Chapitre 3
Chapitre 3
I Introduction 58
I-A Problème de Cauchy . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58
U Ne équation différentielle est une relation fonctionnelle dont l’inconnue est une fonction y(t), avec t ∈
[a, b]. La forme générale d’une telle équation s’écrit :
A. Problème de Cauchy
Le problème de Cauchy consiste à trouver une fonction continûment dérivable y : t ∈ R+ −→ y(t) ∈ R
vérifiant :
0
y (t) = f (t, y(t)),
t>0
P: (2)
y(0) = y
0
La première équation est une équation différentielle et la deuxième relation exprime une condition de Cauchy
ou condition initiale. Une solution y(t) au problème (2) est appelée intégrale de l’équation différentielle. En
effet, ce problème est équivalent à l’équation intégrale :
Z t
y(t) = y0 + f (u, y(u)) du (3)
t0
a) Définition: soit f : I × R 7−→ R une fonction donnée, s’il existe une constante L > 0 telle que :
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b) Théorème: si f est continue sur I × R et L-lipschitzienne par rapport à sa deuxième variable y(t)
alors le problème de Cauchy admet une solution unique sur I, ∀ u(0) ∈ R.
De sorte que,
Z t0
ϕ(y)(t0 ) = y0 + f (u, y(u)) du = y0 (6)
t0
| {z }
=0
Ainsi ϕ(y)(t0 ) satisfait toujours la condition initiale. En outre, si elle admet un point fixe, ie :
Z t
ϕ(y) = y ⇒ y(t) = y0 + f (u, y(u)) du (7)
t0
dy(t) d
Z t
0
⇒ =0+ f (u, y(u)) du ⇒ y (t) = f (t, y(t)) (8)
dt dt t0
Z t Z t
(1) (1)
k ϕ (y1 )(t) − ϕ (y2 )(t) k = k y0 + f (u, y1 (u)) du − y0 − f (u, y2 (u)) du k inég. triang.
t0 t0
Z t
≤ k f (u, y1 (u)) − f (u, y2 (u)) k du avec f est L-lipschitzienne
t0
Z t
≤L k y1 (u) − y2 (u) k du
t0 | {z }
≤ ky1 −y2 k∞
≤ L (t − t0 ) k y1 − y2 k∞
En itérant une deuxième fois :
Z t Z t
(2) (2)
k ϕ (y1 )(t) − ϕ (y2 )(t) k = k y0 + f (u, ϕ(y1 )(u)) du − y0 − f (u, ϕ(y2 )(u)) du k
t0 t0
Z t
≤ k f (u, ϕ(y1 )(u)) − f (u, ϕ(y2 )(u)) k du
t0
Z t
≤ k ϕ(y1 )(u) − ϕ(y2 )(u) k du
t0
Z t
≤ L2 k y1 − y2 k∞ du
t0
(t − t0 )2
≤ L2k y1 − y 2 k ∞
2
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Nous rappelons que pour des fonctions continues f : D ⊂ R 7−→ R ∀ p ≥ 1, les normes p sont définies par :
Z 1/p
p
k f kp = |f (t)| dt (10)
t∈D
F [a1 u1 (x, y) + a2 u2 (x, y)] = a1 F [u1 (x, y)] + a2 F [u2 (x, y)] (15)
De la même façon, ∀λ ∈ R,
Une EDP est dite quasi-linéaire si elle est écrite sous la forme :
X
ak (D(1) u(x, y), u(x, y), x, y) · D(2) u(x, y) = φ(D(1) u(x, y), x, y) (18)
k≤2
Elle est linéaire seulement par rapport aux dérivées partielles de u(x, y) d’ordre deux. Une EDP linéaire
d’ordre deux est explicitée sous la forme :
∂ 2 u(x, y) ∂ 2 u(x, y) ∂ 2 u(x, y)
A(x, y) + B(x, y) + C(x, y) + (19)
∂x2 ∂x y ∂y 2
∂u(x, y) ∂u(x, y)
D(x, y) + E(x, y) + F (x, y)u(x, y) = φ(x, y)
∂x ∂y
Les coefficients peuvent êtres égaux à des constantes et A, B, C sont obligatoirement différents de zéro,
sinon on retombe sur une EDP d’ordre un. Notons que cette EDP est inhomogène car le second membre est
non nul, elle est dite homogène dans le cas contraire. Les EDPs linéaires d’ordre deux sont classées selon la
valeur du discriminant ∆, soit :
∆ = 0 ⇒ EDP parabolique
∆ = B(x, y)2 − 4 A(x, y) C(x, y) : ∆ > 0 ⇒ EDP hyperbolique (20)
∆ < 0 ⇒ EDP elliptique
1. Le lecteur est invité à distinguer les conditions dites de Dirichlet (ocndition imposée sur la valeur de la solution à la
frontière), de Neuman (condition imposée sur la valeur de la dérivée de la solution ) et de Dirichle-Neuman (condition mixte).
La précision globale du schéma dépend de la précision sur la discrétisation des conditions aux limites.
∂ 2 u(x, t) 1 ∂ 2 u(x, t)
= (21)
∂ x2 v 2 ∂ t2
Avec les conditions aux limites :
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1 d2 ψ(x) 1 d2 f (t)
= (23)
ψ(x) dx2 v 2 f (t) dt2
Les deux termes sont égaux si et seulement s’ils valent la même constante, notée k. Cette dernière est
arbitraire dans le sens où son signe est inconnu. Elle peut être négative, positive ou même nulle :
1 d2 ψ(x)
=k
00
ψ(x) − k ψ(x) = 0
ψ(x) dx2
que nous écrirons sous la forme (24)
1 d2 f (t) f (t)00 − k v 2 f (t) = 0
=k
v 2 f (t) dt2
En utilisant la méthode de séparation des variables, nous sommes passés d’une équation aux dérivées
partielles à deux équations différentielles ordinaires de second ordre sans second membre. La constante k
o Cas où k = 0
00 0
k = 0 ⇒ ψ(x) = 0 ⇒ ψ(x) = a1 ⇒ ψ(x) = a1 x + b1 (26)
Avec a1 et b1 sont des constantes d’intégration pouvant êtres déterminées tenant compte des conditions aux
limites (22) :
u(0, t) = ψ(0) f (t) = 0
ψ(0) = 0
f (t) 6= 0 ⇒ (27)
u(l, t) = ψ(l) f (t) = 0
ψ(l) = 0
ψ(x) = 0 ⇒ u(x, t) = 0, ∀x ∈ [0 l]
Cette solution est mathématiquement juste mais physiquement inacceptable dans le sens où elle n’apporte
aucune information pertinente sur le mouvement ondulatoire de l’équation (21). La solution u(x, t) = 0 signifie
qu’il n’existe aucun mouvement ondulatoire ! c’est une solution dite triviale. Ce qui nous amène à dire :
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Toutes les solutions physiquement acceptables sont solutions de l’équation (21), mais toutes les solutions de
(21) ne sont pas physiquement acceptables.
λ2 − β 2 = 0 ⇒ λ1,2 = ±β (28)
La solution générale de l’équation (25), pour k positif, prend la forme :
ψ(x = 0) = c1 + c2 = 0 ⇒ c2 = −c1
ψ(x = 0) = cα = 0
ψ(x = l) = 0 = cα cos(β l) + cβ sin(β l)
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nπx
ψ(x) = cβ sin avec n ∈ N∗ (36)
l
Cette solution décrit l’amplitude spatiale de l’onde de matière en fonction de la position. Résolvons désormais
00
f (t) − k v 2 f (t) = 0 pour k = −β 2 , avec β ∈ R soit :
00
f (t) + β 2 v 2 f (t) = 0 (37)
De manière analogue que précédemment, au moyen du polynôme caractéristique nous obtenons la solution
générale :
1 d2 ψ(x) −A w2 cos(ω t + φ)
= (43)
ψ(x) dx2 v 2 A cos(ω t + φ)
w2 00
⇒ ψ (x) +
ψ(x) = 0 (44)
v2
Par ailleurs, l’énergie totale d’une particule est la somme des parties cinétique et potentielle soit :
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p2
E= + V (x) (45)
2m
En tirant la quantité de mouvement p :
ω2 4π 2 ν 2 4π 2 2m[E − V (x)]
= = = (48)
v2 v2 λ2 ~2
En substituant ce dernier résultat dans l’équation (44), nous obtenons la fameuse équation de Schrödinger
indépendante du temps :
d2 ψ(x) 2m
+ 2 [E − V (x)]ψ(x) = 0 (49)
dx2 ~
qui est presque toujours écrite sous la forme :
~2 d2 ψ(x)
− + V (x)ψ(x) = Eψ(x) (50)
2m dx2
~2 2
∇ ψ(r) + V (r)ψ(r) = Eψ(r)
− (51)
2m
Cette équation peut également traiter un problème à deux corps en remplaçant m par une masse réduite
m2 m1
µ= . Soulignons que Schrödinger a d’abord présenté son équation indépendante du temps, ensuite
m1 + m2
il a postulé l’équation plus générale dépendante du temps.
∂ψ(r, t) ~2 2
j~ =− ∇ ψ(r, t) + V (r)ψ(r, t) (52)
∂t 2m
Où V est supposé être une fonction réelle et représente l’énergie potentielle à laquelle est soumise la particule.
Notons que l’équation (52) ne tient pas encore compte des effets de spin ou relativistes. Bien entendu, l’équation
dépendante du temps peut être utilisée afin d’établir l’équation indépendante du temps. Si nous écrivons la
fonction d’onde comme un produit de deux fonctions spatiale et temporelle, ψ(r, t) = ψ(r)f (t), alors l’équation
(52) devient :
" #
j~ df 1 ~2 2
= ∇ + V (r) ψ(r) (53)
f (t) dt ψ(r) 2m
Puisque le terme de gauche de l’équation est dépendant uniquement du temps et le terme de droite dépend
uniquement de l’espace, l’égalité de l’équation (53) est satisfaite dans le cas où les deux termes sont égaux
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à la même constante. Si nous désignons cette constante E (puisque le côté droit doit clairement avoir les
dimensions de l’énergie), nous en obtenons deux équations différentielles ordinaires, à savoir :
1 df (t) jE
=− (54)
f (t) dt ~
et
~2 2
−
∇ ψ(r) + V (r)ψ(r) = Eψ(r) (55)
2m
Cette dernière équation est celle de Schrödinger indépendante du temps. La solution de (54) est :
Pour ces raisons, les fonctions d’onde de la forme (57) sont appelées états stationnaires. L’équation (57)
représente une solution particulière de l’équation (52). La solution générale de l’équation (52) serait une
combinaison linéaire de ces solutions particulières :
z
dr
r sinθ
dϕ
e'
e
rdθ
θ r
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dθ
ϕ y
dϕ
r sinθ dϕ
x
Il faut bien garder à l’esprit que lors de l’intégration volumique, il est judicieux de savoir que l’élément de
volume en question dépend du système de coordonnées. L’élément de volume forme un parallélépipède dont les
arêtes quantifient les déplacements élémentaires obtenus lorsque l’on fait varier une seule des trois coordonnées.
Dans le système de coordonnées sphériques, les déplacements élémentaires s’écrivent selon dv = du dv dw. Le
déplacement de l’électron dans la direction radiale (r) conduit à une variation élémentaire du = dr. En gardant
la distance radiale et l’angle azimutal (φ) fixes, l’abscisse curviligne générée par la variation de l’angle θ devient
v = r θ => dv = r dθ. Avec un raisonnement analogue, nous obtenons pour le dernier déplacement élémentaire
dw = r sin(θ) dφ. Ce qui donne comme élément de volume :
dv = r2 sin(θ) dr dθ dφ (58)
1 Z e2
V (r) = − (60)
4 π 0 r
Où 0 est la permittivité du vide (pas besoin d’une permittivité relative car l’espace à l’intérieur de l’atome
est ”vide”), les charges e et Ze sont respectivement celles de l’électron et du noyau, pour l’hydrogène et
les ions hydrogénoı̈des le nombre d’électron Z = 1. La distance radiale, r, décrit l’éloignement de l’électron
par rapport au noyau. L’énergie potentielle Coulombienne est inversement proportionnelle à la distance entre
l’électron et le noyau et ne dépend d’aucun angle. Un tel potentiel est appelé potentiel central. La solution
exacte de l’équation de Schrödinger pour l’atome d’hydrogène et les ions hydrogénoı̈des est obtenue sous la
forme :
1 ∂ ∂ψ 1 ∂ ∂ψ 1 ∂2ψ 2 m
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⇒ 2 r2 + 2 sin θ + 2 + 2
r ∂r ∂r r sin θ ∂θ ∂θ r2 sin θ ∂φ2 ~
!
Z e2
× E+ ψ=0 (63)
4π 0 r
En utilisant la méthode de séparation des variables, nous considérons une solution ψn,l,m (r, θ, φ) s’écrivant
comme un produit d’une fonction radiale Rn,l (r) et d’une fonction angulaire Yl,m (θ, φ) :
Y ∂R 2 ∂R R ∂ ∂Y R ∂2Y 2m
⇒ 2 r + 2 sin θ + 2 2 2
+ 2
r ∂r ∂r r sin θ ∂θ ∂θ r sin θ ∂φ ~
!
Z e2
× E+ RY = 0 (65)
4π 0 r
Désormais nous multiplions par r2 et divisons par R Y afin de séparer la variable radiale et les variables
angulaires :
1 d dR 1 ∂ ∂Y 1 ∂2Y 2 m r2
⇒ r2 + sin θ + +
R dr dr Y sin θ ∂θ ∂θ Y sin2 θ ∂φ2 ~2
!
Z e2
× E+ =0 (66)
4π 0 r
1 ∂ ∂Y 1 ∂2Y
sin θ + =0 (67)
Y sin θ ∂θ ∂θ Y sin2 θ ∂φ2
| {z }
Partie angulaire
Les deux parties s’annulent dans le cas où les deux termes (radial et angulaire) sont égaux à la même
constante mais de singe opposé. La constante choisie est connue sous le nom de constante de séparation,
notons cette constante K. Ainsi nous obtenons les deux équations différentielles suivantes :
!
d dR 2 m r2 Z e2
⇒ r2 + E+ R−KR=0 (68)
dr dr ~2 4π 0 r
| {z }
Partie radiale
1 ∂ ∂Y 1 ∂2Y
⇒ sin θ + +KY =0 (69)
sin θ ∂θ ∂θ sin2 θ ∂φ2
| {z }
Partie angulaire
1) Résolution de la partie angulaire: La partie angulaire contient encore des termes dépendant à la
fois de θ et φ. Une autre séparation des variables est nécessaire. Remplaçons la fonction angulaire Y (θ, φ) par
le produit :
g d df f d2 g
⇒ sin θ + +Kfg =0 (71)
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sin θ d df 1 d2 g
⇒ sin θ + K sin2 θ + =0 (72)
f dθ dθ g dφ2
De la même façon que précédemment notons B la constante de séparation, nous obtenons les deux équations
différentielles suivantes :
sin θ d df
⇒ sin θ + K sin2 θ −B = 0 (73)
f dθ dθ
| {z }
Partie polaire
1 d2 g
⇒ +B = 0 (74)
g dφ2
| {z }
Partie azimutale
Il est clair que la constante B doit être positive. Notons cette constante m2 (donc B = m2 ) ⇒ λ1 = +j m
gm (φ) = c1 ej m φ (78)
L’indice m est ajouté à gm (φ) car il est désormais clair qu’il existe autant de solutions qu’il existe des valeurs
autorisées de m. La condition de périodicité de l’angle φ impose :
(−1)l dl
Pl (cos θ) = (1 − cos2 θ)l (88)
2l ! d cosl θ
Les polynômes associés de Legendre Pl,m (cos θ) sont construits à partir des polynômes de Legendre Pl (cos θ).
La solution finale 4 de la partie angulaire s’écrit comme le produit des solutions des parties polaire et azimutale
soit :
2) Résolution de la partie radiale: dans ce qui suit, nous développerons une approche étape par étape
afin de résoudre la partie radiale de l’équation de Schrödinger pour l’atome d’hydrogène et les hydrogénoı̈des.
Les énergies propres négatives de l’Hamiltonien sont recherchées comme solution, car elles représentent les
états liés de l’atome. Nous avons déjà obtenu pour la partie radiale l’expression suivante :
d dR 2 m r2
r2 − (V (r) − E) R = l(l + 1) R (90)
dr dr ~2
Où la constante de séparation K = l(l + 1) a été obtenue pour la partie angulaire. Ci-dessous les étapes
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¶ + : Nous devons d’abord simplifier l’équation radiale pour faciliter la résolution de l’équation différentielle.
Les sous-étapes suivantes utilisent la technique des substitutions pour créer une équation différentielle résoluble.
u(r) dR(r) du(r) 1
Posons u(r) = r R(r) ⇒ R(r) = ⇒ = r −u × 2
r dr dr r
" #
2 2 2 2
−~ d u(r) e ~ l(l + 1)
+ − + u=Eu (91)
2 m dr2 4π 0 r 2 m r2
−2 m E
Posons γ 2 = il vient :
~
" #
1 d2 u(r) m e2 1 l(l + 1)
= 1− × + u (92)
γ 2 dr2 2π 0 ~2 γ γ r γ 2 r2
m e2
Posons ρ = γ r et ρ0 = nous obtenons :
2π 0 ~2 γ
d2 u(r) ρ0 l(l + 1)
= 1 − + u (93)
dρ2 ρ ρ2
· + : Maintenant que l’équation est sous une forme appropriée pour la solution. Cette étape consiste à
identifier les points singuliers. Il existe des points singuliers où la fonction d’onde doit tendre vers zéro. Dans
∗
4. Pour m < 0 nous avons Yl,−m (θ, φ) = Yl,m (θ, φ)
5. Ces harmoniques sphériques sont normalisées, ce qui explique la disparition de la constante d’intégration c1 obtenue pour
la partie azimutale
d2 u(r)
⇒ =u (94)
dρ2
La solution générale de l’équation différentielle ainsi obtenue est : u(ρ) = A1 e−ρ + A2 eρ . Le deuxième
terme de la solution eρ est refusé d’un point de vue physique. Car −→ ∞ ⇒ eρ −→ ∞ or l’électron
possède une limite spatiale par rapport au noyau. Il en ressort :
d2 u(r) l(l + 1)
2
⇒ = u (96)
dρ ρ2
La solution générale de cette équation différentielle est de la forme :
Nous nous sommes servi du comportement asymptotique de u(ρ) pour trouver l’expression de u(ρ) pour
0 < ρ < ∞.
¸ + : Après avoir obtenu une forme générale de la solution complète. Nous devons maintenant trouver une
équation pour la partie polynomiale y(ρ) de cette solution complète. Pour cela, calculons les dérivées première
et second de l’équation (98) :
du(ρ) dy(ρ)
= ρl e−ρ (ρ + 1 − 1) y + ρ (100)
dρ dρ
et,
d2 y(ρ) dy(ρ)
ρ 2
+ 2 (l + 1 − ρ) + [ρ0 − 2 (l + 1)] y = 0 (102)
dρ dρ
Chapitre3 Équations aux dérivées partielles et fonctions de Green 71
M. Samir KENOUCHE
En utilisant les séries entières 6 , nous chercherons des solutions de y(ρ) de la forme :
Où les inconnus sont les coefficients cj . Les dérivées de (103) se calculent selon :
∞ ∞
dy(ρ) X X
= j cj ρj−1 = j + 1 cj+1 ρj (104)
dρ j=0 j=0
et,
∞
d2 y(ρ) X
= j (j + 1) cj+1 ρj−1 (105)
dρ2 j=0
Qui se simplifie :
∞
X ∞
X ∞
X
j (j + 1) cj+1 ρj + 2(l + 1) (j + 1) cj+1 ρj − 2 j cj ρj + [ρ0 − 2(l + 1)]
j=0 j=0 j=0
∞
X
× cj ρj = 0 (107)
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j=0
Nous n’avons pas encore fini avec le polynôme en question, car nous devons déterminer la relation de
récurrence pour ses coefficients. Nous devons déterminer cette relation non seulement pour savoir comment le
polynôme sera généré, mais aussi pour déterminer les limites de la sommation de la série. Le polynôme (107)
vaut zéro si et seulement si cj = 0, soit :
¹ + : Dans cette dernière étape de résolution de l’équation radiale, nous examinons le polynôme pour
déterminer s’il est fini. Sinon, nous déterminons quelle condition est nécessaire pour le rendre fini. Cette
condition de finitude produit un nombre quantique qui caractérise l’état du système et sert à quantifier
La solution (113) diverge lorsque r est très grand. Ce comportement de la solution n’est pas acceptable car
l’électron possède une limite spatiale finie par rapport à sa distance du noyau. Par conséquent, la série doit
être tronquée à un nombre particulier, afin de forcer le polynôme d’avoir un comportement correct. Afin de
déterminer le rang où doit se produire la troncature, nous fixons le coefficient du polynôme y(ρ) égal à zéro
à un nombre maximum, forçant la terminaison de la solution à de grandes distances du noyau. A partir de la
formule de récurrence (109), nous avons :
2 (j + l + 1) − 2 n
cj+1 = cj (115)
(j + 1) [j + 2 (l + 1)]
1
Appliquons cette relation par exemple pour n = 3 et l = 1 ⇒ jmax = 1 ⇒ c1 = − c0 :
2
l 1 1 1
⇒ yn (ρ) = y3 (ρ) = c0 − c0 ρ = c0 (1 − ρ) (116)
2 2
On peut continuer ce processus à l’infini, mais on cherche une solution analytique à cette équation. La forme
asymptotiquement suggérée nous donne un point de départ pour chercher la solution finale. Tenant compte
de cette forme, nous soupçonnons une solution de la forme :
0
w = −ρl+1 e−ρ + (l + 1) ρl e−ρ (118)
00 −ρ l+1 l −ρ l−1 l −ρ
w =e ρ − (l + 1) ρ e + l (l + 1) ρ − (l + 1) ρ e (119)
Pour l = 1, nous obtenons :
00
w = e−ρ ρ2 − 2 ρ e−ρ + 2 − 2 ρ e−ρ (120)
00 −ρ 2
w =e [ρ − 2 ρ + 2 − 2 ρ] (121)
00 −ρ 2
w =e [ρ − 2 ρ + 2 − 2 ρ] (122)
00
eρ w = [ρ2 − 4 ρ + 2] (123)
y(ρ) = L2l+1
n−l−1 (2 ρ) ∀ n ≥ l + 1 (127)
Nous rappelons que les polynômes associés de Laguerre sont définis par les relations suivantes :
q
dp ρ d
Lqp p
e−ρ ρq
= (−1) e (128)
dρp dρ
En combinant (98) et (127) nous obtenons la solution finale 7 :
= 2n.
2 π 0 ~2 γ
~2 γ 2 m e4 m e4
⇒ E= =− 2 2 2 2 =− 2 2 2 (130)
2m 8 π 0 ~ γ0 8 π 0 ~ (2 n)2
" #2
m e2 1
⇒ En = − 2 × (131)
2~ 4 π 0 n2
D’un autre côté :
−m E 2 m2 e4 m e2 1 1
⇒ γ2 = = ⇒ γ= × ⇒ γ=
~2 8 π 2 20 ~2 (2n)2 4 π 0 ~ n a0 n
| {z }
a0
−10
Avec a0 = 0.53 10 m est le rayon de Bohr. Revenons maintenant à la fonction radiale initiale R(r) par le
changement de variable que nous avons réalisé au début de notre résolution soit :
u(r) r
u(r) = r R(r) ⇒ R(r) = Où ρ = γ r = (132)
r a0 n
r
l+1 −
1 2r 2r
Rn,l (r) = e a0 n L2l+1 (133)
n−l−1
r a0 n a0 n
7. Les polynômes associés de Laguerre, produits par la troncature de la série, sont identifiés par deux indices ou nombres
quantiques, n et l. Les solutions physiquement acceptables exigent que n soit supérieur ou égal à l + 1.
Où r2 provient de l’élément de volume exprimé en coordonnées sphériques. Le calcul de cette constante
étant très laborieux, nous donnons sa valeur :
" 3 #1/2
2 (n − l − 1)!
Nn,l = (138)
n a0 2n [(n + 1)!]3
La solution normalisée de la partie radiale s’écrit alors :
r
" #1/2 l
2
3
(n − l − 1)! 2r −
2r
⇒ Rn,l (r) = e a0 n L2l+1 (139)
n−l−1
n a0 2n [(n + 1)!]3 a0 n a0 n
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La solution exacte (valeurs et fonctions propres) de l’équation de schrodinger pour l’atome d’hydrogène (et
les ions hydrogénoı̈des He+ , Li2+ , · · · etc) s’obtient en multipliant les solutions des parties angulaires (89) et
radiale (139) :
r
" #1/2 l
2
3
(n − l − 1)! 2r −
2r
ψn,l,m (r, θ, φ) = e a0 n L2l+1
n−l−1
n a0 2n [(n + 1)!]3 a0 n a0 n
s
m (2 l + 1)! (l − m)!
× (−1) × Pl,m (cos θ) × ej m φ (140)
4 π (l + m)!
| {z }
Ylm (θ,φ)
Les harmoniques sphériques Ylm (θ, φ), fournissent des informations sur la position de l’électron autour du
Le deuxième nombre quantique l est appelé nombre quantique azimutal. Ce dernier décrit la forme de la
région de l’espace occupée par un électron, donc la sous-couche considérée. Les valeurs de ce nombre quantique
sont données par n ≥ l + 1. Le troisième nombre quantique, est le nombre quantique magnétique m. Ce
nombre quantique décrit l’orientation de la région dans l’espace occupé par un électron par rapport à un
champ magnétique appliqué. Les valeurs autorisées de m dépendent de la valeur de l selon −l ≤ m ≤ +l.
Chaque combinaison autorisée des trois nombres quantiques fournit une distribution spatiale particulière à
l’électron.
Il est intéressant de comparer les résultats obtenus en résolvant l’équation de Schrödinger avec le modèle de
l’atome d’hydrogène de Bohr. Les valeurs propres (spectre énergétique) sont quasiment identiques. Toutefois,
les modèles de Schrödinger et de Bohr sont différents à bien des égards, notamment en ce qui concerne les deux
points énumérés ci-dessous :
1) Le modèle de Schrödinger n’associe pas d’orbites bien définies pour l’électron. Les fonctions d’onde donnent
seulement la probabilité de trouver l’électron dans l’élément de volume dv à différentes directions (θ et φ)
et distances du noyau (r).
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· · · Ouuf c’est terminé · · · dire que l’hydrogène est l’atome le plus simple !
Commençons par chercher les approximations des dérivées première et seconde. Soit f : R2 −→ R une
fonction de classe C 2 (R2 ) et écrivons le développement en séries de Taylor de u(xi + ∆x, tj ) autour du point
(xi , tj ), soit :
∆x ∂u ∆x2 ∂ 2 u ∆xn ∂ n u
u(xi + ∆x, tj ) = u(xi , tj ) + + + ··· + + O(∆xn+1 ) (143)
1! ∂x (xi ,tj ) 2! ∂x2 (xi ,tj ) n! ∂xn (xi ,tj )
∆x ∂u ∆x2 ∂ 2 u
u(xi + ∆x, tj ) = u(xi , tj ) + + + O(∆x3 ) (144)
1! ∂x (xi ,tj ) 2! ∂x2 (xi ,tj )
L’écriture de O(∆x) indique que l’approximation de la première dérivée par la formule des différences finie
est d’ordre un par rapport au pas de discrétisation ∆x. Cela signifie concrètement que lorsqu’on divise le
pas de discrétisation ∆x par une constante arbitraire a > 0 implique que l’erreur d’approximation, entre
dérivée exacte et approchée, est divisée par a. Avec un raisonnement analogue, il est possible aussi de calculer
une approximation de la dérivée seconde. Afin d’atteindre cette approximation, nous devons réaliser deux
développement en séries de Taylor (à droite et à gauche), soit :
∆x ∂u ∆x2 ∂ 2 u ∆x3 ∂ 3 u
u(xi + ∆x, tj ) = u(xi , tj ) + + + + O(∆x4 ) (147)
1! ∂x (xi ,tj ) 2! ∂x2 (xi ,tj ) 3! ∂x3 (xi ,tj )
∆x ∂u ∆x2 ∂ 2 u ∆x3 ∂ 3 u
u(xi − ∆x, tj ) = u(xi , tj ) − + − + O(∆x4 ) (148)
1! ∂x (xi ,tj ) 2! ∂x2 (xi ,tj ) 3! ∂x3 (xi ,tj )
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En sommant membre par membre les deux dernières relations, nous obtenons l’approximation recherchée :
Théorème : la solution numérique d’un schéma itératif aux différences finies, d’un problème linéaire aux
valeurs initiales, converge vers la solution exacte si le schéma est consistant et stable.
Définition 1 : une approximation est dite consistante d’ordre p s’il existe une constante arbitraire c > 0
indépendante du pas de discrétisation telle que cette erreur soit majorée par la quantité c ∆xp . Soit u(x, t) ∈
Ω ⊂ R une fonction de classe C 4 (Ω), pour la dérivée d’ordre un, nous avons :
Définition 1’ : une solution est dite stable 8 si une petite variation des conditions de bord engendre une
faible variation de la solution. En terme mathématique simple cela se traduit par :
∀x ∈ R, ∀t ∈ R+ ⇒ u1 (x, t) − u2 (x, t) ≤
Il convient de noter également que l’analyse de la stabilité d’un schéma numérique peut être conduite en
déterminant le facteur d’amplification du schéma itératif.
1) En dimension 1: dans cette section, nous considérons le problème de la corde élastique fixée aux
extrémités x = 0 et x = L telle que L est égale à une unité de longueur. La corde subit des déformations
selon un mode vertical. L’amplitude des déformations est décrite par la fonction u(x), ainsi le problème est
formalisé mathématiquement par :
00
−u (x) = f (x), 0<x<L
P: (153)
u(0) = 0
u(L) = 0
Autrement dit, l’Eq. (153) est celle régissant la déformation linéaire de la corde élastique. Le second terme
représente la source des déformations. Les conditions aux limites u(0) = 0 et u(L) = 0 traduisent le fait que la
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corde ne subit pas de déformations aux extrémités. Il s’agit d’une résolution numérique, donc le calcul d’une
approximation de u(xi ) au point xi . Nous commençons par la discrétisation des abscisses.
h = xi+1 - xi
0 L
x0 x1 xi-1 xi xi+1 xn xn+1
xi = i.h
pour i = 0, 1, ..., n, n+1
La discrétisation se fait avec un pas constant h = xi+1 −xi par conséquent tous les points xi sont équidistants.
La solution exacte au point xi , soit u(xi ) est inconnue. Nous cherchons des solutions approchées ui qui sont
des approximations de la solution exacte u(xi ) au point xi .
00
Utilisons une formule des différences finies centrée afin d’approcher u (x), soit :
u(xi−1 ) − 2 u(xi ) + u(xi+1 )
− = f (xi ) + O(h2 ) (154)
h2
8. Cette notion de stabilité consiste à analyser si les perturbations de la solution numérique ne sont pas amplifiées au cours des
itérations. Les calculs sur ordinateur sont déterminés avec une précision finie, sont ainsi sujet à des erreurs d’arrondis. Pendant
un calcul itératif, ces erreurs peuvent être amplifiées.
ui+1
La corde
u(xi+1)
Le terme O(h2 ) stipule que lorsqu’on divise h par une constante a, l’erreur |u(xi ) − ui | est divisée par a2 .
C’est le résultat du théorème suivant :
Si u(x) est de classe C 4 sur [0 , L], alors ∃ c ∈ R+ telle que ∀ 0 < h < L nous avons :
max |u(xi ) − ui | ≤ c h2
1≤i≤1
1
max |u(xi ) − ui | ≤ max |u(x)(4) |
1≤i≤1 96 0≤x≤L
Ce théorème affirme que l’erreur d’intégration est majorée par la quatrième dérivée de la fonction u(x) et
plus h est petit plus on s’approche de la solution exacte. Écrivons maintenant la même formule des différences
finies pour les approximations ui , il vient :
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ui−1 − 2 ui + ui+1
− = f (xi ), i = 1, 2, ...., n
h2
u(x0 ) = u0 (155)
u(L) = un+1
Le terme O(h2 ) n’est pas pris en considération dans les calculs. Le schéma (155) correspond à la résolution
d’un système linéaire.
2 u1 − u2 = h2 f (x1 ) + α, i = 1
2
−u1 + 2 u2 − u3 = h f (x2 ), i = 2
⇒ (157)
−u2 + 2 u3 − u4 = h2 f (x3 ), i=3
−u3 + 2 u4 = h2 f (x4 ) + β, i=4
An un = fn (158)
Avec,
2 −1 0 0
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1
−1 2 −1 0
An = 2 ∈ R4 × R4 (159)
h 0 −1 2 −1
0 0 −1 2
h2 f (x1 ) + α
h2 f (x )
2
fn = 2 ∈ R4 (160)
h f (x3 )
h2 f (x1 ) + β
La matrice An est tridiagonale, symétrique et définie positive. Le vecteur des valeurs de la solution (incon-
nues) aux points xi est donné
u1
u
uh = 2 ∈ R4 (161)
u3
u4
Ce schéma se généralise pour i = {1, 2, ..., n}, selon :
Exercice ¶ + r
Soit l’équation :
00
−u (x) = f (x) 0≤x≤1
P: (162)
u(0) = 0
u(1) = 0
2
f (x) = e3 x × (x + 1) (163)
1) Résoudre numériquement pour n = 100 l’équation (162) par la méthode des différences finies.
clear␣all␣;␣clc␣;␣close␣all␣;
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
%␣SAMIR␣KENOUCHE␣-␣RESOLUTION␣NUMERIQUE␣DU␣PROBLEME␣AUX␣LIMITES␣DE␣LA␣CORDE
%␣ELASTIQUE␣:␣-␣u’’(x)␣=␣f(x)␣AVEC␣LES␣CONDITIONS␣u(0)␣=␣0␣et␣u(1)␣=␣0
np␣=␣100␣;␣pas_x␣=␣1/(np+1)␣;␣xi␣=␣0:␣pas_x␣:1␣;␣%␣DISCRETISATION
fx␣=␣@(xi)␣exp(3.*xi.ˆ2).*(xi␣+␣1)␣;
sur_diag␣=␣diag(ones(np␣-␣1,␣1)␣,1)*(-1)␣;␣␣%␣SUR-DIAGONALE
des_diag␣=␣diag(ones(np␣-␣1,␣1)␣,-1)*(-1)␣;␣%␣SOUS-DIAGONALE
in_diag␣=␣diag(ones(np,␣1))*(2)␣;␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣%␣DIAGONALE␣PRINCIPALE
An␣=␣sur_diag␣+␣des_diag␣+␣in_diag␣;␣␣␣␣␣␣␣␣%␣MATRICE␣An
fn␣=␣fx(xi(2:end-1))␣;␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣%␣SOURCE␣DE␣LA␣DEFORMATION
un␣=␣inv(An)*fn’␣;␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣%␣CALCUL␣DES␣APPROXIMATIONS
un␣=␣[0␣un’␣0]␣;␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣%␣ON␣RAJOUTE␣LES␣CONDITIONS␣AUX␣LIMITES
fig1␣=␣figure(’color’,[1␣1␣1])␣;␣plot(xi,␣un,’o’)␣;
xlabel(’x_i’)␣;␣ylabel(’u_i’)␣;␣title(’SOLUTION␣APPROCHEE’)␣;
Considérons désormais des fonctions c(x) et f (x) continues sur l’intervalle [a, b]. On se propose de résoudre,
par les différences finies, l’équation de la convection-diffusion. Soient α et β deux constantes réelles. Le problème
( 00 0
−u (x) + c(x) u (x) = f (x), x ∈ [a, b]
P: (164)
u(a) = 0 et u(b) = 0
Comme précédemment, ce type de problème est dénommé problème aux limites. Cette dénomination provient
du fait que la fonction u(x) doit satisfaire les conditions aux limites, u(a) = 0 et u(b) = 0, posées aux bornes
de l’intervalle [a, b]. Afin de résoudre numériquement (trouver la solution approchée) le système (164), nous
recourrons à la méthode des différences finies. Suivant cette méthode numérique, l’intervalle [a, b] sur lequel nous
cherchons la solution u(x) est discrétisé en n + 1 sous-intervalles équidistants de longueur h avec xi = x0 + i h
et i = 1, 2, 3, ..., n. On cherche alors en chacun de ces points une valeur approchée, notée ui , de u(xi). Ainsi, le
système continu initial est substitué par un système discret. L’idée de base de la méthode des différences finies
consiste à remplacer l’équation différentielle (164) par un système de n équations algébriques. Ce système
d’équations est obtenu en écrivant cette équation différentielle en chaque point de discrétisation xi , et en
00
substituant également à chaque valeur u (x) l’approximation de la dérivée seconde :
0
Et la dérivée u (x) est approchée par
0 u(xi+1 ) − u(xi−1 )
u (x) ≈ + O(h) (166)
2h
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u(xi−1 ) − 2 u(xi ) + u(xi+1 ) u(xi+1 ) − u(xi−1 )
− + c(xi ) = f (xi ) i ∈ {1, ..., n}
h 2 2h (167)
u0 = 0 et un = 0
Comme précédemment en adoptant une notation matricielle après quelques réarrangements, le problème
peut s’écrire :
Ah uh = bh (168)
Avec Ah = A1 + A2 ,
2 −1 0 ... 0
. ..
−1 . .
−1 2 .
A1 = .. .. ..
(169)
0 . . . 0
.
..
.
. . −1 2 −1
0 ... 0 −1 2
f (x1 )
f (x2 )
2
fh = h
.. (171)
.
f (xn−1 )
f (xn )
u1
u2
uh =
..
∈ Rn (172)
.
un−1
un
On peut mettre en évidence le fait que la matrice Ah est inversible (sous l’hypothèse que la fonction c(x)
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≥ 0. La matrice Ah est symétrique définie positive). Les matrices A1 et A2 sont tridiagonales. Afin d’obtenir
la solution discrète, les valeurs du vecteur uh , il va falloir résoudre le système linéaire tridiagonal (168).
Exercice · + r
x − (1 − e(r x) )
funex = (175)
(1 − er )
clear␣all␣;␣clc␣;␣close␣all␣;
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
%␣19/11/2019␣Samir␣KENOUCHE␣:␣ALGORITHME␣PERMETTANT
%␣L’IMPLEMENTATION,␣SOUS␣MATLAB,␣DE␣LA␣METHODE␣DES␣DIFFERENCES␣FINIES␣EN
%␣DIMENSION␣1
fx␣=␣@(x,r)␣(r.ˆ2.*exp(r.*x).*(x-1))./(1␣-␣exp(r))␣+␣r.*x␣;
n␣=␣64␣;␣r␣=␣1/2␣;␣h␣=␣1/(n+1)␣;␣xh␣=␣0␣:␣h:␣1␣;
cx␣=␣inline(’x’)␣;␣funex␣=␣@(x,r)␣x-(1-exp(r.*x))./(1-␣exp(r))␣;
fn␣=␣h.ˆ2.*fx(xh(1:n),r)␣;␣cx␣=␣cx(xh(1:n)).*r␣;
sur_diag␣=␣diag(ones(n-1␣,1)␣,1)␣;␣sur_diag(sur_diag␣==␣1)␣=␣-1␣;
des_diag␣=␣diag(ones(n-1␣,1)␣,␣-1)␣;␣des_diag(des_diag␣==␣1)␣=␣-1␣;
in_diag␣=␣diag(ones(n␣,1))␣;␣in_diag(in_diag␣==␣1)␣=␣2␣;
A1␣=␣sur_diag␣+␣des_diag␣+␣in_diag␣;␣a1␣=␣diag(ones(n␣,1))␣;
a1(a1␣==␣1)␣=␣cx␣;
sur_diag_a2␣=␣diag(ones(n-1␣,1)␣,1)␣;␣sur_diag_a2(sur_diag_a2␣==␣1)␣=␣1␣;
des_diag_a2␣=␣diag(ones(n-1␣,1)␣,␣-1)␣;␣des_diag_a2(des_diag_a2␣==␣1)␣=␣-1␣;
in_diag_a2␣=␣diag(ones(n␣,1))␣;␣in_diag_a2(in_diag_a2␣==␣1)␣=␣0␣;
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a2␣=␣sur_diag_a2␣+␣des_diag_a2␣+␣in_diag_a2␣;
A2␣=␣(r*h/2).*(a1*a2)␣;␣An␣=␣A1␣+␣A2␣;
un␣=␣fn*inv(An)␣;␣␣%␣RESOLUTION␣DU␣SYSTEME␣LINEAIRE
uh␣=␣[0␣,␣un,␣0]␣;␣%␣SOL.␣FINALE␣-␣PRISE␣EN␣COMPTE␣DES␣CONDITIONS␣INITIALES
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%␣AFFICHAGE␣GRAPHIQUE␣%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
figure(’color’,[1␣1␣1])
plot(xh,uh,’o’,’MarkerSize’,7,’LineWidth’,1)␣;␣hold␣on␣;
xk␣=␣0:0.001:1␣;␣plot(xk,funex(xk,r),’r’,’LineWidth’,1.2)
axis([-0.1␣1.1␣-0.005␣0.07])␣;
ih␣=legend(’SOLUTION␣NUMERIQUE’,’SOLUTION␣EXACTE’)␣;
set(ih,’Interpreter’,’none’,’Location’,’South’,’Box’,’on’,...
␣␣␣␣’Color’,’none’)␣;␣xlabel(’x’,’FontSize’,12)␣;␣ylabel(’u(x)’,’FontSize’,12)
msg1␣=␣strcat(’r=␣’,␣num2str(r))␣;
gtext(msg1)␣%␣cliquer␣sur␣la␣figure␣pour␣afficher␣:␣msg1
msg2␣=␣strcat(’n=␣’,␣num2str(n))␣;
gtext(msg2)␣%␣cliquer␣sur␣la␣figure␣pour␣afficher␣:␣msg2
r = 0.5
n = 64
u(x)
clear␣all␣;␣clc␣;␣close␣all␣;
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
%␣␣18/11/2019␣Samir␣KENOUCHE␣:␣ALGORITHME␣PERMETTANT
%␣L’ANALYSE␣DE␣L’ERREUR␣EN␣FONCTION␣DU␣NOMBRES␣DE␣SOUS-INTERVALLES␣DE
%␣DISCRETISATION
fx␣=␣@(x,r)␣(r.ˆ2.*exp(r.*x).*(x-1))./(1␣-␣exp(r))␣+␣r.*x␣;␣␣r␣=␣1/2␣;
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cx1␣=␣inline(’x’)␣;␣funex␣=␣@(x,r)␣x-(1-exp(r.*x))./(1-␣exp(r))␣;
n␣=␣5␣:␣5␣:␣120␣;
for␣ik␣=␣1:length(n)
␣␣h␣=␣1/(n(ik)+1)␣;␣xh␣=␣0:h:␣1␣;
␣␣fn␣=␣h.ˆ2.*fx(xh(1:n(ik)),r)␣;␣cx␣=␣cx1(xh(1:n(ik))).*r␣;
␣sur_diag␣=␣diag(ones(n(ik)-1␣,1)␣,1)␣;␣sur_diag(sur_diag␣==␣1)␣=␣-1␣;
␣des_diag␣=␣diag(ones(n(ik)-1␣,1)␣,␣-1)␣;␣des_diag(des_diag␣==␣1)␣=␣-1␣;
␣in_diag␣=␣diag(ones(n(ik),␣1))␣;␣in_diag(in_diag␣==␣1)␣=␣2␣;
␣A1␣=␣sur_diag␣+␣des_diag␣+␣in_diag␣;␣a1␣=␣diag(ones(n(ik)␣,1))␣;
␣a1(a1␣==␣1)␣=␣cx␣;
␣sur_diag_a2␣=␣diag(ones(n(ik)-1␣,1)␣,1)␣;␣sur_diag_a2(sur_diag_a2␣==␣1)␣=␣1␣;
␣des_diag_a2␣=␣diag(ones(n(ik)-1␣,1)␣,␣-1)␣;
␣des_diag_a2(des_diag_a2␣==␣1)␣=␣-1␣;
␣in_diag_a2␣=␣diag(ones(n(ik)␣,1))␣;␣in_diag_a2(in_diag_a2␣==␣1)␣=␣0␣;
␣a2␣=␣sur_diag_a2␣+␣des_diag_a2␣+␣in_diag_a2␣;
␣A2␣=␣(r*h/2).*(a1*a2)␣;␣An␣=␣A1␣+␣A2␣;
␣un␣=␣fn*inv(An)␣;␣%␣RESOLUTION␣DU␣SYSTEME␣LINEAIRE
␣err(ik)␣=␣max(abs(uh␣-␣funex(xh,r)))␣;
end
figure(’color’,[1␣1␣1])␣;␣hold␣on␣;␣box␣on␣;
loglog(n+1,err,’o’,’MarkerSize’,7,’LineWidth’,1)␣;␣%␣ECHELLE␣LOGARITHMIQUE
xlabel(’n␣+␣1’,’FontSize’,12)␣;␣ylabel(’Erreur␣absolue’,’FontSize’,12)␣;
clear␣all␣;␣clc␣;␣close␣all␣;
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
%␣␣18/11/2019␣Samir␣KENOUCHE␣:␣ALGORITHME␣PERMETTANT
%␣L’ANALYSE␣DE␣L’ERREUR␣EN␣FONCTION␣DU␣NOMBRES␣DE␣SOUS-INTERVALLES␣DE
%␣DISCRETISATION
fx␣=␣@(x,r)␣(r.ˆ2.*exp(r.*x).*(x-1))./(1␣-␣exp(r))␣+␣r.*x␣;
cx1␣=␣inline(’x’)␣;␣funex␣=␣@(x,r)␣x-(1-exp(r.*x))./(1-␣exp(r))␣;
n␣=␣64␣;
for␣r␣=␣1:40
␣␣h␣=␣1/(n␣+␣1)␣;␣xh␣=␣0:h:␣1␣;
␣␣fn␣=␣(h.ˆ2).*fx(xh(1:n),r)␣;␣cx␣=␣cx1(xh(1:n)).*r␣;
␣sur_diag␣=␣diag(ones(n␣-␣1␣,1)␣,1)␣;␣sur_diag(sur_diag␣==␣1)␣=␣-1␣;
␣des_diag␣=␣diag(ones(n␣-␣1␣,1)␣,␣-1)␣;␣des_diag(des_diag␣==␣1)␣=␣-1␣;
␣in_diag␣=␣diag(ones(n,␣1))␣;␣in_diag(in_diag␣==␣1)␣=␣2␣;
␣A1␣=␣sur_diag␣+␣des_diag␣+␣in_diag␣;␣a1␣=␣diag(ones(n,␣1))␣;
␣a1(a1␣==␣1)␣=␣cx␣;
␣sur_diag_a2␣=␣diag(ones(n␣-␣1␣,1)␣,1)␣;␣sur_diag_a2(sur_diag_a2␣==␣1)␣=␣1␣;
␣des_diag_a2␣=␣diag(ones(n␣-␣1␣,1)␣,␣-1)␣;
␣a2␣=␣sur_diag_a2␣+␣des_diag_a2␣+␣in_diag_a2␣;
␣A2␣=␣(r*h/2).*(a1*a2)␣;␣An␣=␣A1␣+␣A2␣;
␣un␣=␣fn*inv(An)␣;␣%␣RESOLUTION␣DU␣SYSTEME␣LINEAIRE
␣uh␣=␣[0␣,␣un,␣0]␣;␣%␣SOL.␣FINALE␣-␣PRISE␣EN␣COMPTE␣DES␣CONDITIONS␣INITIALES
␣err_r␣=␣max(abs(uh␣-␣funex(xh,␣r)))␣;
␣figure(1)␣;␣hold␣on␣;␣box␣on␣;
␣semilogy(r,err_r,’o’,’MarkerSize’,7,’LineWidth’,1)
␣%␣ECHELLE␣SEMI-LOGARITHMIQUE
␣xlabel(’Valeur␣de␣r’,’FontSize’,12)␣;
␣ylabel(’Erreur␣absolue’,’FontSize’,12)␣;
end
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Supplément : avec une démarche analogue on peut résoudre également le problème de la flexion simple
dont la formulation mathématique est donnée par :
( 00
−u (x) + c(x) u(x) = f (x), x ∈ [a, b]
P: (176)
u(a) = α et u(b) = β
Ah uh = bh (178)
Avec,
2 −1 0 ... 0
c(x1 ) 0... 0
. ..
−1 . .
−1 2 .
. ..
c(x2 ) . .
(0) 0 . (0) 1 .. .. ..
Ah = Ah +
. .. ..
et Ah = 2 0 . . . 0
(179)
.. . .
0 h .
..
.
. . −1 2 −1
0 ... 0 c(xn )
0 ... 0 −1 2
2 + c(x1 ) h2 −1 0 ... 0
.. ..
−1 2 + c(x2 ) h2 −1 .
.
1 .. .. ..
Ah = 2 0 . . 0 . (180)
h
.. ..
. . −1 2 + c(xn−1 ) h2 −1
0 ... 0 −1 2 + c(xn ) h2
f (x1 ) + α h−2
f (x2 )
bh =
.
..
(181)
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f (xn−1 )
f (xn ) + β h−2
u1
u2
uh =
..
∈ Rn (182)
.
un−1
un
Contrairement au cas linéaire (problème (153)) où le terme x u(x)3 n’existe pas, pour le problème (183) nous
avons une relation non-linéaire entre la source de la déformation f (x) et l’amplitude de la déformation u(x).
Autrement dit, si j’applique par exemple une force f (x) deux fois plus grande, l’amplitude de la déformation
ui−1 − 2 ui + ui+1
−
2
+ xi u3i = f (xi ) i ∈ {1, ..., n}
h (184)
u0 = α et un+1 = β
Contrairement au problème (153), ici nous cherchons à résoudre un système de n équations non-linaires.
Il existe dans la littérature plusieurs méthodes itératives pour effectuer ce calcul. On citera les méthodes
de Newton, de fausse position ou de la sécante. Je renvoie, les lecteurs intéressés par ces méthodes, à mon
cours d’analyse numérique que je dispense aux deuxièmes années des filières physique et chimie. Ce cours est
disponible en version pdf. Pour n = 4, on obtient le système d’équations :
−u0 + 2 u1 − u2
2
+ x1 u31 = f (x1 ), i=1
h
−α + 2 u1 − u2 + h2 x1 u31 − h2 f (x1 ) = 0
−u1 + 2 u2 − u3
+ x2 u32 = f (x2 ), i=2
2 3 2
−u1 + 2 u2 − u3 + h x2 u2 − h f (x2 ) = 0
h2
⇒
−u2 + 2 u3 − u4
−u2 + 2 u3 − u4 + h2 x3 u33 − h2 f (x3 ) = 0
+ x3 u33 = f (x3 ),
i=3
2
h
−u3 + 2 u4 − β + h2 x4 u34 − h2 f (x4 ) = 0
−u3 + 2 u4 − u5
+ x4 u34 = f (x4 ),
2
i=4
h
2 u1 − u2 + h2 x1 u31 − h2 f (x1 ) = 0
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2 3 2
−u1 + 2 u2 − u3 + h x2 u2 − h f (x2 ) = 0
On peut par exemple résoudre ce système par la méthode de Newton, c’est une méthode itérative d’ordre
deux donc elle converge rapidement. Nous allons illustrer cette méthode à l’aide d’un exemple. Soit à résoudre
le système d’équations non-linéaires suivant :
u
f1 (u1 , u2 ) = 2 u1 − u2 + e 1 = 0
f (U ) = (185)
f (u , u ) = −u + 2 u + eu2 = 0
2 1 2 1 2
f (U )
Uk+1 = Uk −
∇f (U )
f (u1 , u2 )
[uk+1 k+1 k k
1 , u2 ] = [u1 , u2 ] −
∇f (u1 , u2 )
3) En dimension 2: il existe une myriade de problèmes en physique et en chimie admettant comme formu-
lation mathématique, une équation aux dérivées partielles. Rappelons que cette dernière exprime une relation
fonctionnelle dont l’inconnue est une fonction de plusieurs variables. Dans l’équation même apparait la fonction
de plusieurs variables recherchée ainsi que ses dérivées partielles. Soit ρ : (x, t) ∈ [0, 1]×R+ 7−→ ρ(x, t) ∈ R une
fonction continue, nous considérons un problème parabolique consistant à déterminer u : (x, t) ∈ [0, 1]×R+ 7−→
u(x, t) ∈ R qui satisfait :
∂ 2 u(x, t)
∂u(x, t)
−
τ c p k = ρ(x, t)
∂t ∂x2
P: (187)
u(x, 0) = u0 (x) 0≤x≤1
u(0, t) = u(a, t) = 0 0 ≤ t
C’est l’équation de la diffusion de la chaleur, avec ρ(x, t) est la source de chaleur. Les constantes positives
τ , cp et k, caractéristiques du matériau en question, représentent respectivement la densité volumique, la
chaleur spécifique massique et la conductivité thermique. Afin d’alléger les écritures ces coefficients sont pris
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égaux à l’unité. A partir de ce problème, nous cherchons à déterminer la quantité de chaleur fournie au point
x à l’instant t. A partir d’un développement de Taylor on démontre ces approximations des dérivées partielles :
2 ∆t
(I + ) u(i, j) = u(i, j − 1) + ρ(i, j) ∆t
∆x2
An ∆t
(I + ) u(i, j) = u(i, j − 1) + ρ(i, j) ∆t
∆x2
Tenant compte de la condition initiale u(x, 0) ' u(i × ∆x, 0) = 0 le schéma numérique final devient :
An ∆t
(I +
) u(i, j + 1) = u(i, j) + ρ(i, j) ∆t
∆x2
Avec I est la matrice identité. La matrice An est tridiagonale, symétrique et définie positive valant :
2 −1 0 ... 0
. ..
−1 . .
−1 2 .
.. .. .. n n
An =
0 . . . 0 ∈R ×R
.
..
.
. . −1 2 −1
0 ... 0 −1 2
clear␣all␣;␣clc␣;␣close␣all␣;
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
%␣LE␣04/12/2019␣Samir␣KENOUCHE␣:␣RESOLUTION␣DE␣L’EQUATION␣DE␣LA␣CHALEUR␣PAR
%␣DIFFERENCES␣FINIES␣EN␣DIMENSION␣2
nb␣=␣10␣;␣pas_temps␣=␣0.01␣;␣pas_x␣=␣1/(nb+1)␣;␣T␣=␣0.7␣;
xi␣=␣0:␣pas_x␣:1␣;␣ti␣=␣0:␣pas_temps␣:T␣;␣ux␣=␣sin(pi.*xi)␣;␣%␣Condition
␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣%␣Initiale
u␣=␣zeros([numel(xi)-2␣numel(ti)])␣;␣u(:,␣1)␣=␣ux(2:end-1)’␣;
fx␣=␣-2␣+␣6.*xi␣;␣fn␣=␣zeros(size(u))␣;
mat_diag␣=␣2*diag(ones(nb,1))-diag(ones(nb-1␣,1),1)-diag(ones(nb-1,1),-1)␣;
my_mat␣=␣(eye(nb)+(pas_temps/pas_x.ˆ2).*mat_diag)␣;␣it␣=␣1␣;
while␣␣it␣<␣numel(ti)
␣␣␣␣␣fn(:,␣it)␣=␣fx(2:end-1)’␣;
␣␣␣␣␣u(:,␣it+1)␣=␣my_mat␣\(u(:,it)␣+␣pas_temps*fn(:,it))␣;␣%␣DIVISION␣A␣GAUCHE
␣␣␣␣␣it␣=␣it␣+␣1␣;
end
ui␣=␣cat(1,zeros([1␣numel(ti)]),u,zeros([1␣numel(ti)]));␣%␣AJOUT␣DES␣CONDITION
␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣␣%␣INITIALE␣ET␣AU␣LIMITE
fig1␣=␣figure(’color’,[1␣1␣1])␣;␣[xn,␣tn]␣=␣meshgrid(xi,␣ti)␣;
fig2␣=␣figure(’color’,[1␣1␣1])␣;␣contourf(xn,␣tn,␣ui’)␣;
xlabel(’Distance’)␣;␣ylabel(’Temps’)␣;
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%␣PARTIE␣:␣ANIMATION␣%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
figure(’Renderer’,’zbuffer’)␣;␣[xn,␣tn]␣=␣meshgrid(xi,␣ti)␣;
colormap(jet)␣;␣xlabel(’Distance’)␣;␣ylabel(’Temps’)␣;
for␣in␣=␣1:30
␣␣␣␣surf(exp(-0.008*in)*ui’.ˆ2,ui’)
␣␣␣␣my_animation(in)␣=␣getframe␣;
end
0.8
0.6 Temps
0.4
0.2
0
0 0.5 e
0 0.1 0.2 a nc
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0.6
0.5
0.4
Temps
0.3
0.2
0.1
0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1
Distance
Figure 8: Courbe de niveaux de la solution approchée
L’introduction de la variable temporelle τ est justifiée par le principe de causalité 9 , qui stipule que la cause
φ(τ ) est systématiquement antérieur à l’effet ou à la réponse u(t), de sorte que nous avons toujours t > τ .
Cela traduit une relation chronologique entre l’excitation et la réponse du système en question.
δu[φ(t)]
En revanche, la quantité h0 (t, τ ) = exprime la réponse propre ou intrinsèque du système considéré.
δφ(τ )
La connaissance de cette quantité mathématique est fondamentale, car elle permet de quantifier la réponse (ou
la sortie) u(t) quelque soit l’excitation (ou la source) φ(t). Cela nous amène à écrire le produit de convolution 10
suivant :
Z b
u(t) = φ(τ ) h0 (t, τ ) dτ (193)
a
Dans ce cas de figure, l’excitation φ(t) est écrite sous forme d’une superposition (ou une somme) d’impulsions
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de Dirac, selon :
Z b
φ(t) = φ(τ ) δ(t, τ ) dτ (194)
a
Il faut noter pour que l’équation (192) soit justifiée, le système considéré doit être stable. En effet, un système
donné est dit stable si, en lui appliquant une excitation bornée quelconque, la réponse reste bornée par une
constante, noté m. Traduit en terme mathématique, cela implique :
Z b
h0 (t, τ ) dτ < m (195)
a
Une autre notion fondamentale est l’invariance par translation dans le temps. La plupart des systèmes
physiques respecte cette invariance, stipulant que si l’on retarde l’excitation de δτ , alors la réponse est
également retardée de δτ . Cela se traduit par l’écriture :
h0 (t, τ ) = h0 (t − τ ) (196)
9. La causalité constitue une contrainte majeure et inviolable pour la formalisation de nombreux problèmes en physique et
en chimie. Il es résulte ce qui suit : t < τ ⇒ h0 (t, τ ) = 0
10. Cette relation est linéaire, car elle vérifie les propriétés suivantes :
1) ∀α ∈ R : α φ(t) ⇒ α u(t).
2) ∀α, β ∈ R : α φ1 (t) + β φ2 (t) ⇒ α u1 (t) + β u2 (t).
L’évolution temporelle associée à la grandeur u(t) est ainsi simplement proportionnelle à la fonction h0 (t−τ ).
Une fois ces propriétés fondamentales sont rappelées, nous présenterons dans ce qui suit, le cadre théorique
des fonctions de Green. Un problème aux limites d’ordre n est formulé mathématiquement comme suit :
L̂(t) u(t) = φ(t),
t ∈ [a, b]
(200)
U (u) = γ ,
j j j = 1, m
Où,
n−1
αij u(i) (a) + βij u(i) (b), ∀αij , βij ∈ R,
X
Uj (u) = n≤m (201)
i=0
Avec L̂ est un opérateur de dérivation linéaire. L’équation (201) traduit les conditions aux limites imposées
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Définition : G(t, τ ) est une fonction de Green du problème homogène, alors ∃ une fonction continue φ(t)
telle que :
Z b
u(t) = G(t, τ ) φ(τ ) dτ
a
soit une solution particulière du problème aux limites (200). De plus, la fonction G(t, τ ) doit satisfaire les
propriétés suivantes :
1) Pour chaque τ ∈ [a, b], la fonction t 7−→ G(t, τ ) est solution de l’équation homogène L̂(t) u(t) =
0, Uj (u) = 0, ∀t ∈ [a, τ ] et t ∈ [τ, b]. Cela se traduit mathématiquement par :
0 0
U1 = α01 u(a) + β01 u(b) + α11 u (a) + β11 u (b)
Z b h 0 0
i
= α01 G(a, τ ) + β01 G(b, τ ) + α11 G (a, τ ) + β11 G (b, τ ) φ(τ ) dτ
a
Z b
= U1 (G(t, τ )) φ(τ ) dτ = 0
a | {z }
car U1 (G(t,τ ))=0
4) Une propriété intéressante de la fonction de Green, est la présence d’une discontinuité d’une amplitude
1
valant de sa dérivée d’ordre (n − 1), à t = τ :
an (t)
∂Gn−1 (t, τ ) ∂Gn−1 (t, τ ) 1
lim+ t>τn−1 − lim− t<τn−1 = (206)
t→τ ∂t t→τ ∂t an (t)
Avec an (t) étant le coefficient de la dérivée d’ordre n de u(t).
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Les fonctions de Green permettent de transformer une équation différentielle (ou aux dérivées partielles) en
une équation intégrale, généralement plus simple à résoudre. Ces fonctions sont largement utilisées en Chimie
et Physique quantique. L’équation (200) est explicitée sous la forme suivante :
n n
X
(k)
X dk
ak (t) u (t) = φ(t) ⇐⇒ L̂(t) u(t) = φ(t), L̂(t) = ak (t) (207)
k=0 k=0
dtk
Les coefficients ak (t) peuvent aussi êtres constants. La fonction de Green associée à l’équation ci-dessus, est
obtenue en remplaçant la source φ(t) par une impulsion appliquée à un instant τ > t, soit δ(t − τ ). La source
φ(t) pouvant être une force agissant sur une particule par exemple, ou encore une source de chaleur ou de
vibration ... etc. Quelque soit la nature de cette source, elle peut être vue comme une somme d’impulsions
appliquées à différents instants τ > t. Cela se traduit par mathématiquement par l’écriture :
Z ∞
φ(t) = φ(τ ) δ(t − τ )dτ (208)
0
Où φ(τ ) est la fonction de poids associée à chaque impulsion. De cette façon, la source φ(t) est totalement
reconstituée par le second membre de l’équation (208). Revenons maintenant à notre équation différentielle
(207), si l’on note G(t, τ ) la fonction de Green 11 alors :
n
X ∂ k G(t, τ )
ak (t) = δ(t − τ ) ⇐⇒ L̂(t) G(t, τ ) = δ(t − τ ) (209)
k=0
∂tk
∂2 ∂
2
[φ(τ ) G(t, τ )] + a1
a2 [φ(τ ) G(t, τ )] + a0 [φ(τ ) G(t, τ )] = φ(τ ) δ(t − τ ) (211)
∂t ∂t
Intégrons les deux membres de cette équation et nous obtenons :
∂2 ∞ ∂ ∞ ∞ ∞
Z Z Z Z
a2 2 [φ(τ ) G(t, τ )] dτ + a1 [φ(τ ) G(t, τ )] dτ + a0 [φ(τ ) G(t, τ )] dτ = φ(τ ) δ(t − τ )dτ
∂t 0 ∂t 0 0
|0 {z }
φ(t)
De cette manière nous avons totalement satisfait l’équation différentielle (207). D’après ce dernier résultat,
nous comprenons que l’intégrale :
Z ∞
up (t) = φ(τ ) G(t, τ ) dτ (212)
0
constitue une solution particulière de l’équation différentielle (207). La solution globale (générale + parti-
culière) sera donnée par :
Z ∞
u(t) = uh (t) + up (t) = uh (t) + φ(τ ) G(t, τ ) dτ (213)
0
Où uh (t) dénote la solution générale de l’équation homogène (sans second membre, L̂(t) u(t) = 0) associée.
Ainsi, si l’on connait la fonction de Green G(t, τ ) d’une équation différentielle, une solution particulière s’obtient
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par l’équation intégrale up (t). Toute la problématique consiste donc à déterminer la ”bonne” fonction de Green
du phénomène physique ou chimique étudié. Toutefois, la détermination de G(t, τ ) est totalement tributaire
de la connaissance de la solution de l’équation homogène uh (t).
Par ailleurs, nous aurions pu démontrer l’équation (213), en utilisant une des propriétés de la fonction de
Dirac à savoir :
Z ∞
φ(τ ) δ(t − τ ) dτ = φ(t) (214)
0
L’opérateur différentiel L̂(t) est indépendant de τ , par conséquent et comme précédemment une solution de
(207) s’obtient selon :
Z ∞
up (t) = φ(τ ) G(t, τ ) dτ (216)
0
Il est important de rappeler que la fonction G(t, τ ) satisfait pleinement les conditions aux limites imposées
à la solution u(t).
Exercice d’application : on se propose d’étudier un problème aux limites du second ordre dont la
formulation mathématique est donnée comme suit :
D’après ce que nous avons discuté précédemment, la solution de (P) s’écrira comme :
Z ∞
u(t) = uh (t) + φ(τ ) G(t, τ ) dτ (217)
0
De plus, à partir de (P), nous écrivons l’équation satisfaite par la fonction de Green associée soit :
00
G (t, τ ) = δ(t − τ ) (218)
Commençons d’abord par résoudre l’équation homogène associée :
a1 t + b1 0≤t<τ
00
G (t, τ ) = 0 ⇒ G(t, τ ) = (219)
a2 t + b2 τ < t ≤ 2π
Nous allons étudier le cas où t < τ , ou de façon totalement équivalente quand 0 ≤ t < τ d’après la condition
initiale. En effet, tenant compte de la condition u(0) = 1, exprimée dans (P), il vient :
Étudions désormais le cas où t = τ , nous savons que dans ce cas de figure la fonction G(t, τ ) est continue,
soit :
Alors,
λ20 = 0 ⇒ λ0 = 0 (232)
Le discriminant de l’équation caractéristique ∆ = b2 − 4 a c = 0, c’est une racine double et la solution de
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Posons,
u=τ ⇒ du = dτ
− cos(w0 t)
dv = sin(w0 τ ) dτ ⇒ v=
w0
Z 2π sin(2π w0 ) − 2π w0 cos(w0 2π)
sin(w0 τ ) τ dτ = (237)
0 w02
~2 2
∇ ψ(r) + V (r) ψ(r) = E ψ(r)
− (239)
2m
Où k est le nombre d’onde et V (r) est une inhomogénéité qui est responsable de la diffusion de l’onde
ψ(r) qui est donc parfois appelé diffuseur. Cette équation est connue sous le nom d’équation de Schrödinger
d’après le physicien théoricien autrichien Erwin Schrodinger qui l’a postulée dans les années 1920. Après
réarrangement, nous obtenons :
2mE 2m
∇2 ψ(r) + 2
ψ(r) = 2 V (r) ψ(r) (240)
| ~
{z } |~ {z }
k2 Q(r)
h i
⇒ ∇2 + k 2 ψ(r) = Q(r) (241)
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La relation (241) a la forme de l’équation de Helmhotz. Notons, cependant, que le terme inhomogène Q(r)
dépend explicitement de la solution ψ(r). Nous commencerons par étudier la solution de la fonction de Green
vérifiant l’équation de Helmholtz inhomogène. Comme pour l’exemple d’application précédent, la fonction de
Green associée à (241) doit être solution de l’équation suivante :
h i
⇒ ∇2 + k 2 G(r) = δ(r) (242)
Ainsi, la solution particulière de (241) est :
Z +∞
ψp (r) = Q(r0 ) G(r − r0 ) dr0 (243)
−∞
Nous pouvons vérifier facilement que ψp (r) soit solution de (242), autrement dit :
h i Z +∞ h i Z +∞
∇2 + k 2 ψp (r) = ∇2 + k 2 G(r − r0 ) Q(r0 )dr0 = δ(r − r0 ) Q(r0 ) dr0 = Q(r) (244)
−∞ −∞
Toute la problématique consiste donc à déterminer la fonction G(r). D’après ce que nous avons déjà vu,
la fonction G(r) pour une équation différentielle donnée représente la réponse à une impulsion δ(r). Nous
allons d’abord résoudre l’équation (242). Pour se faire, nous recourrons à la Transformée de Fourier afin de
transformer l’équation différentielle (242) en une équation algébrique plus simple à résoudre. Multiplions (242)
par le facteur ejs r , il vient :
12. En théorie quantique, il est d’usage d’appeler potentiel tout court, l’énergie potentielle V (r) qui est effectivement le produit
d’un potentiel par une charge.
Z +∞ Z +∞ Z +∞ Z +∞
⇒ (js)2 G(r) ejs r dr+k 2 G(r) ejs r dr = 1 ⇒ −s2 G(r) ejs r dr+k 2 G(r) ejs r dr = 1
−∞ −∞ −∞ −∞
h iZ +∞
⇒ k 2 − s2 G(r) ejs r dr = 1
−∞
| {z }
g(s)
Finalement, nous obtenons la Transformée de Fourier de la fonction de Green dans l’espace réciproque
1
s ≡ , soit :
r
1
⇒ g(s) = 2 (245)
k − s2
Pour revenir à l’espace réel, nous devons effectuer une Transformée de Fourier inverse. Par définition nous
avons :
1 +∞ 1 +∞ e−js r
Z Z
G(r) = g(s) e−js r ds ⇒ G(r) = ds (246)
(2 π)3 −∞ (2 π)3 −∞ k 2 − s2
La particule évolue dans un espace en trois dimension, pour représenter cette réalité physique nous devons
adopter le système de coordonnées sphériques pour résoudre l’intégrale ci-dessus. L’élément de volume en
coordonnées sphériques s’écrit :
e−js r = e−j |s| |r| cos(θ) C’est un produit scalaire entre deux vecteurs (248)
Afin de ne pas alourdir les écritures mathématiques, nous gardons e−js r cos(θ) . Par conséquent l’intégrale
précédente devient :
1 2π +∞ s2 π
Z Z Z
⇒ G(r) = dφ ds sin(θ) e−js r cos(θ) dθ (249)
(2 π)3 0 0 k 2 − s2 0
1 +∞ s2 π
Z Z
⇒ G(r) = − ds sin(θ) e−js r cos(θ) dθ (250)
(2 π)2 0 k 2 − s2 0
Afin de résoudre l’intégrale relative à la variable θ, nous devons procéder au changement de variable suivant :
z = cos(θ) ⇒ dz = − sin(θ) dθ
Évidemment, les bornes d’intégration changent aussi avec la nouvelle variable d’intégration z, selon :
θ=0 ⇒ z = +1
θ=π ⇒ z = −1
1 +∞ s2 1
Z Z
⇒ G(r) = + ds e−js r z dz (251)
(2 π)2 0 k 2 − s2 −1
" #z=1
1 +∞ s2 e−js r z
Z
⇒ G(r) = + ds (252)
(2 π)2 0 k 2 − s2 j sr z=−1
8 r π2 s+k s=k
s−k s=−k
1 +∞ ejk |r−r0 |
Z
ψp (r) = − Q(r0 ) dr0 (261)
4π r −∞ |r − r0 |
Rappelons que nous avons déjà posé :
2m
Q(r) = V (r) ψ(r)
~2
D’où,
m +∞ ejk |r−r0 |
Z
ψp (r) = − V (r0 ) ψ(r0 ) dr0 (262)
2π ~2 −∞ |r − r0 |
La solution globale (solution homogène ψh (r) + solution particulière ψp (r)) de l’équation de schrödinger
est :
m +∞ ejk |r−r0 |
Z
ψ(r) = ψh (r) − V (r0 ) ψ(r0 ) dr0 (263)
2π ~2 −∞ |r − r0 |
13. Afin de ne pas alourdir les écritures mathématiques, le signe vecteur est délibérément omis. Ainsi, le vecteur r0 décrit tout
les points où règne le potentiel, d’un autre côté, le vecteur r décrit les points à partir desquels nous observons la fonction d’onde.
vaut ψh (r) = ejk r , onde plane d’amplitude unitaire. Ainsi, la solution globale (263) devient :
m +∞ ejk |r−r0 |
Z
jk r
ψ(r) = e − V (r0 ) ψ(r0 ) dr0 (265)
2π ~2 −∞ |r − r0 |
L’équation (265) est la forme intégrale de l’équation de schrödinger. Elle est totalement équivalente à la
forme différentielle, plus familière. Le ”paradoxe” de cette équation intégrale réside dans le fait que nous devons
d’abord connaitre la solution ψ(r) afin de résoudre cette intégrale, or c’est ce que nous cherchons !. Avant de
répondre à cette question, supposons que r0 ≈ 0 cela implique que V (r0 ) ≈ 0 pour des régions loin du centre
de diffusion du potentiel. Autrement dit, pour de longues distances du centre de diffusion nous avons |r| > |r0 |,
ce qui conduit à l’approximation suivante :
m ejk r +∞
Z
ψ(r) = e jk r
− e−j k r0 V (r0 ) ψ(r0 ) dr0 (267)
2π ~2 r −∞
Il faut bien rappeler que le phénomène physique rattaché à cette équation, est celui d’une onde plane
incidente, ψ(z) = ejki r voyageant dans la direction ~ui , qui rencontre un potentiel de diffusion V (r0 ), produisant
une onde sphérique sortante ejks r0 dans la direction ~us . Comme une image, nous pouvons imaginer la situation
d’une vague d’eau (donc une onde) rencontrant une roche qui va la dévier selon une direction donnée. Le nombre
d’onde k est liée à l’énergie de la particule à travers la relation :
√
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2mE
k≡
~
Tenant compte des directions d’incidence et d’émergence, la solution (267) devient :
m ejki r +∞
Z
ψ(r) = ejki r − e−j ks r0 V (r0 ) ψ(r0 ) dr0 (268)
2π ~2 r −∞
Afin de résoudre cette équation intégrale, nous devons passer par l’approximation de Born 14 . Cela consiste
à écrire :
m ejki r +∞
Z 0 0 0 0
ψ(r0 ) = ejki r0 − e−j ks r0 V (r0 ) ψ(r0 ) dr0 (269)
2π ~2 r0 −∞
m ejki r +∞ m ejki r +∞
Z Z 0 0 0 0
ψ(r) = ejki r − e−j ks r0 V (r0 ) ejki r0 dr0 − e−j ks r0 V (r0 ) ψ(r0 ) dr0 + · · ·
2π ~2 r −∞ 2π ~2 r0 −∞
| {z }
premier approx. de Born
Si l’on tronque cette série à la première approximation de Born, la solution approximative prend la forme
suivante :
m ejki r +∞
Z
ψ(r) = ejki r − e−j ks r0 V (r0 ) ejki r0 dr0 (270)
2π ~2 r −∞
14. Approximation ayant été introduit dans les années 1920 par Max Born, physicien théoricien Allemand.
ejki r m +∞
Z
ψ(r) = ejki r − ej (ki −ks ) r0 V (r0 ) dr0 (271)
r 2π ~2 −∞
| {z }
f (θ,φ)
Avec,
m
Z +∞
f (θ, φ) = − ej κ r0 V (r0 ) dr0 , κ ≡ ki − ks et r > r0 (272)
2π ~2 −∞
Désormais la connaissance de V (r) permet la détermination de la solution ψ(r) par le biais de l’équation
intégrale (271). La dépendance angulaire de l’amplitude de l’onde émergente f est portée par le nombre d’onde
κ. Tout la problématique consiste donc à déterminer l’amplitude de l’onde émergente f (θ, φ), ce facteur indique
la probabilité de l’émergence dans une direction donnée θ.
jks
jki
ks
ki
Figure 9: Onde plane incidente (~ki ), diffusée par le centre de diffusion V (r) ayant une porté de l’ordre del.
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Le résultat est une onde sphérique sortante (~ks ) ayant une amplitude f (θ, φ) dans l’angle solide Ω.
Pour une diffusion de faible énergie, autrement dit, si l’onde incidente ki n’est pas trop altérée par le potentiel
V (r0 ), nous pouvons écrire :
2π
E= ~c
λ
|{z}
k
m
Z +∞
⇒ f (θ) ≈ − V (r0 ) dr0 , r > r0 (275)
2π ~2 −∞
m
Z 2π Z ∞ Z π
j κ r0 cos(θ0 )
⇒ f (θ, φ) = − dφ0 V (r0 ) r02 dr0 e sin(θ0 ) dθ0 (277)
2π ~2 0 0 0
" " #π #
m ∞ ej κ r0 cos(θ0 )
Z
⇒ f (θ, φ) = − 2π V (r0 ) r02 dr0 − (278)
2π ~2 0 j k r0 0
m
Z ∞
2 sin(κ r0 )
⇒ f (θ, φ) = − V (r0 ) r02 dr0 (279)
~2 0 κ r0
2m ∞
Z
⇒ f (θ) = −
r0 V (r0 ) sin(κ r0 ) dr0 (280)
κ ~2 0
Il suffit maintenant de calculer l’intégrale restante sur la variable radiale r0 . Si nous utilisons un potentiel
de Coulomb simple où V (r) ∝ 1/r, alors nous nous heurtons à un problème car l’intégrale ne converge pas
comme r → ∞. Pour cette raison, un autre potentiel radialement symétrique est introduit, qui est donné par :
e−r/l
V (r) = (281)
r
Où l > 0 est une constante décrivant la portée de l’interaction. Ce type de potentiel est connu sous le
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nom de potentiel de Coulomb écranté 15 . Le paramètre l détermine la gamme sur laquelle le potentiel est
influent. Il nous permet d’évaluer analytiquement l’amplitude de diffusion. Ce potentiel est susceptible de
décrire l’interaction électromagnétique entre deux particules chargées s’il y a un écrantage de la force lorsque
la distance entre les particules est plus grande que l’ordre de la distance caractéristique ∝ l. Il est possible
alors d’observer le comportement de f (θ, φ)2 pour un potentiel de Coulomb en laissant l tendre vers zéro.
L’amplitude de diffusion devient :
2m
Z ∞
⇒ f (θ) = − 2 e−r0 /l sin(κ r0 ) dr0 , κ = 2 k sin(θ/2) (282)
κ~ 0
2m κ
⇒ f (θ) = − 2 , κ = 2 k sin(θ/2) (283)
κ~ l + κ2
2
2m 2 k sin(θ/2)
⇒ f (θ) = − (284)
(2 k sin(θ/2)) ~2 l + (2 k sin(θ/2))2
2
2m 1
⇒ f (θ) = − 2 (285)
~ l + (2 k sin(θ/2))2
2
15. Ce potentiel s’obtient en superposant une charge ponctuelle positive à l’origine et une charge négative délocalisée au
voisinage de l’origine sur une distance de l’ordre de l.
χST O m
n,l,m (r, θ, φ) = Rn (r) × Yl (θ, φ) (288)
Où la partie radiale est :
2n+1
(2 ζ) 2
Rn (r) = (1/2)
rn−1 e−ζ r (289)
(2 n!)
Les mêmes harmoniques sphériques Ylm (θ, φ) des atomes hydrogénoı̈des sont utilisées pour décrire la partie
angulaire. L’exposant ζ (qui se lit zêta en alphabet latin) est un paramètre ajustables, lié à la charge effective du
noyau. La charge nucléaire étant partiellement ”écrantée” par les électrons des couches internes. Cette charge
effective est estimée par les règles de Slater que détaillerons ci-dessous. En outre, le paramètre ζ controle
la largeur de l’orbitale, une valeur élevée de ζ produit une orbitale plus fine et petite valeur produira au
contraire une orbitale plus large. A titre d’exemple pour représenter l’orbitale atomique |1si, nous utiliserons
l’expression :
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" #1/2
ζ3
χST O
1,0,0 (r, θ, φ) = e−ζ r × Y00 (θ, φ) (290)
π
Par ailleurs, il est possible utiliser plus d’une STO pour représenter une orbite atomique, comme le montre
l’équation :
h i
−ζ1 r
χST O
2,0,0 (r, θ, φ) = c1 r e + c2 r e−ζ2 r × Ylm (θ, φ) (291)
Dans cette équation, les paramètres ζ1 et ζ2 sont ajustés par une procédure de fitting (les moindres carrés par
exemple). Les coefficients c1 et c2 sont déterminés par un calcul variationnel linéaire qui minimise l’énergie du
système quantique étudié. Dans cette configuration, la fonction ayant la plus grande valeur de ζ tient compte
de la charge près du noyau. Tandis que la fonction ayant la petite valeur de ζ tient compte de la distribution
de la charge à des valeurs plus importantes de la distance du noyau. Cette base de fonctions d’onde est appelée
ensemble, base 16 à double zêta. Nous exigeons que ces fonctions de base couvrent tout l’espace de distribution
des électrons 17 , ce qui signifie qu’elle doivent former un ensemble complet et doivent décrire la même chose.
Par exemple, les harmoniques sphériques ne peuvent pas être utilisées pour décrire une fonction radiale d’un
16. Une base de fonctions d’onde (basis set en anglais) en mécanique quantique est un ensemble
X de fonctions (appelées fonctions
de base) qui sont linéairement combinées pour créer des orbitales moléculaires : ψi = cij ϕj . Par commodité, ces fonctions
j
sont généralement des orbitales atomiques centrées sur les atomes.
17. Cette propriété des fonctions dans l’espace est tout comme la propriété correspondante des vecteurs. Les vecteurs unitaires
(~e1 , ~e2 , ~e3 ) décrivent des points dans l’espace et forment un ensemble complet puisque toute position dans l’espace peut être
spécifiée par une combinaison linéaire de ces trois vecteurs unitaires. Ces vecteurs unitaires sont également appelés vecteurs de
base.
Par ailleurs, nous pouvons démonter que l’énergie d’un électron occupant une orbitale de Slater à exactement
la meme forme que celle obtenu en résolvant l’équation de Schrödinger. En utilisant le Laplacien en coordonnées
sphériques, l’équation de Schrödinger devient :
" #
~2 1 ∂ ∂ 1 ∂ ∂ 1 ∂2
− 2
r2 + 2 sin θ + 2 2 χST O + V (r) χST O = E χST O (292)
2m r ∂r ∂r r sin θ ∂θ ∂θ r sin θ ∂φ2
| {z }
∇2
1 ∂ ∂ 1 ∂2
sin θ + 2 =Λ (293)
sin θ ∂θ ∂θ r2 sin θ ∂φ2
Nous obtenons alors :
1 1 ∂ ∂ Λ
− 2
r2 + 2 χST O + V (r) χST O = E χST O (294)
2 r ∂r ∂r r | {z }
Z∗
−
r
Les orbitales de Slater sont données par :
χST O m
n,l,m (r, θ, φ) = Rn (r) × Yl (θ, φ) (295)
Où la partie radiale dépendant uniquement du nombre quantique n est :
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2n+1
(2 ζ) 2 Z∗
Rn (r) = rn−1 e−ζ r avec ξ = (296)
(2 n!)(1/2) n
Il est bien connu que les harmoniques sphériques Ylm (θ, φ) sont des fonctions propres de l’opérateur Λ :
−l(l + 1) (n − 1)2 − 4 n ξ
−→ 0 et −→ 0 (305)
r2 r
1 1 Z∗ 2
⇒ En ' − ξ 2 = − (306)
2 2 n
Le traitement que nous venons d’effectuer nous informe que les orbitales de Slater décrivent ”bien” le
comportement de l’électron tant que celui-ci ”se tient” loin du noyau. Pour les atomes hydrogénoı̈des le
paramètre Z exprime la charge du noyau. Pour des atomes non-hydrogénoı̈des, ce paramètre est la charge
effective Z ∗ ressentie par l’électron. Selon le modèle de Slater, la charge effective ressentie par l’électron é(i)
est déterminée selon :
Zi∗ = Z −
X
Nj σ j avec 1 < j ≤ i (307)
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j≤i
Le paramètre Nj représente le nombre d’électrons des couches nj ≤ ni . Dans ce modèle de Slater, l’inter-
action Coloumbienne entre un électron (i) et son noyau est supposée être perturbée ou ”écrantée” par les
électrons (j) des couches intermédiaires. Cet effet ”d’écrantage” de l’intération Coloumbienne électron-noyau
est interprétée en terme d’une constante dite constante d’écran portant le symbole σj . Cette constante dépend
de l’emplacement des électrons j (N − 1 électrons restant) situés entre l’électron i et le noyau. Par conséquent
l’électron i ressentira une charge réduite +Z ∗ |e| au lieu de la charge réelle du noyau +Z |e|.
B. Orbitales Gaussienne
Lorsque des calculs quantiques sur des moléculaires sont menés, il est courant d’utiliser une base composée
d’un nombre fini d’orbitales atomiques, centrées sur chaque noyau atomique de la molécule. Ces orbitales
atomiques sont bien décrites avec les orbitales de type Slater, car les STO décroissent exponentiellement avec
la distance par rapport au noyau, décrivant ainsi précisément le chevauchement à longue distance entre les
atomes. Néanmoins, il a été démontré 18 que les intégrales impliquant des fonctions gaussiennes sont plus
rapides à calculer que celles impliquant des exponentielles de type STO, ce qui se traduit par un gain en terme
de temps de calcul. D’une façon générale, les orbitales gaussiennes s’écriront sous la forme :
l 2(n−l−1) −ζ r 2
χGT O
n,l,m (r, θ, φ) = Nn,l (ζ) r r e × Ylm (θ, φ) (308)
Où Nn,l (ζ) est une constante de normalisation. A titre d’exemple pour représenter l’orbitale atomique |1si,
nous utiliserons l’expression :
3/2
2ζ
2
χGT O
1,0,0 (r, θ, φ) = e−ζ r × Y00 (θ, φ) (309)
π
18. Dans les années 1950, par Frank Boys de l’université de Cambridge au Royaume-Uni.
Où N est la taille de la contraction et cζj sont les coefficients de la contraction. Les fonctions gaussiennes
contractées les plus simples sont les bases STO-nG. Cette base tente d’approcher ou de mimer les orbitales
STO par la somme de N Gaussiennes.
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