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TD95 26

Ce document est une thèse présentée par Hiver Boussini à l'École Inter-États des Sciences et Médecine Vétérinaires de Dakar en 1995, portant sur les facteurs de mortalité des pintadeaux au Burkina Faso. La thèse a été soutenue devant un jury composé de professeurs et de membres académiques. Elle inclut également des remerciements à divers individus et institutions ayant contribué à la recherche.

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TD95 26

Ce document est une thèse présentée par Hiver Boussini à l'École Inter-États des Sciences et Médecine Vétérinaires de Dakar en 1995, portant sur les facteurs de mortalité des pintadeaux au Burkina Faso. La thèse a été soutenue devant un jury composé de professeurs et de membres académiques. Elle inclut également des remerciements à divers individus et institutions ayant contribué à la recherche.

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109526

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UNIVEUSITE Cil EU" ANTAI)J()P nE ()AI~AI~

ECOLE INTER-ETATS DES SCIF:NCES ET 1\11~n(~f'INE"F.TEIUNAllU:S ..


(E.l.S.l\ 1. v.)
ANNEE 1995 No 26

CONTRIBUTION A L'ETUDE DES FACTEURS


DE MORTALITE DES PINTADEAUX AU
BURKINA FASO LE 'N'TeR·ETATS .
ECO - •.,tOr.CINE
SCIENCES E; .1In.- ~ .
DEST"ER''''A'·I.. ~r.:s DEDAKAR .
.THESE 'lE .d··... _
~ïOTH'GQUE' .'
.
Présentée et soutenue devant la Faculté de MedeciJln~r
. .. _._ ..
(Je -Phannacic
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~._--_
de .
..-.-. '_.

Dakar ·Ie 24· juillct à 9 heures en v':le de l'obtcntion du grade de Docteur Vétérillair~
(OIl)LOME D'ETAT) par·
HIVER BOUSSJNI
né le 22 Décembre 1965 il An.JAl\IE (RC.L).

Président dujury' : Monsieur Doudou BA


})rofesscur à la Faculté dc·Médccinc ct de I)harmncie
de Dakar
Rapporteur : Monsieur Louis Joseph PANGUI
Professeur à l' E.I.S.M. V. de Dakar
Menbres. : Monsieur Justin Ayayi AKA,KPO
Professcur à 1'f<:.I.S.M.V.-de Dakar
: ~onsieur Mamadou BAOIANE
Maître de conférences agrégé il la Faculté de et de
l)harmade de Dakar·
. Directeur de thèse : Monsieur Yalacé Yamba KADORET
Maître assistant à l' E.I.S.M~V. de D~kar
Co-direcfeur de thèse: Monsieur Réné n,ESSIN

!
\
Directeur du Laboraloire National d'Elevage (L.N.E.)
de OU~lgad()ugou
1

ECOLE INTER-ETAT DES SCIENCES 1

ET MEDEaNE VETERINAIRES ANNEE UNIVERSITAIRE 1994-1995


DE DAKAR

COMITE DE DIRECTION 0"

1. DIRECTEUR
Professeur François Adébayo ABIOLA

2. DIRECTEUR ADMNISTRATIF
Monsieur Jean Paul LAPORTE

3. COORDONNATEURS

• Professeur Malang SEYDI


Coordonnateur des Etudes

• Professeur Justin Ayayi AKAKPO


Coordonnateur des Stages et Formation Post-Universitaires

• Professeur Germain Jérôme SAWAOOGO


Coordonnateur Recherche-Développement

1 - PERSONNEL ENSEIGNANT
A- DEPARTEMENT SaENCES BIOLOGIQUES ET PRODUCTIONS ANIMALES

CHEF DU DEPARTEMENT
Moussa ASSANE Professeur agrégé

1. Anatomie-Histologie-Embryologie

Kondi AGBA Professeur Agrégé


Pideinnéwé PATO Moniteur

2. Chirugie-Reproduction

Papa El Hassane DIOP Professeur


Thomas BAZARUSANGA Moniteur
Marne Nahé DIOUF (Melle) Docteur Vétérinaire Vacataire

3. Economie Rurale et Gestion

Cheik LY Maître-Assistant
Hélène FOUCHER (Mme) Assistante
4. Physiologie-Thérélpeutique-Pharmacodynamie

Alassane SERE Professeur


Moussa ASSANE Professeur Agrégé
Adèle !<AM (Melle) Moniteur

s. Physique et Chimie Biologiques et Médicales

Germain Jérôme SAWADOGO Professeur


Jean Népomuscène MANlRARORA Moniteur

6. Zootechnie-Alimentation

Gbeukoh Pafou GONGNET Maître-Assistant


Ayao MISSOHOU Assistant
Georges Alain NDJENG Moniteur

B- DEPARTEMENT SANTE PUBLIQUE ET ENVIRONNEMENT

CHEF DE DEPARTMENT
Louis Joseph PANGUI Professeur

1. Hygiène et Industrie des Denrées Alimentaires d'Origine Animale (HIDAOA)

Malang SEYDI Profeseur


MAMADOU DIAGNE Moniteur
Penda SYLLA (Melle) Docteur Vétérinaire Vacataire

2. Microbiologie-Immunologie-Pathologie Infectieuse

Justin Ayayi AKAKPO Professeeur


JeanOUDAR Profeseur
Rianatou ALAMBEDJI (Mme) Asistante
Mamadou Lamine GASSAMA Moniteur
Ousseynou DIOUF Docteur Vétérinaire Vacataire

3. Parasitologie-Maladies Parasitaires-Zoologie Appliquée

Louis Joseph PANGUI Professeur


Aly CISSE Docteur Vétérinaire Vacataire
Komlan Dégnon D]IDOHOUN Moniteur

4. Pathologie Médicale - Anatomie Pathologique - Oinique Ambulante

Yalacé Yamba KABORET Maître-Assistant


Pierre DECONINCK Assistant
Félix Cyprien BIAOU Moniteur
Mamadou Abibou DIAGNE Moniteur
Fabien HABYARIMANA Docteur Vétérinaire Vacataire
s. Pharmac~e- Toxicologie

François Adébayo ABIOLA Professeur


Mireille Cathérine KADJA(Melle) Moniteur

II - PERSONEL VACATAIRE (prévu)


• Biophysique

RenéNDOYE Professeur
Faculté de Médecine et de Pharmacie-
UCAD de Dakar

Sylvie GASSMAMA (Mme) Maître de Conférences Agrégé Faculté de


Médecine et de Pharmacie - UCAD de
Dakar

• Botanique

Antoine NONGONIERMA Profeseur


IFAN - UCAD de Dakar

• Pathologie Mêdicale du Bêlail

Maguatte NDIAYB Docteur Vétérinaire


Chercheur Laboratoire de Recherches
Vétérinaires de Hann - DAKAR

• Agro-Pêdologie

Alioune DIAGNE Docteur Ingénieur


Département "Sciences des Sols" Ecole
Nationale Supérieure d'Agronomie
(ENSA) TInES

• Sociologie

Oussouby TOURE Sociologue

• HIDAOA
Abdoulaye DIOUF Ingénieur des Industries Agricoles et
Alimentaires
Chef de la Division Agro-Alimentaire de
l'Institut Sénégalais de Normalisation
(ISN) DAKAR
III • PERSONNEL EN MISSION (prévu)
• Parasitologie

Ph. OORCHŒS Professeur ENV-TOULOUSE


M. KILANI Professeur ENMV - SIDI TIlABET

• Anatomie Pathologie Générale

G. VANHAVERBEKE Professeur ENV - TOULOUSE

• Anatomie

A. H. MATOUSSI Maitre de Conférences ENMV-SIDI


THABET

• Pathologie des Equidés et Carnivores

A. CHABCHOUB Maître de Conférences ENMV-SIDI


TIlABET

• Zootechnie-Alimentation

A. BEN YOUNES Professeur ENMV-SIDI lHABET


A.GOURO Maitre de Conférences Université du
Niger

• Denftologie

J. ROZIER Professeur ENV-ALFORT


A. ETRIQUI Professeur ENMV-SIDI THABET

Physique et Chimie Biologiques et Médicales

P. BENARD Professeur ENV-TOULOUSE

• Pathologie Infectieuse

J. CHANTAL Professeur ENV-TOULOUSE


M. BOUZGHAIA Maître de Conférences ENMV-SIDI
TIlABET

• Pharmmacie-1ro~cologie

J. PUYT Professeur ENV-NANTES


L. EL. BAHR! Professeur ENMV - SIDI THABET
IV • PERSONNEL ENSEIGNANT C.P.E.V.
1· Mathématiques

Samba NDIAYB Assistant Faculté des Sciences - UCAD

Statistiques

Ayao MISSOHOU Assistant E.I.S.M. V.

2· Physique

Issakha YOUM Maître de Conférences Faculté des


Sciences - UCAD

Chimie Organique

Abdoulaye SAMB

Chimie Physique

Serigne Amadou NDIAYB Maître de Conférences Faculté des


Sciences - UCAD

Alphonse TINE Maître de Conférences Faculté des


Sciences - UCAD

Chimie

Abdoulaye DIOP Maître de Conférences Faculté des


Sciences-UCAD

3· Biologie. Physiologie Végétale

Papa Ibra SAMB Chargé d'Enseignement Faculté des


Sciences - UCAD

Kandioura NOBA Maître Assistant Faculté des Sciences-


UCAD

4· Biologie Cellulaire Reproduction et Génétique

OumarTHIAW Maître de Conférences Faculté des


Sciences - UCAD

5· Embryologie et Zoologie

Bhen Sikina TOGUEBAYB Professeur Faculté des Sciences - UCAD


1
6· Physiologie et Anatomie comparées des vertébrês
1
Cheikh Tidiane BA Chargé d'enseignement Faculté des
Sciences- UCAO
1
7· Anatomie et Extérieur des animaux domestiques
1
Charles Kondi AGBA Maître de Conférences Agrégé E.I.S.M.V.
1 8· G'ologie

A. FAYE Faculté des Sciences - UCAO


1
R. SARR Faculté des Sciences - UCAO
,
1
,
JE

DEDIE

CE TRAVAIL
1
1
• ADIEU, le Père Tout Puissant.
1
• Ames parents, mes frères et soeurs
Faibles témoignages de mon amour filial.
1
• AKIRBOURE, KIRSOURE et ALAIN in mémorium
1 Vous qui avez été très tôt arraché à notre affection. Je renouvelle à DIEU toutes nos
prières.
1
• A mon cousin BOUSSIM 1. Joseph.
Votre disponibilité constante ne m'a pas manqué depuis le début
1
de ma scolarité. Trouvez ici l'expression de toute notre
admiration.
1
,

• Ama très chère Fiancée LENGANE Agnès


1 Ton Amour et ton soutien ont été déterminants dans ma réussite.
Tu as toujours été à mes côtés malgré ces longues années de séparation.
~ Amour fidèle et indéfectible.

, • Au Professeur SERE et Famille à Dakar.

, • Ala famille NACOULMA à Ouagadougou.


Puisse ce travail être le modeste témoignage de mes sincères
reconnaissances.
1 .1
• A Monsieur Marc GOULLA et famille à Dakar. )

1 Que DIEU, notre Père vous accorde une longue vie.

• Atous mes amis, copains et camarades.


1 Je ne saurai vous citer tous. Très sincèrement à vous.

1 - A tous mes collègues de la 22e promotion SALIMATA KANE

1 • Au BURKINA-FASO mon pays.

1 - Au SENEGAL terre de Terranga.

1
1
1
1
1
A NOS MAITRES ET JUGES
1
-A Monsieur Doudou BA
1 Professeur à la Faculté de Médecine et de Pharmacie de Dakar

1 Nous vous remercions de l'insigne honneur que vous nous accordez en acceptant de
présider notre jwy de Thèse. Veuillez trouver ici l'expression de notre reconnaissance et
1 de notre profond respect.

-A Monsieur Louis Joseph PANGUI


1
Professeur à l'E.I.S.M.V. de Dakar

1 En acceptant de rapporter notre travail,vous nous témoignez encore une fois de


r'
votre constante disponibilité,de votre simplicité et de l'excellence des rapports humains
1, que vous entretenez avec vos étudiants.Recevez ici notre sincère et profonde gratitude.

! -A Monsieur Justin Ayayi AKAKPO


Professeur à l'E.I.S.M.V.de Dakar

C'est un honneur pour nous de vous voir juger ce travail.Vos qualités scientifiques
et votre rigueur dans le travail suscitent respect et admiration.Profonde reconnaissance.

-A Monsieur Mamadou BADIANE


Maître de conférences agrégé à la Faculté de Médecine et de Pharmacie de Dakar

Veuillez trouver ici le témoignage de notre reconnaissance pour l'honneur et le


plaisir que vous nous faites en acceptant de sièger à notre jwy de thèse.Respect et
gratitude.

,
,
,
r

- A Monsieur Yalacé Yamba KABORET


Maitre assistant à l'E.I.S.MeV.de Dakar
1

C'est un privilège pour nous d'avoir travaillé avec vous.Vous nous avez inspiré ce
1
travail de Thèse.Vos conseils ont été d'un précieux concours dans l'élaboration de ce
travail.Vos qualités humaines et votre rigueur dans le travail bien fait suscitent estime et .
1 admiration.Profonde gratitude et sincère reconnaissance.

1
- Au Docteur Réné BESSIN
Directeur du Laboratoire National d'Elevage(L.N.E.) de Ouagadougou

1
Vous avez initié et dirigé ce travail avec amabilité et rigueur.Vous n'avez menagé
aucun effort pour nous permettre de réaliser ce travail.Recevez ici notre sincère et
1
r
profonde gratitude.
r

1
REMERCIEMENTS

- Au Docteur DEMBELE M. Augustin


Directeur du Programme de Développement des Animaux Villageois
(pDAV).
Ce travail est le vôtre car sans vous une bonne partie de ce
travail n'aurait même pas été
envisageable. Vous avez su nous donner l'impulsion nécessaire
aux moments difficiles de ce travail. Nous vous témoignons
toute notre reconnaissance.

- Au Docteur COMPAORE Zacharie


Chefdu Service Provincial'des Ressources Animales (SPRA)
du Boulgou.
Votre simplicité et votre disponibilité constante nous ont
permis de réaliser nos prélèvements en toute quiétude.
Sincères remerciements.

- A mon beau-frère Fernand LINGANI.


Pour toute l'aide dont vous nous avez apportée.
Soyez assuré de ma très profonde gratitude.

- A SAWADOGO Aguiratou.
Collègue stagiaire au PDAV avec qui j'ai mené le travail de
terrain. Qu'elle trouve ici le fruit de nos moments difficiles.

- A tout le personnel du LNE et du PDAV.


Pour toute l'aide et l'attention dont j'ai bénéficiées lors de
mon séjour.

- A tous ceux, qui de loin ou de près, nous ont aidé dans


l'élaboration de cette thèse.
" Par délibération, la faculté et l'Ecole ont été décidé
que les opinions émises dans les dissertations
qui leur seront présentées, doivent être
considérées comme propres à leurs
auteurs et qu'elles n'entendent
leur donner aucune approba-
tion ni improbation"
SOMMAIRE

pages

INTRODUCTION 1

PREMIERE PARTIE: GENERALITES SUR SUR L'ELEVAGE LA


PINTADE

CHAPITRE 1: ETUDE GEO-CLIMATIQUE 4

1- 1 Situation géographique 4
1- 2 Zones éco-climatiques 4
1- 3 Milieu humain 6

CHAPITRE n : MELEAGRICULTURE AU BURKINA-FASO 8

2-1 Présentation de la méléagriculture au Burkina-Faso 10


2 -1 - 1 Systématique 11
2-1-2 Ethnologie 13

2-2 caractéristique de l'élevage de la pintade


au Burkina-Faso 15
2-2-1 Classification et répartition des pintades lS
2-2-2 Système de production traditionneL 18
2-2-3 Système de production amélioré 18
2-3 Elevage des pintadeaux 19
2-3-1 Alimentation 19
2-3-2 Habitat. 20
2-3-3 Conduite de l'élevage 20

2-4 Importance de la méléagriculture 22


2-4-1 Importance socio-économique 22
2-4-2 Importance nutritionnelle 24

2-5 Contraintes de l'élevage de la pintade 26


Pages
2-5-1 Contraintes lié~s ~u système d'élevage ~ 26
2-5-2 Contraintes lié~s 4l'état sanitaire 27

DEUXIEME PARTIE: ETUDE ET FACTEURS DE MORTALITE


D~S:PINTADEAUXAU BURKINA-FASO

CHAPITRE 1 : MATERIELET METHODES 29

1- 1 Echanti11onnag~ ; 29
1- 1 - 1 Choix des éch~ti\J.0ns 30
1-1-2 Choix des effec1if~ 30
1-1-3 . , dl"
Périodicite . "
e ;enquete .31

1-2 Enquête sur la conduite de l'élevage 31

1- 3 Enquête anatOlJ}o-çlinique 33
1- 3 - 1 Signes clinique~ o~servés 33
1 - 3-2 Autopsies : 33

1-4 Examens bactérioI9giques


, 'l"._
~ 33

1-5 Examens parasitolQ,giques 34

1-6 .Examens sérologiq,~es 35

.
CHAPITRE II : RESULTATS .! .
36

2-1 Résultats de l'~qu~te:surla conduite de l'élevage 36


2 - 1- 1 Résultats d~ l'eJ\qu~te~sur la mortalité 36
2-1-2 RésuJtats de l'~qu~te sur l'habitat et la caractéristique
de l'é'evage ;...·~ 37
2 - 1- 3 Alimentation , 38

2-2 Résultats de l' enqu~te anatomo-clinique 40


Pages
2-2-1 Résultats des signes cliniques 40
2-2-2 Résultats des autopsies 40

2-3 Résultats des examens bactériologiques 46


2-3-1 Résultats globaux 46
2-3-2 Maladies bactériennes 47

2-4 Résultats des examens parasitologiques 51


2-4-1 Résultats globaux. ~ 51
2-4-2 Maladies parasitaires
-; ."
52

2-5 Résultats des e~amens sérologiques 55


2-5-1 Résultats globaux 55
2-5-2 Maladies virales o~ d'étiologie inconnue , 56

2-6 Résultats en foncti9n des zones éco-climatiques 59

2-7 Résultats en fonctipn de l'âge 60

2-8 Résultats en foncti9n du type d'élevage 61

2-9 Les pathologies dominantes 61

CHAPITRE m: DISCUSSIONS , 62

3- 1 Matériel et métb.odes 62
3-1-1 Echantillonnag~ , 62
3 - 1 -2 Enquête sur la conduite de l'élevage
;
62
3 - 1 -3 Enquête anatomo-clinique 62
3-1-4 Examens bactériol<?giques 63
3-1-5 Examens parasitologiques 63
3-1-6 Exan1ens sérologiqpes , 63

3-2 Résultats de l'enquête sur la conduite de l'élevage 64


Pages
3-2-1 Habitat et matériel d'élevage 64
3-2-2 Alimentation 64
3-2-3 systèmede production 66
3-2-4 Etat sanitaire 66
3-2-5 Principales erreurs constatées dans les élevages 67

3-3 Résultats de l'enquête anatomo-cliniques : 68


3-3-1 Sign.es cliniques observés 68
3-3-2 Résultats des autopsies 68

3-4 Résultats des ex~ens bactériologiques , 72


3-4-1 Salmonelles 72
3-4-2 Colibacilles , , 73
3-4-3 Proteus 73
3-4-4 Pseudomonas 74
3-4-5 Genre entérobacter, et genre ldebsiella 74

3-5 Résultats des examens parasitologiques 74


3-5- 1 Trichomonas........•....................................................................74
3-5-2 Coccidies 75
3-5-3 Candida albicans 75
3-5-4 Helminthes 76
3-5-5 Tétramerères 76
3-5-6 Ectoparasites 77

3-6 Résultats des examens sérologiques 78


3-6-1 Elevage amélioré 78
3-6-2 Elevage traditionneL 79

3-7 Influence de la zone éco-climatique 79

3-8 Influence de l'âge 80

3-9 Influence du type d'élevage 80


Pages
3 - 10 pathologies dominantes 80

TROISIEME PARTIE: PROPOSmON D'AMELIORATION DE L'ELEVAGE


DE LA PINTADE AU BURKINA-FASO

CHAPITRE 1 : AMELIORATION DE LA CONDUITE DE L'ELEVAGE.... 83

1- 1 Alimentation 83

1- 2 Système de production 84

1- 3 Habitat et équipements d'élevage 84

1- 4 Etat sanitaire ; 86

CHAPITRE fi: PROPOSITION D'UN PROGRAMME DE


DEVELOPPEMENT DE L'ELEVAGE DE LA PINTADE 87

2-1 Mesures générales 87


2-1-1 Habitat. 87
2-1-2 Hygiène générale de l'élevage 89
2-1-3 Conditions d'élevage 89

2-2 Programme de prophylaxie des pintades de l'élevage


de la pintade 91
2-2-1 Bases 91
2-2-2 Programme de prophylaxie des pintadeaux en élevage
traditionnel. 93
2-2-3 Programme de prophylaxie des pintadeaux en élevage
amélioré 94

CONCLUSION 95
BmLIOGRAPHIE 98
AN'NEXES 105
LISTES DES CARTES, DES FIGURES ET DES TABLEAUX

Pages
Carte
1. Zone éco·climatique 7

Figures
1. Les pintadières 21
2. Renseignement sur l'habitat. 37
3. Mode de chauffage des pintadeaux 38
4. Importance de la désinfection 38
5. Composition de l'aliment. 39
6. Répartition des mortalités par mois 60
7. Répartition de la mortalité par type d'élevage 61
10. Fréquences des lésions 69
Il. Les pathologies dominantes 81
12. Abreuvoir et mangeoires 85
Schémas

1. Circuit de commercialisation 23
2. Poulailler traditionnel amélioré 88
Tableaux

1. Effectif cheptel avicole 9


2. Classification et critères de la systématique chez la pintade 12
3. Caractéristique des diverses espèces de pintades 13
4. Répartition des effectifs des pintades par provinces 17
5. Evaluation de la valeur nutritive des termites et des asticots
dans l'alimentation des volailles 19
6. exportation de la volaille de 1989 à 1994 23
7. Comparaison des rendements à l'abattage et à la découpe
de trois volailles 25
8. Comparaison des teneurs en lipides et en protéines de la chair
de pintade et les autres viandes 25
9. Type d'élevage en fonction des zones éco·climatiques 30
Pages

10. Répartition des effectifs en fonction du type d'élevage, des sites


et des villages 31
Il. Nombre d'éleveurs concernés par l'enquête en fonction de la
province et de la zone 32
12. Résultats de l'enquête sur la mortalité des pintadeaux en
milieu villageois 36
13. Résultats des collectes des cadavres et nombre d'autopsies 40
14. Récapitulatif des principales lésions observées 45
15. Résultats des cultures bactériennes en élevage amélioré 46
16. Résultats des cultures bactériennes en élevage traditionnel.. 46
17. Symptômes et lésions des salmonelles 47
18. Symptômes et lésions des enterobacters : 48
19. Symptômes et lésions des pseudomonas 48
20. Symptômes et lésions des proteus 49
21. Symptômes des colibacilles 50
22. Symptômes et lésions des klebsielles 51
23. Résultats des examens parasitologiques en élevages amélioré 51
24. Résultats des examens parasitologiques en élevage traditionneL 51
25. Symptômes et lésions de la trichomonose 52
26. Symptômes et lésions de la candidose 53
27. Symptômes et lésions de la coccidiose 53
28. Symptômes et lésions des helminthoses 54
29. Symptômes et lésions de l'aspergillose 54
30. Résultats de la première prise de sang par type d'élevage
et par province 55
31. Résultats sérologiques de la prise de sang en fonction
du type d'élevage et par province 56
32. Symptômes et lésions de la maladie de GUMBORO 57
33. Symptômes et lésions de la proventriculite 57
34. Symptômes et lésions du syndrome entérite 58
35. Résultats sérologiques en élevage amélioré par titre
et par province 79
36. Résultats sérologiques en élevage traditionnel.. 80
37. Schéma général de prophylaxie de la pintade 92
ABREVIATIONS UTILISEES

Cal = Calorie
Cm= Centimètre
CNA= Centre National Avicole
Comp= Comprimé
EB= Energie métabolisable
Eff= Effectif
ENEC= Enquête Nationale sur l'Effectif du Cheptel
G= Gramme
Hbt= Habitant
INRA = Institut National des Recherches Agronomiques
LNE= Laboratoire National d'Elevage
MG= Matière grasse
Mg= Milligramme
Ml= Millilitre
MM= Matière minérale
Mm= Millimètre
MRC= Maladie respiratoire chronique
MS= Matière sèche
P-IOO = Pour cent
PB= Protéine brute
PDAV= Programme de Développement des Animaux Villageois
pm= Produit intérieur brut
Pint= Pintade
PV= Poids vif
Rapp = Rapport
RRA = Rapid Rural Appraisal (Evaluation Rapide en milieu Rural)
SPRA= Service Provincial des Ressources Animales
Vol = Volaille
vvv= Vaccinateur volontaire villageois
INTRODUCTION

La population paysanne de l'Afrique sahélienne connaît une insuffisance marquée


en protéines animales indispensables à l'épanouissement physique et intellectuel de
l'homme. Cette partie de la population, base de l'économie de nos pays, accuse la
consommation en viande la plus faible 10 kg de viande par an et par habitant contre 200
kg de céréales par an et par habitant (41). Au-delà de la nécessité d'atteindre la sécurité
alimentaire, la malnutrition protéique constitue une préoccupation majeure de l'heure pour
les pays en voie de développement et notamment les états africains.
Dans un contexte économique actuel difficile aggravé par la récente dévaluation du franc
CFA, le développement des animaux de basse-cour en général et de la pintade en
particulier au Burkina-Faso constitue une alternative pour atteindre l'autosuffisance en
protéines animales. La méléagriculture est une source de revenus importante pour les
paysans et aussi de devises pour l'état. Malheureusement, le développement de cette
méléagriculture qu'elle soit moderne ou traditionnelle connaît des difficultés.
Oiseau typiquement africain, bien implanté dans presque tous les pays de ce grand
continent, la pintade, aussi paradoxal que cela puisse paraître, est très mal connue, même
en France, pays qui pourtant l'élève de façon intensive. Son atavisme africain la
prédispose assez bien à son développement afin d'assurer un important maillon
nutritionnel azoté d'origine animale pour l'homme, aussi bien par sa chair qu'avec son
oeuf.
En Afrique et plus précisément au Burkina-Faso, son élevage est pratiqué sur un mode
traditionnel. Cet élevage constitue une occupation courante dans l'ensemble du pays le
plus souvent en association avec celui du poulet. Cependant cette méléagriculture se
heurte à de nombreuses contraintes notamment d'ordre sanitaire.
La pathologie encore non connue et mal maîtrisée entraîne des mortalités importantes
surtout chez les pintadeaux âgés de 0 à 3 mois qui paient le plus lourd tribut. Le problème
majeur des agriculteurs et des producteurs de pintades ces dernières campagnes, restent
ces mortalités face auxquelles ils sont totalement démunis.
Les documents à ce sujet sont rares, sommaires et anciens. Mais cette étude prend de plus
en plus de l'ampleur comme le montrent les travaux de SAUNDERS et NAGALO en 1984
au Burkina (42) (29).
Devant toutes ces difficultés nous avons entrepris de travailler sur le thème suivant :
"ETUDE DES FACTEURS DE MORTALITE DES PINTADEAUX AU BURKINA-
FASO". Le but de ce travail est d'identifier les différentes causes de mortalité des
2

pintadeaux en vue de proposer un plan adéquat de prophylaxie. Ce travail comprend trois


grandes parties:
- La première partie traite généralités sur l'élevage de la pintade
- La deuxième partie porte sur le matériel et méthodes de l'étude,
des principaux résultats obtenus et de la discussion de ces résultats
- La troisième partie est réservée aux propositions d'amélioration pour
un meilleur développement de l'élevage de la pintade au Burkina-Faso.
3

PREMIERE PARTIE

GENERALITES SUR L'ELEVAGE DE LA PINTADE


4

CHAPITRE 1: ETUDE GEO-CLIMATIQUE

Le Burkina-Faso est un pays continental au relief assez monotone. Les disparités


régionales, assez bien marquées, subdivisent le territoire en plusieurs zones éco-
climatiques.

1- 1 SITUATION GEOGRAPffiQUE

Le Burkina-Faso, d'une superficie de 274000 km2, se situe à l'intérieur de la


boucle du fleuve Niger, au coeur de l'Afrique de l'Ouest. fi est compris entre les parallèles
90 40 et 15 0 de latitude nord et les méridiens 20 40 de longitude est et 50 50 de longitude
ouest.
C'est un pays au relief plat, d'une latitude de 300 à 400 mètres, avec une prédominance
des sols ferrugineux. L'ensemble du territoire peut-être subdivisé en deux unités :
- un plateau central qui correspond à l'affieurement du socle et couvre les 3/4 de la
superficie totale du pays représentant les morceaux de sa couverture sédimentaire.
Malgré un bilan hydrique déficitaire, à l'exception des trois dernières années, le Burkina-
Faso a un réseau hydrographique assez important, surtout dans sa partie sud. Ses cours
d'eau sont alimentés par trois principaux bassins fluviaux :
- le bassin du Niger constitué de petits cours d'eau
- le bassin de la Coinoé composé de deux fleuves
- le bassin des Volta, le plus important, est composé de quatre principaux cours
d'eau que sont:
* le Mouhoun
*le Nazinon
*le Nakanbé
* l'Oti et son aftluent la Pendjari
Ce réseau est complété par des lacs et des barrages.

1- 2 ZONES ECO-CLIMATIQUES

Au Burkina-Faso, le climat est tropical et caractérisé par l'alternance d'une saison


sèche et d'une saison humide ou hivernage. La saison sèche se subdivise en deux
périodes:
- la saison fraîche qui va de Novembre à Février
- la saison chaude de Mars à Juin.
s

La saison des pluies s'étend de Juin à Octobre. La pluviométrie varie du nord au sud et
détermine trois zones éco-climatiques.

1-2 -1 La zone nord-soudanienne

Elle est comprise entre les isohyètes 1000 et 650 mm. La saison de pluie est plus
courte trois à quatre mois. A l'inverse des précipitations les températures moyennes
annuelles sont élevées. Les maxima moyens des périodes chaudes oscillent entre 34 et
40oc. L'évaporation moyenne est de 2640 mm.
Dans cette zone la végétation apparaît très hétérogène. Elle est en fait une mosaïque de
formations primaires (forêts claires, savanes, prairies) et de fonnations secondaires de
dégradation (savanes boisées, arbustives ou arborées). C'est une zone de fortes
concentrations de population et de pintades.

1-2-2 La zone sud-soudanienne

Localisée au sud-ouest du pays, cette zone bénéficie des précipitations plus


abondantes, c'est-à-dire supérieures à 1000 mm d'eau. La saison des pluies y est plus
longue que la précédente; quatre à cinq mois.
Une des caractéristiques de cette zone est la présence des galeries forestières le long des
rivières pérennes et dans les vallées à humidité permanente.

1-2-3 La zone sahélienne

Elle s'étend surtout au nord du 14e parallèle. Elle a moins de 650 mm de pluies et
deux à trois mois de précipitations fort irrégulières.
Les températures moyennes annuelles sont les plus élevées. Les minima et les maxima
moyennes sont respectivement de 13,6oc et 33,4oc en Janvier, le pic (41,20 c) est atteint
en Mai. Cette forte insolation induit une évaporation importante (3022 mm).
La végétation est dominée par la steppe arbustive. Les arbustes y sont de petite taille à
cause de la sévérité du climat et du surpâturage.
Le Burkina-Faso est un pays de savanes enchâssées entre la "forêt" au sud et le
"désert" au nord. De part des données physiques, il est divisé en trois régions: le nord, le
centre et le sud-ouest qui influencent fortement le paysage humain. Voir cartel: zone
éco-climatique, page 7.
6

1-3 LE MILIEU HUMAIN

La population est estimée aujourd'hui à 10 millions d'habitants avec une densité


moyenne de 29 habitants au km2. Les extrêmes vont de Il habitants au km2 au nord à 90
habitants au km2 dans le plateau mossi (27).
Le Burkina-Faso tire ses ressources de l'agriculture et de l'élevage, principales activités du
monde rural qui représente 92 p-lOO de la population totale (27).
L'élevage des pintades fait partie des occupations courantes des populations rurales mais il
subit les influences du climat et de la végétation.
Carte
BURKINA FASO
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ZONE ECO-CLIMATIQUE CaPU..l.
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8

CHAPITRE II: LA MELEAGRICULTURE AU BURKINA-FASO

La méléagriculture est l'élevage de la pintade. Elle constitue avec celui du


poulet les deux principales composantes de l'aviculture burkinabè. cette aviculture
se caractérise par:
- l'aviculture moderne caractérisée par des techiùques plus élaborées, un système de
production intensif et une exploitation exclusive des races exotiques. Elle occupe
une place marginale. Elle se caractérise par la faiblesse des effectifs, la non maîtrise
des techniques d'élevage et le problème d'approvisionnement en médicament, en
aliment et en poussin d'un. jour.
- l'aviculture traditionnelle caractérisée par un système d'élevage extensif, des
techniques roditp.entaires avec comme matériel.animalles races locales. L'aviculture
. traditionnelle, au Burkina et cela est une originalité, constitue à elle seule l'essentielle
de la production avicole nationale (2). C'est la forme la plus importante et la plus
répandue tant en milieu rural qu'en milieu urbain. "Partout au Burkina-Faso et dans
presque toutes les familles rurales, il existe un petit élevage dont l'effectif ne dépasse
généralement pas 50 têtes" (2) (41): Elle intéresse 95 p-l00 de la population rurale
et fournit 99 p-l00 des effectifs de volailles du pays. Les poulets et les pintades sont
les plus exploités (20). L'insuffisance de données sur les effectifs, comme sur les
principaux paramètres de production (ponte, couvaison, éclosabilité, état sanitaire
etc...) rend difficile dans les conditions actuelles, l'évaluation précise de la
productivité du· secteur avicole burkinabè. Les effectifs de poules et de pintades ont
longtèmps été sous estimés jusqu'à une époque récente. Us ont été évalués à 20
millions de têtes en 1980 par le PDAV.
L'enquête nationale sur l'effectif du cheptel (ENEC) réalisée en mars 1989 a donné
un effectif de 17.784.900 volailles (voir tableau 1 ) avec un taux de croissance
annuel de 3 p-l00. Aujourd'hui, en absence d'Wle nouvelle évaluation, le cheptel
avicole national est estimé à plus de 30 millions de tête (28).

(
ECOLE 1NTER·ETATS
9
._-
DES SCIENCES ET U,tDECINE
VETERI~LI\mES DE DAKAR
BIBLIOTHEQUE
TABLEAU 1 . Effiectif du ch
entelaVico
' 1e par prOVInce
PROVINCES VOLAILLES
BAM 290.800
BAZEGA 553.000
BOUGOURIBA 484.600
BOULGOU 732.300
BOutKIEMDE 883.000
COMOE 624.600
GANZOURGOU 721.500
GNAGNA 656.900
GOURMA 646.200
HOUET 893.800
KADIOGO 215.400
KENEDOUGOU 269.300
KOSSI 775.400
KOURITENGA 549.200
MOUHOUN 710.700
NAHOURI 409.200
NAMENTENGA 452.300
OUBRITENGA 721.500
OUDALAN 102.300
PASSORE 484.600
PONI 1.066.100
SANGUIE 560.000
SANMATENGA 764.500
SENO 527.700
SISSILI 581.500
SOUM 301.600
SOUROU 700.000
TAPOA 452.300
YATENGA 990.800
ZOUNDWEOGO 333.800
BURKINA-FASO 17.784.900
Source: Enquête Nationale sur l'Effectif du Cheptel (ENEC), 1989, (28).
10

L'aviculture burkinabè possède d'énormes potentialités. C'est ainsi que plusieurs


organismes, projets et des structures étatiques s'intéressent à ce domaine.
Le PDAV est le premier projet pilote tenté à grande échelle en milieu villageois. TI couvre
la quasi-totalité du territoire national (25 provinces sur 30) et comprend deux volets :
- un volet sanitaire axé sur une vaste campagne de sensibilisation, de formation des
vaccinateurs volontaires villageois (vvv), de vaccination des volailles (principalement
contre la pseudo-peste aviaire) et un large programme de déparasitage systématique dont
l'exécution est confiée aux vaccinateurs volontaires villageois (vvv) formés par la dite
structure.
- le volet recherche - statistique tente de dresser la carte épidémiologique des
principales affections aviaires en milieu villageois et l'étude des paramètres zootechniques
de la volaille locale.
C'est dans le cadre du PDAV que nous avons mené une partie de nos travaux sur le terrain.
Au Burkina-Faso, la volaille est une source permanente de revenus pour 1es
agriculteurs et les éleveurs. Sa productivité est au moins cinq fois supérieures à, la
productivité réelle fortement limitée par les facteurs d'ordre sànitaire. Mais, si les gallinés
ont bénéficié des importants progrès réalisés en matière de sélection, d'alimentation et de
protection sanitaire, il n'en est malheureusement pas de même pour les numidés.

2 -1 PRESENTATION DE L'ELEVAGE DE LA PINTADE

La pintade est un oiseau originaire d'Afrique où elle est encore largement répandue
à l'état sauvage (9) (11). La population à l'état sauvage en Afrique est assez mal connue
bien· que certains pays de l'Afrique de l'Ouest aient pu en donner une estimation
approximative. Le Nigeria, avec ses 55 millions d'oiseaux, et la République Centrafrique
sont les deux pays les plus habités par la pintade. La France est le pays occidental qui en
élève le plus grand nombre : 60 millions par an. Par ordre décroissant les pays producteurs
sont: l'Italie, la Belgique, le Canada, les Etats-Unis, le Japon, le Brésil, l'De Maurice (11).
Dans les zones sahélo-soudaniennes, on rencontre tantôt par petits groupes, tantôt par
bande importante, la pintade commune issue d'oeufs sauvages mis à couver sous les
poules.
11

2 - 1 - 1 Systématique (9) (11) (29) (39)

La pintade appartient:
- à l'embranchement des VERTEBRES
- à la classe des CARINATES
- à l'ordre des GALLIFORMES
- au sous-ordre des ALLECTROPODES
- à la famille des PHASIANIDES
- à la sous-famille des NUMIDES
On peut distinguer plusieurs variétés selon les caractères du plumage chez la pintade
commune (Numida me/eagris) :
10) variétés non perlées :
. - violette au plumage violet très foncé
- azurée au plumage bleu très pâle
20) variétés perlées :
- grise au plumage bleu acier foncé (c'est la variété la plus exploitée)
- lilas au plumage bleu très pâle
- chamois au plumage blanc chamois
30) variétés albinos
- elle est assez rare, son plumage est blanc immaculé.
Le tableau 2, page 12 reprend la classification et les critères de la systématique.
12

TABLEAU 2 : Classification et critères de la systématique chez la pintade

1 - sous classe des Caractères morphologiques


CARINATES - bréchet bien développé
- ailes adaptées au vol
2- ordre des - oiseaux terrestres, médiocres voiliers à ailes
GALLIFORMES courtes et arrondies - bec court
- pattes robustes avec quatre doigts armés
d'ongles solides, le pouce reposant au sol
- dimorphisme sexuel souvent marqué
3 • sous ordre des - sternum pourvu d'encoches postérieures
ALLECTROPODES très développées
- pouce surélevé par rapport aux autres doigts
4 . famille des - torses nus
PHASIANIDES - doigts ni emplumés, ni pectinés
- narines non cachées par les plumes
5 - sous famille des - corps épais, ailes courtes, queue moyenne
NUMIDES - pattes moyennes et dépourvues d'ergots
- doif,ÛS courts
6 - genres et espèces
pintades PRAS/DUS niger - pas d'ornement céphalique
non casquées AGELASTER meleagris - pas d'ornement céphalique
- collier de plumes occipitales
ACRYWUM vu/turinum - bourrelet de plumes occipitales
GU1TERA sp (nombreuses - huppe sur la tête
espèces et variétés)
pintades casquées NUMlDA pty/oryncha - collerettes de plumes noires
- caroncule bleue, bec rouge, gorge claire
NUMlDA mitrata - casque jaune en fonne de mitre
- plumage noir, pattes bleu foncé
NUMIDA coronata - casque très développé
NUMlDA me/eagris - barbillons rou~es
13

2-1-2 Ethnologie

2 - 1 - 2 - 1 Différents types de pintade

TABLEAU 3 : Caractéristique des diverses espèces de pintades

Nomwlgaire Genre - Espèce Caractéristiques Habitat


Variétés
PINTADES pintade PHASIDUS niger - pas d'ornement Forêt du Congo
NON noire céphalique
CASQUEES pintade AGELASTER - pas d'ornement Liberia
d'Inde me/eagrides céphalique Ghana
- collier de plwnes Gabon
blanches autour du cou
pintade ACRYLUUM - bourrelet de plumes Somalie
wlturine vu/turinium occipitales Kenya
Tanganyika
pintade GUITERA - huppe sur la tête Afrique Tropicale
huppée (nombreuses espèces
et variétés)
PINTADES pintade à Numida ptyloryncha - pinceau de poils raide Arabie
CASQUEES pinceau entre le crâne et le bec Abyssimie
- barbillons bleus Madagascar
pmtade Numida mitrata - peau de la tête verte Grands lacs
mitrée Madagascar
Réunion
pintade Numida coronata - casque très développé Afrique centrale
couronnée··
pintade Numida meleagris - barbillons rouges Berceau en
commune Afrique
occidentale

Source : BATIOT, sélection GALOR, Atelier FAO sur le développement de la


pintade en régions sèches africaines (11).
14

2 -1 - 2 - 2 Description de la pintade commune (9) (14) (29)

La p~tade commune a un corps ovoïde ou fusiforme, incliné à 45 0 sur l'horizontal.


Le corps s'effùe à sa partie antéro-supérieure avec un long cou (environ 13 cm de long)
surmonté d'une petite tête. A sa partie postéro-inférieure, la queue est portée basse et les
rectrices touchent presque le sol. La tête nue est surmontée d'une come céphalique
couleur de bois qui se recourbe légèrement en arrière. Cette come se ride avec l'âge et est
plus développée chez le mâle que chez la femelle. La tête comporte outre une caroncule
nasale, un fanion, une paire de barbillons rouge-vermillon de chaque côté du menton en.
arrière du bec qui est court et robuste, des oreillons blanc farineUx qui deviennent gris
bleu à la lumière du jour et à certains moments d'excitation.
- Le plumage gris est le plus répandu. Abondant et assez uniforme, il est parsemé
de taches perlées claires sur fond sombre et identique dans les deux sexes.
- Chez l'adulte le plumage est gris-bleu, plus ou moins foncé, rehaussé. de
. nombreuses taches blanches régulièrement rondes de la taille d'un grain de mil appelées
perles.
Les pintadeaux nouvellement éclos sont brun-rougeâtres. La tête porte cinq bandes
longitudinales noires, le ventre est jaunâtre, les pattes et le bec rouges.
La pintade commune est caractérisée dans ses variétés par des pattes grêles de coloration
brun noirâtre.
- La pintade à la taille d'une poule locale moyenne. Son poids peut atteindre 2kg, le
mâle est moins lourd que la femelle dans l'espèce meleagris.
- L'oiseau est très rustique, grégaire et difficile de caractère. Toute son existence est
conditionnée par un mode de vie communautaire très marqué à l'état sauvage : la ponte, la
couvaison, l'élevage des jeunes sont réalisés collectivement.
La reproduction est saisonnière surtout marquée pendant la saison pluvieuse ou hivernage.
La ponte se fait dans un ou plusieurs nids collectifs. La couvaison dure environ vingt-huit
jours et a lieu en général en saison pluvieuse. Ceci est sans doute lié au fait. que l'oeuf de
pintade en cours d'incubation a besoin de beaucoup d'humidité (16).
L'alimentation de la pintade est surtout à base de végétaux Geunes pousses, fruits et
graines). Cependant, elle ne dédaigne pas à l'occasion les insectes et les vers de terre.
Dans les conditions de domestication, la pintade s'adapte bien au milieu naturel où elle y
trouve aliment et habitat. La ponte se fait généralement à l'extérieur des poulaillers, sous
les branches ou dans les hautes herbes à l'abri des regards. Elle pond en moyenne 80 à 130
oeufs par an avec un taux de reproduction assez élevé: 90 à 100 p-l00.
15

- la couvaison naturelle est confiée aux poules meilleures couveuses; l'instinct maternel
ayant disparu chez les pintades domestiques.
La pintade est exploitée pour ses oeufs et sa chair.

2-2 CARACTERISTIQUE DE L'ELEVAGE DE LA PINTADE


AU BURKINA-FASO

Au Burkina-Paso, l'élevage de la pintade est pratiqué en milieu villageois en .


association avec celui des poulets. fi a les caractéristiques suivantes :
- élevage en liberté totale
- l'incubation naturelle est assurée par des poules, des dindes parfois
des canes.
-l'alimentation est sommaire à prédominance végétarienne et
d'insectes.
- le cycle de production est saisonnier. Les éclosions s'étalent entre
Avril et Septembre et la croissance de Juin à Décembre (33) (40) (45).
Au Burkina-Paso l'élevage de la pintade est pratiqué selon le mode traditionnel.
Cependant ces dernières années des efforts importants sont apportés pour son
amélioration.

2-2-1 Classification et répartition des espèces de pintades au


Burkina-Faso

D'une manière générale, la répartition de l'élevage avicole au Burkina-Paso comme


dans la plupart des pays tropicaux d'Afrique présente de sensibles variations de densité en
fonction des zones climatiques (41). Trois principal~ variétés de pintade commune
peuplent le Burkina, respectant grossièrement les trois zones éco-climatiques :
- au nord (zone sahélienne) se trouve la variété de pintade de grande taille appelée
"la grosse pintade de Dori". Elle pèse entre 2 à 2,5kg de poids vifs à l'âge adulte. Elle est
de couleur gris cendre.
- dans la zone soudanienne, il ya la pintade de taille moyenne qui semble être le
produit de croisement entre la grosse pintade du nord et la petite du sud. Son poids vif à
l'abattage se situe entre 0,9 à 1,lkg.
-le sud du pays (zone soudano-guinéenne) consti~e le biotope de la petite pintade
qui pèse moins de lkg de poids vifs à l'âge adulte. Ony rencontre également la variété
blanche de taille moyenne.

..
l ••• ',"
16

Outre les zones éco-climatiques, la répartition des pintades semble également suivre les
zones de productions agricoles et la densité des populations (2).
Ainsi on distingue :
- les zones de fortes productions
Dans ces zones, la production céréalière et la densité de population sont très importantes,
ce sont: le Plateau central, le Nahouri, le Yatenga et dans une moindre mesure le Houet et
laComoé.
- les zones de productions moyennes à densité faible de population et cultures
céréalières importantes (la Kossi, le Zoundwéogo).
- les zones de faibles productions. à densité faible de population et productions
céréalières peu importantes (Gnagna, Oudalan, Poni et Bougouriba)
(voir Tableau).
17

Tahleau 4 Ré partition des effiectif:s de pmtade par provmce.


PROVINCES EFF. PINT. en 1000 RAPP. PINTNOL (%) RAPP. PINTIHBT%
BAM 40 14,8 23,7
NAMENTENGA 60 14,3 35,7
SANMATENGA 130 15,3 32,9
GANZOURGOU 70 10,4 29.1
KADIOGO 20 10,0 3,0
OUBRITENGA 90 13,4 28.1
BAZEGA 100 12,2 31,7
NAHOURI 90 23.7 75.8
ZOUNDWEOGO 30 9,7 19.4
BOULKIEMDE 130 15.8 36,3
SANGUIE 100 19,2 44.2
SISSILI 110 20,4 42,8
KOSSI 120 16,7 35.1
MOUHOUN 100 15,1 33,2
SOUROU 130 20 460
HOUET 140 16,9 234
KENEDOUGOU 30 12 216
BOUGOURIBA 90 20 400
PONI 220 22,2 866
COMOE 80 15,5 . 35,6
BOULGQU 120 17,6 334
KOURITENGA 50 9.8 23,5
GNAGNA 130 213 49,0
GOURMA 140 23,3 46,6
TAPOA 130 30.9 80,6
OUDALAN 5 5,2 4,7
SENO 70 14,3 27.2
SOUM 40 14,3 20,0
PASSORE 70 18,6 32,8
YATENGA 130 14,1 22.6
BURKINA-FASO 2775
SOURCE: ENEC, 1989, repris par OUANDAOGO, Atelier FAO 1992 (11) (32).
18

2-2-2 Système de production traditionnel

C'est le mode d'élevage le plus important et le plus répandu. 11 est intégré aux
systèmes agro-pastoraux en· tant qu'activité secondaire. L'élevage y est de type extensif
pratiqué en liberté totale autour des concessions sans distinction d'âge et d'espèce avec des
techniques d'éleva$e rudimentaires. La pintade est la deuxième espèce de volailles la plus
exploitée après la pou1e. Son élevage est intimement lié à celui des autres espèces aviaires
: la pou1e surtout. Ses mauvaises performances de couveuse et de meneuse font que ses
oeufs sont couvés par des pou1es, des dindes parfois des canes. Son cycle de production
peut-être~schématisé de la façon suivante: ponte de Février à Octobre, puis déstockage
progressif des animaux au fur et à mesure des besoins et des pontes (Février - Mars) (6)
(32) (41).

2-2-3 Système de production amélioré

Ce système se caractérise par :


- l'utilisation de technique plus élaborée : il se pratique en semi-claustration ou en
claustration totale
- des bâtiments d'élevage respectant les normes en avicu1ture moderne
. - la production des pintadeaux sur place à l'aide d'incubateur électrique ou à pétrole
- des effectifs assez importants (200 à 400 parfois plus)
-l'amélioration de l'état sanitaire
- la production de chair.
Quand l'élevage est conduit en semi-claustration, le démarrage se fait sur la litière
(copeaux de bois) pendant six à douze semaines avant la mise sur parcours.
Ce type d'élevage est pratiqué par quelques rares producteurs à proximité des centres
urbains et périurbains et des structures d'appui techniques à vocation de formation et de
recherche (32) (45).
19

2-3 L'ELEVAGE DES PINTADEAUX

La réussite de cet élevage dépend de l'alimentation, de l'habitat et de la conduite de


l'élevage.

L'alimentation

A l'éclosion, les pintadeaux ont un poids moyen de 30g en milieu villageois (32).
En élevage traditionnel, l'aliment de démarrage est constitué de céréales, de termites et des
asticots. Les céréales (maïs, mil, sorgho) sont concassées et aspergées de potasse. A
l'Ouest, zone de forte production de sésame, les éleveurs ajoutent du sésame. Cette
alimentation est complétée par des tennites et des asticots. Les asticots et les termites sont
une source importante de protéine (32) (33) (45). Les analyses faites par l'Institut
Supérieur Polytechnique de Ouagadougou (lSP) ont donné les résultats présentés au
tableau 5.

Tableau 5: Evaluation de la valeur nutritive des tennites et des asticots


dans l'alimentation des volailles

NATURE %MS %MM %MG %PB EBKGCALlJ


TERMITES 1 40 35,67 8,21 43,87 3665,27
ASTICOTS, 91,72 14,94 26,5'- 47,12 -
SOURCES: 1- DIABATE .H, 1981 (9)
2- DAKUYO .V, 1992 cité par OUANDAOGO (32)

Les tennites sont récoltées soit à partir de termitières naturelles soit à partir de pièges
appâtés avec de la bouse de vache et de débris végétaux. Les asticots sont des larves de la
mouche domestique. Ds sont produits à partir du contenu ruminal et du sang récolté dans
les abattoirs ou à partir de la drêche de dolo (bière traditionnelle) et des brasseries.
Dans les élevages améliorés, ce sont les aliments de démarrage pour poussins qui sont
utilisés. Au Burkina, il n'y a pas encore de formule alimentaire spéciale pintade.
20

2-3-2 L'habitat

En milieu villageois, l'élevage des jeunes diffère de celui de~ adultes. L'abri des.
jeunes est souvent constitué de cage au sol (mue ou poussinière)~ de fonne cylindrique et
de cage portative en fonne de cône (voir figure 1~ page 22). Les cages sont confectionnées
soit en nervure de palme ou de bois, soit tressée avec de la paille. Les mues servent à
séparer les couvées et les portatives au transport des poules et de leur couvée aux champs
(29). A l'âge de deux à trois mois~ les jeunes pintades rejoignent les autres volailles dans
le poulailler. En milieu villageois, l'habitat existe le plus souvent. TI varie d'une région à
une autre et est réduit à un seul "poulailler". Ces abris sont de constructions sommaires
propres aux volailles, de taille très basse avec de minuscules orifices d'aération et une
petite porte par laquelle un homme ne peut passer. Les toitures, les coins de maisons, les
arbres servent également d'abris aux pintades.

2-3-3 La conduite de l'élevage

En général, les éleveurs portent une attention particulière aux jeunes pendant les \.. >
toutes premières semaines. fis les transportent aux champs pendant la période des travaux
champêtres. La mère poule est attachée à l'ombre et une poule peut mener dix à trente
pintadeaux voire plus. Les pintadeaux reçoivent comme aliments en plus des céréales, des
tennites et d~s asticots. Pour les protéger contre les prédateurs, les éleveurs laissent
parfois les tiges de milou de sorgho (coupées à hauteur de la taille d'un homme) dans les
champs autour ou proche des concessions. La transition alimentaire se fait à l'âge de deux
à trois mois. C'est à cet âge que la mère poule abandonne sa couvée pour- une nouvelle
partie.
L'éleveur intervient peu ou pas dans l'élevage des adultes. Les adultes sont laissés à eux
mêmes sans attention particulière. Un apport alimentaire constitué de quelques poignées
de céréales est distribué le matin à l'ouverture et le soir au retour dans les poulaillers.
21

Figure 1: PINTADIERES (9) (29)

} 4; cm

< >
1 - Mue ou pintadière en bois tressé posée au sol

1 - Cage portative en bois tressé


AI!-------------~

-_._------ . 50-cI!!
3 - Cage portative en paille tressée
22

2-4 IMPORTANCE DE LA MELEAGRICULTURE

La méléagriculture occupe une place de choix dans l'économie nationale. La


pintade représente 35 p-l00 des effectifs de volailles sur une population estimée à plus de
30 millions de têtes (32). Aucune évaluation de la population sauvage n'a été réalisée.
L'importance économique· de la méléagriculture se confond avec l'élevage du poulet. Elle
est à la fois économique, sociale et nutritionnelle.

2-4-1 Importance socio-économique

Le secteur avicole constitue une activité économique importante. Depuis 1979, la


contribution du secteur élevage dans le pm oscille entre 13 à 14 p-l00. En 1987, la part
de l'élevage au pm représentait 79,05 milliards de FCFA. La volaille et le petit bétail y
contribuaient pour près de 50 p-l00 de la valeur des produits d'élevage exportés (27).
La méléagriculture est exclusivement spéculative au Burkina-Faso. La pintade est surtout
exploitée pour sa chair et ses oeufs. Sa commercialisation a toujours été traditionnelle
sans vraiment aucune structure d'organisation. Le courant le plus important est celui ,qui
s'effectue dans le sens village - centres urbains. Le marché intérieur et extérieur est très
hétéroclite (voir schéma 1 : circuit de commercialisation). La production, toutes espèces
aviaires confondues est estimée à plus de 15000 tonnes par an doqt 5000 tonnes exportées
en vif vers les pays côtiers (Tableau 6) et représente une portion notable des recettes du
Burkina (25 p-l00 des produits animaux) (28).
Seuls les oeufs de pintades font l'objet de commerce. Leur spéculation commence à
connaître un regain d'activité à tel point que les méléagriculteurs avertis adoptent des
'\ pondeuses pour leur exploitation en hivernage. Ainsi, aux abords des grandes villes, les
oeufs sont vendus cinq à 100 FCFA parfois deux à 50 FCFA. En période de déficit (Février
à Juin) l'oeuf passe à 50 FCFA l'unité (7) (32). La commercialisation des oeufs toucherait
également les pays côtiers. Cependant cette commercialisation n'est pas contrôlée.
Au plan social, le rôle de la méléagriculture dans la vie des paysans n'est plus à
démontrer. La vente .des produits (oeufs, chair) permet la satisfaction de certains besoins
fondamentaux : achats de médicaments pour la famille et le bétail, des fournitures
scolaires, d'animaux (bétail), certains produits de première nécessité, titres de transport,
équipements agricoles etc. C'est donc une source permanente de revenus pour les éleveurs
et les agriculteurs contrairement au bovin considéré comme un capital familial.
23

SCHEMA 1 :Circuit de commercialisation des pintades

PAYSANS
~ ~

COLLECTEURS COLLECTEURS
~ ~
GROSSISTES AMBULANTS GROSSISTES AMBULANTS
~ ~
EXPORTATEURS COMMERCANTS DETAILLANTS
~ marchés à volailles,
COTE D'IVOIRE bars,
GHANA hôtels,
TOGO restaurants
NIGER
BENIN
FRANCE
AUTRES
~

CONSOMMATEURS

TABLEAU 6 : Exportation de la volaille de 1989 à 1994

ANNEE TONNAGE VALEUR EN FCFA


1989 1.089,12 331.069.576
1990 1.175,965 339.723.094
1991 1.067,65 295.252.000
1992 1.060,326 320.492.497
1993 1.376,625 453.355.981
1994 1.138,898 355.490.589

SOURCE: Direction Générale de la Douane : Division IV : Informatique et Statistique


24

2-4-2 Importance nutritionnelle

Parmi les produits d'origine animale qui répondent le mieux à la satisfaction des
besoins protéiques de l'homme, la volaille et les oeufs occupent le premier rang.
Selon la FAD, les besoins de l'homme sont de 42kg de viande par an et le seuil de carence
est de 21kg. En Afrique, les productions pennettent d'assurer un besoin de 33kg de viande
par an et par habitant, toujours selon les estimations de laFAO (41).
Au Burkina-Faso, malgré une production avicole importante, le niveau de consommation
reste en deçà du seuil de carence 8,4kg par an et par habitant (toute viande confondue)
(41). Dans ce contexte, l'importance nutritionnelle de la volaille en général et de la
pintade en particulier n'est pas à négliger. Son rôle sera plus prépondérant à court et à
moyèn tenne pour la satisfaction des besoins fondamentaux en protéine d'origine animale
des populations du Sahel. L'intérêt de l'élevage de la pintade est qu'elle peut· être produite
à grande échelle aussi bien en milieu rural qu'en milieu urbain ou périurbain. Une poule
couve 25 à 30 oeufs de pintades contre 10 à 12 oeufs de poule en milieu vi~ageois.
Considérée comme un "gibier à plumes", la chair et les oeufs de pintade sont bien
appréciés des consommateurs. EUe présente une chair abondante, onctueuse mais fenne,
dotée d'un fumet délicat qui la situe entre la volaille et le gibier (46). Sa chair est très riche
en protéine, peu chargée en lipide mais qui comporte une part notable d'acides gras mono
insaturés assurant à cette volaille la réputation d'une viande digestible et d'une excellente
valeur diététique (11) (44). Les rendements à l'abattage sont nettement supérieurs à ceux
du poulet et du canard de Barbarie (46).
La viande de pintade constitue donc un excellent choix tant gastronomique que diététique.
Outre sa faible teneur en cholestérol (75 mg/l00g de chair), elle est riche en protéine
d'excellente qualité (11), calorique (129cal/l00g contre environ 100 cal/l00g de chair de
poulet) (Rouet cité par DIABATE) (9).

L'importance de la méléagriculture au Burkina-Faso est considérable. Son


développement pennettra de passer rapidement le stade déficitaire en protéine animale des
pays en voie de développement particulièrement des pays sahéliens grands
consommateurs de céréales et d'assurer un surplus monétaire au revenu des éleveurs.
25

Tableau 7: Comparaison des rendements à l'abattage et à la découpe de trois volailles

Poulet mâle de Canard de Pintadeau mâle


49j Barbarie mâle de de 12 sem
12 sem
POIDS VIF 1600 3750 1728
RENDEMENT EVISCERE (% PV) 59,7 62,6 69,0
GRAS ABDOMINAL· (% PV) 2,06 2,91 1,4
PARTIES NOBLES (%PV) 44,9 41,1 51,0
MUSCLES PECTORAUX 12,2 13,2 19,0
CUISSES - PILONS 24,5 17,0 23,7
AILES 8,2 10,4 8,3

Source: d'après F. RICHARD cité par P.STEVENS, INRA 1989. (46)

Tableau 8: Comparaison des teneurs en lipides et en protéines de la chair


de pintade et les autres viandes

LIPIDES EN G/100G PROTo ENG/10OG


PINTADE 2 23,2
CANARD 6 19,6
DINDE 2,4 21,9
POULET 4,5 22,2
PIGEON 2 -
LAPIN 8 -
CHEVAL 2 -
VEAU 4 19
PORC 20 16
AGNEAU 25 17
OIE - 17
BOEUF - 20
Source: BATIOT, Atelier FAO 1992 (11)
26

2-5 CONTRAINTES DE L'ELEVAGE DE LA PINTADE

Aux plans éthologique et écologique, la pintade jouit d'une grande rusticité.


Cependant, elle n'échappe pas aux facteurs freinant le développement de l'aviculture
traditionnelle en général (9) (29) (31). Comme le souligne VERGER, 1986 cité par
Chrysostome, 1992, la, pérennité de ces troupeaux demeure aléatoire en raison d'une forte
mortalité, surtout des jeunes (11). Les difficultés majeures tiennent au système d'élevage
et à l'état sanitaire.

2-5-1 Contraintes liées au système d'élevage

2 - 5 - 1 - 1 Alimentation et abreuvement

Le problème alimentaire est une des contraintes majeures au développement de la


méléagriculture traditionnelle au Burkina. L'aliment distribué principalement constitué de
céréales est toujours en quantité restreinte. Cette alimentation rentre en concurrence
directe avec l'alimentation humaine. Ainsi le paysan qui consent à distribuer des céréales
le fait plus par souci de domestication. L'alimentation est ainsi mal équilibrée et les.
ressources alimentaires limitées (9) (33).
L'abreuvement est souvent très négligé et les éleveurs se soucient très peu de la suffisance
et de la qualité de l'eau (9).

2 - 5 - 1 - 2 Habitat

Les pintades passent la nuit dehors à la belle étoile, perchées sur les arbres, le toit
ou les murs et ceci en toute saison. Elles subissent l'action des intempéries et sont
exposées à 'la prédation (vol, Chats sauvage et domestique et rapaces). Les poulaillers,
lorsqu'ils existent, ne sont pas spécifiques aux numidés. fis sont de construction
sommaire, sans aération et ne disposent que d'une entrée minuscule rendant tout nettoyage
impossible (9) (29).

2 - 5 - 1 - 3 Conduite et hygiène générale' de l'élevage

Tous ces élevages sont de type familial et semblent être un passe-temps. 11 s'en suit
des pertes de production très importantes qui tiennent au manque de surveillance. Ce
manque de suivi est surtout préjudiciable aux jeunes. Le caractère saisonnier de la
27

reproduction des pintades (Février à Juin le plus souvent plus) fait que les paysans ne
s'intéressent qu'à cette période (32) (4'1).
Dans la pratique, les éleveurs semblent ignorés l'hygiène. A toutes les ét8pes de la
production et à tous les niveaux de l'élevage, l'hygiène fait défaut. Ce manque d'hygiène
devient aigu quant aux conditions d'habitat et d'abreuvement.

2-5-2 Contraintes liées à l'état sanitaire

La pathologie de la pintade est beaucoup moins connue que celles des autres
espèces aviaires et les références bibliographiques sont rares (10) (23) (29). En Afrique,
l'état de connaissance du développement de la pintade demeure à ce jour à l'état de
mystères (11) (41). Les rares travaux réalisés sur cette espèce ont concerné exclusivement
les domaines parasitaires, alimentaires et la structure de l'élevage (4) (9) (13) (33) (39)
(45). A côté de la pathologie parasitaire qui semble être connue, certaines affections
1

restent encore mal connues et mal maîtrisées. Parmi ces affections, on peut citer les
maladies infectieuses bactériennes ou virales ou d'étiologie inconnue et les maladies
métaboliques.
C'est la pathologie du jeune âge à l'origine de très fortes mortalités au Burkina qui a retenu
notre attention. En l'absence de tout document élaboré sur la pathologie de la pintade au
Burkina, nous avons choisi de consacrer ce présent travail à l'étude des facteurs de
mortalités des pintadeaux.
28

DEUXIEME PARTIE
ETUDE DES FACTEURS DE MORTALITE DES PINTADEAUX
AU BURKINA FASO
29

CHAPITRE 1 : MATERIEL ET METHODES

1-1 ECHANTILLONNAGE

1-1-1 Choix des échantillons

L'étude a débuté dans le mois de Juin 1994 par le choix des sites et des éleveurs
après des enquêtes préliminaires de terrain.

1 - 1 - 1 -1 Les sites

Les sites ont été retenus selon les critères suivants :


- le type d'élevage
- la zone éco-climatique
-la facilité d'accès
- la présence d'agents d'encadrements
-l'importance de l'élevage de la pintade
- la proximité du laboratoire régional d'élevage.
Ainsi cinq sites ont été retenus dans deux zones éco-climatiques :
- la zone nord-soudanienne avec quatre sites : Tenkodogo dans la province
du Boulgou, Ouagadougou dans la province du Kadiogo, Sabou dans la province· du
Boulkiemdé, Ziniaré dans la province de l'Oubritenga
- la zone sud-soudanienne : Béréba dans la province du Houet

1 - 1 - 1 - 2 Les éleveurs

Seuls les éleveurs motivés, organisés dans des groupements d'éleveurs ou encadrés par des
structures d'appui techniques (services provinciaux des ressources animales, Projet de
Développement des Animaux Villageois...), ont été retenus.

1 - 1 - 1 - 3 Les animaux

L'étude a porté sur la pintade commune du Burkina: NUMIDA meleagris.


Seuls les pintadeaux âgés de 0 à 3 mois ont fait l'objet de nos travaux
30

1 - 1 - 1 - 4 Les types d'élevage

L'étude a porté sur deux modes d'élevage (Tableau 9) :


- l'élevage traditionnel en liberté totale conduit en milieu rural.
Les aliments sont constitués de céréales et termites et les soins sont apportés par les
éleveurs eux-mêmes.
- l'élevage amélioré conduit aussi bien en zone rurale qu'urbaine. Le matériel
d'élevage se compose d'abreuvoirs, d'aliment complet démarrage pour poussins, de lampes
tempêtes pour le chauffage. Dans les élevages du SPRA de Tenkodogo et du LNE de
Ouagadougou, les animaux n'ont pas reçu de traitements préventifs.

Tableau 9: Types d'élevage en fonction des zones éco-climatiques

TYPE D'ELEVAGE SITES PROVINCES ZONE ECO-eLIMTIOUE


Elevage traditionnel Béréba Houet Sud-soudanienne
Sabou Boulkiemdé Nord-soudanienne
Ziniaré Oubritenga Nord-soudanienne
Elevage amélioré Béréba Houet Sud-soudanienne
Tenkodogo Boulgou Nord-soudanienne
Ouagadougou Kadiogo Nord-soudanienne
Sabou Boulkiemdé Nord-soudanienne
Ziniaré Oubritenga Nord-soudanienne

1-1-2 Choix des effectifs

En élevage traditionnel, les animaux ont été obtenus par incubation naturelle par
des poule-mères. Dans les élevages améliorés de Ouagadougou et Tenkodogoune série
d'incubation artificielle a permis d'obtenir régulièrement des pintadeaux. Les oeufs sont
récoltés en milieu villageois.
Dans les sites de Ziniaré, Sabou et Béréba, chaque éleveur devrait fournir un minimum de
50 pintadeaux. Le tableau suivant fait le récapitulatif en fonction des· sites, du nombre de
village, d'éleveur et des effectifs.
31

Tableau 10: Répartition des effectifs en fonction du type d'élevage, des sites
et des villages

TYPE D'ELEVAGE SITES NBRE DE VILLAGE NBRE D'ELEVEURS EFFECT


Traditionnel Béréba 2 7 273
Sabou 2 10 498
Ziniaré 2 8 415
Amélioré Béréba 2 10 410
Sabou 2 10 509
Ziniaré 2 10 380
Ouaga 1 2 249
Tenkodogo 1 1 283
TOTAL 5 14 58 3017

Les élevages ont été mis en place dans les mois de Juillet à Août, période de forte
production des pintadeaux.

1-1-3 Périodicité de l'enquête

L'enquête sur la conduite de l'élevage s'est déroulée d'Octobre 1994 à Janvier 1995.
Dans les sites de Béréba, Ziniaré et Sabou, trois enquêteurs passaient quotidiennement
dans les élevages et nous passions au moins deux fois par semaine dans chaque élevage.
Nous avons assuré le suivi quotidien des élevages améliorés de Ouagadougou, celui de
Tenkodogo était suivi par le service provincial des ressources animales de la province du
"l"
~oulgou.

1-2 Enquête sur la conduite de l'élevage

Cette enquête a été réalisée suivant le concept d'écopathologie et la méthodologie


d'étude de base de la production avicole rurale en Afrique (11). FAYE (1986), BARNOUIN
et al (1988) définissent le concept d'écopathologie comme étant l'étude des relations
complexes existant entre l'environnement (c'est-à-dire l'ensemble des conditions géo-
climatique et technico-économique auxquelles sont confrontées l'éleveur et son cheptel) et
les états pathologiques survenant au sein du troupeau (12).
32

La mise en place des instruments de l'enquête a consisté en la conception des méth~des de


collectes de données par l'élaboration d'un questionnaire. L'observation directe.
l'organisation de la conduite des techniques du Rapid Rural Appraisal (RRA) : Evaluation
Rapide en milieu Rural. Ceci conformément aux recommandation de l'atelier organisé· sur
le développement de la pintade en régions sèches africaines (11).
La conception du questionnaire est marquée par des discussions préalables sur les
principaux aspects de l'élevage de la pintade. au cours de la collecte d'informations
envisagée auprès des populations concernées. (Annexe 1). L'objectif de cette approche est
de pouvoir identifier l'ensemble des facteurs de risques des' élevages villageois. Les
facteurs de risques sont les caractéristiques de l'environnement ou de l'individu.
contrôlables par l'homme, qui, lorsqu'elles sont présentes. peuvent s'exprimer au sein
d'une population ou d'un système augmentant, la probabilité d'apparition d'un état
pathologique ou d'une association d'états pathologiques (12). L'enquête a concerné 114
éleveurs de huit provinces dans les deux zones éco-climatiques.

Tableau Il : Nombre d'éleveurs concernés par l'enquête en fonction


de la. province et de la zone

PROVINCES NOMBRE D'ELEVEURS ZONE ECO-CLIMATIQUE


Boulgou 18
Bazè~a 10 zone nord-soudanienne
Kadiogo 10
Boulkiemdé 20
Oubritenga 15
\
Ganzourgou 12
Houet 19 zone sud-soudanienne
Kossi 10
TOTAL 114
33

1-3 ENQUETES ANATOMo-CLINIQUES

1- 3 - 1 Les signes cliniques observés

Le suivi des élevages de Béréba, Sabou et Ziniaré a été assuré par trois enquêteurs.
Chaque enquêteur remplissait lors des visites quotidiennes des élevages les fiches de
renseignements préétablies : fiche de mortalité, fiche de, pesée, fiche de traitement
présentée en annexe 2. Ces fiches nous sont retournées accompagnées des cadavres et des
commémoratifs.
Lors de nos passages, nous observons directement des cas cliniques, et très souvent
certains cas ont fait l'objet de prélèvements pour suivi et autopsies. Dans les élevages
améliorés de Ouagadougou et Tenkodogo, les cas cliniques sont quotidiennement recensés
et suivis jusqu'au tenne de l'évolution de la maladie.

1-3-2 Les autopsies

L'autopsie a occupé une place de choix en complément des symptômes et des


commémoratifs. Elle nous a permis de poser un diagnostic de suspicion qu'il faut
confirmer par des examens complémentaires (1) (19) (2S). Elle a porté sur des animaux
vivants présentants des signes cliniques et également sur. des cadavres provenant aussi
bien des élevages suivis que d'autres élevages. Des prélèvements systématiques ont été
effectués en vue de confirmer ou d'infirmer le diagnostic clinique et nécrospique en
parasitologie et en bactériologie. Après chaque intervention, des observations ont été
consignées sur une fiche (Annexe 3). Des prélèvements de sang ont été effectués sur les
bandes suivies afm de procéder à des tests sérologiques. Ainsi deux séries de prise de sang
à intervalles de temps variable deux semaines à un mois ont été réalisées dans les élevages
suivis, parfois dans des élevages non suivis. Ces prélèvements sont effectués par ponction
de la veine jugulaire droite à l'aide d'une seringue de Sec. Le sérum est obtenu après
coagulation et centrifugation à IS0Otrs/mn pendant 10mn. Le sérum est mis en
congélation dans des microtubes stériles de 1,Sm1 jusqu'à la réalisation des tests
sérologiques.

1 - 4 EXAMENS BACTERIOLOGIQUES

La bactériologie se propose d'étudier les bactéries en vue de l'établissement d'un


diagnostic précis et d'un traitement approprié.
34

Ainsi, le foie, le coeur, les poumons ont été systématiquement prélevés ainsi que d'autres
organes (rate, rein, diverticule vitellin et une partie de l'intestin ) en fonction des lésions
qui sont observées. Ces prélèvements sont ensemencés pour l'isolement et l'identification
des germes. Dans certains cas, des antibiogrammes ont été réalisés. Le matériel
bactériologique est composé des milieux classiques de cultures et d'une galerie
d'identification.
- milieu de culture;
Les ensemencements sont effectués sur différents milieux coulés dans des boites de pétri.
Le milieu de base est la gélose utilisée comme milieu standard.
L'identification des colonies de germes se fait suivant les caractéristiques biochimiques.
Les milieux utilisés sont les suivants :
• Milieu SS (Salmonella-shigella)
• Milieu Hektoen
• Urée-Indol
• Mannitol-Mobilité
• Citrate de Simons
• Hadjna
- galerie d'identification
• Milieu Sélénite
• ONPG (Ortho-Nitro Para fi Galactosidase)
• Réactifs de Kovachs
• Sérum agglutinant pour salmonelle.
Les cultures sont portées à l'étuve pendant 24h à 72h

1- 5 EXAMENS PARASITOLOGIQUES

Les examens parasitologiques ont surtout concerné la recherche des parasites


gastro-intestinaux. La coprologie parasitaire permet la mise en évidence et l'identification
des parasites du tube digestif des 'volailles ou ceux pour lesquels les selles constituent le
véhicule normal de leurs formes de dissémination dans le milieu extérieur.
Le caecum et une partie de l'intestin parfois tout le tube digestif sont systématiquement
prélevés et soumis à un examen microscopique direct. L'examen se déroule à proximité de
la flamme (bec de benzène). Le raclage de la muqueuse intestinale entre lame et lamelle
dans une solution d'eau physiologique est observé au microscope. Trois lames sont
préparées pour chaque prélèvement soit deux lames pour le caecum et une lame pour
l'intestin. Dans certains cas des écouvillonnages ont été réalisés sur des oiseaux vivants et
35

la technique d'autopsie helminthologique a permis de procéder à la collecte mécanique


d'helminthes.

1-6 EXAMENSSEROLOGIQUES

Les examens sérologiques ont porté sur la mise en évidence des anticorps inhibant
l'hémagglutination pour la maladie de NEWCASTLE.
La technique utilisée est celle mise au point par le laboratoire de pathologie aviaire de
PLOUFRAGRAN (21).
36

CHAPITRE II : RESULTATS

2-1 Résultats de l'enquête sur la conduite de l'élevage

L'enquête a concerné 114 producteurs de la province du Bazèga, du Boulgou, du


Boulkiemdé, du Houet, du Kadiogo, de la Kossi, du Ganzourgou et de l'Oubritenga.
Les renseignements ont porté sur la mortalité, l'habitat, le système de production et la
conduite de l'élevage.

2-1-1 Résultats de l'enquête sur la mortalité

L'enquête a concerné huit provinces situées dans les zones éco-climatiques


retenues. Le nombre d'éleveurs varie de 10 à 20 par province soit une moyenne de 15
éleveurs par province. Les effectifs de départ vont de 643 à 2364 pintadeaux et les
mortalités enregistrées varient de 487 à 1593. Au total, 8067 mortalités ont été
enregistrées dans les huit provinces sur une population de 11084 soit un taux de mortalité
de 75,83 p-l00 . Le tableau 12 reprend les effectifs par province et les taux de mortalité.

Tableau 12: Résultats de l'enquête sur la mortalité des pintadeaux en milieu villageois

MORTALITE
PROVINCES NOMBRE DE EFFECTIF EFFECTIF NOMBRE P-IOO
PRODUCTEURS PINTADEAU PINTADEAU
AU DEPART RESTANT
Bazèga 10 738 167 571 77,40
BouIJl;oU 18 2364 785 1579 66,80
Boulkiemdé 20 2303 710 1593 69,20
Ganzourgou 12 831 91 740 89
Houet 19 1951 729 1222 62,63
Kossi 10 820 150 678 81,90
Kadiogo 10 643 156 487 75,75
Oubritenga 15 1426 229 1197 83,94
TOTAL 114 11084 3017 8067 75,83
37

2-1-2 Résultats de l'enquête sur l'habitat et la caractéristique de l'élevage

L'enquête révèle que près de 91 p-IOO de pintades bénéficient d'un habitat de


diverses natures reparti comme suit :
- 80 p-IOO' des habitats sont de type traditionnel dont 73 p-IOO de construction
sommaire en banco et 7 p-I00 en paille.
- II p-IOO sont des poulaillers améliorés vulgarisés par le PDAV et seulement 9 p-
100 des oiseaux n'ont que des toitures, les coins de maison et des arbres comme abris.
L'habitat en milieu rural n'est pas spécifique aux pintades. 96 p-IOO des habitats sont des
poulaillers communs et seulement 2 p-lOO des éleveurs observent la séparation des jeunes
(figure 2). D'une manière générale, le chauffage et l'hygiène de l'habitat fait défaut en
milieu rural. Pour 96 p-IOO des éleveurs le chauffage des pintadeaux est assuré par la
poule mère tandis que 4 p-IOO des éleveurs utilisent des lampes tempêtes (figure 3). Le
'nettoyage de l'habitat se fait une fois par an chez 38,60 p-IOO des éleveurs, 33,3 p-IOO le
font une fois par an, 5,3 p-IOO le font au moins deux fois par an et 14 p-IOO des éleveurs
ne nettoient jamais leurs poulaillers. Seulement 2 p-IOO des éleveurs utilisent des
désinfectants et 98 p-lOO des poulaillers ne sont jamais désinfectés (figure 4).

Figure 2 : Renseignement sur l'habitat

• Poulailler amélioré
III Poulailler
traditionnel
.sans abri
ID Poulailler en paille
38

Figure 3 : MODE DE CHAUFFAGE DES


PINTADEAUX

III lampe
11II poule

Figure 4: IMPORTANCE DE LA DESINFECTION .

• désinfection
11II jamais
39

2-1-3 L'alimentation

L'enquête menée auprès de 114 producteurs donne les résultats suivants:


- 87 p-l00 des éleveurs utilisent les céréales (mil. maïs. sorgho)· et des
tennites comme aliment de démarrage des pintadeaux et 5 p-l00 des éleveurs utilisent
l'aliment complet de démarrage pour poussin (figure 5).
-l'aliment est distribué une fois par jour pour 15,8 p-l00 des éleveurs. deux
fois par jour pour 28 p-l00 et trois fois ou plus par jour pour 54,4 p-l00 des éleveurs.
- les abreuvoirs en milieu rural sont constitués par des morceaux de canaris
cassés 52,6 p-l00, des assiettes, du bois taillé, des bidons usagés 17,6 p-l00 et 30 p-l00
des éleveurs utilisent des abreuvoirs type CNA vulgarisés par le PDAV. Le nettoyage des
abreuvoirs se fait de façon, irrégulière pour 56 p-l00 des éleveurs, quotidienne 30 p-l00,
hebdomadaire 10,5 p-l00 et 3,50 p-l00 des éleveurs ne nettoient jamais les abreuvoirs.
- l'eau d'abreuvement provient dans 70 p-l00 des cas des puits, 19,5 p-l00
des forages et 10,5 p-l00 des mares. rivières, barrages.

Figure 5 : COMPOSITION DE L'ALIMENT

\
• Céréales entieres
Il Son de céréales
• Restes de cuisines
IilISésame
Il Creche de dolo
Il Aliments améliorés
40

2-2 RESULTATS DE L'ENQUETE ANATOMo-CLINIQUE

2-2-1 Résultats des signes cliniques

La quasi-totalité des oiseaux ont fait l'objet d'observation clinique régulière aussi
bien par nous que par les agents enquêteurs mis en place dans le cadre de l'étude.Nous
avons observé les symptômes généraux suivants: l'abattement, la somnolence et la
diarrhée. Dans les formes suraiguës ou aiguës les pintadeaux sont frappés d'une extrême
frilosité. Les plumes sont ébourriffées et les ailes pendantes (on dit que la pintade a porté
un grand "boubou"). Ils refusent de s'alimenter et de boire et s'entassent autour d'une
source de chaleur (lampe-tempête ou poule-mère). La mort survient dans ce cas au bout de
24h. Dans les évolutions lentes, les symptômes précités s'accentuent, les pintadeaux
poussent des cris plaintifs, la respiration devient difficile, leur démarche devient
chancelante puis survient la paralysie et la mort en 48h à 72h. Nous avons noté également
une indigestion parfois Un durcissement du contenu du jabot. Une déshydratation extrême
qui se caractérise par une sécheresse des pattes et des appendices céphaliques. Des cas de
Kérato-conjonctivite uni ou bilatérale souvent opacifiante ont été observés.

2-2-2 Résultats des autopsies

Les autopsies ont été réalisées aussi bien sur des animaux malades que des
cadavres provenant des élevages traditionnels et améliorés à l'exception de ceux de
Béréba. Le tableau 13 donne les résultats de collectes de cadavres et le nombre
d'autopsies.

Tableau 13 : Résultats des collectes de cadavres et nombre d'autopsie

PROVINCE NOMBRE DE COLLECTE NOMBRE D'AUTOPSIE P-IOO


Boulgou 128 116 90,62
Boulkiemdé 53 53 100
Kadio~o 100 90 90
Oubritenga 46 46 100
TOTAUX 327 305 93,30
41

n apparaît que le nombre de sujets collectés ne correspond pas au nombre d'autopsies


réalisées. Au total 305 autopsies ont été réalisées soit un taux de réalisation de 93,30 p-
100. soixante onze p-IOO des sujets proviennent des élevages améliorés et 29 p-IOO des
élevages traditionnels. Les autopsies ont permis de noter les principales lésions observées.

2 - 2 - 2 - 1 Les lésions de l'appareil digestif

Nous avons observé des lésions de type inflammatoires sur l'ensemble du tube
digestif avec des localisations fréquentes et constantes dans le duodénum, le jéjunum, le
caecum, le proventricule, le gésier, le cloaque et le foie.

2-2-2-1-1 L'intestin

Les lésions de l'intestin et du caecum ont été notées sur 80 p-IOO des animaux
autopsiés. Trois types d'inflammation ont été observés :
- une entérite hémorragique avec épaississement de la paroi intestinale
- une entérite catarrhale avec un délabrement de la muqueuse intestinale
- une entérite nécrotique.

2-2-2-1-2 Le caecum

Des lésions de typhlo-colite hémorragique ont été observées avec distension des
deux caeca. Le contenu du caecum est souvent mousseux· ou caséeux de couleur blanc-
jaunâtre avec un détachement de la muqueuse en lambeaux.

2-2-2-1-3 Le proventricule et le gésier

Des lésions hémorragiques sous forme de fines ponctuations sur la muqueuse,


souvent un exsudat pseudo-membraneux abondant de coloration variable blanc -jaune,
brunâtre ou grisâtre ont été observées sur le proventricule. .Parfois ces lésions
hémorragiques ont été notées sur toute la muqueuse. Des cas d'hypertrophie ont été
observés. Le proventricule est flasque avec une disparition de l'isthme.
Des lésions, hémorragiques, d'atrophie et de ramollissement ont été notées sur le gésier
avec souvent un dessèchement de la muqueuse qui se détache en plaque.
Quatre-vingt-seize oiseaux ont présenté ces deux types de lésions qui sont rarement
dissociées, soit 31,47 p-lOO des animaux autopsiés.
42

2-2-2-1-4 Le cloaque

li a été le siège de coprostase avec une distension allant de la grosseur du pouce


d'un enfant à celui d'un homme souvent accompagné des lésions, hémorragiques avec
présence de nombreuses pétéchies. Au total quarante six animaux ont présenté ce type de
lésions soit 15 p-100 des autopsies.

2-2-2-1-5 Le jabot

A l'autopsie, on observe un jabot dilaté plein d'aliment chez la plupart des sujets.
L'aliment est enrôlé dans un enduit crémeux blanchâtre qui est retrouvé également dans le
proventricule et la cavité buccale.

2-2-2-1-6 Les glandes annexes de l'appareil digestif

-le foie
Des lésions d'hépatite hémorragique avec hypertrophie ont été le plus souvent
observées. nous avons noté des lésions de périhépatite, des lésions inflammatoires avec
des foyers de nécrose et de décoloration soit marginale soit lobaire soit totale. La
coloration de l'organe est variable et diverse, rouge, rouge-sombre, parfois sombre,
jaunâtre, jaune-brunâtre, jaune-verdâtre. Les cas d'atrophie ont été observés mais rarement
avec un foie qui prend l'aspect d'une feuille morte. Ces lésions ont concerné 245 animaux
soit 80,33 p-l00 des autopsies.
- la rate et le pancréas
La rate a été parfois le siège de lésions hémorragiques et d'hypertrophie.
Le pancréas est souvent décoloré parfois jaunâtre rarement hémorragique. Il peut avoir
une couleur blanchâtre ou blanc-jaunâtre et quelquefois une consistance dure. Ces lésions
des deux organes que nous avons regroupé ont concerné 50 animaux soit 16,40 p-100 des
autopsies.

2 - 2 - 2 - 2 L'appareil respiratoire

Les lésions de l'appareil respiratoire ont été observées sur 175 animaux soit 54,4 p-
100 des sujets autopsiés.
43

2-2-2-2-1 Le sinus

Il a été le siège d'une inflammation catarrhale avec écoulement d'un mucus


rougeâtre abondant; parfois c'est du sang en nature qui s'écoule surtout chez les sujets de 0
à 10 jours.

2-2-2-2-2 La trachée

La trachée a été rarement inspectée. Nous avons quelquefois noté une inflammation
catarrhale avec un mucus rougeâtre abondant qui est également retrouvé jusque dans la
cavité buccale et le sinus.

2-2-2-2-3 Les poumons

Ils ont été le siège de congestion avec un contenu mousseux. On note également
des cas d'altération de la couleur (grisâtre à brunâtre voire verdâtre) parfois accompagné
de nodules de petite taille de couleur jaunâtre ou gris-blanchâtre.

2-2-2-2-4 Les sacs aériens

Les sacs aériens ont présenté une aérosacculite opacifiante parfois une adhérence.

2 - 2 - 2 - 3 Les autres appareils et organes

2-2-2-3-1 Les reins

Ce sont des lésions de néphrite avec des piquetés hémorragiques parfois des foyers
de nécrose avec une décoloration. Les lésions du rein ont concerné 83 pintadeaux soit
27,2 p-lOO des animaux autopsiés.

2-2-2-3-2 La bourse de Fabricius

Nous avons observé une bourse hypertrophiée, rose et molle. A l'incision, on note
un contenu brunâtre. Une atrophie de la bourse de consistance dure a été observée et à
l'incision, on note un contenu calcifié brunâtre comparable à des petites concrétions
44

caillouteuses. Les lésions de bursite ont été observées sur 60 pintadeaux soit 19,70 p-l00
des autopsies.

2-2-2-3-3 Les muscles

Les muscles sont le plus souvent hémorragiques parfois ~écolorés. Des lésions
croûteuses ont été également observées ·sur la peau. Les lésions musculaires ont concerné
70 animaux soit 23 p-IOO des cas.

2-2-2-3-4 Le coeur

TI a présenté des lésions de type inflammatoire hémorragique,· une péricardite


adhérente parfois avec opacification. Cent quarante sept animaux ont présenté ces lésions
de l'appareil circulaire soit 48,2 p-l00 des autopsies.

2-2-2-3-5 Les appendices céphaliques

L'oeil a présenté une kérato-conjonctivite le plus souvent bilatérale.

2-2-2-3-6 L'appareil locomoteur

Des cas de paralysie, de déformation ou de malformation des pattes à l'éclosion ont


été observés ainsi qu'une déshydratation des pattes. TI a été observé sur les cadavres
provenant de Ziniaré une coloration jaunâtre du nerf sciatique.
45

Tableau 14: Récapitulatif des principales lésions observées

APPAREILS ORGANES TYPES DE LESIONS(OBSERVEES) NB P-I00


Appareil intestin Entérite, hémorragique, catarrhale, nécrotique 244 80,00
digestif caecum Typhlo-colite
proven- Proventiculite, exsudative, pseudo-membraneuse - Pétéchie 96 31,5
tricule - Hypertrophie - Flaccidité avec disparition de l'isthme.
gésier Atrophie et ramollissement du gésier dessèchement de la
muqueuse
cloaque Coprostase et hypertrophie 46 15,08
foie Hépatite - Périhépatite - Hémorragie - Congestion - 245 80,33
Décoloration
rate Congestion et hypertrophie de la rate. Pancréas décoloré et 50 16,4
pancréas dur parfois hémorragique.
Appareil sinus Sinusite avec un mucus, souvent une altération de la 175 57,4
resprra- couleur
toire sacs Aérosacculite avec souvent une altération de la couleur
aériens
poumons Pneumonie - Nodules 1aunâtres, gris-blanchâtres
Coeur péricarde Péricarde souvent avec adhérence du sac péricardique 147 48,2
myocarde Myocarde très souvent hémorragique
Rein Néphrite, hémorragique, nécrotiQue 83 27,21
Bourse de Hypertrophie - Contenu brunâtre atrophie avec dépôt de 60 19,7
Fabricius caséum jaunâtre ou brunâtre souvent calcifié
Muscles Suffusions hémorragiques et pétéchies sur les muscles 70 22,95
pectoraux et de la cuisse
Appendice Kérato-conjonctivite avec opacification - Lésions de variole 75 25
céphalique
Appareil 1 Paralysie - Malformation et déformation des pattes 10 3,3
locomoteur
TOTAL 305
46

2 - 3 Résultats des examens bactériologiques

2-3-1 Résultats globaux

Les résultats des cultures bactériennes ont pennis d'isoler 7 souches de bactéries dans les
deux types d'élevage. Les tableaux 15 et 16 donnent les résultats globaux des cultures
bactériennes par province et par germe. Ces gennes ont été isolés à partir du foie, du
coeur, des poumons parfois du pédicule vitellin, de la rate et des reins. Au total 203
gennes sur les 217 cultures ont été isolés soit un taux de positivité de 93,6 p-l00 en
élevage amélioré. Soixante-quatre gennes sur 88 cultures soit 76,6 p-l00 en élevage
traditionnel avec une prédominance des E.coli 23,9 p-l00 et des salmonelles 22,7 p-l00.
Tableau 15: Résultats des cultures bactériennes en élevage amélioré
PROVINCE GERMES ISOLES TOTAL ISOLE
NB E.CO. SAL KLE. ENT. PSEU. PROTo C.ALb. NEG. N P-1OO
Bouh!ou 89 29 6 - 3 19 17 - 15 74 83.2
Boulkiemdé 28 2 5 2 5 - 5 - 9 19 67.9
kadioe:o 80 30 4 11 - 2 28 30 5 105 131.25
Oubriten2a 20 3 2 - - - - - 15 5 25.00
Total 217 64 17 13 8 21 50 30 44 203 93.55
Taux 29.50 7.83 600 3.70 96 23 13.8 203

Tableau 16: Résultats des cultures bactériennes en élevage traditionnel

PROVINCE GERMES ISOLES . TOTAL ISOLE


NB E.CO. SAL. KLE. ENT. PSEU. PROTo C.ALD•. NEG. N P-I00
Bo0l20u 27 12 7 - 3 4 1 - - 27 100
Boulkiemdé 25 7 2 2 2 3 - - 9 16 64
kadioeo
Oubriten2a
10
26
-2 7
4
-
-
-
-
-
-
3
5
-
-
-
-
10
15
100
42.30
Total 88 21 20 2 8 7 9 - 24 64 76.58
Taux 23.86 22.72 2.3 5.7 8 10.2 - 27.3

NB: nombre de sujets autopsiés et cultures bactériennes


E.CO.: Echerischia coli
SAL: Salmonella sp
KLE: Klebsiella sp
ENTER: Enterobacter sp
PSEU: Pseudomonas sp
PRaT: Proteus sp
C.ALB: Candida albicans
47

NEG : Nombre de cultures négatives


N Nombre de gennes isolés

2-3-2 Les maladies bactériennes

Les résultats des cultures bactériennes ont révélé la présence d'un certain nombre
de maladies bactériennes dans les élevages de pintadeaux au Burkina.

2 - 3 - 2 - 1 Les salmonelles

Trois espèces différentes ont été isolées salmonella paratyphi A, salmonella


paratyphi B, et une espèce non identifiée salmonella sp. Ces geimes ont été isolés dans la
quasi-totalité des sites retenus aussi bien dans les élevages améliorés où ils représentent
7,83 p-l00 que dans les élevages traditionnels 22,72 p-l00.
Cette affection due aux salmonelles est spécifique aux pintades car dans les élevages
traditionnels où poussins et pintadeaux cohabitent, seuls, les pintadeaux sont frappés par
la maladie au milieu des poussins qui sont bien portant. Le tableau suivant présente les
symptômes et les lésions observés.

Tableau 17 : Symptômes et lésions des salmonelles

SYMPTOMES LESIONS ORGANES


Mauvais état général somnolence Cachexie - Coprostase avec hypertrophie Foie
- Frilosité - Plumes ébouriffées - du cloaque - Inabsorption du pédicule Coeur
Ailes pendantes - Diarrhée vitellin. Sac vitellin
blanchâtre, crayeuse, pâteuse, Entérite hémorragique - Proventricule
jaune-verdâtre ou jaunâtre. rempli d'exsudat pseudo-membraneux
Refus d'aliment - Prostration Foie ictérique avec des foyers
Démarche chancelante, incertaine. hémorragiques. Congestion des poumons,
de la rate et des reins
48

2 - 3 - 2 - 2 Les entérobacters

Les enterobacter sont des germes conimensaux du tube digestif des animaux. Ils
sont le plus souvent rencontrés dans les eaux et les· égoûts et peuvent se révéler
pathogènes dans certains cas (36). Ce germe a été isolé sur des sujets provenant de la
province du Boulgou et du Boulkiemdé dans les deux types d'élevage avec un pourcentage
de 3,7 p-IOO pour le type amélioré et 5,7 p-IOO pour le type traditionnel. Le tableau ci-
dessous présente les symptômes et les lésions observés.

Tableau 18 : Symptômes et lésions des entérobacters

SYMPTOMES LESIONS ORGANES


Frilosité - Plumes ébouriffées Entérite hémorragique, Foie
Démarche incertaine - Diarrhée catarrhale - Pétéchie sur la Coeur
Retard de croissance muqueuse du proventricule. Poumons
Foie jaunâtre à aspect cuit et
hypertrophié à contour arrondi
avec parfois des foyers de
nécrose.

2 - 3 - 2 - 3 Les pseudomonas

Le genre Pseudomonas représente 7,95 P-IOO des germes isolés dans les élevages
traditionnels et 9,7 p-100 dans les élevages améliorés. Ce sont des bactéries saprophytes
de l'air, des eaux et du sol. Commensaux des tégwnents et des muqueuses des anima~ ils
possèdent un pouvoir pathogène étendu (36). Le tableau suivant présente les symptômes
et les lésions observés.
Tahleau 19 S I"
~ymptomes et estOns des pseudomonas
SYMPTOMES LESIONS ORGANES
Abattement - Anémie Entérite hémorragique, Foie
amaigrissement - Prostration souvent catarrhale avec une Coeur
Diarrhée blanchâtre souillant le distension du caecum - Poumons
pourtour du cloaque. Hépatite - Pneumonie avec des
poumons mousseux.
49

2 - 3 - 2 - 4 Les proteus

Le genre Proteus a été isolé à plusieurs reprises mais sans être identifié. Il
représente respectivement 23 p-lOO et 10,2 p-lOO des germes isolés des élevages
améliorés et les élevages traditionnels. Les proteus sont des germes saprophytes très
largement répandus dans la nature où ils jouent le rôle d'agents de putréfaction des déchets
d'origine animale. Hôtes normaux du tube digestif des animaux et des hommes, ils
peuvent dans certains cas être pathogènes et provoquer des infections très diverses
notamment les entérites. Ces infections sont de plus en plus fréquentes, Pr~teus étant
résistant à la plupart des antibiotiques (2) (25) (36). Les symptômes et lésions sont
présentés au tableau 20.

Tableau 20: Symptômes et lésions des proteus

SYMPTOMES LESIONS ORGANES


Abattement - Frilosité Entérite hémorragique, avec présence Foie
Prostration - Refus de gaz Une typhlo-colite avec Coeur
d'aliment - Diarrhée distension des caeca. Une décoloration Poumons
blanchâtre parfois blanc marginale parfois totale du foie Reins
jaunâtre ou blanc verdâtre. Congestion pulmonaire - Coprostase Rate
avec hypertrophie du cloaque

2 - 3 - 2 - 5 Les colibacilles

Escherichia coli a été le plus souvent isolé au cours des ensemencements sur
différents organes principalement le foie, les poumons, le coeur parfois les reins et la rate.
Ce germe représente respectivement 29,50 p-IOO et 23,87 p-IOO des germes isolés des
élevages améliorés et des élevages traditionnels. E.coli est largement répandu dans le
milieu extérieur. C'est un hôte normal du tube digestif des animaux. Il est responsable
chez les volailles de la coligranulomatose,de l'omphalite et de diverses septicémies et
pourrait être impliqué dans la maladie respiratoire chronique au côté des mycoplasmes (2)
(25) (36). Les symptômes et les lésions observés sont présentés dans le tableau 21.
50

Tableau 21 : Symptômes et lésions des colibacilles

SYMPTOMES LESIONS ORGANES


Kérato-conjonctivite Entérite hémorragique, avec un exsudat Foie
opacifiante - Dépilation - hémorragique et un épaississement de la paroi Poumons
Frilosité - Amaigrissement - intestinale - Forte congestion de gésier, du Coeur
1 Ailes pendantes - Refus proventricule avec un exsudat muqueux - On Reins
d'aliment - Diarrhée blanc- note souvent une persistance du sac vitellin, Rate
1 jaunâtre ou verdâtre ou une présence de gaz parfois avec une
blanchâtre. induration de r anse intestinale ,une adhérence
souvent des caeca - Coprostase - Hépatite -
1
Périhépatite - Pneumonie et rarement des
néphrites.
1
2 - 3 - 2 - 6 Les klebsielles
1
Cette bactérie représente respectivement 6 p-lOO et 2,3 p-l00 des germes des
1 élevages améliorés et des élevages traditionnels. Les klebsielles sont des bactéries
commensales de l'intestin et des voies respiratoires des animaux. Très répandues dans la
nature, elles sont occasionnellement pathogènes (36). Le tableau 22 présente les
1
symptômes et les lésions observés.

1 Tableau 22: Symptômes et lésions des klebsielles

1 SYMPTOMES LESIONS ORGANES


Diarrhée blanchâtre Congestion généralisée - Entérite Foie
1 sur les oiseaux de 2 à hémorragique - Congestion du gésier, du Poumons
3 semaines d'âge. proventricule, des reins et des poumons -
Hépatite avec un foie de couleur jaune-
1
brunâtre - Typhlo-colite - Péritonite et
aérosacculite.
1

1
51

2-4 RESULTATS DES EXAMENS PARASITOLOGIQUES

2-4-1 Résultats globaux

Six espèces· de parasites ont été isolées dans les deux types d'élevage. Au total 214
et 128 parasites ont été isolés respectivement dans les élevages améliorés et les élevages
traditionnels avec un pourcentage allant de 76 p-l00 à 96 p-l00. Les tableaux 23 et 24
donnent les résultats par provinces et les pourcentages des parasites isolés

Tableau 23 : Résultats des examens parasitologiques en élevage amélioré


PROVINCE PARASITES ISOLES TOTAL ISOLE
NB TRICH. COCO ASC. TAENIA TET. C.OX.. NEG. N P-lOO
Bouleou 89 13 61 16 1 - - 12 91 10225
Boulkiemdé 28 - 18 - - - - 10 18 35,7
kadiol!:O 80 9 42 15 - - 4 10 70 87.5
Oubritenea 20 8 20 7 - - - - 35 175
Total 217 30 141 38 1 - - 32 214 98.6
P-lOO 13 85 65 17,5 0,5 1,8 1475

Tableau 24: Résultats des examens parasitologiques en élevage traditionnel

PROVINCE PARASITES ISOLES TOTAL ISOLE


NB TRICH. COCo ASC. TAENIA TET. C.OX. NEG. N P-lOO
Bouleou 57 - 21 15 16 - - 5 52 91
Boulkiemdé 25 - 11 - - 5 - 9 16 64
kadioeo 10 - 3 - - - - 7 3 30
Oubritenea 48 8 32 - 12 - 5 12 57 118,75
Total 140 8 67 15 28 5 5 33 128 91,43
P-IOO . 5,71 47,85 10,7 20 3,6 3,6 276

NB: Nombre d'examens


TRICR: Trichomonas
COC: ookystes de coccidies
ASC: Ascaris
TAENIA: Taenia
TET : Tétramères
C.OX: Cristaux d'oxalate de calcium
NEG : Nombre d'examens négatifs
N Nombre de parasites isolés.
52

2-4-2 Les maladies parasitaires

Les examens parasitologiques ont révélé la pluralité des maladies parasitaires chez
les pintadeaux au Burkina.

2 - 4 - 2 - 1 La trichomonose

Nous avons travaillé sur des cadavres congelés dans la plupart du temps. Mais à
l'autopsie des quelques rares cadavres frais examinés, nous avons isolé des Trichomonas,
agent de la trichomonose. La trichomonose est une maladie très meurtrière des pintades
surtout des pintadeaux de 8 à 15 jours d'âge (26) (41). Sur le terrain, elle est une réalité
mais le plus souvent en association avec la coccidiose. Les trichomonas ont été le plus
souvent isolés en association avec d'autres espèces de parasites confinnant ainsi le
polyparasitisme intestinal des pintades au Burkina (2) (29) (31). Ils représentent 13,85 p-
100 et 5,71 p-l00 des parasites isolés dans les élevages améliorés et les élevages
traditionnels. Les symptômes et lésions observés sont présentés au tableau 25.

Tableau 25 : Symptômes et lésions de la trichomonose

SYMPTOMES LESIONS ORGANES


Abattement - Somnolence ailes Cachexie - Entérite catarrhale - Caeca Caecum
pendantes - Plumes ébouriffées - distendus remplis de gaz et de liquide Intestin
Déshydratation et sécheresse des mousseux jaune parfois jaune citrin
pattes, de la tête et des avec des débris de muqueuse. Le
appendices céphaliques - Refus contenu du jabot est dur compact avec
d'aliment - Durcissement du une muqueuse desséchée - Les pattes et
contenu du jabot - Diarrhée les appendices céphaliques sont secs -
jaunâtre souvent liquide - Hypertrophie et décoloration du foie
Démarche chancelante pws pâleur des muscles.
paralysie évolution rapide 24h à
72h.

2 - 4 - 2 - 2 La candidose

La rupture de stock des milieux de culture pour la recherche des champignons et


levures ne nous a pas pennis d'étaler les examens tout au long de l'étude. Candida
a/bica11:S a été isolé sur des pintadeaux d'une semaine d'âge des élevages améliorés et
53

représente 13,82 p-IOO des gennes isolés. Mais les autopsies nous ont permis de poser un
diagnostic nécropsique tout comme dans le cas de l'aspergillose. Les candida ont été le
plus souvent isolés. Le tableau ci-dessous présente les symptômes et lésions.

Tableau 26: Symptômes et lésions de la candidose

SYMPTOMES LESIONS ORGANES


Diarrhée blanc-jaunâtre - Jabot dilaté rempli d'aliment. Trachée
Dilatation du jabot qui est Epaississement de la muqueuse qui est Poumons
bien développé. recouverte d'un enduit blanchâtre jabot
Frilosité -Retard de crémeux parfois blanc-grisâtre allant de
croissance. la cavité buccale au proventricule.

2 - 4 - 2 - 3 La coccidiose

La coccidiose est omniprésente dans tous les élevages. Les ookystes de coccidies
ont été le plus souvent isolés parfois en association avec d'autres espèces de parasites. Ce
sont les parasites les plus importants. fis représentent respectivement 65 p-IOO et 47,9 p-
100 des parasites isolés des élevages améliorés et des élevages traditionnels. Le tableau
suivant présente les symptômes et les lésions.

Tableau 27 : Symptômes et lésions de la coccidiose

SYMPTOMES LESIONS ORGANES


Diarrhée - Frilosité - Retard de Entérite typhlite Caecum
croissance Intestin

2 - 4 - 2 - 4 Les helminthoses

Nous avons regroupé ascaris et taenia dans les helminthoses ceci parce que les
deux espèces de parasites sont le plus souvent isolés chez un même animal. Ascaris et
ténia représentent respectivement 17,5 p-IOO et 0,5 p-IOO des parasites isolés des élevages
améliorés et 10.7 p-IOO et 20 p-IOO dans les élevages traditionnels. Ces parasites sont
toujours associés aux coccidies surtout en zone rurale. Les symptômes et les lésions
observés sont présentés au tableau 28.
54

Tableau 28: Symptômes et lésions des helminthoses

SYMPTOMES LESIONS ORGANES


Affaiblissement Anémie - Mauvais état général - Selon l'intensité de Intestin
progressif - Diarrhée l'infestation, les lésions locales sont celles d'une Caecum
inconstante parfois entérite avec un abondant processus catarrhal çà et
avec excrétion des là des foyers congestifs et hémorragiques. Lors
vers. Paralysie et d'une infestation massive, la lumière intestinale est
mortalité subite obstruée par les vers du duodénum au caecum
entraînant ainsi des occlusions intestinales, des
déchirures voire des perforations.

2 - 4 - 2 - 5 L'aspergillose

Le manque du milieu de culture pour l'isolement et l'identification des


champignons ne nous a pas pennis d'établir un diagnostic de certitude de l'aspergillose. Le
tableau suivant présente les symptômes et les lésions.

Tableau 29: Symptômes et lésions de l'Aspergillose

SYMPTOMES LESIONS
Difficulté respiratoire Entérite catarrhale avec un exsudat muqueux très
respiration bruyante abondant - Présence d'une épaisse membrane blanc-
Diarrhée blanc-jaunâtre jaunâtre à grisâtre couvrant les viscères. Les sacs
collante - Retard de aériens perdent leur transparence. Nodules
croissance. blanchâtres à grisâtre sur les poumons - Piquetés
hémorraWQues sur les reins.
55

2-5 RESULTATS SEROLOGIQUES

2-5-1 Résultats globaux

Le test a été réalisé sur 658 sérums. Le titre de chaque sérum. est donné par
l'inverse de la dernière dilution présentant encore une inhibition totale de
l'hémagglutination. Les titres obtenus s'échelonnent entre 0 et 320 et nous les avons
repartis en deux grands groupes :
- un titre inférieur à 20 est considéré comme négatif.
- un titre supérieur ou égale à 40 est considéré comme positif. Ces sérums
renfennent des anticorps anti-NEWCASTLE qui peuvent être post-vaccinaux ou post-
infectieux.
Vingt deux pour cent des sérums ont présenté un titre compris entre 5 et 20 dont 61,4- p~
i

100 en élevage traditionnel et 38,6 p-l00 en élevage amélioré. Sept pour cent des sérums;
ont présenté un titre compris entre 40 et 320 dont 95,6 p-lOO en élevage traditionnel et
seulement 4,4 p-lOO en élevage amélioré soit un taux de positivité de 7 p-lOO. Les
tableaux 29 et 30 présentent les' résultats par type d'élevage, par province et par série de
prise de sang.

Tableau 30: Résultats de la sérologie de la première prise de sang par type


d'élevage et par province

Type d'élevaRe
Province Elevage amélioré Elevage tradionnel
sérums testés positifs P-IOO sérums testés positifs P-IOO
Boul~ou 81 1 1,23 42 0 0
Houet 42* 0 0 38 0 0
Kadio~o 25 0 0 61 13 21,31
Kossi - - - 8 0 0
Oubrten~a - - - 25 0 0
TOTAUX 150 1 0,66 178 13 7,30
56

Tableau 31 : Résultats sérologiques de la deuxième prise de sang en fonctiori du type


d'élevage et par province

Types d'éleva~e
PROVINCE Eleva ~e amélioré Elevage amélioré
sérums testés oositifs P-I00 sérums testés positifs P-lOO
Boulgou 106 0 0 57 0 0
Houet 47* 0 0 44 0 0
Kadiogo 14 0 0 62 32 51,61
TOTAUX 167 0 0 163 32 19,63

* Elevage vacciné contre la maladie de NEWCASTLE avec le vaccin huileux


inactivé de LAPROVET ITA-NEWND.

2-5-2 Les maladies virales ou d'étiologie inconnue

Les entités pathologiques que nous évoquons ici n'ont pas pu être confirmées par
les tests sérologiques faute de réactifs. Nous nous sommes basés sur les résultats des>
autopsies qui ont pennis Wle forte suspicion de la maladie de GUMBORO, hlt~f.~·
proventriculite, du syndrôme néphrite et de la maladie de NEWCASTLE.

2 - 5 - 2 - 1 La maladie de GUMBORO

L'autopsie a permis une forte suspicion de la bursite infectieuse sur des cadavres
provenant de la province du Boulgou (Bitou) et des cas isolés des élevages du Kadiogo
(Ouagadougou) et du Boulkiemdé (Sabou) sur des sujets de 3 à 6 semaines d'âge. Sur 305
sujets autopsiés 60 ont présenté des lésions de bursite associées aux lésions du
proventricule soit 19,67 p-lOO. Les symptômes et les lésions sont présentés au tableau 32.
57

Tableau 32: Symptômes et lésions de la maladie de GUMBORO

SYMPTOMES LESIONS
Abattement - Somnolence Entérite hémorragique - Hypertrophie du proventricule avec un
Plumes ébouriffées - Ailes liséré hémorragique sur la muqueuse - Hypertrophie de la
pendantes - Frilosité bourse de Fabricius avec à l'incision écoulement d'un mucus
Diarrhée blanchâtre brunâtre et des pétéchies atrophie de la bourse qui devient dure
Mortalité en croissance et on note à l'incision un caséum brunâtre parfois calcifiés.
Retard de croissance Néphrite des piquetés hémorragiques - Hypertrophie de la rate
Evolution en 72h. et du foie qui est souvent décoloré - Les muscles sont
hémorragiques mais cette lésion est inconstante.

2 - 5 - 2 - 2 La proventriculite

Les lésions de la proventriculite ont été observées sur 23 sujets provenant de


l'élevage amélioré du SPRA de Tenkodogo (16 oiseaux) et de l'élevage traditionnel de la
1

province du Boulkiemdé (7 oiseaux) de la classe d'âge de 4 à 7 semaines. Le tableau 33


présente les symptômes et lésions observés.

Tableau 33 : Symptômes et lésions de la proventriculite

SYMPTOMES LESIONS
Amaigrissement - Entérite hémqrragique - Typhlo-colite - Hypertrophie du
Retard de proventricule avec exsudat pseudo-membraneux abondant de
croissance - coloration jaune verdâtre parfois grisâtre à brunâtre avec une
Diarrhée blanc- disparition totale de l'isthme. Le proventricule est flasque et le gésier
jaunâtre. est atrophié, pâle et ramolli. La muqueuse du gésier est sèche et se
détache parfois par plaque avec un contenu grisâtre - Les muscles
sont hémorragiques - Une myocardite dégénérative - Un péricarde
adhérent - Les reins sont hémorragiques - Rate et foiè sont décolorés.
L'aérosacculite et les nodules jaunâtres sur les poumons sont peut-
être dus à une éventuelle complication mycosique on note également
une hypertrophie et atrophie de la bourse.
58

2 - 5 - 2 -3 Le syndrôme entérite-frilosité, entérite -typhlite

Les entérites ont été les lésions les plus observées. Diverses entérites ont été
observées à l'autopsie : entérite hémorragique, catarrhale parfois nécrotique.
Sur les 244 pintadeaux ayant présenté les lésions d'entérite, 170 ont présenté des lésions
d'entérite hémorragique, 44 des lésions d'entérite catarrhale et les 30 autres ont présenté
une entérite soit catarrhale soit hémorragique associée à des foyers nécrotiques.
Dans la plupart des cas, ces lésions ont été le plus souvent associées soit à une typhlite
soit à une typhlo-colite. Les pintadeau de la 3e ou 4e semaines ont le plus présenté les
lésions type hémorragique. Le tableau suivant présente les symptômes et les lésions.

Tableau 34: Symptômes et lésions du syndrome Enterite

SYMPTOMES LESIONS
Pintadeaux de 1 à 3 parfois 4 semaines Lésions type inflammatoire hémorragique sur
frilosité - Prostration - Recherche d'une les muqueuses intestinales et caecales. Le
source de chaleur - Anorexie contenu de l'intestin est souvent
Somnolence - Ailes pendantes - Retard hémorragique
de croissance - Diarrhée

2 - 5 - 2 - 4 La pancréatite, le syndrôme néphrite et la maladie de NEWCASTLE

Ces trois entités pathologiques feront l'objet dans la discussion car leur incidence
pathologique sur la mortalité des pintadeaux reste à prouver.

- La pancréatite

Ce sont des lésions observées au cours des autopsies et la littérature qui nous ont
conduites à la suspicion de la pancréatite (22). Ces lésions sont de type inflammatoire
avec une forte congestion des organes annexes. Le pancréas décoloré prend la coloration
jaunâtre ou blanchâtre. On note également une induration et une hypertrophie de cet
organe mais rarement des pétéchies. La classe d'âge des pintadeaux autopsiés va de 0 à 3
voire 4 semaines.
59

- Le syndrôme Néphrite

Nous avons rencontré ces cas dans les élevages de Béréba sur des sujets jeunes 0 à
10 jours. Les animaux sont frappés d'une paralysie spontanée sans cause apparente, une
démarche incertaine, des cris plaintifs. Les pattes sont raides et on note une diarrhée
blanchâtre. Le plus souvent les oiseaux se remettent dans les 12 à 24h qui suivent· si
abreuvement. La mort survient par défaut d'abreuvement et d'alimentation.
Et à l'autopsie, nous avons noté une typhlo-colite qui est inconstante. Les reins sont
hypertrophiés, décolorés avec des piquetés hémorragiques. Les examens parasitaires et
bactériens sont restés stériles.

- La mà1adie de ,NEWCASTLE
:". '

L'inconstance des lésions digestives, l'absence des signes nerveux et les résultats
sérologiques ne nous permettent pas de classer cette pathologie parmi les maladies à forte
incidence chez les pintadeaux.

2-6 Résultats en fonction des zones éco-climatiques

Deux zones éco-climatiques ont été concernées par l'étude. Il s'agit de la zone
soudanienne et de la zone soudano-guinéenne.
Les mortalités des pintadeaux sévissent sous fonne épizootique. Elles sont
présentes partout où il existe des pintadeaux et s'étalent du début de la saison pluvieuse
(Juin) à la fin de la saison pluvieuse (Octobre). Toutefois l'incidence atteint son pic
pendant la pé~ode la plus humide de l'année (Août). On emegistre respectivement un taux
de mortalité de 78,43 p-lOO et 78,84 p-l00 dans les élevages améliorés et les élevages
traditionnels; La figure 6 donne la répartition des mortalités par mois.
La saison semble jouée donc rôle dans la mortalité des pintadeaux mais en synergie avec
d'autres éléments ép~démiologiques.
60

Figure 6:' Répartition de la mortalité par mois et par type


d'élevage

600

Il Elevage amélioré
11II Elevage traditionnel

Juil Aout Sept oct Nov Dec

2-7 Résultats en fonction de l'âge

Au moins 65 p-IOO des troubles pathologiques des pintadeaux apparaissent avant


l'âge de 6 semaines et à 10 semaines 77 p-IOO de la pathologie s'est exprimée. A 12
semaines d'âge, la pintade est considérée comme étant hors danger en élevage villageois
comme en élevage amélioré. La figure 7 présente les mortalités en' fonction de l'âge en
semaine et par type d'élevage. Ces données confmnent bien les difficultés rencontrées par
les éleveurs au démarrage.
61

Figure 7 : Répartition de la mortalité par âge en semaine et


par type d'élevage

300

260

200

160 • Elevage amélioré


lIllII Elevage traditionnel
100

60

o
1e 2e 3e 4e 6e 8e 7e 8e ge 10e 11e 12e 13e se

2-8 Résultats en fonction du type dt élevage

Les six premières semaines représentent la période la plus délicate et la plus


importante sUr le double plan zootechnique et pathologique pour les deux types d'élevage.
Les taux de mortalité sont les mêmes aussi bien en élevage amélioré (78,43 p-lOO) qu'en
élevage traditionnel (78,84 p-lOO). La mortalité des pintadeaux ne semble donc pas être
liée au type d'élevage. Les éleveurs accordent une attention particulière aux pintadeaux
pendant les toutes premières semaines de vie. Les figures 6 et 7, pages 64 et 65 font la
comparaison des mortalités par type d'élevage, par semaine et par mois.

2-9 Les pathologies dominantes

La pathologie digestive est largement dominante (80 p-lOO des lésions) alors que la
pathologie respiratoire ne représente que 57,4 p-lOO des lésions observées à l'autopsie. TI
s'agit là d'une caractéristique de cette espèce très sujette aux entérites.
En ce 'qui concerne les maladies métaboliques que les éleveurs qualifient de "maladies
nouvelles" un syndrôme néphrite - goutte viscérale a été observée dans certains élevages.
62

CHAPITRE III: DISCUSSIONS

3-1 Matériel et méthodes

3-1- 1 Echantillonnage

L'étude a porté sur des échantillons raisonnés et groupés. Les élevages


appartenaient à des éleveurs volontaires et compétents encadrés par un enquêteur et un
agent des services d'élevage pour la collecte quotidienne des infonnations demandées sur
des fiches. Tous les élevages' étaient supervisés par nous en raison d'une visite en
moyenne par semaine pour la zone de Sabou et de Ziniaré et une visite par mois pour ceux
de Béréba et Tenkodogo. Mais l'insuffisance de la logistique ne nous a pas pennis de
respecter notre calendrier. Aussi à Ouagadougou comme à Tenkodogo, seuls les élevages
améliorés ont été mis en place ce qui ne nous pennet pas d'avoir des infonnations sur la
mortalité des pintadeaux des élevages traditionnels.
Chaque éleveur devait fournir un minimum de 50 pintadeaux mais ce critère n'a pas été
respecté en raison de la variabilité des taux d'éclosion d'un éleveur à un autre. Sur les 63
élevages devant initialement participer à l'étude, seuls 58 élevages ont finalement été mis
en place. Les 58 élevages étaient situés dans 5 provinces et 2 zones éco-climatiques : la
zone Nord-soudanienne et Sud-soudanienne. La zone sahélienne, biotope de la variété
"grosse pintade de Dori" n'a pas été concernée par l'étude du fait de l'insuffisance de nos
moyen~.

3-1-2 Enquête sur la conduite de l'élevage

L'enquête a été réalisée dans 8 provinces. L'étude a pris en compte toutes les
composantes de l'élevage (système d'élevage, habitat, aliment, mortalité, abreuvement,
prophylaxie sanitaire et médicale).

3-1-3 Enquête anatomo-clinique

L'enquête anatomo-clinique a concerné aussi bien les élevages améliorés que les
élevages traditionnels. Mais si les élevages du Kadiogo et de Tenkodogo ont été
correctement suivis, il n'en est pas de même pour les élevages de Béréba, Sabou et Ziniaré
où des enquêteurs avaient été recrutés à ce sujet. Ainsi les cadavres qui nous parvenaient
n'étaient pas bien conditionnés. Nous n'avons pas pu avoir même un seul cadavre des
63

élevages de Béréba pour l'autopsie. Les cadavres n'étaient pas toujours accompagnés de
commémoratifs. Le nombre de pintadeaux autopsiés est en réalité- supérieur à 305. Nous
n'avons pas pris en compte celles effectuées par le laboratoire régional de Tenkodogo. Les
autopsies se sont déroulées dans une salle réservée à cet effet ce qui pourrait laisser
craindre une contamination exogène. Pour chaque autopsie, des prélèvements
systématiques d'organes (foie, coeur, poumons, intestin, parfois rate, sac vitellin et reins)
ont été effectués dans des boîtes de pétri stériles affectées à l'étude. Ces prélèvements sont
directement examinés ou placés au réfrigérateur en attendant les examens bactériologiques
et parasitaires. Nous avons voulu au départ faire des photos des lésions macroscopiques et
des prélèvements pour les examens histologiques, les maladies aviaires présentant des
lésions microscopiques caractéristiques. Cela n'a malheureusement pas été possible car le
laboratoire bien que doté du matériel nécessaire, ne possède pas le personnel qualifié.

3-1-4 Les examens bactériologiques

Le laboratoire n'est pas équipé pour le typage de certains germes tels que Proteus,
Pseudomonas, Salmonelles et Klebsielles. La rupture de stock de milieux de culture ~
spéciaux pour la recherche des champignons et levures ne nous a pas permis d'étaler les
recherches tout au long de l'étude. Les souches isolées devaient être expédiées dans
certains laboratoires (Centre Muraz Bobo-Dioulasso et l'Institut Pasteur de Dakar) pour
confinnation ou le typage. Des contraintes d.'ordre technique et financier nous en ont
empêchées, mais cela n'enlève rien à la validité de nos résultats obtenus.

3-1-5 Les examens parasitologiques

Nous nous sommes contentés de la coproscopie directe et de la collecte mécanique


des helminthes. il eut été intéressant d'associer à la méthode qualitative la méthode
quantitative surtout dans le cas des ookystes de coccidies. Mais notre méthode de travail
était trop lourde ce qui ne nous a pas permis de mener certains examens à bout.
La plupart des examens parasitologiques n'ont pas été réalisés sur des cadavres frais ce
qui ne nous a pas permis d'isoler assez souvent des trichomonas.

3-1-6 Les examens sérologiques

Le sondage sérologique a été mis en oeuvre dans le but de mettre en évidence


l'existence ou non de certaines pathologies aviaires. Nous avions ciblé 7 principales
64

maladies aviaires : entérite hémorragique, maladie de NEWCASTLE, réoviroses aviaires,


maladie de GUMBORO, choléra aviaire, mycoplasmoses aviaires et les salmonelloses
aviaires. Les 7 kits s'élèvent à 3,5 millions. Nos moyens fmanciers ne nous ont pas permis
d'honorer cette facture. Les réactifs contre la maladie de NEWCASTLE nous ont même été
fournis par le PDAV. La technique pour la réalisation des tests d'hémagglutination et
d'inhibition de l'hémagglutination a été utilisée.

3 - 2 RESULTATS DE L'ENQUETE SUR LA CONDUITE DE L'ELEVAGE

Les résultats de l'enquête sur la conduite de l'élevage en milieu rural portent sur
l'habitat, l'alimentation, le système de production, l'état sanitaire et le contrôle des
maladies.

3-2-1 L'habitat et le matériel d'élevage

D'une manière générale, la pintade ne bénéficie pas d'un abri approprié : tout coin
de maison ou abri qui présente une relative sécurité constitue la demeure pour la plupart
des volailles. C'est ainsi que les cases ou les maisons abandonnées, les dessous dd~'·
greniers, sont souvent utilisés pour protéger les animaux contre les intempéries. Les
toitures de maisons, les cîmes d'arbres servent parfois d'abris contre les prédateurs. Ainsi
9 p-lOO des éleveurs ne disposent pas d'abri approprié pour leurs volailles. Mais dans
presque toutes les localités, les pintadeaux bénéficient d'un abri constitué de paniers
tressés soit en paille soit en nervure de palme pour les protéger contre les prédateurs et
pour fa~iliter leur transport aux champs en compagnie de la poule-mère.
Les poulaillers existent le plus souvent mais pas spécifiques aux numidés. Ce sont des
poulaillers communs à toutes les volailles sans distinction d'âge ni d'espèces. Us sont de
constructions sommaires, en banco de forme ronde ou carrée avec une hauteur de 0,80
mètre environ (73 p-lOO), en paille généralement chez les éleveurs peulhs (7 p-lOO) ou
des poulaillers type moderne vulgarisés par le PDAV (11 p-100).
Les poulaillers traditionnels sont peu aérés, mal entretenus et jamais nettoyés souvent une
fois l'an (38,6 p-100). Le plus souvent le nettoyage se fait par souci d'avoir du fumier que
le bien-être animal. Ils sont généralement dotés d'une seule ouverture très étroite qui
permet le passaged'un enfant. Les paysans (98 p-100) ignorent la notion de désinfection
des locaux contre seulement 2 p-lOO. Les toitures très vieilles, les murettes fissurées et
non crépis, le sol non damé sont envahis par de nombreux ectoparasites : poux et argas.
Sachaiit que les argas sont les agents de la spirochètose, il ne serait pas étonnant que cette
65

affection puisse intervenir dans la mortalité des pintadeaux. Des recherches


complémentaires pourraient éventuellement déterminer leur action. En outre ces
constructions maintiennent un intérieur confiné qui entretient un microbisme permanent.
A l'exception des abreuvoirs, les matériels d'élevages sont inexistants. En effet, près de
100 p-l00 des paysans mettent en place un dispositif d'abreuvement. Ce sont des
abreuvoirs de fortune : morceau de canari, bidons usagés, assiettes aménagement fixe en
maçonnerie, bois taillé. Ces abreuvoirs représentent 70 p-l00 contre seulement 17,6 p-l00
des abreuvoirs type CNA vulgarisés par le PDAV en milieu paysan. Il existe donc une
certaine prise de conscience de la nécessité de mettre à la disposition de la volaille de
l'eau même si la qualité fait souvent défaut (10,5 p-l00 des paysans utilisent l'eau des
rivières et des barrages) et les abreuvoirs restent vides la plupart du temps. En période
sèche, ces abreuvoirs sont communs aussi bien aux volailles qu'au petit bétail (mouton,
chèvre) et souvent même au chien. Les abreuvoirs ne sont nettoyés que s'ils manquent
d'eau. Et enfin le matériel n'est pas· adapté à l'âge des animaux. Aussi le même abreuvoir
est installé pour les animaux adultes et pintadeaux ou poussins ne permet pas à ces
derniers d'avoir accès à l'eau sans s'y noyer. L'installation des mangeoires ne constitue pas
une préoccupation pour les paysans car l'aliment est servi à la volée.

3-2-2 L'alimentation

L'apport alimentaire par le paysan n'est qu'un appoint. li est souvent si dérisoire
qu'on est tenté de croire que c'est plus par esprit de domestication qu'il s'effectue. Dans ce
contexte, on ne peut à proprement parler d'alimentation des pintades et de la volaille en
général en milieu rural. En effet, en dehors de quelques rares éleveurs (élevage fermier ou
traditionnel amélioré) d'une proportion de 5,4 p-l00 qui font des réserves de céréales
destinées à l'alimentation des volailles, la majorité des paysans accordent peu
d'importance à l'alimentation de leurs animaux. Ainsi, près de 90 p-l00 des éleveurs se
contentent de jeter quelques poignées de céréales aux volailles le matin à la sortie des
poulaillers. Le complément d'aliment est ree.herché par les pintades elles-mêmes qui
doivent parcourir les alentours des concessions, les buissons pour avoir accès aux restes
de cuisine, aux insectes ou tout autre aliment impropre à la consommation hwnaine. C'est
ce qui explique le fréquent abandon des poulaillers par les pintades lorsqu'elles ne sont
plus alimentées régulièrement ou lorsque des ectoparasites (tiques et poux) envahissent le
poulailler où d'ailleurs aucune volaille ne désire y rester (32). Ce fait oblige certains
éleveurs à répéter l'apport alimentaire le soir juste avant l'entrée au poulailler.
66

Les pintadea~ plus fragiles, bénéficient d'une' attention particulière de la part des
paysans. Ils sont retenus à la maison, à l'ombre, à l'abri des autres volailles et des
prédateurs. Ils leur sont distribués des céréales concassées ou non, des termites, des vers
de terre et des insectes. 87 p-lOO des paysans adoptent ce type d'alimentation pour le
démarrage des pintadeaux.
Bien que le dispositif d'abreuvement soit mis en place, l'eau n'est pas régulièrement servie
ni renouvelée dans la plupart du temps. Mais les paysans perçoivent de plus en plus la
nécessité d'abreuver les pintades qui, ils le savent, sont de petits buveurs.

3-2-3 Le système de production

Le système de production est traditionnel et ce mode d'élevage est le plus répandu


en Afrique au Sud du Sahara (39). Sa caractéristique essentielle est qu'elle est régie par
une technique rudimentaire. C'est un véritable élevage de cueillette car le paysan ne
s'intéresse à ses volailles qu'en période de vente et de ponte. Les produits sont en priorité
destinés à la commercialisation aussi, les besoins d'accroissement de 'la production avicole
paysannale sont déterminés par les perspectives d'amélioration des, revenus monétaires.
Les revenus tirés de cette activité sont généralement destinés à l'acquisition des biens de
consommation et toutes sortes de dépenses personnelles et familiales consenties librement
ou motivées par un besoin pressant ou inattendu (ordonnance, frais' de scolarité, soins des
petit et gros bétail, reconstitution du cheptel etc.).
En milieu rural, la volaille d'une manière générale n'est pas produite pour être
autoconsommée bien qu'elle constitue la viande la plus consommée. L'autoconsommation,
lorsqu'elle s'effectue, est le plus souvent circonstancielle : cérémonies rituelles, tètes
traditionnelles, mariages, réception d'un hôte etc.

3-2-4 Etat sanitaire

En méléagriculture traditionnelle, 75,83 p-lOO des pintadeaux meurent avant l'âge


de 3 mois. Le pic de mortalité se situe aux mois d'Août à Septembre. Les pathologies
dominantes encore non connues s'inscrivent dans un vaste ensemble complexe qui englobe
les conditions d'élevage, l'éleveur et l'environnement socio-productif de la pintade.
Nous ne sommes pas arrivés à poser un diagnostic à partir des symptômes décrits par les
paysans. Dans tous les cas, pour les paysans, toutes les maladies ont à peu près les mêmes
symptômes. Ainsi les pathologies rencontrées sont d'étiologie plurifactorielle. Nous allons
67

traiter les différentes pathologies rencontrées sur le terrain dans les paragraphes
discussion des résultats d'autopsie, bactériologique et parasitaire.
Les traitements appliqués en méléagriculture sont empiriques. Basés sur la pharmacopée
traditionnelle, ces traitements ont plus caractère curatif que préventif. Ainsi, diverses
décoctions d'écorces ou de racines de certains arbres (néré, cai1cédrat, cerisier, baobab
etc.) sont administrées dans l'eau de boisson comme traitement des maladies. Les entérites
et les diarrhées des pintadeaux sont traitées avec de la potasse ou du piment rouge
mélangé à l'aliment. Les parasites internes ne font pas l'objet de traitement mais le remède
le plus utilisé contre les parasites externes est le poudrage de cendre et l'aspersion par les
résidus du beurre de karité.

En abordant cette étude, nous nous sommes engagés dans la connaissance des
facteurs de risques et des troubles sanitaires qui préoccupent au quotidien l'éleveur afin
d'élucider les mécanismes sous jacents aux relations mises en évidence entre les facteurs
de risque et les troubles sanitaires. En mettant l'accent sur l'identification des facteurs de
risque, cette étude a généré une responsabilisation voire une culpabilisation des éleveurs,
position beaucoup moins confortable
. \
que le fatalisme engendré par la venue d'un agent
pathogène. Cette démarche a 20nsisté à donner en priorité à l'homme-éleveur le rôle pivot
dans la maîtrise sanitaire de son cheptel. Les résultats de l'enquête nous ont conduit au
diagnostic de la méléagriculture traditionnelle. Cette méléagriculture révèle des lacunes au
point de vue de l'alimentation, du système de production, de l'habitat, de l'état sanitaire,
de l'insuffisance d'encadrement et met en hunière les potentialités génétiques lesquelles
sont insuffisamment exprimées compte tenu de l'environnement précaire dans lequel
évoluent les pintades. Nous reviendrons sur ces différents aspects dans la troisième partie
consacrée aux propositions d'amélioration mais nous allons dégager les principales erreurs
qui peuvent jouer un rôle dans la mortalité.

3-2-5 Les principales erreurs constatées dans les élevages traditionnels des
pintades au Burkina-Faso

Les principales erreurs constatées dans les élevages traditionnels sont :


1 - le manque de locaux ou le surpeuplement et l'insuffisance d'aération des locaux.
2 - la présence dans un même élevage, de volailles d'espèces et d'âge différents: élevage
hétérogène
3 - la présence d'abreuvoir de fortune et l'absence de mangeoire.
68

4 - les abreuvoirs non adaptés, non nettoyés et très souvent vides ou communs avec le
petit bétail (moutons et chèvres).
5 - l'intérieur des poulaillers non damé, murs non crépis avec une litière insuffisante, mal
entretenue (trop humide ou trop poussiéreuse).
6 - l'absence de programme alimentaire avec une alimentation insuffisante, déséquilibrée,
carencée ne permettant pas une croissance et une production animale.
7 - l'absence d'une connaissance précise des conditions idéales pour le bien-être animal.
8 - l'absence de programme de prophylaxie et mauvais schéma d'application des
traitements.
9 - le manque d'hygiène, de propreté, de surveillance sanitaire dans les élevages.
10 - l'absence ou l'insuffisance de nettoyage et de désinfection des poulaillers. L'absence
totale du vide sanitaire.
Il - l'absence de contrôle de la mortalité, de la consommation alimentaire et de la
production.
12 - l'absence de précautions totales et de surveillance pour tous les différents stress dont
les principaux sont : stress alimentaire, stress parasitaire, stress infectieux, stress
vaccinaux et stress de l'environnement.

3-3 RESULTATS DE L'ENQUETE ANATOMO-CLINIQUE

3-3-1 Signes cliniques observés

Les signes cliniques observés dans les élevages suivis n'ont pas permis de poser un
diagnostic clinique à partir duquel le praticien pourrait envisager un traitement. Des signes
cliniques observés, seule la variole a pu être diagnostiquée.
Les enquêteurs recrutés pour le suivi des pintadeaux n'étaient pas aguerris aux méthodes
de diagnostics cliniques des maladies aviaires. Les rares informations qu'ils ont collectées
n'ont pas été systématiquement prises en compte. Au total, les signes observés ont permis
la suspicion d'un certains nombres de maladies aviaires qui doivent être confirmées par
les autopsies et les examens complémentaires : bactériologie et parasitologie.

3-3-2 Résultats des autopsies

Des autopsies, 12 lésions principales ont été recensées avec des associations
fréquentes. Certaines formes d'association constituent des ensembles disjoints pour
lesquels il ne se pose pas de difficulté. A l'inverse, d'autres formes sont difficiles
69

d'interprétation et montrent les limites d'une autopsie. En leur présence, on peut suspecter
une association de plusieurs maladies ou une localisation plurifocale d'un même agent
pathogène. Ce qui explique la notion de diagnostic différentiel. Rechercher les causes
possibles des différentes lésions et les comparer une à une afin d'établir une liste de
suspicion et dégager les dominantes pathologies serait une méthode d'approche très
intéressante. Mais nous nous contenterons des tendances dégagées à partir de la figure 10.
A la vue des lésions observées et de leurs associations, il est possible de suspecter un
certain nombre de maladies ou de poser un diagnostic de confirmation dans d'autres cas.

Figure 8: FREQUENCE DES LESIONS

0
L1 L2 L3 L4 LI 16 L7 LI LI L10 L11 L12

LEGENDE

LI = intestin et caecum L7= coeur


L2= proventriculite et gésier L8= rems
L3= cloaque L9= bourse de Fabricius
u= foie LlO= muscles
L5= rate et pancréas LU = appendices céphaliques
L6= appareil respiratoire L12= appareil locomoteur
70

3 - 3 - 2 - 1 La maladie de GUMBORO

Elle se caractérise généralement par des lésions de bursite (L9) de néphrite (L8) et
des pétéchies sur le muscle et le proyentricule (LlO, L2) (2). Ces lésions observées sont
rarement isolées. Le plus souvent, deux lésions sont associées quelquefois trois voire plus.
Chez certains sujets on peut suspecter une association maladie de GUMBORO et maladie
de NEWCASTLE, car on trouve souvent des néphrites associées à des lésions de l'appareil
digestif (LI surtout). Chez d'autres, à ces deux lésions, s'ajoutent soit des pétéchies sur le
muscle, soit une bursite. Mais, en tout état de cause, à partir des seules lésions de bursite,
19,67 p-lOO des sujets (60 sur 305) sont suspects de la maladie de GUMBORO.

3 - 3 - 2 - 2· La maladie de NEWCASTLE

Les lésions caractéristiques de la maladie de NEWCASTLE sont celles de l'appareil


digestif (entérite et pétéchie sur la muqueuse du proventricule). TI ne nous a pas été donné
d'observer ces lésions caractéristiques car les lésions LI sont de loin les plus importantes. , -
Dans certains cas, nous avons observé des lésions d'entérite associée à des pétéchies sur
la muqueuse du proventricule. Dans ce cas précis il nous est difficile de situer
l'importance de cette pathologie dans les élevages de pintades. Toutefois, le PDAV
préconise la vaccination des pintadeaux contre la maladie de NEWCASTLE.

3 - 3 - 2 - 3 Les lésions de l'appareil digestif

Les lésions de l'intestin et du caecum sont de loin les plus importantes 80 p-IOO
(244 sur 305). Ces lésions sont le plus souvent associées aux lésions hépatiques 80,33 p-
100 (245 sur 305). En l'absence de pétéchies sur la muqueuse cloacale et du
proventricule, on peut être amené à suspecter diverses maladies bactériennes et
parasitaires ou d'étiologie inconnue :
- Salmonellose
- Syndrôme entérite = entérite-frilosité~ entérite-typhlite
- candidose
- Colibacillose
- Syndrôme hémorragique
- Spirochètose
- Choléra aviaire qui se traduit par des lésions hémorragiques et des
périhépatites (2).
71

3 - 3 - 2 - 4 Les lésions de l'appareil respiratoire

Les affections respiratoires semblent importantes à la we des lésions (L6) 57,4 p-


100 (175 sur 305 sujets). Ces lésions sont le plus souvent associées à d'autres lésions.
En prenant en compte uniquement les lésions respiratoires, on pe~t suspecter:
1
- les mycoses dont l'Aspergillose qui se traduit par des nodules gris-
jaunâtres (4) (10). . 1

- la maladie respiratoire chronique (MRC) qui se traduit par des


lésions du sinus et un amalgame de symptômes (34). 1

- les Mycoplasmoses :
1

- le Coryza infectieux i
Les associations de lésions des poumons ou de sinus avec les lésions du tube digestif (LI
et L2) peuvent faire penser à d'autres pathologies. 1

3 - 3 - 2 - 5 Les lésions osseuses

Très peu de cas ont été observés. La déformation du bréch~ten forme de "s" (5 sur
305 sujets) traduit des troubles osseux qui correspondent (au rachitisme (2). La
malformation des pattes (LI2) qui se traduit par des pattes arquées 3,3 p-IOO (8 sur 305
sujet~) a été exclusivement observée sur des pintadeaux obtenus pk incubation artificielle.
Elle semble être un défaut de l'incubateur ou de l'éclosion. Elle pbut être uni ou bilatérale.
1
Les sujets présentant cette malfonnation meurent le plus souvent d'inanition.
1

3 - 3 - 2 - 6 La proventriculite

Les lésions caractéristiques de la proventriculite sont 1'hyp,ertrophie et la flaccidité


\
de cet organe avec une atrophie et un ramollissement de gésier (L2). Il nous a été donné
d'observer ces lésions sur 23 sujets (7,54 p-IOO des autopsies) della classe d'âge de 4 à 7
semaines d'âge. Ces lésions ont été observées en association avec des lésions de bursite
(L9), des muscles (LlO). 1

3 - 3 - 2 - 7 La pancréatite 1

Elle sc caractérise par une décoloration du pancréas qui ld


l'aspect jllUllâtre et
1

dur souvent hémorragique (22). Nous avons observé ces lésions au cours des autopsies.
72

Nous pensons que une étude doit être menée sur cette entité pathologique pour en son
importance

3 - 3 - 2 - 8 La variole aviaire

Nous n'avons pas observé de cas au cours des autopsies. Mais nous avons
rencontré des cas dans les élevages traditionnels où les pintadeaux et poussins cohabitent
ensemble. Ces cas ont été observés dans les élevages des provinces du Boulgou (Zabré) et
du Houet (Béréba). La variole aviaire ne semble pas être une pathologie dominante chez
les pintadeaux.
Al'exception de la variole que nous avons observée uniquement dans les élevages
traditionnels, les autres affections ont été retrouvées dans les deux types d'élevage.

Sur le plan économique, l'importance de certaines affections varient suivant le type


d'élevage: C'est le cas des affections digestives et respiratoires. En élevage amélioré, elles
sont très importantes en ce sens qu'elles évoluent le plus souvent sous une forme
chronique avec des répercussions sur les performances zootechniques. En élevage
traditionnel, leur importance est secondaire compte tenu du manque de rigueur quant à la
rentabilité de r élevage. Dans tous les deux cas, elles occasionnent d'importantes pertes
dues essentiellement à la mortalité très précoce des pintadeaux. A l'inverse, les affections
digestives sont principalement des affections graves très souvent mortelles.

3-4 Résultats des examens bactériologiques

Six souches bactériennes au moins ont été isolées. La plupart du temps, l'espèce
n'a pu être identifiée avec précision. Certaines de ces souches ont un pouvoir pathogène
'évident, alors que d'autres nous amènent à émettre des réserves.

3-4-1 Les salmonelles

Toutes les salmonelles libèrent des toxines et possèdent un pouvoir pathogène


variable (24) . Chez les oiseaux, on distingue deux groupes de pathologies : les typhoses
et les paratyphoses.
- Salmonella pullorum - gallinarum responsable de la pullorose ou de la
typhose s~vant l'âge des sujets.
73

- Salmonella paratyphi A et B, gennes spécifiques de 1'homme, mais qui


peuvent être hébergés par les animaux dont les volailles.
Nous avons isolé 3 types de salmonelle: Salmonella paratyphi A et B et salmonella sp qui
n'a pu être identifié. Mais nous pensons qu'il s'agit d'une salmonelle spécifique de la
pintade. La maladie survient sur des pintadeaux de 1 à 4 semaines, il arrive qu'elle soit
très précoce (se jours) au milieu des poussins et des autres espèces de la basse-cour.
Salmonella paratyphi A et B ont été isolées sur des animaux de plus d'un mois d'âge.
Devant la pluralité des sérotypes du genre salmonella, il serait intéressant de mener de
nouvelles investigations plus poussées afin de préciser le sérotype. Pour 1'heure, il est déjà
connu que le sérovar typhimirium est plus fréquent et plus meurtrier chez la pintade. En
effet salmonella typfzimirium lysotype 37 est particulièrement pathogène pour notre
espèce (Labo - bio - chêne vert) (22). La salmonellose est bien connue des éleveurs qui
l'appellent sous le vocable de maladie du "gros coeur, gros foie".

3-4-2 Les colibacilles

Les colibacilles isolés au niveau de l'appareil respiratoire et des annexes du tube


digestif peuvent être considérés comme pathogènes car n'etant pas dans leur localisation
habituelle. Dans le cas de r appareil respiratoire, leur rôle est prouvé dans la maladie
respiratoire chronique due à un mycoplasme (24). Pour les autres organes, sans remettre
en cause ce rôle, leur présence pourrait s'expliquer également par la possibilité, soit d'une
bacillémie pré-agonique, soit d'une contamination au moment des prélèvements.

3-4-3 Le genre proteus

Gennes de putréfaction des produits d'origine animale, le genre proteus a été le


plus souvent isolé dans les deuX'types d'élevage 23,04 p-l00 et 10,23 p-l00 sans être
identifié. Les symptômes et les lésions observés sont très diversifiés. Nous avons isolé ce
genre aussi bien sur des cadavres que sur des animaux sacrifiés. Tout en émettant des
réserves quant à leur pouvoir pathogène pouvant entraîner des entérites et de diverses
septicémie, nous préconisons des nouvelles investigations poussées pour élucider
l'incidence de ce genne dans la pathologie des pintades par des essais de reproduction de
la maladie chez les sujets sains et des oeufs' embryonnés. Il est à noter également que dans
les conditions naturelles, si on ne prend pas de précautions, les proteus sont des germes
qui souillent les milieux de culture (2).
74

3-4-4 Le genre pseudomonas

Ce genre n'a pas été identifié. Mais l'espèce Pseudomonas aeruginosa est
pathogène pour le poulet, les dindons et le pigeon. L'aviculture traditionnelle se
caractérise par un mélange d'âge et d'espèces. C'est donc un élevage hétérogène et à ce
titre. il est possible de retrouver ce germe chez les pintadeaux. Le genre Pseudomonas a
un pouvoir pathogène étendu (24). Là aussi. des recherèhes poussées s'avèrent nécessaires
pour situer l'impact du genre Pseudomonas dans la pathologie des pintades.

3-4-5 Le genre Enterobacter et le genre Klebsiella

Ce sont des germes qui semblent avoir une incidence limitée en pathologie aviaire
d'une manière générale. Sans pouvoir se prononcer sur leur rôle pathogène dans les cas
rencontrés. nous pensons qu'il serait intéressant de pousser les investigations pour sitUer
leur importance dans la pathologiè des numidés.
Si les salmonelloses et les colibacilloses peuvent être considérées comme des
pathologies dominantes chez les numidés. les germes comme proteus. pseudomonas.
klebsiella, entérobacter apparaissent les plus souvent comme des complications fréquentes
des affections aussi bien infectieuses virales ou bactériennes que parasitaires..Nous les
considérons donc comme des pathologies secondaires.
En revanche la pasteurellose, la spirochètose. maladies à forte incidence économique,
n'ont pu être identifiées au cours de notre étude même si les autopsies nous ont parfois
fait penser à ces entités pathologiques dont nous ne doutons pas de leur présence en
aviculture traditionnelle.

3-5 Résultats des examens parasitologiques

Six espèces de parasites ont été recensées.

3-5-1 Les trichomonas

TI s'agit de Trichomonas gallinae agent de la trichomonose particulièrement


meurtrière chez la pintade. Elle a été décrite pour la première fois au Burkina-Faso par
SAUNDERS en 1984 (41). Ces parasites ont été plus souvent isolés en association avec
d'autres parasites surtout les coccidies. La trichomonose figure dans le tableau des
pathologies dominantes des numidés. Elle sévit exclusivement pendant la saison
75

pluvieuse, période de prolifération massive des parasites de toutes sortes. Les observations
de terrain et les autopsies nous amènent à penser que la trichomonose sévit le plus souvent
en association avec d'autres parasitoses et des affections infectieuses primaires ou
secondaires. Nous avons amené, lors des visites d'élevage, des animaux malades
présentant les symptômes caractéristiques de la trichomonose tels, que décrits dans la
littérature. Nous avons constitué deux lots. Au 'premier lot, il a été administré un
traitement contre la trichomonose : vermifuge spécial pintade (VSpND) à la dose indiquée.
Le deuxième lot a été sacrifié et des trichomonas, des taenias, des gennes bactériens :
E.coli, proteus et pseudomonas ont été isolés. Le premier lot a péri malgré le traitement.
Toutefois les examens de laboratoires n'ont pas permis l'isolement ni des trichomonas
mais aussi des ookystes de coccidies et les gennes bactériens précités. Cette expérience a
été répétée plus d'une fois et les mêmes résultats ont été obtenus.Ce qui nous amène à
émettre des réserves sur le rôle pathogène des trichomonas dans la mortalité des
pintadeaux.

3-5-2 Les coccidies

La coccidiose est omniprésente en milieu rural. Ceci tient en fait aux mauvaises
conditions d'élevage. Elle apparaît comme une pathologie importante en méléagriculture.
En effet 64,97 p-lOO de parasites isolés dans les élevages améliorés sont des ookystes de
coccidies contre 47,85 p-lOO dans les élevages traditionnels.Ces espèces n'ont pas été
identifiées,mais selon LECOZ (22) les espèces pathogènes pour la pintade sont EMERIA
numidae et EMERIA grenieri. Ces parasites sont isolés le plus souvent en association avec
d'autres parasites : trichomonas et helminthes. On rencontre ainsi de fréquentes
associations de la coccidiose soit avec l'entérite typhlite, soit avec d'autres parasitoses,
soit avec des maladies infectieuses virales ou bactériennes. En méléagriculture
traditionnelle l'exception est de ne pas en trouver.
En somme la coccidiose de la pintade est une maladie importante parce que fréquente,
économiquement coûteuse et de diagnostic difficile. Elle constitue à côté de la
trichomonose les deux dominantes maladies parasitaires chez les pintadeaux.

3-5-3 Candida albicans

Nous n'avons pas pu étaler la recherche des levures et des champignons dans le
temps car le laboratoire était en rupture de stock. La culture de ces parasites nécessite des
milieux spéciaux. Ainsi ce parasite a été isolé à partir des prélèvements provenant des
76

,élevages améliorés soit 13,82 p-l00 des gennes isolés en bactériologie. Le genre candida
a été isolé le plus souvent en association avec d'autres gennes bactériens : E.coli,
klebsiella.... Les lésions observées à l'autopsie nous pennettent en plus des cultures
bactériennes d'affmner l'existence de la maladie: la candidose du jabot dont nous avons
déjà décrit les lésions dans les résultats d'autopsie (22). Elle sévit le plus souvent en
association avec d'autres maladies qui peuvent être primaires ou secondaires.

3-5-4 Les helminthes

3 - 5 - 4 - 1 Les ascaris

En milieu villageois, les ascaris sont le plus souvent rencontrés en association avec
les taenias, les coccidies et les trichomonas. Nous les avons rencontrés .chez les tout
jeunes pintadeaux. Ils représentent 17,51 p-l00 des espèces de parasites isolées dans les
élevages améliorés et 10,71 p-l00 dans les élevages traditionnels. Si dans les élevages
améliorés, ce sont surtout les oeufs qu'on rencontre dans les élevages traditionnels par
contre ce sont les adultes' qui sont le plus fréquemment rencontrés. Les ascaris fonnent
avec les taenias les helminthes les plus importants chez les pintades.

3 - 5 - 4 - 2 Les taenias

Cette espèce de parasite a été isolée à partir des écouvillonnages et des tubes
digestifs récoltés en élevage traditionnel. Ils représentent 20 p-l00 des parasites isolés
dans ce type d'élevage. Ces helminthes sont intimement associés aux parasites déjà
énoncés ci-dessus. Pratiquement au Burkina-Faso, une pintade en milieu villageois sans
taenias et ascaris est une exception (32). Généralement les jeunes' tout comme les adultes
sont fortement infestés. Taenias et ascaris occupent toute la lumière intestinale fonnant
des occlusions intestinales parfois des perforations avec toutes les conséquences.

3-5-5 Les tétramères

Les tétramères sont des parasites du proventricule. Nous les avons isolés à partir
des élevages traditionnels. Ils ne semblent pas être à l'origine d'une infestation massive
chez les pintadeaux: 3,57 p-l00 seulement des espèces de parasites isolés.


77

3-5-6 Les ectoparasites

Les principaux parasites externes sont les argas, les poux et les puces. Ils sont très
répandus dans les exploitations traditionnelles. Argas et poux se rencontrent
exclusivement pendant la saison pluvieuse.

3 - 5 - 6 - 1 Les argas

Les argasidés sont des vecteurs de la spirochètose chez les volailles (2). Leur
présence dans les élevages tient aux conditions d'habitat et au système de production. Ils
s'abritent le jour dans les fissures des poulaillers et sortent la nuit pour accomplir leur
action spoliatrice. Les animaux s'infestent également à l'occasion de la recherche
d'insectes dans les champs et buissons. Sur l'animal, on les trouve fixer sur le cou, les
barbillons, les orifices auriculaires et sous les ailes. Ils sont le plus souvent associés aux
poux rouges. Lors d'infestation massive, les oiseaux meurent par suite d'anémie, de
libération de toxine en association avec d'autres endoparasito~es et des maladies
infectieuses.

3- 5- 6- 2 Les poux

Les poux rouges ou dermanysses sont des parasites hématophages tout comme les
argasidae. Ils se cachent et se fixent dans les mêmes endroits que les argas. On les
rencontre exclusivement pendant la saison hivernale. On peut en dénombrer plus d'un
millier sur un seul sujet. Il ya lieu donc de s'intéresser à cet ectorapasite à côté des argas
pour en déterminer leur réel impact sur la pathologie des numidés. Ils peuvent occasionner
des pertes lors d'une infestation massive. Ce sont les pintadeaux qui payent le plus lourd
tribut.
Les poux de plumage ont été rarement observés sur les pintadeaux dans les élevages. Les
pintades semblent ainsi peu sujettes à cette parasitose. Leurs actions perverses se
manifestent surtout chez les poules en couvaison qui le plus souvent abandonnent leurs
nids.
En résumé, argas et dermanysses dominent le tableau des ectoparasites en
méléagriculture traditionnelle. Ces ectoparasites sévissent en saison pluvieuse. A cette
période, l'exception est de ne pas en trouver. Au delà de leur rôle hématophage, ils sont
des vecteurs de la spirochètose pour les argas et de la pasteurellose aviaire pour les poux
rouges: Dermanyssus gallinae.
78

3-6 Résultats des examens sérologiques

Au Burkina, aucune enquête séro-épidémiologique de grande envergure n'a été


réalisée chez les pintades. BESSIN et al (1993) ont tenté un sondage sérologique de la
maladie de GUMBORO sur les volailles abattues au niveau de la ville de Ouagadougou.
Ce sondage a révélé un taux de positivité de 8,2 p-l00 chez les pintades (3).
Notre enquête sérologique sur la maladie de NEWCASTLE a concerné les pintadeaux de 0
à 3 mois d'âge des deux types d'élevages de 5 provinces réparties dans les deux zones éco-
climatiques. Les taux de positivité varient de 0 à 0,66 p-l00 dans les élevages améliorés et
de 7,3 à 19,63 p-IOO dans les élevages traditionnels. L'interprétation de ces résultats
. dépend de l'origine des anticorps (post-infectieux ou post-vaccinaux).

3-6-1 En élevage amélioré

Le test a été réalisé sur des oiseaux provenant de 3 provinces différentes. Trois cent
quinze sérums ont subi le test. Les titres obtenus sont les suivants.

Tableau 35: Résultats sérologique en élevage amélioré par titre et par province

Provinces 0 5 10 20 40 80 160 320 totaux


Boub~ou 143 37 2 4 0 1 - - 187
Rouet 49 27 11 2 - - - - 89*
Kadiogo 32 7 - - - - - - 39
TOTAUX 224 71 13 6 0 1 0 0 315

il se dégage deux groupes des sujets :


- les sujets dont les sérums renfennent peu ou pas d'anticorps (titre 0 à 20) soit
99,68 p-l00 (314/315). La faiblesse des anticorps a deux causes. Les sujets de l'élevage de
la province du Houet ont été vaccinés contre la maladie de NEWCASTLE avec le vaccin
huileux de LAPROYET ITA-NEWND ~ais la prise vaccinale est mauvaise.
La deuxième cause est que les sujets n'ont pas été vaccinés alors que le Burkina se trouve
dans une zone d'enzootie de la maladie de NEWCASTLE.
- un seÙ1 sujet a présenté un titre en anticorps supérieur à 20 soit 0,32 p-lOO. On
pourrait suspecter la présence du virus dans les élevages car l'état sanitaire n'est pas
satisfaisant dans la plupart des "poulaillers". Le virus pourrait donc être présent au sein de
79

l'élevage en général et une contamination des différents bâtiments n'est pas impossible
compte tenu des mouvements du personnel et de la proximité des élevages traditionnels
environnants.

3-6-2 En élevage traditionnel

En fonction des provinces, nous obtenons des titres qui se répartissent comme
l'indique le tableau suivant:

Tableau 36: Résultats sérologiques en élevage traditionnel

Provinces 0 5 10 20 40 80 160 320 totaux


Boulgou 62 37 - - - - - - 99
Houet 70 12 - - - - - - 82
Kadiogo 24 27 19 9 14 15 13 2 123
Kossi 5 3 - - - - - - 8
Oubritenga 24 1 - - - - - - 25
TOTAUX 185 80 19 9 14 15 13 2 337

Dans la province du Kadiogo, les prélèvements ont été effectués dans le village de
Wapassi sur un élevage vacciné contre la maladie de NEWCASTLE avec le même vaccin
huileux. Dans les autres provinces, les élevages n'ont reçu aucun traitement.
On constate que les sujets vaccinés ont présenté des titres en anticorps progressif de 20 à
320. Ce qui pourrait s'expliquer par l'installation progressive d'une immunité. Par contre
85,94 p-lOO des sujets ont présenté un titre hémagglutinant nul ou faible. Ces sujets sont
apparemment bien portant au milieu des poulets qui font la maladie. Cet état de fait
associer aux lésions digestives disparates observées au cours des autopsies pourrait
incriminer la maladie de NEWCASTLE dans la mortalité des pintadeaux.

3-7 Influence éco-climatique

Au Burkina, les pintadeaux sont produits pendant la période la plus humide de


l'année. Cette période est marquée par la mortalité massive des pintadeaux.
Le facteur écologique ne semble pas jouer un grand rôle dans la pathologie des
pintadeaux. En effet nous avons enregistré des taux de mortalité de 76,6 p-lOO et 56 p-lOO
80

dans les élevages améliorés et les élevages traditionnels de la zone soudano-guinéenne


alors que ce taux est de 83 p-IOO pour les élevages de la zone soudanienne. Si la zone
écologique n'a pas Wle grande influence dans la pathologie des pintadeaux. le climat par
contre y joue Wl grand rôle. C'est pendant la saison pluvieuse que l'on enregistre les plus
grandes pertes. L'impact du climat diffère d'Wl mois à l'autre. La figure 6, page 59
présente la répartition de la mortalité des pintadeaux par mois et par élevage. Cette forte
mortalité massive pendant cette période de l'année pourrait s'expliquer par les différents
phénomènes de stress (intempéries, humidité etc.), la prolifération excessive des
ectoparasites (argas, poux rouges), les conditions précaires de l'habitat (humidité des
litières entretenant Wl microbisme permanent), et les eaux stagnantes des mares ou
artificiellement installées qui sont de véritables cultures d'agents pathogènes. Le climat
constitue donc Wl des facteurs le plus important de mortalité des pintadeaux mais il agit
en syn~rgie avec d'autres facteurs.

3-8 Influence de l'âge

L'âge joue également Wl grand rôle dans la mortalité des pintadeaux. Soixante-cinq
65 p-IOO des pintadeaux meurent avant 6 semaines d'âge et 77 p-IOO à 10 semaines d'âge
(figure 7, page 60). Ces données montrent bien qU'Wle attention particulière doit être
accordée aux pintadeaux pendant les toutes premières semaines de vie. Cette période
représente la phase la plus délicate et la plus importante sur le double plan zootechnique
et pathologique. A cet âge les pintadeaux sont sujets aux entérites d'origines diverses.

3-9 Influence du type d'élevage

Le type d'élevage n'a pas Wle grande influence dans la mortalité des pintadeaux.
On a enregistré Wl taux respectif de 78,43 p-IOO et 78,84 p-IOO pour les élevages
améliorés et les élevages traditionnels. En élevage amélioré comme en élevage
traditionnel, les pintadeaux bénéficient d'Wle attention particulière par rapport aux autres
espèces de volailles.
3 -10 Les pathologies dominantes

Les investigations nous ont pennis de nous rendre compte de la pluralité de la


pathologie des numidés au Burkina (figure II, page 86). On distingue diverses catégories:
- des pathologies dominantes : c·olibacillose, salmonellose, helminthose,
trichomonose et dans une moindre mesure la coccidiose.
81

- des maladies méconnues : maladie du GUMBORO, proventriculite, pancréatite


- des maladies dont l'importance reste à vérifier: c'est la plupart des maladies
infectieuses dues aux souches bactériennes isolées (proteus, klebsiella, pseudomonas, )
- des maladies qui semblent avoir une incidence limitée : variole, candidose,
aspergillose~ maladie de NEWCASTLE.

Figure 9: LES PATHOLOGIES DOMINANTES

5% 2%
3%

• Trichomonose
.. Coccidiose
• Ascaridiose
CTaenlasis
• ColibaclUose
Il Salmonellose
• Candidose
• GUMBORO
• Proventrlcullte
• Pancreatite
• Aspergillose
• Autres

8%

" A l'état de nos connaissances, l'ensemble de cette pathologie cause un préjudice


important pour l'élevage de la pintade, ce qui rend nécessaire la mise en oeuvre d'une
lutte.
82

TROISIEME PARTIE

PROPOSITION D'AMELIORATION DU DEVELOPPEMENT


DE L'ELEVAGE DE LA PINTADE AU BURKINA-FASO
83

CHAPITRE 1 : PROPOSITION D'AMELIORATION DE LA CONDUITE DE


L'ELEVAGE

Le diagnostic fait sur la méléagriculture révèle des lacunes du point de vue santé,
alimentation, système de production et environnement. On note également l'insuffisance
de l'encadrement et de l'étude des pathologies dominantes des pintades. Ce constat négatif
qui est aussi valable pour l'ensemble du continent, interpelle enseignants, chercheurs,
étudiants et agents du développement rural à plus de responsabilité pour une promotion de
cette activité génératrice de revenu pour les paysans et de laquelle sont tirés plus de 99 p-
100 des productions nationales des pintades. Les domaines prioritaires auxquels la
recherche devra s'intéresser nous semble : la santé, l'alimentation, le système de
production et l'habitat. Les travaux d'ordre génétique bien que nécessaires, ne constituent
pas pour l'heure une priorité dans la mesure où leur efficacité est liée aux domaines
précités.

1 - 1 L'alimentation

L'alimentation a une grande influence sur la croissance, la résistance aux maladies


et la productivité des animaux. Mais le comportement alimentaire de l'animal est orienté
par 1'homme : le choix de l'aliment en nature, en qualité, en quantité, la constitution des
réserves et la compétition avec l'alimentation hwnaine (35). Ainsi l'alimentation constitue
un sérieux facteur limitant en production avicole au Burkina. Essentiellement à base de
céréales, celle-ci rentre en concurrence directe avec l'alimentation hwnaine dont les
céréales constituent la principale ressource en Afrique. L'apport insignifiant d'aliment à la
volaille par le paysan peut s'expliquer par cet état de choses. Nous pensons qu'il faudrait
envisager l'utilisation des matières autres que celles conventionnellement retenues. Dans
cette perspective, une attention particulière devra être mise sur le développement et la
vulgarisation des sources de protéines traditionnellement reconnues et utilisées, tels que
les insectes, les termites, les asticots, les vers de terre, les légumineuses non comestibles
et les résidus de récolte. Ces nouvelles sources d'alimentation pourraient rentrer dans la
composition de l'aliment élaboré pour la volaille dans le but d'établir une fOtmule
alimentaire spéciale pintade.
84

1 - 2 Le système de production

Le système de production constitue une préoccupation majeure en aviculture rurale


d'une manière générale. n est influencé par diverses contraintes d'ordre technique,
écologique et financière. Les techniciens africains ont été, pendant longtemps, désorientés
sur le comportement du paysan africain. Ainsi, le système de production traditionnel,
jusqu'alors le plus répandu en Afrique, se justifie par le souci de diversifier les sources de
revenus : association aux cultures vivrières de subsistance de quelques cultures
spéculatives et d'un petit élevage autour des concessions. Le paysan va préférer alors des
revenus faibles mais sûrs aux revenus élevés et risqués. L'aviculture villageoise, selon le
paysan, ne peut pas constituer une source principale de revenu et assurer sa subsistance;
ce qui se justifie en partie par l'obligation de la volaille de recherche elle-même le
complément alimentaire. Nous pensons que l'aviculture rurale et particulièrement la
méléagriculture a une capacité d'évolution vers le système semi-intensif voire intensif. Ce
système de plus en plus intensif ne devrait pas remettre en cause les pratiques actuelles
mais chercherait plutôt à les améliorer par quelques innovations moins coûteuses et
d'application facile pour le paysan. Dans cette perspective, la recherche d'une technologie
appropriée devra conduire à la conception d'abris et d'équipements (mangeoires,
abreuvoirs) efficaces et économiques.

1 - 3 L 'habitat et les équipements d 'élevage

L'importance que revêt l'habitat dans l'équilibre physiologique des animaux n'est
par perçue par les paysans. Le poulailler sert le plus souvent à protéger les oiseaux des
prédateurs, des intempéries, et des vols. n est indispensable dans ces conditions de mener
une vaste campagne de sensibilisation et de vulgarisation au niveau des éleveurs. Cette
campagne de formation, vulgarisation et sensibilisation doit se baser sur des réalisations
concrètes : modèles d'habitats, de mangeoires et d'abreuvoirs facilement réalisables à
partir des matériaux locaux. L'habitat pourra être d'une hauteur assez élevée l,SOm
environ, le sol bien damé, murs crépis avec des ouvertures convenables et de nettoyage
facile. Dans cette perspective, le type d'habitat, d'abreuvoir et de mangeoire vulgarisés
par le PDAVs'adapte aussi bien aux élevages traditionnels qu'aux élevages améliorés.
Les abreuvoir et les mangeoires doivent être adaptés à l'âge et à la taille de l'élevage (Voir
figure 12).
85

Figure 10 : Abreuvoir et mangeoire

(\
'U

1 - Abreuvoir type CNA vulgarisé par le PDAV

~=====~
-- . ~
1

2 - Mangeoire en bois vulgarisé par le PDAV


86

1 - 4 L 'état sanitaire

La méléagriculture Burkinabè est. confrontée à un ensemble de causes


multifactorielles entraînant une forte mortalité des pintadeaux de 0 à 3 mois. Son
développement passe nécessairement par la maîtrise de l'état sanitaire, du contrôle des
affections. Ainsi un accent particulier devra être mis sur :
- le contrôle rigoureux du développement des pintadeaux de 0 à 3 mois
-les mesures générales d'hygiène et de prophylaxie pour une meilleure maîtrise de
l'état sanitaire des oiseaux par la mise en place d'un programme national de vaccination et
de traitements des pathologies dominantes
- la déclaration obligatoire de tout foyer de maladie
-l'établissement d'une carte épidémiologique.
87

CHAPITRE II : PROPOSITION D'UN PLAN DE DEVELOPPEMENT


DE L'ELEVAGE DE LA PINTADE

Le développement de l'élevage de la pintade porte sur des mesures générales d'une


part et sur les programmes de prophylaxie d'autre part.

2 - 1 MESURES GENERALES

2- 1- 1 L'habitat

2 - 1 - 1-1 Elevage traditionnel

L'amélioration de 1'habitat en milieu rural permettra de minimiser les facteurs de


risques et une meilleure domestication des pintades. L'habitat des oiseaux doit être
spacieux, propre, bien aéré et de nettoyage facile. A cet effet, le poulailler type PDAV
répond bien aux conditions du milieu. Mais un travail de sensibilisation et de
vulgarisation reste à entreprendre car seulement 5 p-lOO des paysans enquêtés connaissent
l'existence de ce type de poulailler (schéma 2).
- les murs sont en banco et crépis à l'intérieur comme il l'extérieur
- le sol surélevé et bien tassé pour permettre un nettoyage facile
- pour une bonne aération, il ya 3 fenêtres diamétralement opposées (Nord-Sud)
avec barreaux en bois, si possible en grillage
- une porte en tôle ondulée pour permettre le passage d'un homme afin de faciliter
le nettoyage et la désinfection
- le toit est en chaume et devra être renouvelé tous les 2 ou 3 ans du fait du
pourrissement de la paille.
Ce poulailler conçu pour 25 à 50 pintades devra être implanté dans des endroits non sujets
aux inondations, humidités tels que les bafonds.

2-1-1-2 En élevage amélioré

Le bâtiment d'élevage sera le même que celui utilisé pour l'élevage des poulets de race.
Mais ce local donnera sur deux ou trois parcs grillagés de petite maille et d'une hauteur
d'environ 2m. Les pintadeaux seront élevés en claustration totale jusqu'à l'âge de 6 à 8
semaines avant leur mise sur le parcours. Les abreuvoirs et mangeoires seront installés
88

dans le parc. Les pintades éjointées auront accès au parc dans la journée et la nuit elles
s'abriteront dans le bâtiment.

Schéma 2 : Poulailler traditionnel amélioré

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2-1-2 Hygiène générale de 1'élevage

2-1-2-1 Habitat

Une bonne maîtrise de 1'hygiène générale nécessite :


:~ - un bon habitat spacieux de nettoyage et de désinfection facile
- avec un sol damé, les murs crépis, bien aéré et exempt de parasites externes
(poux, tiques...).
En milieu rural où l'élevage est très hétérogène (mélange d'âge et d'espèces), on tâchera
de placer des perchoirs soit en banco soit en bois pour les pintades. Ce qui permettra
d'éviter le contact direct pintades-poulets. On incitera les paysans à nettoyer le poulailler
au moins une fois par mois et pendant la saison pluvieuse le nettoyage se fera au rythme
une fois toutes les deux semaines.
Les cages portatives et les mues ou poussinières pour les pintadeaux doivent être
nettoyées ou mieux désinfectées après le passage d'une bande.
La température ambiante des poulaillers doit osciller entre 25 et 300 c, dans tous les cas,
elle ne doit jamais être inférieure à 25 0 c. Pour pallier à cet aléas, les cages portatives
dojyent être accrochées dans les cuisines le soir au coucher.

2-1-2-2 Abreuvoirs et mangeoires

Les abreuvoirs en poterie vulgarisés par le PDAVs'adaptent bien au milieu rural.


Mais leur accès est difficile aux pintadeaux de 0-2 mois. On constituera des abreuvoirs à
base de boîte de lait ou de tomate pour l'abreuvement des pintadeaux.
L'eau des abreuvoirs est très souvent souillée par des débris alimentaires, éventuellement
par des contaminants. Pour éviter le développement des germes dans les abreuvoirs, il est
nécessaire de les nettoyer au moins une fois par jour (le matin) pendant les 4 ou 6
premières semaines et une fois par semaine après. La mise en place des mangeoires (en
bois ou assiettes usagées) permettra de réduire les pertes alimentaires en milieu
traditionnel.

2-1-3 Conditions de 1'élevage

Le problème majeur de la méléagriculture au Burkina reste principalement la


maîtrise de l'état sanitaire et de l'environnement socio-productif. La réussite de cet
élevage nécessite le respect d'un certain nombre de conditions ou de normes :
90

. 1 - le pintadeau de 0 à 8 semaines est sujet aux entérites de diverses origines. C'est


un animal à transit digestif lent, il supporte bien les aliments grossiers (11). Un aliment
trop poudreux ou trop mou (tennites, asticots...) nuit au bon fonctionnement de son tube
n
digestif. faut pour un bon démarrage, distribuer des aliments grossiers ou des céréales
concassées. Avant la distribution des tennites ou asticots, distribuer d'abord des céréales
(petit mil, sorgho, sésame etc.). Dans tous les cas, on mettra à la disposition des
pintadeaux de petits cailloux de petits diamètres (sable). Ainsi, on optimisera le
fonctionnement du tractus digestif. Les paysans utilisent divers produits locaux (potasse,
piment rouge) pour faciliter le transit digestif du pintadeau. Ce mode d'alimentation
permettra de réduire les risques d'apparition de la proventriculite à l'origine des retards de
croissance. et parfois de gros dégâts.
2 - L'abreuvement doit être optimal pendant les toutes premières semaines. Bien
que petit buveur, le pintadeau d9it toujours avoir à sa disposition de l'eau potable (eau de
forage de préférence). C'est un animal extrêmement sensible aux gouttes viscérales et aux
néphrites. Les néphrites sont les causes fréquentes de paralysie voire de mort, très souvent
et à tort attribuées aux maladies virales (maladie de NEWCASTLE) (18).
Un. abreuvement .adéquat et adapté à la taille· de l'élevage, avec un minimum d'hygiène
permettra de réduire la fréquence des néphrites et des go~ttes viscérales.
3 - Le pintadeau est l'oiseau qui règle le plus mal sa température interne jusqu'à ce
qu'il soit complètement emplumé. Une température fluctuan:t sur plus de 60 c en 24h
favorise l'apparition de l'entérite (17). La température ambiante dans laquelle le pintadeau
vit ne doit jamais être inférieure à 25 0 c. Prévoir un chauffage de 1'habitat pendant la
période froide et lorsque le bâtiment est très humide. Ce chauffage se fera en milieu
paysan à l'aide de lampes tempêtes ou toute autre source de chaleur. A défaut de lampe
tempête, on exposera les cages ou les mues dans les cuisines le soir au coucher. En
élevage traditionnel, le chauffage des pintadeaux est assuré exclusivement par la poule
mère. Une seule poule peut traîner plus de 30 pintadeaux. Le chauffage dans ces
conditions devient très aléatoire. En l'absence de tout chauffage, on pourra diviser les
couvées en deux pour augmenter la chance de survie des pintadeaux.
4 - La pintade est un animal très sujet à la panique. n convient de prendre toutes les
précautions nécessaires pour éviter tout stress et tout risque d'étouffement. fi parait utile
quelquefois de disposer des plaques ou du carton de façon à couper les angles du bâtiment
pour éviter tout entassement d'animaux en cas de panique.
91

2-2 PROGRAMME DE PROPHYLAXIE DE L'ELEVAGE DE


LA PINTADE

L'élevage de la pintade au Burkina est confronté à une pathologie plurifactorielle,


non spécifique, relativement moins bien étudiée et pourtant économiquement pénalisante
(conséquence économique de la pathologie). La conduite sanitaire de cet élevage est très
liée au respect des conditions d'élevage. La mortalité des pintadeaux est généralement en
relation avec de multiples facteurs inhérents à la conduite de l'élevage, l'alimentation, ,
l'abreuvement et à l'habitat. De même l'hétérogénéité des élevages (mélange d'âge et
d'espèces) est souvent la conséquence des infections précoces ou tar,dives.

2 - 2 -1 Bases

Le plan de lutte contre la pathologie de la pintade ne peut sortir du cadre général de


la lutte contre toutes les autres maladies des volailles. En effet, cette lutte doit s'appuyer
d'abord sur l'étiologie et l'épidemiologie de la maladie, son diagnostic, les possibilités de
traitement, puis les mesures de prophylaxie. Mais la maladie est très meurtrière,
d'évolution rapide (24h à 72h) et de diagnostic clinique très difficile voire prétentieux. A
cela s'ajoute la méconnaissance des .causes de mortalité. Il importe alors d'accorder une
priorité aux mesures préventives et sanitaires éventuellement complétées par les
traitements curatifs. Ainsi, r apparition relativement fréquente des troubles digestifs
conduit souvent à l'administration systématique de substances anti-infectieuses. Ceci
entraîne très souvent des, accidents et ne réduit pas obligatoirement les mortalités.
Ces mortalités sont exclusivement enregistrées pendant la saison pluvieuse, période de
forte production de pintadeaux, de forte infestation parasitaire et de dégradation des
conditions d'élevage (humidité, intempéries...). La présente prophylaxie médicale se
résume principalement à cette période.
92

Tableau 37: Schéma général de la prophylaxie de la pintade

Période ~esuressaEcitrires Animaux


~ai Antiparasitrire : coccidiose et helminthose Reproducteurs
Vaccination contre la maladie de NEWCASTLE

Juin complexe vitaminé anti-infectieux Pintadeaux

Juillet Antiparasitaire (trichomonose, coccidiose, ascaridiose) Pintadeaux


Anti-infectieux : salmonellose - colibacillose - aspergillose -
candidose
Août Anti-infectieux Pintadeaux
.Antiparasitaire

Septembre Anti-infectieux Pintadeaux


Antiparasitrire

Octobre Anti-infectieux Pintadeaux


Antiparasitrire = teaEciasis - ascaridose - coccidiose
93

2-2-2 Programme de prophylaxie des pintadeaux en élevage traditionnel

Age Mesures sanitaires Produits Posologie


le.; Eau pure pendant 1jour avant la distribution
de l'aliment
Se.; Prévention anti-infectieuse Complexe Pendant 3 à 5
Antistress anti-infectieux jours Igl1
Salmonellose - entérite - colibacillose vitaminé
Complexe vitamirié anti-infectieux
14e.; Prévention trichomonose Dimétridazole Igl31 d'eau
1oendant S à 6 i
4e semaine Prévention coccidiose Quinine Igl2l d'eau
1oendant 3 à 4 i
Se semaine Prévention anti-infectieuse Complexe Pendant 4 à Sj
Salmonellose - colibacillose - pastereullose, anti-infectieux Igl1 d'eau
(MRC.. ,)
6e semaine Prévention trichomonose Dimétridazole
'ge semaine Déparasitage : ascaridiose Venmfuge
teaniasis polyvalent
capillariose - héterakidose
Ile semaine Prévention anti - stress, anti-infectieuse complexe Igl1 d'eau
Complexe vitaminé anti-infectieux anti-infectieux
12e ou l3 e Déparasitage : trichomonose Vermifuge 1/2 comp/sujet
semaine coccidiose polyvalent
anti-coccidien
Dimétridazole

A 3 mois d'âge, la pintade est à l'abri des risques pathologiques majeurs, Demeure son
nervosisme parasitaire, source d'accidents non négligeables. A cet âge, il faut veiller à les
déparasiter tous les mois pendant les 3 premiers mois de la saison sèche (Novembre,
Décembre, Janvier), en période. de production et en début de saison pluvieuse (Juin,
Juillet, Août, Septembre, Octobre). Alterner 2 traitements au vermifuge spécial pintade
pour un traitement au vennifuge polyvalent pour volaille. Seule la vaccination contre la
maladie de NEWCASTLE mérite d'être mise en place chez les pintadeaux âgés de 2 à 3
mois et les reproducteurs.
94

2-2-3 Programme de prophylaxie des pintadeaux en élevage a'mélioré

Age Mesures sanitaires Produits Posologie


1 à 3j Eau pure pendant une demi-journée complexe 19/1 d'eau
Prévention anti - stress (adaptation) anti-infectieux 2ml1l d'eau
vitaminé
7'] Prévention anti-infectieuse complexe 19/1 pendant S
(Salmonellose - colibacillose...) anti-infectieux jours
comolexe vitaminé anti-infectieux
14ej Prévention trichomonose Dimétridazole 19/31 d'eau
1pendant Si
28'] Prévention coccidiose Amprolium 19/1 d'eau
Sulfamides 1oendant 3 à 4 Js
Se semaine Prévention anti-infectieuse Flumequine Eau de boisson
Mettre du sable à disposition des animaux Complexe pendant Sj
anti-infectieux
e
8 semaine Déparasitage : coccidiose - trichomonose - Vermifuge
helminthose spéciale pintade
IOe semaine Prévention anti-stress - anti-infectieuse Complexe anti- Pendant Sj
infectieux
vitamine
l2e ou l3 e Déparasitage : helminthose vermifuge spécial
semaine trichomonose pintade

En période pluvieuse, il faut mettre l'accent sur la prévention antiparsitaire (trichomonose


surtout) et anti-infectieuse (salmonellose et colibacillose). Déparasiter les pintadeaux
pratiquement toutes les 2 semaines contre la coccidiose et la trichomonose. A la fin de la
saison pluvieuse on préférera le vermifuge polyvalent pour volaille au vermifuge spécial
pintade. En période de production (ponte), on prendra soin de déparasiter et d'administrer
un traitement anti-infectieux. On pourra accessoirement vacciner contre la pseudo-peste et
la maladie de GUMBORO.
".

95

CONCLUSION

La méléagriculture est une spéculation propre au Burkina-Faso. Elle revêt une


importance économique surtout en cette période de dévaluation et nutritionnelle
considérable. La pintade commune (Numida meleagris) est la deuxième espèce aviaire la
plus exploitée après la poule. Elle représente 35 p-100 du cheptel avicole burkinabè. Son
élevage se pratique suivant deux modes :
- un mode traditionnel qui est le plus important et le plus répandu
- un mode amélioré ou moderne qui est encore à ses débuts.
La production des pintadeaux est saisonnière et revêt une importance particulière en
hivernage, période d'abondance mais malheureusement aussi propice aux mortalités
massives de ceux-ci. La campagne agricole des deux dernières années a été
particulièrement marquée par d'importantes mortalités des pintadeaux. En effet, la
mortalité des pintadeaux est estimée à 70 voire 100 p-100. Elle est variable d'une région à
l'autre en fonction de la diversité des conditions agro-écologiques et socio-économiques.
Aussi la présente étude a pour but d'apporter une contribution à l'état de connaissance des
facteurs de mortalité des pintadeaux.
L'étude a été réalisée dans deux types d'élevage dont un traditionnel et l'autre amélioré.
Au total 3017 pintadeaux âgés de 0 à 3 mois répartis dans 5 provinces situées dans deux
zones éco-climatiques (zone soudanienne et soudano-guinéenne)ont fait l'objet de notre
étude. Une enquête sur la conduite de l'élevage effectuée auprès de 114 éleveurs de 8
provinces et des examens de laboratoire ont permis d'obtenir les résultats suivants :
- 65 p-100 des pintadeaux meurent avant l'âge de 6 semaines et 77 p-100 à 10
semaines d'âge. Le pic de mortalité se situe au mois d'Août, période la plus humide de
l'année.
- trois cent cinq oiseaux ont été autopsiés, et 12· principales lésions ont été
recensées. Les lésions de l'appareil digestif sont les plus importantes, 80 p-100 et par
ordre décroissant suivent les lésions de l'appareil respiratoire 57,4 p-100, du coeur 48,2 p-
100, des reins 27,2 p-100, des appendices céphaliques 25 p-100, des muscles 23 p-100, de
la bourse de'Fabricius 19,7 p-100 et de l'appareil locomoteur 3,3 p-100.
. - les cultures bactériennes ont permis l'isolement de 6 souches de bactéries dont les
colibacilles 28,9 p-100, les salmonelles 12,2 p-100, les pseudomonas 9,2 p-100, les
klebsielles 9,2 p-100,les proteus 19,4 p-100 et les entérobacters 4,3 p-100.
- les examens parasitologiques ont permis d'identifier 6 espèces de parasites : les
trichomonas 10,6 p-100, les coccidies 58,3 p-100, les ascaris 14,8 p-100, les taenia 8 p-
100, les tétramères 1,4 p-100 et les levures (candida albicans) 9 p-100.
96

- le sondage sérologique pour la mise en évidence des anti-corps contre la maladie


de NEWCASTLE à partir de 658 sérums révèle un taux de positivité varian~ de 0,32 p-l00
en élevage amélioré à 19,63 p-l00 en élevage traditionnel.
Mais ces agents pathogènes agissent en association avec d'autres facteurs. Ainsi
l'enquête sur la conduite de l'élevage révèle des lacunes au niveau de l'aliment, l'habitat et
l'hygiène.
- 87 p-l00 de l'aliment est constitué de céréales, de termites contre seulement 5 p-
100 d'aliment complet de démarrage.
- l'eau est servie dans des abreuvoirs de fortune ( morceau de canari, assiette, bois
taillé, bidon usagé) dans 70 p-l00 des cas.
-les poulaillers sont de construction sommaire en banco (73 p-l00) ou en paille (7
p-l00) et ne sont presque jamais désinfectés 98 p-l00. Dans 30 p-l00 des cas, le
nettoyage se fait une fois par an.
- le chauffage des pintadeaux en milieu rural est assuré par la poule-mère dans 97
p-l00 des cas et seulement 3 p-l00 des éleveurs observent la séparation des jeunes et des
espèces.
L'analyse des résultats révèle le caractère complexe de la mortalité des pintadeaux liée à
des causes multifactorielles à savoir la conduite de l'élevage, l'influence des agents
pathogènes et des conditions climatiques. Chaque facteur peut jouer un rôle mais c'est le
plus souvent la synergie des facteurs qui entraîne l'apparition et le développement de la
maladie.
Au terme des travaux, il se dégage un groupe de pathologies dominantes comprenant : la
colibacillose, la salmonellose, la trichomonose, la coccidiose, l'helminthose, le syÎldrôme
entérite et dans une moindre mesure la proventriculite, les ectoparasitoses, la variole
aviaire, la maladie. de GUMBORO et la candidose. Pour toutes les autres maladies
suspectées, de nouvelles recherches doivent venir en complément de la notre pour situer
leur importance. En attendant la mortalité des pintadeaux constitue une psychose pour
l'éleveur burkinabè et une lutte s'impose.
La lutte contre les facteurs de mortalité des pintadeaux doit être orientée vers la
prophylaxie qui implique une amélioration qualitative de tous les paramètres d'élevage. fi
faut mettre l'accent sur la vulgarisation et la sensibilisation des éleveurs sur la conduite de
l'élevage, l'amélioration de l'habitat, et des mesures d'hygiène. Sur le plan sanitaire, il
importe d'accorder une priorité aux mesures préventives éventuellement complétées par
des traitements curatifs.
Mais pour l'heure, il apparaît essentiel, pour un développement harmonieux du secteur
avicole burkinabè, de faire d'abord un bilan objectif de la place du sous-secteur
97

méléagricole, de son évolution et de sa productivité, pour permettre· de proposer un plan


d'action cohérent pour ce sous-secteur dans le contexte global du développement rural du
Burkina-Faso.
98

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ETUDE DE LA CROISSANCE DES PINTADEAUX SUR PLUSIEURS
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PRODUIRE UNE PINTADE DE QUALITE: premières recommandations.
Aviculteur, 502, p. 41-42.
PROGRAMME DE DEVELOPPBMENT
DES ANIMAUX VÎLLAGEOIS (PriAV)
,BP 1907 TéI.30 01 79
'.' <-
Ouagadougou Suivi de Pintadeau" . "1

FICHE D'ENQUETE
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.,Date: ~ ~ , ; '.. ,
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Nom de l'éleveur ;.........•· ! ; "

V~lage , , I>épartement , Province : : ' :.-;'.-..

Système d'éleva&e
Effectif de départ :............................... Effectif actuel : ..
Type d'élevage:

B
Traditionnel '
Amélioré

<:~ctéristiCl\les (II1~ge d'âge et d'~) : , ~ .


.. . . . . . . .. .. .. . . .. . . .. .. . .. . .. . . . . .. .. . . . . . . .. . .. . .. . . . .. . .. .. .. .. .. . . -: - .

Habitat
Poulailler: Type PDAV
.
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.,.,._,'" '-:Type traditionnel

Description ..
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........................... ............ ...... .II·········· .
Conduite de l'éleva"
Cha\lffage. ~ .
Hygiène de l'bàbitat :.. ~ .
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Allinentation
Nature".'. : ' ~.~: ~ ,
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Période ~ .
Abreuyement
Nature abreuvoir : ~ ~.: .
Nature mangeoire : .
Hygiène Abreuvoir - Mang~ire :
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Qualité de .f' eau : '. '.. :'" .

Dominantes Pathologiques
..
Noms Symptômes Saison Age Tx mor- Nbre sur- Traitement local
talité vivants
,

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Signification du traitement lOcal ~ : ' " .


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Contraintes majeures de l'élevage de Pintade: .:.: : : .
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Préoccupations de l'éleveur (souhaits) : :.. : ,
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Observations générales et particUlières :: ' ' .
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Conclusion : :.: :.. : : ' : , .


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• ~ •• " ••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••• •••••••••••••••••••••••••••••••••••• a .

Nom de l'enquêteur: : ~ .
Signature: " ..
ANNEX)!; 2
~BORATOIRENATIONAL
, ELEVAGE (LNE) E:LE!a'V"ELge d _ l? .:i. n ..t:.a.d.
7 026 Ouagadougou
léphone 33 27 32
F I C H E DE MOR.TALITE

m : Adresse .
te de mise en place :

I>mbre : Souche . Accouveur :.

Age Total TO externe Observations


en jours journalier Cumul Matin Soir
1
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1

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7
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LR
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ANNEXE 3
LABORATO·:DR.E NATIONAL
DI' ELEVAGE" (LNE) E.1.~.....,a.g~ Çl~
BP 7 026 Ouagadougou pin.ta.d.~àl..1.
Téléphone 33 27 32
F I C H E DI' A U T O P S I E
N°: . . . . . •
Origine Phénotype
Effectif Nombre de morts: Age
Taux de mortalité: ...... .. .. .. . .. . .. . . . . . .. ..
Conditions d~élevage . . . .. .. .. . .. .. . .. . .. .. .. .. .. .. . .. . . . . . . .. . .. .. . . . .. .. .. . . . . . .. .
. . . . .. .. .. . . . .. . . .. . .. .. . . .. . .. . .'
. . . .. .. . " . . .. .. .. ." " , ,,'

AUTOPSIE
Etat général .. . .. . . .. . . .. .. . .. . .. .. . .. .. .. .. .. . . .. . .. . .. . .. . . . . .. . .. .. ..
Lésion du TD
. . . . .. . . . .. . . .. .. . . . . . .. . .. . . . . . .. . . . .. .. . . . . . .. .. . .. .. . . .. . .. .. .. .. . . .. .. .. . . . . . . . .. .. .. . . .. . .. .. .. . ..
. . . .. . .. .. .. .. .. .. .. .. .. . . . .. . . .. . . . .. .. .. . .. .. . . . .. . .. . .. . . .. . . . . . . .. . .. . .. . . . . .. . . . .. . .. .. . .. .. . .
Bourse de Fabricius . .. . . . .. . . . . . . . . .. .. . . . . . . .. . . . . .
Nerfs .. .. . .. . .. .. .. . .. . . .. . . .. . .. . . . . . . .. . .. . . .. .. .. . .. .. . . . . .. . .. . .
Reins .. '.. . . . . .. . . . . .. .. . .. . . . . .. .. . . . . .. . . . .. .. .. .. . .. . . .. .. . . .. . .. . . . . .. .. . . .. . .. .. . . .. . . .. .. . .. . . ..
Foie ........................................
. . . . .. .. .. .. . " " . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. .
Lésions pulmonaires
Voies respiratoires .. .. . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
· .
Sacs aériens ........ . . . ... . . . . .. . . . . . . . . .... . . . . . . ....... . . . . . . . . . . .....
Péritoine ..............................................................
Péricarde ...............................................................
Coeur . . . . . . . . ..... . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Appareil locomoteur .. . . . . . . . . . . . .. . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Muscle . . '.'

Autres lésions
PRELEVEMENTS ....... . .. . . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
· .......... . ... . . . . . .. ... . .. . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. . . .. . . . .
Suspicion .: .
Recommandations ..

RESQLTATS D'ANALYSE
...........................
. . .. . ..... . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . .. . . . . . . . . . . . . . .... . . .
.......... .
DIAGNOSTIC
· .
CONCLUSION .. . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . .. . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
· .
SERMENT DES VETERINAIRES DIPLOMES DE DAKAR

"

« Fidèlement attché aux directives de CLAUDE BOURGELAT,fondateur de


l'Enseignement Vétérinaire dans le mondeje jure et je promets devant mes maîtres et mes
ainés:
- D'avoir en tous moments et tous lieux le souci de la dignité et de l'honneur de la
profession vétérinaire ;
- D'observer en toutes circonstances les principes de correction et de droiture fixés
pat le code de déontologie de mon pays;
- De prouver par ma conduite,ma conviction,que la fortune consiste moins dans le
bien que l'on a,que dans celui que que l'on peut faire ;
- De ne point mettre à trop haut prix le savoir que je dois à la générosité de ma
patrie et à la sollicitude de tous ceux qui m'ont premis de réaliser ma vocation.

QUE TOUTE CONFIANCE ME SOIT RETIREE S'IL ADVIENNE QUE JE ME


PARJURE. »
RESU~1E
, \

..
.. Cette étude a été menée sur les facteurs de mortalité des pintadeaux dans des
élevages types traditionnel villageois et amélioré au Burkina-Faso. Les résultats montrent
que '114 élevèurs de 8 provinces ont' été enquêtés, 3017 pintadeaux âgés de 0 à 3 Illois ont
eté suivis et 305 autopsies ont été réalisées. Au total, 65 p-100 des pintadeaux meurent -1
avant l'âge de 6 semaines et 77 p-IOO à (0 semaines d'âge. A l'autopsie. 12 principa1cs
" / ,Jésions ont été recensées. L'ensemencement effectué à partir des org~nes a pennis d'isoler
- les bactéries du genre , Esherichia. coli, Salmonella sp.. Pro/ells .\P.. Klehsiella sp.,
lê'lI/el'Ohacler sp. et I)SClldo}}/ollas sp.. Les parasites suivants ont été identifiés :
J'richomonas SLJ., Ascaris, Taenia, Coccidies, J'rellYll71eres SfJ. et (.'andida alhicans.
. L'enquête a révèlé des lacunes au niveau de l'habitat, l'alimentation et de l'hygiène des
élevages.
L'étude montre que la mortalité des pintadeaux s'inscrit dans llll vaste ensemble
complexe de causes multifactorielles : santé, alimentation, habitat et de la conduite de
l'élevage. La lutte contTe la mortalité des pllltadeaux devrait tenir compte des infections
sllllultanées. de l'âge et de la saison.
MOTS CLES : racteurs - Causes - Mortalité :.. Pintadeaux - Elevage - bactéries -
Parasites Enquête - Burkina-Faso.
ECOLE tNTER-ET~TS .
~t*<" r;'" r p'"=8ECINE
SUMMARY r'S
C ~ SC1EN,-,r:;)
.
'.' ,J._
I",r' r"\'. "AR
--'-'I\lfl,'F'~ ... L: ~ ...",
VET L: H ! -:...:.:.::.:-~ ___
This study was canied on to investigate the caUSl 10r-~Ji • .,t:I~~'nea
fowls in traditionnal and improved farms in Burkina-Faso. r. t farmers from 8
different provinces were surveyed, 3017 young birds with 0 h 's, ~age were
mOllltored and 305 necropsies were perfonned. Mortality ra . ~roo before 6
wee~s of age and 77 p-IOO up td 10 weeks of age were noticL.l.l,fii· fli~young guinea
lowls. At nccropsy, 12 main lesiol1s were recorded. Cultures done on sterile sampL€s taken
l'rom diferent organs 'colJ!lnned the presence of the following bacteria : Escherichia coli.
Sahnonella' sp., Proteus sp., Klebsiella sp., Enterohacter sp. and PseudOlnonas sp ..
Parasites collected and identified from the guinea fowls were : Coccidia, Tapeworms,
Trichomonas sp., Ascaris sp.,-tetratneres sp. and Candida albicans. The survey showed
impropcr hOllsing, nutrition and sanitation for the birds in the farms.
·It was round in this study that the causes of mortal ity of young g~inea fowls are complex
and involve several factors including health, nutrition, housing and care. Factors to
consider in the control 6f the m0l1ality of these lJirds should include mixed infections, age
and saison of the year.
KEYS WOIU)S : Factors - Causes - Mortality - Guinea fowl - Bacteria - parasites
Survey - Burkina-Faso

ADRESSE DE L'AUTEUR: 01 B.P : 5638 OUAGADOUGOU 01 (Burkina-Faso)


Tél: 34-08-21

,.

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