ADMINISTRATION ET INSPECTION SCOLAIRES
Cours destiné aux étudiants de G2 GAISF
INTRODUCTION
O.1. Objectifs du cours
L’inspection de l’enseignement dans notre pays est à comparer à un bateau, à
un train effectuant un long voyage et même un très long voyage, dont la durée est d’une
année scolaire et qui, de ce fait, exige que chaque navigant ( les élèves et leurs parents, les
enseignants et leurs chefs d’établissements, les inspecteurs et les responsables de
l’administration de l’enseignement dans les Provinces éducatives) participe activement aux
différentes manœuvres de voyage et que les responsables du système éducatif exécutent
quotidiennement avec zèle et abnégation les tâches des fonctions qui leur sont assignées
afin de permettre un accostage heureux.
Comme nous pouvons le comprendre à travers le paragraphe ci-dessus, à la
fin du cours, l’étudiant en première licence en Sciences de l’Education sera capable :
- de définir les concepts "inspecteur" et "formation" ;
1
- D’identifier et de décrire les rôles de l'Inspecteur de l'Enseignement ; -
distinguer les différentes sortes de formation ainsi que les modes de celle-
ci
- Définir formation recyclage, formation-guidance, formation animation.
- De manifester le comportement d’un inspecteur ;
- D’identifier et de localiser tout problème scolaire ;
- D’expliquer correctement l'outil de formation, la cellule de base et l'unité
pédagogique.
O.2. Bibliographie
1. Dictionnaire Hachette;
2. Roger Muchielli; la conduite des réunions Paris 1985.
3. Unesco, La conduite des actions de formation, Paris 1985.
livre
1. BIRZEA, C., Rendre opérationnel des objectifs pédagogiques, PUF, Paris,
1979.
2. BLOOM, B.S., Taxonomie des objectifs pédagogiques, domaine cognitif, Ed.
Nouvelle, Montréal, 1979.
3. D’HAINAUT, L., Des fins aux objectifs de l’éducation, Nathan, Bruxelles,
1977.
4. LECLERQ, D., La conception des questions à choix multiples, Labor,
Bruxelles, 1986.
5. Qualités des questions et signification des scores, Labor, Bruxelles, 1986.
Revue
1. Revue de l’inspecteur nº 13, 1984
2. Recueil des directives et instructions officielles, 2 ème éd., CEREDIP, Kin,
1986.
3. en R. et Hopkins D., La pratique de l’auto-analyse de l’établissement
scolaire, Paris, Economica, 1988.
4. Bonnet F., Dupont P. et Huget G., L’école et le management, Bruxelles, De
Boeck, 1990, 3e éd.
5. Delaire G., Le chef d’établissement, Paris, Berger-Levrault, 1986
6. Delaire G., L’administration de l’éducation, Perspectives documentaires en
Sciences de l’Education, 1987, 11.
7. Dupont P., Dupuis M. et Ossandon M., A livre ouvert… dans la gestion de
l’école, Bruxelles, Ministère de l’Education, 1988.
8. Gillig-Amoros L., L’inspecteur et son image, Paris, PUF, 1986
9. Hopes C., Le chef d’établissement et l’amélioration du fonctionnement de
l’école,
Paris, Economica, 1988
10. Périé R., Organisation et gestion de l’éducation nationale, Paris, Berger-
Levrault, 1988
11. Van Velzen W. G. et al., Parvenir à une amélioration effective du
fonctionnement de l’école, Paris, Economica, 1988
3
Chapitre I : L'INSPECTEUR ET LA FORMATION DES
ENSEIGNANTS
I.1. INSPECTEUR SCOLAIRE
I.1.1. Notion
Le Larousse nous dit que le substantif Inspecteur dérive du verbe inspecter
qui, étymologiquement tire son origine du latin INSPECTARE qui signifie : "examiner avec
soin pour contrôler, vérifier"1 . L'Inspecteur, dans le cadre de la police, par exemple, est le
fonctionnaire chargé d'une mission d'investigations et de renseignements. Dans le domaine
de l'embauche, il est ce fonctionnaire chargé de contrôler l'application de la législation du
travail ou de l'emploi.
Un inspecteur est:
- l’enseignant qui fait peur ;
- L’enseignant qui apporte dans de mauvaises écoles le pollen de bonnes écoles
;
- le spécialiste des questions scolaires (administratives, pédagogiques,
didactiques et financières)
- Un inspecteur, est un haut fonctionnaire chargé de vérifier, de contrôler et de
surveiller le travail de l’enseignement. Il est l’œil et l’oreille de l’Etat en
matière de l’éducation des enfants.
- L’inspecteur est cet enseignant, ce chef d'établissement chevronné, le
meilleur parmi les meilleurs, chargé de remplir les trois fonctions suivantes :
contrôler la qualité de l’enseignement dispensé ; évaluer le degré
d’assimilation des leçons par les apprenants ; former sur le tas, les
enseignants dont l’état de sous-qualification favorise la baisse du niveau de
notre enseignement et arriver ainsi à le relever.
Cette trilogie d'attributs lui est conférée par plusieurs textes légaux dont le
dernier en date est, en son article deuxième, l'ordonnance n° 91-231 du 15 aout 1991 portant
règlement d'administration relatif au corps des Inspecteurs de l'Enseignement Primaire,
Secondaire et Professionnel.
4
I.1.2. Mission de l’inspecteur
Le corps d’inspecteurs est chargé de veiller à la mise en œuvre dans les
classes, les écoles ou établissements scolaires, de la politique éducative définie par le
ministère
Le corps d’inspecteurs se voit confier prioritairement, par l’autorité des
missions contribuant à l’amélioration constante de l’acquisition par les élèves des savoirs
définis dans les programmes à des différents niveaux d’enseignement.
Chaque inspecteur se voit fixer, pour une durée déterminée, des missions
prioritaires, reposant sur une analyse préalable de la situation des enseignements dans sa
juridiction et dans les différents établissements qui lui sont confiés.
La compétence et la légitimité de l’inspecteur sont fondées sur la maîtrise de
sa discipline ou de sa spécialité respective. Les inspecteurs procèdent à l’évaluation des
enseignants, des écoles ou établissements scolaires ou à celle de champs disciplinaires.
L’inspection individuelle des enseignants dans leur classe est essentielle pour
vérifier :
- La qualité de l’enseignement dispensé.
- L’observation fine et une connaissance approfondie de l’état des disciplines
et des activités de l’école ou de l’établissement.
- Le respect des programmes, l’application des réformes.
- La mesure de l’efficacité de l’enseignement dispensé en fonction des résultats
et des acquis des élèves.
Toutes fois, l’évaluation d’équipes disciplinaires ou pédagogique, sont des
formes d’interventions qui viennent désormais placer l’inspection individuelle dans une
perspective de véritable pilotage pédagogique
I.1.3. Les activités de contrôle de l’inspecteur
La mission première de l’inspecteur est celle de former les enseignants dans
l’exploitation et l’application des programmes, la méthodologie et la déontologie
professionnelle.
5
A travers les activités de contrôle, l’inspecteur identifie les lacunes des
enseignants et programme la remédiation par la formation ; d’où pas de « C » sans « F » et
vise versa.
D’après les estimations, sur 100% des activités inspectorales,
- La formation a 45% ;
- Le contrôle à 40% ;
- L’administration à 5% ;
- Le testing à 10%
Le module « C » regroupe les activités de contrôle de l’inspecteur, on a :
- C1 : la première visite
- C2 : le contrôle administratif du chef d’établissement - C3 : le contrôle
pédagogique des enseignants
- C3B : le contrôle des cours pratiques des enseignants
- C4 : le contrôle de la gestion financière
- C5 : le contrôle des activités d’un adjoint du chef d’établissement
- C6 : enquête de viabilité d’une école et ou enquête ordinaire
De toutes ces activités de contrôle, la première à mener dans une école c’est
le C1 où l’inspecteur diagnostique les différents problèmes rencontrés à l’école et propose
les solutions
NB : L’inspecteur ne peut mener aucune autre activité dans une école si le C1 n’est pas
encore réalisé.
I.1.4. Points essentiels à observer lors des exploitations des rapports
Observations générales
- Collationner les documents au niveau de l’IPPAS et de l’IPPAF ;
- Bien identifier l’objet de l’exploitation
6
-
- Les remarques doivent être en rapport avec ce qui est attendu de l’activité
inspectée
Avoir le souci de la lisibilité des rapports
C3 et C3B
- Exactitude dans le remplissage de l’identité de l’inspecteur (niveau/disc ;
pool ; n°rapport avec les initiales complètes, indice de la province, entrée
thématique, entrée universelle, année civile)
- Exactitude et objective des cotes attribuées
- Relations entre la cotation et les observations
- Relations entre les observations et les conseils
- Vérifier la conversion des côtes
- La pertinence des conseils
I.1.5. Fonctions de l’Inspecteur : Fonctions de commandement
I.1.5.1. Nécessité d’une inspection scolaire
Comme nous l’avons dis dans la définition des termes, l’inspection des
Institutions d’enseignement est très nécessaire si nous ne voulons pas que les enseignants
nous produisent des fruits inutiles pour la société.
L’inspection régulière des écoles et des enseignants permet à l’Etat, à la
société et aux parents d’avoir des enfants qui pourront rendre un grand service à tous les
trois partenaires qui œuvrent pour une action salutaire et combine de l’éducation.
Grâce à l’action de l’Inspecteur, les enseignants seront bien sélectionnés et
les matières que ces derniers dispenseront seront adaptées aux niveaux des apprenants.
I.1.5.2. Inspecteur Général
a) Fonctions.
- Suivre l’application et l’exécution des programmes des instructions officielles
émanant du Ministère en matière de l’enseignement et de l’éducation
scolaire ;
7
- Evaluer l’assimilation des matières figurant aux programmes d’enseignement
et organiser les examens, concours et jury ;
- 8
Présider la réunion annuelle d’évaluation des activités de l’inspection
générale regroupant les Inspecteurs généraux, Adjoints et tous les Inspecteurs
Principaux ;
- Animer et encadrer le personnel de direction scolaire et les enseignants ;
- Signaler au ministère les remarques formulées contre les programmes, les
manuels scolaires et les possibilités d’adaptation ;
- Apprécier les activités des Inspecteurs et du personnel d’appoint. b)
Exigences
L’inspecteur Général doit satisfaire aux exigences suivantes :
- Avoir des connaissances générales solides lui permettant de diriger avec une
compétence certaine ;
- Avoir des connaissances techniques nécessaires ;
- Avoir des qualités morales irréprochables : conscience professionnelle,
honnêteté, sens de responsabilité, aptitude au commandement ;
- Avoir des aptitudes physiques requises.
c) Grade statutaire
L’Inspecteur Général a le grade de Secrétaire Général.
I.1.5.3. Inspecteur Général Adjoint
a) Fonctions
- Seconder et remplacer l’Inspecteur Général en cas d’empêchement ;
- Participer à toutes les décisions à prendre au niveau de l’inspection générale ;
- Diriger et coordonner un ensemble de branches d’activités de même
affinités ;
- Assurer le relais entre le personnel de sa branche d’activité et l’Inspecteur
général ;
- Contrôler l’exécution des instructions reçues de l’Inspecteur Général ;
- Décider et donner les avis sur les matières relevant de sa compétence ;
- 9
- Elaborer le plan général de différentes activités de l’Inspecteur général ;
Apprécier les activités des inspecteurs et du personnel d’appoint de sa
branche.
b) Exigences
L’inspecteur général adjoint doit satisfaire aux exigences suivantes :
- Avoir les qualités morales et physiques imposées par les fonctions de
commandement ;
- Avoir des connaissances générales étendues et un niveau de spécialisation
poussé dans sa branche d’activités.
N.B: L’inspecteur général adjoint est choisit parmi les meilleurs inspecteurs Principaux. c)
Grade statutaire
L’inspecteur général adjoint a le grade statutaire de directeur.
I.1.5.4. Inspecteur principal
a) Fonctions
- Coordonner et superviser les activités de son ressort/ secteur ;
- Assurer l’organisation matérielle et administratives de ses services ;
- Assurer la gestion et le contrôle du personnel et de l’équipement mis à sa
disposition ;
- Elaborer et exécuter le planning et le calendrier détails des activités annuelles
des Inspecteurs relevant de son secteur ;
- Assurer la préparation des projets des circulaires relatives à son secteur ;
- Elaborer les propositions su signalement annuel du mérite des inspecteurs ;
- Décider et donner les avis dans les matières de sa compétence ;
- Participer à toutes les décisions à prendre au niveau de l’inspectorat général
adjoint ;
- Seconder et remplacer l’inspecteur général adjoint en cas d’empêchement. b)
Exigences
- 1
0
L’inspecteur principal doit répondre aux exigences suivantes :
Avoir les connaissances générales étendues ;
- Avoir le niveau de technicité très élevé.
N.B : Il est choisit parmi les meilleurs inspecteurs chefs de pool.
c) Grade statutaire
L’inspecteur principal a le grade statutaire de chef de division.
I.1.5.5. Inspecteur chef de Pool
a) Fonctions
- Coordonner, superviser et exploiter les activités d’un groupe d’inspecteurs
itinérants (4 à 10) de sa juridiction ;
- Apprécier et proposer des encouragements ou des sanctions à prendre à
l’endroit des inspecteurs itinérants, des chefs d’Etablissements des
enseignants ou du personnel administratif œuvrant à ce niveau ;
- Exploiter les rapports relevant de sa compétence : rentrée scolaire, fin
d’année ;
- Participer aux différentes activités pédagogiques : commission régionale de la
promotion scolaire, jury ;
- Assurer l’information et l’encadrement pédagogique du personnel des écoles
de son ressort.
b) Exigences
L’inspecteur chef de Pool doit répondre aux exigences suivantes : -
Connaissances générales étendues ;
- Niveau de technicité très élevé.
N.B. Il est choisi parmi les meilleurs inspecteurs itinérants nommés et ayant acquis une
longue expérience.
c) Grade statutaire
Le chef de Pool et l’inspecteur exploitant œuvrant auprès de l’inspecteur
- 1
1
principal régional sont revêtues du grade statutaire de chef de division.
1
2
I.1.5.6. Inspecteur itinérant
a) Fonctions
- Contrôler la gestion pédagogique et administrative des écoles ;
- Effectuer annuellement des visites d’inspections d’au moins
150 enseignants ;
- Superviser les remises et reprises dans les écoles ;
- Assurer l’encadrement du personnel des écoles de son ressort ; - Participer
aux différentes activités pédagogiques.
b) Exigences
L’inspecteur itinérant doit répondre aux exigences suivantes :
- Se classer en ordre utile au concours spécial de recrutement ;
- Réussir le stage probatoire d’une année et être l’objet d’un rapport favorable
à l’issue de ce stage ;
- Etre confirmé par un acte officiel.
c) Grade statutaire.
Le grade de chef de bureau est attribué à l’inspecteur de l’Enseignement
Maternel et Primaire, et celui de chef de division à l’inspecteur de l’Enseignement
Secondaire ou Professionnel.
Pour nous conclure, nous pouvons dire que la mission de l’inspectorat se
résume en 4 points notamment :
1º de visiter les écoles, de contrôler leur bonne marche ;
2º d’observer, d’apprécier, de concilier, de forme le personnel enseignant et de contrôler son
niveau de rendement ;
3º d’organiser les jurys et l’évaluation pédagogique de l’enseignement Primaire, Secondaire
et Professionnel ;
1
3
4º de rendre compte, par la voie hiérarchique, à travers les rapports d’inspection, des
résultats de sa mission aux autorités compétentes du ministère de l’enseignement Primaire,
Secondaire et Professionnel.
I.2. FORMATION
Du verbe formé, le mot vient également du latin FORMARE qui veut dire
créer, réalisé, organiser.
Dans son dictionnaire alphabétique et analytique de la langue française,
Robert définit le mot former comme étant une action de façonner un être en développant ses
aptitudes, en exerçant; son esprit, son caractère. Pris sous cet angle, former signifie
également cultiver, éduquer, élever, enseigner, instruire.
De son côté, le manuel du B. I. T. (Bureau International du Travail) intitule
"glossaire de formation professionnelle : termes d'usage courant" donne du terme formation
la définition suivante: "ensemble des activités visant essentiellement à assurer l'acquisition
des capacités pratiques des connaissances et des attitudes requises pour occuper un emploi
relevant d'une profession ou d'une fonction déterminée ou d'un groupe de professions, dans
une branche quelconque de l'activité économique".
L'action de formation est donc une activité noble et sublime pour l’avenir de
la profession enseignante, d’une part, et pour un avenir meilleur pour les enfants, en général.
I.2.1. Sortes de formations
Il y en a deux principales et trois secondaires : la formation initiale, la
formation continue ou récurrente, la formation-recyclage, la formation-guidance et la
formation-animation.
I.2.1.1. La formation initiale
La formation initiale est celle reçue durant le curriculum scolaire ou
universitaire normal. Comme on peut le remarquer, nul ne peut prétendre maîtriser un savoir
s’il n’a pas été formé sur le banc de l’école. En effet la science est tellement exigeante qu’on
ne peut la pratiquer que si on a été formé.
I.2.1.2. La formation continue ou récurrente
La formation initiale pose le jalon et si les connaissances ne sont pas
1
4
entretenues, elles finissent par disparaître ou de ne plus être adaptées aux circonstances de la
vie qui est elle-même en évolution de manière continue. Elle désigne toutes les formes et
tous les types d'éducation s'adressant à des personnes qui ont terminé leur enseignement
scolaire ou universitaire ordinaire et qui sont entrés dans la vie active et / ou exercent des
responsabilités d'adulte, quelle que soit la définition donnée à celle-ci dans telle ou telle
autre société. Cette formation est également appelée formation permanente, formation en
cours d'emploi ou formation sur le tas.
Ce type de formation peut donc permettre à un individu d'atteindre un certain
degré d'éducation formelle, à un autre d'acquérir des connaissances théoriques dans un
secteur particulier et finalement, à un dernier d'améliorer ses qualifications professionnelles.
Il est mieux de signaler que dans ces deux cas de formation (initiale et
continue), on distingue deux modes de formation:
- la formation prudentielle : celle qui se donne face à face
- la formation à distance: par le moyen des supports médiatiques.
- Signalons enfin que la formation professionnelle fait partie de l'une comme de l'autre
sorte de formation donnée ci-dessous.
Du point de vue de la stratégie à utiliser, nous pouvons distinguer trois types
de formation :
I.2.1.3. La formation - recyclage
La formation-recyclage vise l'initiation à une nouvelle méthodologie ou une
nouvelle orientation disciplinaire. C'est le cas du CELTA pour le français, le CREM pour la
mathématique etc.
I.2.1.4. La formation - guidance
La formation-guidance vise à encadrer l'enseignant ou l'inspecteur stagiaire
sur le terrain. C'est le cas des ISP avec leurs étudiants.
I.2.1.5. La formation - animation
La formation-animation vise à informer et à assister le personnel enseignant
qualifié mais présentant des défaillances superficielles dues à un manque d'information et à
une absence d'encadrement. C'est le cas de l'inspection avec son animation pédagogique.
La formation des responsables, soulignons-le, concerne surtout la
1
5
méthodologie de l’analyse et de l’interprétation des données, les problèmes de gestion de la
formation, de la conception et du lancement d’une action, les problèmes du contrôle et de
l’évaluation.
Pour la formation des animateurs, c’est essentiellement la méthodologie de la
conduite d’une action de formation qui est prise en compte ; c’est-à-dire l’entraînement à
l’animation et la conception des phénomènes de groupe, méthodes et supports
pédagogiques, analyse des problèmes de didactiques et caractéristique du public en
formation
I.2.2. Buts et objectifs de la formation
I.2.2.1. Buts
Très brièvement, disons qu’à l’Enseignement Primaire, Secondaire et
Professionnelle, le but de la formation en cours d’emploi est d’assurer aux élèves un
enseignement de qualité sans cesse accrue par la formation sur le tas des enseignants
sousqualifiés.
Pour atteindre ce but, une nécessité s’impose : améliorer, compléter et
parfaire la formation des enseignants. Leur donner à tous les moyens d’acquérir et de
maîtriser de nouvelles connaissances et de les actualiser tant sur le plan méthodologique que
scientifique tout en permettant de continuer à assumer les tâches qui leur ont été confiées.
I.2.2.2. Objectifs
Relever radicalement le niveau de l’enseignement par une lutte systématique
contre la sous qualifications ;
Donner à la population enseignante sous-qualifiée, le sens de la dignité
professionnelle en lui offrant les moyens de parfaire sa formation ;
Par le biais de l’école ainsi redressée, collaborer activement à la promotion de
la société globale.
I.2.3. Les stratégies de la formation permanente
Les stratégies de la formation permanente sont nombreuses. Donnons à titre
exemplaire quelques unes d’entre elles :
- les stages de vacances ;
1
6
- les cours par correspondance ;
- le laboratoire de langues ;
- la radio scolaire ;
1
7
la télévision scolaire et éducative ; la
presse et les publications spécialisées ; - les
conférences, forums, symposiums ;
- le film et le magnétoscope etc. ...
I.2.4. Problématique de la formation
Depuis l'accession du pays à l'indépendance, l'on assiste à un accroissement
considérable des effectifs des élèves ; celui-ci résulte d'une explosion démographique
fulgurante, tant dans les milieux urbains que ruraux, ainsi que de la démocratisation de
l'enseignement.
Pour assurer la scolarisation de tous ces jeunes le ministère devrait faire appel
à un personnel enseignant de plus en plus nombreux. Mais les Instituts supérieurs et les
universités ne parviennent pas encore à satisfaire les besoins en personnel enseignant
qualifié. Ainsi le ministère de l'Education Nationale s'était-il vu oblige de recourir aux
services d'enseignants sous – qualifiés; ce qui a entravé la rentabilité de l'enseignement à
tous les niveaux. La baisse du niveau de l'enseignement, que tout le monde déplore
aujourd'hui, est due en grande partie à la déqualification et à la sous qualification des
enseignants.
C'est pour lutter contre ce fléau que la politique de la formation en cours
d'emploi ou perfectionnement des enseignants à tous les degrés a vu le jour et continue à se
développer.
I.2.5. Les étapes de cette politique
I.2.5.1. Des stages de formation
Le stage de formation a été organisé à l'étranger vers les années 1961 pour les
chefs d’établissements et les inspecteurs scolaires. En 1964, ces stages obligatoires furent
abolis au profit de la formation au pays.
I.2.5.2. La création du Service National de la Formation (SERNAFOR)
Créé et institutionnalisé par l'arrêté ministériel de l'Enseignement Primaire,
Secondaire n°DEPS/CCE/001/0002/84 du 17 mars 1984, le SERNAFOR est logé au sein de
l'Inspectorat Général pour les trois raisons principales suivantes :
Raison de structure organique
- 18
-
Suivant l'Organigramme du ministère, la formation est une des taches qui
entrent dan~ les attributions de l'Inspectorat.
Raison de logique
La formation apparait de plus en plus Comme un complément de l'inspection,
du contr6le. L'Inspection étant chargée du contrôle et de l'évaluation, il lui appartient aussi
de s'occuper de la formation. Ces trois taches se complètent et s'appuient les unes les autres.
Raison d'efficacité
L'Inspection Générale est organisée en un service national présent et agissant
sur toute l'étendue de la République. Il est le seul organe du ministere qui dispose d'un
personnel itinerant dans tout le pays.
Pour ce qui concerne sa structure, le SERNAFOR est présent au niveau
national avec les cellules provinciales dont les responsables sont l'Inspecteur Général assisté
par son Adjoint chargé de la formation.
Au niveau provincial avec les cellules provinciales dont les responsables sont les
Inspecteurs Principaux assistés par leurs Adjoints chargés de la formation.
Au niveau du district: cellules dirigées par les Inspecteurs chefs de pool.
Au niveau de la zone inspectorale, l'Inspecteur du primaire, itinérant de zone est
responsable de la formation dans son entité, tandis que son collègue du secondaire
rayonne dans tout son pool inspectoral.
Au niveau des établissements scolaires avec les cellules de base de formation et
d'encadrement dont les responsables sont les chefs d'établissement.
C'est donc par la cellule de base que le SERNAFOR s'implante dans chaque
école. Et c’est à la formation des enseignants qui la composent et à I' amélioration de leurs
enseignements que concourent toutes les activités du SENARFOR.
I.2.6. La stratégie du SERNAFOR
Afin d'atteindre les objectifs qu'il s'est fixes pour toucher tous les enseignants,
le SERNAFOR s'est défini une méthode de travail qui tient compte à la fois des ressources
dont il dispose (le savoir, le savoir-faire des Inspecteurs et des enseignants expérimentes) et
des contraintes lui imposées (le grand nombre d'enseignants en cours d'emploi à former, les
limites budgétaires etc.) :
1
9
I' outil de formation
La cellule de base de la formation et de l'encadrement.
I.2.6.1. L'outil de formation
L'outil de formation est un instrument de travail, un document écrit dont voici
les principales caractéristiques :
- Il est destiné à I' enseignant ; de ce fait, il est distribué gratuitement dans
toutes les écoles du pays;
- Il compte un nombre limité de pages ;
- Il véhicule un savoir scientifique et/ou méthodologique relatif à un savoir
scientifique.
- Il doit permettre à l'enseignant d'améliorer sa formation, tant sur le plan
scientifique que sur le plan méthodologique.
I.2.6.2. La cellule de base
Quant à la cellule de base de la formation et de I' encadrement, c’est tout
simplement l'école organisée et structurée pédagogiquement pour répondre aux besoins de
formation et d’encadrement des enseignants.
De sa structure
A la tète de la cellule de base se trouve le chef d’établissement scolaire qui
est le responsable premier de son école.
A la base se trouvent les enseignants.
Dans l'enseignement secondaire, ils sont groupés par discipline, ou par
disciplines apparentées, au sein d'Unité Pédagogique de formation et d'encadrement. Dans I'
enseignement primaire, les enseignants sont groupés en unités pédagogiques par degré
d’enseignement.
De la méthode de travail
Les enseignants tiennent des réunions, sous la houlette du responsable de la
cellule ou de son délégué enseignant chevronné) au cours desquelles ils doivent :
- 20
-
- faire l'inventaire exact des moyens didactiques
disponibles dans l‘établissement ;
- 2
1
établir la liste exacte des besoins en outils de formation; exploiter les outils
de formation reçus. Cette exploitation permettra aux
enseignants :
- à rédiger de bonnes fiches de préparation de leçon ;
- à exécuter de séquences de cours exactes, c1aires, adaptées et vivantes.
I.2.6.3. Les type de séminaires de formation
Le SERNAFOR recourt le plus souvent à l'organisation des séminaires de
formation pour les enseignants sous-qualifiés.
En fonction des objectifs à atteindre, nous distinguons quatre types de
séminaires :
I.[Link]. Les séminaires de type 4
- public cible : les Inspecteurs par spécialité
- contenu des séminaires :
- étude approfondie des programmes, des méthodes d'enseignement et des
manuels;
- étude approfondie d'outils de formation;
- transmission animée et exploitation d'outils de formation dans des unites
pédagogiques ;
- étude de besoins en outils de formation;
- composition d'un outil de formation: théorie et travaux pratiques.
- Encadrement, ce sont les Inspecteurs chefs des cellules de formation.
- objectifs à atteindre : à l'issue d'une session de formation, l'Inspecteur doit
être capable:
- de transmettre, de façon animée, les outils de formation de sa spécialité et de
les exploiter dans une cellule de base ou dans une unité pédagogique.
- de concevoir et de produire des outils de formation.
I.[Link]. Les séminaires de type 3
- 22
-
- public cible : les Inspecteurs pluridisciplinaires
contenu des séminaires
La cellule de base
- étude approfondie du circulaire
- travaux pratiques dans les cellules de base
- Les techniques d'exploitation d'un outil de formation
- généralités
- applications pratiques
- Les techniques d'exploitation des moyens d'enseignement
- généralités
- applications pratiques
- La conduite des réunions pédagogiques
- Préparation d'un séminaire de type 2
- Objectifs à atteindre : à l'issue d'une session de formation, l'Inspecteur doit
être capable
- d'expliquer la cellule de base: sa structure et son fonctionnement
- d'exploiter 6u de faire exp16iter l'outil de formation
- d'exploiter les moyens d'enseignement, de diriger des réunions pédagogiques
- de préparer un séminaire de type 2
- Encadrement : les Inspecteurs des cellules centrales et provinciales
I.[Link]. Les séminaires de types 2
- Public cible : les Préfets et les Directeurs d'établissements scolaires.
- Contenu des séminaires : le même que pour le type 3
- Objectifs à atteindre : les mêmes que pour le type 3
- Encadreurs: les Inspecteurs ayant suivi un séminaire de type3
I.[Link]. Les séminaires de type 1
- 2
3
- Public cible enseignants qualifies, auxiliaires des chefs de cellule de base.
Contenu des séminaires :
- Etude approfondie des programmes, des méthodes d'enseignement et des
manuels
- Etude approfondie d'outils de formation
- Travaux pratiques
- a partir d'outils de formation, composition de documents pédagogiques a
diffusion provinciale.
- exploitation d'outils de formation dans une unité pédagogique
- Objectifs à atteindre
- Maitriser programmes, manuels techniques et méthodes d'enseignement
- Etre capable d'exploiter et de faire exploiter les outils de formation de leur
spécialité
- Encadreurs : les Inspecteurs des cellules centrales ou ceux des cellules
provinciales ou les Inspecteurs ayant suivi un séminaire de type 3 ou 4.
I.2.7. Le profil et les caractéristiques d’un formateur
I.2.7.1. Profil du formateur
Profil, qu'est-ce ?
A cette question, Hachette répond en ces termes le profil signifie :
- le contour d'un visage vu d'un cote;
- la forme ou la représentation d'une chose vue de cote dont les caractéristiques
sont mise en valeur;
- la section perpendiculaire d'un bâtiment;
- la courbe donnant la physionomie mentale d'un individu, d'un sujet;
- l'ensemble des caractéristiques psychologiques et professionnelles d'un
individu.
Ces définitions nous permettent d'essayer d'esquisser la définition du profil
- 24
-
d'un formateur en ces termes : le profil d'un formateur est l'ensemble des qualités et des
traits psychologiques que ce dernier doit posséder pour conduire au mieux une action de
2
5
formation. I1 s'agit donc des qualités et des attitudes qui sont mises en valeur au cours d'une
action de formation pour lui assurer la plus grande chance de réussir. Elles se définissent
donc par rapport aux taches du formateur. En d'autres termes, elles sont déterminées par la
nature de la formation.
Ceci nous amène à nous demander sur qu'est la formation.
Former, qu’est ce ?
Former, c'est, dit-on, provoquer une modification dans la personna1ite de
l'apprenant. Cette modification peut consister à abandonner une vieille habitude, une
attitude, ouvrir de nouveaux horizons par l'acquisition de nouvelles connaissances ou de
nouvelles compétences.
Pour atteindre ce résultat, le formateur doit s'atteler à certaines opérations.
En effet, il s'avère que tout individu adulte a une idée, (même confuse), une
représentation initiale. Cette idée, cette représentation initiale s'oppose le plus souvent à tout
apport nouveau de connaissance qui ne conforte pas cette idée initiale.
Une prise de distance, une distanciation, dit-on avec l'idée initiale, avec la
représentation initiale est indispensable pour que des apports nouveaux soient acceptes, pour
que l'acte de la formation se réalise. Déclencher cette prise de distance constitue, la première
tâche du formateur, ou le premier objectif de toute formation.
Parallèlement à cette prise de distance vis à vis des représentations initiales, il
faut provoquer chez l'apprenant le désir de réinvestir les apports nouveaux dans les activités
quotidiennes. C’est la finalité même de la formation permanente, de la formation sur le tas.
Ces objectifs essentiels de toute formation, distanciation et désir de
réinvestissement, sont assurés par un équilibre entre trois sortes d'opérations, ou de
techniques, à savoir:
1. la médiation qui consiste à rechercher un ajustement entre les objectifs affichés du
séminaire de formation et les attentes des participants.
2. l'accueil, la réception et l'écoute, lesquels visent à établir un niveau de qualité dans la
communication entre les participants par la prises-en compte des attitudes personnelles,
des relations interpersonnelles et des rapports entre les participants et les formateurs.
2
6
3. l'intervention visant à faire prendre aux participants une certaine attitude à leurs
habitudes professionnelles pour ouvrir des horizons nouveaux, effectuer des apports
théoriques et tirer des enseignements des exercices pratiques.
Telles sont les opérations qui constituent la toile de fond sur laquelle se
dessine le profil d'un formateur type.
I.2.7.2. Les caractéristiques d’un formateur
Pour mener à bien ses fonctions, un formateur doit posséder cinq traits
caractéristiques suivants :
Présence au groupe
Qui signifie vigilance a 100 % à tout ce qui se passe au niveau socio-affectif
et émotionnel du groupe. C'est-a-dire, perception et diagnostic intérieur permanent des
phénomènes psychologiques qui se produisent dans le groupe « ici et maintenant.»
Souci de faire progresser le groupe vers les objectifs propres au séminaire.
Ce qui implique de la part du formateur une attention soutenue à la
progression effective du groupe, aux étapes éventuelles de sa maturité, au temps disponible
et au degré d'opportunité de ce qu'il dit lui-même par rapport aux objectifs.
Conscience permanente de ses attitudes personnelles.
Le «connais-toi toi-même» est une exigence professionnelle pour le
formateur. Ne pas pouvoir ou ne pas savoir évaluer son propre rôle, sa propre attitude, sa
propre action, est source de perturbation désastreuse pour le fonctionnement du groupe ou la
morale de la session.
Effort continu pour développer ou maintenir un haut degré de participation. Il
s'agit plus spécialement de développer des interactions.
Aptitudes à échanger de rôle au moment où il faut Un expose d'un apport
théorique, c'est-a-dire faire comprendre de nouvelles connaissances, ne se conduit pas par
exemple comme un débat au cours duquel le formateur cherche à détecter et à mesurer
l'intérêt pris par le groupe pour le thème développe, cherche à rectifier ou à approfondir
certains aspects du sujet. La confusion des rôles autant que la rigidité dans un rôle unique
est un puissant facteur de stérilisation de la session.
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7
De plus, il faut savoir que la distinction des genres, la séparation des rôles,
risque de constituer à leur tour un facteur de rigidité nouvelle et paradoxale. En effet, au
cours d'un débat, le formateur doit pouvoir passer, selon l'opportunité, d'un rôle à un autre.
Ainsi par exemple, au cours d'un débat, il se peut qu'il ait à interrompre des discussions pour
analyser une tension négative. Ceci le transforme en interviewer du groupe pendant le temps
de règlement de cette tension, donc cela l'oblige à rentrer provisoirement ses techniques
d'animateur de discussion pour mettre en action ses techniques d'interviewer de groupe.
Les traits dominants d'un formateur type sont la présence au groupe, le souci
de faire progresser le groupe vers les objectifs du séminaire la conscience permanente de ses
attitudes propres, un effort continu pour développer ou maintenir haut le degré de
participation et l'aptitude de pouvoir changer ses rôles.
I.2.8. Conclusion
La formation en cours d'emploi au sein de l'Enseignement Primaire,
Secondaire et Professionnel a encore du chemin à parcourir. Elle ne pourra espérer voir le
bout du tunnel que lorsque, d'une part, se manifestera une réelle volonté politique pour
éradiquer la sous-qualification sous toutes ses formes en affectant des moyens logistiques et
financiers conséquents à la disposition du Service commis à cette lourde tâche. D'autre part,
des mesures préventives administratives devront être prises au niveau du recrutement du
personnel enseignant en ne sélectionnant que ceux qui répondent au profil exigé, c'est-à-dire
les détenteurs des titres pédagogiques. Ces dispositions pourront être renforcées, en aval, par
l'écartement systématique de notre système scolaire des enseignants qui, après le contrôle
inspectoral et la formation qui s'en suivra, ne manifesteront aucune amélioration notable.
Un autre facteur qui doit inciter nos enseignants à toujours vouloir acquérir
une nouvelle et bonne formation permanente et, partant concourir à l'élévation du niveau de
notre enseignement est, sans conteste, l’amélioration, sur plusieurs plans, de leurs conditions
de vue et de travail.
Enfin, nous ne pouvons pas passer sous silence un type de formation qui a
fait et continue à faire ses preuves ; c'est l'auto formation ou l'autodidactie par la lecture
personnelle, la participation aux conférences et autres forums scientifiques, l'écoute et la
visualisation des documentaires radiodiffusées et télévisées etc. ... Le champ est non
limitatif.
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Nous pouvons dire qu'avec un peu de volonté et surtout d'opiniâtreté, nous
parviendrons petit à petit à résoudre cet épineux problème de la sous qualification et de la
sous qualification qui mine notre système d'enseignement.
2
9
Chapitre II : ADMINISTRATION DE L’ENSEGNEMENT EN
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
II.1. Introduction
L’ordonnance 78/37( du 06 septembre 1978 et n°9 du 15 janvier 1991
donnant naissance au corps des inspecteurs scolaires, et portant règlementation relative au
corps des inspecteurs scolaires de l’enseignement primaire et secondaire, précise que les
inspecteurs sont chargés de contrôler et de promouvoir l’enseignement maternel, primaire,
secondaire et professionnel. Leurs missions consistent à:
- visiter les écoles, contrôler leur marche, observer, apprécier et conseiller sur
ce qui doit être fait ;
- former le personnel enseignant et contrôler son niveau de rendement,
combattre la routine et favoriser l’esprit d’initiative du personnel scolaire ;
- analyser et programmer les actions ;
- contrôler et surveiller le travail du personnel enseignant ;
- organiser les jurys et les évaluations pédagogiques des enseignants de
maternel, primaire, secondaire et professionnel ;
Rendre compte par la voie hiérarchique à travers les services d’inspection des
résultats des missions aux autorités compétentes de l’enseignement de ces missions. Nous
avons aussi pris en compte l’idée de R. TOUSSIGNANT, qui montre que dans la
considération moderne du travail de l’inspecteur scolaire, celui-ci assume les fonctions
administratives pour trois raisons :
- « L’Etat qui consacre de grosses sommes à l’éducation exigera qu’il soit
informé sur ce qui se passe dans les écoles,
Pour l’uniformité de l’enseignement dans une zone scolaire donnée, il faudra
un intermédiaire entre l’administration provinciale et la direction de l’école,
L’organisation scolaire repose sur un ensemble des lois et règlements qui
demandent une surveillance technique constante ».
II.2. CORPS DES INSPECTEURS
Pour que le maître, le professeur, le directeur ou le préfet, qui veut devenir
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0
inspecteur, il doit subir un concours que le pouvoir central organise.
Une fois formé, l’inspecteur sera admis au corps des inspecteurs après un
stage et lorsque celui-ci est probant, il sera commissionné au garde de chef de bureau ou au
grade de chef de Division selon que l’on est inspecteur du primaire ou du secondaire. La
notification officielle proviendra de l’ordonnance Présidentielle. Dès que cette ordonnance
est signée, le Ministre de l’Education National admet l’inspecteur au corps des inspecteurs
par un arrêté ministériel.
II.3. EVOLUTION DANS LA CARRIERE DE L’INSPECTEUR
Les inspecteurs effectuent des carrières planes. Et, à l’intérieur ils ne peuvent
bénéficier que de l’avancement en échelon à l’intérieur de leurs titres. Le bénéfice de
l’avancement en échelon est subordonné aux conditions ci - après:
- Avoir exercé les fonctions de l’échelon inférieur pendant trois ans au moins;
- Justifier d’une appréciation synthétique égale au supérieur à « Très bon » au cours
des trois dernières années de la carrière.
Lorsque, à un niveau supérieur à son titre, c’est-à-dire qu’en cas de vacance
d’emploi au sein du corps des inspecteurs, la sélection du remplaçant virtuel doit s’opérer
parmi les candidats revêtus du titre immédiatement inférieur et par ordre d’ancienneté et de
mérite. L’avancement en grade, comme défini par le statut du personnel de carrière des
services publics de l’Etat est accordé par le seul président de la République Démocratique
du Congo sur proposition conjointe par les ministres de la fonction publique et celui de
l’éducation nationale.
Dans sa mission, un inspecteur d’enseignement doit se faire assister d’un
personnel administratif d’appoint qui a la charge de l’aider à accomplir convenablement ses
fonctions. Ce personnel d’appoint bénéficie d’une prime dans leurs traitements, prime fixé
par le ministère de tutelle
II.4. AUTONOMIE DE L’INSPECTION ET LES RAPPORTS DE SERVICES
AVEC LA DIVISION DE L’E.P.S.P.
Les relations fonctionnelles qui doivent exister entre l’inspection en province
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1
et la division de l’E.P.S.P sont de deux ordres : vertical (relations internes, propres à chaque
service) et horizontal (relations réciproques entre l’inspection et les autres services du
département).
Sur le plan vertical, tant du point de vue administratif que technique, l’inspection
provinciale et la division provinciale de l’enseignement fonctionnent d’une manière tout à
fait autonome l’une vis-à-vis de l’autre.
Du point de vue structurel ou organique, le corps des inspecteurs dispose de
sa propre hiérarchie qui va de l’inspecteur principal aux inspecteurs itinérants.
Cette hiérarchie détermine, d’une manière ascendante, le degré de
subordinations d’un inspecteur à un autre jusqu’à l’inspecteur général qui exerce
directement son autorité sur tous les autres inspecteurs.
Du point de vue administratif et technique, l’inspecteur provincial reçoit
directement de l’inspection générale l’affection des inspecteurs à leur poste, la notation, les
sanctions disciplinaires, la répartition des tâches, les instructions et ordres de service.
Ce qui précède vaut aussi mutatis mutandis pour la division provinciale qui,
elle aussi, dispose d’une hiérarchie et de compétences administratives et techniques qui lui
sont propres.
Concrètement, cette autonomie administrative et technique du corps des
inspecteurs provinciaux vis-à-vis de la division provinciale veut dire que cette dernière n’a
aucune directive à donner à l’inspection et réciproquement.
Sur le plan horizontal : Le chef de division provinciale est le représentant du département
de l’enseignement Primaire et Secondaire auprès de l’administration provinciale. Comme
tel, il reste le seul responsable à connaître et à traiter de toutes les questions de
l’enseignement Primaire et Secondaire avec les autorités provinciales.
De ce fait, il est le garant de l’unité de commandement dans chaque Province
du pays.
A ce titre, le chef de division provinciale de l’enseignement Primaire et
Secondaire doit être informé des instructions importantes de l’inspection général et des
rapports dites d’inspection établis par les inspecteurs en province.
De plus, il constitue le couloir de transmission des inspecteurs provinciaux
3
2
dans leurs relations professionnelles avec tous les autres services de l’administration
fonctionnant en province.
En définitive pouvons dire que les relations fonctionnelles antre la division
provinciale de l’enseignement Primaire, Secondaire et le corps des inspecteurs provinciaux
doivent être des rapports de collaboration c’est-à-dire d’échange obligatoire d’informations
et chacun est tenu à s’abstenir de tout acte qui le placerait en marge de ses attributions. C’est
grâce à un bon climat de travail entre eux que chacun aussi sera apprécié par la hiérarchie. Il
est donc un impératif de respecter les textes qui régissent le fonctionnement de ces deux
grands services de l’Etat Congolais.
II.5. ORGANIGRAMME DE L’INSPECTION DE L’ENSEIGNEMENT
En République Démocratique du Congo, l’inspectorat général fonctionne au
niveau central et au niveau régional.
II.5.1. Au niveau central
Au niveau central, l’inspection général comprend notamment :
- Un inspecteur général ;
- Des inspecteurs généraux adjoints ;
- Des inspecteurs principaux ; - Des inspecteurs principaux adjoints ;
- Des inspecteurs.
Inspecteur général.
Il exerce son autorité sur tout le corps des inspecteurs. Son bureau est
composé de :
- Secrétariat de l’inspecteur général ;
- Inspectorat général adjoint ;
- Inspectorat.
Inspectorat général adjoint.
L’inspectorat général adjoint comprend sept adjoints :
- Un chargé de l’administration et finances ;
- Un chargé de l’enseignement Maternel ;
3
3
- Un chargé de l’enseignement Primaire ;
- Un chargé de l’enseignement Secondaire ;
- Un chargé de l’enseignement technique et Professionnelle ;
- Un chargé de la formation
- Un chargé de l’évaluation.
Inspectorat général.
Au niveau central, on affecte dans chaque secteur convié à l’inspecteur
général adjoint des inspecteurs principaux chargés d’exploitation.
II.5.2. Au niveau provincial
Au niveau provincial nous trouvons :
- Un inspecteur principal provincial ;
- Des inspecteurs principaux provinciaux adjoints ;
- Des inspecteurs chefs des pools ;
- Des inspecteurs itinérants.
Inspecteur principal provincial.
Il exerce son autorité sur tous les inspecteurs œuvrant dans la province. Son
bureau est composé du:
- Secrétariat de l’inspecteur principal provincial ;
- Bureau du personnel ;
- Bureau des finances.
Inspecteur principal provincial adjoint.
Il y a quatre Inspecteurs principaux provinciaux adjoints qui s’occupe des
cellules Pédagogiques. Nous y trouvons entre autre :
- Un Inspecteur principal provincial adjoint chargé de l’enseignement Maternel
et Primaire ;
- Un Inspecteur principal provincial adjoint chargé de l’enseignement
Secondaire et Professionnel ;
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4
- Un Inspecteur principal provincial chargé de la formation ;
- Un Inspecteur principal provincial chargé des examens, concours.
N.B.: Au bureau de chaque adjoint est affecté un certains nombre d’inspecteurs chefs de
pools.
Chaque bureau sera composé de l’Inspecteur principal provincial adjoint, des
inspecteurs exploitants, d’un secrétaire, de deux commis, de deux ou trois dactylographes et
d’un huissier.
Inspecteur chef de pool.
Un inspecteur chef de pool est l’inspecteur qui a la charge de contrôler
l’enseignement dans un district, dans une ville urbaine ou dans un territoire.
Nous distinguons parmi eux:
- Un Inspecteur chef de pool chargé de l’enseignement Maternel et Primaire
(au niveau de chaque territoire ou commune) ;
- Un inspecteur chef de pool chargé e l’enseignement Secondaire et
Professionnel ( au niveau de district parfois au niveau du territoire)
N.B: Au bureau de chaque inspecteur chef de pool on y affecte un inspecteur exploitant, un
Secrétaire dactylographe et un huissier.
Inspecteur itinérant.
Le bureau de l’Inspecteur itinérant comprend : -
Un Inspecteur itinérant ;
- Un commis Secrétaire.
A l’Inspection itinérante, nous distinguons l’itinérant du Primaire ou Maternel
et l’itinérant du Secondaire.
II.6. Organisation de l’administration scolaire
II.6.1. Introduction
Les structures administratives au niveau de l’Education Nationale sont
tellement claires que personne ne peut exécuter les tâches d’une autre personne.
3
5
En dehors du ministre et du vice-ministre à l’Education Nationale, qui occupe
des fonctions politiques, nous pouvons parler dans ce cours de trois groupes de services qui
gèrent l’appareil éducatif dans notre pays. Il s’agit de:
- Services opérationnels ;
- Services généraux ;
- Services spécialisés.
Les secrétaires ont pour mission d’assurer la bonne diffusion des textes
officiels. Ces secrétaires sont dirigés par les secrétaires généraux.
Les Services généraux sont dirigés par des Directeurs Généraux. Ces
directions ne participent pas directement à l’action éducative mais elles permettent aux
secrétaires et aux services spécialisées d’atteindre facilement leurs objectifs parce qu’elles
mettent à leur disposition la logistique nécessaire.
Les Services spécialisés rendent un grand service au ministère de l’Education
Nationale et c’est grâce à eux que ledit ministère trouve sa raison d’être. Le cas des Services
pédagogiques est un exemple frappant.
II.6.2. Organigramme du Ministère de l’Education Nationale au niveau provincial
Les structures organiques des différents Services centraux se présentent
comme suit:
- Services centraux et spécialisés ;
- Services généraux spécialisés à caractère international ;
- Services généraux spécialisés caractère national ;
- Services spécialisés dans certaines divisions.
II.6.2.1. Services centraux spécialisés
Les Services centraux spécialisés comprennent sept directions à savoir :
La direction du personnel (81) :
La direction du personnel est divisée en deux divisions qui sont : la division
du personnel et la division de logement et voyage.
La direction des finances (82)
La direction des finances comprend trois division qui sont : La division de
3
6
rémunération, la division de l’informatique, la division de la comptabilité et marché.
La direction de l’administration (83)
La direction de l’administration comprend quatre divisions à savoir : La
division de l’enseignement pré-scolaire, la division de l’enseignement primaire, la division
de l’enseignement Secondaire te la division des problèmes généraux.
La direction des services pédagogiques (84)
Elle comprend quatre divisions dont : la division des services pédagogiques,
des productions des matériels didactiques, de l’orientation scolaire et sélections
professionnelles et celle de radio et télévision scolaire.
La direction de l’inspection générale (85).
Nous y trouvons trois divisions qui sont : La division de l’évaluation et jury,
de l’inspection pré-scolaire et primaire, de l’inspection Secondaire.
La direction de la planification (86).
Elle comprend quatre divisions : La division de statistique scolaire, des plans
(scolaires), de construction scolaire et celle des cartes scolaires.
La direction de l’enseignement technique et professionnel (87).
Elle comprend trois divisions à savoir : La division de l’enseignement
techniques et industriels ; de l’enseignement technique agricole et vétérinaire ; et ;
l’enseignement technique et métiers féminins.
II.6.2.2 Services généraux et spécialisés à caractère internationale
La direction de la coopération (88).
La direction de la coopération fonctionne seulement au niveau du secrétariat.
La commission nationale Congolaise pour l’UNESCO (89)
Elle traites les problèmes de l’éducation avec l’UNESCO et l’IFCEP.
La direction de projets banque mondiale (90)
II.6.3. Services généraux spécialisés à caractère nationale
Il renferme quatre directions à savoir :
Service Juridique (91)
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7
Le service juridique fonctionne avec un seul bureau de division qui a en son
sein deux bureaux où il y a ceux qui défendent le personnel en cas d’accusation et ceux qui
préparent les arrêtés qui sont signés par le ministre.
La direction du conseil National de l’E.P.S.P. (92).
Elle fonctionne avec une seule direction.
La direction du SAMAFOS (93).
Elle comprend quatre divisions à savoir :
- Division du contrôle et contentieux (litige, dettes) ;
- Division des finances (avec trois bureaux) ;
- Division du marché (avec trois bureaux) ;
- Division des stocks.
La direction de l’imprimerie pilote (94)
Elle fonctionne avec une seule division et quatre bureaux.
II.6.4. Services spécialisés au niveau des divisions
Ils comprennent:
- Division du contrôle financier (avec quatre bureaux) ;
- Division de presse et informatique (avec deux bureaux) ;
- Division des relations publiques (avec deux bureaux) ;
- Centre d’accueil (avec deux bureaux).
II.6.5. Au niveau provincial
II.6.5.1. Division provinciale de l’EPSP
La division provinciale de l’EPSP participe à la gestion de l’éducation au
niveau de la Province. A la tête de chaque Division il y a un chef de division qui est le
représentant légal du ministère de tutelle en province.
II.6.5.2. La Sous division provinciale de l’EPSP
Dans le cadre de la restructuration des services régionaux, dans chaque
province il y a des sous division qui sert des bureaux de relais entre les Etablissement
scolaire et la division de l’EPSP.
3
8
II.7. Organigramme et cadre organique de la division et sous division
provincial de l’E.P.S.P.
II.7.1. Organigramme et cadre organique de la division provincial de l’E.P.S.P.
La division de l’E.P.S.P. comprend cinq bureaux. Le chef de division travail
avec une chef de bureau qui joue le rôle de secrétaire.
Bureau du Reged (1000)
Le grade statutaire du chef de division est le grade est le grade de directeur.
Son secrétaire joue le rôle de dactylographe. Il travaille avec quatre conseillés dont deux du
primaire e qui ont le grade de chefs de bureaux et deux du Secondaire qui ont le grade de
chef de division.
Bureau des services généraux (1001).
Le bureau des services généraux s’occupe de :
- La position du recrutement du personnel administratif, enseignant et ouvrier ;
- La proposition des affectations et des permutations ;
- De la gestion du personnel et procède au contrôle des affectifs du personnel ;
- La proposition de la mise en place du personnel ;
- L’établissement et de l’examen de bulletin de signalement ;
- La promotion ;
La situation salariale du personnel enseignant de la province.
Bureau de l’enseignement Maternel et Primaire (1002).
Bureau de l’enseignement Secondaire et Professionnel (1003).
Les deux bureaux s’occupent chacun en ce qui le concerne :
- De veiller à l’application et à la diffusion des instructions applicables dans
l’enseignement dans notre pays ;
- D’exploiter les rapports scolaires des chefs d’Etablissements ;
- D’exploiter les rapports des réunions pédagogiques et des rapports
d’inspection des inspecteurs ;
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9
- De confronter les rapports des sous-chefs des divisions avec ceux des chefs
d’Etablissements en vue de dégager les conclusions utiles pour le bon
fonctionnement de la division de l’EPSP ; De participer à la commission
chargée de la promotion scolaire.
Bureau pédagogique (1004).
Le bureau pédagogique s’occupe surtout des problèmes liés au recyclage
du personnel enseignant.
Bureau de statistiques (1005)
Le bureau de statistique s’occupe des statistiques scolaires, des plans et
des recherches, des cartes scolaires, des constructions scolaires. Les principales attributions
sont:
- Procéder aux relevés des statistiques scolaires ;
- Etudier les statistiques scolaires et soumettre au département des l’EPSP des
conclusions qui s’impose ;
- Etudier les demandes des chefs d’Etablissements concernant les besoins
d’ouvertures des écoles, des nouvelles classes ;
S’occuper des nouvelles constructions scolaires ou d’en étudier les plans ou
encore s’occuper des leur réfectionnement.
N.B. Le bureau de maintenance et de logement se trouve actuellement au sein de services
généraux. Il s’occupe de la gestion de biens, meubles et immeubles de l’EPS et de
l’équipement des écoles en fournitures des bureaux.
La division provinciale de l’enseignement Primaire Secondaire et
Professionnel renferme aussi trois antennes :
Antenne de Sernie : Elle est dirigée par un chef de division et elle signifie service national
d’identification des élèves.
Antenne de Pension : Elle est dirigée par une chef de division.
Antenne de Secoper : Elle est dirigée par un directeur.
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0
II.7.2. Organigramme et cadre organique de la sous division provincial de l’EPSP
L’organigramme de la division provincial de l’EPSP se présente de la même
manière que celui de la division provincial de l’EPSP, la seule différence est que les bureaux
sont remplacés par les cellules.
II.7.3. Organigramme de l’enseignement au niveau de l’Etablissement.
II.7.3.1. Le chef d’Etablissement
Il est chargé de la gestion courante de l’école. A ce titre il a pour mission de :
- Coordonner toutes les activités au sein de l’Etablissement ;
- Veiller à l’application des directives du ministère ;
- Arrêter toutes les mesures nécessaires au bon fonctionnement de
l’Etablissement en conformité avec les instructions en vigueur ;
- Exercer la police de l’établissement.
Le directeur des Etudes ou le directeur Adjoint
Il est l’adjoint du chef d’Etablissement qu’il remplace en cas d’absence ou
d’empêchement. En outre, il a comme attributions de :
- Gérer le personnel enseignant ;
- Visiter les enseignants
- Elaborer les horaires des cours et des examens ;
- Viser les documents pédagogiques des enseignants une fois par semaine et
établir un rapport circonstanciel à l’intention de la hiérarchie ;
- Participer à la rédaction du rapport semestriel ou annuel de l’école en ce qui
concerne le déroulement de l’enseignement et l’appréciation du personnel
enseignant.
Le conseiller pédagogique
Il est l’assistant du chef d’Etablissement pour les questions d’ordre
pédagogique. Sous la responsabilité de ce dernier et en collaboration avec le directeur des
Etudes, il s’occupe notamment des tâches ci-après :
- Admission et promotion des élèves ;
4
1
- Répartition des tâches du personnel enseignant et encadrement de celui-ci ;
- Exécuter des programmes des études ;
- Organisation des activités d’évaluation et de remédiation ; - Gestion de
la bibliothèque de l’Etablissement.
Le directeur de discipline
Il est l’assistant du chef d’Etablissement en ce qui concerne la discipline et
l’encadrement civique et politique des élèves. Il s’occupe spécifiquement des tâches
suivantes :
- Maintient de l’ordre et de la discipline au sein de l’école ;
- Organiser les activités sportifs, culturelles et des loisirs ;
- Organisation des actions d’aides aux élèves, en plus du soutien pédagogique ;
- Entretien et propreté de locaux et aux alentours de l’école.
II.7.4. FONCTIONNEMENT DE L’ECOLE
Ici nous avons épinglé quelques cas des situations administratives intervenant
dans le parcours professionnel de l’enseignant.
Dans chaque école et à chaque fin d’année, le chef d’établissement établit un
rapport sur le personnel enseignant qu’on appelle « le bulletin de signalement ».
Pour une appréciation exacte de l’enseignant le bulletin de signalement doit
s’établir en toute honnêteté et en toute objectivité dans la mesure attribuée à l’enseignant ne
fera jamais l’objet d’un marchandage de la part de celui qui a été côté. Lorsque le concerné
conteste cette cotation, il devra introduire son recours en bonne et due forme. Aussi,
l’enseignant est tenu à signer sur ce bulletin, quelle que soit la côte reçue.
Signalons aussi qu’on établit le bulletin pour permettre aux membres du
personnel enseignant de bénéficier soit d’une prime d’excellence ou d’une quelconque
promotion.
Tout agent affecté dans un établissement scolaire ou un bureau de l’école
devra posséder une commission d’affectation établie par le pouvoir gestionnaire. Elle
certifie la légitimité scolaire dans une école.
C’est le changement de lieu de travail vers un autre dans la structure de la
4
2
même organisation. Elle est faite, soit sur demande de l’agent, soit sur nécessité de
l’organisation, à un même poste ou à autre. Elle est aussi punitive à l’endroit de l’agent
négligent. L’agent par muni de trois documents justificatifs :
- Lettre de l’intéressé ;
- Nouvelle commission d’affectation ;
- Attestation de services rendus au dernier établissement.
Quand il s’agit de la mutation pour raison disciplinaire, l’agent reçoit le
dossier disciplinaire (ouverture, justification, clôture), y compris la nouvelle commission
d’affectation et l’attestation de services rendus.
Le transfert de l’agent est inter-réseau et inter-provincial. Il est fait souvent
sur demande de l’agent ou selon le besoin de l’organisation ou de la société. Quand il s’agit
du transfert inter-réseaux, l’agent dispose de trois documents :
- Demande de l’agent ;
- Lettre de transfert du gestionnaire cédant ;
- Attestation de services rendus.
- Quant au transfert inter-provincail, il aura une :
- Demande de l’agent ;
- Autorisation du chef de division ; - Notification du secrétaire général ;
- Attestation de services rendus.
La désertion est un fait qui précise la rupture du contrat de travail par l’agent
dans sa manière de fréquenter le lieu de travail. Le chef d’établissement fait le constat
d’absence non justifiée de l’agent pendant quinze jours, et établit la déclaration de désertion
contresignée par deux témoins. A cette déclaration s’ajoutent une:
- Notification de désertion par le pouvoir gestionnaire ;
- Enquête de désertion par l’inspecteur itinérant ; - Attestation de services
rendus.
La démarche d’une disponibilité doit consister à obtenir :
4
3
- Une lettre de demande de mise en disponibilité de l’agent ; - Une
attestation de mise en disponibilité par le pouvoir gestionnaire ;
- Une attestation de services rendus.
Quand l’agent manque un de ces documents après son départ, on le considère
comme déserteur ou démissionnaire. Une mise en disponibilité demandée pour les cas
cidessous peut être accordée suite à/au (x) :
- Une maladie ou une infirmité
- L’impossibilité de rejoindre son poste d’attache,
- Stage, étude de perfectionnement dans l’intérêt du service,
- Raisons sociales, dans le cas où l’agent accompagne son conjoint ou son
enfant mineur dans un lieu d’hospitalisation.
Une cessation volontaire du travail par l’agent. La démarche est la suivante :
- L’agent introduit la démission ;
- Le pouvoir gestionnaire l’accepte et le lui notifie ; - Il lui remet une
attestation de services rendus.
- Nous signifions qu’un agent qui demande une mise en disponibilité ou une
démission, doit attendre la réponse du gestionnaire avant de quitter son
poste ; dans le cas contraire l’agent est placé dans la position de déserteur.
Ici l’agent change positivement son grade statuaire. Dans cette situation,
l’agent promu aura:
- Une nouvelle commission d’affectation ;
- Une notification de confirmation du nouveau grade par le chef de division ;
- Une attestation de service quand l’agent doit être en déplacement
- Il s’agit du retour de l’agent dans la structure de son établissement. Le sujet
voulant intégrer le travail doit présenter :
- Une lettre de demande de réintégration ;
- Une attestation de services rendus ;
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4
- Une commission complète pour un agent inconnu au SECOPE
- Une commission d’affectation pour un agent matriculé au SECOPE
L’agent se trouvant dans cette situation doit être signifiée par une notification
de faux titre ou de cumul ; le pouvoir gestionnaire doit lui remettre aussi une attestation de
services rendus.
Pour l’agent qui est mort, son établissement lui élabore ou lui trouve :
- Une attestation du décès de l’Etat civil ;
- Une attestation d’inhumation ;
- Un document reprenant la composition familiale au moment du décès ;
- Une attestation de services rendus.
« Pendant les six mois qui suivent, la famille du défunt bénéficie du salaire de
l’agent décédé. Le chef d’établissement a l’obligation de transmettre au service SECOPE
dans les cinquante jours, tous les documents relatifs au départ d’un agent.
Dans toute gestion scolaire, ces éléments énumérés interviennent d’une façon
ou d’une autre. Il convient aux dirigeants des écoles de porter une attention particulière sur
la gestion pour réduire ou contourner certaines incidences critiques pouvant occasionner le
trouble dans le fonctionnement normal de leurs école ».
II.7.5. La gestion d’une école par le chef d’établissement.
a) Profil du chef d’établissement.
Pour bien diriger son école, le chef d’établissement doit présenter certaines
qualités indispensables. Il devra être :
Travailleur : Un homme qui a le souci d’améliorer chaque jour son rendement.
Etre organisé : Il doit savoir prévoir ce qu’il pourra faire ; il doit savoir classer les
documents administratifs de travail ; il doit savoir donner des réponses à ses interlocuteurs ;
il doit faire régner la discipline dans son école ; il ne doit pas tergiverser lorsqu’il doit
trouver une solution à un problème.
Intègre : Il ne doit pas modifier ses décisions, il doit garder sa dignité et pour cela aucune
décision ne doit être prise à la hâte.
4
5
Etre prudent : Il ne doit pas prendre une décision lorsqu’il sait qu’on peut le traiter d’un
homme très négligeant.
Etre honnête:il doit reconnaître ses qualités et ses défauts en vue de s’amender dans ce
dernier cas.
Etre méticuleux, pointilleux : Il doit respecter scrupuleusement ce qu’il doit respecter, il
ne doit tolérer aucune faille dans l’exercice de ses fonctions.
Etre homme de principe : Il devra être un homme de caractère qui tient aux principes de la
vie.
Etre compétent : Il doit bien accomplir ses tâches, il doit prouver qu’il est à la place qu’il
faut.
Etre apolitique : Il ne doit exprimer ses politiques.
Etre un diplomate : Il doit se surpasser et être au-dessus de lui-même, il doit être un
homme très compréhensif.
Etre courtois : Il doit savoir utiliser le langage lorsqu’il doit parler. La courtoisie et bon
signe d’une bonne éducation.
b). Documents tenus par le Chef d’Etablissement
1. Documents relatif aux actes juridiques
- Arrêté d’agrément
- Les extraits bancaires
- La loi-cadre
- Le statut du personnel
- Le calendrier scolaire
- La convention scolaire
2. Documents relatifs aux patrimoines
L’inventaire des immobiliers et mobiliers : les infrastructures, bâtiments,
tables, bureaux, bancs.
L’inventaire des manuels : livres pour enseignants et pour élèves
L’inventaire des matériels didactiques
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Le dossier de remise et reprise
3. Documents relatifs au personnel : organigramme de l’école, répartition des tâches,
mise en place du personnel, les attributions du personnel :
- Le cahier de ponctualité, registre de présence du personnel,
- Le cahier d’autorisation de sortie, les P.V. des réunions du personnel, les
dossiers des stagiaires
4. Documents relatifs aux élèves
- Les dossiers des élèves ;
- Les listes des élèves par classe ;
- La fiche d’identification et de parcours scolaire ;
- Le registre matricule des élèves ;
- Les dossiers individuels de chaque élève ;
- Le cahier de surveillance ;
5. Documents relatifs aux correspondances
- les dossiers de lettres expédiées et reçues - les dossiers des lettres de service
(interne) ;
- l’indicateur : numérotage de lettres.
6. Documents relatifs à l’enseignement
- Prévision des matières ;
- Horaire des cours ;
- Archives ou fiche de préparation ;
- Matériels didactiques ;
- Manuels et outils de formation (les inspecteurs).
7. Documents relatifs à l’encadrement des enseignants
- PV des leçons modèles du chef d’établissement ;
- compte-rendu des réunions pédagogiques ;
- cahiers de contrôle des documents pédagogiques ;
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7
- Dossiers d’inspection pédagogiques (pour enseignant) ;
- Dossiers de composition des cellules de base ou unité pédagogique. ;
- Dossier de séminaires de formation ;
- Registre de présence (dans l’encadrement pédagogique) ;
- Horaire des réunions des unités pédagogiques ;
- PV des réunions des unités pédagogiques.
8. Documents relatifs à l’évaluation
- cahier des cotes ;
- Palmarès ;
- Copie des examens ;
- PV de délibération ;
- Dossiers des questions des examens ;
- Dossiers des visites des classes ; - Bulletins archives.
9. Documents relatifs aux pièces scolaires
- -Dossiers de retrait des diplômes ;
- -Dossiers d’attestation de fréquentation
- -Dossiers d’attestation de scolarité
c).Organisation de la rentrée scolaire.
Inscription
Elle est la première tâche du chef d’établissement dans la mesure où il doit
recruter les élèves. Nous disons que l’élève est inscrit une fois dans son école et il ne peut
plus être inscrit dans une même école. Les termes « réinscription » et « confirmation » ont
été inventés en vue de voler l’argent d’une façon intelligente.
Au moment des inscriptions des élèves dans son école, le chef
d’établissement doit tenir compte de :
L’authenticité des pièces : et toute fausse pièce doit être saisie.
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8
Du maxima et du minima : en vue de lutter contre le phénomène de surpeuplement des
classes que nous déplorons aujourd’hui et dont les conséquences sont néfaste pour l’avenir
des nos enfants qui ne savent plus lire ce qu’ils écrivent eux-mêmes du fait que
l’individualisation de l’enseignement est rendue impossible.
De la conduite : Il est très prudent pour un chef d’établissement qui veut s’épargner de
toutes les conséquences d’un mauvais comportement de la part d’un élève mauvais de ne
pas l’inscrire dans son établissement.
De l’âge : il faut ici que le chef d’établissement examine le cas avec plus d’indulgence
surtout pour les enfants malades ou handicapés.
Au moment de l’inscription, quels documents le chef d’établissement doit-il
tenir ?
Il doit tenir principalement compte des documents suivants :
Les listes d’inscription : qui aideront le chef d’établissement à se conformer
aux instructions officielles. Il devra laisser par classe 5 places pour les cas éventuels de
mutation ou de recommandation.
Le registre d’inscription / matricule : le registre d’inscription donne une idée
précise et exacte de nombre d’élèves inscrits par classe. Le registre matricule est tenu après
la période des inscriptions une fois les effectifs maîtrisés. Mais en pratique, il faut utiliser un
seul registre pour les deux.
Par un registre unique, le travail du chef d’établissement est réduit il attribue
une fois pour toutes un numéro matricule. Mais l’inconvénient est que tous les enfants
inscrits pendant les vacances ne viennent pas au début de l’année dans leur et il y aura des
élèves fictifs qui auront bénéficiés d’un numéro matricule. Un numéro matricule on ne peut
l’attribuer qu’à l’enfant qui a réellement étudié dans votre école.
Le carnet de reçus : est recommandé de délivrer un reçu à un élève qui a payé les frais
scolaires.
Le livre de caisse : le livre de caisse est le miroir de chaque école dans la mesure où il
permet au chef d’établissement d’avoir une idée claire sur la masse d’argent qui rentre dans
son école et il peut facilement avoir une idée précise sur les dépenses effectuées.
La réunion de la rentrée scolaire.
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Les enseignants doivent être à la disposition de l’école une semaine avant la
rentrée scolaire effective des élèves. Quels sont les points qui feront l’objet de la réunion de
la rentrée scolaire dans une école ?
Les points ci-après feront partie de cette réunion :
La rétrospective de l’année écoulée : LE chef d’établissement fera le bilan des activités de
l’année passée en dégageant les points positifs et les points négatifs mais il ne doit pas citer
les gens (les indexer) parce qu’il ne s’agit pas d’un procès d’intention à l’égard des fautifs.
Pareille pratique risque dès le départ d’envenimer la situation et d’assombrir l’avenir.
La ligne de conduite pour une année nouvelle : Il devra tracer une bonne ligne de
conduite, il tracera les objectifs à atteindre pour toute l’année. Il dira à ses enseignants ce
qu’il attend d’eux : présence à l’école, ponctualité, respect des échéances en matière de
dépôt des documents pédagogiques à la direction, respect des échéances pour la remise des
points, comportement à l’égard des élèves et des supérieures hiérarchiques, comportement à
l’égard des collègues enseignants,
Les points retenus seront consignés dans un procès verbal que l’on remettra à
quiconque foulerait au pied les conclusions auxquelles il a participé.
A la fin de l’année le chef d’établissement fera le bilan de la conduite des
enseignants.
Les documents pédagogiques : Le chef d’établissement doit montrer, surtout aux
nouveaux, comment il faut tenir les documents pédagogiques. Il doit insister aussi sur
l’importance de chacun des documents pédagogiques par la même occasion.
L’horaire provisoire et les attributions des cours : C’est au cours de cette réunion qu’on
débattra du problème d’attribution des cours et que l’on proposera à chaque enseignant un
horaire provisoire de manière à ce que les enseignants occupent les élèves dès le premier
jour.
Le calendrier scolaire : Il remettra à chaque enseignant le calendrier scolaire en vue de lui
permettre de s’atteler à la lourde tâche des prévisions des matières.
Les inscriptions doivent se faire en dehors des heures des cours.
Divers : Il donnera aux enseignants l’occasion de dire ce qu’ils pensent de l’organisation
scolaire de l’école.
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0
La gestion administrative de l’école de ministrer c’est organiser et prévoir.
C’est-à-dire que c’est ordonner les activités de telle sorte qu’elles produisent un résultat
efficient et escompté.
Le chef d’établissement dressera avec minutieux son plan d’activités.
Réunion de rentrée, contrôle administratif des documents des enseignants, réunion de fin de
la période, réunion pour l’attribution de note de conduite, récolte des points scolaires,
réunion pour la préparation des examens, conseil de délibération, réunion pour
communication des instructions, rédaction des rapports trimestriels, semestriels et annuels.
Voilà des points qui feront l’objet de l’organisation administrative des activités du chef
d’établissement.
Un bon chef d’établissement doit déterminer avec précision les dates
auxquelles des activités seront accomplies. Il s’y accrochera fermement. Il n’oubliera jamais
que l’année scolaire compte des jours bien déterminés. Il fera en sorte que, à la date des
vacances, tous les rapports soient dressés. Nous sommes, pourrait-on dire, nous-mêmes
quelques fois fossoyeurs de notre propre œuvre à cause de la négligence. Les enseignants
devront se rendre compte du sérieux que le chef d’établissement attache à son travail. De la
sorte, ils emboîteront ses pas, l’entoureront de tant d’estime. « Il faut, dit-on, faire chaque
chose en son temps. »
d) Les rapports administratifs du chef d’établissement.
Au cours de l’année scolaire et même en fin d’année, pour concrétiser la
bonne administration de l’école, le chef d’établissement est appelé à produire tout un tas de
rapports. Ces derniers diffèrent et par leur nature et sont produits à des moments différents.
Les rapports les plus connus sont les suivants:
- Le rapport de la rentrée ;
- Le rapport du premier trimestre ;
- Le rapport du deuxième trimestre ou semestriel (au secondaire) ;
- Le rapport de fin d’année ;
- Le palmarès ;
- Le procès verbal de délibération ;
- Les rapports des réunions ;
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- Le bulletin de signalement ;
- Le rapport circonstancié ;
- Le rapport financier.
Le rapport de la rentrée
Le rapport de la rentrée scolaire donne une bonne configuration de l’école
en début d’année du point de vue : effectifs des élèves, situation du personnel, situation
matérielle, état de besoin. L’instruction officielle qui y fait allusion porte le numéro
EDN/AS/83DG/EPS/000039/78 du 6/01/78.
Ce rapport comprendra les points suivants :
1º Les effectifs des élèves par établissement indiquent :
- Effectif des garçons ;
- Effectif des filles ;
- Effectif des anciens de l’établissement ;
- Effectif des nouveaux dans l’établissement ;
- Effectif des redoublants ;
- Effectif des partis : abandon, transfert.
Pour la clarté dans la présentation, il conviendrait de présenter les deux
premiers points sous forme d’un tableau reprenant les effectifs de chaque classe.
En ce qui concerne les effectifs des anciens, des redoublants, des partis, se
référer aux palmarès et au rapport de fin d’année écoulée. Pour les nouveaux, consulter le
registre d’inscription. Pour cette dernière catégorie d’élèves, il est inutile de distinguer les
filles des garçons.
2º La situation du personnel.
Pour avoir en sa possession tous les renseignements sur le personnel, il faudra
se référer à la mise en place de l’année passée. Les renseignements ci-après seront donnés :
- Enseignants en place ;
- Etat de qualification (spécifier le nombre) ;
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2
- Enseignants présents ou absents et pour les absents, il faut expliquer pourquoi
ils sont absents.
En insistant sur les qualifications qui manquent, le chef d’établissement saisit
cette occasion pour soumettre l’état de besoin en professeurs à la hiérarchie.
3º La situation matérielle :
Le chef d’établissement fera allusion au problème des locaux, des
équipements de tous genres. Il doit proposer si possible les solutions en vue d’orienter le
gestionnaire. Il est demandé au chef d’établissement d’être réaliste.
4º commentaire sur la situation de l’école :
La situation générale de l’école doit faire l’objet d’un commentaire de la part
du chef d’établissement.
5° Les rapports du premier trimestre.
Par sa circulaire DEPS/AS/83/834/1/003304/78 du 3 Juillet 78, le
département de l’enseignement institue les rapports trimestriels.
a) Le rapport du premier trimestre
Le chef d’établissement donnera une idée dans ce rapport sur la rentrée
scolaire et sur le fonctionnement de l’établissement au cours du premier trimestre.
Ledit rapport mettra en exergue les problèmes survenus après l’expédition du
rapport de la rentrée. A tout problème, il proposera une solution. Il n’oubliera pas de faire
un commentaire sur le comportement des enseignants et des élèves ainsi que sur les résultats
scolaire périodiques.
b) Le rapport du deuxième trimestre :
Le chef d’établissement fera ressortir les difficultés qu’il a rencontrées au
courant de l’année et il devra proposer les solutions éventuelles à chacun d’entre elles. Au
secondaire, le chef d’établissement fera son rapport du premier semestre.
c) Le rapport de fin d’année
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Le rapport de fin d’année est celui qui est présentée à la fin de l’année
scolaire par le chef d’établissement et il comprend les situations ci-après :
- Effectifs des élèves inscrits pour cette année scolaire ;
- Effectif des élèves ayant participé effectivement aux examens de fin
d’année ;
- Les réussites évaluées en pourcentage avec un commentaire à l’appui ;
- Les échecs ou le chef d’établissement prendra soin de faire une analyse
critique des résultats. Lorsque la situation est critique à ce niveau, le chef
d’établissement s’expliquera, après analyse du rapport, auprès de ses chefs
hiérarchiques. ;
- La situation du personnel doit être étable en fin de l’année et elle sera
appuyée par un commentaire ;
- Les finances, il doit faire ressortir clairement les recettes et les dépenses ;
- Un commentaire général sur la situation de l’ensemble des activités clôturera
le rapport et il y mettra des suggestions qu’il trouvera utile.
d) Le palmarès.
Le palmarès est aussi un rapport qui est essentiellement axé sur les
résultats annuels Il existe des mentions préétablies qui feront l’objet d’un palmarès.
C’est par exemple:
- Elèves ayant réussies sans examen de passage ;
- Elèves qui passent après examen de passage (mentionner l’examen ou les
examens) ;
- Elèves admis à redoubler ;
- Elèves exclus ;
- Elèves ayant abandonné en cours d’année.
Il faut absolument éviter des mentions non admises par les autorités
compétentes de l’éducation. Par exemple:
- Passe mais ailleurs ;
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- Passe à l’essai ;
- Ne peut être réadmis à l’école : cette dernière mention est assez téméraire,
car, objectivement, le chef d’établissement qui porte cette mention sur le
document scolaire met fin aux études de l’élève en le jugeant inapte de
poursuivre les études.
6° Le procès verbal de délibération
Le procès verbal de délibération doit être dressé sur une formule figée. Toutes
les mentions doivent être scrupuleusement respectées. Ce n’est pas le chef d’établissement
qui dresse le P.V. mais plutôt le secrétaire désigné pour la circonstance. Aussitôt le P.V.
établi, tous les membres faisant partie de la délibération doivent y apposer leur signature.
Seuls les enseignants qui dispensent les cours dans une promotion donnée feront partie de la
délibération.
Pour éviter des tiraillements futiles, il faut respecter les critères de
délibération. Eviter autant que possible les cas sociaux, car souvent, aident les mauvais
élèves qui sont protégés au détriment de bons élèves. La bonne délibération est celle qui est
faite dans l’anonymat sauf qu’elle est détenués de tout sentiment humain. On l’appliquera si
le chef d’établissement constate que les membres du corps professoral brillent dans les
irrégularités.
L’existence des P.V. de délibération dans une école prouve à suffisance que
le travail d’appréciation des résultats scolaires a été entouré de tous les oins et du
formalisme exigés. Sans cela, le doute peut planer autour des résultats et c’est tout le crédit
de l’école qui est entamé.
Les rapports des réunions administratives et pédagogiques.
Généralement toutes les réunions tenues par le chef d’établissement sont dites
pédagogiques. En réalité, cela n’est pas toujours vrai, car tout dépend de la matière traitée au
cours de la réunion. Ainsi, l’on parlera des réunions administratives et des réunions
pédagogiques.
1º rapport de la réunion administrative :
Le nombre de rapports dépend de nombre de réunions mais comme il s’agit
en général des réunions d’information, il en faut au moins une par trimestre.
Quant au contenu de ces rapports, il faut entendre tout rapport ayant trait à
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toute autre matière que la pédagogie.
Il s’agit principalement des réunions :
- Du conseil de discipline ;
- Sur l’organisation et la préparation matérielles des examens ;
- Sur le calendrier scolaire et les activités prévues pour l’année scolaire ; - Sur
la tenue et le dépôt des documents pédagogiques.
- Comme dans toute réunion, la signature dans le P.V. par tous les participants
est oblige, de ce fait même, tous les signataires à se conformer aux décisions
prises.
2º rapport de la réunion pédagogique :
Dans le cas précédent, nous avons dit était difficile de déterminer le nombre
de réunions administratives qui doivent se tenir dans une école au cours de l’année scolaire.
En ce qui concerne les réunions pédagogiques, il en faut approximativement 4 par an c’està-
dire à raison d’une réunion par période. Et ceci, abstraction faite des réunions tenues dans le
cadre spécifique de la formation Au cours des réunions pédagogiques, le chef
d’établissement exposera les problèmes pédagogiques qui se posent à l’école tout en
proposant les remèdes.
Les rapports des réunions pédagogiques seront axés sur des matières comme :
- La tenue du ou des documents pédagogiques ;
- L’explication d’un point de vue méthodologique ;
- La critique des rapports de visite de classe ;
- L‘élaboration d’un type spécifique de fiche de préparation.
N.B. : Tous ces rapports quoique dressés par un rapporteur choisi parmi les professeurs
devront revêtir le visa du chef d’établissement pour en authentifier l’existence. Ils
devront en outre être scellés pour être valables.
Le bulletin de signalement
Dans chaque école et à chaque fin d’année, le chef d’établissement établit un
rapport sur le personnel enseignant, c’est-à-dire sur le rendement. C’est qu’on appelle
autrement « le bulletin de signalement »
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Pour une appréciation exacte de l’enseignant, le signalement doit s’établir en
toute honnêteté et toute objectivité. Dans la mesure où la cotation attribué à l’enseignant,
cela ne fera jamais l’objet d’un marchande de celui qui est coté. Lorsque le concerné peut
contester la cotation, il devra introduire son recours en bonne et due forme. Aussi,
l’enseignant est tenu de signer sur le bulletin de signalement et cela quelque soit la cote
reçue.
Dans une école où il y a un directeur des études ou un directeuradjoint, celui
qui doit établir le bulletin de signalement et qui propose le résultat de son travail
préparatoire à son chef d’établissement.
Le rapport circonstancié
Le rapport circonstancié est un rapport événementiel. Il se rapporte à une
circonstance qui en justifie l’existence. Dans le cas d’espèces, on rend compte d’un
événement. Par exemple : l’ivresse de l’enseignant sur la voie public, la destruction du
patrimoine de l’école par l’enseignant, les manifestations de la journée anniversaire de
l’école,
Le rapport financier
Le rapport financier ne doit faire l’objet d’un rapport spécial, car il est inclus
dans le rapport de fin d’année que le chef d’établissement présente à la hiérarchie.
Chapitre III : INSPECTION ADMINISTRATIVE ET
PEDAGOGIQUE
III.1. Introduction
Les tâches que l’inspecteur scolaire doit exercer dans l’organisation de
l’enseignement sont techniques, subdivisées en des modules le distinguant des autres
inspecteurs. Ainsi, ses rôles à jouer dans l’exercice de ses fonctions sont définis à partir de
sa mission, vouée au contrôle et à la promotion de l’enseignement. L’inspecteur scolaire doit
planifier ses activités, visiter ses écoles, organiser les activités de formation du personnel
scolaire et évaluer les rendements de l’école et du système de l’école et du système éducatif.
Son travail est subdivisé en quatre modules : - Administration (A) ;
- Contrôle (C) :
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- Formation (F) ;
- Evaluation (testing) (E ou T).
A chaque module correspondent les différentes tâches à accomplir par
l’inspecteur dans l’exercice de ses fonctions et les fiches indiciaires ou les formules
d’inspection.
Elles ont un caractère institutionnel, préalablement établies pour déterminer
et spécifier la nature des tâches à remplir et les modèles des rapports à élaborer par
l’inspecteur scolaire dans l’exercice de ses fonctions.
III.2. Les qualités de l’Inspecteur
III.2.1. Qualités physiques et morales
En tant qu’éducateur des éducateurs, l’inspecteur doit jouir de tous les cinq
sens et d’une bonne santé physique. II aura un extérieur attrayant et servira d’un modèle de
propreté pour les enseignants de sa juridiction. Il fera montre en toute circonstance, d’une
conduite irréprochable, donc digne d’imitation.
L’intégrité et la dignité caractériseront la personnalité de l’inspecteur. Il
devra rendre le service sans attendre en revanche de l’argent ou tout autre avantage qui porte
atteinte à sa réputation, donc à celle du corps des inspecteurs. Ses prises de position ou de
décision se feront sans parti pris et en fonction des textes légaux.
L’objectivité en tout et pour tout restera sa règle d’or, ceci se remarquera à
travers les différents rapports qu’il rédigera. Appelà l’abri de tout soupçon, il doit être loyal
et impartial.é souvent à traiter les dossiers délicats, surtout lors des évaluations, l’inspecteur
d’enseignement gardera le secret professionnel.
Ce qui doit distinguer l’inspecteur de l’enseignement de tout autre
fonctionnaire de l’administration, c’est la moralité et la dignité. En effet, la conduite d’un
inspecteur doit être à l’abri de tout soupçon, il doit être loyal et impartial. Il doit être un
éducateur de valeur.
III.2.2. Qualités intellectuelles
L’inspecteur est formateur des formateurs, à ce titre, il doit posséder une
culture générale solide. Il doit avoir un bon esprit méthodique, un don d’observation, un
esprit critique, une bonne intuition dans la mesure où ses grands inspecteurs sont aussi les
élèves et les enseignants. Il doit être un très bon enseignant pour en être capable de juger
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celui qui ser devant lui et devant les apprenants dans l’enseignement aprentissage. Un
inspecteur inspire l’estime du personnel qu’il dirige. En pédagogie, nous disons que ce que
nous faisons parle plus que ce que nous disons.
III.2.3. Fermeté et bienveillance
L’inspecteur doit avoir des qualités qui feront de lui un homme estimé par
tout le monde, qui participe à l’action éducative. C’est pourquoi nous disons que la fermeté
du caractère n’exclue pas la bienveillance, ni la bonté. Car, lorsqu’elles se rencontrent chez
une même personne, l’inspecteur, nous pouvons être assurés que les grandes manifestations
de sympathie ne seront pas une manifestation de faiblesse de sa part. En effet, si nous
pouvons trouver une profession qui réclame une grande force de volonté, c’est celle d’un
inspecteur. Il est dans l position du marteau et de l’enclume, et il doit résister à toute
tentation de nature à le faire discréditer dans l’exercice de ses fonctions.
Nous pouvons nous résumer en ce termes, les qualités suivantes sont exigées
de tout inspecteur : l’intégrité, l’intelligence, la conscience professionnelle, le dévouement et
la lutte sans merci contre toute forme d’antivaleurs. Tout ceci pour « l’excellence ».
III.3. Préparation de la tournée d’inspection et la procédure d’inspection
La préparation de la tournée d’inspection scolaire consiste pour l’inspecteur à
dresser un calendrier où il devra souligner et prévoir tous les points essentiels et toutes les
activités ou tâches principales qu’il compte traiter et aborder durant sa tournée.
Pour réussir sa mission dans la tournée il faudra, qu’il s’en tienne aux
objectifs et dispositions assignés en procédant par :
- L’élaboration d’un planning précis et exhaustif ;
- La définition de principales taches à exécuter ;
- La délimitation du cadre de service.
La prévision du matériel pédagogique et administratif susceptible d’être
utilisé.
La préparation de la tournée d’inspecteur scolaire consiste à élaborer un plan
du travail prévoyant les aspects importants de la mission, le calendrier de travail et les
activités principales à réaliser.
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Toute préparation d’une journée d’inspection est relative à desobjectifs et des
dispositions que l’on se fixe au prélable. Ainsi, l’inspecteur se posera autant de questions
pour la préparation de sa tournée ( pourquoi la tournée ? dans quelle école ? comment vaisje
procéder ? …).
Il doit alors:
- se préparer pour son équilibre psycho-social ;
- définir les objectifs réalisables de la mission ;
- préciser les actions à effectuer
- déterminer les écoles ciblées ;
- élaborer le calendrier spécifique de sa mission ;
- prévoir les moyens nécessaires à sa mission ;
- déterminer une méthodologie de départ de travail et de retour dans le délai
prévu ;
- prévoir le système d’évaluation de ses travaux à partir des indicateurs
objectivement observables, durant ses actions pédagogiques et à la fin de
celles – ci.
Lors de ses visites d’inspection, l’inspecteur doit se présenter au bureau du
Chef d’établissement. Il est tenu d’être propre, en tenue vestimentaire décente et digne de
son rang, facteur important de prestige.
Dans son entretien avec le Chef d’établissement, il tiendra compte de
l’horaire de l’école et il laissera le Chef d’établissement la liberté de l’aménager. Il
déterminera aussi à la même occasion le type d’inspection entrevu.
Lors de sa préparation, il devra se sentir et se reconnaître conseiller technique
de l’agent contrôlé. Il ne lui revient pas d’imposer quoi que ce soit pendant l’inspection
mais, d’aider son partenaire scolaire à bien faire son travail. Sa mission n’est pas de punir
mais, de concourir à l’amélioration du travail des autres. Il ne peut se présenter autoritaire,
intraitable qu’en cas de négligence et malice prémédités.
Si une défectuosité, une défaillance est à révéler, l’inspecteur le fera sous la
forme d’une observation particulière, courtoisement motivée. En mentionnant la part deffort,
petite ou grande, dont l’agent a déjà su faire preuve, il présentera cette observation, non
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comme une critique étroite ou blessante, mais comme un heureux complément des
excellentes dispositions, de la bonne volonté que le sujet inspecté peut déjà apporter, un
appel au désir de perfectionnement, une appréciation bienveillante de la tâche accomplie. Le
monde scolaire doit trouver chez lui l’ami bienveillant, le conseiller, le guide. Ses visites
seront alors non pas craintes ou redoutées, mais cordialement souhaitées.
III.4. Les documents de l’Inspecteur
Les documents de l’inspecteur sont constitués des fiches de rapport qu’il doit
établir pour faire part aux supérieures hiérarchiques des résultats des activités auxquelles il
se livre. Pour désigner ces rapports, on utilise très souvent les sigles S 1, S2, S3, lorsqu’il
s’agit des rapports, on utilise établis par un inspecteur de l’enseignement Secondaire et les
sigles P1, P2, P3, Lorsqu’il s’agit des rapports établis par celui de l’enseignement primaire.
Les différents rapports sont les suivants :
- Plan trimestriel d’activités(S1) ;
- Rapports des premières visites (S2) ;
- Rapports d’animation pédagogiques (S3) ;
- Rapports d’inspection pédagogiques (S4) ;
- Rapports d’inspection administrative (S5) ;
- Constat d’absence (S6) ;
- Relevé trimestriel d’activités (S7) ;
- Rapports trimestriel d’encadrement d’un chef d’établissement (S8) ;
- Rapports trimestriel d’encadrement d’un professeur (S9)
- Rapports annuel d’activités (S10) ; - Bulletin de transmission (S11).
Pour éviter toute complication et perte de temps, et par souci
d’uniformisation et d’objectivité quant aux rapports fondamentaux faisant objet des
documents d’inspection ici, les inspecteurs se conformeront aux modèles initialement
prévus. Ces fiches sont communes chez les inspecteurs. Elles contiennent des légendes qui
ont à leur tour les directives explicatives et méthodologiques de la tenue de chaque fiche.
Voici, ci-dessous leur tableau présentatif.
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1
III.5. Divers aspects de l’inspection scolaire
Lorsqu’on envisage la fonction du conseiller scolaire de l’inspecteur scolaire
sur l’angle de contrôle, les visites d’inspection apparaissent comme moyens dont
l’inspecteur dispose pour juger du travail et du mérite des professeurs. Dans son livre
problème de l’inspection de l’éducation, Robert Dottrens écrit, nous citons : « Le véritable
contrôle de l’enseignement. Il est entre les mains des directeurs, des inspecteurs qui assistent
aux leçons, aux vraies leçons et qui voient faire du travail, du vrai travail ».
Tous les inspecteurs savent quels profits et quels enseignements ils tirent
d’un séjour bref ou prolongé dans une classe. Car la durée en minutes d’assistance à une
leçon peut renseigner mieux sur la vraie valeur d’un enseignant que bien des examens.
La fiche en usage à l’inspection itinérante de l’enseignement ci-dessous aide
l’Inspecteur à accomplir correctement son travail d’inspecteur.
Module I A1 Fiche signalétique A5 Constat
d’absence
Administration interne (A)
A2 Plan trimestriel d’activités A6 Bordereau
de
transmission
A3 A7 Lettres
Relevé trimestriel d’activités
A4 Relevé annuel d’activités A8 Autres activités
administratives
Module II C1 Première visite ou inspection C5
de la rentrée scolaire. Inspection d’un
Contrôle ou inspection de adjoint
l’enseignement (C).
C2 Inspection administrative C6 Enquête de
l’inspecteur
C3 Inspection pédagogique C7 Contrôle des
dossiers
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2
C4 Inspection financière C8 Outils de
contrôle
Module III F1 Inspection de la formation F4 Outils de
Formation en cours d’emploi formation
(F).
F2 Actions de formation F5 Autres activités
de formation
F3
Actions d’encadrement
Module IV T1 Fiche d’analyse d’items T2 Autres activités
d’évaluation
Evaluation du testing (T)
Ce tableau présente par module les documents ou les formules que doit tenir
tout inspecteur scolaire itinérant dans l’organisation scolaire congolaise. Ces documents sont
autrement appelés fiches ou canevas d’inspection scolaire. Il faut préciser que, dans
l’ensemble, A7, A8, C8, F4, F5, T2 n’ont pas de canevas. Elles interviennent pour faciliter la
numérotation des rapports. L’inspecteur a dix-sept (17) formules pré-établies et six tâches
(6) sans canevas. Ces formules sont utilisables par les inspecteurs de l’enseignement
maternel, primaire et secondaire.
III.5.1. Inspection administrative
L’inspection administrative est aussi appelée inspection organisationnelle de
l’école du fait qu’elle est globalisante par un caractère initial impératif de contrôle de
l’équipement multiforme de l’école et de la gestion aussi bien du patrimoine, de
l’administration, de la pédagogie et des finances.
Dans cette inspection, l’inspecteur vient se rendre compte du respect ou non
des conseils et recommandations formulés au chef d’établissement lors de l’inspection de la
rentrée scolaire. Elle est une grande et complexe tâche qui demande de la minutie dans son
ensemble. C’est par elle que l’inspecteur découvre la qualité ou la faiblesse du chef
d’établissement. Cette inspection consiste à contrôler l’application de la loi-cadre de
l’enseignement par le chef d’établissement scolaire dans l’exercice de ses tâches dans son
école. L’inspecteur y contrôle la gestion du patrimoine, de l’administration, de la pédagogie
et des finances.
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3
Elle est faite au chef d’établissement scolaire et est sanctionnée par une
appréciation numérique provenant des conversions. Elle se fait pendant 4 à 6 jours, vu
l’ampleur de la tâche à accomplir.
Le chef d’établissement doit établir les annexes du C2 à remettre à
l’inspecteur, constituées du plan ou croquis de l’école, de l’inventaire des biens, de la
structure et des effectifs scolaires, de la mise en place du personnel et du crédit horaire du
personnel.
Il convient de nous répéter qu’en inspection administrative, l’inspecteur
itinérant veut voir si le chef d’établissement scolaire a veillé aux problèmes qui ont été
soulevés et a appliqué les solutions proposées lors de l’inspection de la rentrée scolaire. A
cette occasion, le C2 devient une inspection généralisée et fouillée. Elle permet à ce dernier
ou à un autre de se rendre compte de la façon dont le chef d’établissement visité se comporte
vis-à-vis des recommandations des inspecteurs. S’il est prouvé que rien ne marche, on devra
forcément écarter le concerné (inspecté) pour incompétence professionnelle.
Toutefois, autour de cette inspection (C2) quand l’inspecteur, au coup de
sonde envisage la médiocrité du chef d’établissement en équipement scolaire, soit dans le
paiement du personnel, il peut directement arrêter le C 2 pour procéder au contrôle financier
ou le C4, et revenir continuer le C2.
III.5.2. Modules Classiques de l’Inspecteur
La fiche ou le Module (A) présente synthétiquement l’ensemble de toutes les
fiches d’inspection que tout l’inspecteur itinérant doit tenir dans tous les modules de ses
tâches, pour la bonne marche de son travail. C’est à travers elles que chaque inspecteur,
nouvellement engagé, s’imprègne de la réalité théorique d’inspecteur scolaire itinérant.
III.5.2.1. MODULE : FICHE SIGNALETIQUE(A1)
La fiche signalétique comporte l’identité complète et le poste d’attache de
l’inspecteur depuis don commissionnement, se permutation et sa promotion. C’est la fiche
individuelle de renseignement de l’inspecteur.
III.5.2.2. MODULE : PLAN TRIMESTRIEL (A2)
Dans l’organisation administrative de son travail, l’inspecteur doit établir son
plan d’activité »s sur une fiche qui comprend l’ensemble des tâches qu’il compte réaliser
tous les trois mois de l’année scolaire. L’inspecteur part du planning de son chef pour
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concevoir ses plans trimestriels d’activités. Ici, le travail de l’inspecteur est programmé. Il
prévoit le mois, la date, le lieu, le type d’activité (codée), le nombre des jours consacrés aux
activités prévues.
Quelques définitions
Plan : disposition, prévision, projet
Un plan trimestriel: projet d’activités à réalise au cours d’un trimestre
Un plan d’activité : projet d’activité
Nature
La fiche A2 (Plan trimestriel) est un projet ou prévision d’activités à réaliser par un
inspecteur au courant d’un trimestre.
Tenue de la fiche
A gauche, sous intitulé du rapport, 20 …, compléter le millésime de l’année civile au
courant de laquelle le travail doit se faire
4 petits rectangles à gauche des chiffres 1, 2, 3, 4 représentant les 4 trimestres de l’année
scolaire.
Cocher le rectangle ç gauche du chiffre correspondant au trimestre concerné.
A droite de 4 trimestres, se trouvent les douze mois de l’année. Cocher le rectangle en bas
des mois concernés par le trimestre
Nom du mois : dans cette colonne, on écrit les noms des mois du trimestre en cause
Dates : écrire les dates extrêmes (du … au ….) précisant des activités à réaliser par école ou
service
Lieux : mentionner les noms des écoles ou services où se déroulent les activités
Type d’activité codées : reprendre seulement les codes des activités (C1, C2, F1, F2, …)
prévues au regard de chaque école ou service. S’il s’agit d’un C8, préciser l’activité (sa
nature).
Nombre de jours : temps de réalisation de l’activité dans cette école. Le temps de voyage y
compris.
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A la fin l’inspecteur indique le lieu, la date de l’élaboration ; et signe le rapport avant la
transmission.
NB : L’inspecteur itinérant reprendra au 4ème trimestre, toutes les activités des vacances :
séminaires, séparation des rapports A3, A4 etc.
Il n’est pas indiqué dans la colonne LIEUX, de mettre trois ou quatre écoles
ensemble
Pour les écoles à double vacation, indiquer le nom de l’école et la vacation.
Les activités de circonstance ne peuvent pas figurer sur le A2. Nous citerons
par exemple A7, A6, A8
III.5.2.3 RELEVE TRIMESTRIEL (A3)
Dans cette formule, l’inspecteur scolaire ressort les activités réalisées de
celles prévues pour le trimestre, les réalisations dans ses missions, les difficultés rencontrées
dans les tournées d’inspection, les propositions constructives en vue d’améliorer
l’enseignement en général et son servie d’inspection en particulier, tout en portant à la
connaissance de l’autorité de tutelle les réalités scolaires.
Quelques définitions
Relevé : enregistrement, synthèse, résumé
Relevé des activités : résumé, synthèse des activités réalisées.
Relevé trimestriel : synthèse (résumé) des activités réalisées pendant le trimestre.
Tableau synoptique : tableau, relevé synthétique des activités.
Activité ponctuelle : activité occasionnelle réalisée au cours d’un trimestre.
Nature
La fiche A3 (relevé trimestriel) est une combinaison d’activités réellement réalisées au cours
d’un trimestre. Elle n’est pas nécessairement la photocopie du a2, mais doit être établie en
fonction des impératifs rencontrés pendant la tournée inspectorale.
Tenue de la fiche
Le premier tableau du millésime, trimestre et mois : voir A2
Tableau statistique de la production du trimestre :
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Horizontalement :
Premiere ligne : Modules : reprend les quatres modules : Administration, Contrôle,
Formation et Evaluation.
Deuxième ligne : Codes : ce sont les codes des activités à réamiser. Pour chaque activité
codée, écrire le nombre d’écoles visitées, de personnes inspectées, des documents produits
et le nombre des jours effectifs mis au travail.
Total d’activités et pourcentage :
Pour le trimestre, écrire (totaliser) le nombre réel des rapports efféectués par module et
ensuite en établir le rapport en pourcentage par rapport à la production confondue du
trimestre.
N.B : L’honnêteté de l’inspecteur compte sur le calcul du temps pour les modules A, C et F.
3. Tableau analytique de la production du trimestre
Ca tableau est en principe rempli en rapport u A2 en ce qui concerne les mois
et les lieux. Quant aux numéros thématiques des rapports, en plus du code, indiquer le
numéro de chaque rapport dans l’école.
Pour les écoles à double vacation, il faut indiquer la vacation pour ne pas
fausser les calculs du temps.
Les activités ponctuelles (c’est-à-dire non prévues dans le A2 mais réalisées)
doivent se retrouver dans le A3.
A la fin de chaque mois, totaliser le nombre de jours de travail effectif et le
total général à la fin du trimestre.
4. Tableau synoptique de la notation
Au regard de chaque fonction, indiquer le nombre de ceux qui ont obtenu
dans l’ensemble du trimestre la note 4, 3, 2, 1, 0.
Dans la colonne totaux, on notera le nombre réel de personnes cotées par
fonction et par activité ; et à la fin, le total des inspectés du trimestre.
En vertical, totaliser le nombre des méritants de chaque note du trimestre.
En bas de chaque note, ressortir le pourcentage des méritants de chaque note
par rapport aux inspectés du trimestre.
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5. Tableau des jours de mission
On est en mission, si l’activité est réalisée en dehors du lieu de résidence. Un
missionnaire doit avoir obligatoirement un ordre de mission ou une autorisation de sortie.
Faire mention du module dont concerne la mission, indiquer le nombre de
jours accomplis et les frais de mission reçus.
Pour la mission remplie, si on intervient pour plusieurs modules au même
moment, comptabiliser seulement pour un module et neutraliser les autres en faisant un
rapport circonstancié.
6. Difficultés rencontrées dans les tournées inspectorales
- Il faut numéroter ;
- Difficultés matérielles : matériels de travail, papiers, machines,
infrastructures, etc.
- Difficultés techniques : manque de fiches d’inspection, de guide, de
programme, de textes juridiques et ce qui empêche à faire son travail.
- Difficultés structurelles : au regard des arrêtés, pyramide, structure, etc.
7. Idées constructives pour l’amélioration de l’enseignement
- Les défis : mettre tout ce qui est négatif et qui nécessite une amélioration.
- Stratégies : comment l’inspecteur entend faire pour améliorer,
- Evaluation : l’inspecteur propose les moyens d’évaluer.
8. Idées constructives pour l’amélioration de l’inspection
Ici, l’inspecteur et ses idées pour améliorerr l’inspection en ce qui concerne le
contrôle, la formation et l’évaluation.
9. Administration :
Indiquer le lieu et la date et signer obligatoirement le rapport avant de le
transmettre.
III.5.2.4. RELEVE ANNUELLE (A4)
Le relevé annuel d’activités est une formule qui présente, en réalité toutes les
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productions ou réalisations de l’inspecteur au terme d’une année scolaire. Elle est la
synthèse des A3 relevés trimestriels d’activités, bien élaboré. Cette fiche constitue le rapport
annuel de l’inspecteur sur son travail dans le monde scolaire. Elle contient les éléments du
A3 auxquels s’ajoutent les deux tableaux statistiques des effectifs et de la qualification du
personnel scolaire, réel ou existant, contrôlé ou inspecté.
Quelques définitions
Production d’un inspecteur : le rendement d’un inspecteur en termes de nombre de
rapports produits.
Unités réelles : nombre de personnel enseignant et administratif à inspecter dans une
juridiction.
Unités inspectées : nombre d’enseignants et personnels administratifs réellement visités.
Les défis : les difficultés (à relever).
Les stratégies : méthodes (à suivre pour relever les idées)
Le relevé annuel : la synthèse des activités réalisées pendant une année.
Nature
La fiche A4 est la synthèse de toutes les activités effectivement réalisées au
cours d’une année. Elle reprend la somme de quatre A3 (relevés trimestriels).
Tenue de la fiche
Le premier tableau renseigne les périodes couvrant l’année. Elle prend cours du 1 er
septembre au 31 août de l’année civile suivante.
Tableau statistique de la production de l’année
Il suffit d’additionner les données de chaque des quatre relevés trimestriels.
Relevé modulaire et trimestriel en activités, en nombre et en pourcentage.
Pour chaque trimestre, reprendre le nombre d’activités réalisées par module
et en calculer le total. Au vu du nombre total d’activités du trimestre, ressortir le
pourcentage par module des quatre trimestres, et on rapporte avec le total général, calculer le
rapport en pourcentage de chaque module.
Tableau statistique des effectifs de la juridiction
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N.B : Pour remplir ce tableau, il faut avoir la liste des écoles réelles de la juridiction ainsi
que l’effectif de tout le personnel, par catégorie, de toute la zone inspectorale.
Unités réelles : par catégorie de fonction, écrire le nombre réel de personnes de la
juridiction.
Unités inspectées : par catégorie de fonction, écrire le nombre de personnes réellement
inspectées.
Pourcentage d’inspectés : par rapport aux unités réelles à inspecter, ressortir le pourcentage
de celles qui ont été visitées.
Tableau statistique de la qualification
Pour porter un jugement correct, il faut savoir distinguer les qualifiés des
sous qualifiés.
Ce n’est pas le diplôme seulement qui fait de quelqu’un qualifiée mais aussi
sa compétence par rapport au niveau de l’enseignement qu’il preste.
Tous ceux qui ne sont pas spécialistes sot des sous qualifiés pédagogiques.
- Au maternel et au primaire : remplir le tableau 1
- Au secondaire : le tableau 2
Ici, il faut toujours faire mention de la discipline inspectée. Totaliser les
qualifiés et les ous qualifiés.
Enfin, calculer le pourcentage des qualifiés par rapport à l’ensemble
d’inspectés dans la discipline.
Tableau synoptique de la notation : additionner les quatre trimestres en ajoutant le C 3M,
C3b, C3d.
Tableau des jours de mission
Référence faite de mission ou à l’autorisation de sortie, écrire le nombre de
jours passés en mission de TENAFEP ou d’Examen d’Etat et le montant reçu. Il faudra
spécifier, si la mission est autre que le TENAFEP et Examen d’Etat.
Difficultés rencontrées dans les tournées d’inspection : voir les A3 des trimestres.
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0
Idées constructives pour l’amélioration de l’enseignement : relever les défis, les
stratégies et l’évacuation.
Idées constructives pour l’amélioration de l’inspection : l’inspecteur fait des
propositions pour le contrôle, la formation et l’évaluation.
Administration : indiquer le lieu, la date, et signer la fiche.
III.5.2.5. CONSTAT D’ABSENCE (A5)
Le constat d’absence est une fiche tenue par l’inspecteur à l’endroit de
l’agent scolaire programmé dans ses activités, mais absent de son service. Il est établi
individuellement puis, en cas de manquement grave, il est une pièce à verser au dossier
disciplinaire de l’agent, il est un moyen de relèvement de l’enseignement par la lutte contre
l’absentéisme. Il est superflu de l’établir pour un agent en déplacement de service et dûment
représenté par son intérimaire, ou par un membre du personnel couvert par une autorisation
de son chef direct, sauf dans le cas où les délais prévus ou accordés sont dépassés.
Quelques définitions
Absence : ne pas être présent, manquer en son lieu de travail.
Absence justifiée : ne pas être présent avec une justification, manquée en son lieu de travail
avec une justification, avec l’autorisation du chef
Absence injustifiée : manquer en son lieu de travail sans raison valable, sans autorisation du
chef.
NATURE
Le constat d’absence n’est rien d’autre qu’une lettre adressée à l’autorité
directe d’un membre du personnel d’une école, pour demander la justification de l’absence
de ce membre lors du passage de l’inspecteur.
Tenue de la fiche
Noircir la case de l’absent en cause devant le chef d’établissement ou d’un membre du
personnel.
Remplir l’identité de l’établissement : Nom, matricule, n°téléphone, adresse complète
(rue/avenue, n°, quartier, commune, territoire, district, province), Sous-division, Pool
d’inspection, la gestion et la coordination sous principale.
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Identité de l’absent : nom, matricule, sa fonction ; date et heure du constat, le nom du chef
d’établissement (si ce n’est pas lui qui est absent)
Observation : l’inspecteur notera toutes les informations susceptibles d’éclairer la
hiérarchie dans la prise de décision.
Lettre : noircir la cause de l’autorité à qui la lettre est adressée(Chef de Sous-division,
coordinateur sous provincial, chef d’établissement) et aussi la case de l’absent(chef de
l’établissement, enseignant ou autre). Enfin, l’inspecteur indique le lieu, la date et signe la
lettre.
III.5.2.6. BORDEREAU DE TRANSMISSION (A6)
Le bordereau de transmission est une fiche synthétique d’expédition et de
réception des documents entre les inspecteurs scolaires. On l’appelle autrement fiche de
précision des courriers des inspecteurs.
Quelques définitions
Lettre : communication par écrit, correspondance, missive.
Lettre de transmission : un document écrit par lequel on transmet, on éxpedie des
documents en vue de recevoir le récépissé.
Récépissé : l’accusé de réception.
Nature
Le bordereau de transmission est une d’expédition des rapports sans
beaucoup de littératures.
Tenue de la fiche
Code : cette colonne reprend les codes des différents rapports qui peuvent être établis.
Nombre : pour chaque type d’activité, écrire le nombre des rapports à transmettre.
Numéro de chaque document : se limiter aux numéros thématiques (ex : C 1.001 à C1012 ;
C3.006 à C3.024 etc).
L’inspecteur indique le lieu et la dte puis signe le document.
Récépissé : Ici, se limiter au remplissage de l’identité de l’inspecteur comme à l’en tête (01
à 06). Le reste sera rempli par le service qui réceptionne le A6.
III.5.2.7. MODULE: LETTRES (A7)
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Toute lettre rédigée par l’inspecteur dans le cadre de service fait partie des
éléments du module d’administration interne en inspection scolaire au Congo. Il nous faut
signaler que le bordereau de transmission ne remplace pas le carnet administratif de
correspondance du bureau de l’inspecteur à tout niveau (central-local).
III.5.2.8. AUTRES ACTIVITES ADMINISTRATIVES (A8)
Il s’agit, ici d’un rapport d’inspection qui présente toute autre activité que
l’inspecteur a réalisé dans le cadre purement administratif, outre toutes les principales qui lui
sont impérativement reconnues. L’inspecteur scolaire peut par exemple, élaborer un rapport
qui présente l’ensemble des premières visites effectuées dans des écoles de sa juridiction,
sur une période donnée.
Nous pouvons signaler à ce niveau que les A7 et A8 dans le module
administration, n’ont pas de canevas commun aux inspecteurs. Ils portent ces indices de
canevas pour tout simplement leur permettre la numérotation facile des rapports.
Il y a lieu de dire que dans le domaine de l’inspection scolaire, rien ne se fait
au hasard et aucun rapport ne s’établit de n’importe quelle manière ; l’organisation a une
administration spéciale, appropriée au monde des inspecteurs scolaires selon la nature = des
tâches à accomplir dans un contexte précis. Ils élaborent des plans qu’ils exécutent dans des
temps civils synthétiques et les ventilent selon les consignes de chaque fiche, en fonction de
la nature de l’inspection faite.
En somme, le premier module schématise les activités des inspecteurs et leur
réalisation ou pas dans des écoles de leurs rayons d’actions.
III.6. INSPECTION PEDAGOGIQUE
La fiche ou le Module (C) appelé aussi inspection proprement dite est le
module dans lequel l’inspecteur joue le rôle de contrôleur scolaire. C’est pourquoi on
l’appelle inspection proprement dite. Il est symbolisé par la lettre C qui traduit « contrôle ».
Ici, l’inspecteur contrôle le fonctionnement des écoles aux plans administratif, pédagogique,
matériel, et financier. C’est pour tout simplement dire que l’inspecteur scolaire est un
contrôleur de l’organisation de l’enseignement, dans son ensemble des écoles.
Dans ce module, l’inspecteur à huit tâches à accomplir ou 8 formules à tenir,
8 inspections à effectuer ou rapports à élaborer :
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III.6.1. INSPECTION DE LA RENTREE SCOLAIRE (C1)
Cette inspection est prise pour le contrôle de première visite. Elle est faite au
chef d’établissement scolaire. Elle porte sur la vérification ses activités administratives,
pédagogiques, matérielles et financières de l’école lors de la rentrée scolaire effective. Cette
inspection n’est pas cotée. Elle se termine par un conseil de l’inspecteur au chef
d’établissement sur l’organisation de l’école dans son ensemble ; à la rentrée. A cette
occasion l’inspecteur doit techniquement aider le chef d’établissement scolaire visité,
corriger les erreurs et les fautes que celui-ci peut commettre dans l’élaboration de son plan
d’activité, de sa répartition des matières de gestion, l’équipement et l’entretien scolaires et
dans l’ensemble des aspects intervenant dans le démarrage de l’année scolaire.
Elle doit se faire durant les trois semaines qui suivent l’ouverture effective
des portes scolaires.
Chaque chef d’établissement scolaire doit être visité par un inspecteur
itinérant au début de l’année scolaire lors de la rentrée effective. Par cet exercice,
l’inspecteur veillera sur la réunion de conditions d’ouverture par le chef d’établissement, se
rassurera de la situation de l’école en général, identifiera les problèmes pouvant handicaper
le bon fonctionnement de l’école pour un bon rendement scolaire de l’année, et suggéra de
solutions de secours à l’école par la hiérarchie concernée.
A cause du temps et d’autres facteurs pouvant déférer négativement sur
l’exécution de son plan d’activités, l’inspecteur scolaire peut échouer à couvrir
complètement son rayon d’action par le C1, ainsi deux mois après la rentrée scolaire
effective, si un autre inspecteur l’a déjà réalisée, il passe carrément à l’inspection
administrative, dans le cas contraire, quelque soit le mois où l’inspection aura lieu, elle
débutera toujours par le C1.
III.6.2. INSPECTION PEDAGOGIQUE (C3)
L’inspection pédagogique ou la visite de classe de l’inspecteur est une
inspection faite pour se rendre compte non seulement de la valeur professionnelle de
l’enseignant, mais aussi de la qualité de son rendement professionnel. Elle aboutit à des
conseils en rapport avec les principes généraux de l’enseignement, les normes didactiques,
(méthodologiques) que l’inspecteur scolaire visiteur de l’école prodigue à l’enseignant
contrôlé. L’inspection pédagogique s’adresse uniquement aux enseignants. Elle repose sur
7
4
l’enseignant et les manuels scolaires, la classe et son équipement, la communication
didactiques et ses exigences, les résultats didactiques.
Tout chef d’établissement est soumis à divers contrôle de la part de la
hiérarchie par le biais des inspecteurs et des conseillers pédagogiques. Sur terrain, le
conseiller d’enseignement prépare le chemin d’inspection à l’inspecteur d’Etat. Il se pourrait
que les deux se trouvent dans une même école le même jour, dans ce cas la préséance sera
accordée à l’inspecteur d’Etat.
Il est anormal de constater que des ordres des missions sont accordés à
certains agents de l’enseignement (de la division, sous division, coordination) pour aller
contrôler de l’une ou de l’autre manière les chefs d’établissement. C’est un grand
empiètement sur la fonction des inspecteurs et des conseillers. C’est aussi un manque de
respect pour les chefs d’établissement. Car, statutairement, ces agents sont moins gradés que
les chefs d’établissement qui sont soit chef de bureau, soit chef de division.
Tout chef d’établissement est soumis aux types de contrôlent ou aux types
d’inspections suivants :
1º La première visite : C1
La première visite de l’inspecteur doit porter sur la vérification du démarrage
effectif de l’année scolaire. Il peut relever certain failles et il pourra donner des conseils
appropriés pour le bon fonctionnement de l’école. A l’issu de la première visite, il n’y en
pas une quelconque cotation du chef d’établissement elle a lieu durant les deux mois qui
suivent après l’ouverture de l’année scolaire.
2º L’inspection de la formation : F1
Elle vise principalement le fonctionnement de la cellule de formation et
l’encadrement des enseignants en matière pédagogique.
L’inspection de fla formation, logiquement, devait être plus important que
n’importe quel inspection pour la simple raison que l’encadrement pédagogique doit primer
sur l’administration. Cette inspection est, si pas le miroir de l’école, mais l’image même de
la formation dispensée. Dans bien de cas et dans beaucoup d’écoles pour ne pas dire dans
toutes les écoles, les chefs d’établissement se contentent de tenir l’administration comme il
faut et ils négligent la formation.
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Au cours de cette inspection, l’accent sera plus particulier mis sur
l’encadrement pédagogique.
L »inspecteur s’attellera à vérifier la qualification des enseignants,
l’exploitation des outils de formation, l’administration des leçons modèles, etc. Cette
inspection est cotée. Le chef d’établissement doit suivre de plus près les activités
d’encadrement. Il ne doit pas seulement se rabattre sur le chef d’unité pédagogique ni même
sur les cellules de base.
3º L’inspection administrative : C1
Elle a pour rôle de se faire une idée exacte du fonctionnement de l’école sur
tous les plans : patrimoine, administration, pédagogie. Dans l’ordre d’importance, c’est la
plus grande inspection de l’année parce qu’elle s’attaque à tous les domaines. L’inspection
administrative est sanctionnée par une cotation. Il est demander aux chefs d’établissement
de dresser quatre annexes : Le plan ou croquis de l’école, l’inventaire de tout les biens de
l’école (en suivant les instructions du C2), la structure de l’école présentée sous forme de
tableau des effectifs scolaires, enfin une mise en place du personnel (suivant les rubriques
imposées). Es annexes aideront l’inspecteur dans l’appréciation des certains rubriques.
Dans nos écoles, bon nombres des documents sont tenus par les directeurs
des études ou les directeurs adjoint et les chefs d’établissement. Dans ce cas tout document
non revêtu du visa du chef d’établissement ne peuvent pas être prie en considération par
l’inspecteur.
Le visa signifie qu’on approuve le travail fait par son collaborateur et qu’on
le prend en charge avec toutes les conséquences possibles. C’est pourquoi il est conseillé à
tout inspecteur de signer les documents quand ils les auront minutieusement parcourus.
Dans le cas contraire, il devra alors encaisser toute la responsabilité. Sur le plan
administratif, c’est à partit du visa qu’on appréciera le travail du chef d’établissement. S’il
est prouvé que rien ne marche, on devra forcement écarté le chef d’établissement pour
incompétence professionnel.
4º L’inspection pédagogique : C3
Elle s’adresse essentiellement aux enseignants. Si le chef d’établissement
donne aussi cours comme enseignant, il doit y être soumis. Toutes fois, nous disons qu’il
n’est pas bon qu’un contrôleur soit à son tour contrôler sur le plan pédagogique. A l’issue de
7
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ce contrôle, l’inspecteur rendra compte de la façon dont les enseignements sont donnés.
Cette inspection est sanctionner par une cotation.
Il est de bonne coutume d’avoir un entretien avec l’enseignant contrôler. Ce
n’est pas une occasion de dispute ou de discussion entre l’enseignant et l’inspecteur pour
une note désapprouver par ‘enseignant. Mais au contraire, un moment capitale pour éclairer
certains points ou griefs formulés contre l’enseignant. La note de l’inspecteur ne se
marchande pas. Ne cas de contestation, l’enseignant doit introduire son recours en
respectant les normes. En pratique, pour éviter les contestations, il est demandé aux chefs
d’établissement d’accompagner l’inspecteur lors des différentes visitent.
5º L’inspection financière : C4
Elle n’est pas une inspection de routine. Elle se fait lorsqu’il y a flagrance.
Par exemple : L’inspecteur constate que lors de son inspection pédagogique les enseignants
manquent les craies et les documents pédagogiques et pourtant les frais scolaire ont été belle
et bien perçus. Dans pareils situation, l’inspecteur se réservera le droit de procéder à un
contrôle financier de l’école et d’en faire rapport à la hiérarchie.
6º L’inspection d’un adjoint : C5
Elle s’adresse soit au directeur adjoint, soit au directeur des études, soit au
directeur d’internat, soit au directeur de discipline.
L’adjoint sera inspecté pour les tâches qui lui sont spécifiques. L’inspection
de l’adjoint a été prévue pour lui garantir une éventuelle promotion car souvent les titulaires
présentaient une mauvaise face de leur adjoint, surtout s’ils sont incompétents eux-mêmes.
C’est pourquoi les adjoints doivent prendre au sérieux cette inspection.
7º L’inspection d’enquête : C6
L’inspection d’enquête a pour rôle de donner une lumière surtout problème
surgissant à l’école. Elle aide aussi a éclairer le chef hiérarchique dans sa prise des décisions
sur certains cas ou faits dont se serait rendu coupable tout agent œuvrant dans
l’enseignement.
Le rapport de l’inspection d’enquête est confidentiel et il est signé par
7
7
l’enquêteur et envoyé en toute discrétion à l’autorité qui le demande. L »inspection sur la
viabilité de l’école qui peut conduire à l’agrément de cette dernière par les autorités
compétentes.
III.7. La gestion pédagogique de l’école par le Chef d’Etablissement
La gestion de la pédagogie d’un établissement scolaire est un sujet à la fois
intéressant et vaste. Elle revêt un caractère indispensable dans la mesure où l’école sans
instruction n’est plus une école.
Sur terrain beaucoup des chefs d’établissement accordent une importance
particulière à l’administration en négligeant ainsi la tâche essentielledévolueà l’enseignant.
La pédagogie a besoin certes d’un appui fondamental : l’administration. Mais
l’administration de l’école pour l’administration ne saurait atteindre l’objectif assigné à
l’école qui est celui d’instruire d’abord et d’enquêter ensuite.
Qu-est-ce donc la pédagogie ? Sinon une science de l’éducation de l’enfant,
une méthode d’enseignement et enfin la qualité d’un bon pédagogue.
Gérer n’est autre chose que diriger, administrer, conduire Gérer la pédagogie
dans notre situation ne peut se concevoir que dans l’optique de mener à bon port toutes les
activités ayant trait à l’instruction et à l’éducation de l’enfant. Cela suppose la maîtrise des
certaines connaissances, la possession des certaines qualités, la prédisposition naturelle à se
dévouer pour les autres. Le métier d’enseignant n’est pas comme tous les autres car façonner
l’homme de sa propre main n’est pas comparable à la manipulation d’une machine, d’outils.
Il nous faut du cœur, du courage, de la détermination, de l’abandon de soi pour une œuvre
de toute la vie.
En dehors des tâches administratives le chef d’établissement es appelé à
exercer d’autres fonction à l’école. Parmi ces fonctions, celles d’encadreurs pédagogiques
est très importante. A ce titre, il doit par des conseils pratiques amener les professeurs à bien
tenir leurs documents pédagogiques. Comme nous l’avons déjà dit, une école où les
documents pédagogique sont mal tenus par les professeurs témoigne de la négligence du
chef d’établissement dans ce domaine. Et partant, elle donne, qu’on le veuille ou non,
l’image sombre du travail des professeurs. Car, en réalité on ne peut quand même pas
prétendre bien accomplir sa tâche et on ne sait pas tenir convenablement un journal de
classe.
7
8
Le chef d’établissement aide aussi les enseignants dans le cadre scientifique
ayant trait à sa spécialité. CE qui exige de sa part une lecture abondante, une connaissance
scientifique solide, une bonne culture, il doit à ce propos posséder une bonne
documentation.
Un bon maître prêche par l’exemple, dit-on. Il est conseiller de fois de donner
l’exemple en administrant des leçons modèles que quand le chef est bien convaincu de
l’issue de cette leçon, car, l’échec ouvrirait la voie à la critique des enseignants et à la remise
en question des bonnes qualités de pédagogue du chef d’établissement.
Le chef d’établissement dans son école est inspecteur en miniature. A ce
titre, les enseignants doivent lui rendre compte des tout ce qu’ils font en classe. Aussi est-il
appelé à les contrôler régulièrement. Il lui est demandé de fournir au moins trois rapports
par enseignants et par an.
Il existe deux types de contrôles :
Le contrôle direct ou visite de classe :
Le contrôle direct est celui qui se fait de manière expresse mettant ainsi en
contact le contrôleur et le contrôler. Il se fait généralement par le biais des visites de classe
ou de l’assistance aux leçons.
Au moment de la visite de classe, l’attitude du chef d’établissement doit être
irréprochable. Il doit être telle quelle ne puisse pas indisposer l’enseignant. Les élèves ne
devront pas se rendre compte que l’enseignant est indisposé par la visite. Par votre présence,
l’enseignant doit se sentir rassurer et fortifier par un encadreur de bonne foi. Les visites ne
doivent pas prendre une allure policière ou une coloration des règlements de compte.
Le chef d’établissement assiste à la leçon. Cette assistance sera sanctionnée
par un rapport dressé en bonne et due forme. Lors de ce contrôle, il examinera non
seulement les documents de l’enseignant mais aussi ceux des élèves. Les documents, surtout
ceux des élèves, lui donneront une idée exacte des matières enseignées, du sérieux de
l’enseignant et de la progression dans la matière. Les documents des élèves sont un indice
pouvant l’aider de se rendre compte du travailrégulier de l’enseignant. Il pourra, par
exemple, à partir du cahier de résumé des élèves, voir si l’enseignant a une avance ou un
retard sur la matière prévue, voir aussi si les documents des élèves sont contrôlés par
l’enseignant.
7
9
Le rapport de visite se fera en classe pendant la leçon l’entretien avec
l’enseignant visité aura lieu immédiatement avec la leçon quand les souvenirs sont encore
frais dans la mémoire.
Un rapport non signé par l’intéressé n’a aucune valeur juridique et ne peut
être pris en compte sauf en cas de refus exprès de signer de la part de l’enseignant. Dans
cette éventualité, inviter les témoins notamment l’adjoint est le syndicaliste, pour constater
le refus par l’apposition de la signature sur le rapport en question. Ainsi couvert, le chef
d’établissement prendra des sanctions contre le récalcitrant en lui ouvrant une action
disciplinaire.
Lorsque le chef d’établissement ouvre une action disciplinaire à ; l’endroit
d’un agent, il prendra toutes les précautions pour réunir toutes les preuves de culpabilité et
notifier par écrit l’agent qui signera pour prise de connaissance avant transmission.
Les visites peuvent intervenir au début de l’année, au milieu de l’année et à la
fin de l’année. Ceci a pour but de soutenir l’effort et la conscience de l’enseignant. Il ne
faudra qu’il se rende compte qu’après le passage du chef d’établissement, tout est fini et
qu’il puisse croiser les bras.
Le rapport sera le plus objectif possible. Il reflète le travail de l’enseignant. A
cet effet, maître les sentiments des cotés lorsqu’on doit apprécier. Aussi, nous disons que le
rapport qui tarde à venir perd de son éclat. Il doit avoir un effet stimulateur et susciter ainsi
un effort de grande amélioration de son rendement. Le rapport devra être remis à
l’enseignant après qu’il ait signé en un exemplaire te un autre exemplaire sera placé à
l’école.
Le contrôle indirect :
- Le contrôle indirect se fait à distance, souvent par voie des documents
pédagogiques de l’enseignement. Il se fait de manière régulière de deux
façons;
- soit par le contrôle des documents pédagogiques des enseignants ;
- soit l’assistance indirecte aux leçons.
Le contrôle des documents pédagogique se fera d’une manière permanente.
Pour l’efficacité du contrôle, le chef d’établissement improviser d’autres contrôles pour se
rendre effectivement compte de la tenue régulière pédagogique.
8
0
Le chef d’établissement peut aussi mener autrement ce contrôle indirect en
assistant aux leçons en dehors de la classe. Les conclusions ne serviront que le chef dans son
élaboration du rapport final de fin d’année.
En Administration et Inspection Scolaire, organiser administrativement la
pédagogie, c’est prévoir ou ordonner les activités de telles sorte quelle produise un résultat
efficient ou escompté. Dans le cadre de ce cours nous analyserons les points ci-après :
- La semaine de la rentrée ;
- Documents pédagogiques ;
- Réunions pédagogiques ;
- Activité parascolaire ;
La semaine de la rentrée :
Il est exigé aux enseignants de se présenter à l’école une semaine avant la
rentrée de classe. Cette semaine sera exclusivement consacrée à la préparation effective de
la rentrée. Les enseignants les travaux de nettoyage et d’entretien des salles de classe avec
quelque volontaire parmi les élèves. Ils prépareront les leçons, du matérielle didactique,
discuteront des problèmes pédagogique en cellules de base, débattront des points de vue
méthodologique. C’et aussi pour les enseignants qui assureront les mêmes cours ou les
différents cours dans les mêmes classe ou promotion, l’occasion d’harmoniser leur point de
vue sur les matières à enseignées, faire l’ébauche des prévisions des matières etc.
C’est au cours de cette semaine de la rentrée que le chef d’établissement
tiendra sa première réunion dite « réunion de la rentrée ». Mais il s’attellera à la lourde tâche
des inspections.
Les documents pédagogiques :
La tenue des documents pédagogiques à jours par les enseignants est d’une
grande importance. En pédagogie, on dit que rien ne se fait à l’improviste. L’enseignant doit
écrire proprement ce qu’il va faire quand il sera devant les élèves.
Les documents exigés sont:
- Le journal de classe ;
- La fiche de préparation ;
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1
- La ou les prévisions des matières ;
- Le carnet de notes ;
- Le cahier des questions d’examens ou d’interrogation.
III.7.1. Inspection pédagogique par l’Inspecteur scolaire
La perception de l’inspection pédagogique par l’enseignant est presque
toujours subjective. En effe, ce dernier considère l’Inspecteur ou le Chef d’Etablissement
qui le visite comme quelqu’un qui lui fera du male alors que la présence de celui-là_ devrait
à la place de le stresser, l’aider à s’améliorer dans son métier. Nous plaçons ici un guide de
l’enseignant en rapport avec l’inspection pédagogique.
L’inspecteur de l’enseignement effectue de contrôle pédagogique au cours
d’une leçon ou des leçons d’un (e) enseignant (e). le contrôle est centré sur les aspects
ciaprès que l’enseignant (e) est tenu(e) de soigner tout le long de l’année scolaire en vue
d’assurer aux élèves une formation de qualité.
III.7.2. LA PERSONNALITE DE L’ENSEIGNANT (E)
Présentation et tenue
Se présenter à l’école et en classe dans une tenue vestimentaire décente,
coiffure soigné, hygiène corporelle irréprochable. Se tenir correctement, non négligemment
devant les élèves.
Elocution
S’exprimer de manière à bien se faire entendre, de manière simple, claire et
correcte.
Autorité
Adopter des attitudes et comportements qui inspirent aux élèves respect et
obéissance.
Sens de responsabilités
Etre sérieux dans l’accomplissement des tâches
Ponctualité, régularité, défense des intérêts des élèves
Assiduité
Etre ponctuel, régulier au travail
8
2
Signer chaque jour de service le registre des présences
Etat et atmosphère de la classe et climat
Faire tenir régulièrement la classe dans la propreté, y maintenir l’ordre, la
discipline et un bon climat de travail.
Aménagement de la classe
Faire bien décorder la classe par les élèves
Respect de l’autorité
Afficher des attitudes et comportements respectueux envers l’autorité
hiérarchique Directeur, Inspecteur, Gestionnaire. Autorité politico-administrative. etc.)
III.7.3. CONNAISACE DU PROGRAMME NATIONAL, MAITRISE
SCIENTIFIQUE DE LA MATIERE COMPETENCE METHODOLOGIQUE
Connaissance du programme
Avoir la connaissance parfaite du programme National
Conformité
Enseigner le long de l’année scolaire la totalité des matières contenues dans le programme
National.
Exactitude
- Maitriser la (les) matières(s) à enseigner ;
- Ne pas enseigner des erreurs aux élèves.
Expression orale et écrite
S’exprimer, à l’oral et à l’écrit, dans une langue simple, claire et correcte
Adaptation au niveau des élèves
Enseigner la matière adaptée au niveau de la classe ou des élèves.
Adaptation au milieu
Appuyer l’enseignement sur, les réalités sociales et culturelles des élèves
pour les intéressé aux leçons et les motiver ainsi parce qu’ils comprennent spontanément ce
dont il est question.
Décloisonnement
8
3
Si possible, s’appuyer sur les données d’une ou d’autres disciplines pour
mieux enseigner la leçon du jour. en établissant les liens entre les disciplines.
Progression
Enseigner en tenant compte des chapitres suivant la progression établie dans
les prévisions des matières préalablement élaborées sur base du programme National.
Réponses aux questions
Répondre de matière correcte et précise aux questions des élèves.
III.7.4. STRUCURE DE LA LECON
Pré-requis
Baser la leçon sur ce que les élèves connaissent déjà pour un meilleur
apprentissage.
Motivation pédagogique
Utilise les procédés méthodologiques appropriés de manière à susciter
l’intérêt des élèves à la leçon du jour et à les amener à découvrir le thème ou le sujet à
développer.
Inscription dans le journal de classe
Faire inscrire le sujet du jour dans le journal de classe. Vérifier auprès de
chaque élève l’exécution de cette tâche.
Développement de la leçon
Présenter et traiter le sujet de la leçon du jour en référence étroite avec l’
(les) objectif (s) préalablement défini (s).
Enchaînement
Développer la leçon du jour dans une suite logique et de manière cohérente
suivant la succession des parties bien reliées entre elles.
Synthèse
Elaborer progressivement avec les élèves le résumé à faire retenir de la leçon.
Application, évaluation rapide
Vérifier l’utilisation ou l’application correcte des notions apprises par les
élèves.
8
4
Evaluer rapidement l’assimilation et la pratique de la leçon
III.7.5. STRATEGIES, COMPETENCE PEDAGOGIQUE ET METHODOLOGIQUE
Didactique générale
Appliquer les principes généraux de l’enseignement et les procédés
méthodologiques appropriés.
Didactique spéciale
Utiliser la méthodologie et les procédés méthodologiques propres à la
discipline enseignée.
Imagination pédagogique
Recourir au savoir-faire professionnel pour résoudre les problèmes éventuels
pouvant gèner l’avancement ou le bon déroulement de la leçon
81
Facilité de communication et de transmission
Communiquer avec les élèves de manière simple et aisé, non compliquée.
8
6
III.7.6. MOYENS D’ENSEIGNEMENT
Utiliser avec efficacité au cours des leçons
Le manuel de base : le matériel didactique ; le tableau noir(TN) sans en
abuser.
III.7.7. PARTICIPATION DES ELEVES
Réponses aux questions
Au cours des leçons, établir par un jeu des questions et réponses les
interactions entre vous et les élèves d’une part, entre les élèves d’autre part.
Mettre en œuvre la méthode active et participative.
Travail individuel et travail en groupe
Au cours de la leçon, faire faire des travaux individuels en groupe.
Suivre l’exécution effective des travaux.
Discipline en classe
Maintenir l’ordre en position au cours de la leçon en surveillant la position
des élèves et leur déplacement autorisé
Climat de travail en classe
Assurer dans la classe un climat détendu et serein de travail
III.7.8. DOCUMENTS DES ELEVES E DE L’ENSEIGNANT
Exiger de chaque élève la possession et la bonne tenue de tous ses documents
de travail scolaire.
Journal de classe, cahier de cours par branche, ardoise, cahier de brouillon,
cahier des travaux par branche, manuel principal ou de base, cahier de communication.
Pour l’ardoise et le manuel principal, vérifier et encadrer la bonne utilisation
par les élèves.
Etre en possession de tous les documents pédagogiques de travail et les tenir
correctement conformément aux instructions officielles en la matière.
Faire bon usage du Guide pédagogique ou livre de maître.
8
7
III.7.9. EVALUATION DE L’ACQUIS
Evaluation progressive
A chaque étape du développement d’une leçon, vérifier et contrôler l’acquis
par les procédés appropriés.
Evaluation finale
Vérifier l’assimilation de la matière enseignée au plan des apprentissages
Atteinte de l’objectif
Réussir la leçon par l’attente testée de l’objectif(s) opérationnel(s).
Schématiquement on se sert du tableau ci-dessous pour apprécier la leçon de l’enseignement
objectivement.
4 3 2 1 0
% 100-80 79-70 69-50 49-40 39-0
2 8-7 6 5-4 3 2-0
3 12-10 9-8 7-6 5 4-0
4 16-13 12-11 10-8 7-6 5-0
5 20-16 15-14 13-10 9-8 7-0
6 24-19 18-17 16-12 11-10 9-0
7 28-22 21-20 19-14 13-11 10-0
8 32-26 25-22 21-16 15-13 12-0
9 36-29 28-25 24-18 17-14 13-0
10 40-32 31-28 27-20 19-16 15-0
E TB BON AB ME
III.8. Rapport d’inspection pédagogique
8
8
Un rapport d’inspection pédagogique est une synthèse globale de la qualité de
l’enseignement. La cotation de l’enseignant peut être soit. Elite (E), soit très bon (T.B), soit
bon (B), soit insuffisant (I).
L’appréciation synthétique doit s’écrire en toutes lettres et en majuscule. Le
mode « Elite » est attribué à un enseignant irréprochable.
La note « Très bon » est attribuée à un enseignant de valeur dont les activités
pédagogiques et scientifiques sont très régulières et on lui reconnaît quelques reproches
mineurs.
La note « Bon » et attribué à un enseignant de bonne volonté qui donne
satisfaction dans l’enseignement, ses efforts sont méritoires même s’ils ne sont pas toujours
couronnés de succès.
La note « Insuffisant » est attribué à un enseignant qui fait preuve de
négligence, d’un manque d’enthousiasme, faisant appel aux précédés pédagogiques
inappropriés, qui est incapable de maintenir une discipline en classe, bref, en médiocre.
III.8.1. Animation pédagogique.
Le rapport d’animation pédagogique est le compte rendu des activités
d’encadrement effectué par l’inspecteur après une visite d’inspection. Les séances
d’animation pédagogique peuvent être individuelles ou collectives. Dans ce rapport,
l’inspecteur doit décrire les types d’activités d’encadrement organisé à l’intention des
enseignants.
Par exemple:
- Les journées, les ateliers et les séminaires pédagogiques
- Des conférences (la qualité et la quantité des exposés sont à considérer dans
ce cadre comme étant d’une grande importance).
III.8.2. OBSERVATION DU PLAN TRIMESTRIEL D’UN INSPECTEUR
II.8.2.1. Intérêt
Il suffit de jeter un coup d’oeil analytique sur le plan trimestriel d’activités
d’un inspecteur itinérant pour observer ce qui suit:
Les activités sont programmées de manière partielle, ce qui oblige
8
9
l’inspecteur à visiter une même école deux, trois ou plus de fois par trimestre si pas par
année scolaire.
Certaines activités sont programmées à des périodes précises, comme s’il y
avait des périodes de l’année scolaire où elles sont interdites.
D’autres activités, surtout celles de la formation sont prévues de manière
isolée, sans supports justificatifs de leur raison d’être.
Cette façon d’agir ne semble pas produire le résultat attendu, c’est-à-dire :
l’amélioration de l’enseignement en R.D Congo.
Les activités menées de manière éparse, sans cohésion avec les autres, la
présence fréquente de l’inspecteur au sein de l’école avec parfois des exigences illégales
qu’elle comporte, rendent ainsi cette présence gênante et indésirable, et diluent l’impact que
devait avoir les activités menées au sein de l’école.
III.8.2.2. Solution arrêtée
Pour pallier à ces effets négatifs, il vient d’être levée une option pour les
activités à mener par un inspecteur itinérant au sein d’une école. C’est cette stratégie qui est
appelée : « Ecole globale » qui consiste à procéder de la manière ci-dessous :
Dans l’établissement de son plan trimestriel d’activités, l’inspecteur doit savoir que :
- Il n’y a as de périodes réservées exclusivement pour telle ou telle activité
inspectorale
- Le C2 et C5 peuvent être établis au mois de septembre dans une école où la
mégestions a été signalée en fin d’année scolaire, sur la gestion de l’exercice
écoulée
- Le C3 peut être établi au tout début de l’année pour détecter les enseignants
incompétents encadrer, évitant ainsi à temps les mauvais enseignements qui
déformeraient les enfants.
- Le C4 peut être effectué à tout moment, surtout si la mégetion financière est
constatée dans le chef d’un opérateur pédagogique
- Le C7 doit être établi pour toutes les classes de l’école à tout moment de
l’année
9
0
- Le F1 peut être établie, même au courant de la première semaine de la reprise
des cours pour s’assurer que l’école est effectivement gérée pédagogiquement
- Ce sont toutes ces activités de contrôle ci-dessus évoquées aui permettront à
l’inspecteur de décider des actions de formation (F2) et d’encadrement (F3) à
entreprendre immédiatement dans l’école visitée.
1. Les actions de formation ou d’necadrement entreprises sans assises sur le contrôle
constiruent un temps perdu pour l’école et pour l’inspecteur.
2. Les activités ci-dessus énumérées doivent être réalisées, les unes après les autres , en
commençant par celles du contrôle pour chutter par celles de la formation, au moment
où l’inspecteur se trouve en vsite au sein de l’école.
3. Tous les rapports réalisés sont expédiés à la hierarchie sous forme de fascicule pour
permettre aux services d’exploitation d’en apprécier la valeur.
4. Une fois sorti de l’école, l’inspecteur ne peut plus y rentrer pour la seconde fois au
cours de la même année scolaire.
5. Les écoles mieux cotées pourront ne plus être programmées l’année suivante. Par
contre, les écoles mal cotées séront celles que l’inspecteur programmer l’année après,
toujours d’après le principe d’activités associées, menées pendant la même période.
De cette façon, nous espérons que les activités associées (contrôle suivi de
formation immédiatement) pourront avoir un impact visible dans l’école et l’inspecteur ne
sera plus considéré comme une personne indésirable, mais il sera recherché à cause de ses
conseils et solutions qu’il apporte aux écoles.
Chapitre IV : RESPONSABILITE JURIDIQUE DE L’INSPECTEUR
SCOLAIRE
IV.1. RESPONSABILITE JURIDIQUE DES ENSEIGNANTS
IV.1.1. INTERET DU SUJET
Les enseignants nationaux sont régis par le statut du personnel de carrière des
services de l’Etat. L’enseignement est organisé dans les écoles conformément aux règles,
aux lois, à la constitution. Nous avons alors le devoir de connaître les lois et les règlements
qui régissent les écoles, les élèves et le personnel enseignant.
« Nul n’est sensé ignorer la loi ». Ce principe général du droit est appliqué au
9
1
droit congolais. Les enseignants, en tant que citoyens, ont l’obligation de connaître certains
principes généraux du droit qui régissent le fonctionnement de leurs institutions.
Les enseignants forment les responsables de demain, les bons citoyens, par
des leçons de civisme. Cet aspect de l’éducation impose la connaissance de la Constitution
et d’autres lois spéciales.
Les enfants auxquels nous donnons un enseignement et une éducation sont
eux-mêmes protégés par des lois.
Qui est responsable et qui ne l’est pas ? Si on est responsable, quelles sont les limites de ces
responsabilités, comment peut-on se dégager de cette responsabilité ?
IV.1.2. NOTION DE LA RESPONSABILITE
Le problème de la responsabilité se pose dans tous les domaines de l’activité
humaine. Etant libre, mais seul, sans secours aucun, l’homme doit se faire lui-même, disait
MARCELIN Räe. Se faisant lui-même, il est responsable de ce qu’il est. Pour ce faire, il fait
nécessairement un choix de ce qu’il doit faire. Ce choix, il peut le faire sans tenir compte
qu’il y a d’autres personnes. Son choix a donc une valeur universelle et sa responsabilité est
énorme au sein de sa responsabilité. En d’autres mots la morale ne s’impose à toute
personne en tant qu’individu membre de la société. La responsabilité civile sanctionne
l’action de l’individu qui abuse de sa liberté. Juridiquement est responsable, celui qui «
répond », qui est garant des conséquences de certains faits.
ESPECES DE RESPONSABILITE
En droit, on distingue trois sortes de responsabilités : Responsabilité pénale,
responsabilité contractuelle, responsabilité aquilienne ou civile.
Le responsabilité pénale naît d’une faute nuisible à la société. Cette faute est
qualifiée d’infraction en droit congolais. Ex : fraude de titre scolaire.
En droit congolais, la responsabilité civile se divise en responsabilité directe
et en responsabilité indirecte.
Responsabilité directe
Art.285 : Tout fait quelconque de l’homme qui cause à autrui un dommage oblige celui-ci
par la faute duquel il est arrivé à le réparer.
Responsabilité indirecte
9
2
C’est cette responsabilité qui nous conduit directement à la responsabilité
civile des enseignants.
Art.260 : On est responsable, non seulement du dommage que l’on cause par son propre
fait, mais encore de celui qui est causé par le fait des personnes dont on doit
répondre ou des choses que l’on a sous sa garde.
Responsabilité contractuelle
Il s’agit des contrats signés entre deux intérêts, le débiteur et le créancier ;
l’Etat et l’association, notamment la convention de gestion. Les obligations définies par le
statut entre l’agent et l’Etat.
Le manquement aux obligations du contrat, c’est-à-dire l’inexécution,
entraine le paiement de dommages intérêts.
Responsabilité aquilienne ou civile
La responsabilité aquilienne existe lorsque la loi oblige une personne à
réparer le dommage qu’elle a causé à autrui.
Ex : injures publiques sont dommageable ; la diffamation est dommageable.
Par définition de Savatier, la responsabilité civile est l’obligation qui peut
incombé à une personne de réparer le dommage causé à autrui par le fait des personnes ou
des choses dépendant d’elle.
Il est ainsi puisque les parents, les enseignants ont la charge noble de bien
éduquer leurs enfants, de faire d’eux de bons citoyens pour la République Démocratique du
Congo de demain.
Ils ont la pleine autorité sur leurs enfants et sr les élèves. Ils ont le pouvoir
disciplinaire total pour maintenir les enfants et élèves dans les limites de leurs devoirs. Ils
doivent être sévères envers eux. C’est pour cette raison que la loi impose à l’enseignant et
au parent, comme à l’artisan la charge de prouver que dans l’espèce, ils ont bien surveillé
l’enfant, l’élève ou l’apprenti. Le père doit prouver et l’artisan s’exonérer, s’ils prouvent que
l’accident qu’a causé l’élève ou qu’il a subi est dû à une cause étrangère ou de force
majeure.
La victime ne peut rien prouver ; c’est l’enseignant qui prouve, il est dans le
civilement responsable ». Le fardeau de la preuve est renversé.
9
3
Cette responsabilité indirecte oblige les enseignants et les artisans ainsi que
les parents de vigiler sur les actes de leurs élèves ou apprentis pour éviter une telle
responsabilité. C’est une obligation pour eux d’être prudents, de ne rien négliger.
Les élèves sont considérés dépourvus de discernement ; ils ne répondent pas
de leurs actes.
Qui est enseignant ?
Au sens de la loi, l’enseignant, c’est celui qui donne un enseignement d’art
ou de science. Le terme comprend ; les maîtres et les maîtresses, les professeurs, les
surveillants, les directeurs et les préfets. Chacun d’eux, dans ses attributions, a également la
charge de surveillance aux termes de la loi.
Ne sont pas assimilés à lui : les inspecteurs de l’enseignement les
coordinateurs et les sous-reged.
Temps de surveillance
Aux termes de l’article 260, les enseignants ne sont responsables que pendant
le temps de surveillance. Ce temps comprend les heures de cours et celles de repos ou de
recréation. Cette surveillance commence dès l’entrée des élèves dans la cour de l’école et se
termine après leur sortie. Ce temps peut se prolonger lorsque l’enseignant accompagne les
élèves sur le chemin de l’école vers le domicile. Ce temps s’étend également, pendant les
activités para-scolaires à organiser par l’école en dehors des heures normales de cours. La
surveillance existe lorsque les élèves sont transportés par un bus scolaire. EN fait, le défaut
reproché à lui et à l’artisan, c’est le défaut de surveillance.
Fautes personnelles
Il se peut, malheureusement que l’enseignant commette ses propres fautes sur
les élèves ; mauvais jeux, coups et blessures graves, négligences d’objets dangereux en
classe, imprévoyance pour n’avoir pas enlevé dans la cour scolaire les matériaux sans utilité,
etc. Il (l’instituteur) sera poursuivi conformément aux principes du droit commun.
Les jurisprudences françaises et belges ont condamné l’enseignant pour les
accidents issus de l’organisation de jeux de saute mouton de football dans une cour ayant les
élèves de 6 ans et de 18 ans ; de l’élève comme cible, etc. Il doit connaître la santé de ses
élèves pour proportionner les jeux.
Fautes pénales
9
4
Sur le plan pénal, chacun répond de ses actes, élèves ou enseignant. Ce
dernier est plus visé, dans l’exercice de ses fonctions par les articles 167, 170 et 171 bis du
code pénal sur l’attentat à la pudeur et le viol commis sur la personne de leurs élèves. La
peine est nécessairement doublée (10 ans). Les infractions contre les bonnes mœurs,
l’outrage à la pudeur par des gestes, paroles, images, photos commises par les enseignants
sont gravement sanctionnée au maximum 15 ans.
L’incitation à la débauche des élèves de moins de 21 ans est aussi punissable.
La faute, le dommage et la relation cause à effet sont les conditions
nécessaires et suffisantes de la responsabilité. Les enseignants et les artisans sont
responsables du dommage causé par leurs élèves. Cette responsabilité est fondée sur la
surveillance que doivent exercer ces responsables sur leurs subordonnées parce que ceux-ci
sont sous leur responsabilité. Les enseignants et les artisans donnent un enseignement ; ils
sont responsables, même si les élèves sont majeurs. L’auteur direct de la faute pénale est
seul responsable, même s’il st mineur.
Responsabilité administrative et pénale d’Inspecteur de l’enseignement
En tolérant de la part des agents placé sous son contrôle des agissements anti-
constitutifs, non seulement des fautes disciplinaires, mais encore des infractions, à la
législation, pénale commises au préjudice de l’Etat, un fonctionnaire dirigeant a gravement
manqué aux obligations résultant de son contrat d’emploi.
Le problème de la responsabilité se pose dans tous les domaines de l’activité
humaine. Est juridiquement responsable, celui qui répond de ses propres faits ou de faits de
ses subordonnées. Un fonctionnaire est responsable de ses faits intentionnels dans l’exercice
de ses fonctions. L’Etat est responsable des faits de ses fonctionnaires dans l’exercice de
leurs fonctions (action civile). Les enseignants sont responsables des faits de leurs élèves
pendant le temps de l’enseignement. Dans ce paragraphe, nous dégageons la responsabilité
administrative spéciale et pénale de l’inspecteur suivant les principes généraux du droit
Congolais qui concernent les fonctionnaires publics de l’Etat Congolais. Dans sa tâche de
contrôle général dans les écoles, l’inspecteur est souvent victime de menaces, de mépris,
d’attaques, d’injures, de calomnies et des diffamations par les enseignants (professeurs,
directeurs, préfets). Il a l’impression de se trouver sans défense alors que le droit est là
précisément pour le protéger. L’ignorance de la loi donne la force aux malhonnêtes de
9
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commettre de nombreux abus. Signalons malheureusement que ces abus ne sont guère
sanctionnés administrativement par nos autorités scolaires.
L’ordonnance n°375/78 du 06/09/1978 créant le « corps des inspecteurs de
l’enseignement primaire et secondaire désigné inspecteur comme agent spécialisé. Cette
spécialisation implique l’exercice d’une profession à un haut niveau. Cette ordonnance
donne au « corps des inspecteurs » la pleine responsabilité de contrôler les écoles. Faut-il
suffisamment de l’autorité pour bien prendre ses responsabilités ?
Dans l’état actuel des choses, l’inspecteur de l’enseignement dans l’exercice
d’un métier très délicat, est soumis aux principes généraux de la déontologie administrative.
Il est un fonctionnaire de l’Etat (cfr. Art. 15, 38 et « exposé des motifs » page 7 du statut qui
citent le terme « inspecteur de l’enseignement »).
Dans ce sens, toutes lois applicables à l’endroit du fonctionnaire public en
général sont applicables à l’endroit de l’inspecteur nommé ou commissionné, bien que
n’ayant pas prêté serment avant d’entrer en fonction. Les fonctionnaires tiennent les postes
de commandement dans la première catégorie. Les articles 49 alinéa 2, 51 alinéa 1 ere, 54, 55
et 14 du statu du 17/7/1981 parlent vaguement des lois auxquelles doit obéir l’inspecteur en
sa qualité de fonctionnaire public. L’article49 alinéa A parle des « lois et règlement » ;
l’article 51 cite la « constitution et les lois de la république »; l’article 54 renvoie aux «
peines prévues par la loi » ; l’article 55 reprend « les règles fixées par le code pénal et les
lois spéciales » l’article 63 mentionne « action répressive du droit commun »; l’article14
prescrit « obéissance à la constitution et aux lois de la république ». S’agit-il de l’obéissance
aveugle ? Comment revendiquer le droit dont on ignore l’existence ? Comment éviter les
infractions dont on ignore le barème de sanction ? Comment expliquer les lois dont on
ignore la portée et le fondement ?
NB : Il découle de ces référence que l’inspecteur, comme tout autre fonctionnaires, est mis
dans l’obligation de savoir les lois qui lui sont applicables et celles qu’il applique ou
dont il surveille l’application au sein des écoles ou des autres institutions
administratives (bureaux, cellules) qu’il dirige. Le statut n’est rien d’autre que
l’ensemble de quelques dispositions du droit civil, du droit pénal, de la morale
professionnelle généralement codifiée pour une catégorie d’individus d’un même
appareil administratif. La connaissance de la loi permettra à l’inspecteur d’aider les
9
6
victimes d’abus de la part des malhonnêtes. La loi est une assurance pour se défendre
contre les attaques dans l’exercice de fonction ou dans la vie quotidienne d’un citoyen.
Dans l’examen des lois auxquelles le statut nous renvoie, nous avons pu
grouper certaines dispositions législatives concrètes et pratiques en trois sections qui sont :
- L’ensemble de dispositions du code pénal congolais qui protègent
l’inspecteur (fonctionnaire) dans l’exercice de sa profession ou à l’occasion
de l’exercice de sa fonction ;
- Les fautes professionnelles érigées en infraction pénales contre les
inspecteurs (fonctionnaires) de l’Etat ;
- Les dispositions ayant trait à la circonstance aggravante de la qualité
d’inspecteur ou du fonctionnaire en cas de commission ou d’omission.
B) PROTECTION DE L’INSPECTEUR PAR LES LOIS EN R.D.C.
L’article 55 de la loi n°81-003 du 17 juillet 1981 portant statut du personnel
de carrière des services publics de l’Etat édicte que :
Art 1: L’agent a droit, conformément aux règles fixées par le code pénal et les lois
spéciales, à une protection contre les menaces, injures ou diffamation dont il peut
être l’objet.
Art 2: L’Etat est tenu de protéger l’agent contre les menaces et attaques de quelque nature
que ce soit dont il a pu être l’objet dans l’exercice de ses fonctions ou de réparer, le
cas échéant, le préjudice qui en est résulte.
Art 3: L’Etat est subrogé aux droits de la victime pour obtenir de l’auteur des menaces ou
attaques la restitution des sommes versées à l’agent conformément au paragraphe
précédent (dommages et intérêts).
Art 138: Sera puni selon le droit commun avec circonstance aggravantes celui qui aura
Outragé ou frappé un fonctionnaire public en dehors de l’exercice de ses
fonctions. Ex. Un enseignant qui, sachant qu’il a été coté médiocre, menace ou
frappe l’inspecteur dans un lieu privé (bar, route, domicile). Les peines seront
portées de 6 à 24 mois si les violences ont causé des blessures à l’inspecteur. (Art.
138 bis, CPLII).
9
7
Art 150: Modification : loi n°73/017 du 05/01/73 (I). Le corrupteur d’un inspecteur de
l’Etat (fonctionnaire public) est passible de 15 ans SPP et la confiscation de la
rétribution, l’interdiction d’accès à la fonction publique, du droit de vote etc.
Ces dispositions de l’art 150 du code pénal mettent en garde toute personne
tentée à corrompre.
L’ensemble de ces dispositions a été édicté par la législation congolaise pour
permettre au fonctionnaire d’exercer avec liberté, conscience et tranquillité sa fonction lui
confiée par l’Etat. Il représente l’Etat qui l’a nommé pour exercer les fonctions dans un
cadre bien déterminé. L’Inspecteur par sa nomination, a reçu un secteur d’autorité que l’Etat
protège.
Fautes professionnelles
L’Etat garantit l’exercice de la fonction par un fonctionnaire public par des
disposions édictées dans la rubrique précédente. Mais l’exercice de la fonction ou du droit
peut entrainer et entraine, par les excès, des abus causant ainsi des préjudices soit à l’Etat
même, soit aux particuliers. Pour pallier un comportement excessif ou intentionnel dont
peuvent être nantis certains fonctionnaires publics, le législateur congolais a écrit certaines
fautes purement professionnelles (commises dans l’exercice de la fonction) en infractions
pénales notamment: (cfr. Code P. Livre II et LOI 73/017 du 05/01/73). Notez que l’action
judiciaire n’est pas suspensive de l’action disciplinaire. La condamnation effective à 3 mois
entraîne la révocation.
Art 72: Agent de poste ou commissionné comme tel qui détruit la correspondance ou en
révèle le contenu, amende et 3 mois de SPP au plus
Art 73: Violation de secret professionnel par un fonctionnaire public 1 à 6 mois de SPP et
une amende.
Art 81: Vol commis par un fonctionnaire public à l’aide de sa fonction – insignes, titre, faux
ordres. La peine pourra être portée à 10 ans de servitude pénale.
Art 125: Faux commis en écriture par un fonctionnaire public dans l’exercice de ses
fonctions ; la peine pourra être portée à 10 ans de SPP et une amende. IL s’agit
de faux rapport, de faux diplômes, de faux titres en erreur et servent au
détournement ou à la concussion et au vol.
Art 171: bis, Attentats à la pudeur et viol commis par les fonctionnaires publics ou les
9
8
instituteurs de l’enseignement sur les personnes soumises à leur autorité : 10 ans
ou plus de SPP (cfr Décret n° 78/015 du 04/07/1978 visant les éducateurs,
professeurs, directeurs).
Art 46: Jurisprudence Si les coups et blessures sont donnés volontairement à un subalterne
par un fonctionnaire publico ayant le pouvoir disciplinaire sur l’agent, la peine
ordinaire prévue à cette infraction sera doublée. Boma 26/10/1901 art.46 CP Livre
II.
Ces articles sont motivés par le souci qui anime le pays pour avoir des
fonctionnaires honnêtes, consciencieux, intelligents et qui se conduisent en « BON PERE
DE FAMILLE ». Le niveau d’expérience, d’instruction et surtout de spécialisation des
fonctionnaires publics est une circonstance aggravante. Donc en bref, plus on est gradé plus
on est responsable, plus on est spécialisé, plus on devient responsable. C’est le cas des
inspecteurs de l’enseignement qui œuvrent chacun dans sa spécialité et qui ont une longue
pratique dans l’enseignement national régi par la législation.
Art 145:Détournement des deniers publics ou privés ainsi que des titres en tenant lieu ar les
fonctionnaires publics dans l’exercice de leurs fonctions : 1 à 20 ans de travaux
forcés, confiscation de tous les biens, interdictions aux fonctions publiques, perte
de droit de vote 5 à 10 ans, pas de réhabilitation, etc.
Art 126: Concussion ou perception illicite des fonds des particuliers par des fonctionnaires
publics dans l’exercice de leurs fonctions: 6 mois à 5 ans ainsi que les peines
prévues à l’art 145.
Art 147, 148, 149: Traitent de corruption des fonctionnaires publics dans l’exercice de leurs
fonctions : maximum 15 ans SPP et une amende ; Ainsi que la
confiscation de ka rétribution, l’interdiction aux fonctionne publiques,
la privation du droit d’éligibilité et de vote durant 5 à 10 ans, pas de
libération conditionnelle ni réhabilitation.
Art 180: Condamne les abus d’autorité par les fonctionnaires publics dans l’exercice de
leurs fonctions. L’abus de droit consiste en la violation des droits et des libertés
garantis aux particuliers par la constitution et des lois concernant leur personne,
leurs biens et leurs croyances ou leurs opinions philosophiques. Pas de
comportement arbitraire à l’égard des particuliers ou de subordonnés : 15 jours à
un an de prison.
9
9
L’Etat congolais se porte garant des actes illicites commis par ses
fonctionnaires mais uniquement dans l’exercice de leurs fonctions vis-à-vis des tiers qui
subissent des préjudices causés par ces infractions. L’état est donc “le civilement
responsable“ du fait de ces fonctionnaires publics. Par contre la République Démocratique
du Congo a le droit de ressources contre les fonctionnaires publics qui enfreignent
intentionnellement leurs devoirs entrent dans cette catégorie, les fonctionnaires publics qui
donnent ou exécutent des ordres imprécis ou manifestement contraires à la loi; ils sont
soumis aux sanctions pénales, indépendamment de l’action disciplinaire. L’intention, la
malignité, la malice pure. L’animosité sont autant de fautes personnels lesquels l’état ne
cautionne pas.
La République Démocratique du Congo garantit les fonctionnaires publics
qui subissent des préjudices dans l’exercice de leurs devoirs par des tiers. Elle est ‘’Partie
civile’’ des préjudices subis par les fonctionnaires.
Une grande prudence et une vigilance exceptionnelle dans les affaires de
l’Etat sont une nécessité dans le comportement des fonctionnaires publics, en l’occurrence
l’inspecteur officiel, membre du corps d’élite, agent spécialisé qui, à son tour, doit jouir de
sa protection, de sa liberté pour s’acquitter dignement de sa responsabilité administrative et
pédagogique. Chacun doit prendre sa responsabilité.
La République Démocratique du Congo n’intervient pas civilement à la
réparation des dommages que causent les fonctionnaires en particulier en dehors de leur
96
cadre d’activité. L’Etat punit la provocation au fonctionnaire, même en dehors de ses
fonctions.
IV.3. LA COTATION DES INSPECTEURS
Les autorités compétentes pour l’établissement du bulletin de cotation et pour l’attribution définitive de l’appréciation synthétique
des inspecteurs sont déterminées conformément au tableau ci – dessous:
Autorité compétente pour l’établissement du Autorité compétente pour l’attribution définitive de
Titre de l’agent
signalement. l’appréciation synthétique.
Inspecteur de l’E.P.
Niveau Provinciale Inspecteur Principal Inspect. Général Adjoint
Inspecteur l’E.S
Inspect chef de Pool. Inspecteur Principal Insp. Général Adjoint
Inspect. Principal-Ad.
Niveau Provinciale Inspecteur Général Adjoint Inspecteur Général Adjoint
Niveau central.
Inspecteur Principal.
Niveau Provinciale Inspecteur Générale Adjoint Inspecteur Générale
98
10
2
Niveau central. Inspecteur Général Adjoint Inspecteur Générale
Inspecteur Gén. Adjoint Inspecteur général.
Ministre de l’EPSP.
Inspecteur Général. Ministre de l’EPSP.
IV.4. LE REGIME DISCPLINAIRE
En dehors de la révocation qui est réservée à l’autorité compétente investie du pouvoir de nomination, les peines disciplinaires
suivantes sont prononcées par les autorités désignées conformément au tableau ci-dessous :
Titre de l’agent Poursuivi Autorité compétente pour infliger la peine.
disciplinairement.
Blâme Retenue du 1/3 du traitement. Exclusion temporaire.
Insp. de l’EPSP
Niveau Provincial Inspecteur Principal Directeur/ province. Gouverneur
Niveau central Inspecteur Principal Insp. Gén. Adjoint Inspecteur Gén.
Inspecteur Chef de Pool Inspecteur Principal Directeur/ province. Gouverneur
Inspecteur de l’E.S
Niveau Provinciale
Inspecteur Provincial Adjoint
Niveau Provincial Directeur/ province. Directeur/ province. Gouverneur.
Niveau central Inspecteur Général. Inspecteur Général. Inspecteur Général.
100
10
4
Inspecteur Géné[Link] Inspecteur Général. Ministre EPSP. Ministre EPSP.
Inspecteur Général. Min/EPSP Ministre/ EPSP Ministre EPSP.
LISTE DES FAUTES DISCIPLINAIRES RETENUES A.
ENSEIGNANTS ET ADMINISTRATIFS DES ECOLES
N° Libellé de la faute disciplinaire Mesure conservatoire Sanction
01 Faux et usage de faux Suspension Révocation
02 Corruption-concussion Suspension Révocation
03 Destruction ou utilisation des documents ou matériels
04 Attentat à la pudeur (miens) Suspension Révocation
05 Coups et blessures graves Suspension Révocation
06 Rébellion, outrage et violences vol des biens Suspension Révocation
07 Vol des biens Suspension Révocation
08 Excès de pouvoir et intervention dans un domaine ne le concernant pas - Exclusion temporaire avec privation salaire
09 Refus d’exécuter les orders - Retenu du 1/3 salariale
10 Négligence dans une application des instructions - Retenu du 1/3 salariale
11 Exécution des travaux pour le compte des tiers sans autorisation - Retenu du 1/3 salariale
10
6
12 Indiscrétion sur des faits mineurs avec atteinte au service - Retenu du 1/3 salariale
13 Imprudence causant accident (manque bonne surveillance) - Retenu du 1/3 salariale
14 Utilisant du personnel ou élèves à des travaux privés - Retenu du 1/3 salariale
Indiscrétion sans gravité - Blâme
15
Coups et blessures simples - Blâme
16
Défaut de communiquer l’information - Blâme
17
Diffamation - Blâme
18
blâme
Mauvaise usage de documents -
19
B. PERSONNEL DE DIRECTION DES ECOLES
N° Libellé de la faute disciplinaire Mesures conservatoire Sanction
01 Condamnation définitive à 3 mois minimum Suspension Révocation
02 Faux en écriture Suspension Révocation
03 Usage de faux Suspension Révocation
04 Corruption/Concussion Suspension Révocation
05 Viol Suspension Révocation
06 Vol des biens de l’Ecole Suspension Révocation
07 Outrage et violences Suspension Révocation
10
7
08 Attentat à la pudeur Suspension Révocation
09 Détournement de l’argent Restitution, suspension
10 Ivresse publique exclusion temporaire avec privation sal.
Suspension
exclusion temporaire avec privation sal.
11 Provocation à la désobéissance Suspension exclusion temporaire avec privation sal.
12 exclusion temporaire avec privation sal.
Attentat aux mœurs Suspension
exclusion temporaire avec privation sal.
13 Coups et blessures Suspension
14
15 Refus d’exécuter les ordres - Retenu du 1/3 salariale
16 Détournement de la main d’œuvre - Retenu du 1/3 salariale
17 Usage abusif et inconscient des biens - Retenu du 1/3 salariale
Injures publiques - Retenu du 1/3 salariale
18
Coups et blessures simples Indiscrétion - Blâme
19
Sorties sans motifs valable et sans autorisation - Blâme
20
21 Défaut de communiquer l’information - Blâme
Communication fausse l’information - Blâme
108
IV.4.1. OUVERTURE D’ACTION DISCIPLINAIRE
Une fois que l’agent se fait incriminer suite au manquement aux exigences de
son poste, l’autorité hiérarchique directe procède à la mesure disciplinaire par l’établissement
d’un procès verbal d’ouverture d’action disciplinaire dont la ventilation atteint le ministre.
Sous peine d’être frappée de caducité, toute action disciplinaire quelle qu’en
soit la gravité, doit être ouverte endéans vingt jours à dater de la constatation de la faute ou du
manquement à charge de l’agent.
Lorsque l’agent s’estime injustement puni, il a droit d’introduire le recours
dans un délai de vingt (20) jours par la voie hiérarchique auprès de l’autorité immédiatement
supérieure à celle ayant infligé la peine auprès de cette même autorité si celle-ci a
compétence pour infliger la peine la plus élevée à l’égard de l’intéressé. On proroge le délai
de dix jours si l’agent en cause ne se trouve pas dans la même localité que l’autorité ayant
ouvert l’action disciplinaire.
L’action disciplinaire ouverte doit être administrativement clôturée par
l’autorité hiérarchique immédiatement supérieure à celle qui a pris la décision ou posé l’acte
contre lequel l’agent introduit le recours. Cette clôture peut être le classement sans suite du
dossier, après l’approbation des justifications de l’agent, ou l’application objective des
mesures règlementaires proportionnelles à la faute commise. Voici quelques exemples des
formules d’ouverture et de clôture d’action disciplinaire.
IV.4.2. PROCES-VERBAL D’OUVERTURE D’ACTION DISCIPLINAIRE
Conformément aux dispositions du titre III chapitre IX du statut, relative au
régime disciplinaire.
Nous ………………………………………………………..
(Nom, grade et fonction de l’autorité qui ouvre l’action disciplinaire)
Avons constaté ce jour chargé du
Citoyen ………………………………………………….
Grade …………………………………………………….
N° matricule …………………………………………….
109
La (les) faute (s) disciplinaire (s) …………………… (libellé)
Concis mais complet des fautes reprochées …………………des circonstances de temps, lieu,
etc…………………………………………………………………… suite de quoi il est incité
ses justifications dans un délai de 20 jours,
Le présent procès-verbal ouvre l’action disciplinaire à charge du prénommé en date de ce
jour.
Fait ………………, le ..…/……/……
Signature de l’autorité qui ouvre l’action disciplinaire.
[Link] VERBAL DE CLOTURE D’ACTION DISCIPLINAIRE
Conformément aux dispositions du titre III chapitre IX, du statu, relatives au
régime disciplinaire.
Vu le dossier disciplinaire,
Vu le dossier disciplinaire ouvert le …………… à charge du citoyen ………….. (nom)
…………. (grade) ………… (n° matricule) ……………. (nom), …………….. (fonction)
…………………. ( l’autorité).
Décision
(e). Le classement sans suite de l’affaire.
(e) d’infliger au prénommé la peine disciplinaire
suivante ………………………………………………….
……………….. pour que le (les) motif (s) ……………………
Fait à …………, le ..…/……/…..
Signature de l’autorité qui clôture l’action disciplinaire.
Biffer la mention inutile.
Reçue à …………… le …/…/…..
Signature de l’agent notifié.
110
IV.4.4. PROCES VERBAL DE DECISION SUR LE RECOURS DE L’AGENT
Conformément aux dispositions du titre III chapitre IX, du statu, relatives au
régime disciplinaire.
Vu le dossier ouvert à charge du citoyen (nom) .............…, (grade) ……………, (n°
matricule) ……………………. et clôture par la peine : ……………… par …….………..
(désignation de …………………l’autorité ………….... hiérarchique qui ………….. à infligé
la ………… peine).
Pour le (s) …………………….
Vu le recours introduit par l’intéressé
Nous ………………………..... (nom et fonction de …………………...……… L’autorité qui
juge ……………………… les recours)
(°) confirmons la peine qui a été infligée et qui est citée ci-dessus
(°) Rapportons la peine qui a été infligée et décisions (°) le classement dans suite de l’affaire.
(°) D’infliger au prénommé la peine disciplinaire suivante :
Biffer le mention inutile
Fait à ………………, le …/…/……
Signature de l’agent notifié
Signature de l’autorité qui prend la décision.
Reçue à …………………. le …………………………
IV.5. Le rapport de visite.
IV.5.1. Etablissement du rapport de visite.
A la fin de la visite pédagogique, l’inspecteur aura un entretien avec le chef
d’établissement sur la ou les leçons auxquelles ils viennent d’assister. Toute fois, le chef
d’établissement n’influencera pas la ou les décisions de l’inspecteur sur la cotation des
enseignants.
La visite ne doit avoir lieu que dans une branche de spécialité et de niveau
111
normal pour le professeur. Et, le rapport de visite sera lu devant le chef d’établissement. Pour
les enseignants cotés « insuffisant » l’inspecteur organisera une session de recyclage pendant
les vacances. Il en est de même pour les chefs d’établissement.
Tout rapport d’inspection doit être numéroté de manière chronologique selon
la nature (Inspection pédagogique, inspection administrative) et ils doivent être
dactylographiés selon la ventilation suivante :
- Un exemplaire pour le chef d’établissement inspecté ;
- Un exemplaire pour l’enseignant inspecté ;
- Un exemplaire pour l’inspection de pool ou provincial ;
- Un exemplaire pour le chef de sous division de l’EPSP ; - Un exemplaire
pour le collaborateur.
Un rapport d’inspection doit être remis immédiatement à l’enseignant ou au
chef d’établissement inspecté pour prise de connaissance. De manière exceptionnelle, le
rapport d’enquête administrative contiendra les rubriques importantes ci-après :
- Renseignement sur l’établissement et le chef d’établissement ;
- Définition et délimitation de l’objet avec éventuellement les références de la
lettre ayant ordonnées l’enquête ;
- Résumé des déclarations des parties intéressées ayant été entendues ; -
Avis et considérations ;
Conclusion.
Pour donner une valeur à son rapport, l’inspecteur doit être très objectif. Car,
le moindre sentiment de la par de l’inspecteur peut entraîner aussi sa discrétion aussi bien
visà-vis de l’enquêté que vis-à-vis des ses chefs hiérarchiques.
IV.5.2. SIGNATURE DU RAPPORT D’INSPECTION
Dans chaque situation d’inspection, une fois le rapport lu, l’enseignant ou le
chef d’établissement le contresignent. La signature garde un caractère obligatoire pour l’agent
inspecté.
112
IV.5.2.1. Refus de signer le rapport d’inspection.
Malgré le caractère obligatoire que revêt le rapport d’inspection, certains chefs
d’établissement et certains enseignants refusent de signer sur un rapport lorsqu’ils trouvent
que la cotation est mauvaise.
La signature du rapport d’inspection signifie que vous avez pris connaissance
du document, même si le contenu ne vous satisfait pas. Chaque agent a le droit d’introduire
son recours lorsqu’il juge que le travail de l’inspecteur ou du chef d’établissement n’est pas
bien fait.
Lorsque l’enseignant ou le chef d’établissement refusent de contresigner le
rapport d’inspection, et, s’il doit introduire son recours ce dernier ne sera pas prit en
considération par la hiérarchie. Aussi tout refus de contresigner le rapport d’inspection est
considéré comme une faute professionnelle grave pouvant entraîner obligatoirement une
sanction très approprié allant jusqu’à l’ouverture de l’action disciplinaire dont la clôture peut
être sa révocation.
Si le professeur, l’enseignant ou le chef d’établissement persistent et refusent
de signer, il y a une procédure administrative que l’inspecteur doit suivre :
- Lorsqu’il s’agit de l’enseignant, le fait « refus » est acté sur le rapport et
contresigné par le chef d’établissement ;
- Lorsqu’il s’agit du chef d’établissement, le fait « refus » est acté sur le
rapport et contresigné par deux témoins pris parmi le personnel de l’école.
IV.5.2.2. Droit de recours.
Pour être recevable, le recours devra se référer à un rapport d’inspection
contresigné pour prise de connaissance ; être rédiger en termes courtois; être de présentation
correcte ; reprendre dans l’ordre les rubriques du rapport d’inspection ; être sincère, précis,
objectif et rationnel ; avoir été introduit dans les formes et délais fixés comme suit :
Recours de l’enseignant : dans les huit jours qui suivent la notification du rapport de
l’inspecteur, il remet cinq exemplaires au Chef de Division de l’EPSP.
IV.5.2.3. Destination des exemplaires et cheminement de recours
Destination des exemplaires du recours
113
- Un exemplaire fera retour au requérrant, accompagné des avis et
considérations de l’échelon hiérarchique immédiatement supérieur ;
- Un pour la Direction de l’Administration de l’enseignement Général et normal
ou la Direction de l’Enseignement Technique et Professionnel suivant le cas ;
- Un pour la Division Provinciale de l’EPSP ;
- Un pour la monsieur le Directeur du Service de l’Inspection de l’Enseignement
;
- Un pour la Division de l’Enseignement Primaire et Secondaire ;
- Un pour l’inspecteur auteur du rapport ;
- Un pour la coordination provinciale (école conventionnée) ;
- Un pour la coordination nationale (école conventionnée).
Cheminement du recours
1. Recours du professeur, du maître.
Dans les trois jours qui suivent le recours, le chef d’établissement rédige une
note contenant les avis et considérations sur le recours de l’enseignement. Il fait parvenir
quatre exemplaires du recours et de sa note au chef de division provinciale de l’EPSP. Un
exemplaire fera retour au requérant, accompagner des avis et considérations de l’échelon
hiérarchique immédiatement supérieur tandis qu’un autre exemplaire et conservé par le chef
d’établissement dans le dossier individuel de l’intéressé.
Le chef de division provinciale rédige à son tour une note motivée confirmant
ou infirmant les avis du chef de l’établissement, puis, expédie trois exemplaire de chacun des
documents au secrétaire général de l’EPSP qui se chargera de le transmettre au directeur du
service de l’inspection de l’enseignement.
Le directeur du service de l’inspection de l’enseignement examines le dossier
puis fait connaître sa décision à l’intéressé par la voie hiérarchique.
La division de l’administration de l’enseignement générale et normale ou
technique recevra une copie de tous les documents.
2. Recours du chef d’établissement
114
Le chef de division provinciale rédige ses avis et considérations sur le recours
du chef d’établissement, puis fait parvenir trois exemplaires du recours et de sa note au
secrétaire générale de l’EPSP.
Un exemplaire des mêmes documents au chef d’établissement concerné et un
autre est conservé dans le dossier individuel de l’intéressé.
Dans le cas d’une école conventionnée la direction de l’inspection de
l’enseignement fera parvenir tous les documents avec la copie de la décision au bureau
central dont l’établissement (coordination).
N.B.: Le respect de toutes ces dispositions s’impose à tous.
IV.6. Rôle de l’inspecteur lors de tout contrôle dans une école
Le contrôle de l’enseignement constitue un aspect essentiel du processus
éducatif.
L’ordonnance 78-375 du 06/09/1978 charge le corps des inspecteurs de
l’EPSP de contrôler et de promouvoir l’enseignement national. A cet effet, le corps des
Inspecteurs a pour rôle notamment :
- De visiter les écoles et de contrôler leur bonne marche ;
- D’observer, d’apprécier, de conseiller le personnel et de contrôler son niveau
de rendement ;
- De faire rapport aux chefs hiérarchiques et de rendre compte des résultats de sa
mission aux autorités du département aussi bien au niveau central que
provincial ;
- De faire des propositions concrètes en ce qui concerne les remèdes à appliquer
aux situations défectueuses et les améliorations structurelles à proposer.
Son action dans une école s’étend aux domaines pédagogiques, de
l’administration scolaire, des finances scolaires, de l’hygiène, ainsi qu’à ceux du civisme et
de la morale.
Un bon inspecteur doit avoir les qualités humaines bien développées. Il doit
être à cet effet, un animateur, un conseiller, un guide et un ami à tout le personnel de
l’enseignement.
115
Dans sa sphère d’action, l’inspecteur sera parmi les hommes qu’il souhaite
guider et animer. Pour cela, les contacts avec eux seront très fréquents et empreints du désir
ardent de les conduire sur la voie de l’amélioration.
IV.7. Déontologie de contact de l’inspecteur
Lors de ses visites, l’inspecteur doit tenir à la courtoisie et au respect mutuel.
Sur terrain, l’inspecteur propose pendant que l’autorité hiérarchique administrative (Reged,
Sous Reged ou coordinateur) impose.
Le Reged et le Sous Reged sont les seuls représentants administratifs du
ministère de l’éducation nationale en R.D.C. A ce titre, l’inspecteur n’est pas le « patron » du
chef d’établissement, ce dernier dépend du chef de l’administration. Ses rapports doivent
contenir des constats et des conseils et pas des ordres. C’est pour cette raison que l’autorité
scolaire administrative est obligée de signer ou mieux de contresigner tout rapport de
l’inspecteur.
Les visites des écoles.
- L’inspecteur n’est pas tenu de prévenir les directions scolaires de la date de ses
inspections, mais chaque inspecteur doit au préalable se présenter au bureau du
chef d’établissement et lui dire l’objet de sa visite ;
- L’inspecteur est tenu de se présenter en tenue vestimentaire décente et digne
de son rang, facteur important de prestige ;
- Le chef d’établissement a le droit d’exiger l’ordre de mission à l’inspecteur ;
- Tout chef d’établissement et de tenu de rester au sein de son école et s’il doit
quitter le bureau pour aller en dehors de l’établissement, il le justifier par une
note qu’il laissera à un remplaçant pendant le temps de son absence ;
- L’inspection administrative ne peut avoir lieu au début de l’année ;
- L’inspecteur n‘a pas le droit d’emporter des dossiers hors de l’école sauf les
fausses pièces scolaires confisquées. Pour toute pièce exceptionnellement
emportée, une décharge doit être délivrée au chef d’établissement.
Attitude du chef d’établissement lors des visites de l’inspecteur.
116
- Il doit faciliter au maximum la tâche de l’inspecteur dans son école ;
- Il doit accompagner l’inspecteur lors des visites des professeurs et en cas
d’empêchement, il se fait remplacer par son adjoint ou par son directeur des
études ;
- Les documents pédagogiques (prévision de matières) doivent être présentés à
l’inspecteur avant qu’il ne commence visites pour qu’il en prenne
connaissance.
IV.8. Rendement de l’inspection scolaire.
Le rendement de l’inspecteur est du ressort de ses supérieurs hiérarchiques qui
peuvent comme il s’acquitte de ses obligations administratives et pédagogiques telles que :
- La ponctualité dans les correspondances ;
- L’envoi des documents qui leurs sont demandés ;
- La précision et la rapidité avec laquelle ils élaborent ses rapports ;
- L’intérêt et la manière de régler les cas difficile qu’il rencontre dans l’exercice
de ses fonctions.
TABLE DES MATIERES
INTRODUCTION..................................................................................................................................0
O.1. Objectifs du cours.......................................................................................................................1
O.2. Bibliographie...............................................................................................................................2
Chapitre I : L'INSPECTEUR ET LA FORMATION DES ENSEIGNANTS........................................4
I.1. INSPECTEUR SCOLAIRE.........................................................................................................4
I.1.1. Notion....................................................................................................................................4
I.1.2. Mission de l’inspecteur..........................................................................................................5
I.1.3. Les activités de contrôle de l’inspecteur................................................................................5
I.1.4. Points essentiels à observer lors des exploitations des rapports............................................6
I.1.5. Fonctions de l’Inspecteur : Fonctions de commandement.....................................................7
I.2. FORMATION............................................................................................................................12
I.2.1. Sortes de formations...........................................................................................................12
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I.2.2. Buts et objectifs de la formation..........................................................................................14
I.2.3. Les stratégies de la formation permanente..........................................................................14
I.2.4. Problématique de la formation.............................................................................................15
I.2.5. Les étapes de cette politique................................................................................................15
I.2.6. La stratégie du SERNAFOR................................................................................................16
I.2.7. Le profil et les caractéristiques d’un formateur...................................................................20
I.2.8. Conclusion...........................................................................................................................23
Chapitre II : ADMINISTRATION DE L’ENSEGNEMENT EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE
DU CONGO.........................................................................................................................................25
II.1. Introduction...............................................................................................................................25
II.2. CORPS DES INSPECTEURS..................................................................................................26
II.3. EVOLUTION DANS LA CARRIERE DE L’INSPECTEUR.................................................26
II.4. AUTONOMIE DE L’INSPECTION ET LES RAPPORTS DE SERVICES AVEC LA
DIVISION DE L’E.P.S.P.................................................................................................................27
II.5. ORGANIGRAMME DE L’INSPECTION DE L’ENSEIGNEMENT.....................................28
II.5.1. Au niveau central................................................................................................................28
II.5.2. Au niveau provincial..........................................................................................................29
II.6. Organisation de l’administration scolaire.................................................................................31
II.6.1. Introduction........................................................................................................................31
II.6.2. Organigramme du Ministère de l’Education Nationale au niveau provincial....................31
II.6.3. Services généraux spécialisés à caractère nationale...........................................................33
II.6.4. Services spécialisés au niveau des divisions......................................................................33
II.6.5. Au niveau provincial..........................................................................................................34
II.7. Organigramme et cadre organique de la division et sous division provincial de l’E.P.S.P......34
II.7.1. Organigramme et cadre organique de la division provincial de l’E.P.S.P.........................34
II.7.2. Organigramme et cadre organique de la sous division provincial de l’EPSP....................36
II.7.3. Organigramme de l’enseignement au niveau de l’Etablissement.......................................36
II.7.4. FONCTIONNEMENT DE L’ECOLE...............................................................................37
II.7.5. La gestion d’une école par le chef d’établissement............................................................40
Chapitre III : INSPECTION ADMINISTRATIVE ET PEDAGOGIQUE..........................................53
III.1. Introduction..............................................................................................................................53
III.2. Les qualités de l’Inspecteur.....................................................................................................53
III.2.1. Qualités physiques et morales...........................................................................................53
III.2.2. Qualités intellectuelles......................................................................................................54
III.2.3. Fermeté et bienveillance...................................................................................................54
III.3. Préparation de la tournée d’inspection et la procédure d’inspection.......................................55
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III.4. Les documents de l’Inspecteur................................................................................................56
III.5. Divers aspects de l’inspection scolaire....................................................................................57
III.5.1. Inspection administrative..................................................................................................59
III.5.2. Modules Classiques de l’Inspecteur..................................................................................60
III.6. INSPECTION PEDAGOGIQUE............................................................................................69
III.6.1. INSPECTION DE LA RENTREE SCOLAIRE (C1)........................................................69
III.6.2. INSPECTION PEDAGOGIQUE (C3)..............................................................................70
III.7. La gestion pédagogique de l’école par le Chef d’Etablissement.............................................73
III.7.1. Inspection pédagogique par l’Inspecteur scolaire.............................................................77
III.8.1. Animation pédagogique........................................................................................................84
III.8.2. OBSERVATION DU PLAN TRIMESTRIEL D’UN INSPECTEUR.................................84
II.8.2.1. Intérêt..............................................................................................................................84
III.8.2.2. Solution arrêtée..............................................................................................................85
Chapitre IV : RESPONSABILITE JURIDIQUE DE L’INSPECTEUR SCOLAIRE.........................87
IV.1. RESPONSABILITE JURIDIQUE DES ENSEIGNANTS.....................................................87
IV.1.1. INTERET DU SUJET.......................................................................................................87
IV.3. LA COTATION DES INSPECTEURS..................................................................................97
IV.4. LE REGIME DISCPLINAIRE................................................................................................99
IV.4.1. OUVERTURE D’ACTION DISCIPLINAIRE..............................................................104
IV.4.2. PROCES-VERBAL D’OUVERTURE D’ACTION DISCIPLINAIRE.........................105
[Link] VERBAL DE CLOTURE D’ACTION DISCIPLINAIRE.............................106
IV.4.4. PROCES VERBAL DE DECISION SUR LE RECOURS DE L’AGENT....................107
IV.5. Le rapport de visite................................................................................................................108
IV.5.1. Etablissement du rapport de visite..................................................................................108
Conclusion......................................................................................................................................109
IV.5.2. SIGNATURE DU RAPPORT D’INSPECTION............................................................109
IV.6. Rôle de l’inspecteur lors de tout contrôle dans une école....................................................111
IV.7. Déontologie de contact de l’inspecteur.................................................................................112
IV.8. Rendement de l’inspection scolaire.......................................................................................113
TABLE DES MATIERES..................................................................................................................114