0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
32 vues11 pages

Chap 4

Le document traite de l'intégrale curviligne et des concepts associés, tels que la longueur des courbes paramétrées et les champs de vecteurs dans R3. Il définit des notions clés comme la courbe rectifiable, la paramétrisation cartésienne et polaire, ainsi que l'intégrale curviligne d'un champ de vecteurs. Des exemples illustrent le calcul de longueurs de courbes et l'application des concepts dans le cadre de champs de vecteurs.

Transféré par

Anouar Selhami
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
32 vues11 pages

Chap 4

Le document traite de l'intégrale curviligne et des concepts associés, tels que la longueur des courbes paramétrées et les champs de vecteurs dans R3. Il définit des notions clés comme la courbe rectifiable, la paramétrisation cartésienne et polaire, ainsi que l'intégrale curviligne d'un champ de vecteurs. Des exemples illustrent le calcul de longueurs de courbes et l'application des concepts dans le cadre de champs de vecteurs.

Transféré par

Anouar Selhami
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Intégrale curviligne

Mohamed Maghfoul

0.1 Longueur d'une courbe

0.1.1 Courbes paramétrées

Dénition 0.1.1 ˆ On appelle courbe paramétrée dans Rn toute application


γ d'un intervalle I de R dans Rn ,

t 7−→ γ(t) = (γi (t))1≤i≤n .

ˆ On dit qu'une courbe est continue lorsque toutes ses composantes γi (t)
sont continues.
ˆ Une courbe est dite lisse lorsque toutes ses composantes sont de classe C 1
sur I .
ˆ Pour I = [a, b], on appelle γ(a) l'origine de γ et γ(b) l'extrémité de γ ; si γ
est continue on dit qu'elle joint γ(a) et γ(b). Si γ(a) = γ(b) on dit que γ
est une courbe fermée. Si γ est bijective, on confondra souvent γ et γ(I).
Notre probème maintenant est de calculer la longueur l(γ) d'une courbe γ
dénie et continue sur [a, b]; c'est à dire de déterminer la distance parcourue en
allant de γ(a) à γ(b).
Rappelons que l'espace Rn est menu de la norme Euclidienne
v
u n
uX
∥(x1 , ..., xn )∥ = t x2 . i
1

Le veceur tangent ( ou vecteur vitesse ), quand il existe, à la courbe γ à


l'instant t ∈ [a, b] est

γ ′ (t) = = (γ1′ (t), γ ′ 2(t), ..., γn′ (t)).
dt
Suivant l'idée qui a conduit à l'intégrale de Riemann, on considère

σ : a = t0 < t1 < ... < tm = b

1
une subdivision de [a, b]; la ligne brisée obtenue en mettant bout à bout les
segments joignant γ(ti ) et γ(ti+1 ) (0 ≤ i ≤ m − 1) a la longueur
m−1
X −→
γ(ti )γ(ti+1 ) = lσ
0
−→
où γ(ti )γ(ti+1 ) est la longueur du segment [γ(ti ), γ(ti+1 )].

Dénition 0.1.2 ˆ Une courbe continue sur [a, b] est dite rectiable ( ou a
une longueur nie) lorsque l'ensemble des lσ (quand σ parcourt les subdi-
visions de [a, b]) est majoré.
ˆ Pour γ une courbe rectiable, on note l(γ) la borne supérieure des lσ et
on l'appelle longeur de γ .
Théorème 0.1.1 Soit γ : [a, b] −→ Rn une courbe de classe C 1 . On a
Z b
l(γ) = ∥γ ′ (t)∥ dt.
a

L'élément de longueur le long d'une courbe γ est



dl = dt.
dt
Exemples
1. Calculer la longueur du cercle de centre (o, o) et de rayon R.

Notons que le cercle de centre (o, o) et de rayon R est donné par la courbe
lisse

γ(t) = (Rcost, Rsint), t ∈ [0, 2π].


On a dl = Rdt. Donc l(γ) = 02π Rdt = 2πR.
R

2. Calculer la longueur de la courbe


γ(t) = (acost, asint, bt)

pourR a √
et b des réels positifs

et t ∈ [0, 2π]. On a dl = a2 + b2 dt. Donc
2π 2 2 2 2
l(γ) = 0
a + b dt = 2π a + b .

2
0.2 Parmétrisation des courbes planes.

Paramétrisation cartésienne
Soit γ la courbe plane d'équation cartésiènne:

y = f (x), x ∈ [a, b].


À γ est q
asssociée la paramétrisation q
suivante : γ(t) = (t, f (t)) pour t ∈ [a, b].
On a dl = 1 + ( dt ) . Donc l(γ) = a 1 + ( df dt ) dt.
df 2
Rb
2

Soit par exemple f (x) = x2 et x ∈ [a, b]. La paramétrisation de la courbe


plane de f est

γ(t) = (t, t2 ) t ∈ [a, b].


Rbq R √
Donc l(γ) = a 1 + ( df 2 1 2b
dt ) dt = 2 2a 1 + u2 du.
Le changement de variable u = shx donne
Z p Z Z
1
1 + u2 du = ch2 xdx = (1 + ch2x)dx
2

= 21 (x + shx 1 + sh2 x) + cste.

Notons que la relation shx = ex −e−x


2 implique
p
x = log(u + 1 + u2 ).
Donc
Z p
1 p p
1 + u2 du = (log(u + 1 + u2 ) + u 1 + u2 ) + cste.
2
Il en résulte que

p p 1 2b + 1 + 4b2
2 2
l(γ) = (b 1 + 4b − a 1 + 4a ) + log( √ ).
4 2a + 1 + 4a2
Paramétrisation polaire
À toute courbe plane γ donnée par l'équation polaire:

r = f (θ), θ ∈ [α, β],


on associe la paramétrisation: γ(θ) = (f (θ)cosθ,
q f (θ)sinθ), θ ∈ [α, β]. L'élément
de longueur est donné dans ce cas par dl = f (θ) + ( dθ
2 ) dθ et
df 2

Rβq df 2
l(γ) = α
f (θ)2 + ( dθ ) dθ.

Exemple. Discuter en fonction d'un nombre réel λ la longueur de la courbe


plane γ donnée par l'équation polaire:

3
r = aeλθ , θ ∈ [α, β], a > 0.
La paramétrisation
√ de γλθest: γ(θ) = (ae cosθ, ae sinθ). L'élément de
λθ λθ

longueur est dl = a 1 + λ e dθ. Donc


2

p Z β
l(γ) = a 1 + λ 2 eλθ dθ.
λ

Si λ = 0, on a l(γ) = a(β − α).



Si λ ̸= 0, on a l(γ) = a 1+λ2 λβ
λ (e − eλα ).

Paramétrisation intrinsèque
Soit γ : [a, b] −→ Rn une courbe lisse et P0 = γ(t0 ) un point xé de γ . Le
nombre
Z t

s(t) = dτ
t0 dτ
s'appelle abscisse cuviligne du point P = γ(t) sur la courbe γ . Supposons
que l'application t −→ s(t) est bijective d'application inverse g(s) = t. Ceci
nous donne une autre paramétrisation dite paramétrisation intrinsèque donnée
par: γ(g(s)).
widthExemple. Soit γ la courbe de R3 donnée par la paramétrisation

γ(t) = (acost, asint, bt), t ∈ [0, 2π], a et b sont des réels.


Soit P0 = γ(0) = (a, 0, 0). On a donc
Z t
dγ p
s(t) = dτ = a2 + b2 t
t0 dτ
On obtient donc
s
t= √ .
a2 + b2
La paramétrisation intrinsèque de notre courbe est
s s s
γ(g(s)) = (acos √ , asin √ , b√ ).
a2 +b 2 2
a +b 2 a + b2
2

4
0.3 Intégrale curviligne d'un champs de vecteurs

0.3.1 Champ de vecteurs

champ de vecteurs Dans le reste de ce chapitre, on se place dans R3 .


Dénition 0.3.1 On appelle champ de vecteurs dans R3 , toute application V
dénie sur un ouvert Ω de R à valeurs dans R .
3 3

Dans la base canonique, un champ de vecteurs V est déni par ses com-
posantes V1 , V2 et V3 :

V (x, y, z) = (V1 (x, y, z), V2 (x, y, z), V3 (x, y, z)).


Un champ est dit continu ( resp de classe C n ) lorsque toutes ses composantes
sont continues (resp de classe C n ).
Dénition 0.3.2 Soit φ une fonction réelle dénie sur un domaine de R3 et
admettant des dérivées partièlles premières.
Le champ de vecteurs noté grad(φ) ou ∇φ et donné par
∂φ ∂φ ∂φ
grad(φ) = ∇φ = ( , , )
∂x ∂y ∂z
est appelé gradient de φ.
Dénition 0.3.3 Soit V un champ de vecteurs de classe C 1 déni sur un ouvert
Ω de R3 . On appelle divergence de V la fonction scalaire notée divV et donnée
en chaque point a de Ω par
∂V1 ∂V2 ∂V3
divV (a) = (a) + (a) + (a).
∂x ∂y ∂z
On constate que si f est un champ scalaire ( une fonction à valeurs réelles)
de classe C 2 sur un ouvert Ω de R3 , alors
∂2f ∂2f ∂2f
div(grad(f )) = ∆f = 2
+ 2 + 2.
∂x ∂y ∂z
Dénition 0.3.4 Soient V un champ de vecteurs de classe C 1 déni sur un
ouvert Ω de R et V1 , V2 et V3 ses composantes dans la base canonique. On
3

appelle rotationnel de V le champ noté rotV sur Ω de composantes


∂V3 ∂V2 ∂V1 ∂V3 ∂V2 ∂V1
( − , − , − ).
∂y ∂z ∂z ∂x ∂x ∂y
Une méthode pour s'en rappeler consiste à prendre le produit extérieur
∂ ∂ ∂
( , , ) ∧ (V1 , V2 , V3 )
∂x ∂y ∂z
qui fonctionne comme un produit vectoriel.

5
Dénition 0.3.5 Soit E un sous-ensemble de Rn . On dit que E est étoilé s'il
exitse un point A ∈ E tel que pour tout M ∈ E , le segment [A, M ] ⊂ E .
textbfExemples
1) Le produit I × J de deux intervelles I et J de R est étoilé dans R2 .
2) Tout sous-ensemble convexe de Rn est étoilé.
3) Le sous-ensemble R2 − (0, 0) de R2 n'est pas étoilé
Dénition 0.3.6 On dit qu'un champ de vecteurs V dérive d'un potentiel vecteur
F (resp. scalaire f ) sur un ouvert Ω, lorsque V = rotF (resp. V = grad(f )).

Proposition 0.3.1 Un champ de vecteurs V de classe C 1 sur un ouvert étoilé Ω


dérive d'un potentiel vecteur ([Link]) si, et seulement si divV = 0 ([Link] =
0). Si de plus si V = rotF , alors V dérive du potentiel vecteur H si, et seule-
ment si H = F + grad(f ), où f ∈ C 1 (Ω, R).
Voici quelques propriétés des opérateurs précédemment dénis. Elles se dé-
montrent facilement en appliquant les dénitions: pouur V, F ∈ C 1 (Ω, R3 ) et
f, g ∈ C 1 (Ω, R)

1. div(rotV ) = 0, rot(grad(f )) = 0
2. rot(f V ) = f rotV + grad(f ) ∧ V .
3. div(F ∧ V ) = [Link] − [Link]
4. rot(f grad(g)) = grad(f ) ∧ grad(g)
Exercice. Soit V le champ de vecteurs donné par
V (x, y, z) = (yz, −xz, x2 + xy).
Déterminer un potentiel vecteurs F dont dérive V .
solution. Soit F = (P, Q, R) un potentiel vecteurs tel que rotF = V . En
remarquant que rot(F + gra(f )) = rotF pour toute fonction f de classe C 1 sur
le domaine de F , on peut donc supposer que R = 0 ( pour un choix de f telle
∂z = −R). On obtient donc
que ∂f
∂Q ∂P ∂Q ∂P
= −yz, = −xz, − = x2 + xy.
∂z ∂z ∂x ∂y
On trouve
−xz 2 −yz 2 x3 x2 y
F =( , + + , 0).
2 2 3 2

6
0.3.2 Intégrale curviligne

Dénition 0.3.7 Soient V un champ continu sur un ouvert Ω de R3 et γ :


[a, b] −→ Ω une courbe lisse (i.e. de classe C 1 ). L'intégrale curviligne (ou la
circulation) de V est
Z Z b
V = V (γ(t)).γ ′ (t)dt
γ a

où V (γ(t)).γ ′ (t) est le produit scalaire des vecteurs V (γ(t)) et γ ′ (t).


Cette intégrale peut être interprétée comme étant le travail du champ de
forces V exercé sur un mobile qui décrit le chemin γ et peut être approchée par
des sommes de Riemann.

On dit que le champ V est conservatif lorsque V = 0 pour γ un chemin


R
γ
(.i.e courbe de classe C 1 par morceaux) fermé.
Exemples
Une particule de masse m se déplat dans R3 sur un chemin
γ : [a, b] −→ R3

de classe C 2 est soumise à un champ de forces V . D'après la loi fondamental


de la dynamique ou loi de Newton, on a

V (γ(t)) = mγ ′′ (t).
Par suite
Rb
V (γ(t)).γ ′ (t)dt
R
γ
V = a
P3 R b
= m3 i=1 a γi′′ (t)γi′ (t)dt
P3
= 21 m3 i=1 (γi′ (b)2 − γi′ (a)2 )
= 2 m (γ (b)2 − γ ′ (a)2 ).
1 3 ′

Le travail eectué par la force V est égale à la variation cinétique.

Calculer V pour
R
γ

γ(t) = (cost, sint), t ∈ [0, π] et V (x, y) = (−x2 + y 2 , 2xy).

On a

γ ′ (t) = (−sint, cost), et V (γ(t)) = (−co2t, sin2t).


Donc
R Rπ
γ
V = 0 (sintcos2t + costsin2t)dt

= 0 sin3tdt

7
= − 13 [cos3t]π0 = 23 .

Soit V = grad(f ) où f une fonction de classe C 1 d'un ouvert Ω de Rn dans


R. Pour t 7−→ γ(t) une courbe lisse dénie sur [a, b], on a
Rb
grad(f γ(t)).γ ′ (t)dt
R
γ
V = a
Rb
= a (f ◦ γ(t))′ dt
= f (γ(b)) − f (γ(a)).
Si le chemin est fermé, c'est à dire γ(a) = γ(b), cette intégrale est nulle. On
dit que le champ est conservatif.
Dénition 0.3.8 On appelle chemin une fonction γ(t) déni sur un intervalle
compact à valeurs dans Rn , continue, de de classe C 1 par morceaux. Si γ est
réunion des chemins C 1 γ1 , γ2 , ..., γm , on pose
m
X Z m Z
X
l(γ) = l(γi ), et V = V.
1 γ 1 γi

Propriétés 1 1. W. pour α et β réels.


R R R
γ
(αV + βW ) = α γ
V +β γ

2. Si γ et γ ′ sont deux chemins tels que l'origine de γ ′ est l'extrémité de γ ,


alors
Z Z Z
V = V + V.
γ∪γ ′ γ γ′

3.
R
γ
V ≤ l(γ)supt ∥V (γ(t))∥ .

Exercice Pour t ∈ [0, 1], on dénit deux chemins


γ1 (t) = (t, t2 ) et γ2 (t) = (1 − t, 1 − t).
Calculer V pour
R
γ1 ∪γ2

V (x, y) = (2xy, x2 ) et ; et V (x, y) = (2xy 3 , ey ).

0.3.3 Changement de paramétrage.

Soient γ(t) un chemin déni sur [a, b] et θ : [c, d] −→ [a, b] une fonction continue
sur [c, d], de classe C 1 sur ]c, d[ et bijective. Le chemin γ ◦ θ(u) déni sur [c, d]
a le même orbite (i.e tracé) que γ : c'est un nouveau paramétrage de γ .
Pour tout champ de vecteurs V déni sur γ on a
Z Z d
V = V (γ ◦ θ(u)).(γ ◦ θ)′ (u)du
γ◦θ c

8
Z d
= V (γ ◦ θ(u)).γ ′ (θ(u)θ′ (u)du
c
Z θ(d
= V (γ(t)).γ ′ (t)dt.
θ(c)

Comme θ est supposée bijective, ona donc deux cas Rpossibles:R


1er cas : θ est croissante. Donc θ(c) = a, θ(d) = b et γ◦θ V = γ V .
On dit que γ et γ ◦ θ ont même orientation.
2eme cas : θ est décroissante. Donc θ(c) = b, θ(d) = a et γ◦θ V = − γ V .
R R

On dit alors que γ et γ ◦ θ sont orientés en sens inverse.


On notera γ −1 un chemin orienté en sens inverse que le chemin γ .
Par exemple t 7−→ γ(a + b − t) '.eni sur [a, b] est un chemin orienté en sens
inverse de celui de γ .

Remarque. Soit f est une fonction dénie et continue sur un ouvert Ω


de Rn à valeurs dans R. Soit γ : [a, b] −→ Ω unecourbe lisse. Pour γ(t) =
(x1 (t), x2 (t), ..., xn (t)), on pose
Z Z b
f dxi = f (γ(t))x′i (t)dt et
γ a
Z Z b
f (s)ds = f (γ(t)) ∥γ ′ (t)∥ dt.
γ a

Avec cette notation si V = (V1 , ..., Vn ) est un champ de vecteurs, on a


Z Z
V = (V1 dx1 + ... + Vn dxn ).
γ γ

Exemple.
Pour γ(t) = (acost, asint, bt), t ∈ [0, 2π] et f (x, y, z) = z , on obtient
1. Z Z b
f (s)ds = f (γ(t)) ∥γ ′ (t)∥ dt.
γ a

Z 2π p
= bt x′ (t)2 + y ′ (t)2 + z ′ (t)2 dt
0
Z 2π p
= bt a2 sin2 t + a2 cos2 t + b2 dt
0
p Z 2π p
= b a 2 + b2 tdt = 2π 2 b a2 + b2
0

9
2. Z Z 2π
f dz = btz ′ (t)dt
γ 0
Z 2π
= b2 tdt = 2π 2 b2 .
0

Dénition 0.3.9 Un chemin γ : t 7−→ γ(t) déni sur [a, b] à valeurs dans R2
est dit simple si l'application γ restreinte à ]a, b[ est bijective.
Donc un chemin simple peut être fermé mais ne peut pas se recouper. Par
exemple γ(t) = (cost, sint) n'est pas un chemin simple pout t ∈ [0, 4π]; mais
c'est un chemin simple pour t ∈ [0, 2π].

Une orientation d'un chemin simple fermé est un choix d'un parcours. Nous
convenons qu'un chemin simple fermé dans le plan est orienté positivement
lorsqu'il est parcouru dans le sens contraire à celui d'une montre ( ou en ayant
l'intérieur à sa gauche).
Dénition 0.3.10 Etant donné un chemin simple fermé γ d'intérieur G, on
appellera bord orienté de G un chemin simple fermé γ1 ayant même orbite que
γ et d'orientation positive.

Pour un champ de vecteurs donné V , on notera


I Z
V = V.
γ γ1

Donc: V = γ V si l'orientation de γ est positive


H R
γ
= γ −1 V si non
R

0.4 Théorème de Green-Riemann

Nous admettons enn le théorème suivant dit théorème de Green-Riemann:


Théorème 0.4.1 Soit Ω un ouvert connexe de R2 et γ un chemin simple fermé
de Ω d'intérieur G contenu dans Ω. Soient P et Q deux fonctions de Ω dans R
de classe C 1 . Alors
I Z Z
∂Q ∂P
P dx + Qdy = ( − )dxdy.
γ G ∂x ∂y

Exemples.
Soit γ le carré de cotés (1, 1), (−1, 1), (−1, −1), (1, −1). Alors
I Z Z Z 1
y 2 dx + xydy = (−y)dxdy = −2 ydy = 0.
γ [−1,1]×[−1,1] −1

10
Pour a et b des nombres positifs et γ un chemin fermé simple d'intérieur G
, on a
I Z Z
aydx + bxdy = (b − a)dxdy = (b − a)µ(G).
γ G

11

Vous aimerez peut-être aussi