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Exposé Samira

Le document traite des risques de transmission du VIH d'une mère porteuse au nourrisson par l'allaitement, en examinant divers facteurs tels que la charge virale de la mère, les complications durant la grossesse, et l'importance du traitement antirétroviral. Il présente également les mécanismes de transmission du VIH, les protocoles de prise en charge pour les nourrissons, et les implications de l'allaitement maternel dans ce contexte. Enfin, il souligne l'importance de la recherche et des stratégies de prévention pour assurer la santé des enfants nés de mères PVVIH.

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Exposé Samira

Le document traite des risques de transmission du VIH d'une mère porteuse au nourrisson par l'allaitement, en examinant divers facteurs tels que la charge virale de la mère, les complications durant la grossesse, et l'importance du traitement antirétroviral. Il présente également les mécanismes de transmission du VIH, les protocoles de prise en charge pour les nourrissons, et les implications de l'allaitement maternel dans ce contexte. Enfin, il souligne l'importance de la recherche et des stratégies de prévention pour assurer la santé des enfants nés de mères PVVIH.

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REPUBLIQUE DU CAMEROUN REPUBLIC OF CAMEROON

Paix – Travail – Patrie Peace –Work – Fatherland


******* *******
MINISTERE DE L’EMPLOI ET DE LA
MINISRY OF VAOCATIONAL TRAINING
FORMATION PROFESSIONNELLE *******
******* EL RAPHA BILINGUAL PROFESSIONAL
EL RAPHA BILINGUAL PROFESSIONAL INSTITUTE OF MEDICAL SCIENCES
INSTITUTE OF MEDICAL SCIENCES

EL RAPHA BILINGUAL PROFESSIONAL INSTITUTE OF MEDICAL SCIENCES

Arrêté N° 197/MINEFOP/DFOB/SDGSF/SACD/25/05

L’ALLAITEMENT MATERNEL D’UNE PATIENTE


PVVIH : le nourrisson a-t-il toutes les chances de
vivre sans le VIH ?

NOMS DES EXPOSANTS:


 NGO NSONGAN Samira Destiny (CHEF)
 EYENGA Célestine
 NGONO MANI Dieudonné
 NGAH NOGO T.C
 TCHUBGUIA KAMDEM Jasmine
 NDOMO EKIDA Marguerite
 Jean
 NGO NJENG Mispa
 ABOMO Diane
 EVINA Ladouce Claire

SOUS LA SUPERVISION DE :
Monsieur BIDIAS Josué

Année : 2024-2025
SOMMAIRE

INTRODUCTION ..................................................................................................................................... 2
I- RISQUES DE TRANSMISSION DU VIH D’UNE MERE PVVIH A L’ENFANT PAR L’ALLAITEMENT
4
1- La charge virale de la mère ............................................................................................................. 4
2- Complication pendant la grossesse ou l’accouchement ...................................................................... 4
3- Utilisation du traitement anti-retroviral ............................................................................................ 5
4- L’état de santé du nourrisson ........................................................................................................... 5
II- MÉCANISMES DE TRANSMISSION DU VIH DE LA MERE À L’ENFANT ................................... 6
1- La transmission in utero (pendant la grossesse) ................................................................................. 6
2- Transmission Perpatum (pendant l’accouchement) ............................................................................ 7
3- Transmission post-partum (après la naissance lors de l’accouchement ) .............................................. 7
4- Risque résiduel .............................................................................................................................. 7
III- PROTOCOLE DE PRISE EN CHARGE D’UN NOURRISSON D’UNE MERE PVVIH .................... 8
1- La prophylaxie ............................................................................................................................... 9
2- Dépistage du VIH chez le nourrisson ............................................................................................... 9
3- Suivi clinique et immunologique ................................................................................................... 10
4- Soutien a l’allaitement .................................................................................................................. 12
IV- PRISE EN CHARGE DE L’ALLAITEMENT MATERNEL CHEZ UNE PATIENTE PVVIH ............ 13
1- Les conditions d’allaitement chez une patiente (PVVIH) ................................................................. 13
2- Avantages et inconvénients de l'allaitement chez un nourrisson né d'une PV VIH .............................. 14
3- Les mesures pour réduire les risques de transmission du VIH pendant l’allaitement ........................... 15
4- Suivi du nourrisson exposé au VIH ................................................................................................ 15
V- ROLE DE LA THERAPIE ANTIRETROVIRAL DANS LA PREVENTION DE LA TRANSMISSION
16
1- Les effets de la thérapie anti-retro virale sur la charge virale ............................................................ 16
2- Rôle de la thérapie antirétrovirale dans la transmission du VIH de la mère à l’enfant ......................... 17
3- Types de thérapie antirétrovirale utilisés pour la prévention du VIH de la mère à l’enfant ................... 18
4- Les effets secondaires de la thérapie antirétrovirale ......................................................................... 19
VI- IMPACT DU TRAITEMENT SUR LE RISQUE DE TRANSMISSION DU VIH DE LA MERE A
L’ENFANT .............................................................................................................................................. 21
1- Réduction significative du risque de transmission ........................................................................... 21
2- Importance de l’observance du traitement antirétroviral ................................................................... 21
VII- PERSPECTIVES D’AVENIR ET RECHERCHE ............................................................................ 22
1- Nouvelles stratégies de prévention ................................................................................................. 22
2- Recherche sur l’allaitement et le VIH ............................................................................................. 22
3- Soutien psychosocial aux mères PVVIH pour favoriser l’observance ................................................ 23
CONCLUSION........................................................................................................................................ 25

1
INTRODUCTION

L’allaitement maternel sur inestimable de bienfaits pour le nourrisson, se


présente non seulement comme un enjeu de santé publique majeure mais aussi
comme un défi complexe dans le contexte du VIH. Essentiel pour le
développement immunitaire la croissance et la protection de l'enfant contre les
infections il soulève des interrogations cruciales quand on risque de transmission
du virus de la mère à l'enfant. Autrefois perçu comme une contre initiation
formelle chez les femmes vivant avec le VIH (PVVIH), l’allaitement maternel
est aujourd’hui envisagé avec un regard nuancé grâce aux avancées
thérapeutiques et aux stratégies de prévention la question centrale demeure : le
nourrisson d’une mère PVVIH a-t-il toutes les chances de vivre sans le VIH
grâce à l'allaitement maternel ? Quels sont les risques encourus ? Quelles
mesures de prévention et de prise en charge sont mises en place pour assurer la
sécurité de l'enfant ? Dans la suite de notre exposé nous examinerons tour à tour
les risques de transmission du VIH de la mère à l'enfant, les mécanismes
impliqués, le protocole de prise en charge du nourrisson les bénéfices et les
risques de l'allaitement maternel ainsi que les facteurs influençant le risque de
transmission.

INTRODUCTION

The breast-feeding on priceless of benefits for chilwood, is presented not only in


the form of a one stake of major public health but also like a complex challenge
in the context of the VIH. Essential for the immunizing development the growth
and the protection of the child against the infections it raises crucial
interrogations when one risks transmission of the virus of the mother to the
child.Formerly perceived like against formal initiation among women living
with VIH (PVVIH), the breast-feeding is considered today with a glance
moderated thanks to the therapeutic projections and with the strategies of

2
prevention the central question remains:childwood of a mother PVVIH is likely
it all to live without the VIH thanks to the breast-feeding?Which are the incurred
risks?Which measurements of prevention and assumption of responsibility are
installation to ensure the safety of the child?In the continuation of our talk we
will examine in turn the risks of transmission of the VIH of the mother to the
child, the mechanisms implied, the protocol of assumption of responsibility of
childwood the benefit and the risks of the breast-feeding as well as the factors
influencing the risk of transmission.

3
I- RISQUES DE TRANSMISSION DU VIH D’UNE MERE PVVIH
A L’ENFANT PAR L’ALLAITEMENT

L'allaitement maternel est une source irremplaçable de nutriments et


d'anticorps essentiel pour le développement du nourrisson renforçant son
système immunitaire et le protégeant contre diverses infections.

Cependant, dans le contexte du VIH, il présente un risque de transmission de


la mère à l'enfant si elle est séropositive et ne reçoit pas de traitement
antirétroviral approprié. Il est crucial de comprendre que ceci dépend d'une
multitude de facteurs interdépendants.

1- La charge virale de la mère

La charge virale de la mère, un indicateur clé représentant quantité la quantité de


virus présente dans le sang de la mère est un facteur déterminant dans le risque
de transmission du VIH à l'enfant pendant l'allaitement. plus la charge virale est
élevée plus le risque de transmission est important. en effet une charge virale
élevée signifie une plus grande concentration de virus dans le lait maternel ;
augmentant ainsi les chances de transmission au nourrisson.

Heureusement, le traitement anti rétroviral ARV à révolutionné la prise en


charge du VIH et à un impact significatif sur la réduction de la prise de la charge
virale. Lorsque la mère séropositive suis fidèlement suffisamment son traitement
ARV la charge virale peut diminuer considérablement devenant souvent
indétectable ce qui réduit voir élimine le risque de transmission à l'enfant
pendant l'allaitement.

2- Complication pendant la grossesse ou l’accouchement

Les complications qui peuvent survenir pendant la grossesse ou


l'accouchement tels que : les infections maternelles ou la rupture prématurées
des membranes peuvent augmenter le risque. Celle-ci peut affecter la santé
de la mère et du bébé, fragilisant leur système immunitaire et les rendant plus
4
vulnérables. Par exemple une infection non traité peut entraîner une
augmentation de la charge virale et une inflammation des tissus ce qui facilite
la transmission du VIH au bébé pendant l'allaitement. de même un
accouchement prématuré peut entraîner une immaturité du système
immunitaire du nourrisson le rendant plus susceptible d'attraper le virus.

3- Utilisation du traitement anti-retroviral

Le traitement anti rétroviral, une protection essentielle est une pierre


angulaire de la prévention de la transmission du VIH de mère à l’enfant. Une
PVVIH en prenant bien irrégulièrement son traitement pendant la grossesse
l'accouchement et l'allaitement réduit considérablement le risque de
transmission.

Les médicaments ARV agissent en bloquant la réplication du virus dans


l'organisme ce qui réduit la charge virale et diminue ainsi le risque de
transmission. il est essentiel que les femmes enceintes et allaitantes vivant
avec le VIH aient accès à un suivi médical régulier et à un traitement pour
assurer leur propre santé et celle de leurs enfants.

4- L’état de santé du nourrisson

L'état de santé du nourrisson peut jouer un rôle dans la transmission du VIH


de la mère à l'enfant, bien que le risque principal provienne de la charge
virale de la mère et de l'exposition du bébé au virus pendant la grossesse,
l'accouchement et l'allaitement.

Les facteurs liés à l'état de santé du nourrisson sont:

- prématurité : les nourrissons prématurés ont un système immunitaire


plus fragile et une peau plus perméable ce qui peut les rendre plus
susceptibles de contracter le VIH si la mère n'est pas traitée.

5
- Faible poids de naissance : ce ayant un faible poids à la naissance
peuvent également avoir un système immunitaire moins développé ce
qui peut les rendre plus vulnérables à l'infection du VIH.
- Lésions cutanées ou muqueuses : la présence sur la peau ou les
muqueuses du nourrisson peut faciliter l'entrée du virus dans son
organisme en particulier lors de l'accouchement ou l'allaitement.
- Infections : les infections chez les nourrissons telles que les infections
bactériennes ou virales peuvent affaiblir son système immunitaire et
augmenter le risque de transmission du VIH.
II- MÉCANISMES DE TRANSMISSION DU VIH DE LA MERE À
L’ENFANT

La transmission du virus de la mère à l'enfant peut se produire à différents


moments : pendant la grossesse, l'accouchement et à la naissance lors de
l'allaitement. Comprendre ces mécanismes est essentiel pour mettre en place
des stratégies de prévention efficaces.

1- La transmission in utero (pendant la grossesse)

Elle se produit lorsque le virus traverse le placenta il a fait que le fœtus pendant
la grossesse. Le risque de transmission est plus élevé vers la fin de la grossesse,
en particulier sur la charge virale de la mère est élevé.

Le VIH travaille sur le placenta par différents mécanismes : les cellules infectées
par le VIH les lymphocytes délicate de la mère peuvent traverser le passé et
infecter le petit le virus VIH libre présent dans le sang de la mer peut également
traverser le placenta, surtout en cas de rupture des membranes ou de lésions
placentaires , le virus peut infecter les cellules du fœtus. les infections
placentaires telles que l'infection à cytomégalovirus( CMV ) ou le paludisme
peuvent augmenter le risque de transmission du VIH Utero.

6
2- Transmission Perpatum (pendant l’accouchement)

Elle se produit lorsque le bébé est exposé au sang et aux secrétions génitales de
la mère. le risque de transmission est plus élevé en cas de travail prolongé de
rupture prématurée les membranes et les lésions chez le bébé.

Le bébé peut être infecté par le sang maternel lors du passage dans le canal
génital. il peut être en contact avec le centre de sa mère contenant le VIH, il
peut également être effectué par les sécrétions génitales contenant le virus ou
ingérer le liquide amniotique infecté, les accouchements traumatiques avec les
ions chez le bébé peuvent augmenter le risque de transmission.

3- Transmission post-partum (après la naissance lors de


l’accouchement )

La transmission pousse partout se fait se produit lorsque le bébé est infecté par
le VIH présent dans le lait maternel. le risque de transmission est plus élevé en
cas de charge virale élevé chez la mère et les légions sur les mamelons. à ce
niveau-là transmission se fera par injection du lait maternel contaminé, contact
avec les lésions sur les mamelons. les mastics ou les fissures sur les mamelons
de la mère peuvent augmenter le risque de transmission du VIH pendant
l’allaitement même si la mère est sur antirétroviraux et que ça charge virale est
indétectable.

4- Risque résiduel

Malgré les progrès dans la prévention de la TME, un risque résiduel persiste


même lorsque la mère est sous traitement et que l'enfant est suivi. Ce risque bien
de faible doit être pris en compte.

Parmi ces différents risques que nous avons :

7
- La non observance du traitement anti-retour rural par la mer si la mère
ne respecte pas son dosage régulier cela peut faire accroître le risque de
transmission
- La résistance du virus au médicament : le virus peut développer dans
certains cas une résistance aux médicaments pendant le traitement
moins efficace
- Les facteurs individuels tels que la prématurité ou la présence d'autres
infections peut augmenter le risque de transmission
- Exposition au virus : même avec un traitement anti-retour viral efficace
de faible quantité de virus peuvent être présent dans les fluides corporels
de la mère (sang et lait maternel) entrainant ainsi une transmission dans
de rares cas.
Bien que le risque de transmission du VIH de la mère à l'enfant ait été
considérablement réduit grâce au traitement antirétroviraux et aux
mesures de prévention, un faible risque résiduel persiste. il est donc
important de prendre en compte ce risque et de suivre attentivement les
recommandations médicales pour assurer la santé de l'enfant.

III- PROTOCOLE DE PRISE EN CHARGE D’UN NOURRISSON


D’UNE MERE PVVIH

La naissance d'un enfant est un moment de joie et d'espoir, mais lorsque la


mère est porteuse du VIH cela peut susciter des inquiétudes. Cependant grâce
au progrès de la médecine et de la mise en place des protocoles de prise en
charge spécifique, il est aujourd'hui possible de réduire le risque de
transmission du VIH de la mère à l'enfant et lui assurer une bonne santé et un
bon développement.

8
Le protocole de prise en charge d'un nourrisson né d'une mère PVVIH est un
ensemble de mesures coordonnées mise en œuvre dès la naissance et tout au
long des premières années de vie de l'enfant.

1- La prophylaxie

La prophylaxie dans le contexte de la naissance d'un enfant d'une mère PV


VIH désigne l'ensemble des mesures médicales prise immédiatement après la
naissance pour réduire au maximum le risque de transmission du VIH de la
mère à l'enfant. Il s'agit d'une étape très importante du protocole de prise en
charge car elle offre une protection supplémentaire au nourrisson même si sa
mère a suivi un traitement anti rétroviral pendant la grossesse.

Elle consiste à administrer principalement les médicaments anti rétroviraux


(ARV) au nourrisson sans au préalable connaître son statut sérologique. ces
médicaments ont pour rôle de bloquer la réplication du virus dans
l'organisme de l'enfant parmi lesquels Zidovudine (AZT) nevirapine (NVP)
lamivudine(3TC). La durée de la prophylaxie peut varier généralement de 4 à
6 semaines il est essentiel de respecter scrupuleusement la prescription
médicale et de suivre attentivement les instructions du professionnel de santé
pour assurer l'efficacité la prophylaxie.

2- Dépistage du VIH chez le nourrisson

Le dépistage du nourrisson né d'une mère PV VIH est une étape importante


pour connaître son état sérologique le plus tôt possible et mettre en place une
prise en charge adaptée si nécessaire. Il faut noter que les tests de dépistage
utilisé chez les adultes ne sont pas toujours adaptés au nourrisson en raison
de la présence d’anticorps maternelle dans le sang.

9
Le dépistage VIH le nourrisson peut être réalisé à différents moments en
fonction de l'âge de l'enfant et des recommandations médicales. voici
quelques exemples de stratégie de dépistage :

- Dépistage précoce : il est possible de réaliser un premier test dès les


premières semaines de vie, voir même quelques jours après la naissance.
ce dernier permet d'identifier rapidement les enfants potentiellement
affectés et de mettre en place une prise en charge précoce.
- Tests répétés : en raison de la présence d'anticorps maternels, il est
nécessaire de répéter les tests généralement entre eux et 6 mois pour
confirmer le statut de l'enfant.
- Tests virologiques : permet de détecter la présence d'un virus un
échantillon biologique tel que le sang la salive nous avons la recherche
d'ARN viral ou d'ADN proviral qui sont les plus fiables pour détecter
une infection au VIH le bébé, il permet de détecter la présence du virus
lui-même non seulement des anticorps.
- Tests sérologiques : il détecte les anticorps anti VIH. ils sont utilisés
chez les enfants les plus grands )18 mois) lorsque les anti corps
maternels ont disparu.
3- Suivi clinique et immunologique

Le suivi clinique est immunologique du nourrisson né d'une mère porteuse du


VIH est un élément essentiel de sa prise en charge. Il permet de dépister
d'éventuels complications liées à l'exposition au VIH, surveiller l'efficacité
du traitement prophylactique, et de s'assurer du bon développement de
l'enfant. Ce suivi consiste en des examens réguliers de l'enfant par un
professionnel de santé qualifié.

Ces examens permettent de surveiller :

10
- La croissance et le développement (le poids la taille le périmètre
crânien) sont mesurés irrégulièrement pour s'assurer de sa croissance
- L'état général : qui permet de détecter d'éventuels signes d'infection ou
d'autres problèmes de santé, l'état de la peau, des muqueuses, des
organes (cœur poumons) est vérifié.
- La tolérance du traitement : si l'enfant reçoit un traitement anti
rétroviral, sa tolérance à ce traitement est surveillé, d'éventuels effets
secondaires sont recherchés.
Le suivi immunologique quant à lui consiste en la réalisation des tests
sanguins pour évaluer le système immunitaire de l'enfant ces tests
permettent de mesurer :
- Le taux de lymphocytes CD4 : les lymphocytes CD4 sont des cellules
du système immunitaire qui sont ciblés par le VIH le nombre est un
indicateur important de l'état du système immunitaire
- La charge virale : elle mesure la quantité de virus présente dans le sang.
elle permet de suivre l'efficacité du traitement anti rétroviral et de
détecter des fonctions résistances.
Voici quelques exemples de moments clés de suivi clinique et
immunologique d’un nourrisson né de mère PV VIH.
 Dès la naissance un examen clinique complet et réalisé pour
évaluer l'état général de l’enfant, un premier test de dépistage du
VIH est effectué
 Premier mois des consultations régulières sont programmées pour
surveiller la croissance le développement et l’état général de
l’enfant, des tests de dépistage du VIH sont répétés le taux de
lymphocytes CD4 et la charge virale sans mesurés.
 Au-delà de 18 mois si les tests de dépistage sont négatifs et que
l'enfant ne présente aucun signe d'infection, le suivi peut être

11
espacé une sérologie VIH peut être réalisé pour confirmer
définitivement le statut sérologique de l'enfant.
4- Soutien à l’allaitement

L'allaitement maternel est reconnu comme étant la meilleure source de


nutrition pour le nourrisson, apportant de nombreux bénéfices pour leur santé et
leur développement.

Cependant pour les femmes vivant avec le VIH l'allaitement maternel peut
être source de question et d'inquiétude en raison du risque de transmission du
virus à l'enfant. les recommandations de l'Organisation Mondiale de la Santé
(OMS)et d'autres organisations de santé publique comme l'ONU SIDA, le
programme commun des nations unies pour le VIH SIDA , l'UNICEF fond des
nations unies pour l'enfance, la société savante et organisation professionnelle,
l'Organisation Non Gouvernementale ont évolué au fil des années. Aujourd’hui
il est reconnu que les femmes vivant avec le VIH SIDA peuvent allaiter en toute
sécurité à condition de suivre un traitement antiretroviral ARV efficace et de
respecter certaines précautions. Voici quelques exemples de mesures mise en
place pour soutenir l'allaitement maternel chez les femmes vivant avec le VIH :

 Consultation d’allaitement : des consultations d’allaitement avec


des professionnels de santé qualifiés peuvent aider les femmes à
surmonter les difficultés liées à l'allaitement et adopter de bonnes
pratiques
 Groupe de soutien : ils permettent aux femmes de partager leurs
expériences, de recevoir des conseils et de se sentir moins isolées
 Information et éducation : il est important d'informer les femmes
vivantes avec le VIH sur les bénéfices et les risques de
l'allaitement, ainsi que sur les moyens de réduire le risque de
transmission du virus à l'enfant.

12
IV- PRISE EN CHARGE DE L’ALLAITEMENT MATERNEL CHEZ
UNE PATIENTE PVVIH

La prise en charge de l’allaitement maternel chez une personne vivant avec le


VIH nécessite une approche adaptée de l’encontre les risques de transmission
du VIH au nourrisson et des recommandations de santé publique. Toutefois le
VIH peut se transmettre par le lait maternel en particulier dans les premières
semaines de vie cette transmission est réduite si la mère suit un traitement
anti retro-viral efficace avec une charge virale indétectable.

1- Les conditions d’allaitement chez une patiente (PVVIH)

Il convient de souligner que les conditions nécessaires pour l'allaitement sont


nombreuses à savoir :

- Le traitement antirétroviral (TAR) efficace la mère doit recevoir un


traitement anti rétroviral pour réduire la charge virale
- Un suivi médical constant c'est-à-dire la mère et le nourrisson doivent
être suivi régulièrement pour surveiller la charge virale entre autres
consultations avec un spécialiste en VIH ou un pédiatre expérimenté
dans la prise en charge des PVVIH.
- Prise en charge de nourrisson : le nourrisson doit être suivi pour la
détection précoce du VIH. généralement par de tests virologiques ( PCR
,VIH) 4-6 semaines de vie si le nourrisson est exposé au VIH, des
traitements prophylactiques peuvent être administrés.
- Absence de complication de santé maternelle c'est-à-dire la mère ne doit
pas présenter des complications de santé liées au VIH (par exemple les
infections opportunistes ou une mauvaise adhérence au traitement )car
l'allaitement pourrait ne pas être recommandé.

13
- Éducation de soutien : la mère doit bien être informé des risques et des
mesures préventives et qu'elle reçoive un soutien approprié pour gérer
l'allaitement.
Toutefois il est important de noter que l'allaitement chez une personne
vivant avec le VIH est possible si la charge virale est un détectable, si le
suivi médical est rigoureux et si les conditions d'allaitement sont bien
maîtrisés. en revanche, l'allaitement chez les nourrissons nés de mères
porteuse du VIH ont des avantages et des inconvénients.
2- Avantages et inconvénients de l'allaitement chez un nourrisson
né d'une PV VIH
 Avantages

Comme avantage nous avons :

- Nutrition optimale : le lait maternel une nutrition optimale pour le


nourrisson notamment les anticorps qui aident à protéger contre les
infections
- Développement cognitif : c’est-à-dire l’allaitement a été associé à un
développement cognitif plus rapide et à de meilleurs résultats scolaires.
- Réduction des risques d’infection : le lait maternel contient les anticorps
aide à protéger le nourrisson contre les infections, prenons le cas des
infections respiratoires et gastro-intestinales.
 Inconvénients

Comme inconvénient nous pouvons citer :

- Les risques de transmission du VIH : dans la mesure où le lait maternel


peut transmettre le VIH au nourrisson si la mère a une charge virale
- Nécessité le traitement anti-retroviral
- Surveillance médicale régulière : le nourrisson doit être suivi
régulièrement pour surveiller les effets secondaires du stress et anxiété :

14
la mère peut ressentir le stress, la peur et l’anxiété lié à la transmission
du VIH et à la nécessité de traitement ARV. cependant il est important
de noter qu’il est strictement essentiel pour consulter un professionnel
de santé pour obtenir des conseils personnalisés.
3- Les mesures pour réduire les risques de transmission du VIH
pendant l’allaitement

Les différentes mesures pour réduire les risques de transmission sont les
suivantes :

- Traitement anti-retroviraux (TAR)


- Allaitement exclusif pendant les six premiers mois de vie
- Surveillance médicale régulière
- Test de dépistage du VIH pour le nourrisson le nourrisson doit être testé
pour le VIH à 6 semaines et à 6 mois pour détecter toute infection
précoce
- Prévention de mastite
- Suivi de la charge virale
En suivant ces mesures il est possible de réduire les risques de
transmission du VIH pendant l'allaitement pour protéger la santé du
nourrisson.
4- Suivi du nourrisson exposé au VIH

Lorsqu’un néonatal est né d’une mère porteuse VIH il est important de suivre
régulièrement son état de santé pour détecter rapidement toute éventuelle
infection par le VIH.

Comme suivi nous pouvons citer :

- Test de dépistage de VIH à 6 semaines : tester à 6 semaines pour


détecter toute infection

15
- Test de dépistage VIH à 6 mois ou confirmer les résultats les tests
précédents
- Test de dépistage du VIH à 12 mois pour détecter toute infection
tardive
- Surveillance clinique régulière : le nourrisson doit être pour surveiller
les signes de maladie tels que la fièvre, les infections respiratoires, des
problèmes gastro-intestinaux
- Vaccination : le nourrisson doit recevoir les vaccins pour prévenir les
infections opportunistes :c'est le cas par exemple de la pneumonie, la
tuberculose…
- surveillance des paramètres biologiques : prenons le cas de sa charge
virale, le taux de CD 4 … Surveiller régulièrement pour détecter toute
anomalie.

V- ROLE DE LA THERAPIE ANTIRETROVIRAL DANS LA


PREVENTION DE LA TRANSMISSION

La thérapie anti-retro virale TAR à révolutionné la prise en charge du VIH et


a eu un impact considérable sur la prévention de la transmission du VIH de la
mère à l'enfant. Grâce à la thérapie anti-retro virale, il est aujourd'hui
possible de réduire considérablement voire éliminer le risque de transmission
du virus pendant la grossesse, l'accouchement et l'allaitement.

1- Les effets de la thérapie anti-retro virale sur la charge virale

La thérapie anti-retro virale et la charge virale, une relation étroite. La charge


virale est un indicateur clé de l'activité du VIH dans l'organisme. elle représente
la quantité des virus présente dans le sang, plus la charge virale est élevée , plus
le risque de transition du VIH est important et plus le système immunitaire est
affaibli.

16
La TAR et une combinaison de médicaments anti-retro viraux qui agissent à
différentes étapes du cycle de réplication du VIH. après le début de la TAR , la
charge virale diminue généralement de manière significative en quelques
semaines ou quelques mois. La plupart des personnes atteignent une charge
virale indétectable dans les 3 a 6 mois suivant le début du traitement, à condition
de prendre leur médicament régulièrement et de suivre les conseils médicaux.

Une charge virale indétectable et l’objectif essentiel pour des personnes vivant
avec le VIH car elle présente de nombreux avantages : lesquels le maintien
d’une bonne santé, la prévention de la transmission du VIH, la prévention de la
transmission de la mère à l’enfant.

Comme exemple d'impact de la TAR sur la charge virale :

- Avant la TAR, une personne vivant avec le VIH peut avoir une charge
virale de plusieurs centaines de milliers voire des millions de copies par
millilitres de sang.
- Après quelques mois de la date la charrue virale peut diminuer à
quelques centaines de copies par millilitres puis devenir un détectable
en quelques mois.
- Le maintien de la charge virale indétectable si la personne continue à
prendre régulièrement ses médicaments ARV sa charge virale restera
indétectable ce qui lui permettra de rester en bonne santé et de ne pas
transmettre le VIH.
2- Rôle de la thérapie antirétrovirale dans la transmission du VIH
de la mère à l’enfant

La TAR agit à plusieurs niveaux pour prévenir la transmission du VIH de la


mère à l'enfant. Elle permet de réduire la quantité de virus présente dans le sang
de la mère, elle permet de protéger le fœtus contre l'infection pendant la
grossesse en réduisant la quantité de virus qui peut traverser le placenta. Associé

17
à d'autres mesures telles que l'administration des zidovudine intraveineuse à la
mère pendant l'accouchement permet de réduire le risque de transmission au
moment de la naissance, chez les femmes qui suivent en traitement ARV efficace
et dont la charge virale est indétectable, le risque de transmission est faible.

Quelques exemples concrets de l’impact de la TAR sur la prévention de la


transmission du VIH et la mère à l'enfant

 Avant la TAR sans traitement le risque de transmission du VIH de


la mère à l'enfant était d'environ 20 à 45 %
 Avec la TAR, le risque de transmission est aujourd'hui inférieur à 1
% dans les pays où les femmes ont accès aux soins
3- Types de thérapie antirétrovirale utilisés pour la prévention du
VIH de la mère à l’enfant

La thérapie antirétrovirale utiliser pour la prévention de la (TME )repose sur


l’utilisation d’une combinaison de médicaments anti-retro viraux (ARV). Ceux-
ci agissent à différentes étapes du cycle de réplication du VIH, bloquant ainsi la
multiplication du virus et réduisant sa quantité dans l’organisme.

Il existe plusieurs classes de médicaments ARV chacune ayant un mécanisme


d’actions différentes. Les classes les plus courantes sont :

 Les inhibiteurs de la transcriptase inverse un nucléosidique (ITIN)


. Ces médicaments bloque les enzymes essentielles à la
reproduction du VIH il nous empêche ainsi au virus de fabriquer de
nouvelles copies de son matériel génétique.
Exemple : Zidovudine (AZT) ,lamivudine (3TC), tenofovir(TDF).
 Les inhibiteurs de la transcriptase inverse non nucléosidique(
INNTI) . Il s'agisse également sur la transcriptase inverse mais
d'une manière différente de ITIN il se lit à l'enzyme et l'empêche de
fonctionner correctement.

18
Exemple : nevirapine (NVP), Efavirenz (EFV)
 Les inhibiteurs protéases (IP) : ainsi le virus de fabriquer les
protéines dont il a besoin pour se repiquer. Exemple : Lopinavir
(LPV), Atazanavir( ATV).
Les Recommandation actuelle préconisent l'utilisation d'une
combinaison de trois médicaments ARV pour la prévention de la
TME. Cette fille thérapie permet d'obtenir une suppression virale
efficace et de réduire au maximum le risque de transmission du
virus à l'enfant les combinaisons les plus courantes sont :
 Deux ITIN + un INNTI : Zidovudine+ lamivudine+ nevirapine ou
Efavirenz
 Deux ITIN + un IP : Tenofovir+ emtricitabine (FTC) + Lopinavir
ou Atazanavir
Le choix de la combinaison de médicaments ARV dépend de
plusieurs facteurs tel que le stade de l'infection de la mère ,ces
antécédents médicaux, les recommandations nationales ou
international et la disponibilité des médicaments.
4- Les effets secondaires de la thérapie antirétrovirale

La thérapie antirétrovirale (TAR) est essentielle pour santé des enfants


vivant avec le VIH et pour prévenir la transmission du virus.
Cependant comme tout médicament il peut entraîner des effets
secondaires. Il est important de connaître ces derniers afin de les suivre
et de mieux les gérer. Nous avons par-là les effets secondaires courants
qui sont les plus fréquents généralement légers qui disparaissent
spontanément ou avec un traitement symptomatique. il peuvent inclure
des troubles digestifs ( nausées ,vomissements ,diarrhée) les troubles
du sommeil, des éruptions cutanées de la fatigue ou des maux de tête.

19
Les effets secondaires courants mais les plus graves qui nécessitent
une attention médicale particulière ; ils peuvent inclure des réactions
sanguines ou des troubles neurologiques.

Enfin les effets secondaires à long terme ; ils peuvent apparaître après
plusieurs mois ou années de traitement. ils peuvent inclure le changement dans
la répartition des graisses (lipodystrophie), les problèmes métaboliques (diabète
hyperlipidémie) ou une diminution de la densité osseuse.

Les risques de développer les effets secondaires varient d’un enfant à l’autre et
de plusieurs facteurs tels que :

 L’âge de l’enfant : ouais nourrisson et les jeunes enfants peuvent


être plus sensibles aux effets secondaires que les grands.
 L'état de santé général : les enfants ayant d’autres problèmes de
santé peuvent être plus susceptibles à développer les effets
secondaires
 Les médicaments ARV utilisés et la durée du traitement.
La surveillance et la gestion des effets secondaires sont essentiels
pour assurer la sécurité et le bien-être des enfants sous TAR. il est
important de :
- Informer les parents
- Effectuer un suivi régulier
- Signaler les effets secondaires
- Ne pas interrompre le traitement sans avis médical
En cas d’effets secondaires il faut :
 Contacter immédiatement le médecin
 Décrire précisément les symptômes
 Suivre les conseils médicaux

20
VI- IMPACT DU TRAITEMENT SUR LE RISQUE DE
TRANSMISSION DU VIH DE LA MERE A L’ENFANT

Le traitement antirétroviral a changé la prise en charge du VIH et a eu


un impact considérablement sur la prévention de la transmission de la
mère à l’enfant. . (TME) avant l’avènement du TAR, le risque de
transmission du VIH de la mère à l’enfant était élevé, mais grâce à ces
traitements, il est désormais possible de réduire ce risque d
significative.
1- Réduction significative du risque de transmission

Le TAR a permis de réduire de façon spectaculaire le risque de transmission du


VIH de la mère à l’enfant. Des études ont montré que le TAR, lorsqu’il est pris
correctement peut réduire le risque de transmission à moins de 5%. Dans
certains cas, le risque peut même être inférieur à 1%.

2- Importance de l’observance du traitement antirétroviral

Pour que le TAR, soit efficace dans la prévention de la (TME) il est essentiel que
la mère prenne son traitement de manière régulière et conformément aux
prescriptions médicales. L’observance du traitement est cruciale pour maintenir
une charge virale basse, voire indétectable, ce qui réduit considérablement le
risque de transmission du virus à l’enfant.

3- Bénéfices du traitement pour la santé de la mère et du bébé

Le TAR ne se limite pas à la prévention de la TME, il est également essentiel


pour la santé de la mère en renforçant son système immunitaire et en prévenant
les complications liées au VIH. De plus, le TAR réduit le risque de transmission
du VIH à d’autres partenaires sexuels, contribuant ainsi à la prévention de la
propagation du virus.

21
VII- PERSPECTIVES D’AVENIR ET RECHERCHE
1- Nouvelles stratégies de prévention

Les nouvelles stratégies de prévention contre la transmission du VIH par


l’allaitement maternel chez les patients incluent :

- Thérapie antirétrovirale (TAR) pour la mère : la TAR réduit la charge


virale de la mère et diminue ainsi le risque de transmission du VIH à
l’enfant.
- Prophylaxie antirétrovirale pour l’enfant : l’administration des
médicaments antirétroviraux à l’enfant après la naissance peut réduire la
transmission du VIH.
- Remplacement du lait maternel par des substituts : les femmes
séropositives peuvent utiliser les substituts du lait maternel tel que : des
laits infantiles pour nourrir leur enfant.
- L’allaitement maternel exclusif avec TAR peut être une option sûre pour
les femmes séropositives
- Conseil et soutien : les femmes séropositives doivent recevoir un conseil
et un soutien pour prendre des décisions éclairées concernant
l’allaitement maternel et la prévention de la transmission du VIH.
- Dépistage régulier de la charge virale : les femmes séropositives doivent
subir des tests réguliers pour surveiller leur charge virale et ajuster leur
traitement en conséquence.
- Utilisation de la thérapie antirétrovirale pour la prévention de la
transmission du VIH : la TAR peut être utilisée pour prévenir la
transmission du VIH DE LA mère à l’enfant pendant la grossesse,
l’accouchement et l’allaitement.
2- Recherche sur l’allaitement et le VIH
L’évaluation du risque résiduel de transmission malgré le
traitement.

22
Le risque de transmission du VIH par l’allaitement maternel chez
les personnes séropositives est un sujet complexe est délicat. Même
si le traitement antiretroviral réduit considérablement le risque de
transmission, il ne l’élimine pas complètement.
Les recherches ont montré que la charge virale de la personne qui
allaite est un facteur important dans la transmission du VIH,
pendant l’allaitement. Une charge virale indétectable chez le parent
qui allaite diminue grandement la probabilité de transmission, mais
ne la supprime pas entièrement.
Selon certaines études, le taux de transmission du VIH par
l’allaitement est estimé à environ 1% après six mois d’allaitement,
et à 3% après un an ; lorsque la mère suit un traitement contre le
VIH. Cependant, il est important de noter que ces chiffres peuvent
varier en fonction des facteurs tels que la durée du traitement,
l’observance du traitement et sa charge virale.
Il est également important de souligner que les médicaments contre
le VIH pour le nourrisson peuvent réduire le risque de transmission
du VIH par l’allaitement de façon remarquable.
3- Soutien psychosocial aux mères PVVIH pour favoriser
l’observance

Le soutien psychosocial aux mères séropositives est essentiel pour favoriser


l’observance du traitement et améliorer leur qualité de vie. Voici quelques :

- L’accompagnement émotionnel : les mères séropositives peuvent


éprouver des sentiments de culpabilité, d’anxiété et de dépression. Un
accompagnement émotionnel peut les aider à gérer les émotions et à
développer une meilleure estime de soi.
- Education et information : fournir des informations précises et à gérer
sur le VIH, le traitement et les stratégies de prévention peut aider les

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mères à prendre des décisions éclairées et à gérer leur santé de manière
autonome.
- Soutien social : les mères séropositives peuvent éprouver des difficultés
à partager leur statut sérologiques avec leurs amis. Un soutien social
peut les aider à développer un réseau de soutien et à réduire leur
sentiment d’isolement.
- Accès aux services de santé : les mères séropositives ont besoin d’un
accès régulier aux services de santé pour suivre leur traitement et leur
santé. un soutien pour accéder à ces services peut les aider à maintenir
leur observance.
- Soutien pour la parentalité : les mères séropositives peuvent éprouver
des difficultés à gérer leur rôle de parent en raison de leur statut
sérologique. Un soutien pour la parentalité peut les aider à développer
des stratégies pour communiquer avec leurs enfants et pour gérer les
défis liés à la parentalité.
- Soutien pour la gestion du stress, les mères séropositives peuvent
éprouver des niveaux élevés de stress en raison de leur statut
sérologique et de leurs responsabilités parentales. Un soutien pour la
gestion du stress peut les aider à développer des stratégies pour gérer
leur stress et améliorer leur bien-être.
- Soutien pour l’autonomisation : les mères séropositives peuvent
éprouver des difficultés à prendre des décisions concernant leur santé et
leur bien –être. Un soutien pour l’autonomisation peut les aider à
développer des décisions éclairées et pour affirmer leurs besoins.
En résumé le soutien psychosocial aux mères séropositives doit
être holistique et prendre en compte leurs besoins émotionnels,
sociaux, physiques et psychologiques.

24
CONCLUSION

En conclusion, l’allaitement maternel chez les femmes vivantes avec le VIH


représente un défi, mais aussi une source d’espoir.

Grâce aux progrès considérables de la médecine, notamment les traitements


antirétroviraux, le risque de transmission du VIH de la mère à l’enfant a été
considérablement réduis. Lorsqu’une mère PVVIH est sous traitement efficace
et observant, et que sa charge virale est indétectable, l’allaitement exclusif
pendant les six premiers mois de l’enfant est non seulement possible mais
recommandé par l’OMS. Cependant, il est important de souligner que le risque
zéro n’existe pas ; c’est pourquoi un suivi médical rigoureux de la mère et de
l’enfant est indispensable. Les nouvelles stratégies de préventions , telles que les
ARV à longue durée d’actions et les vaccins offrent de nouvelles perspectives
pour réduire davantage le risque de transmission du VIH par l’allaitement

En somme, l’allaitement maternel chez les PVVIH est un combat pour la vie, un
combat qui nécessité une approche globale combinant les avancées médicales, le
soutien psychosocial aux mères et l’engagement de tous les acteurs de santé.
Grâce à ces efforts, nous pouvons offrir aux enfants nés de mères PVVIH la
chance de vivre saine et sans VIH.

25
CONCLUSION

In conclusion, the breast-feeding among alive women with the VIH represents a
challenge, but also a source of hope.

Thanks to considerable progress of medicine, in particular the arv treatments,


the risk of transmission of the VIH of the mother to the child was considerably
reduce.When a mother PVVIH is under effective treatment and observing, and
that its viral load is undetectable, exclusive breast feeding during the first six
months of the child not only possible but is recommended by WHO.However, it
is significant to stress that risk zero does not exist;this is why a rigorous medical
follow-up of the mother and the child is essential. The new strategies of
preventions, such as the ARV at long duration of actions and the vaccines offer
new prospects to more reduce the risk of transmission of the VIH by breast
feeding

All things considered, the breast-feeding at the PVVIH is a combat for the life, a
combat which required a global solution combining the medical projections, the
psychosocial support for the mothers and the engagement of all the actors of
health. Thanks to these efforts, we can offer to the children born mothers
PVVIH the chance to live healthy and without VIH.

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