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Cours Topologie

Le document traite des courbes paramétrées planes et de leurs propriétés, y compris les points multiples, les tangentes, et les développements limités. Il aborde également les concepts de régularité et de singularité des courbes, ainsi que l'étude des branches infinies et des asymptotes. Enfin, il présente des exemples et des théorèmes relatifs à la courbure et aux courbes dans l'espace.

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Cours Topologie

Le document traite des courbes paramétrées planes et de leurs propriétés, y compris les points multiples, les tangentes, et les développements limités. Il aborde également les concepts de régularité et de singularité des courbes, ainsi que l'étude des branches infinies et des asymptotes. Enfin, il présente des exemples et des théorèmes relatifs à la courbure et aux courbes dans l'espace.

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Cours de Topologie 2

Anas Rodriguez
May 2024

Rappel : Une courbe paramétrée plane


On considère une application M : D → R2 , t 7→ M (t). On dit que D est l’arc paramétré.
On peut projeter M (t) sur chaque coordonnée :

t 7→ xM (t) ∈ R
t 7→ yM (t) ∈ R

La donnée de M est équivalente à celle de (xM (t), yM (t)). Comme C une courbe plane
D → C, t 7→ (x(t), y(t)).

Points Multiples
Si à un point de la courbe M on associe plusieurs valeurs de t, alors on a un point multiple.
Sinon, c’est un point simple.
En tous les points de M (D) sont simples, alors la courbe paramétrée est injective.
Pour trouver les points multiples : résoudre M (t1 ) = M (t2 ) pour t1 , t2 ∈ D.

Exemple
On considère M : R → R2 , t 7→ (t2 , t3 ).
• Trouver les points multiples :

M (t) = M (u) ⇔ (t2 , t3 ) = (u2 , u3 )


(
t2 = u2
⇔ 3
t = u3

• On résout :

t2 = u2 ⇒ t = ±u
t=u⇒u=t
t = −u ⇒ t3 = −u3 ⇒ t3 = −t3 ⇒ t = 0

• Bilan :
– M (t) n’est pas simple pour t = 0
– M (t) est simple pour t ̸= 0

1
Tangente à une courbe
Quand le vecteur dérivé existe et est non nul, alors la courbe admet une tangente dirigée par
ce vecteur. Si le vecteur dérivé existe et est nul, la courbe peut admettre une tangente ou deux
demi-tangentes distinctes.

Exemples
• M : t 7→ (t3 , t2 )
• On a M ′ (t) = (3t2 , 2t)
• Pour t ̸= 0, la courbe admet une tangente dirigée par M ′ (t).

• Pour t = 0, le vecteur dérivé est nul.

Développements Limites (DL)


Pour t → 0, on développe M (t) en série :

M (t) = t2 + t3 + O(t4 )

Exemples de développements
• M : t 7→ (t, t2 )
• M : t 7→ (t, t3 )

Courbe en R2
Exemple
• M : t 7→ (t2 , t3 )
• Résolution :

M (t) = M (u) ⇔ (t2 , t3 ) = (u2 , u3 )


(
t2 = u2
⇔ 3
t = u3
(
t=u

t = −u

• Pour t = u, on a t = u
• Pour t = −u, on a t = 0

2
Exercice de Démonstration
• M : R → R2 t 7→ (2t2 , t3 )
• Trouver les points multiples :

M (t) = M (u) ⇔ (2t2 , t3 ) = (2u2 , u3 )


(
2t2 = 2u2
⇔ 3
t = u3
(
t2 = u2

t=u
(
t=u

t = −u

• Pour t = u, on a t = u
• Pour t = −u, on a t = 0

Courbe paramétrée plane


On considère une courbe paramétrée plane M : D → R2 avec t 7→ M (t).
 ′ 
x (t0 )
• Le vecteur dérivé au temps t0 ∈ D est M (t0 ) =

, également appelé vecteur
y ′ (t0 )
vitesse.
 
0
• Si M (t0 ) =

, on dit qu’on a un point singulier au temps t0 (à la position M (t0 )).
0
 
0
• Si M (t0 ) ̸=

, le point est régulier.
0

• Si tous les points sont réguliers, on dit que la courbe paramétrée est régulière.

• S’il y a au moins un point singulier, on dit que M est singulière.


 
2 t
Remarque : Ça dépend du paramétrage. En effet, M1 : R → R avec t 7→ est
0
 3 
t
régulier, tandis que M2 : R → R2 avec t 7→ est singulier, mais ils parcourent la même
0
trajectoire : l’axe des abscisses.

La norme du vecteur vitesse


La norme du vecteur vitesse s’appelle la vitesse.
Théorème : En tout point régulier, M : D → R2 admet une tangente, et cette tangente est
dirigée par le vecteur vitesse.

3
Tangente au temps t0 au point M (t0 ) dirigée par M ′ (t0 ) :
 
x(t0 )
Équation de la tangente : en notant M (t0 ) = ,
y(t0 )
 ′ 
x (t0 )
et M ′ (t0 ) = ,
y ′ (t0 )
et (X, Y ) les coordonnées :
y ′ (t0 )
Y − y(t0 ) = (X − x(t0 )) (si x′ (t0 ) ̸= 0)
x′ (t0 )

Dérivée de la norme
p
Soit f : D → R2 et n = ∥f ∥ = f12 + f22 . Si au point t0 , f (t0 ) ̸= 0 et f dérivable en t0 , alors n
est dérivable en t0 et
f (t0 ) · f ′ (t0 )
n′ (t0 ) =
∥f (t0 )∥
Définition :
1/2
n(t) = (f (t) · f (t))
Corollaire : Si f : D → R2 est de norme constante et dérivable sur D, alors f ′ reste
orthogonale à f .
Démonstration : ∥f ∥ = constante
On dérive :
f′ · f = 0

Exemple
f (t) = (cos t, sin t)

Étude aux points singuliers


En un point singulier, la courbe peut avoir ou non une tangente. Pour le savoir, on effectue un
développement limité (éventuellement directionnel) de M .
Remarque : L’étude de M à droite et à gauche de t0 se ramène à l’étude aux points réguliers
de la courbe.
Idée :
(t − t0 )p
M (t) = M (t0 ) + (t − t0 )up + · · · + up + · · ·
p!
On répète le premier k ≥ 1 tel que uk ̸= 0, on le note p. Puis le premier k ≥ p tel que uk non
colinéaire à up , on le note q.
• Position :
(t − t0 )q
t = M (t0 ) + (t − t0 )up + uq + · · ·
q!
• Direction principale : up
• Direction secondaire : uq

4
Allures possibles
• p impair, q impair : allure ordinaire.
• p impair, q pair : inflexion.
• p pair, q impair : rebroussement de 1ère espèce.
• p pair, q pair : rebroussement de 2ème espèce.

Branches infinies
Il y a branche infinie lorsque ∥M ∥ → ∞. Cela peut être quand t → ±∞, ou quand t → c− , ou
quand t → c+ .
Pour chaque branche infinie, on cherche s’il y a une droite asymptote.

• Cas d’une asymptote verticale : La droite d’équation X = a est asymptote verticale


si limt→a x = a et y → ±∞.
• Cas non vertical : La droite d’équation Y = ax + b est asymptote si limt→∞ y
x = a et
limt→∞ (y − ax) = b.

Exemple
 
t
Soit M (t) = t2 −1 , t23t
−1 .

• Domaine de définition : M est défini sur D = I− ∪ I0 ∪ I+ où I− =] − ∞, −1[, I0 =] − 1, 1[,


I+ =]1, +∞[. Sur chacun des intervalles I− , I0 , I+ , M est C ∞ .
• Il peut y avoir des branches infinies quand t approche des bords de I− , I0 , I+ .

• t → ±∞ :
y 3t
= =3
x t
Donc, asymptote oblique d’équation Y = 3X lorsque t → ±∞.

Branches infinies
Exemple
 
t 3t
Soit M (t) = t2 −1 , t2 −1 .

• Domaine de définition : D = I− ∪ I0 ∪ I+ , où

I− =] − ∞, −1[
I0 =] − 1, 1[
I+ =]1, +∞[

• Sur chacun des intervalles I− , I0 , I+ , M est C ∞ .

5
Étudions en t = 1 :
• On pose t = 1 + h et on étudie M (1 + h) quand h → 0− et quand h → 0+ .
• Pour x(1 + h) :
1+h 1+h
x(1 + h) = 2
=
(1 + h) − 1 h(2 + h)
1
∼ quand h → 0+ et h → 0−
h
• Pour y(1 + h) :
3(1 + h) 3(1 + h)
y(1 + h) = 2
=
(1 + h) − 1 h(2 + h)
3
∼ quand h → 0+ et h → 0−
h
On a alors une asymptote oblique.

Direction asymptotique
y(1 + h) 3
= + o(1)
x(1 + h) 2
3
donc, on a une direction asymptotique de pente .
2
Asymptote :
3 31 3
y− x= (1 + h) − x
2 2h 2
3 h
= (1 − + o(h))
2h 2
Donc, lorsque t → 1+ ou t → 1− ,
1
x→ , y → ±∞.
2

Graphique
• Asymptote : y = 32 x − 3
4

• Position limite lorsque t → ±∞.

1 1
Pour t → ±∞, x = +1+ ,
t t
3t
y= 2
t −1
 
1
= 3 1 + 2 ∼ 3.
t
On a donc des asymptotes obliques :
y = 3x et y = −3x

6
Tableau de variations conjointes de x et y

1(t − 1) − t · 1 1
x′ (t) = =−
(t − 1)2 (t − 1)2
3(t2 − 1) − 3t · 2t −3(t2 + 1)
y ′ (t) = =
(t2 − 1)2 (t2 − 1)2

t −∞ −1 1 +∞
x′ (t) − − +
y ′ (t) − − +
1
x 1 2 1
y 0 +∞ 0

Courbure
Pour une courbe paramétrée M (t) :
 
• M (t) = t2 −1
t
, t23t
−1

• Le rayon de courbure algébrique est donné par :


∥M ′ (t) × M ′′ (t)∥
K(t) =
∥M ′ (t)∥3

• En coordonnées :
(x′′ y ′ − y ′′ x′ )
K=
(x′2 + y ′2 )3/2

• En complexes :

z(t) = x(t) + iy(t)


!
z ′′ (t) · z ′ (t)
K=ℑ
|z ′ (t)|3

• Pour une courbe parcourue à vitesse 1 (c’est-à-dire paramétrée par abscisse curviligne) :

M ′′ = K · JM ′

Centre de courbure corrigé


Le centre de courbure (le centre du cercle osculateur) :

JM ′ (t)
C(t) = M (t) + r(t)
∥M ′ (t)∥

où JM ′ (t) est la rotation de M ′ (t) de 90◦ à gauche.

7
Courbes dans l’espace
Soit M : I → R3 , un intervalle de R.
• Produit vectoriel de deux vecteurs de R3 :
u1 u2 u3
u×v =
v1 v2 v3

• Propriétés :
– v × u = −u × v
– (λu) × v = λ(u × v)
– (u + v) × w = u × w + v × w
• Produit mixte :

[u, v, w] = det(u, v, w)
= u · (v × w)

• Propriétés :
– u × v est orthogonal à u et v
– ∥u × v∥ = ∥u∥∥v∥ sin θ

Repère de Frenet, courbure et torsion pour les courbes dans


l’espace
Cas d’une courbe à vitesse 1
• Définition : Une courbe M : I → R3 est dite birégulière si pour tout t ∈ I, M ′′ (t) est non
colinéaire à M ′ (t). On définit la courbure K par K = ∥M ′′ (t)∥.
• La courbure mesure le défaut de rectilinéarité de la courbe. C’est l’inverse du rayon de
courbure, qui est le rayon du cercle osculateur.

Lemme
Soit M : I → R3 une courbe de classe C 2 parcourue à vitesse 1. Les propriétés suivantes sont
équivalentes :
• ∀t ∈ I, M ′′ (t) = 0

• ∀t ∈ I, K(t) = 0
• M (I) est une portion de droite.

8
Repère de Frenet
Pour M : I → R3 birégulière à vitesse 1, on définit :
• T = M ′ , vecteur tangent unitaire
• K = ∥M ′′ ∥, courbure
• N= 1 ′′
KM , vecteur normal unitaire (principal)
• B = T × N , vecteur ”binormal”
• Le repère de Frenet au temps t : (M (t), T (t), N (t), B(t))
• La torsion :

τ = N′ · B

Rappel : Repère de Frenet, courbure et torsion à vitesse 1


Soit M : I → R3 , une courbe birégulière, parcourue à vitesse 1 :
• T = M ′ , vecteur tangent unitaire
• K = ∥M ′′ ∥, courbure
M ′′
• N= K , vecteur normal unitaire
• B = T × N , vecteur binormal
• τ = B ′ · N , torsion
Le repère de Frenet au temps t : (M (t), T (t), N (t), B(t)).

Formules de Frenet à vitesse 1

T ′ = KN
N ′ = −KT − τ B
B′ = τ N

Démonstration : On a défini K = ∥M ′′ ∥ et N = 1 ′′
KM . D’où T ′ = KN .

Lemme
Si A : I → R3 et B : I → R3 tels que ∀t ∈ I, A(t) · B(t) = 0, alors A′ · B = B ′ · A.

A′ · B = B ′ · A

Rappel : Si A est constante, alors ∀t ∈ I, A′ = 0.


Donc si (u, v, w) est une base orthonormale de R3 et x ∈ R3 , alors

x = (x · u)u + (x · v)v + (x · w)w

9
Par le rappel :

T ′ · T = 0, N ′ · N = 0, B′ · B = 0

Par la dérivée de K et N :

T · N = 0, T · B = 0, N ·B =0

Par la définition de τ :

N · T = −K, B · T = 0, N ′ · B = −τ

Définition
• Plan osculateur (au temps t) : Plan passant par M (t) et dirigé par T (t) et N (t).
• Rayon de courbure : r = 1
K(t)

JM (t)
• Centre de courbure corrigé : C(t) = M (t) + r(t) ∥M ′ (t)∥

• Cercle osculateur : Cercle de centre C(t) et passant par M (t)

Philosophie
• T , N , B : Tangent, normal, binormal
• Fonction K : Courbure, quantifie la variation du tangent (de la direction de la droite
tangente)

• Fonction τ : Torsion, quantifie la variation du binormal (et donc de la direction du plan


osculateur)

Frenet, courbure, torsion à vitesse arbitraire


On suppose M : I → R3 birégulière. On calcule M ′ , M ′′ , M ′′′ , et on pose ν = ∥M ′ ∥. Alors :

M′
T =
∥M ′ ∥
M ′ × M ′′′
B=
∥M ′ × M ′′′ ∥
N =B×T
∥M ′ × M ′′ ∥
K=
∥M ′ ∥3
(M ′ × M ′′ ) · M ′′′
τ=
∥M ′ × M ′′ ∥2

10
Formules de Frenet

T ′ = νKN
N ′ = −νKT − ντ B
B ′ = ντ N

Remarque : On peut aussi définir :

M′
T =
∥M ′ ∥
M ′′ − (M ′′ · T )T
N=
∥M ′′ − (M ′′ · T )T ∥
B =T ×N

Et obtenir la même base (T, N, B).

Vitesse et accélération dans le repère de Frenet


• M ′ = νT
• M ′′ = ν ′ T + νT ′

• M ′′ = ν ′ T + ν 2 KN

Tube le long d’une courbe


On a M : I → R3 birégulière et on veut un tube de rayon a le long de cette courbe.
Solution : Surface paramétrée :

S : I × [0, 2π] → R3
(u, v) 7→ S(u, v)

avec :

S(u, v) = M (u) + a cos v · N (u) + a sin v · B(u)

Idée
Collection de cercles de rayon a centrés en M (u), situés dans le plan normal défini par M (u),
N (u), B(u).

Intérêts
Tracer un tube de petit rayon le long de la courbe donne un meilleur rendu que le tracé de la
courbe elle-même : on voit mieux la direction de la courbe, les endroits où elle passe devant ou
derrière, et on apprécie mieux la profondeur.

11
Exemple
• Hélice
• Tube

Dans Sage, on utilise parametric plot3d.

Surfaces dans R3
De même qu’une courbe dans R2 ou R3 est une application d’une variable à valeurs vectorielles,
on peut considérer une surface paramétrée comme une application de 2 variables à valeurs vec-
torielles.
On appelle nappe paramétrée ou surface paramétrée une application différentiable x : U → Rn
où U est un ouvert de R2 (on prend souvent n = 3).
Plus généralement, x : A → Rn avec A ⊂ R2 , pas forcément ouvert, en supposant en plus
qu’on peut prolonger x en x̃ : U → Rn différentiable avec U ouvert contenant A.
La surface x(U ) ou x(A) obtenue comme image de x s’appelle la trace de x.
Très souvent, A est un rectangle ouvert ou fermé : A = [a, b] × [c, d] ou A =]a, b[×]c, d[.

Exemple
Une sphère de rayon a :
h π πi
[0, 2π] × − , → R3
2 2
(u, v) 7→ (a cos u cos v, a cos u sin v, a sin v)

Dérivées partielles
On définit les dérivées partielles :
∂x ∂x
,
∂u ∂v
et les applications partielles :

xu (u, v), xv (u, v)

Les dérivées partielles d’ordre supérieur, etc.


L’application tangente Zx : T R2 → T Rn est la différentielle de x.

Matrice jacobienne
La matrice jacobienne d’une nappe x : U → Rn est l’application Jx (x) : U → MatR (n × 2) :
 ∂x1 ∂x1 
∂u ∂v
(u, v) 7→  ∂x
∂u
2 ∂x2 
∂v
∂x3 ∂x3
∂u ∂v

Le rang d’une matrice A est défini comme le plus grand entier k tel que A admet une sous-
matrice carrée de taille k × k de déterminant non nul.

12
Lemme
Les conditions suivantes sont équivalentes :
• ∂x
∂u ∧ =0∂x
∂v

• rg ∂u
∂x ∂x

, ∂v < 2
• La matrice jacobienne Jx (x) est de rang < 2.
Corrélation : Si x : U → Rn est une nappe, les conditions suivantes sont équivalentes :

• ∂x
∂u (u0 , v0 ) = 0 en (u0 , v0 )

• ∂x
∂v (u0 , v0 ) = 0 en (u0 , v0 )
• La matrice jacobienne Jx (x) est de rang < 2 en (u0 , v0 )

Définition
Une nappe régulière est une nappe x : U → Rn pour laquelle Jx (x) est de rang 2 en tout
(u, v) ∈ U .
Une nappe est injective si x(u0 , v0 ) = x(u1 , v1 ) ⇒ (u0 , v0 ) = (u1 , v1 ).
Remarque : Une nappe peut être régulière sans être injective.

Exemple
x :] − 1, 1[×] − 1, 1[→ R3

(u, v) 7→ (u3 , v 3 , uv)

La nappe de la sphère vue plus haut n’est pas régulière aux points (u, v) avec v = ± π2 .
Cela correspond à deux segments disjoints de l’espace de départ, mais à deux points dans
l’espace d’arrivée.

Exemples de surfaces paramétrées


Graphe d’une fonction de deux variables
Soit h : U → R différentiable (U ouvert de R2 ). Alors son graphe est paramétrisé par :

x : U → R3
(u, v) 7→ (u, v, h(u, v))

C’est une nappe régulière.


Sa matrice jacobienne est :
 
1 0
Jx (x) =  0 1
∂h ∂h
∂u ∂v

Elle est de rang 2 en tout (u, v) ∈ U . L’image de x est le graphe de h. Description par équation
: z = h(x, y).

13
Exemple
• Paraboloı̈de de révolution :

h(u, v) = a(u2 + v 2 ) (pour a réel non nul)

• Paraboloı̈de elliptique :

h(u, v) = au2 + bv 2 avec a et b réels non nuls

Paramétrage cartésien :

x : R2 → R3
(u, v) 7→ (u, v, au2 + bv 2 )

Paramétrage en polaires :

x : R2 → R3
(r, θ) 7→ (r cos θ, r sin θ, ar2 cos2 θ + br2 sin2 θ)

Surface en selle
Surface obtenue avec des signes différents :

r2 (a cos θ + b sin θ)

Selle à n creux :

(u, v) 7→ (u, v, u2 − v 2 )

Tore en ellipse

x : [0, 2π] × [0, 2π] → R3


(u, v) 7→ ((a + b cos v) cos u, (a + b cos v) sin u, c sin v)

La surface obtenue est régulière si a > b et a > c.

Surface en huit
C’est la surface de révolution d’un ”8” autour de son axe vertical. Un paramétrage :

x : R2 → R3
(u, v) 7→ (cos u cos v, sin u cos v, sin v)

Le ”huit” dans le plan est donné par :


 
sin 2v
t 7→
sin v

La surface en huit n’est pas régulière à cause du point à l’origine. Elle est régulière partout
ailleurs.

14
Parapluie de Whitney
Paramétrage :
x : (u, v) 7→ (u, uv, v 2 )
Matrice jacobienne :

1 0
v u
Jx (x) = 
0 2v

Elle est de rang 2 sauf lorsque (u, v) = (0, 0). Partout ailleurs, ∇(u, v) ̸= 0.

Vecteurs tangents
Soit S une surface régulière dans R3 et soit P ∈ S. On dit que v ∈R3 est tangent à S en P s’il
existe une courbe paramétrée M :]a, b[→ R3 telle que :
M (0) = P et M ′ (0) = v
L’espace tangent à S en P est l’ensemble des vecteurs tangents à S en P .
Si S est une surface paramétrée par x : U → R3 , alors les colonnes de la matrice jacobienne
au point (u0 , v0 ) ∈ U donnent deux vecteurs tangents à S en x(u0 , v0 ).
Les courbes correspondantes sont obtenues en gardant une variable fixe :
u 7→ x(u, v0 ) ou v 7→ x(u0 , v)
Lemme : Soit P un point d’une surface régulière S dans R3 . Alors l’espace tangent à S est
un sous-espace de dimension 2 de TP R3 (l’espace tangent en P à R3 ).

Vecteurs normaux
Définition : Un vecteur est dit normal à une surface S en un point P s’il est orthogonal à tous
les vecteurs tangents à S en P .

Annexes
Annexe A: Examen

Consignes
Recopiez ce résumé des consignes : Ni calculatrice, ni document, ni téléphone.

Exercice 1 : Questions de cours


1. Soit M : R → R2 une courbe lisse paramétrée par abscisse curviligne. Combien vaut la
longueur de la portion de courbe M ([3, 8]) ?
2. Que peut-on dire d’une courbe plane à courbure constante nulle ?
3. Que peut-on dire d’une courbe plane à courbure constante non nulle ?
4. Que peut-on dire d’une courbe dans l’espace birégulière à torsion constante nulle ?
5. Pour une courbe paramétrée par abscisse curviligne, donner l’expression du repère de
Frenet, de la courbure et de la torsion.

15
Exercice 2 : Paramétrage de courbe plane à partir d’une
description implicite
On considère l’ensemble C des points (x, y) du plan vérifiant l’équation

x(x2 + y 2 ) = x2 − y 2

Pour chaque t ∈ R, notons D(t) la droite de pente t passant par l’origine, et I(t) = C ∩ D(t).
Rappel : on peut décrire D(t) comme l’ensemble des couples (x, tx) pour x parcourant R.
1. En substituant dans l’équation qui décrit C les coordonnées d’un point de D(t), obtenir
une description de l’ensemble I(t) par une équation reliant x et t.
2. En résolvant cette équation, décrire, selon t, l’ensemble de ses solutions, c’est-à-dire
l’ensemble I(t).
3. En déduire une description de l’ensemble C comme courbe paramétrée.

Exercice 3 : Trois courbes planes


On donne ici l’expression de trois fonctions f , g, h de R vers R et de leurs dérivées :

1 − t2 1 − t2
f (t) = , g(t) = t , h(t) = t3
1 + t2 1 + t2
−4t 1 − 4t2 − t4
f ′ (t) = , g ′ (t) = , h′ (t) = 3t2
(t2
+ 1)2 (t2 + 1)2
4(3t2 − 1) 4(t2 − 3)t
f ′′ (t) = , g ′′ (t) = , h′′ (t) = 6t
(t2 + 1)3 (t2 + 1)3
1. Quelle est la parité de chacune des fonctions f , g, h ?
2. Donner un développement limité à l’ordre 3 en t = 0 de chacune des fonctions f , g, h.
3. On considère la courbe X : R → R2 définie par X(t) = (g(t), h(t)).
• (a) Des symétries permettent-elles de réduire le domaine d’étude ?
• (b) Donner un développement limité de X à l’ordre 3 en t = 0.
• (c) Dire si X a en t = 0 un point régulier ou singulier.
• (d) Allure de la courbe en ce point : ordinaire, inflexion, rebroussement ?
• (e) Tangente à la courbe en ce point ?
• (f) Position relative de la courbe par rapport à sa tangente en ce point ?
4. Dans cette question on considère la courbe Y : R → R2 définie par Y (t) = (h(t), f (t)).
• (a) Des symétries permettent-elles de réduire le domaine d’étude ?
• (b) Donner un développement limité de Y à l’ordre 3 en t = 0.
• (c) Dire si Y a en t = 0 un point régulier ou singulier.
• (d) Allure de la courbe en ce point : ordinaire, inflexion, rebroussement ?
• (e) Tangente à la courbe en ce point ?

16
• (f) Position relative de la courbe par rapport à sa tangente en ce point ?
5. Dans cette question on considère la courbe Z : R → R2 définie par Z(t) = (f (t), g(t)).
• (a) Des symétries permettent-elles de réduire le domaine d’étude ?
• (b) Donner un développement limité de Z à l’ordre 3 en t = 0.
• (c) Dire si Z a en t = 0 un point régulier ou singulier.
• (d) Allure de la courbe en ce point : ordinaire, inflexion, rebroussement ?
• (e) Tangente à la courbe en ce point ?
• (f) Position relative de la courbe par rapport à sa tangente en ce point ?
• (g) La courbe Z admet-elle un point multiple ? Donner sa position, les temps de passage
à cette position, et les tangentes à la courbe en ce point.

Exercice 4 : Une branche d’hyperbole


On rappelle que les fonctions cosinus hyperbolique et sinus hyperbolique, notées cosh et sinh,
peuvent être définies comme suit :
exp(t) + exp(−t) exp(t) − exp(−t)
cosh(t) = , sinh(t) =
2 2
On définit la courbe H : R → R2 par H(t) = (cosh(t), sinh(t)).
1. Montrer que cosh2 (t) − sinh2 (t) = 1.
2. Montrer que cosh′ (t) = sinh(t) et sinh′ (t) = cosh(t).
3. Calculer H ′ (t) et H ′′ (t).
4. Calculer la courbure de la courbe H.
5. Calculer le cercle osculateur à H au temps t = 0.

Exercice 5 : Courbe dans l’espace


On note τ = 2π et on considère la courbe paramétrée dans l’espace M : [0, 1] → R3 définie par
 
t cos(τ t)
M (t) =  t sin(τ t) 
1−t
Soit C le cône de sommet (0, 0, 1) et de base le cercle de centre (0, 0, 0) et de rayon 1. Ce
cône peut être décrit (on ne demande pas de le montrer) comme l’ensemble des (x, y, z) de R3
tels que z ∈ [0, 1] et x2 + y 2 = (z − 1)2 .
1. Montrer que l’image de M est incluse dans C. √
2. Montrer que la norme du vecteur vitesse de la courbe M au temps t est v(t) = 2 + τ 2 t2 .
3. En déduire une expression de la longueur
√ de la courbe M comme une intégrale.
4. Par le changement de variable u = τ t/ 2 dans cette intégrale, déduire que

Z τ/ 2
2 p
L= 1 + u2 du
τ 0

On ne demande pas de calculer cette intégrale.

17
Annexe B: Solutions

Exercice 1 : Questions de cours


1. La longueur de la portion de courbe M ([3, 8]) est la distance parcourue le long de la courbe
entre t = 3 et t = 8. Puisque la courbe est paramétrée par abscisse curviligne, cette distance est
simplement 8 − 3 = 5.
2. Une courbe plane à courbure constante nulle est une droite.
3. Une courbe plane à courbure constante non nulle est un arc de cercle.
4. Une courbe dans l’espace birégulière à torsion constante nulle se situe dans un plan.
5. Pour une courbe paramétrée par abscisse curviligne, le repère de Frenet est donné par:

T = M′ (vecteur tangent unitaire)


′′
M
N= (vecteur normal unitaire)
∥M ′′ ∥
B =T ×N (vecteur binormal)
′′
K = ∥M ∥ (courbure)

τ =B ·N (torsion)

Exercice 2 : Paramétrage de courbe plane à partir d’une


description implicite
1. En substituant les coordonnées (x, tx) d’un point de D(t) dans l’équation de C, on obtient :

x(x2 + (tx)2 ) = x2 − (tx)2

x(x2 + t2 x2 ) = x2 − t2 x2
x3 (1 + t2 ) = x2 (1 − t2 )
Pour x ̸= 0, on peut simplifier par x2 :

x(1 + t2 ) = 1 − t2

1 − t2
x=
1 + t2
1−t2
2. L’ensemble I(t) est donc décrit par les points (x, tx) tels que x = 1+t2 . On obtient :

1 − t2 1 − t2
 
I(t) = ,t
1 + t2 1 + t2
2 2
Soit x(t) = 1−t 1−t
1+t2 et y(t) = t 1+t2 .
3. On peut alors paramétrer l’ensemble C par :

1 − t2 1 − t2
 
M (t) = , t
1 + t2 1 + t2

18
Exercice 3 : Trois courbes planes
1. Les parités des fonctions sont :

f (t) est paire, g(t) est impaire, h(t) est impaire

2. Développements limités à l’ordre 3 en t = 0 :

f (t) = 1 − 2t2 + O(t4 )

g(t) = t − 2t3 + O(t5 )


h(t) = t3
3. Pour la courbe X(t) = (g(t), h(t)) :
• (a) g(t) est impaire et h(t) est impaire, donc X(−t) = −X(t).
• (b) Développement limité de X à l’ordre 3 en t = 0 :

X(t) = (t − 2t3 + O(t5 ), t3 )

• (c) En t = 0, X(0) = (0, 0), X ′ (0) = (1, 0), donc X a un point régulier en t = 0.
• (d) Allure de la courbe en ce point : ordinaire.
• (e) Tangente à la courbe en ce point : y = 0.
• (f) Position relative de la courbe par rapport à sa tangente en ce point : la courbe est
tangente à l’axe des abscisses en (0, 0).
4. Pour la courbe Y (t) = (h(t), f (t)) :
• (a) h(t) est impaire et f (t) est paire, donc Y (−t) = −Y (t).
• (b) Développement limité de Y à l’ordre 3 en t = 0 :

Y (t) = (t3 , 1 − 2t2 + O(t4 ))

• (c) En t = 0, Y (0) = (0, 1), Y ′ (0) = (0, 0), donc Y a un point singulier en t = 0.
• (d) Allure de la courbe en ce point : ordinaire.
• (e) Tangente à la courbe en ce point : y = 1.
• (f) Position relative de la courbe par rapport à sa tangente en ce point : la courbe est
tangente à la droite y = 1 en (0, 1).
5. Pour la courbe Z(t) = (f (t), g(t)) :
• (a) f (t) est paire et g(t) est impaire, donc Z(−t) = −Z(t).
• (b) Développement limité de Z à l’ordre 3 en t = 0 :

Z(t) = (1 − 2t2 + O(t4 ), t − 2t3 + O(t5 ))

• (c) En t = 0, Z(0) = (1, 0), Z ′ (0) = (0, 1), donc Z a un point régulier en t = 0.

19
• (d) Allure de la courbe en ce point : ordinaire.
• (e) Tangente à la courbe en ce point : x = 1.
• (f) Position relative de la courbe par rapport à sa tangente en ce point : la courbe est
tangente à la droite x = 1 en (1, 0).

• (g) La courbe Z admet un point multiple en t = ±1. Les tangentes en ce point sont (1, 0)
et (0, 1).

Exercice 4 : Une branche d’hyperbole


1. Montrons que cosh2 (t) − sinh2 (t) = 1 :
 2  2
exp(t) + exp(−t) exp(t) − exp(−t)
cosh2 (t) − sinh2 (t) = −
2 2

exp(2t) + 2 + exp(−2t) exp(2t) − 2 + exp(−2t)


= −
4 4
=1
2. Montrons que cosh′ (t) = sinh(t) et sinh′ (t) = cosh(t) :
 
′ d exp(t) + exp(−t) exp(t) − exp(−t)
cosh (t) = = = sinh(t)
dt 2 2
 
d exp(t) − exp(−t) exp(t) + exp(−t)
sinh′ (t) = = = cosh(t)
dt 2 2
3. Calculons H ′ (t) et H ′′ (t) :

H ′ (t) = (cosh′ (t), sinh′ (t)) = (sinh(t), cosh(t))

H ′′ (t) = (sinh′ (t), cosh′ (t)) = (cosh(t), sinh(t))


4. Calculons la courbure de la courbe H :
∥H ′ (t) × H ′′ (t)∥
K(t) =
∥H ′ (t)∥3

i j k
H ′ (t)×H ′′ (t) = sinh(t) cosh(t) 0 = (i(cosh(t)·0−sinh(t)·0)−j(sinh(t)·0−cosh(t)·0)+k(sinh(t) cosh(t)−cosh(t) sinh
cosh(t) sinh(t) 0
q q q
∥H ′ (t)∥ = sinh2 (t) + cosh2 (t) = cosh2 (t) − sinh2 (t) + 2 sinh2 (t) = 1 + 2 sinh2 (t)
0
K(t) = q 3 = 0
2
1 + 2 sinh (t)

5. Calculons le cercle osculateur à H au temps t = 0 :

H(0) = (cosh(0), sinh(0)) = (1, 0)

20
H ′ (0) = (sinh(0), cosh(0)) = (0, 1)
H ′′ (0) = (cosh(0), sinh(0)) = (1, 0)
∥H ′ (0) × H ′′ (0)∥ 1
K(0) = = 3 =1
∥H ′ (0)∥3 1
1 (0, 1)⊥
C(0) = H(0) + = (1, 0) + (0, 1) = (1, 1)
1 1

Exercice 5 : Courbe dans l’espace


1. Montrons que l’image de M est incluse dans C :

z =1−t

x2 + y 2 = t2 cos2 (τ t) + t2 sin2 (τ t) = t2
(z − 1)2 = (−t)2 = t2
Donc M ([0, 1]) est inclus dans C. √
2. Montrons que la norme du vecteur vitesse de la courbe M au temps t est v(t) = 2 + τ 2 t2
:  
cos(τ t) − τ t sin(τ t)
M ′ (t) = sin(τ t) + τ t cos(τ t)
−1
q
2 2
∥M ′ (t)∥ = (cos(τ t) − τ t sin(τ t)) + (sin(τ t) + τ t cos(τ t)) + (−1)2
q
= cos2 (τ t) − 2τ t cos(τ t) sin(τ t) + τ 2 t2 sin2 (τ t) + sin2 (τ t) + 2τ t sin(τ t) cos(τ t) + τ 2 t2 cos2 (τ t) + 1
q
= cos2 (τ t) + sin2 (τ t) + τ 2 t2 (sin2 (τ t) + cos2 (τ t)) + 1
p p
= 1 + τ 2 t2 + 1 = 2 + τ 2 t2
3. En déduire une expression de la longueur de la courbe M comme une intégrale :
Z 1 Z 1p
L= ∥M ′ (t)∥ dt = 2 + τ 2 t2 dt
0 0

4. Par le changement de variable u = τ t/ 2 dans cette intégrale, on obtient :

Z τ/ 2
2 p
L= 1 + u2 du
τ 0

Examen de courbes et surfaces


Jeudi 16 mai 2024 – Durée : 2 heures.
Épreuve individuelle, sans appareils électroniques ni documents.

21
Exercice 1
Soit U un ouvert de R et M : U → R3 une courbe paramétrée birégulière. On note (M (t), T (t), N (t), B(t))
le repère de Frenet en M (t).
1. Plan normal P à M en M (t) :

(a) Déterminer un point et deux vecteurs directeurs de P .


(b) Proposer un paramétrage de P .
2. Soient κ(t), τ (t) courbure et torsion. Déterminer la matrice de l’application linéaire qui
envoie (T, N, B) sur (T ′ , N ′ , B ′ ) dans ces bases.

Exercice 2
Courbe plane M : R → R2 définie par

M (t) = t2 − t3 + t5 , t2 − t3 + t4 .


1. Le point M (0) est-il régulier ou singulier ?


2. Quelle est la tangente de M en M (0) ?
3. Sur votre copie, tracer les axes, la tangente en M (0), et l’allure de M au voisinage de ce
point.
4. À l’aide d’un développement limité, indiquer le sens de parcours de M (t) quand t augmente
près de 0.

Exercice 3
Courbe M (t) = (cos(3t), 2 tan t).
1. Domaine de définition.
2. Construction du graphe à partir de la restriction à [0, π2 [.

3. Domaine de dérivabilité et expression de la dérivée.


4. Points singuliers.
5. Tangentes verticales/horizontales.
6. Tableau de variations.

7. Branches infinies et asymptotes.


8. Tracé complet avec asymptotes et tangentes.

22
Exercice 4
Soit S = {x2 + y 2 + z 2 = 1} et u0 = (a, b, c) ∈ S. Pour λ ∈ R, soit Pλ : ax + by + cz = λ.
1. Pour quels λ trouve-t-on λ u0 ∈ S ?

2. On admet que l’ensemble I = {λ : Pλ ∩ S infini} = [−1, 1]. Montrer qu’à tout u ∈ S non
colinéaire à u0 , il existe un unique λ ∈ I tel que u ∈ Pλ .
3. Pour λ ∈ I, le cercle Cλ = Pλ ∩ S: centre et rayon.
4. Soient {(a′ , b′ , c′ ), (a′′ , b′′ , c′′ )} base orthonormée de P0 . Donner un paramétrage sans point
double de Cλ .

5. En déduire un paramétrage de S \ {±u0 } dont le domaine est inclus dans R2 .

23
Correction de l’Examen (Examen 1)
Exercice 1
1. P est le plan contenant M (t) et orthogonal à T (t), donc :

• Point : M (t).
• Directeurs : N (t) et B(t) (tous deux orthogonaux à T (t)).
• Paramétrage : Φ(u, v) = M (t) + uN (t) + vB(t).
2. On utilise les formules de Frenet : T ′ = κN, N ′ = −κT − τ B, B ′ = τ N . Dans la base
(T, N, B), la matrice est  
0 −κ 0
κ 0 −τ  .
0 τ 0

Exercice 2
1. M ′ (t) = (2t − 3t2 + 5t4 , 2t − 3t2 + 4t3 ), donc M ′ (0) = (0, 0): singulier.
2. On calcule le développement limité :

M (t) = t2 − t3 + O(t4 ), t2 − t3 + O(t4 ) = t2 (1, 1) − t3 (1, 1) + O(t4 ).




La tangente est donc la droite y = x.


3. (Tracé en copie.)
4. Pour t > 0, M (t) ≈ t2 (1, 1), donc on part de l’origine vers le voisinage de (0, 0) le long
de la direction (1, 1). En augmentant t, on s’éloigne. Sens de parcours de l’origine vers la
première et troisième quadrants.

Exercice 3
1. cos(3t) défini pour tout t, tan(t) défini sur R \ { π2 + kπ}.
2. Sur [0, π2 [, tracer cos 3t (oscillation) et 2 tan t → +∞.
3. M ′ (t) = (−3 sin 3t, 2/ cos2 t), dérivable sur le domaine ci-dessus.
4. Pas de singularité car M ′ (t) ̸= 0.
π
5. Verticales: cos2 t = 0 ⇒ t = 2 + kπ. Horizontales: sin 3t = 0 ⇒ 3t = kπ.
6. Tableau : étude du signe de chaque composante.
π−
7. Branches infinies en t → 2 et t → − π2 + , asymptote verticale x = cos 3( π2 ) = 0.
8. Tracé final avec asymptotes et tangentes obtenues ci-dessus.

24
Exercice 4
1. λu0 ∈ S ⇔ ∥λu0 ∥ = 1 ⇔ |λ| = 1.
2. Par hypothèse, chaque u ̸= ±u0 appartient à un plan Pλ unique.

3. Intersection sphère-plan: centre λu0 , rayon 1 − λ2 .

4. En base orthonormée du plan, paramétrage Cλ (θ) = λu0 + 1 − λ2 (cos θ e1 + sin θ e2 ).
5. En faisant varier λ puis θ, on couvre S \ {±u0 }.

25
Examen 2 : Topologie 2
May 2024.

Exercice 1 : Questions de cours


1. Longueur de la portion M ([3, 8]) pour une paramétrisation par abscisse curviligne.
2. Courbe plane à courbure nulle : ?
3. Courbe plane à courbure constante non nulle : ?
4. Courbe dans l’espace birégulière à torsion nulle : ?
5. Exprimer repère de Frenet, courbure, torsion pour abscisse curviligne.

Exercice 2 : Paramétrage implicite


Équation implicite :
x(x2 + y 2 ) = x2 − y 2 , D(t) : y = tx.
Dénombrer I(t) = C ∩ D(t) et paramétrer C.

Exercice 3 : Trois courbes planes


2 2
f (t) = 1−t 1−t 3
1+t2 , g(t) = t 1+t2 , h(t) = t , etc. Étudier parité, DL3, et courbes X = (g, h), Y = (h, f ),
Z = (f, g) (point multiple inclus).

Exercice 4 : Hyperbole
H(t) = (cosh t, sinh t). Montrer identité, dérivées, courbure, cercle osculateur en 0.

Exercice 5 : Courbe dans l’espace


τ = 2π, 
M (t) = t cos(τ t), t sin(τ t), 1 − t .
Montrer inclusion dans cône, calcul de ∥M ′ (t)∥, longueur et changement de variable.

26
Correction de l’Examen 2
Exercice 1
1. L = 8 − 3 = 5. 2. Droite. 3. Cercle. 4. Courbe plane. 5. T, M ′ , N, B, K, τ comme
précédemment.

Exercice 2
Substitution et simplification donnent x(1 + t2 ) = 1 − t2 , d’où x = (1 − t2 )/(1 + t2 ), y = t x.

Exercice 3
1. f paire, g, h impaires. 2. DL3 : f = 1 − 2t2 + O(t4 ), g = t − 2t3 + O(t5 ), h = t3 .
(Etude de X,Y,Z identique à Examen 1.)

Exercice 4
1. cosh2 − sinh2 = 1. 2. Dérivées. 3. H ′ = (sinh, cosh), H ′′ = (cosh, sinh). 4. K = 0. 5. Centre
(1, 1), rayon 1.

Exercice 5
√ R1√ √
1. x2 + y 2 = t2 = (z − 1)2 . 2. ∥M ′ ∥ = 2 + τ 2 t2 . 3. L = 0
2 + τ 2 t2 dt. 4. u = τ t/ 2 donne
la forme voulue.

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