EXPOSE
LA RESISTANCE DE SAMORY TOURE FACE A L’IMPERIALISME
FRANCAISE
L'Almamy Samory Toure (ou Samory Toure), ne vers 1830 a
Miniambaladougou , dans l'actuelle Guinée, tombe a Guelemou , actuelle Cote
d'Ivoire, et décède le 2 juin 1900 a Ndjolé, actuel Gabon, fut le fondateur de
l'empire Wassoulou (l’Empire de Samory Toure). Considère comme le plus
grand résistant a la pénétration coloniale d'Afrique occidentale, il vit son empire
vaciller quand les populations animistes de Cote d'Ivoire, refusant l'Islam, se
rebellèrent contre les quotas de captifs exiges. Les Français en profitèrent donc
pour intervenir et il dut résister à la pénétration et à la colonisation française en
Afrique de l'Ouest. Le premier président de la Guinée, Ahmed Sékou Toure,
était l'arrière-petit-fils de Samory.
I. ORIGINE DU ROYAUME DE SAMORY TOURE
1. Dès les premières années
L'empire Wassoulou (ou empire mandingue) est un empire éphémère
(1878- 1898) de l'Afrique de l'Ouest ne des conquêtes de Samory Toure et
détruit par l'armée coloniale française. En 1864, le chef toucouleur Oumar Tall
meurt prés de Bandiagara (actuel Mali). L'empire toucouleur, alors dominant,
commence à péricliter sous l'effet des désirs indépendantistes de nombreux chefs
locaux. Parmi ces chefs, celui qui a le mieux réussi à s'imposer fut Samory
Toure, sur un territoire actuellement situe dans l'est de la Guinée, sud-ouest du
Mali et nord de la Cote d’Ivoire. Les campagnes expansionnistes de Samory
visent en premier lieu ses voisins, Bérété et Cissé, puis la région des Wassoulous
(Actuellement située à la frontière entre la Guinée et le Mali). En 1876, il prend
possession des mines d'or de Bure, et en 1878, son emprise sur les régions
conquises était suffisamment forte pour qu'il puisse se déclarer faama (chef
militaire) d'un nouvel empire wassoulou, dont il prend pour capitale
Bissandougou. Il crée une armée de métier et définit son empire comme ‟un état
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guerrier et marchand". Mais ses marchandises sont bien souvent des esclaves
des tribus conquises. I1 conquiert également Kankan, un centre commercial clef
des Dioulas et centre de l‘empire Bâté, et plusieurs s régions de ce qui constitue
aujourd'hui la Sierra Leone, la Guinée et le nord de la Cote d'Ivoire (dont le
royaume malinké de Kabadougou).
Expansion
Son retour chez lui, il s'engage dans l'armée des Bérété (qui étaient des
ennemis des Cissé, mais n'y passe que des ans avant de retourner vers son
peuple, les Kamara.
II est nomme Kélétigui (chef de guerre) au cours d'une cérémonie durant
laquelle il prête serment, et promet de protéger son peuple contre les Bérété et
les Cissé.
II crée une armée de métier pilotée par des hommes en qui il a une
extrême confiance (ses frères, puis ses amis d'enfance, et ses fils par la suite), et
commence la conquête qui mènera a la formation future de son empire, le
Wassoulou, dont la capitale sera Bissandougou, empire qui s'étendra (d'ouest en
est) à son apogée de la Haute-Guinée à la Haute-Volta (qui s'appelle aujourd'hui
Burkina-Faso), en passant par le nord de la Cote d'Ivoire.
LA RESISTANCE AUX COLONS
1. Premiers affrontements contre les Français
À la fin des années 1870, les Français commencent leur expansion en Afrique de
l'ouest, à partir de l'est du Sénégal, avec pour but d'atteindre le haut Nildans
le Soudan actuel. Ils cherchent aussi à progresser vers le sud-est pour atteindre
leurs bases en Côte d'Ivoire. Ces mouvements les conduisent à un affrontement
direct avec Samory Touré, mais aussi car les populations animistes de Côte
d'Ivoire refusent les quotas de captifs et l'Islam imposé par Samory.
En février 1882, une expédition française attaque une des armées de Samory qui
assiège Keniera. Samory réussit à repousser les Français, mais il est effrayé par
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la discipline et la puissance de feu des armées européennes.
Samory essaye de neutraliser les Français par plusieurs moyens. Premièrement,
il étend sa domination vers le sud pour sécuriser une ligne de communication
avec le Liberia. Quand une expédition menée par le gouverneur colonial français
du Soudan, Antoine Combes, tente en 1885 de prendre possession des mines
d'or de Buré, Samory contre-attaque. Divisant son armée en trois colonnes
mobiles, il réussit à menacer gravement les lignes de communication françaises
obligeant ses adversaires à se replier.
Cependant, le combat avec l'armée française tournant à son désavantage,
Samory préfère négocier. Le 28 mars 1886, il signe avec les Français un traité de
paix et de commerce qui reconnaît, sur la rive gauche du Niger, une importante
zone d'influence française.
2. Deuxièmes conquêtes contre les Français
En 1887, Samory Touré peut compter sur une armée disciplinée comprenant de
30 000 à 35 000 fantassins, organisés sur le modèle européen
en pelotons et compagnies, et 3 000 cavaliers, répartis en escadrons de cinquante
hommes chacun. Cependant, les Français sont déterminés à ne pas laisser
Samory consolider ses positions. En exploitant la rébellion de plusieurs
tribus animistes soumises par Samory, ils continuent de s'étendre aux dépens des
régions ouest de l'Empire, forçant Samory à signer des traités par lesquels il leur
cède ces territoires entre 1886 et 1889 (traité de Bissandougou, traité de
Niakha).
En mars 1891, une expédition française sous le commandement du
colonel Archinard lance une attaque directe sur Kankan. Sachant que
les fortifications de la ville ne pourraient pas résister à l'artillerie française,
Samory engage une guerre de mouvement. En dépit des victoires qu'il remporte
contre des colonnes françaises isolées (Kabadougou en septembre 1891),
Samory échoue à chasser les Français hors du cœur de son royaume.
En juin 1892, le successeur du colonel Archinard, le colonel Humbert, menant
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une petite force bien équipée de soldats triés sur le volet, capture Bissandougou,
la capitale du Wassoulou. Un autre coup dur pour Samory Touré est l'arrêt des
ventes d'armes par les Britanniques, soucieux de respecter la convention de
Bruxelles de 1890, la restriction des ventes d'armes étant, selon cette convention,
nécessaire à l'éradication de l'esclavage des populations africaines.
II. L’ECHEC A LA RESISTANCE COLONIALE
FRANÇAISE DE SAMORY TOURE
1. Défaite et Causes
a) Défaite
Évitant un combat qui lui aurait été fatal, il mène une politique de la terre
brûlée, dévastant chaque parcelle de terrain qu'il évacue. Bien que cette
tactique le coupe de sa nouvelle source d'approvisionnement en armes,
le Liberia, il réussit tout de même à retarder la poursuite française.
Samory se replie vers l'est, vers les fleuves Bandama puis Comoé. Dès
lors, sa présence est négligée par l'armée française, dans la mesure où le
nouvel établissement de Samory ne constitue plus un objectif stratégique
de la politique coloniale française.
b) Causes
Plusieurs raisons ont milité en faveur de l’échec de Samory face à la
conquête française. La cohésion dans son empire constitué et surtout islamisé de
force fit défaut. Une "guerre agitera même le royaume en 1889, menée par des
subordonnés animistes, qui étaient contre l'islamisation forcée. Samory aurait
commis aussi l'erreur de vouloir étendre son empire par le Nord de la Côte
d'Ivoire, ce qui était au-delà des forces de son Empire, dépourvu d'armes et
d'alliés.
2. Conséquences
L’échec de Samori ne sera pas sans conséquences. La conquête va causer le
massacre des populations et beaucoup seront contraints à se déplacer.
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Les populations perdent leur indépendance. Elles se soumettent à l’autorité de
l’administration française. Elles paient de fortes amendes de guerre (or, cauris)
qui vont les ruiner.
Conclusion
Samori Touré fut un souverain et un combattant contre la colonisation française
en Afrique de l’Ouest. Comme le disait un historien moderne, sa capture mettra
un terme à « la plus longue série de campagnes contre le même adversaire dans
toute l’histoire de la conquête française du Soudan». Pour finir un avis
sur Samori Touré, tenu par l’un de ses adversaires, le général français Albert
Baratier disait: «Il n’est pas exagéré de dire que Samory s’est montré supérieur à
tous les chefs noirs qui ont été nos adversaires sur le continent africain. Il est le
seul ayant fait preuve des qualités caractérisant un chef de peuple, un stratège et
même un politique.