Cours Topologie
Cours Topologie
Anas Rodriguez
May 2024
t 7→ xM (t) ∈ R
t 7→ yM (t) ∈ R
La donnée de M est équivalente à celle de (xM (t), yM (t)). Comme C une courbe plane
D → C, t 7→ (x(t), y(t)).
Points Multiples
Si à un point de la courbe M on associe plusieurs valeurs de t, alors on a un point multiple.
Sinon, c’est un point simple.
En tous les points de M (D) sont simples, alors la courbe paramétrée est injective.
Pour trouver les points multiples : résoudre M (t1 ) = M (t2 ) pour t1 , t2 ∈ D.
Exemple
On considère M : R → R2 , t 7→ (t2 , t3 ).
• Trouver les points multiples :
• On résout :
t2 = u2 ⇒ t = ±u
t=u⇒u=t
t = −u ⇒ t3 = −u3 ⇒ t3 = −t3 ⇒ t = 0
• Bilan :
– M (t) n’est pas simple pour t = 0
– M (t) est simple pour t ̸= 0
1
Tangente à une courbe
Quand le vecteur dérivé existe et est non nul, alors la courbe admet une tangente dirigée par
ce vecteur. Si le vecteur dérivé existe et est nul, la courbe peut admettre une tangente ou deux
demi-tangentes distinctes.
Exemples
• M : t 7→ (t3 , t2 )
• On a M ′ (t) = (3t2 , 2t)
• Pour t ̸= 0, la courbe admet une tangente dirigée par M ′ (t).
M (t) = t2 + t3 + O(t4 )
Exemples de développements
• M : t 7→ (t, t2 )
• M : t 7→ (t, t3 )
Courbe en R2
Exemple
• M : t 7→ (t2 , t3 )
• Résolution :
• Pour t = u, on a t = u
• Pour t = −u, on a t = 0
2
Exercice de Démonstration
• M : R → R2 t 7→ (2t2 , t3 )
• Trouver les points multiples :
• Pour t = u, on a t = u
• Pour t = −u, on a t = 0
• Si tous les points sont réguliers, on dit que la courbe paramétrée est régulière.
3
Tangente au temps t0 au point M (t0 ) dirigée par M ′ (t0 ) :
x(t0 )
Équation de la tangente : en notant M (t0 ) = ,
y(t0 )
′
x (t0 )
et M ′ (t0 ) = ,
y ′ (t0 )
et (X, Y ) les coordonnées :
y ′ (t0 )
Y − y(t0 ) = (X − x(t0 )) (si x′ (t0 ) ̸= 0)
x′ (t0 )
Dérivée de la norme
p
Soit f : D → R2 et n = ∥f ∥ = f12 + f22 . Si au point t0 , f (t0 ) ̸= 0 et f dérivable en t0 , alors n
est dérivable en t0 et
f (t0 ) · f ′ (t0 )
n′ (t0 ) =
∥f (t0 )∥
Définition :
1/2
n(t) = (f (t) · f (t))
Corollaire : Si f : D → R2 est de norme constante et dérivable sur D, alors f ′ reste
orthogonale à f .
Démonstration : ∥f ∥ = constante
On dérive :
f′ · f = 0
Exemple
f (t) = (cos t, sin t)
4
Allures possibles
• p impair, q impair : allure ordinaire.
• p impair, q pair : inflexion.
• p pair, q impair : rebroussement de 1ère espèce.
• p pair, q pair : rebroussement de 2ème espèce.
Branches infinies
Il y a branche infinie lorsque ∥M ∥ → ∞. Cela peut être quand t → ±∞, ou quand t → c− , ou
quand t → c+ .
Pour chaque branche infinie, on cherche s’il y a une droite asymptote.
Exemple
t
Soit M (t) = t2 −1 , t23t
−1 .
• t → ±∞ :
y 3t
= =3
x t
Donc, asymptote oblique d’équation Y = 3X lorsque t → ±∞.
Branches infinies
Exemple
t 3t
Soit M (t) = t2 −1 , t2 −1 .
I− =] − ∞, −1[
I0 =] − 1, 1[
I+ =]1, +∞[
5
Étudions en t = 1 :
• On pose t = 1 + h et on étudie M (1 + h) quand h → 0− et quand h → 0+ .
• Pour x(1 + h) :
1+h 1+h
x(1 + h) = 2
=
(1 + h) − 1 h(2 + h)
1
∼ quand h → 0+ et h → 0−
h
• Pour y(1 + h) :
3(1 + h) 3(1 + h)
y(1 + h) = 2
=
(1 + h) − 1 h(2 + h)
3
∼ quand h → 0+ et h → 0−
h
On a alors une asymptote oblique.
Direction asymptotique
y(1 + h) 3
= + o(1)
x(1 + h) 2
3
donc, on a une direction asymptotique de pente .
2
Asymptote :
3 31 3
y− x= (1 + h) − x
2 2h 2
3 h
= (1 − + o(h))
2h 2
Donc, lorsque t → 1+ ou t → 1− ,
1
x→ , y → ±∞.
2
Graphique
• Asymptote : y = 32 x − 3
4
1 1
Pour t → ±∞, x = +1+ ,
t t
3t
y= 2
t −1
1
= 3 1 + 2 ∼ 3.
t
On a donc des asymptotes obliques :
y = 3x et y = −3x
6
Tableau de variations conjointes de x et y
1(t − 1) − t · 1 1
x′ (t) = =−
(t − 1)2 (t − 1)2
3(t2 − 1) − 3t · 2t −3(t2 + 1)
y ′ (t) = =
(t2 − 1)2 (t2 − 1)2
t −∞ −1 1 +∞
x′ (t) − − +
y ′ (t) − − +
1
x 1 2 1
y 0 +∞ 0
Courbure
Pour une courbe paramétrée M (t) :
• M (t) = t2 −1
t
, t23t
−1
• En coordonnées :
(x′′ y ′ − y ′′ x′ )
K=
(x′2 + y ′2 )3/2
• En complexes :
• Pour une courbe parcourue à vitesse 1 (c’est-à-dire paramétrée par abscisse curviligne) :
M ′′ = K · JM ′
JM ′ (t)
C(t) = M (t) + r(t)
∥M ′ (t)∥
7
Courbes dans l’espace
Soit M : I → R3 , un intervalle de R.
• Produit vectoriel de deux vecteurs de R3 :
u1 u2 u3
u×v =
v1 v2 v3
• Propriétés :
– v × u = −u × v
– (λu) × v = λ(u × v)
– (u + v) × w = u × w + v × w
• Produit mixte :
[u, v, w] = det(u, v, w)
= u · (v × w)
• Propriétés :
– u × v est orthogonal à u et v
– ∥u × v∥ = ∥u∥∥v∥ sin θ
Lemme
Soit M : I → R3 une courbe de classe C 2 parcourue à vitesse 1. Les propriétés suivantes sont
équivalentes :
• ∀t ∈ I, M ′′ (t) = 0
• ∀t ∈ I, K(t) = 0
• M (I) est une portion de droite.
8
Repère de Frenet
Pour M : I → R3 birégulière à vitesse 1, on définit :
• T = M ′ , vecteur tangent unitaire
• K = ∥M ′′ ∥, courbure
• N= 1 ′′
KM , vecteur normal unitaire (principal)
• B = T × N , vecteur ”binormal”
• Le repère de Frenet au temps t : (M (t), T (t), N (t), B(t))
• La torsion :
τ = N′ · B
T ′ = KN
N ′ = −KT − τ B
B′ = τ N
Démonstration : On a défini K = ∥M ′′ ∥ et N = 1 ′′
KM . D’où T ′ = KN .
Lemme
Si A : I → R3 et B : I → R3 tels que ∀t ∈ I, A(t) · B(t) = 0, alors A′ · B = B ′ · A.
A′ · B = B ′ · A
9
Par le rappel :
T ′ · T = 0, N ′ · N = 0, B′ · B = 0
Par la dérivée de K et N :
T · N = 0, T · B = 0, N ·B =0
Par la définition de τ :
N · T = −K, B · T = 0, N ′ · B = −τ
Définition
• Plan osculateur (au temps t) : Plan passant par M (t) et dirigé par T (t) et N (t).
• Rayon de courbure : r = 1
K(t)
′
JM (t)
• Centre de courbure corrigé : C(t) = M (t) + r(t) ∥M ′ (t)∥
Philosophie
• T , N , B : Tangent, normal, binormal
• Fonction K : Courbure, quantifie la variation du tangent (de la direction de la droite
tangente)
M′
T =
∥M ′ ∥
M ′ × M ′′′
B=
∥M ′ × M ′′′ ∥
N =B×T
∥M ′ × M ′′ ∥
K=
∥M ′ ∥3
(M ′ × M ′′ ) · M ′′′
τ=
∥M ′ × M ′′ ∥2
10
Formules de Frenet
T ′ = νKN
N ′ = −νKT − ντ B
B ′ = ντ N
M′
T =
∥M ′ ∥
M ′′ − (M ′′ · T )T
N=
∥M ′′ − (M ′′ · T )T ∥
B =T ×N
• M ′′ = ν ′ T + ν 2 KN
S : I × [0, 2π] → R3
(u, v) 7→ S(u, v)
avec :
Idée
Collection de cercles de rayon a centrés en M (u), situés dans le plan normal défini par M (u),
N (u), B(u).
Intérêts
Tracer un tube de petit rayon le long de la courbe donne un meilleur rendu que le tracé de la
courbe elle-même : on voit mieux la direction de la courbe, les endroits où elle passe devant ou
derrière, et on apprécie mieux la profondeur.
11
Exemple
• Hélice
• Tube
Surfaces dans R3
De même qu’une courbe dans R2 ou R3 est une application d’une variable à valeurs vectorielles,
on peut considérer une surface paramétrée comme une application de 2 variables à valeurs vec-
torielles.
On appelle nappe paramétrée ou surface paramétrée une application différentiable x : U → Rn
où U est un ouvert de R2 (on prend souvent n = 3).
Plus généralement, x : A → Rn avec A ⊂ R2 , pas forcément ouvert, en supposant en plus
qu’on peut prolonger x en x̃ : U → Rn différentiable avec U ouvert contenant A.
La surface x(U ) ou x(A) obtenue comme image de x s’appelle la trace de x.
Très souvent, A est un rectangle ouvert ou fermé : A = [a, b] × [c, d] ou A =]a, b[×]c, d[.
Exemple
Une sphère de rayon a :
h π πi
[0, 2π] × − , → R3
2 2
(u, v) 7→ (a cos u cos v, a cos u sin v, a sin v)
Dérivées partielles
On définit les dérivées partielles :
∂x ∂x
,
∂u ∂v
et les applications partielles :
Matrice jacobienne
La matrice jacobienne d’une nappe x : U → Rn est l’application Jx (x) : U → MatR (n × 2) :
∂x1 ∂x1
∂u ∂v
(u, v) 7→ ∂x
∂u
2 ∂x2
∂v
∂x3 ∂x3
∂u ∂v
Le rang d’une matrice A est défini comme le plus grand entier k tel que A admet une sous-
matrice carrée de taille k × k de déterminant non nul.
12
Lemme
Les conditions suivantes sont équivalentes :
• ∂x
∂u ∧ =0∂x
∂v
• rg ∂u
∂x ∂x
, ∂v < 2
• La matrice jacobienne Jx (x) est de rang < 2.
Corrélation : Si x : U → Rn est une nappe, les conditions suivantes sont équivalentes :
• ∂x
∂u (u0 , v0 ) = 0 en (u0 , v0 )
• ∂x
∂v (u0 , v0 ) = 0 en (u0 , v0 )
• La matrice jacobienne Jx (x) est de rang < 2 en (u0 , v0 )
Définition
Une nappe régulière est une nappe x : U → Rn pour laquelle Jx (x) est de rang 2 en tout
(u, v) ∈ U .
Une nappe est injective si x(u0 , v0 ) = x(u1 , v1 ) ⇒ (u0 , v0 ) = (u1 , v1 ).
Remarque : Une nappe peut être régulière sans être injective.
Exemple
x :] − 1, 1[×] − 1, 1[→ R3
La nappe de la sphère vue plus haut n’est pas régulière aux points (u, v) avec v = ± π2 .
Cela correspond à deux segments disjoints de l’espace de départ, mais à deux points dans
l’espace d’arrivée.
x : U → R3
(u, v) 7→ (u, v, h(u, v))
Elle est de rang 2 en tout (u, v) ∈ U . L’image de x est le graphe de h. Description par équation
: z = h(x, y).
13
Exemple
• Paraboloı̈de de révolution :
• Paraboloı̈de elliptique :
Paramétrage cartésien :
x : R2 → R3
(u, v) 7→ (u, v, au2 + bv 2 )
Paramétrage en polaires :
x : R2 → R3
(r, θ) 7→ (r cos θ, r sin θ, ar2 cos2 θ + br2 sin2 θ)
Surface en selle
Surface obtenue avec des signes différents :
r2 (a cos θ + b sin θ)
Selle à n creux :
(u, v) 7→ (u, v, u2 − v 2 )
Tore en ellipse
Surface en huit
C’est la surface de révolution d’un ”8” autour de son axe vertical. Un paramétrage :
x : R2 → R3
(u, v) 7→ (cos u cos v, sin u cos v, sin v)
La surface en huit n’est pas régulière à cause du point à l’origine. Elle est régulière partout
ailleurs.
14
Parapluie de Whitney
Paramétrage :
x : (u, v) 7→ (u, uv, v 2 )
Matrice jacobienne :
1 0
v u
Jx (x) =
0 2v
Elle est de rang 2 sauf lorsque (u, v) = (0, 0). Partout ailleurs, ∇(u, v) ̸= 0.
Vecteurs tangents
Soit S une surface régulière dans R3 et soit P ∈ S. On dit que v ∈R3 est tangent à S en P s’il
existe une courbe paramétrée M :]a, b[→ R3 telle que :
M (0) = P et M ′ (0) = v
L’espace tangent à S en P est l’ensemble des vecteurs tangents à S en P .
Si S est une surface paramétrée par x : U → R3 , alors les colonnes de la matrice jacobienne
au point (u0 , v0 ) ∈ U donnent deux vecteurs tangents à S en x(u0 , v0 ).
Les courbes correspondantes sont obtenues en gardant une variable fixe :
u 7→ x(u, v0 ) ou v 7→ x(u0 , v)
Lemme : Soit P un point d’une surface régulière S dans R3 . Alors l’espace tangent à S est
un sous-espace de dimension 2 de TP R3 (l’espace tangent en P à R3 ).
Vecteurs normaux
Définition : Un vecteur est dit normal à une surface S en un point P s’il est orthogonal à tous
les vecteurs tangents à S en P .
Annexes
Annexe A: Examen
Consignes
Recopiez ce résumé des consignes : Ni calculatrice, ni document, ni téléphone.
15
Exercice 2 : Paramétrage de courbe plane à partir d’une
description implicite
On considère l’ensemble C des points (x, y) du plan vérifiant l’équation
x(x2 + y 2 ) = x2 − y 2
Pour chaque t ∈ R, notons D(t) la droite de pente t passant par l’origine, et I(t) = C ∩ D(t).
Rappel : on peut décrire D(t) comme l’ensemble des couples (x, tx) pour x parcourant R.
1. En substituant dans l’équation qui décrit C les coordonnées d’un point de D(t), obtenir
une description de l’ensemble I(t) par une équation reliant x et t.
2. En résolvant cette équation, décrire, selon t, l’ensemble de ses solutions, c’est-à-dire
l’ensemble I(t).
3. En déduire une description de l’ensemble C comme courbe paramétrée.
1 − t2 1 − t2
f (t) = , g(t) = t , h(t) = t3
1 + t2 1 + t2
−4t 1 − 4t2 − t4
f ′ (t) = , g ′ (t) = , h′ (t) = 3t2
(t2
+ 1)2 (t2 + 1)2
4(3t2 − 1) 4(t2 − 3)t
f ′′ (t) = , g ′′ (t) = , h′′ (t) = 6t
(t2 + 1)3 (t2 + 1)3
1. Quelle est la parité de chacune des fonctions f , g, h ?
2. Donner un développement limité à l’ordre 3 en t = 0 de chacune des fonctions f , g, h.
3. On considère la courbe X : R → R2 définie par X(t) = (g(t), h(t)).
• (a) Des symétries permettent-elles de réduire le domaine d’étude ?
• (b) Donner un développement limité de X à l’ordre 3 en t = 0.
• (c) Dire si X a en t = 0 un point régulier ou singulier.
• (d) Allure de la courbe en ce point : ordinaire, inflexion, rebroussement ?
• (e) Tangente à la courbe en ce point ?
• (f) Position relative de la courbe par rapport à sa tangente en ce point ?
4. Dans cette question on considère la courbe Y : R → R2 définie par Y (t) = (h(t), f (t)).
• (a) Des symétries permettent-elles de réduire le domaine d’étude ?
• (b) Donner un développement limité de Y à l’ordre 3 en t = 0.
• (c) Dire si Y a en t = 0 un point régulier ou singulier.
• (d) Allure de la courbe en ce point : ordinaire, inflexion, rebroussement ?
• (e) Tangente à la courbe en ce point ?
16
• (f) Position relative de la courbe par rapport à sa tangente en ce point ?
5. Dans cette question on considère la courbe Z : R → R2 définie par Z(t) = (f (t), g(t)).
• (a) Des symétries permettent-elles de réduire le domaine d’étude ?
• (b) Donner un développement limité de Z à l’ordre 3 en t = 0.
• (c) Dire si Z a en t = 0 un point régulier ou singulier.
• (d) Allure de la courbe en ce point : ordinaire, inflexion, rebroussement ?
• (e) Tangente à la courbe en ce point ?
• (f) Position relative de la courbe par rapport à sa tangente en ce point ?
• (g) La courbe Z admet-elle un point multiple ? Donner sa position, les temps de passage
à cette position, et les tangentes à la courbe en ce point.
17
Annexe B: Solutions
x(x2 + t2 x2 ) = x2 − t2 x2
x3 (1 + t2 ) = x2 (1 − t2 )
Pour x ̸= 0, on peut simplifier par x2 :
x(1 + t2 ) = 1 − t2
1 − t2
x=
1 + t2
1−t2
2. L’ensemble I(t) est donc décrit par les points (x, tx) tels que x = 1+t2 . On obtient :
1 − t2 1 − t2
I(t) = ,t
1 + t2 1 + t2
2 2
Soit x(t) = 1−t 1−t
1+t2 et y(t) = t 1+t2 .
3. On peut alors paramétrer l’ensemble C par :
1 − t2 1 − t2
M (t) = , t
1 + t2 1 + t2
18
Exercice 3 : Trois courbes planes
1. Les parités des fonctions sont :
• (c) En t = 0, X(0) = (0, 0), X ′ (0) = (1, 0), donc X a un point régulier en t = 0.
• (d) Allure de la courbe en ce point : ordinaire.
• (e) Tangente à la courbe en ce point : y = 0.
• (f) Position relative de la courbe par rapport à sa tangente en ce point : la courbe est
tangente à l’axe des abscisses en (0, 0).
4. Pour la courbe Y (t) = (h(t), f (t)) :
• (a) h(t) est impaire et f (t) est paire, donc Y (−t) = −Y (t).
• (b) Développement limité de Y à l’ordre 3 en t = 0 :
• (c) En t = 0, Y (0) = (0, 1), Y ′ (0) = (0, 0), donc Y a un point singulier en t = 0.
• (d) Allure de la courbe en ce point : ordinaire.
• (e) Tangente à la courbe en ce point : y = 1.
• (f) Position relative de la courbe par rapport à sa tangente en ce point : la courbe est
tangente à la droite y = 1 en (0, 1).
5. Pour la courbe Z(t) = (f (t), g(t)) :
• (a) f (t) est paire et g(t) est impaire, donc Z(−t) = −Z(t).
• (b) Développement limité de Z à l’ordre 3 en t = 0 :
• (c) En t = 0, Z(0) = (1, 0), Z ′ (0) = (0, 1), donc Z a un point régulier en t = 0.
19
• (d) Allure de la courbe en ce point : ordinaire.
• (e) Tangente à la courbe en ce point : x = 1.
• (f) Position relative de la courbe par rapport à sa tangente en ce point : la courbe est
tangente à la droite x = 1 en (1, 0).
• (g) La courbe Z admet un point multiple en t = ±1. Les tangentes en ce point sont (1, 0)
et (0, 1).
i j k
H ′ (t)×H ′′ (t) = sinh(t) cosh(t) 0 = (i(cosh(t)·0−sinh(t)·0)−j(sinh(t)·0−cosh(t)·0)+k(sinh(t) cosh(t)−cosh(t) sinh
cosh(t) sinh(t) 0
q q q
∥H ′ (t)∥ = sinh2 (t) + cosh2 (t) = cosh2 (t) − sinh2 (t) + 2 sinh2 (t) = 1 + 2 sinh2 (t)
0
K(t) = q 3 = 0
2
1 + 2 sinh (t)
20
H ′ (0) = (sinh(0), cosh(0)) = (0, 1)
H ′′ (0) = (cosh(0), sinh(0)) = (1, 0)
∥H ′ (0) × H ′′ (0)∥ 1
K(0) = = 3 =1
∥H ′ (0)∥3 1
1 (0, 1)⊥
C(0) = H(0) + = (1, 0) + (0, 1) = (1, 1)
1 1
z =1−t
x2 + y 2 = t2 cos2 (τ t) + t2 sin2 (τ t) = t2
(z − 1)2 = (−t)2 = t2
Donc M ([0, 1]) est inclus dans C. √
2. Montrons que la norme du vecteur vitesse de la courbe M au temps t est v(t) = 2 + τ 2 t2
:
cos(τ t) − τ t sin(τ t)
M ′ (t) = sin(τ t) + τ t cos(τ t)
−1
q
2 2
∥M ′ (t)∥ = (cos(τ t) − τ t sin(τ t)) + (sin(τ t) + τ t cos(τ t)) + (−1)2
q
= cos2 (τ t) − 2τ t cos(τ t) sin(τ t) + τ 2 t2 sin2 (τ t) + sin2 (τ t) + 2τ t sin(τ t) cos(τ t) + τ 2 t2 cos2 (τ t) + 1
q
= cos2 (τ t) + sin2 (τ t) + τ 2 t2 (sin2 (τ t) + cos2 (τ t)) + 1
p p
= 1 + τ 2 t2 + 1 = 2 + τ 2 t2
3. En déduire une expression de la longueur de la courbe M comme une intégrale :
Z 1 Z 1p
L= ∥M ′ (t)∥ dt = 2 + τ 2 t2 dt
0 0
√
4. Par le changement de variable u = τ t/ 2 dans cette intégrale, on obtient :
√
Z τ/ 2
2 p
L= 1 + u2 du
τ 0
21
Exercice 1
Soit U un ouvert de R et M : U → R3 une courbe paramétrée birégulière. On note (M (t), T (t), N (t), B(t))
le repère de Frenet en M (t).
1. Plan normal P à M en M (t) :
Exercice 2
Courbe plane M : R → R2 définie par
M (t) = t2 − t3 + t5 , t2 − t3 + t4 .
Exercice 3
Courbe M (t) = (cos(3t), 2 tan t).
1. Domaine de définition.
2. Construction du graphe à partir de la restriction à [0, π2 [.
22
Exercice 4
Soit S = {x2 + y 2 + z 2 = 1} et u0 = (a, b, c) ∈ S. Pour λ ∈ R, soit Pλ : ax + by + cz = λ.
1. Pour quels λ trouve-t-on λ u0 ∈ S ?
2. On admet que l’ensemble I = {λ : Pλ ∩ S infini} = [−1, 1]. Montrer qu’à tout u ∈ S non
colinéaire à u0 , il existe un unique λ ∈ I tel que u ∈ Pλ .
3. Pour λ ∈ I, le cercle Cλ = Pλ ∩ S: centre et rayon.
4. Soient {(a′ , b′ , c′ ), (a′′ , b′′ , c′′ )} base orthonormée de P0 . Donner un paramétrage sans point
double de Cλ .
23
Correction de l’Examen (Examen 1)
Exercice 1
1. P est le plan contenant M (t) et orthogonal à T (t), donc :
• Point : M (t).
• Directeurs : N (t) et B(t) (tous deux orthogonaux à T (t)).
• Paramétrage : Φ(u, v) = M (t) + uN (t) + vB(t).
2. On utilise les formules de Frenet : T ′ = κN, N ′ = −κT − τ B, B ′ = τ N . Dans la base
(T, N, B), la matrice est
0 −κ 0
κ 0 −τ .
0 τ 0
Exercice 2
1. M ′ (t) = (2t − 3t2 + 5t4 , 2t − 3t2 + 4t3 ), donc M ′ (0) = (0, 0): singulier.
2. On calcule le développement limité :
Exercice 3
1. cos(3t) défini pour tout t, tan(t) défini sur R \ { π2 + kπ}.
2. Sur [0, π2 [, tracer cos 3t (oscillation) et 2 tan t → +∞.
3. M ′ (t) = (−3 sin 3t, 2/ cos2 t), dérivable sur le domaine ci-dessus.
4. Pas de singularité car M ′ (t) ̸= 0.
π
5. Verticales: cos2 t = 0 ⇒ t = 2 + kπ. Horizontales: sin 3t = 0 ⇒ 3t = kπ.
6. Tableau : étude du signe de chaque composante.
π−
7. Branches infinies en t → 2 et t → − π2 + , asymptote verticale x = cos 3( π2 ) = 0.
8. Tracé final avec asymptotes et tangentes obtenues ci-dessus.
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Exercice 4
1. λu0 ∈ S ⇔ ∥λu0 ∥ = 1 ⇔ |λ| = 1.
2. Par hypothèse, chaque u ̸= ±u0 appartient à un plan Pλ unique.
√
3. Intersection sphère-plan: centre λu0 , rayon 1 − λ2 .
√
4. En base orthonormée du plan, paramétrage Cλ (θ) = λu0 + 1 − λ2 (cos θ e1 + sin θ e2 ).
5. En faisant varier λ puis θ, on couvre S \ {±u0 }.
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Examen 2 : Topologie 2
May 2024.
Exercice 4 : Hyperbole
H(t) = (cosh t, sinh t). Montrer identité, dérivées, courbure, cercle osculateur en 0.
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Correction de l’Examen 2
Exercice 1
1. L = 8 − 3 = 5. 2. Droite. 3. Cercle. 4. Courbe plane. 5. T, M ′ , N, B, K, τ comme
précédemment.
Exercice 2
Substitution et simplification donnent x(1 + t2 ) = 1 − t2 , d’où x = (1 − t2 )/(1 + t2 ), y = t x.
Exercice 3
1. f paire, g, h impaires. 2. DL3 : f = 1 − 2t2 + O(t4 ), g = t − 2t3 + O(t5 ), h = t3 .
(Etude de X,Y,Z identique à Examen 1.)
Exercice 4
1. cosh2 − sinh2 = 1. 2. Dérivées. 3. H ′ = (sinh, cosh), H ′′ = (cosh, sinh). 4. K = 0. 5. Centre
(1, 1), rayon 1.
Exercice 5
√ R1√ √
1. x2 + y 2 = t2 = (z − 1)2 . 2. ∥M ′ ∥ = 2 + τ 2 t2 . 3. L = 0
2 + τ 2 t2 dt. 4. u = τ t/ 2 donne
la forme voulue.
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