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Intro PFE

Le comportement alimentaire est influencé par des facteurs biologiques, hédoniques et symboliques, et est essentiel pour le bien-être physique, mental et social. Les émotions jouent un rôle central dans ce comportement, notamment chez les personnes obèses, où des styles alimentaires inadaptés comme l'alimentation émotionnelle, externe et restrictive peuvent entraîner une surconsommation et des problèmes de santé. L'obésité, maladie chronique, nécessite une meilleure compréhension de ses mécanismes pour développer des stratégies de prise en charge efficaces.

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Le comportement alimentaire est influencé par des facteurs biologiques, hédoniques et symboliques, et est essentiel pour le bien-être physique, mental et social. Les émotions jouent un rôle central dans ce comportement, notamment chez les personnes obèses, où des styles alimentaires inadaptés comme l'alimentation émotionnelle, externe et restrictive peuvent entraîner une surconsommation et des problèmes de santé. L'obésité, maladie chronique, nécessite une meilleure compréhension de ses mécanismes pour développer des stratégies de prise en charge efficaces.

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Le comportement alimentaire désigne l’ensemble des conduites d’un individu vis-à-vis de la

consommation d’aliments. Il représente une série d’actions dont les déterminants se situent
au carrefour d’une triple finalité, biologique (fonction d’apport d’énergie et de nutriments),
hédonique (ressenti d’un plaisir, rôle affectif et émotionnel) et symbolique (psychosocial,
culturel et relationnel) (BELLISLE 1999, GYU-GRAND et LE BARZIC 2000).
Les habitudes alimentaires sont un ensemble de comportements enracinés dès l’enfance et
résistants au changement qui incluent à la fois le choix des aliments et le comportement
alimentaire lui-même (MEZHOUD et coll., 1985). Elles s’inscrivent ainsi dans une continuité
où, selon RIGAUD (2004), manger répond à trois impératifs fondamentaux : se nourrir, se
socialiser, se faire plaisir, aucun de ces éléments ne pouvant être négligé.
Ce comportement est destiné à assurer à l’individu un bien-être physique, mental et social
(définition de l’état de bonne santé donnée par la constitution de l’OMS en 1948. Il n’existe
donc de comportement alimentaire pathologique que dans la mesure où il entraîne des
conséquences néfastes sur la santé.
Parmi les nombreux facteurs qui influencent ce comportement, les émotions occupent une
place centrale, car elles modulent aussi bien la quantité que la qualité des aliments
consommés, influençant ainsi le poids corporel et la santé globale. Les personnes obèses, en
particulier, sont souvent confrontées à des défis émotionnels spécifiques, comme l’anxiété,
la dépression ou le stress, qui peuvent intensifier les comportements alimentaires
dysfonctionnels. Ces états émotionnels sont susceptibles d’induire une suralimentation,
pouvant mener à une prise de poids.
Trois styles alimentaires inadaptés sont identifiés comme contributeurs à cette
surconsommation : les styles émotionnel, externe et restrictif.
L’alimentation émotionnelle, se manifeste par une tendance à manger de manière excessive
en réponse à des émotions telles que la colère, la peur ou l’anxiété, et elle est fortement
associée à une consommation accrue d’aliments sucrés et énergétiques, constituant ainsi un
facteur de risque d’obésité (Smith, 2010).
L’alimentation externe se définit par la réponse à des stimuli environnementaux liés à la
nourriture (vue, odeur…), indépendamment des signaux internes de faim ou de satiété, ce
qui contribue à l’augmentation de l’obésité et prédit les fringales alimentaires, dans un
environnement où l’abondance et l’attrait des aliments renforcent cette tendance (Brown,
2004).
L’alimentation restrictive, qui repose sur le contrôle volontaire de l’apport alimentaire pour
gérer le poids, entre souvent en contradiction avec les signaux physiologiques de faim et de
satiété. Bien que cette restriction soit censée réduire l’apport, elle peut paradoxalement
entraîner une prise de poids, surtout dans sa forme rigide, tandis que la restriction flexible
semble favoriser une meilleure gestion du poids et réduire la suralimentation (Herman,
2008).
Ces comportements alimentaires dysfonctionnels peuvent entrainer une insatisfaction
corporelle, définie comme une évaluation subjective négative de l’apparence, de la forme,
de la taille du corps ou du poids (Stice et Shaw, 2002 ; Wertheim, Paxton et Blaney, 2009).
L’obésité, maladie chronique sans tendance spontanée à la guérison, constitue un facteur de
risque majeur pour de nombreuses affections graves telles que le diabète, les maladies
cardiovasculaires ou certains cancers. Elle représente un enjeu majeur de santé publique qui
appelle une meilleure compréhension de ses mécanismes et le développement de nouvelles
stratégies de prise en charge, afin d’en réduire la prévalence et les conséquences.
Ainsi, les dimensions cognitives et émotionnelles de la prise alimentaire, spécifiquement
humaines, peuvent surpasser les mécanismes de régulation physiologiques basés sur les
besoins énergétiques, jouant un rôle déterminant dans l’établissement d’une balance
énergétique positive menant à l’obésité.

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