DEVOIR SURVEILLÉ de MATHÉMATIQUES numéro 1
PSI2 2023-2024 Durée: 4 heures 16/09/2023
EXERCICE
Dans tout cet exercice, la lettre n désigne un entier naturel supérieur ou égal à 2.
p
X 1
Pour tout p entier naturel non nul, on pose Hp = .
k
k=1
n−1
1
Pour tout k entier naturel, on pose ak = 1 − 1 − k et, pour k entier naturel non
2
nul, on pose uk = ak−1 − ak .
1.a. Pour tout k entier naturel non nul, prouver l’encadrement
Z k+1
1 dt 1
≤ ≤ .
k+1 k t k
b. En déduire que ln(n + 1) ≤ Hn ≤ 1 + ln(n).
+∞
X
2.a. Montrer que la série de terme général uk converge, et calculer sa somme uk .
k=1
+∞
X
b. Montrer que la série de terme général ak converge, on notera Sn sa somme ak , que l’on
k=0
ne cherchera pas à calculer.
+∞
X
c. Montrer que la série de terme général k uk converge, et prouver l’égalité kuk = Sn .
k=1
L’objectif de la question 3. est de rechercher un équivalent de Sn lorsque n → +∞.
n−1
1
3. Soit gn la fonction définie sur IR+ par ∀t ∈ IR+ gn (t) = 1−(1−2−t )n−1 = 1− 1− t .
2
a. Préciser le sens de variation de la fonction gn sur IR+ .
b. Soit m un entier naturel tel que m ≥ 2. Prouver les inégalités
Xm Z m m−1
X
ak ≤ gn (t) dt ≤ ak .
k=1 0 k=0
c. Soit α un réel strictement positif. Montrer l’égalité
Z α Z 1−2−α
1 1 − un−1
gn (t) dt = du .
0 ln(2) 0 1−u
d. En déduire l’encadrement
Hn−1
Sn − 1 ≤ ≤ Sn .
ln(2)
e. Donner un équivalent simple de Sn lorsque n tend vers l’infini.
PROBLÈME
Z π Z π
2 2
Pour tout entier naturel n, on pose Wn = (cos t)2n dt et Wn0 = (cos t)2n+1 dt
0 0
(intégrales de Wallis).
PARTIE A.
A.1. Montrer que Wn > 0 pour tout n ∈ IN, et, à l’aide d’une intégration par parties, prouver
2n + 1
la relation Wn+1 = Wn .
2n + 2
(2n)! π
A.2. En déduire la relation Wn = 2n pour tout entier naturel n.
2 (n!)2 2
22n (n!)2
A.3. Écrire une relation liant Wn0 et Wn+1
0
. En déduire la relation Wn0 = .
(2n + 1)!
A.4. Montrer que Wn+1 ≤ Wn0 ≤ Wn pour tout n entier naturel. En déduire que Wn0 ∼ Wn .
n→+∞
4n 4
2 (n!)
A.5. De l’équivalence Wn0 ∼ Wn , déduire la formule de Wallis : lim 2 = π.
n→+∞ n (2n)!
n! en
A.6. On pose an = √ pour tout n ∈ IN∗ , puis bn = ln(an ). En exploitant un développement
nn n X
limité de bn − bn−1 , montrer que la série télescopique (bn − bn−1 ) est convergente.
n≥2
En déduire que la suite (an ) admet une limite A strictement positive.
√ n n
A.7. Démontrer la formule de Stirling : n! ∼ 2π n .
e
X X
A.8. Soient un et vn deux séries à termes strictement positifs, toutes deux convergentes.
+∞
X +∞
X
On suppose que un ∼ vn . Démontrer que Rn ∼ Rn0 , où Rn = uk et Rn0 = vk
k=n+1 k=n+1
sont les restes d’ordre n de ces deux séries.
+∞
X 1 1
A.9. En utilisant la comparaison à une intégrale, démontrer l’équivalence ∼ lorsque
k2 n
k=n+1
n tend vers +∞.
A.10. En déduire un développement asymptotique de n! de la forme
√ n n C 1
n! = 2 π n 1+ +o ,
e n n
où C est une constante à déterminer.
PARTIE B.
Z π
2
Dans cette partie, on pose Jn = t2 (cos t)2n dt pour tout entier naturel n.
0
B.1. Par deux intégrations par parties, montrer la relation
∀n ∈ IN∗ Wn = −2n2 Jn + n(2n − 1) Jn−1 .
1 J
n−1 Jn
B.2. En déduire que = 2 − pour tout n entier naturel non nul.
n2 Wn−1 Wn
h πi π
B.3.a. Montrer, pour tout t ∈ 0, , l’inégalité t ≤ sin t. On pourra exploiter la concavité
2 2
de la fonction sinus sur l’intervalle considéré.
π2
b. En déduire que 0 ≤ Jn ≤ (Wn − Wn+1 ) pour tout entier naturel n, puis que
4
Jn
lim = 0.
n→+∞ Wn
n
X 1
Pour tout entier naturel non nul n, on pose Sn =
k2
k=1
B.4. En utilisant B.2., transformer l’expression de Sn .
+∞
X 1
B.5. En déduire la valeur de la somme S = 2
= lim Sn .
n=1
n n→+∞
+∞
X (−1)k+1
B.6. En déduire la valeur de la somme T = .
k2
k=1
PARTIE C.
On se propose dans cette partie d’accélérer la convergence de la série étudiée à la fin de la
partie B., c’est-à-dire de construire une suite (Sn0 ) ayant la même limite S que la suite (Sn ),
mais convergeant vers S plus rapidement.
On note E l’espace vectoriel des fonctions continues sur IR∗+ à valeurs réelles et ayant une limite
nulle en +∞.
1
On note f0 la fonction de E définie par f0 (x) = et, pour tout entier naturel non nul k, on
x
définit fk ∈ E par
1 1
∀x ∈ IR∗+ fk (x) = = k .
x(x + 1)(x + 2) · · · (x + k) Y
(x + i)
i=0
On note enfin ∆ l’application qui, à toute fonction f de E, associe la fonction ∆f définie par
∀x ∈ IR∗+ (∆f )(x) = f (x + 1) − f (x) .
C.1. Montrer que ∆ est un endomorphisme de l’espace vectoriel E.
X
C.2. Soit f une fonction appartenant à E. Montrer que la série (∆f )(p) converge, et calculer
p≥1
+∞
X +∞
X
sa somme (∆f )(p), ainsi que son reste d’ordre n : (∆f )(p).
p=1 p=n+1
∗
C.3. Pour k ∈ IN , exprimer la fonction ∆fk−1 à l’aide de k et de fk .
X
C.4. Pour k entier naturel non nul, établir la convergence de la série fk (p), et déterminer
p≥1
+∞
X
∗
son reste d’ordre n (n ∈ IN ), soit le nombre fk (p).
p=n+1
C.5. Pour p et q entiers naturels non nuls, montrer la relation
q
1 X q!
2
− (k − 1)! fk (p) = fq (p) .
p p
k=1
C.6. En déduire, pour n et q entiers naturels non nuls, l’inégalité
+∞ q
X 1 X (k − 1)! (q − 1)!
0≤ 2
− ≤ 2
.
p=n+1
p k(n + 1) · · · (n + k) (n + 1) (n + 2) · · · (n + q)
k=1
C.7. En choisissant q = 2 dans la question précédente, déterminer une suite (Sn0 ) convergeant
π2 1
vers S = et telle que S − Sn0 = O 3 . On exprimera Sn0 en fonction de Sn et de n.
6 n