2014NICED002
2014NICED002
Raphaël Gherson
UFR ODONTOLOGIE
24, av. des diables bleus, 06357 Cedex 04
THESE
Examinateurs de la thèse :
CORPS ENSEIGNANT
* : Responsable
56ème section : DEVELOPPEMENT, CROISSANCE ET PREVENTION
Sous-section 01 : PARODONTOLOGIE
2
Sous-section 03 : SCIENCES BIOLOGIQUES (Biochimie, Immunologie, Histologie,
Embryologie, Génétique, Anatomie pathologique, Bactériologie, Pharmacologie)
Sous-section 02 : PROTHESES
3
REMERCIEMENTS
4
Monsieur le Docteur Yves ALLARD
Docteur en chirurgie dentaire – Do teu de l’U ive sit Claude Be a d – Lyon 1
Maître de Conférences des Universités – Praticien Hospitalier
5
Je dédie cette thèse :
A mes parents. Merci pour votre soutien constant et votre confiance durant ces années qui
’o t pe is d’a ive là où j’e suis.
A o fr re et à a sœur. Vous ’avez o t le he i pou a ive au e g ade ue
vous dans une discipline différente des vôtres et je vous en remercie.
A mon grand-père, ma grand-mère et à mon oncle Simon, ma tante Renée. Merci de
’avoi toujou s soute u.
A mes oncles, mes tantes et mes cousines antibois et juanais. Je passe, à chaque fois, de
très bons moments avec vous.
A ce sacré petit Gabi.
A Lionel. Mon maître de la paro-i pla to, o sa eauf et apitai e de avi e! C’est toi
ui ’as e pa tie t a s is le goût pou la hi u gie de tai e, g â e à to e seig e e t tout
au long de ma formatio , et je t’e suis t s e o aissa t.
A Arnaud. Je te remercie pour ton enseignement lors de mon stage actif et de mes vacations
hospitalières, et pou tes as li i ues ui ’o t pe is d’illust e a p se tatio .
A mes chers confrères du cabinet : Guillaume et Sara : Merci pour mon intégration si rapide
da s vot e a i et, pou vot e dispo i ilit et vos o seils th o i ues et p ati ues. C’est u
plaisir que de travailler à vos côtés.
Aux assistantes : Véronique et Géraldine. Merci pour votre sympathie et pour votre accueil
au cabinet.
Eric, Thibault, David, Mathew Mer, Sylv Mont, Guigui et Pauline, Elo, Angie,
Jon T, Rudy, Micka, Roons, Jo-Zoz, Gwen, Francky, Liorus, Dianus, J-Bat, Antho Barak.
A tout le pe so el de l’Hôpital Sai t-Roch pour leur sympathie et leur accueil, aux aides-
soignantes Jami, Steph, Val, Marise et aux autres.
Et à tous eu ue j’ai ou li s…
6
TABLE DES MATIERES
INTRODUCTION ...................................................................................................................................... 8
1. LES DIFFERENTS ASPECTS DE LA PROTHESE PARTIELLE SUPRAIMPLANTAIRE (PAPSI) ........................ 9
1.1 Indications et intérêts................................................................................................................. 10
1.2 Recul clinique ............................................................................................................................. 11
2. ANALYSE DE LA LITTERATURE ........................................................................................................... 11
2.1 Les études cliniques.................................................................................................................... 11
2.1.1 Au maxillaire et à la mandibule ........................................................................................... 11
2.1.2 A la mandibule ..................................................................................................................... 14
2.1.3 Au maxillaire ........................................................................................................................ 15
2.2 Les revues de la littérature ......................................................................................................... 15
2.3 Les cas cliniques ......................................................................................................................... 17
3. DISCUSSION ...................................................................................................................................... 19
3.1 Synthèse des présentations de cas cliniques .............................................................................. 20
3.2 Synthèse des études cliniques .................................................................................................... 22
4. ETUDE PILOTE SUR LA SATISFACTION DE PATIENTS TRAITES PAR PAPSI .......................................... 23
4.1 Matériel et méthodes ................................................................................................................. 23
4.1.1 Sélection des patients.......................................................................................................... 23
4.1.2 Le questionnaire de satisfaction .......................................................................................... 23
4.2 Résultats ..................................................................................................................................... 24
CONCLUSION ........................................................................................................................................ 25
BIBLIOGRAPHIE ......................................................................................................................................... 27
TABLEAUX ET FIGURES ............................................................................................................................... 30
ANNEXES................................................................................................................................................. 39
7
INTRODUCTION
Pour compenser un édentement partiel, différents types de prothèse peuvent être
proposés : la prothèse implanto-portée (PIP), la prothèse fixée (PF), la prothèse amovible
partielle (PAP) associée ou non à la PF.
La PAP, à infrastructure métallique ou non, est i di u e lo s u’u e solution par PF ou PIP
’est pas possi le, u’il s’agisse d’u e o t e-indication médicale ou anatomique, ou de
contraintes d’o d e ps hologi ue ou fi a i re [6]. Elle est aussi indiquée pour contourner
certaines contraintes concernant la situation des dents prothétiques en favorisant
l’esth ti ue, voi e l’ lo utio g â e à u e g a de li e t pou le o tage des de ts
antérieures.
Chez certains patients âgés, la PAP est la restauration indiquée pour maintenir une hygiène
buccale convenable.
Cepe da t, sous l’a tio de la asti atio , ette p oth se est soumise à un ensemble de
ouve e ts pa asites ui uise t à sa sta ilit , ota e t da s le as d’ de te e t
postérieur libre [14]. E effet, es de ie s so t espo sa les d’u e di i utio de la rétention
et de la sta ilisatio de la p oth se ai si u’u tau de o pli atio s p oth ti ues
relativement élevé. Cet inconfort lié à la mobilité de la prothèse et le caractère inesthétique
lié à la visibilité des crochets dans les secteurs antérieurs expliquent que cette réhabilitation
soit aussi sou e d’i satisfa tio pou u e tai o e de patie ts.
8
1. LES DIFFERENTS ASPECTS DE LA PROTHESE PARTIELLE
SUPRAIMPLANTAIRE (PAPSI)
La prothèse amovible partielle [15] [22] [25] est o stitu e d’un châssis métallique support de
dents artificielles en résine, destinée à améliorer la mastication, l’esthétique, la phonétique,
prévenir la migration des dents résiduelles, stabiliser les dents fragiles, maintenir la balance
musculaire dans le complexe oro-facial. En raison de son caractère amovible, la prothèse est
sujette à des déplacements par rapport aux crêtes et aux dents restantes. La ussite d’u e
prothèse partielle amovible passe par son acceptation par le patient, tant sur le plan
esthétique que fonctionnel, ainsi que par son intégration au sein des différents tissus
buccaux.
L'implant dentaire est une racine artificielle, en titane dans la majorité des cas, ancrée dans
l'os de la mâchoire. Il sert à remplacer la racine d'une dent absente et à accueillir une dent
prothétique ou u s st e d’atta he e t. L'implant dentaire est l'intermédiaire entre la
prothèse et l'os des maxillaires.
Les attachements [15] [23] [25] [27] de précision sont des dispositifs mécaniques usinés, de
conception plus ou moins complexe qui unissent prothèse amovible et support dentaire ou
implantaire. Il e iste de o eu s st es pe etta t d’u i la p oth se a ovi le à
l’i pla t :
Les dents, les implants et la surface muqueuse sont les trois supports de la prothèse
amovible partielle. Leurs natures différentes entraînent des comportements différents sous
l’a tio des fo es asti atoi es.
On parle de différence de compressibilité tissulaire e t e es t ois e tit s ue l’o peut
résumer dans le tableau suivant :
9
Prendre en compte les différents comportements des supports de la PAPSI est une étape
p i o diale da s la p ote tio des suppo ts et ota e t de l’i pla t, l e t le plus
susceptible car le moins tolérant au déplacement.
Pour Fouilloux et Begin, 2011[2], le choix thérapeutique par PAPSI est décrit comme une
solution alternative, de moindre coût, à une prothèse implanto-portée. A partir de cinq cas
cliniques [6], ils décrivent l’i t t de la prothèse amovible partielle stabilisée sur implants
dans les situations suivantes :
Leterme et coll., 2012[14], décrit l’i t t de la prothèse amovible partielle stabilisée sur
implants au niveau fonctionnel, esthétique, économique, ainsi que son caractère évolutif
(vers une PACSI par exemple) et sa conception aisée.
Begin, 2012[1], fait le bilan des évolutions en prothèse amovible de 1990 à 2010, et constate
ue l’i pla t pe et de p opose , dans certaines situations cliniques, la conception
prothétique la mieux adaptée pour maîtriser les différents mouvements susceptibles de
déséquilibrer une PAP ; et da s d’aut es situatio s il pe et de e pas alt e l’esth ti ue.
10
1.2 Recul clinique
de la conception de la PAP qui doit respecter les règles de réalisation des PAP
conventionnelles.
du glage de l’o lusio : o ta ts uili s et ha onieusement répartis, absence
de guidage déstabilisants.
2. ANALYSE DE LA LITTERATURE
La e he he de la litt atu e a pe is d’o te i des a ti les tels que des cas cliniques, des
études ou encore des revues de la littérature. Une recherche en ligne réalisée grâce aux
outils suivants : PubMed/MEDLINE, SUDOC, Stratégie Prothétique, a été complétée par une
recherche manuelle à la Bibliothèque Universitaire. Seules les publications entre 2000 et
2013 ont été prises en compte.
Mitrani et coll., 2003[18], p se te t u e tude t ospe tive su la ise e pla e d’i pla ts
post ieu s suppo ta t u e PAP hez patie ts p se ta t des as d’ de te e t de lasse
I ou II de Kennedy.
11
Le suivi clinique de ces patients est 2,52 ans en moyenne (entre 1 et 4,5 ans). Au total 16
implants ont été posés. Deux groupes de 5 patients sont réalisés : dans le premier groupe les
i pla ts so t u is d’u dispositif pe etta t si ple e t l’appui de la p oth se a ovi le
pilie de i at isatio , le se o d g oupe est dot d’atta he e ts te tifs atta he e ts
a iau et a es d’a age . Les o e es d’âge sont de 69 ans pour le premier groupe et de
56 ans pour le second.
L’ valuatio adiog aphi ue (Tableau 1-b) révèle une très légère perte osseuse péri-
implantaire sans différence significative entre les patients des groupes 1 et 2.
Da s les li ites de ette tude t ospe tive, les auteu s o lue t ue l’utilisatio
d’i pla t sous les e te sio s distales de PAP aug e te o sid a le e t la satisfa tio des
patients ; les tissus péri-implantaires de ces patients demeurent sains et la perte osseuse
o ale. Toutefois, ils p ise t ue d’aut es alliages ou e o e d’aut es desig s des pilie s
de i at isatio , ’ ta t pas à la ase o çus pou pe ett e l’appui de p oth se a ovi le,
doivent être évalués afin de mieux résister aux contraintes masticatoires.
Richter, 2004[21], décrit avoir traité 27 patients de plus de 60 ans : 10 cas ont concerné le
maxillaire et 17 la mandibule. Sur les 42 implants mis en place, un implant a été perdu après
trois mois de mise en fonction, la cause étant inconnue.
12
Mijiritsky et coll., 2005[17], visaie t à d te i e si l’utilisatio d’u o e li it d’i pla ts
dentaires est une solution viable pour améliorer le concept défavorable de PAP chez certains
patients. Quinze patients partiellement édentés avec un nombre et une distribution
défavorables de piliers dentaires ont été traités. 33 implants ont été posés au total, tous
su o t s pa des atta he e ts sph i ues ou a es d’a age. Ces patients ont été
contrôlés tous les 6 mois. L’ tude a a t u e du e de suivi alla t de à a s, les résultats
sont les suivants :
Tous les implants et toutes les prothèses ont fonctionné avec succès.
Au u sig e de o ilit i d’i fla atio gi givale autou des i pla ts et des
de ts ’a t o stat .
Tous patients ont été satisfaits de leur traitement et ont rapporté une bonne
effi a it asti atoi e ai si u’u e o e sta ilit de leu p oth se.
Cet article décrit une approche clinique rentable où les implants dentaires ont été utilisés
avec succès pour améliorer la conception de la PAP défavorable chez les patients ayant un
nombre nettement réduit de dents. La conception proposée exclut liaison rigide entre les
implants et les dents et ne nécessite que peu d'éléments prothétiques.
Grossmann, et coll., 2008[8], ont mené une étude rétrospective dont l’o je tif tait d’ value
la survie des implants dentaires utilisés dans la réhabilitation de patients partiellement
édentés par PAP sur implants. patie ts, d’u e o e e d’âge de a s, o t bénéficié
d’un traitement par PAP sur implants. La durée moyenne de suivi de ces patients est de 31,5
mois (9 à 120 mois). Plusieurs paramètres (Tableaux 2-a et 2-b) ont été pris en compte dans
cette étude tels que le statut de fu eu , la o figu atio d’a ade ava t et ap s la pose
des implants, le temps de suivi après la pose des implants, la localisation des implants, leur
dimension, leur survie et celle des piliers dentaires, et la satisfaction globale évaluée par
questionnaire. Les résultats ont montré que :
Sur un total de 44 implants posés, 2 seulement ont été perdus sur le même patient
(patient fumeur et maladie parodontale préexistante).Un seul pilier dentaire a été
perdu, et ce sur le même patient dont la durée de suivi est de 98 mois. Tous les
aut es pilie s so t est s fo tio els sa s avoi esoi d’u ouveau t aite e t.
Tous les patients ont été satisfaits de leur prothèse : 87% une amélioration de l’effi a it
masticatoire et pour 78% de l’esth ti ue, 65% des patients ont jugé la prothèse très
o fo ta le, % l’o t t ouv e confortable et % d’e t e eu i o fo ta le.
13
Grossmann et coll. ont conclu que les PAPSI pouvaient servir en tant que modalité de
traitement prévisible à long terme. Une sélection rigoureuse des patients, avec un système
de maintenance et de contrôle approprié, est recommandée pour obtenir des résultats
satisfaisants. Cependant le tau de o pli atio s p oth ti ues ’est pas vo u da s ette
tude. De plus, le suivi à lo g te e ’a elle e t o e ue patie ts. E effet, le
recul clinique serait dava tage de l’o d e du ou t te e au o e te e.
2.1.2 A la mandibule
Fischer et coll., 2003[5], ont effectué une étude rétrospective sur la fiabilité des
réhabilitations par PAPSI sur couronnes télescopes. 27 patients partiellement ou totalement
édentés à la a di ule o t t hoisis au hasa d, la o e e d’âge se situa t à a s.
Ohkubo et coll. 2008[19], ont réalisé une étude sur les édentements mandibulaires
comportant des édentements terminaux bilatéraux. Deux implants ont été placés chez 5
patients, soit un implant par édentement postérieur. Sur ces implants ont été fixés tout
d’a o d, des pilie s de i at isatio e t a t e o ta t ave u e PAP, l’e se le o stitua t
ainsi des PAP stabilisées sur implants. Puis, ces piliers sont remplacés par des dispositifs
(« healing cap » ’e t a t plus e o ta t ave la PAP ; o passe alo s d’u e p oth se su
implants à une PAP conventionnelle. Les patients ont ensuite été invités à comparer les deux
types de traitement en évaluant le confort, la mastication, la rétention et la stabilité. Les
résultats montrent que tous les patients ont préféré le traitement par prothèse amovible
pa tielle su i pla ts, et e i pou tous les it es. Il est e fi o lu u’u i pla t pa zo e
édentée et un attachement simple rendent stable une PAP traitant un édentement terminal.
Cependant, au u e i fo atio ua t à la du e de suivi des patie ts ’est p is e.
14
2.1.3 Au maxillaire
Krennmair et coll., 2007[12], ont mené une étude combinant implants et dents naturelles
comme support de prothèse amovible au maxillaire, en utilisant des couronnes télescopes
comme suprastructure implantaire et supra-dentaire. 60 implants ont été posés sur 22
patients, dont la moyenne d’âge est de a s, afi de o pe se l’a se e de pilie s
stratégiques dentaires. Les résultats, sur une durée moyenne de suivi de 38 mois, sont les
suivants :
Les tissus péri-implantaires sont sains et les conditions parodontales des dents
restantes sont restées satisfaisantes.
Mijiritsky, 2007[16], a alis u e evue de la litt atu e ave l’o je tif de faire le point sur
l’utilisatio des i pla ts ave les PAP, et d’ value les i di atio s fa tuelles pou ette
option thérapeutique. L’auteu o lut ue l’utilisatio d’u o e li it d’i pla ts pour
améliorer la conception des prothèses partielles amovibles défavorables est une solution
viable pour les patients partiellement édentés. Cependant des recherches plus poussées
avec des essais cliniques prospectifs contrôlés sont nécessaires.
Grossmann et coll., 2009[9], ont fait le point sur les résultats des traitements par PAPSI. 10
articles ont été retenus qui concernaient 35 patients traités par PAPSI, dont la moyenne
d’âge était de 55 ans. Ces patients ont été évalués en termes de survie des implants et des
dents. Le suivi post-i pla tai e est d’e o e e , ois à ois . Sur 67 implants
posés, deux implants ont échoué sur le même patient, ce dernier étant un gros fumeur avec
une maladie parodontale préexistante. Seule une dent pilier a été perdue. Les patients ont
globalement été satisfaits de leur traitement. De plus, les auteurs insistent sur le fait que lors
de e t pe de t aite e t, les o figu atio s d favo a les d’a ade so t g ale e t
modifiées (Tableau 3). En conclusion, il est mentionné que cette alternative thérapeutique
doit t e e visag e ha ue fois u’u e estau atio fi e ’est pas e visagea le.
15
Un entretien rigoureux et un protocole de suivi sont recommandés pour obtenir des
résultats satisfaisants.
Da Silva et coll., 2010[26], avait comme objectif d’e a i e l’effet des i pla ts suppo ta t
une PAP à extension distale. Parmi les 26 études retenues, certains résultats ont été mis en
évidence :
l’i t odu tio d’implants avec leu s diff e ts t pes d’atta he e ts, dans les
traitements par PAP, semble réduire les tensions sur les dents piliers (en particulier
elles o da t l’ de te e t de PAP à extension distale (Verri et coll., 2007[30]).
aucune complication observée après a s de suivi d’u patie t traité par PAPSI,
présentant un édentement bilatéral postérieur (Kuzmanovic et coll., 2004[13]).
De Freitas et coll., 2012[7], ont étudié la satisfaction des patients, le taux de survie des
implants et les complications prothétiques concernant les réhabilitations par PAP sur
implants dans les cas d’ de te e ts mandibulaires terminaux uni ou bilatéraux par
l’i te diai e d’une revue systématique de la littérature.
Sur les 5 articles (2005-2011) retenus, un est une étude contrôlée randomisée [20] et les 4
autres des études rétrospectives [3] [8] [17] [18]. Le suivi des patients allant de 12 à 96 mois,
toutes ces études ont révélé (Tableau 4) :
16
2.3 Les cas cliniques
Jourda, 2002[10], présente des cas cliniques associant des implants à des prothèses amovibles
à selles disjointes (Figure 5). La prothèse à appuis disjoints peut être considérée comme une
évolution de la prothèse semi-rigide, elle-même étant une évolution de la prothèse rigide[11].
Dans cette évolution, la selle de la prothèse disjointe est alors reliée au châssis par une
liaison distale, la selle étant construite au moyen d'une préforme spécifique. Les traitements
par PAP stabilisées sur implants y sont expliqués, sans que le recul clinique sur ces derniers
ne soit indiqué. Les suprastructures implantaires sont ici des couronnes fraisées. D’ap s
l’auteu , e o ept de hâssis à selles disjoi tes se ait u o e de ieux adapter les
fo es ui s’e e e t su les p oth ses, e disso ia t les p oth ses fi es à appui de tai es
ou implantaires) qui constituent le système rétentif, des selles en appui muqueux.
Les piliers stratégiques dentaires constituent les dents à bonne valeur prothétique,
décrites comme essentielles pour la stabilité des prothèses ; il s’agit ota e t des
canines et des molaires ; à remplacer donc par des implants, si celles-ci sont
absentes.
Maxillaire 3 5 1 4 4 1 2 4
Dents 1 2 3 4 5 6 7 8
Mandibule 5 5 2 3 3 1 1 3
Valeur prothétique des dents saines (1 représentant la valeur la plus favorable) selon Richter,
2004[21]
Les implants doivent être mis en place dans les zones où le volume osseux résiduel
pe et u a age favo a le, e si la positio de l’i pla t s’ loig e l g e e t
de la positio id ale d’u pilie st at gi ue.
Cet a ti le est illust pa as li i ues ave diff e ts t pes d’ dentement, traités par des
PAP et implants connectés par des attachements de précision ou des couronnes télescopes ;
le recul clinique, pour certains cas, pouvant aller jusqu'à 4 ans sans que ne surviennent de
17
o pli atio s selo l’auteu . L’auteu appelle enfin certains intérêts de ce type de
traitement, notamment pour les patients âgés : actes chirurgicaux limités, perte de dents
restantes évitée, possibilité de modifier la prothèse existante pour les patients habitués à
leur prothèse et dont les ressources économiques sont limitées.
Taddéi et Waltmann, 2010[28], exposent quatre cas cliniques. Les attachements sphériques
ainsi que les couronnes fraisées y sont cités comme moyen de connexion entre implants et
PAP. Le o t ôle li i ue à a s d’u des as, o t e t u o o po te e t de la
prothèse et du lit prothétique ; la patiente, étant satisfaite du traitement, a refusée
l’ volutio ve s u e th apeuti ue p oth ti ue fi ée.
18
Fouilloux et Begin, 2011[2], commentent quatre cas cliniques, dans lesquels différentes
suprastructures implantaires sont citées: Locator® mais aussi Dalbo B®, piliers de
cicatrisation ou encore couronnes fraisées avec attachements extra-coronaires.
Dans deux cas sur quatre, le recul clinique est évoqué, à 12 ans pour le premier et à 6 mois
pour le second : les résultats montrent une bonne intégration esthétique et fonctionnelle
pour les deux cas en question.
Ces derniers auteurs, 2012[6], présentent cinq nouveaux cas cliniques pour lesquels
l’atta he e t Lo ato ® est souve t utilis . N a oi s, au u e i fo atio su le e ul
li i ue de es i as ’est p is e.
De même, Leterme et coll., 2012[14], illustrent quatre cas cliniques; tous incluant des
attachements Locator®. Pour un seul des cas, le recul clinique à cinq ans y est précisé et
au u e o pli atio p oth ti ue ’est o stat e.
3. DISCUSSION
Après avoir exposé certaines données récentes de la littérature sur la thérapeutique par
prothèse amovible partielle implanto-portée, les informations concernant la fiabilité de cette
technique vont être présentées sous forme de tableau puis commentées.
Rappelons que pour pouvoir juge de la fia ilit d’u t aite e t, des it es sp ifi ues
doivent être rapportés :
19
3.1 Synthèse des présentations de cas cliniques
Dix publications recensées au total concernent des présentations de cas cliniques. Après
avoir éliminé les duplicatas de cas, nous dénombrons au final 33 cas différents sur les huit
publications restantes [10] [21] [29] [24] [28] [2] [6] [14] :
→ Le t pe de suprastructure implantaire
→ Le e ul li i ue
La mention « N.R. » signifiant « non renseignée » englobe tous les cas dans lesquels
les it es de fia ilit et/ou pa a t es ’o t pas t p is s.
La distinction a été faite entre :
20
- Les complications prothétiques majeures qui regroupent les dommages
plus importants tels que les fractures de la base prothétiques ou des
o stitua ts du s st e d’atta he e t.
→ Les o figuratio s d’ar ade les plus concernées par le traitement par PAP implanto-
portée semblent être les classes I puis II de Kennedy, au maxillaire comme à la mandibule.
→ Les attachements axiaux sont largement utilisés ; en effet les attachements Locator® et
sphériques sont présents dans 73% des cas.
→ Les sultats à court et moyen terme apparaissent comme satisfaisants avec peu de cas
présentant des complications (voire aucun à moyen terme), et un taux de satisfaction
correct en particulier pour le suivi à court terme, compte tenu de la forte proportion de cas
où le it e ’est pas e seig . Pa ailleu s, le suivi à long terme e o e e u’u seul
cas clinique.
21
3.2 Synthèse des études cliniques
De la même manière que précédemment, une analyse de la littérature concernant cette fois
les études menées sur les PAP implanto-portées, est résumée sous forme de tableau
(Tableau 6). On y retrouve les critères de fiabilité, soit les taux de complications et de
satisfa tio , ai si ue d’aut es i fo atio s :
Cette analyse montre que le traitement par PAPSI semble être une solution fiable à court et
moyen terme :
- Enfin, on note que la quasi-totalité des patients est satisfaite du traitement reçu
à travers les différentes études : 95% à 100% des patients sont satisfaits et
rapportent globalement une bonne efficacité masticatoire, une amélioration de
l’esth ti ue et trouvent la prothèse stable, rétentive et confortable.
22
4. ETUDE PILOTE SUR LA SATISFACTION DE PATIENTS
TRAITES PAR PAPSI
Bien que peu de praticiens déclaraient avoir eu recours à ce type de traitement, quelques
cas ont pu être rapportés. Des documents ont été collectés comme des photos cliniques ou
des radiographies panoramiques, et les patients concernés ont été invités, généralement
lors de visites de contrôle, à répondre à un questionnaire de satisfaction.
Afi d’ value la satisfa tio des patie ts su le t aite e t pa PAP sta ilisée sur implants,
un questionnaire comprenant deux parties a été réalisé :
- La première partie (Annexe 1) est adressée au praticien. Elle a pour but de situer le
contexte clinique dans lequel a été réalisé le traitement.
- La seconde partie (Annexe 2) comprenant le questionnaire de satisfaction
p op e e t dit, s’ad esse au patie t ; l’ valuatio ta t d te i e :
23
4.2 Résultats
A la suite de cette étude pilote, comprenant un échantillon composé de cinq patients traités
pa l’asso iatio d’i pla ts ave des p oth ses a ovi les pa tielles maxillaires, nous
constatons que, d’ap s les do es du uestionnaire récapitulées dans deux tableaux
(Tableaux 7 et 8) :
- Un minimum de 2 éléments de rétention est employé pour chacun des cas incluant
des attachements axiaux.
- Les implants posés sous une prothèse existante sont souvent placés en fonction
d’u e possi le volutio de t aite e t ve s u e p oth se a ovi le o pl te su
implants ou encore vers une prothèse fixée implanto-portée. Cela peut ainsi dénoter
le a a t e p ovisoi e d’u e telle estau atio asso ia t u e p oth se existante et
réadaptée, aux implants nouvellement posés.
De plus le côté esthétique du traitement reçu apparait comme très satisfaisant pour ces
patients avec une moyenne de 4,6 ; e ui est oi s le as o e a t le it e d’ lo utio
(moyenne de 3,1).
24
CONCLUSION
D’aut e pa t, ette alternative thérapeutique possède d’aut es ava tages, ota e t pou
les personnes âgées chez qui ils restent encore quelques dents : les actes chirurgicaux sont
limités et mieux acceptés, et le passage à l’ de te e t total, toujou s al pe çu pa les
patients, est évité.
De plus, sa ise e œuv e est elative e t ais e, fa ile e t pla ifia le et e e uie t u’u
nombre limité de séances. Le caractère évolutif de la prothèse reste tout aussi intéressant :
dans le traitement des édentements subtotaux, pour lesquels une évolution vers une
prothèse amovible complète stabilisée sur implants peut ensuite être envisagée ; ou dans
certains cas une évolution vers une prothèse fixée implanto-portée.
Cependant, des recherches plus poussées avec des essais cliniques contrôlés et des
échantillons plus représentatifs sont nécessaires pour valider les résultats de cette modalité
de traitement, car la littérature apporte peu d'informations sur cette voie thérapeutique,
notamment quant à son issu sur le long terme. En effet, les publications sont en général à
propos de cas cliniques anecdotiques, ce qui limite forcément la vision que l'on peut se faire
de l'intérêt de ce type de traitement.
Les thérapeutiques prothétiques amovibles partielles sont régies par des paramètres
nombreux et variables qui rendent presque impossible l'étude de populations homogènes de
patients, auxquelles un traitement systématique serait appliqué [28]. C'est probablement la
raison pour laquelle :
25
il n'y a aucune analyse longitudinale et multicentrique disponible actuellement sur le
comportement d'implants associés à des prothèses partielles amovibles ;
les cliniciens raisonnent souvent au cas par cas, en faisant une synthèse entre les
principes classiques de la conception des prothèses partielles amovibles et les règles
biomécaniques de l'implantologie ;
Toutefois, cette approche mérite d'être approfondie et autorise de réels espoirs pour le
traitement de l'édentement partiel.
26
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2007 Sep; 16(3):270-80.
29
TABLEAUX ET FIGURES
Tableaux 1: Bilan de l’ tude li i ue -a- et radiographique -b- menée par R. Mitrani et coll.,
2003[18]
30
Tableaux 2: Co pte e du de l’ tude t ospe tive de Grossmann et coll., 2008[8]
31
Tableau 3: Co figu atio d’a ade ava t et ap s le pla e e t des i pla ts pou les 35 as
étudiés (selon Grossmann et coll., 2009[9])
32
Tableau 4: Résultat de la revue de la littérature menée par De Freitas et coll., 2012[7]
33
Tableau 5: Synthèse des cas cliniques
34
Tableau 6: Synthèse des études cliniques
35
Tableau 7: R sultats de l’ tude pilote – données cliniques
Tableau 8: R sultats de l’ tude pilote – satisfaction des patients (évaluée sur une échelle de 1
à 5 considérant 1 comme la situation la moins favorable)
36
Figure 1: Cas d’ de te e t asymétrique de grande étendue (Fouilloux et Begin, 2012 [6])
Figure 3: Cas d’ de te ent antérieur de grande étendue (Fouilloux et Begin, 2012 [6])
37
Figure 4 : Am age e t de l’esth ti ue pa p oth se o posite associée à un implant
(Cheylan et Fouilloux, 2009 [4] ; Fouilloux et Begin, 2012 [6])
Figure 5: Châssis à selles disjointes associés à des couronnes fraisées sur implants
(Jourda 2002 [10])
38
ANNEXES
39
Annexe 2: Questionnaire de satisfaction – seconde partie
40
Faculté de chirurgie dentaire
Approbation – Improbation
Les opinions émises par les dissertations présentées, doivent être considérées
comme propres à leurs auteurs, sans aucune approbation ou improbation de la
Faculté de Chirurgie dentaire. (1)
Lu et approuvé, Vu,
Nice, le
(1) les exemplaires destinés à la bibliothèque doivent être obligatoirement signés par le Doyen et par le Président du jury
41
Serment d’Hippocrate
E p se e des Maît es de ette Fa ult , de es he s o dis iples, deva t l’effigie
d’Hippo ate,
Ad is da s l’i térieur des maisons, mes yeux ne verront pas ce qui se passe, ma
langue taira les secrets qui me seront confiés et mon état ne servira pas à corrompre
les œu s i à favo ise le i e.
42