Maître-Assistant
Hélène FOUCHER (Mme) Assistante
4. Physiologie-Thérélpeutique-Pharmacodynamie
6. Zootechnie-Alimentation
CHEF DE DEPARTMENT
Louis Joseph PANGUI Professeur
2. Microbiologie-Immunologie-Pathologie Infectieuse
RenéNDOYE Professeur
Faculté de Médecine et de Pharmacie-
UCAD de Dakar
• Botanique
• Agro-Pêdologie
• Sociologie
• HIDAOA
Abdoulaye DIOUF Ingénieur des Industries Agricoles et
Alimentaires
Chef de la Division Agro-Alimentaire de
l'Institut Sénégalais de Normalisation
(ISN) DAKAR
III • PERSONNEL EN MISSION (prévu)
• Parasitologie
• Anatomie
• Zootechnie-Alimentation
• Denftologie
• Pathologie Infectieuse
• Pharmmacie-1ro~cologie
Statistiques
2· Physique
Chimie Organique
Abdoulaye SAMB
Chimie Physique
Chimie
5· Embryologie et Zoologie
DEDIE
CE TRAVAIL
1
1
• ADIEU, le Père Tout Puissant.
1
• Ames parents, mes frères et soeurs
Faibles témoignages de mon amour filial.
1
• AKIRBOURE, KIRSOURE et ALAIN in mémorium
1 Vous qui avez été très tôt arraché à notre affection. Je renouvelle à DIEU toutes nos
prières.
1
• A mon cousin BOUSSIM 1. Joseph.
Votre disponibilité constante ne m'a pas manqué depuis le début
1
de ma scolarité. Trouvez ici l'expression de toute notre
admiration.
1
,
1
1
1
1
1
A NOS MAITRES ET JUGES
1
-A Monsieur Doudou BA
1 Professeur à la Faculté de Médecine et de Pharmacie de Dakar
1 Nous vous remercions de l'insigne honneur que vous nous accordez en acceptant de
présider notre jwy de Thèse. Veuillez trouver ici l'expression de notre reconnaissance et
1 de notre profond respect.
C'est un honneur pour nous de vous voir juger ce travail.Vos qualités scientifiques
et votre rigueur dans le travail suscitent respect et admiration.Profonde reconnaissance.
,
,
,
r
C'est un privilège pour nous d'avoir travaillé avec vous.Vous nous avez inspiré ce
1
travail de Thèse.Vos conseils ont été d'un précieux concours dans l'élaboration de ce
travail.Vos qualités humaines et votre rigueur dans le travail bien fait suscitent estime et .
1 admiration.Profonde gratitude et sincère reconnaissance.
1
- Au Docteur Réné BESSIN
Directeur du Laboratoire National d'Elevage(L.N.E.) de Ouagadougou
1
Vous avez initié et dirigé ce travail avec amabilité et rigueur.Vous n'avez menagé
aucun effort pour nous permettre de réaliser ce travail.Recevez ici notre sincère et
1
r
profonde gratitude.
r
1
REMERCIEMENTS
- A SAWADOGO Aguiratou.
Collègue stagiaire au PDAV avec qui j'ai mené le travail de
terrain. Qu'elle trouve ici le fruit de nos moments difficiles.
pages
INTRODUCTION 1
1- 1 Situation géographique 4
1- 2 Zones éco-climatiques 4
1- 3 Milieu humain 6
1- 1 Echanti11onnag~ ; 29
1- 1 - 1 Choix des éch~ti\J.0ns 30
1-1-2 Choix des effec1if~ 30
1-1-3 . , dl"
Périodicite . "
e ;enquete .31
1- 3 Enquête anatOlJ}o-çlinique 33
1- 3 - 1 Signes clinique~ o~servés 33
1 - 3-2 Autopsies : 33
.
CHAPITRE II : RESULTATS .! .
36
CHAPITRE m: DISCUSSIONS , 62
3- 1 Matériel et métb.odes 62
3-1-1 Echantillonnag~ , 62
3 - 1 -2 Enquête sur la conduite de l'élevage
;
62
3 - 1 -3 Enquête anatomo-clinique 62
3-1-4 Examens bactériol<?giques 63
3-1-5 Examens parasitologiques 63
3-1-6 Exan1ens sérologiqpes , 63
1- 1 Alimentation 83
1- 2 Système de production 84
1- 4 Etat sanitaire ; 86
CONCLUSION 95
BmLIOGRAPHIE 98
AN'NEXES 105
LISTES DES CARTES, DES FIGURES ET DES TABLEAUX
Pages
Carte
1. Zone éco·climatique 7
Figures
1. Les pintadières 21
2. Renseignement sur l'habitat. 37
3. Mode de chauffage des pintadeaux 38
4. Importance de la désinfection 38
5. Composition de l'aliment. 39
6. Répartition des mortalités par mois 60
7. Répartition de la mortalité par type d'élevage 61
10. Fréquences des lésions 69
Il. Les pathologies dominantes 81
12. Abreuvoir et mangeoires 85
Schémas
1. Circuit de commercialisation 23
2. Poulailler traditionnel amélioré 88
Tableaux
Cal = Calorie
Cm= Centimètre
CNA= Centre National Avicole
Comp= Comprimé
EB= Energie métabolisable
Eff= Effectif
ENEC= Enquête Nationale sur l'Effectif du Cheptel
G= Gramme
Hbt= Habitant
INRA = Institut National des Recherches Agronomiques
LNE= Laboratoire National d'Elevage
MG= Matière grasse
Mg= Milligramme
Ml= Millilitre
MM= Matière minérale
Mm= Millimètre
MRC= Maladie respiratoire chronique
MS= Matière sèche
P-IOO = Pour cent
PB= Protéine brute
PDAV= Programme de Développement des Animaux Villageois
pm= Produit intérieur brut
Pint= Pintade
PV= Poids vif
Rapp = Rapport
RRA = Rapid Rural Appraisal (Evaluation Rapide en milieu Rural)
SPRA= Service Provincial des Ressources Animales
Vol = Volaille
vvv= Vaccinateur volontaire villageois
INTRODUCTION
PREMIERE PARTIE
1- 1 SITUATION GEOGRAPffiQUE
1- 2 ZONES ECO-CLIMATIQUES
La saison des pluies s'étend de Juin à Octobre. La pluviométrie varie du nord au sud et
détermine trois zones éco-climatiques.
Elle est comprise entre les isohyètes 1000 et 650 mm. La saison de pluie est plus
courte trois à quatre mois. A l'inverse des précipitations les températures moyennes
annuelles sont élevées. Les maxima moyens des périodes chaudes oscillent entre 34 et
40oc. L'évaporation moyenne est de 2640 mm.
Dans cette zone la végétation apparaît très hétérogène. Elle est en fait une mosaïque de
formations primaires (forêts claires, savanes, prairies) et de fonnations secondaires de
dégradation (savanes boisées, arbustives ou arborées). C'est une zone de fortes
concentrations de population et de pintades.
Elle s'étend surtout au nord du 14e parallèle. Elle a moins de 650 mm de pluies et
deux à trois mois de précipitations fort irrégulières.
Les températures moyennes annuelles sont les plus élevées. Les minima et les maxima
moyennes sont respectivement de 13,6oc et 33,4oc en Janvier, le pic (41,20 c) est atteint
en Mai. Cette forte insolation induit une évaporation importante (3022 mm).
La végétation est dominée par la steppe arbustive. Les arbustes y sont de petite taille à
cause de la sévérité du climat et du surpâturage.
Le Burkina-Faso est un pays de savanes enchâssées entre la "forêt" au sud et le
"désert" au nord. De part des données physiques, il est divisé en trois régions: le nord, le
centre et le sud-ouest qui influencent fortement le paysage humain. Voir cartel: zone
éco-climatique, page 7.
6
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...
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ECOLE 1NTER·ETATS
9
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DES SCIENCES ET U,tDECINE
VETERI~LI\mES DE DAKAR
BIBLIOTHEQUE
TABLEAU 1 . Effiectif du ch
entelaVico
' 1e par prOVInce
PROVINCES VOLAILLES
BAM 290.800
BAZEGA 553.000
BOUGOURIBA 484.600
BOULGOU 732.300
BOutKIEMDE 883.000
COMOE 624.600
GANZOURGOU 721.500
GNAGNA 656.900
GOURMA 646.200
HOUET 893.800
KADIOGO 215.400
KENEDOUGOU 269.300
KOSSI 775.400
KOURITENGA 549.200
MOUHOUN 710.700
NAHOURI 409.200
NAMENTENGA 452.300
OUBRITENGA 721.500
OUDALAN 102.300
PASSORE 484.600
PONI 1.066.100
SANGUIE 560.000
SANMATENGA 764.500
SENO 527.700
SISSILI 581.500
SOUM 301.600
SOUROU 700.000
TAPOA 452.300
YATENGA 990.800
ZOUNDWEOGO 333.800
BURKINA-FASO 17.784.900
Source: Enquête Nationale sur l'Effectif du Cheptel (ENEC), 1989, (28).
10
La pintade est un oiseau originaire d'Afrique où elle est encore largement répandue
à l'état sauvage (9) (11). La population à l'état sauvage en Afrique est assez mal connue
bien· que certains pays de l'Afrique de l'Ouest aient pu en donner une estimation
approximative. Le Nigeria, avec ses 55 millions d'oiseaux, et la République Centrafrique
sont les deux pays les plus habités par la pintade. La France est le pays occidental qui en
élève le plus grand nombre : 60 millions par an. Par ordre décroissant les pays producteurs
sont: l'Italie, la Belgique, le Canada, les Etats-Unis, le Japon, le Brésil, l'De Maurice (11).
Dans les zones sahélo-soudaniennes, on rencontre tantôt par petits groupes, tantôt par
bande importante, la pintade commune issue d'oeufs sauvages mis à couver sous les
poules.
11
La pintade appartient:
- à l'embranchement des VERTEBRES
- à la classe des CARINATES
- à l'ordre des GALLIFORMES
- au sous-ordre des ALLECTROPODES
- à la famille des PHASIANIDES
- à la sous-famille des NUMIDES
On peut distinguer plusieurs variétés selon les caractères du plumage chez la pintade
commune (Numida me/eagris) :
10) variétés non perlées :
. - violette au plumage violet très foncé
- azurée au plumage bleu très pâle
20) variétés perlées :
- grise au plumage bleu acier foncé (c'est la variété la plus exploitée)
- lilas au plumage bleu très pâle
- chamois au plumage blanc chamois
30) variétés albinos
- elle est assez rare, son plumage est blanc immaculé.
Le tableau 2, page 12 reprend la classification et les critères de la systématique.
12
2-1-2 Ethnologie
- la couvaison naturelle est confiée aux poules meilleures couveuses; l'instinct maternel
ayant disparu chez les pintades domestiques.
La pintade est exploitée pour ses oeufs et sa chair.
..
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16
Outre les zones éco-climatiques, la répartition des pintades semble également suivre les
zones de productions agricoles et la densité des populations (2).
Ainsi on distingue :
- les zones de fortes productions
Dans ces zones, la production céréalière et la densité de population sont très importantes,
ce sont: le Plateau central, le Nahouri, le Yatenga et dans une moindre mesure le Houet et
laComoé.
- les zones de productions moyennes à densité faible de population et cultures
céréalières importantes (la Kossi, le Zoundwéogo).
- les zones de faibles productions. à densité faible de population et productions
céréalières peu importantes (Gnagna, Oudalan, Poni et Bougouriba)
(voir Tableau).
17
C'est le mode d'élevage le plus important et le plus répandu. 11 est intégré aux
systèmes agro-pastoraux en· tant qu'activité secondaire. L'élevage y est de type extensif
pratiqué en liberté totale autour des concessions sans distinction d'âge et d'espèce avec des
techniques d'éleva$e rudimentaires. La pintade est la deuxième espèce de volailles la plus
exploitée après la pou1e. Son élevage est intimement lié à celui des autres espèces aviaires
: la pou1e surtout. Ses mauvaises performances de couveuse et de meneuse font que ses
oeufs sont couvés par des pou1es, des dindes parfois des canes. Son cycle de production
peut-être~schématisé de la façon suivante: ponte de Février à Octobre, puis déstockage
progressif des animaux au fur et à mesure des besoins et des pontes (Février - Mars) (6)
(32) (41).
L'alimentation
A l'éclosion, les pintadeaux ont un poids moyen de 30g en milieu villageois (32).
En élevage traditionnel, l'aliment de démarrage est constitué de céréales, de termites et des
asticots. Les céréales (maïs, mil, sorgho) sont concassées et aspergées de potasse. A
l'Ouest, zone de forte production de sésame, les éleveurs ajoutent du sésame. Cette
alimentation est complétée par des tennites et des asticots. Les asticots et les termites sont
une source importante de protéine (32) (33) (45). Les analyses faites par l'Institut
Supérieur Polytechnique de Ouagadougou (lSP) ont donné les résultats présentés au
tableau 5.
Les tennites sont récoltées soit à partir de termitières naturelles soit à partir de pièges
appâtés avec de la bouse de vache et de débris végétaux. Les asticots sont des larves de la
mouche domestique. Ds sont produits à partir du contenu ruminal et du sang récolté dans
les abattoirs ou à partir de la drêche de dolo (bière traditionnelle) et des brasseries.
Dans les élevages améliorés, ce sont les aliments de démarrage pour poussins qui sont
utilisés. Au Burkina, il n'y a pas encore de formule alimentaire spéciale pintade.
20
2-3-2 L'habitat
En milieu villageois, l'élevage des jeunes diffère de celui de~ adultes. L'abri des.
jeunes est souvent constitué de cage au sol (mue ou poussinière)~ de fonne cylindrique et
de cage portative en fonne de cône (voir figure 1~ page 22). Les cages sont confectionnées
soit en nervure de palme ou de bois, soit tressée avec de la paille. Les mues servent à
séparer les couvées et les portatives au transport des poules et de leur couvée aux champs
(29). A l'âge de deux à trois mois~ les jeunes pintades rejoignent les autres volailles dans
le poulailler. En milieu villageois, l'habitat existe le plus souvent. TI varie d'une région à
une autre et est réduit à un seul "poulailler". Ces abris sont de constructions sommaires
propres aux volailles, de taille très basse avec de minuscules orifices d'aération et une
petite porte par laquelle un homme ne peut passer. Les toitures, les coins de maisons, les
arbres servent également d'abris aux pintades.
En général, les éleveurs portent une attention particulière aux jeunes pendant les \.. >
toutes premières semaines. fis les transportent aux champs pendant la période des travaux
champêtres. La mère poule est attachée à l'ombre et une poule peut mener dix à trente
pintadeaux voire plus. Les pintadeaux reçoivent comme aliments en plus des céréales, des
tennites et d~s asticots. Pour les protéger contre les prédateurs, les éleveurs laissent
parfois les tiges de milou de sorgho (coupées à hauteur de la taille d'un homme) dans les
champs autour ou proche des concessions. La transition alimentaire se fait à l'âge de deux
à trois mois. C'est à cet âge que la mère poule abandonne sa couvée pour- une nouvelle
partie.
L'éleveur intervient peu ou pas dans l'élevage des adultes. Les adultes sont laissés à eux
mêmes sans attention particulière. Un apport alimentaire constitué de quelques poignées
de céréales est distribué le matin à l'ouverture et le soir au retour dans les poulaillers.
21
} 4; cm
< >
1 - Mue ou pintadière en bois tressé posée au sol
-_._------ . 50-cI!!
3 - Cage portative en paille tressée
22
PAYSANS
~ ~
COLLECTEURS COLLECTEURS
~ ~
GROSSISTES AMBULANTS GROSSISTES AMBULANTS
~ ~
EXPORTATEURS COMMERCANTS DETAILLANTS
~ marchés à volailles,
COTE D'IVOIRE bars,
GHANA hôtels,
TOGO restaurants
NIGER
BENIN
FRANCE
AUTRES
~
CONSOMMATEURS
Parmi les produits d'origine animale qui répondent le mieux à la satisfaction des
besoins protéiques de l'homme, la volaille et les oeufs occupent le premier rang.
Selon la FAD, les besoins de l'homme sont de 42kg de viande par an et le seuil de carence
est de 21kg. En Afrique, les productions pennettent d'assurer un besoin de 33kg de viande
par an et par habitant, toujours selon les estimations de laFAO (41).
Au Burkina-Faso, malgré une production avicole importante, le niveau de consommation
reste en deçà du seuil de carence 8,4kg par an et par habitant (toute viande confondue)
(41). Dans ce contexte, l'importance nutritionnelle de la volaille en général et de la
pintade en particulier n'est pas à négliger. Son rôle sera plus prépondérant à court et à
moyèn tenne pour la satisfaction des besoins fondamentaux en protéine d'origine animale
des populations du Sahel. L'intérêt de l'élevage de la pintade est qu'elle peut· être produite
à grande échelle aussi bien en milieu rural qu'en milieu urbain ou périurbain. Une poule
couve 25 à 30 oeufs de pintades contre 10 à 12 oeufs de poule en milieu vi~ageois.
Considérée comme un "gibier à plumes", la chair et les oeufs de pintade sont bien
appréciés des consommateurs. EUe présente une chair abondante, onctueuse mais fenne,
dotée d'un fumet délicat qui la situe entre la volaille et le gibier (46). Sa chair est très riche
en protéine, peu chargée en lipide mais qui comporte une part notable d'acides gras mono
insaturés assurant à cette volaille la réputation d'une viande digestible et d'une excellente
valeur diététique (11) (44). Les rendements à l'abattage sont nettement supérieurs à ceux
du poulet et du canard de Barbarie (46).
La viande de pintade constitue donc un excellent choix tant gastronomique que diététique.
Outre sa faible teneur en cholestérol (75 mg/l00g de chair), elle est riche en protéine
d'excellente qualité (11), calorique (129cal/l00g contre environ 100 cal/l00g de chair de
poulet) (Rouet cité par DIABATE) (9).
2 - 5 - 1 - 1 Alimentation et abreuvement
2 - 5 - 1 - 2 Habitat
Les pintades passent la nuit dehors à la belle étoile, perchées sur les arbres, le toit
ou les murs et ceci en toute saison. Elles subissent l'action des intempéries et sont
exposées à 'la prédation (vol, Chats sauvage et domestique et rapaces). Les poulaillers,
lorsqu'ils existent, ne sont pas spécifiques aux numidés. fis sont de construction
sommaire, sans aération et ne disposent que d'une entrée minuscule rendant tout nettoyage
impossible (9) (29).
Tous ces élevages sont de type familial et semblent être un passe-temps. 11 s'en suit
des pertes de production très importantes qui tiennent au manque de surveillance. Ce
manque de suivi est surtout préjudiciable aux jeunes. Le caractère saisonnier de la
27
reproduction des pintades (Février à Juin le plus souvent plus) fait que les paysans ne
s'intéressent qu'à cette période (32) (4'1).
Dans la pratique, les éleveurs semblent ignorés l'hygiène. A toutes les ét8pes de la
production et à tous les niveaux de l'élevage, l'hygiène fait défaut. Ce manque d'hygiène
devient aigu quant aux conditions d'habitat et d'abreuvement.
La pathologie de la pintade est beaucoup moins connue que celles des autres
espèces aviaires et les références bibliographiques sont rares (10) (23) (29). En Afrique,
l'état de connaissance du développement de la pintade demeure à ce jour à l'état de
mystères (11) (41). Les rares travaux réalisés sur cette espèce ont concerné exclusivement
les domaines parasitaires, alimentaires et la structure de l'élevage (4) (9) (13) (33) (39)
(45). A côté de la pathologie parasitaire qui semble être connue, certaines affections
1
restent encore mal connues et mal maîtrisées. Parmi ces affections, on peut citer les
maladies infectieuses bactériennes ou virales ou d'étiologie inconnue et les maladies
métaboliques.
C'est la pathologie du jeune âge à l'origine de très fortes mortalités au Burkina qui a retenu
notre attention. En l'absence de tout document élaboré sur la pathologie de la pintade au
Burkina, nous avons choisi de consacrer ce présent travail à l'étude des facteurs de
mortalités des pintadeaux.
28
DEUXIEME PARTIE
ETUDE DES FACTEURS DE MORTALITE DES PINTADEAUX
AU BURKINA FASO
29
1-1 ECHANTILLONNAGE
L'étude a débuté dans le mois de Juin 1994 par le choix des sites et des éleveurs
après des enquêtes préliminaires de terrain.
1 - 1 - 1 -1 Les sites
1 - 1 - 1 - 2 Les éleveurs
Seuls les éleveurs motivés, organisés dans des groupements d'éleveurs ou encadrés par des
structures d'appui techniques (services provinciaux des ressources animales, Projet de
Développement des Animaux Villageois...), ont été retenus.
1 - 1 - 1 - 3 Les animaux
En élevage traditionnel, les animaux ont été obtenus par incubation naturelle par
des poule-mères. Dans les élevages améliorés de Ouagadougou et Tenkodogoune série
d'incubation artificielle a permis d'obtenir régulièrement des pintadeaux. Les oeufs sont
récoltés en milieu villageois.
Dans les sites de Ziniaré, Sabou et Béréba, chaque éleveur devrait fournir un minimum de
50 pintadeaux. Le tableau suivant fait le récapitulatif en fonction des· sites, du nombre de
village, d'éleveur et des effectifs.
31
Tableau 10: Répartition des effectifs en fonction du type d'élevage, des sites
et des villages
Les élevages ont été mis en place dans les mois de Juillet à Août, période de forte
production des pintadeaux.
L'enquête sur la conduite de l'élevage s'est déroulée d'Octobre 1994 à Janvier 1995.
Dans les sites de Béréba, Ziniaré et Sabou, trois enquêteurs passaient quotidiennement
dans les élevages et nous passions au moins deux fois par semaine dans chaque élevage.
Nous avons assuré le suivi quotidien des élevages améliorés de Ouagadougou, celui de
Tenkodogo était suivi par le service provincial des ressources animales de la province du
"l"
~oulgou.
Le suivi des élevages de Béréba, Sabou et Ziniaré a été assuré par trois enquêteurs.
Chaque enquêteur remplissait lors des visites quotidiennes des élevages les fiches de
renseignements préétablies : fiche de mortalité, fiche de, pesée, fiche de traitement
présentée en annexe 2. Ces fiches nous sont retournées accompagnées des cadavres et des
commémoratifs.
Lors de nos passages, nous observons directement des cas cliniques, et très souvent
certains cas ont fait l'objet de prélèvements pour suivi et autopsies. Dans les élevages
améliorés de Ouagadougou et Tenkodogo, les cas cliniques sont quotidiennement recensés
et suivis jusqu'au tenne de l'évolution de la maladie.
1 - 4 EXAMENS BACTERIOLOGIQUES
Ainsi, le foie, le coeur, les poumons ont été systématiquement prélevés ainsi que d'autres
organes (rate, rein, diverticule vitellin et une partie de l'intestin ) en fonction des lésions
qui sont observées. Ces prélèvements sont ensemencés pour l'isolement et l'identification
des germes. Dans certains cas, des antibiogrammes ont été réalisés. Le matériel
bactériologique est composé des milieux classiques de cultures et d'une galerie
d'identification.
- milieu de culture;
Les ensemencements sont effectués sur différents milieux coulés dans des boites de pétri.
Le milieu de base est la gélose utilisée comme milieu standard.
L'identification des colonies de germes se fait suivant les caractéristiques biochimiques.
Les milieux utilisés sont les suivants :
• Milieu SS (Salmonella-shigella)
• Milieu Hektoen
• Urée-Indol
• Mannitol-Mobilité
• Citrate de Simons
• Hadjna
- galerie d'identification
• Milieu Sélénite
• ONPG (Ortho-Nitro Para fi Galactosidase)
• Réactifs de Kovachs
• Sérum agglutinant pour salmonelle.
Les cultures sont portées à l'étuve pendant 24h à 72h
1- 5 EXAMENS PARASITOLOGIQUES
1-6 EXAMENSSEROLOGIQUES
Les examens sérologiques ont porté sur la mise en évidence des anticorps inhibant
l'hémagglutination pour la maladie de NEWCASTLE.
La technique utilisée est celle mise au point par le laboratoire de pathologie aviaire de
PLOUFRAGRAN (21).
36
CHAPITRE II : RESULTATS
Tableau 12: Résultats de l'enquête sur la mortalité des pintadeaux en milieu villageois
MORTALITE
PROVINCES NOMBRE DE EFFECTIF EFFECTIF NOMBRE P-IOO
PRODUCTEURS PINTADEAU PINTADEAU
AU DEPART RESTANT
Bazèga 10 738 167 571 77,40
BouIJl;oU 18 2364 785 1579 66,80
Boulkiemdé 20 2303 710 1593 69,20
Ganzourgou 12 831 91 740 89
Houet 19 1951 729 1222 62,63
Kossi 10 820 150 678 81,90
Kadiogo 10 643 156 487 75,75
Oubritenga 15 1426 229 1197 83,94
TOTAL 114 11084 3017 8067 75,83
37
• Poulailler amélioré
III Poulailler
traditionnel
.sans abri
ID Poulailler en paille
38
III lampe
11II poule
• désinfection
11II jamais
39
2-1-3 L'alimentation
\
• Céréales entieres
Il Son de céréales
• Restes de cuisines
IilISésame
Il Creche de dolo
Il Aliments améliorés
40
La quasi-totalité des oiseaux ont fait l'objet d'observation clinique régulière aussi
bien par nous que par les agents enquêteurs mis en place dans le cadre de l'étude.Nous
avons observé les symptômes généraux suivants: l'abattement, la somnolence et la
diarrhée. Dans les formes suraiguës ou aiguës les pintadeaux sont frappés d'une extrême
frilosité. Les plumes sont ébourriffées et les ailes pendantes (on dit que la pintade a porté
un grand "boubou"). Ils refusent de s'alimenter et de boire et s'entassent autour d'une
source de chaleur (lampe-tempête ou poule-mère). La mort survient dans ce cas au bout de
24h. Dans les évolutions lentes, les symptômes précités s'accentuent, les pintadeaux
poussent des cris plaintifs, la respiration devient difficile, leur démarche devient
chancelante puis survient la paralysie et la mort en 48h à 72h. Nous avons noté également
une indigestion parfois Un durcissement du contenu du jabot. Une déshydratation extrême
qui se caractérise par une sécheresse des pattes et des appendices céphaliques. Des cas de
Kérato-conjonctivite uni ou bilatérale souvent opacifiante ont été observés.
Les autopsies ont été réalisées aussi bien sur des animaux malades que des
cadavres provenant des élevages traditionnels et améliorés à l'exception de ceux de
Béréba. Le tableau 13 donne les résultats de collectes de cadavres et le nombre
d'autopsies.
Nous avons observé des lésions de type inflammatoires sur l'ensemble du tube
digestif avec des localisations fréquentes et constantes dans le duodénum, le jéjunum, le
caecum, le proventricule, le gésier, le cloaque et le foie.
2-2-2-1-1 L'intestin
Les lésions de l'intestin et du caecum ont été notées sur 80 p-IOO des animaux
autopsiés. Trois types d'inflammation ont été observés :
- une entérite hémorragique avec épaississement de la paroi intestinale
- une entérite catarrhale avec un délabrement de la muqueuse intestinale
- une entérite nécrotique.
2-2-2-1-2 Le caecum
Des lésions de typhlo-colite hémorragique ont été observées avec distension des
deux caeca. Le contenu du caecum est souvent mousseux· ou caséeux de couleur blanc-
jaunâtre avec un détachement de la muqueuse en lambeaux.
2-2-2-1-4 Le cloaque
2-2-2-1-5 Le jabot
A l'autopsie, on observe un jabot dilaté plein d'aliment chez la plupart des sujets.
L'aliment est enrôlé dans un enduit crémeux blanchâtre qui est retrouvé également dans le
proventricule et la cavité buccale.
-le foie
Des lésions d'hépatite hémorragique avec hypertrophie ont été le plus souvent
observées. nous avons noté des lésions de périhépatite, des lésions inflammatoires avec
des foyers de nécrose et de décoloration soit marginale soit lobaire soit totale. La
coloration de l'organe est variable et diverse, rouge, rouge-sombre, parfois sombre,
jaunâtre, jaune-brunâtre, jaune-verdâtre. Les cas d'atrophie ont été observés mais rarement
avec un foie qui prend l'aspect d'une feuille morte. Ces lésions ont concerné 245 animaux
soit 80,33 p-l00 des autopsies.
- la rate et le pancréas
La rate a été parfois le siège de lésions hémorragiques et d'hypertrophie.
Le pancréas est souvent décoloré parfois jaunâtre rarement hémorragique. Il peut avoir
une couleur blanchâtre ou blanc-jaunâtre et quelquefois une consistance dure. Ces lésions
des deux organes que nous avons regroupé ont concerné 50 animaux soit 16,40 p-100 des
autopsies.
2 - 2 - 2 - 2 L'appareil respiratoire
Les lésions de l'appareil respiratoire ont été observées sur 175 animaux soit 54,4 p-
100 des sujets autopsiés.
43
2-2-2-2-1 Le sinus
2-2-2-2-2 La trachée
La trachée a été rarement inspectée. Nous avons quelquefois noté une inflammation
catarrhale avec un mucus rougeâtre abondant qui est également retrouvé jusque dans la
cavité buccale et le sinus.
Ils ont été le siège de congestion avec un contenu mousseux. On note également
des cas d'altération de la couleur (grisâtre à brunâtre voire verdâtre) parfois accompagné
de nodules de petite taille de couleur jaunâtre ou gris-blanchâtre.
Les sacs aériens ont présenté une aérosacculite opacifiante parfois une adhérence.
Ce sont des lésions de néphrite avec des piquetés hémorragiques parfois des foyers
de nécrose avec une décoloration. Les lésions du rein ont concerné 83 pintadeaux soit
27,2 p-lOO des animaux autopsiés.
Nous avons observé une bourse hypertrophiée, rose et molle. A l'incision, on note
un contenu brunâtre. Une atrophie de la bourse de consistance dure a été observée et à
l'incision, on note un contenu calcifié brunâtre comparable à des petites concrétions
44
caillouteuses. Les lésions de bursite ont été observées sur 60 pintadeaux soit 19,70 p-l00
des autopsies.
Les muscles sont le plus souvent hémorragiques parfois ~écolorés. Des lésions
croûteuses ont été également observées ·sur la peau. Les lésions musculaires ont concerné
70 animaux soit 23 p-IOO des cas.
2-2-2-3-4 Le coeur
Les résultats des cultures bactériennes ont pennis d'isoler 7 souches de bactéries dans les
deux types d'élevage. Les tableaux 15 et 16 donnent les résultats globaux des cultures
bactériennes par province et par germe. Ces gennes ont été isolés à partir du foie, du
coeur, des poumons parfois du pédicule vitellin, de la rate et des reins. Au total 203
gennes sur les 217 cultures ont été isolés soit un taux de positivité de 93,6 p-l00 en
élevage amélioré. Soixante-quatre gennes sur 88 cultures soit 76,6 p-l00 en élevage
traditionnel avec une prédominance des E.coli 23,9 p-l00 et des salmonelles 22,7 p-l00.
Tableau 15: Résultats des cultures bactériennes en élevage amélioré
PROVINCE GERMES ISOLES TOTAL ISOLE
NB E.CO. SAL KLE. ENT. PSEU. PROTo C.ALb. NEG. N P-1OO
Bouh!ou 89 29 6 - 3 19 17 - 15 74 83.2
Boulkiemdé 28 2 5 2 5 - 5 - 9 19 67.9
kadioe:o 80 30 4 11 - 2 28 30 5 105 131.25
Oubriten2a 20 3 2 - - - - - 15 5 25.00
Total 217 64 17 13 8 21 50 30 44 203 93.55
Taux 29.50 7.83 600 3.70 96 23 13.8 203
Les résultats des cultures bactériennes ont révélé la présence d'un certain nombre
de maladies bactériennes dans les élevages de pintadeaux au Burkina.
2 - 3 - 2 - 1 Les salmonelles
2 - 3 - 2 - 2 Les entérobacters
Les enterobacter sont des germes conimensaux du tube digestif des animaux. Ils
sont le plus souvent rencontrés dans les eaux et les· égoûts et peuvent se révéler
pathogènes dans certains cas (36). Ce germe a été isolé sur des sujets provenant de la
province du Boulgou et du Boulkiemdé dans les deux types d'élevage avec un pourcentage
de 3,7 p-IOO pour le type amélioré et 5,7 p-IOO pour le type traditionnel. Le tableau ci-
dessous présente les symptômes et les lésions observés.
2 - 3 - 2 - 3 Les pseudomonas
Le genre Pseudomonas représente 7,95 P-IOO des germes isolés dans les élevages
traditionnels et 9,7 p-100 dans les élevages améliorés. Ce sont des bactéries saprophytes
de l'air, des eaux et du sol. Commensaux des tégwnents et des muqueuses des anima~ ils
possèdent un pouvoir pathogène étendu (36). Le tableau suivant présente les symptômes
et les lésions observés.
Tahleau 19 S I"
~ymptomes et estOns des pseudomonas
SYMPTOMES LESIONS ORGANES
Abattement - Anémie Entérite hémorragique, Foie
amaigrissement - Prostration souvent catarrhale avec une Coeur
Diarrhée blanchâtre souillant le distension du caecum - Poumons
pourtour du cloaque. Hépatite - Pneumonie avec des
poumons mousseux.
49
2 - 3 - 2 - 4 Les proteus
Le genre Proteus a été isolé à plusieurs reprises mais sans être identifié. Il
représente respectivement 23 p-lOO et 10,2 p-lOO des germes isolés des élevages
améliorés et les élevages traditionnels. Les proteus sont des germes saprophytes très
largement répandus dans la nature où ils jouent le rôle d'agents de putréfaction des déchets
d'origine animale. Hôtes normaux du tube digestif des animaux et des hommes, ils
peuvent dans certains cas être pathogènes et provoquer des infections très diverses
notamment les entérites. Ces infections sont de plus en plus fréquentes, Pr~teus étant
résistant à la plupart des antibiotiques (2) (25) (36). Les symptômes et lésions sont
présentés au tableau 20.
2 - 3 - 2 - 5 Les colibacilles
Escherichia coli a été le plus souvent isolé au cours des ensemencements sur
différents organes principalement le foie, les poumons, le coeur parfois les reins et la rate.
Ce germe représente respectivement 29,50 p-IOO et 23,87 p-IOO des germes isolés des
élevages améliorés et des élevages traditionnels. E.coli est largement répandu dans le
milieu extérieur. C'est un hôte normal du tube digestif des animaux. Il est responsable
chez les volailles de la coligranulomatose,de l'omphalite et de diverses septicémies et
pourrait être impliqué dans la maladie respiratoire chronique au côté des mycoplasmes (2)
(25) (36). Les symptômes et les lésions observés sont présentés dans le tableau 21.
50
1
51
Six espèces· de parasites ont été isolées dans les deux types d'élevage. Au total 214
et 128 parasites ont été isolés respectivement dans les élevages améliorés et les élevages
traditionnels avec un pourcentage allant de 76 p-l00 à 96 p-l00. Les tableaux 23 et 24
donnent les résultats par provinces et les pourcentages des parasites isolés
Les examens parasitologiques ont révélé la pluralité des maladies parasitaires chez
les pintadeaux au Burkina.
2 - 4 - 2 - 1 La trichomonose
Nous avons travaillé sur des cadavres congelés dans la plupart du temps. Mais à
l'autopsie des quelques rares cadavres frais examinés, nous avons isolé des Trichomonas,
agent de la trichomonose. La trichomonose est une maladie très meurtrière des pintades
surtout des pintadeaux de 8 à 15 jours d'âge (26) (41). Sur le terrain, elle est une réalité
mais le plus souvent en association avec la coccidiose. Les trichomonas ont été le plus
souvent isolés en association avec d'autres espèces de parasites confinnant ainsi le
polyparasitisme intestinal des pintades au Burkina (2) (29) (31). Ils représentent 13,85 p-
100 et 5,71 p-l00 des parasites isolés dans les élevages améliorés et les élevages
traditionnels. Les symptômes et lésions observés sont présentés au tableau 25.
2 - 4 - 2 - 2 La candidose
représente 13,82 p-IOO des gennes isolés. Mais les autopsies nous ont permis de poser un
diagnostic nécropsique tout comme dans le cas de l'aspergillose. Les candida ont été le
plus souvent isolés. Le tableau ci-dessous présente les symptômes et lésions.
2 - 4 - 2 - 3 La coccidiose
La coccidiose est omniprésente dans tous les élevages. Les ookystes de coccidies
ont été le plus souvent isolés parfois en association avec d'autres espèces de parasites. Ce
sont les parasites les plus importants. fis représentent respectivement 65 p-IOO et 47,9 p-
100 des parasites isolés des élevages améliorés et des élevages traditionnels. Le tableau
suivant présente les symptômes et les lésions.
2 - 4 - 2 - 4 Les helminthoses
Nous avons regroupé ascaris et taenia dans les helminthoses ceci parce que les
deux espèces de parasites sont le plus souvent isolés chez un même animal. Ascaris et
ténia représentent respectivement 17,5 p-IOO et 0,5 p-IOO des parasites isolés des élevages
améliorés et 10.7 p-IOO et 20 p-IOO dans les élevages traditionnels. Ces parasites sont
toujours associés aux coccidies surtout en zone rurale. Les symptômes et les lésions
observés sont présentés au tableau 28.
54
2 - 4 - 2 - 5 L'aspergillose
SYMPTOMES LESIONS
Difficulté respiratoire Entérite catarrhale avec un exsudat muqueux très
respiration bruyante abondant - Présence d'une épaisse membrane blanc-
Diarrhée blanc-jaunâtre jaunâtre à grisâtre couvrant les viscères. Les sacs
collante - Retard de aériens perdent leur transparence. Nodules
croissance. blanchâtres à grisâtre sur les poumons - Piquetés
hémorraWQues sur les reins.
55
Le test a été réalisé sur 658 sérums. Le titre de chaque sérum. est donné par
l'inverse de la dernière dilution présentant encore une inhibition totale de
l'hémagglutination. Les titres obtenus s'échelonnent entre 0 et 320 et nous les avons
repartis en deux grands groupes :
- un titre inférieur à 20 est considéré comme négatif.
- un titre supérieur ou égale à 40 est considéré comme positif. Ces sérums
renfennent des anticorps anti-NEWCASTLE qui peuvent être post-vaccinaux ou post-
infectieux.
Vingt deux pour cent des sérums ont présenté un titre compris entre 5 et 20 dont 61,4- p~
i
100 en élevage traditionnel et 38,6 p-l00 en élevage amélioré. Sept pour cent des sérums;
ont présenté un titre compris entre 40 et 320 dont 95,6 p-lOO en élevage traditionnel et
seulement 4,4 p-lOO en élevage amélioré soit un taux de positivité de 7 p-lOO. Les
tableaux 29 et 30 présentent les' résultats par type d'élevage, par province et par série de
prise de sang.
Type d'élevaRe
Province Elevage amélioré Elevage tradionnel
sérums testés positifs P-IOO sérums testés positifs P-IOO
Boul~ou 81 1 1,23 42 0 0
Houet 42* 0 0 38 0 0
Kadio~o 25 0 0 61 13 21,31
Kossi - - - 8 0 0
Oubrten~a - - - 25 0 0
TOTAUX 150 1 0,66 178 13 7,30
56
Types d'éleva~e
PROVINCE Eleva ~e amélioré Elevage amélioré
sérums testés oositifs P-I00 sérums testés positifs P-lOO
Boulgou 106 0 0 57 0 0
Houet 47* 0 0 44 0 0
Kadiogo 14 0 0 62 32 51,61
TOTAUX 167 0 0 163 32 19,63
Les entités pathologiques que nous évoquons ici n'ont pas pu être confirmées par
les tests sérologiques faute de réactifs. Nous nous sommes basés sur les résultats des>
autopsies qui ont pennis Wle forte suspicion de la maladie de GUMBORO, hlt~f.~·
proventriculite, du syndrôme néphrite et de la maladie de NEWCASTLE.
2 - 5 - 2 - 1 La maladie de GUMBORO
L'autopsie a permis une forte suspicion de la bursite infectieuse sur des cadavres
provenant de la province du Boulgou (Bitou) et des cas isolés des élevages du Kadiogo
(Ouagadougou) et du Boulkiemdé (Sabou) sur des sujets de 3 à 6 semaines d'âge. Sur 305
sujets autopsiés 60 ont présenté des lésions de bursite associées aux lésions du
proventricule soit 19,67 p-lOO. Les symptômes et les lésions sont présentés au tableau 32.
57
SYMPTOMES LESIONS
Abattement - Somnolence Entérite hémorragique - Hypertrophie du proventricule avec un
Plumes ébouriffées - Ailes liséré hémorragique sur la muqueuse - Hypertrophie de la
pendantes - Frilosité bourse de Fabricius avec à l'incision écoulement d'un mucus
Diarrhée blanchâtre brunâtre et des pétéchies atrophie de la bourse qui devient dure
Mortalité en croissance et on note à l'incision un caséum brunâtre parfois calcifiés.
Retard de croissance Néphrite des piquetés hémorragiques - Hypertrophie de la rate
Evolution en 72h. et du foie qui est souvent décoloré - Les muscles sont
hémorragiques mais cette lésion est inconstante.
2 - 5 - 2 - 2 La proventriculite
SYMPTOMES LESIONS
Amaigrissement - Entérite hémqrragique - Typhlo-colite - Hypertrophie du
Retard de proventricule avec exsudat pseudo-membraneux abondant de
croissance - coloration jaune verdâtre parfois grisâtre à brunâtre avec une
Diarrhée blanc- disparition totale de l'isthme. Le proventricule est flasque et le gésier
jaunâtre. est atrophié, pâle et ramolli. La muqueuse du gésier est sèche et se
détache parfois par plaque avec un contenu grisâtre - Les muscles
sont hémorragiques - Une myocardite dégénérative - Un péricarde
adhérent - Les reins sont hémorragiques - Rate et foiè sont décolorés.
L'aérosacculite et les nodules jaunâtres sur les poumons sont peut-
être dus à une éventuelle complication mycosique on note également
une hypertrophie et atrophie de la bourse.
58
Les entérites ont été les lésions les plus observées. Diverses entérites ont été
observées à l'autopsie : entérite hémorragique, catarrhale parfois nécrotique.
Sur les 244 pintadeaux ayant présenté les lésions d'entérite, 170 ont présenté des lésions
d'entérite hémorragique, 44 des lésions d'entérite catarrhale et les 30 autres ont présenté
une entérite soit catarrhale soit hémorragique associée à des foyers nécrotiques.
Dans la plupart des cas, ces lésions ont été le plus souvent associées soit à une typhlite
soit à une typhlo-colite. Les pintadeau de la 3e ou 4e semaines ont le plus présenté les
lésions type hémorragique. Le tableau suivant présente les symptômes et les lésions.
SYMPTOMES LESIONS
Pintadeaux de 1 à 3 parfois 4 semaines Lésions type inflammatoire hémorragique sur
frilosité - Prostration - Recherche d'une les muqueuses intestinales et caecales. Le
source de chaleur - Anorexie contenu de l'intestin est souvent
Somnolence - Ailes pendantes - Retard hémorragique
de croissance - Diarrhée
Ces trois entités pathologiques feront l'objet dans la discussion car leur incidence
pathologique sur la mortalité des pintadeaux reste à prouver.
- La pancréatite
Ce sont des lésions observées au cours des autopsies et la littérature qui nous ont
conduites à la suspicion de la pancréatite (22). Ces lésions sont de type inflammatoire
avec une forte congestion des organes annexes. Le pancréas décoloré prend la coloration
jaunâtre ou blanchâtre. On note également une induration et une hypertrophie de cet
organe mais rarement des pétéchies. La classe d'âge des pintadeaux autopsiés va de 0 à 3
voire 4 semaines.
59
- Le syndrôme Néphrite
Nous avons rencontré ces cas dans les élevages de Béréba sur des sujets jeunes 0 à
10 jours. Les animaux sont frappés d'une paralysie spontanée sans cause apparente, une
démarche incertaine, des cris plaintifs. Les pattes sont raides et on note une diarrhée
blanchâtre. Le plus souvent les oiseaux se remettent dans les 12 à 24h qui suivent· si
abreuvement. La mort survient par défaut d'abreuvement et d'alimentation.
Et à l'autopsie, nous avons noté une typhlo-colite qui est inconstante. Les reins sont
hypertrophiés, décolorés avec des piquetés hémorragiques. Les examens parasitaires et
bactériens sont restés stériles.
- La mà1adie de ,NEWCASTLE
:". '
L'inconstance des lésions digestives, l'absence des signes nerveux et les résultats
sérologiques ne nous permettent pas de classer cette pathologie parmi les maladies à forte
incidence chez les pintadeaux.
Deux zones éco-climatiques ont été concernées par l'étude. Il s'agit de la zone
soudanienne et de la zone soudano-guinéenne.
Les mortalités des pintadeaux sévissent sous fonne épizootique. Elles sont
présentes partout où il existe des pintadeaux et s'étalent du début de la saison pluvieuse
(Juin) à la fin de la saison pluvieuse (Octobre). Toutefois l'incidence atteint son pic
pendant la pé~ode la plus humide de l'année (Août). On emegistre respectivement un taux
de mortalité de 78,43 p-lOO et 78,84 p-l00 dans les élevages améliorés et les élevages
traditionnels; La figure 6 donne la répartition des mortalités par mois.
La saison semble jouée donc rôle dans la mortalité des pintadeaux mais en synergie avec
d'autres éléments ép~démiologiques.
60
600
Il Elevage amélioré
11II Elevage traditionnel
300
260
200
60
o
1e 2e 3e 4e 6e 8e 7e 8e ge 10e 11e 12e 13e se
La pathologie digestive est largement dominante (80 p-lOO des lésions) alors que la
pathologie respiratoire ne représente que 57,4 p-lOO des lésions observées à l'autopsie. TI
s'agit là d'une caractéristique de cette espèce très sujette aux entérites.
En ce 'qui concerne les maladies métaboliques que les éleveurs qualifient de "maladies
nouvelles" un syndrôme néphrite - goutte viscérale a été observée dans certains élevages.
62
3-1- 1 Echantillonnage
L'enquête a été réalisée dans 8 provinces. L'étude a pris en compte toutes les
composantes de l'élevage (système d'élevage, habitat, aliment, mortalité, abreuvement,
prophylaxie sanitaire et médicale).
L'enquête anatomo-clinique a concerné aussi bien les élevages améliorés que les
élevages traditionnels. Mais si les élevages du Kadiogo et de Tenkodogo ont été
correctement suivis, il n'en est pas de même pour les élevages de Béréba, Sabou et Ziniaré
où des enquêteurs avaient été recrutés à ce sujet. Ainsi les cadavres qui nous parvenaient
n'étaient pas bien conditionnés. Nous n'avons pas pu avoir même un seul cadavre des
63
élevages de Béréba pour l'autopsie. Les cadavres n'étaient pas toujours accompagnés de
commémoratifs. Le nombre de pintadeaux autopsiés est en réalité- supérieur à 305. Nous
n'avons pas pris en compte celles effectuées par le laboratoire régional de Tenkodogo. Les
autopsies se sont déroulées dans une salle réservée à cet effet ce qui pourrait laisser
craindre une contamination exogène. Pour chaque autopsie, des prélèvements
systématiques d'organes (foie, coeur, poumons, intestin, parfois rate, sac vitellin et reins)
ont été effectués dans des boîtes de pétri stériles affectées à l'étude. Ces prélèvements sont
directement examinés ou placés au réfrigérateur en attendant les examens bactériologiques
et parasitaires. Nous avons voulu au départ faire des photos des lésions macroscopiques et
des prélèvements pour les examens histologiques, les maladies aviaires présentant des
lésions microscopiques caractéristiques. Cela n'a malheureusement pas été possible car le
laboratoire bien que doté du matériel nécessaire, ne possède pas le personnel qualifié.
Le laboratoire n'est pas équipé pour le typage de certains germes tels que Proteus,
Pseudomonas, Salmonelles et Klebsielles. La rupture de stock de milieux de culture ~
spéciaux pour la recherche des champignons et levures ne nous a pas permis d'étaler les
recherches tout au long de l'étude. Les souches isolées devaient être expédiées dans
certains laboratoires (Centre Muraz Bobo-Dioulasso et l'Institut Pasteur de Dakar) pour
confinnation ou le typage. Des contraintes d.'ordre technique et financier nous en ont
empêchées, mais cela n'enlève rien à la validité de nos résultats obtenus.
Les résultats de l'enquête sur la conduite de l'élevage en milieu rural portent sur
l'habitat, l'alimentation, le système de production, l'état sanitaire et le contrôle des
maladies.
D'une manière générale, la pintade ne bénéficie pas d'un abri approprié : tout coin
de maison ou abri qui présente une relative sécurité constitue la demeure pour la plupart
des volailles. C'est ainsi que les cases ou les maisons abandonnées, les dessous dd~'·
greniers, sont souvent utilisés pour protéger les animaux contre les intempéries. Les
toitures de maisons, les cîmes d'arbres servent parfois d'abris contre les prédateurs. Ainsi
9 p-lOO des éleveurs ne disposent pas d'abri approprié pour leurs volailles. Mais dans
presque toutes les localités, les pintadeaux bénéficient d'un abri constitué de paniers
tressés soit en paille soit en nervure de palme pour les protéger contre les prédateurs et
pour fa~iliter leur transport aux champs en compagnie de la poule-mère.
Les poulaillers existent le plus souvent mais pas spécifiques aux numidés. Ce sont des
poulaillers communs à toutes les volailles sans distinction d'âge ni d'espèces. Us sont de
constructions sommaires, en banco de forme ronde ou carrée avec une hauteur de 0,80
mètre environ (73 p-lOO), en paille généralement chez les éleveurs peulhs (7 p-lOO) ou
des poulaillers type moderne vulgarisés par le PDAV (11 p-100).
Les poulaillers traditionnels sont peu aérés, mal entretenus et jamais nettoyés souvent une
fois l'an (38,6 p-100). Le plus souvent le nettoyage se fait par souci d'avoir du fumier que
le bien-être animal. Ils sont généralement dotés d'une seule ouverture très étroite qui
permet le passaged'un enfant. Les paysans (98 p-100) ignorent la notion de désinfection
des locaux contre seulement 2 p-lOO. Les toitures très vieilles, les murettes fissurées et
non crépis, le sol non damé sont envahis par de nombreux ectoparasites : poux et argas.
Sachaiit que les argas sont les agents de la spirochètose, il ne serait pas étonnant que cette
65
3-2-2 L'alimentation
L'apport alimentaire par le paysan n'est qu'un appoint. li est souvent si dérisoire
qu'on est tenté de croire que c'est plus par esprit de domestication qu'il s'effectue. Dans ce
contexte, on ne peut à proprement parler d'alimentation des pintades et de la volaille en
général en milieu rural. En effet, en dehors de quelques rares éleveurs (élevage fermier ou
traditionnel amélioré) d'une proportion de 5,4 p-l00 qui font des réserves de céréales
destinées à l'alimentation des volailles, la majorité des paysans accordent peu
d'importance à l'alimentation de leurs animaux. Ainsi, près de 90 p-l00 des éleveurs se
contentent de jeter quelques poignées de céréales aux volailles le matin à la sortie des
poulaillers. Le complément d'aliment est ree.herché par les pintades elles-mêmes qui
doivent parcourir les alentours des concessions, les buissons pour avoir accès aux restes
de cuisine, aux insectes ou tout autre aliment impropre à la consommation hwnaine. C'est
ce qui explique le fréquent abandon des poulaillers par les pintades lorsqu'elles ne sont
plus alimentées régulièrement ou lorsque des ectoparasites (tiques et poux) envahissent le
poulailler où d'ailleurs aucune volaille ne désire y rester (32). Ce fait oblige certains
éleveurs à répéter l'apport alimentaire le soir juste avant l'entrée au poulailler.
66
Les pintadea~ plus fragiles, bénéficient d'une' attention particulière de la part des
paysans. Ils sont retenus à la maison, à l'ombre, à l'abri des autres volailles et des
prédateurs. Ils leur sont distribués des céréales concassées ou non, des termites, des vers
de terre et des insectes. 87 p-lOO des paysans adoptent ce type d'alimentation pour le
démarrage des pintadeaux.
Bien que le dispositif d'abreuvement soit mis en place, l'eau n'est pas régulièrement servie
ni renouvelée dans la plupart du temps. Mais les paysans perçoivent de plus en plus la
nécessité d'abreuver les pintades qui, ils le savent, sont de petits buveurs.
traiter les différentes pathologies rencontrées sur le terrain dans les paragraphes
discussion des résultats d'autopsie, bactériologique et parasitaire.
Les traitements appliqués en méléagriculture sont empiriques. Basés sur la pharmacopée
traditionnelle, ces traitements ont plus caractère curatif que préventif. Ainsi, diverses
décoctions d'écorces ou de racines de certains arbres (néré, cai1cédrat, cerisier, baobab
etc.) sont administrées dans l'eau de boisson comme traitement des maladies. Les entérites
et les diarrhées des pintadeaux sont traitées avec de la potasse ou du piment rouge
mélangé à l'aliment. Les parasites internes ne font pas l'objet de traitement mais le remède
le plus utilisé contre les parasites externes est le poudrage de cendre et l'aspersion par les
résidus du beurre de karité.
En abordant cette étude, nous nous sommes engagés dans la connaissance des
facteurs de risques et des troubles sanitaires qui préoccupent au quotidien l'éleveur afin
d'élucider les mécanismes sous jacents aux relations mises en évidence entre les facteurs
de risque et les troubles sanitaires. En mettant l'accent sur l'identification des facteurs de
risque, cette étude a généré une responsabilisation voire une culpabilisation des éleveurs,
position beaucoup moins confortable
. \
que le fatalisme engendré par la venue d'un agent
pathogène. Cette démarche a 20nsisté à donner en priorité à l'homme-éleveur le rôle pivot
dans la maîtrise sanitaire de son cheptel. Les résultats de l'enquête nous ont conduit au
diagnostic de la méléagriculture traditionnelle. Cette méléagriculture révèle des lacunes au
point de vue de l'alimentation, du système de production, de l'habitat, de l'état sanitaire,
de l'insuffisance d'encadrement et met en hunière les potentialités génétiques lesquelles
sont insuffisamment exprimées compte tenu de l'environnement précaire dans lequel
évoluent les pintades. Nous reviendrons sur ces différents aspects dans la troisième partie
consacrée aux propositions d'amélioration mais nous allons dégager les principales erreurs
qui peuvent jouer un rôle dans la mortalité.
3-2-5 Les principales erreurs constatées dans les élevages traditionnels des
pintades au Burkina-Faso
4 - les abreuvoirs non adaptés, non nettoyés et très souvent vides ou communs avec le
petit bétail (moutons et chèvres).
5 - l'intérieur des poulaillers non damé, murs non crépis avec une litière insuffisante, mal
entretenue (trop humide ou trop poussiéreuse).
6 - l'absence de programme alimentaire avec une alimentation insuffisante, déséquilibrée,
carencée ne permettant pas une croissance et une production animale.
7 - l'absence d'une connaissance précise des conditions idéales pour le bien-être animal.
8 - l'absence de programme de prophylaxie et mauvais schéma d'application des
traitements.
9 - le manque d'hygiène, de propreté, de surveillance sanitaire dans les élevages.
10 - l'absence ou l'insuffisance de nettoyage et de désinfection des poulaillers. L'absence
totale du vide sanitaire.
Il - l'absence de contrôle de la mortalité, de la consommation alimentaire et de la
production.
12 - l'absence de précautions totales et de surveillance pour tous les différents stress dont
les principaux sont : stress alimentaire, stress parasitaire, stress infectieux, stress
vaccinaux et stress de l'environnement.
Les signes cliniques observés dans les élevages suivis n'ont pas permis de poser un
diagnostic clinique à partir duquel le praticien pourrait envisager un traitement. Des signes
cliniques observés, seule la variole a pu être diagnostiquée.
Les enquêteurs recrutés pour le suivi des pintadeaux n'étaient pas aguerris aux méthodes
de diagnostics cliniques des maladies aviaires. Les rares informations qu'ils ont collectées
n'ont pas été systématiquement prises en compte. Au total, les signes observés ont permis
la suspicion d'un certains nombres de maladies aviaires qui doivent être confirmées par
les autopsies et les examens complémentaires : bactériologie et parasitologie.
Des autopsies, 12 lésions principales ont été recensées avec des associations
fréquentes. Certaines formes d'association constituent des ensembles disjoints pour
lesquels il ne se pose pas de difficulté. A l'inverse, d'autres formes sont difficiles
69
d'interprétation et montrent les limites d'une autopsie. En leur présence, on peut suspecter
une association de plusieurs maladies ou une localisation plurifocale d'un même agent
pathogène. Ce qui explique la notion de diagnostic différentiel. Rechercher les causes
possibles des différentes lésions et les comparer une à une afin d'établir une liste de
suspicion et dégager les dominantes pathologies serait une méthode d'approche très
intéressante. Mais nous nous contenterons des tendances dégagées à partir de la figure 10.
A la vue des lésions observées et de leurs associations, il est possible de suspecter un
certain nombre de maladies ou de poser un diagnostic de confirmation dans d'autres cas.
0
L1 L2 L3 L4 LI 16 L7 LI LI L10 L11 L12
LEGENDE
3 - 3 - 2 - 1 La maladie de GUMBORO
Elle se caractérise généralement par des lésions de bursite (L9) de néphrite (L8) et
des pétéchies sur le muscle et le proyentricule (LlO, L2) (2). Ces lésions observées sont
rarement isolées. Le plus souvent, deux lésions sont associées quelquefois trois voire plus.
Chez certains sujets on peut suspecter une association maladie de GUMBORO et maladie
de NEWCASTLE, car on trouve souvent des néphrites associées à des lésions de l'appareil
digestif (LI surtout). Chez d'autres, à ces deux lésions, s'ajoutent soit des pétéchies sur le
muscle, soit une bursite. Mais, en tout état de cause, à partir des seules lésions de bursite,
19,67 p-lOO des sujets (60 sur 305) sont suspects de la maladie de GUMBORO.
3 - 3 - 2 - 2· La maladie de NEWCASTLE
Les lésions de l'intestin et du caecum sont de loin les plus importantes 80 p-IOO
(244 sur 305). Ces lésions sont le plus souvent associées aux lésions hépatiques 80,33 p-
100 (245 sur 305). En l'absence de pétéchies sur la muqueuse cloacale et du
proventricule, on peut être amené à suspecter diverses maladies bactériennes et
parasitaires ou d'étiologie inconnue :
- Salmonellose
- Syndrôme entérite = entérite-frilosité~ entérite-typhlite
- candidose
- Colibacillose
- Syndrôme hémorragique
- Spirochètose
- Choléra aviaire qui se traduit par des lésions hémorragiques et des
périhépatites (2).
71
- les Mycoplasmoses :
1
- le Coryza infectieux i
Les associations de lésions des poumons ou de sinus avec les lésions du tube digestif (LI
et L2) peuvent faire penser à d'autres pathologies. 1
Très peu de cas ont été observés. La déformation du bréch~ten forme de "s" (5 sur
305 sujets) traduit des troubles osseux qui correspondent (au rachitisme (2). La
malformation des pattes (LI2) qui se traduit par des pattes arquées 3,3 p-IOO (8 sur 305
sujet~) a été exclusivement observée sur des pintadeaux obtenus pk incubation artificielle.
Elle semble être un défaut de l'incubateur ou de l'éclosion. Elle pbut être uni ou bilatérale.
1
Les sujets présentant cette malfonnation meurent le plus souvent d'inanition.
1
3 - 3 - 2 - 6 La proventriculite
3 - 3 - 2 - 7 La pancréatite 1
dur souvent hémorragique (22). Nous avons observé ces lésions au cours des autopsies.
72
Nous pensons que une étude doit être menée sur cette entité pathologique pour en son
importance
3 - 3 - 2 - 8 La variole aviaire
Nous n'avons pas observé de cas au cours des autopsies. Mais nous avons
rencontré des cas dans les élevages traditionnels où les pintadeaux et poussins cohabitent
ensemble. Ces cas ont été observés dans les élevages des provinces du Boulgou (Zabré) et
du Houet (Béréba). La variole aviaire ne semble pas être une pathologie dominante chez
les pintadeaux.
Al'exception de la variole que nous avons observée uniquement dans les élevages
traditionnels, les autres affections ont été retrouvées dans les deux types d'élevage.
Six souches bactériennes au moins ont été isolées. La plupart du temps, l'espèce
n'a pu être identifiée avec précision. Certaines de ces souches ont un pouvoir pathogène
'évident, alors que d'autres nous amènent à émettre des réserves.
Ce genre n'a pas été identifié. Mais l'espèce Pseudomonas aeruginosa est
pathogène pour le poulet, les dindons et le pigeon. L'aviculture traditionnelle se
caractérise par un mélange d'âge et d'espèces. C'est donc un élevage hétérogène et à ce
titre. il est possible de retrouver ce germe chez les pintadeaux. Le genre Pseudomonas a
un pouvoir pathogène étendu (24). Là aussi. des recherèhes poussées s'avèrent nécessaires
pour situer l'impact du genre Pseudomonas dans la pathologie des pintades.
Ce sont des germes qui semblent avoir une incidence limitée en pathologie aviaire
d'une manière générale. Sans pouvoir se prononcer sur leur rôle pathogène dans les cas
rencontrés. nous pensons qu'il serait intéressant de pousser les investigations pour sitUer
leur importance dans la pathologiè des numidés.
Si les salmonelloses et les colibacilloses peuvent être considérées comme des
pathologies dominantes chez les numidés. les germes comme proteus. pseudomonas.
klebsiella, entérobacter apparaissent les plus souvent comme des complications fréquentes
des affections aussi bien infectieuses virales ou bactériennes que parasitaires..Nous les
considérons donc comme des pathologies secondaires.
En revanche la pasteurellose, la spirochètose. maladies à forte incidence économique,
n'ont pu être identifiées au cours de notre étude même si les autopsies nous ont parfois
fait penser à ces entités pathologiques dont nous ne doutons pas de leur présence en
aviculture traditionnelle.
pluvieuse, période de prolifération massive des parasites de toutes sortes. Les observations
de terrain et les autopsies nous amènent à penser que la trichomonose sévit le plus souvent
en association avec d'autres parasitoses et des affections infectieuses primaires ou
secondaires. Nous avons amené, lors des visites d'élevage, des animaux malades
présentant les symptômes caractéristiques de la trichomonose tels, que décrits dans la
littérature. Nous avons constitué deux lots. Au 'premier lot, il a été administré un
traitement contre la trichomonose : vermifuge spécial pintade (VSpND) à la dose indiquée.
Le deuxième lot a été sacrifié et des trichomonas, des taenias, des gennes bactériens :
E.coli, proteus et pseudomonas ont été isolés. Le premier lot a péri malgré le traitement.
Toutefois les examens de laboratoires n'ont pas permis l'isolement ni des trichomonas
mais aussi des ookystes de coccidies et les gennes bactériens précités. Cette expérience a
été répétée plus d'une fois et les mêmes résultats ont été obtenus.Ce qui nous amène à
émettre des réserves sur le rôle pathogène des trichomonas dans la mortalité des
pintadeaux.
La coccidiose est omniprésente en milieu rural. Ceci tient en fait aux mauvaises
conditions d'élevage. Elle apparaît comme une pathologie importante en méléagriculture.
En effet 64,97 p-lOO de parasites isolés dans les élevages améliorés sont des ookystes de
coccidies contre 47,85 p-lOO dans les élevages traditionnels.Ces espèces n'ont pas été
identifiées,mais selon LECOZ (22) les espèces pathogènes pour la pintade sont EMERIA
numidae et EMERIA grenieri. Ces parasites sont isolés le plus souvent en association avec
d'autres parasites : trichomonas et helminthes. On rencontre ainsi de fréquentes
associations de la coccidiose soit avec l'entérite typhlite, soit avec d'autres parasitoses,
soit avec des maladies infectieuses virales ou bactériennes. En méléagriculture
traditionnelle l'exception est de ne pas en trouver.
En somme la coccidiose de la pintade est une maladie importante parce que fréquente,
économiquement coûteuse et de diagnostic difficile. Elle constitue à côté de la
trichomonose les deux dominantes maladies parasitaires chez les pintadeaux.
Nous n'avons pas pu étaler la recherche des levures et des champignons dans le
temps car le laboratoire était en rupture de stock. La culture de ces parasites nécessite des
milieux spéciaux. Ainsi ce parasite a été isolé à partir des prélèvements provenant des
76
,élevages améliorés soit 13,82 p-l00 des gennes isolés en bactériologie. Le genre candida
a été isolé le plus souvent en association avec d'autres gennes bactériens : E.coli,
klebsiella.... Les lésions observées à l'autopsie nous pennettent en plus des cultures
bactériennes d'affmner l'existence de la maladie: la candidose du jabot dont nous avons
déjà décrit les lésions dans les résultats d'autopsie (22). Elle sévit le plus souvent en
association avec d'autres maladies qui peuvent être primaires ou secondaires.
3 - 5 - 4 - 1 Les ascaris
En milieu villageois, les ascaris sont le plus souvent rencontrés en association avec
les taenias, les coccidies et les trichomonas. Nous les avons rencontrés .chez les tout
jeunes pintadeaux. Ils représentent 17,51 p-l00 des espèces de parasites isolées dans les
élevages améliorés et 10,71 p-l00 dans les élevages traditionnels. Si dans les élevages
améliorés, ce sont surtout les oeufs qu'on rencontre dans les élevages traditionnels par
contre ce sont les adultes' qui sont le plus fréquemment rencontrés. Les ascaris fonnent
avec les taenias les helminthes les plus importants chez les pintades.
3 - 5 - 4 - 2 Les taenias
Cette espèce de parasite a été isolée à partir des écouvillonnages et des tubes
digestifs récoltés en élevage traditionnel. Ils représentent 20 p-l00 des parasites isolés
dans ce type d'élevage. Ces helminthes sont intimement associés aux parasites déjà
énoncés ci-dessus. Pratiquement au Burkina-Faso, une pintade en milieu villageois sans
taenias et ascaris est une exception (32). Généralement les jeunes' tout comme les adultes
sont fortement infestés. Taenias et ascaris occupent toute la lumière intestinale fonnant
des occlusions intestinales parfois des perforations avec toutes les conséquences.
Les tétramères sont des parasites du proventricule. Nous les avons isolés à partir
des élevages traditionnels. Ils ne semblent pas être à l'origine d'une infestation massive
chez les pintadeaux: 3,57 p-l00 seulement des espèces de parasites isolés.
1·
77
Les principaux parasites externes sont les argas, les poux et les puces. Ils sont très
répandus dans les exploitations traditionnelles. Argas et poux se rencontrent
exclusivement pendant la saison pluvieuse.
3 - 5 - 6 - 1 Les argas
Les argasidés sont des vecteurs de la spirochètose chez les volailles (2). Leur
présence dans les élevages tient aux conditions d'habitat et au système de production. Ils
s'abritent le jour dans les fissures des poulaillers et sortent la nuit pour accomplir leur
action spoliatrice. Les animaux s'infestent également à l'occasion de la recherche
d'insectes dans les champs et buissons. Sur l'animal, on les trouve fixer sur le cou, les
barbillons, les orifices auriculaires et sous les ailes. Ils sont le plus souvent associés aux
poux rouges. Lors d'infestation massive, les oiseaux meurent par suite d'anémie, de
libération de toxine en association avec d'autres endoparasito~es et des maladies
infectieuses.
3- 5- 6- 2 Les poux
Les poux rouges ou dermanysses sont des parasites hématophages tout comme les
argasidae. Ils se cachent et se fixent dans les mêmes endroits que les argas. On les
rencontre exclusivement pendant la saison hivernale. On peut en dénombrer plus d'un
millier sur un seul sujet. Il ya lieu donc de s'intéresser à cet ectorapasite à côté des argas
pour en déterminer leur réel impact sur la pathologie des numidés. Ils peuvent occasionner
des pertes lors d'une infestation massive. Ce sont les pintadeaux qui payent le plus lourd
tribut.
Les poux de plumage ont été rarement observés sur les pintadeaux dans les élevages. Les
pintades semblent ainsi peu sujettes à cette parasitose. Leurs actions perverses se
manifestent surtout chez les poules en couvaison qui le plus souvent abandonnent leurs
nids.
En résumé, argas et dermanysses dominent le tableau des ectoparasites en
méléagriculture traditionnelle. Ces ectoparasites sévissent en saison pluvieuse. A cette
période, l'exception est de ne pas en trouver. Au delà de leur rôle hématophage, ils sont
des vecteurs de la spirochètose pour les argas et de la pasteurellose aviaire pour les poux
rouges: Dermanyssus gallinae.
78
Le test a été réalisé sur des oiseaux provenant de 3 provinces différentes. Trois cent
quinze sérums ont subi le test. Les titres obtenus sont les suivants.
Tableau 35: Résultats sérologique en élevage amélioré par titre et par province
l'élevage en général et une contamination des différents bâtiments n'est pas impossible
compte tenu des mouvements du personnel et de la proximité des élevages traditionnels
environnants.
En fonction des provinces, nous obtenons des titres qui se répartissent comme
l'indique le tableau suivant:
Dans la province du Kadiogo, les prélèvements ont été effectués dans le village de
Wapassi sur un élevage vacciné contre la maladie de NEWCASTLE avec le même vaccin
huileux. Dans les autres provinces, les élevages n'ont reçu aucun traitement.
On constate que les sujets vaccinés ont présenté des titres en anticorps progressif de 20 à
320. Ce qui pourrait s'expliquer par l'installation progressive d'une immunité. Par contre
85,94 p-lOO des sujets ont présenté un titre hémagglutinant nul ou faible. Ces sujets sont
apparemment bien portant au milieu des poulets qui font la maladie. Cet état de fait
associer aux lésions digestives disparates observées au cours des autopsies pourrait
incriminer la maladie de NEWCASTLE dans la mortalité des pintadeaux.
L'âge joue également Wl grand rôle dans la mortalité des pintadeaux. Soixante-cinq
65 p-IOO des pintadeaux meurent avant 6 semaines d'âge et 77 p-IOO à 10 semaines d'âge
(figure 7, page 60). Ces données montrent bien qU'Wle attention particulière doit être
accordée aux pintadeaux pendant les toutes premières semaines de vie. Cette période
représente la phase la plus délicate et la plus importante sur le double plan zootechnique
et pathologique. A cet âge les pintadeaux sont sujets aux entérites d'origines diverses.
Le type d'élevage n'a pas Wle grande influence dans la mortalité des pintadeaux.
On a enregistré Wl taux respectif de 78,43 p-IOO et 78,84 p-IOO pour les élevages
améliorés et les élevages traditionnels. En élevage amélioré comme en élevage
traditionnel, les pintadeaux bénéficient d'Wle attention particulière par rapport aux autres
espèces de volailles.
3 -10 Les pathologies dominantes
5% 2%
3%
• Trichomonose
.. Coccidiose
• Ascaridiose
CTaenlasis
• ColibaclUose
Il Salmonellose
• Candidose
• GUMBORO
• Proventrlcullte
• Pancreatite
• Aspergillose
• Autres
8%
TROISIEME PARTIE
Le diagnostic fait sur la méléagriculture révèle des lacunes du point de vue santé,
alimentation, système de production et environnement. On note également l'insuffisance
de l'encadrement et de l'étude des pathologies dominantes des pintades. Ce constat négatif
qui est aussi valable pour l'ensemble du continent, interpelle enseignants, chercheurs,
étudiants et agents du développement rural à plus de responsabilité pour une promotion de
cette activité génératrice de revenu pour les paysans et de laquelle sont tirés plus de 99 p-
100 des productions nationales des pintades. Les domaines prioritaires auxquels la
recherche devra s'intéresser nous semble : la santé, l'alimentation, le système de
production et l'habitat. Les travaux d'ordre génétique bien que nécessaires, ne constituent
pas pour l'heure une priorité dans la mesure où leur efficacité est liée aux domaines
précités.
1 - 1 L'alimentation
1 - 2 Le système de production
L'importance que revêt l'habitat dans l'équilibre physiologique des animaux n'est
par perçue par les paysans. Le poulailler sert le plus souvent à protéger les oiseaux des
prédateurs, des intempéries, et des vols. n est indispensable dans ces conditions de mener
une vaste campagne de sensibilisation et de vulgarisation au niveau des éleveurs. Cette
campagne de formation, vulgarisation et sensibilisation doit se baser sur des réalisations
concrètes : modèles d'habitats, de mangeoires et d'abreuvoirs facilement réalisables à
partir des matériaux locaux. L'habitat pourra être d'une hauteur assez élevée l,SOm
environ, le sol bien damé, murs crépis avec des ouvertures convenables et de nettoyage
facile. Dans cette perspective, le type d'habitat, d'abreuvoir et de mangeoire vulgarisés
par le PDAVs'adapte aussi bien aux élevages traditionnels qu'aux élevages améliorés.
Les abreuvoir et les mangeoires doivent être adaptés à l'âge et à la taille de l'élevage (Voir
figure 12).
85
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1
1 - 4 L 'état sanitaire
2 - 1 MESURES GENERALES
2- 1- 1 L'habitat
Le bâtiment d'élevage sera le même que celui utilisé pour l'élevage des poulets de race.
Mais ce local donnera sur deux ou trois parcs grillagés de petite maille et d'une hauteur
d'environ 2m. Les pintadeaux seront élevés en claustration totale jusqu'à l'âge de 6 à 8
semaines avant leur mise sur le parcours. Les abreuvoirs et mangeoires seront installés
88
dans le parc. Les pintades éjointées auront accès au parc dans la journée et la nuit elles
s'abriteront dans le bâtiment.
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2-1-2-1 Habitat
2 - 2 -1 Bases
A 3 mois d'âge, la pintade est à l'abri des risques pathologiques majeurs, Demeure son
nervosisme parasitaire, source d'accidents non négligeables. A cet âge, il faut veiller à les
déparasiter tous les mois pendant les 3 premiers mois de la saison sèche (Novembre,
Décembre, Janvier), en période. de production et en début de saison pluvieuse (Juin,
Juillet, Août, Septembre, Octobre). Alterner 2 traitements au vermifuge spécial pintade
pour un traitement au vennifuge polyvalent pour volaille. Seule la vaccination contre la
maladie de NEWCASTLE mérite d'être mise en place chez les pintadeaux âgés de 2 à 3
mois et les reproducteurs.
94
95
CONCLUSION
BmLIOGRAPHIE
11 - FAo-PDAV, 1992
ATELIER REGIONAL SUR LE DEVELOPPEMENT DE L'ELEVAGE DE
LA PINTADE EN REGIONS SECHES AFRICAINES.
Ouagadougou 19-26 octobre, Vo!.1 et 2.
19 - INTERVET, 1980
DIAGNOSTIC EN PATHOLOGIE AVIAIRE.
Intervet, ANGERS, VOL. 1 et 2.
37 - RHONE-MERIEUX, 1991
MANUEL D'AVICULTURE EN AFRIQUE TROPICALE.
LYON: Rhone-mérieux, 74 P.
43-SIGOGNAULT,A.;DROUIN,P.;TOUX,J.Y.;GUILLET,M.;BENNEJEAN,G., 1994
ETUDE DES PATHOLOGIES NUISANT A LA QUALITE DE LA
PINTADE : les lésions cutanées.
CNEVA, Plouffragan, France, 78 p.
FICHE D'ENQUETE
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Téléphone 33 27 32
F I C H E DI' A U T O P S I E
N°: . . . . . •
Origine Phénotype
Effectif Nombre de morts: Age
Taux de mortalité: ...... .. .. .. . .. . .. . . . . . .. ..
Conditions d~élevage . . . .. .. .. . .. .. . .. . .. .. .. .. .. .. . .. . . . . . . .. . .. .. . . . .. .. .. . . . . . .. .
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AUTOPSIE
Etat général .. . .. . . .. . . .. .. . .. . .. .. . .. .. .. .. .. . . .. . .. . .. . .. . . . . .. . .. .. ..
Lésion du TD
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. . . .. . .. .. .. .. .. .. .. .. .. . . . .. . . .. . . . .. .. .. . .. .. . . . .. . .. . .. . . .. . . . . . . .. . .. . .. . . . . .. . . . .. . .. .. . .. .. . .
Bourse de Fabricius . .. . . . .. . . . . . . . . .. .. . . . . . . .. . . . . .
Nerfs .. .. . .. . .. .. .. . .. . . .. . . .. . .. . . . . . . .. . .. . . .. .. .. . .. .. . . . . .. . .. . .
Reins .. '.. . . . . .. . . . . .. .. . .. . . . . .. .. . . . . .. . . . .. .. .. .. . .. . . .. .. . . .. . .. . . . . .. .. . . .. . .. .. . . .. . . .. .. . .. . . ..
Foie ........................................
. . . . .. .. .. .. . " " . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. .
Lésions pulmonaires
Voies respiratoires .. .. . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
· .
Sacs aériens ........ . . . ... . . . . .. . . . . . . . . .... . . . . . . ....... . . . . . . . . . . .....
Péritoine ..............................................................
Péricarde ...............................................................
Coeur . . . . . . . . ..... . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Appareil locomoteur .. . . . . . . . . . . . .. . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Muscle . . '.'
Autres lésions
PRELEVEMENTS ....... . .. . . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
· .......... . ... . . . . . .. ... . .. . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. . . .. . . . .
Suspicion .: .
Recommandations ..
RESQLTATS D'ANALYSE
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DIAGNOSTIC
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CONCLUSION .. . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . .. . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
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SERMENT DES VETERINAIRES DIPLOMES DE DAKAR
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.. Cette étude a été menée sur les facteurs de mortalité des pintadeaux dans des
élevages types traditionnel villageois et amélioré au Burkina-Faso. Les résultats montrent
que '114 élevèurs de 8 provinces ont' été enquêtés, 3017 pintadeaux âgés de 0 à 3 Illois ont
eté suivis et 305 autopsies ont été réalisées. Au total, 65 p-100 des pintadeaux meurent -1
avant l'âge de 6 semaines et 77 p-IOO à (0 semaines d'âge. A l'autopsie. 12 principa1cs
" / ,Jésions ont été recensées. L'ensemencement effectué à partir des org~nes a pennis d'isoler
- les bactéries du genre , Esherichia. coli, Salmonella sp.. Pro/ells .\P.. Klehsiella sp.,
lê'lI/el'Ohacler sp. et I)SClldo}}/ollas sp.. Les parasites suivants ont été identifiés :
J'richomonas SLJ., Ascaris, Taenia, Coccidies, J'rellYll71eres SfJ. et (.'andida alhicans.
. L'enquête a révèlé des lacunes au niveau de l'habitat, l'alimentation et de l'hygiène des
élevages.
L'étude montre que la mortalité des pintadeaux s'inscrit dans llll vaste ensemble
complexe de causes multifactorielles : santé, alimentation, habitat et de la conduite de
l'élevage. La lutte contTe la mortalité des pllltadeaux devrait tenir compte des infections
sllllultanées. de l'âge et de la saison.
MOTS CLES : racteurs - Causes - Mortalité :.. Pintadeaux - Elevage - bactéries -
Parasites Enquête - Burkina-Faso.
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This study was canied on to investigate the caUSl 10r-~Ji • .,t:I~~'nea
fowls in traditionnal and improved farms in Burkina-Faso. r. t farmers from 8
different provinces were surveyed, 3017 young birds with 0 h 's, ~age were
mOllltored and 305 necropsies were perfonned. Mortality ra . ~roo before 6
wee~s of age and 77 p-IOO up td 10 weeks of age were noticL.l.l,fii· fli~young guinea
lowls. At nccropsy, 12 main lesiol1s were recorded. Cultures done on sterile sampL€s taken
l'rom diferent organs 'colJ!lnned the presence of the following bacteria : Escherichia coli.
Sahnonella' sp., Proteus sp., Klebsiella sp., Enterohacter sp. and PseudOlnonas sp ..
Parasites collected and identified from the guinea fowls were : Coccidia, Tapeworms,
Trichomonas sp., Ascaris sp.,-tetratneres sp. and Candida albicans. The survey showed
impropcr hOllsing, nutrition and sanitation for the birds in the farms.
·It was round in this study that the causes of mortal ity of young g~inea fowls are complex
and involve several factors including health, nutrition, housing and care. Factors to
consider in the control 6f the m0l1ality of these lJirds should include mixed infections, age
and saison of the year.
KEYS WOIU)S : Factors - Causes - Mortality - Guinea fowl - Bacteria - parasites
Survey - Burkina-Faso
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