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Dossier d’approbation
Rapport de présentation
TOME 1
Vu pour être annexé à la délibération du 16 décembre 2019
Pour la Commune
Le Maire de Mauges-sur-Loire
Jean-Claude BOURGET
Commune de Mauges-sur-Loire
Sommaire
I. PREAMBULE 7
A. LA COMMUNE DANS SON CONTEXTE GEOGRAPHIQUE LOCAL ET REGIONAL 8
B. OBJECTIFS DU PROJET COMMUNAL : LA DELIBERATION DE PRESCRIPTION 9
III. LE PDU 17
IV. LE PDH 17
VI. LE SRCAE 17
VII. LE SDARF 18
IX. LE SRCE 22
X. LE SRADDET 24
XI. LE PCET 24
I. LA POPULATION 27
A. L’EVOLUTION DE LA POPULATION 27
B. LA STRUCTURE PAR AGE 30
C. LA STRUCTURE DES MENAGES 30
D. LES POPULATIONS SPECIFIQUES ACCUEILLIES 31
II. L’HABITAT 32
A. OPAH 32
B. LE PARC DE LOGEMENTS ET SON EVOLUTION 32
1. LA CONSTRUCTION DE LOGEMENTS ..................................................................................................... 32
2. L’EVOLUTION DU PARC DE LOGEMENTS SUR LES 10 DERNIERES ANNEES ..................................................... 33
3. LES TENDANCES DU MARCHE LOCAL DE L’HABITAT ................................................................................. 34
4. LES RESIDENCES PRINCIPALES ............................................................................................................. 36
C. LE PARC DE LOGEMENTS SELON LE TYPE DE LOGEMENTS 36
D. LE PARC DE LOGEMENTS SELON LE STATUT D’OCCUPATION 37
E. LE PARC DE LOGEMENTS SELON LA TAILLE DES LOGEMENTS 38
F. LE PARC DE LOGEMENTS SELON L’ANCIENNETE 38
G. LA VACANCE 40
H. LA NOTION DE « POINT MORT » 41
I. LES PROJETS COMMUNAUX 41
III. L’ECONOMIE 43
A. L’EVOLUTION DE L’EMPLOI ET DU CHOMAGE 43
B. LA STRUCTURE SOCIO-PROFESSIONNELLE 44
C. LA STRUCTURE DE L’ACTIVITE 45
D. LES MIGRATIONS PROFESSIONNELLES ET LES MODES DE TRANSPORT 49
E. LE TISSU ECONOMIQUE 51
F. LES ZONES D’ACTIVITES 55
G. L’OFFRE / L’ARMATURE COMMERCIALE ET DE SERVICES 60
H. L’OFFRE / L’ARMATURE TOURISTIQUE 62
IV. L’AGRICULTURE 64
A. UN SECTEUR ECONOMIQUE ET SOCIAL PREPONDERANT 65
1. LE SECTEUR AGRICOLE GENERE PLUS DE 1000 EMPLOIS DIRECTS OU INDIRECTS........................................... 65
2. UNE EROSION CONTINUE DU NOMBRE D’EXPLOITANTS ........................................................................... 66
B. LA CONCENTRATION DES MOYENS DE PRODUCTION 67
1. L’EMERGENCE DES FORMES SOCIETAIRES ............................................................................................. 67
2. DES EXPLOITATIONS DE PLUS EN PLUS GRANDES .................................................................................... 68
C. DES ENJEUX « SENSIBLES » DE RENOUVELLEMENT 71
1. DEUX AGRICULTEURS SUR CINQ CESSERONT LEUR ACTIVITE DANS LES 10 PROCHAINES ANNEES ...................... 71
2. UNE AGRICULTURE SOUTENUE PAR UNE BONNE DYNAMIQUE D’INSTALLATION ........................................... 73
D. UNE TERRE D’ELEVAGE ET DE PRODUCTIONS SPECIALISEES 76
1. L’ELEVAGE BOVIN, SOUVENT ASSOCIE A D’AUTRES PRODUCTIONS, RESTE PREDOMINANT .............................. 76
2. DES PRODUCTIONS SPECIALISEES LOCALEMENT PREGNANTES ................................................................... 77
3. LA DIVERSIFICATION DES ACTIVITES AGRICOLES PARTICIPE A L’ATTRACTIVITE DU TERRITOIRE .......................... 78
E. L’AGRICULTURE AU COEUR DES ENJEUX DU TERRITOIRE 79
I. PREAMBULE
Le Plan Local d’Urbanisme de Mauges-sur-Loire a été prescrit le 9 juillet 2013 sur la communauté de
communes du canton de Saint-Florent-le-Vieil, qui rassemblait alors onze communes. Ces dernières ont
fusionné pour créer la commune de Mauges-sur-Loire (arrêté préfectoral du 5 octobre 2015).
La loi du 13 décembre 2000, relative à la Solidarité et au Renouvellement Urbains (Loi SRU) a introduit en
lieu et place des Plans d’Occupation des Sols (POS) un outil règlementaire de planification, permettant de
mieux répondre aux problématiques des territoires urbains et ruraux : le Plan Local d’Urbanisme (PLU).
Cette loi a été amendée successivement par d’autres textes qui ont chacun contribué à faire évoluer le
PLU :
La Loi Urbanisme et Habitat (Loi UH) du 2 juillet 2003 introduit l’obligation pour les PLU de réaliser un
PADD, des orientations d’aménagement facultatives ainsi qu’un règlement, ou encore d’identifier les
bâtiments agricoles d’intérêt susceptibles de changer d’affectation pour de l’habitat,
Avec la Loi portant Engagement National pour l’Environnement (Loi ENE) du 12 juillet 2010, dite loi
Grenelle II, le PLU vise à garantir la gestion économe des sols, la maitrise de la consommation de
l’espace naturel, agricole et forestier. Elle introduit la notion de préservation des continuités
écologiques,
La Loi pour un Accès au Logement et un Urbanisme Rénové (Loi ALUR) promulguée le 24 mars 2014 a
pour objectif de faciliter et d’accroître l’effort de construction tout en freinant l’artificialisation des
sols, et de lutter contre l’étalement urbain. Elle encourage également l’élaboration de PLU
intercommunaux,
La Loi pour l’Avenir de l’Agriculture, de l’Alimentation et de la Forêt (Loi LAAAF) du 13 octobre 2014
introduit l’analyse du potentiel de densification du tissu urbanisé existant et de nouvelles règles de
constructibilité dans les zones A et N des PLU, soumises à l’avis d’une commission dédiée,
Promulguée le 7 août 2015, la loi portant sur la Nouvelle Organisation Territoriale de la République
(NOTRe) ouvre le transfert de la compétence en matière de documents d’urbanisme aux EPCI
(élaboration de PLU intercommunaux),
Enfin, le décret du 28 décembre 2015 relatif à la partie réglementaire du livre Ier du code de
l'urbanisme et à la modernisation du contenu du plan local d'urbanisme est pris pour l'application la
Loi ALUR, à compter du 1er janvier 2016.
Ainsi, l’article L.101-2 du Code de l’Urbanisme fixe pour le Plan Local d’Urbanisme les objectifs suivants :
« Dans le respect des objectifs du développement durable, l'action des collectivités publiques en matière
d'urbanisme vise à atteindre les objectifs suivants :
1° L'équilibre entre :
a) Les populations résidant dans les zones urbaines et rurales,
b) Le renouvellement urbain, le développement urbain maîtrisé, la restructuration des espaces
urbanisés, la revitalisation des centres urbains et ruraux,
c) Une utilisation économe des espaces naturels, la préservation des espaces affectés aux activités
agricoles et forestières et la protection des sites, des milieux et paysages naturels,
d) La sauvegarde des ensembles urbains et la protection, la conservation et la restauration du
patrimoine culturel,
e) Les besoins en matière de mobilité.
2° La qualité urbaine, architecturale et paysagère, notamment des entrées de ville.
3° La diversité des fonctions urbaines et rurales et la mixité sociale dans l'habitat, en prévoyant des
capacités de construction et de réhabilitation suffisantes pour la satisfaction, sans discrimination, des
besoins présents et futurs de l'ensemble des modes d'habitat, d'activités économiques, touristiques,
sportives, culturelles et d'intérêt général ainsi que d'équipements publics et d'équipement
commercial, en tenant compte en particulier des objectifs de répartition géographiquement équilibrée
entre emploi, habitat, commerces et services, d'amélioration des performances énergétiques, de
développement des communications électroniques, de diminution des obligations de déplacements
motorisés et de développement des transports alternatifs à l'usage individuel de l'automobile.
4° La sécurité et la salubrité publiques.
5° La prévention des risques naturels prévisibles, des risques miniers, des risques technologiques, des
pollutions et des nuisances de toute nature.
6° La protection des milieux naturels et des paysages, la préservation de la qualité de l'air, de l'eau, du
sol et du sous-sol, des ressources naturelles, de la biodiversité, des écosystèmes, des espaces verts
ainsi que la création, la préservation et la remise en bon état des continuités écologiques.
7° La lutte contre le changement climatique et l'adaptation à ce changement, la réduction des
émissions de gaz à effet de serre, l'économie des ressources fossiles, la maîtrise de l'énergie et la
production énergétique à partir de sources renouvelables. ».
A. La commune dans son contexte géographique local et
régional
La commune s’étend sur près de 192 kilomètres carrés et est composée de onze anciennes communes
désormais fusionnées : Beausse, Botz-en-Mauges, Bourgneuf-en-Mauges, La Chapelle-Saint-Florent, Le
Marillais, Le Mesnil en Vallée, Montjean-sur-Loire, La Pommeraye, Saint-Florent-le-Vieil, Saint-Laurent-de-
la-Plaine, Saint-Laurent-du-Mottay. Mauges-sur-Loire appartient depuis le premier janvier 2016 à
l’Établissement Public de Coopération Intercommunale de Mauges-Communauté.
Selon le recensement INSEE de 2014, la commune de Mauges-sur-Loire totalise une population
municipale de 18 286 habitants.
Le territoire communal est jalonné au Nord par l’autoroute A11, la départementale 723, et la voie ferrée
Nantes-Paris. Trois ponts situés à la limite Nord de la commune permettent de traverser la Loire. Plusieurs
axes routiers traversent Mauges-sur-Loire, notamment la D752, la D15 et la D762 qui connaissent un trafic
important. Si le trafic au Sud est limité, le transit Nord-Sud pour traverser la Loire à Saint-Florent-le-Vieil est
conséquent, ainsi que le passage des poids-lourds à Montjean-sur-Loire sur la D15. En effet les liens sont
privilégiés avec le Nord ligérien.
• Environnement physique
Le territoire se situe à une altitude assez basse : entre 10 m aux rives de la Loire et 150 m à la commune
associée de Beausse (centre-sud). Le relief est contrasté entre les rives de la Loire et certains coteaux
abrupts. Ces coteaux surplombent de petites vallées encaissées qui traversent le territoire communal.
Un grand nombre de ruisseaux affluents de la Loire traversent le territoire dans une orientation
principalement Nord-Sud.
B. Objectifs du projet communal : la délibération de
prescription
Par délibération en date du 9 juillet 2013, le conseil de la communauté de communes du Canton de Saint-
Florent-le-Vieil a prescrit l’élaboration d’un Plan Local d’Urbanisme (alors intercommmunal et désormais
communal pour la commune de Mauges-sur-Loire) sur l’ensemble du territoire communautaire.
Cette délibération fixait pour le PLU les objectifs suivants :
La mise en compatibilité avec le SCOT du pays des Mauges, exécutoire depuis le 19 septembre 2013,
La maîtrise du développement de l’urbanisation par le développement en priorité dans les bourgs,
Le maintien de l’activité économique et le développement de l’activité touristique,
La préservation et la valorisation du patrimoine naturel, paysager et bâti ainsi que la qualité de vie des
habitants.
De ces choix de développement découlent plusieurs orientations stratégiques, et notamment :
Une consommation d’espace maîtrisée,
Une offre économique organisée à différentes échelles,
La protection des milieux naturels.
CHAPITRE I : ANALYSE DU
CONTEXTE REGLEMENTAIRE
SUPRACOMMUNAL
Articles L131-4 à L131-7 du Code de l’urbanisme
Les cœurs de biodiversité annexes correspondent aux espaces identifiés en ZICO, ONZH, ZNIEFF de
type 2, espaces à fort intérêt patrimonial de la DTA… et qui sont situés en dehors des cœurs de
biodiversité majeurs du SCoT.
Le territoire communal comprend également des espaces naturels à fort intérêt patrimonial identifiés par la
DTA. « Cela implique que l’urbanisation, pour autant qu’elle soit permise, doit être limitée et en continuité
de l’existant, sauf pour les bâtiments agricoles sur les terrains où s’exerce une telle activité ».
Elle comprend enfin des corridors écologiques.
(source : SCOT)
Il faut en outre signaler que la DREAL a établi une pré-localisation des zones humides sur le Pays des
Mauges, qui révèle de nombreuses zones humides le long de la Loire, et donc au Nord de la commune de
Mauges-sur-Loire.
• La mise en valeur du paysage
Il existe le long de l’axe ligérien (et donc au nord du territoire de Muages-sur-Loire) de nombreuses
coupures paysagères. Le rôle de ces coupures est de prévenir l’urbanisation diffuse et de faciliter la
préservation.
Dans la commune de Saint-Florent-le-Vieil, le présent PLU doit organiser la préservation des vues des
promontoires et des rives opposées dans le cadre d’une analyse paysagère.
• Les risques
De nombreuses et vastes zones du nord du territoire communal (le long de l’axe ligérien) font l’objet d’un
PPRI.
La liste des servitudes et une description exhaustive de ces dernières se trouve dans les annexes du Plan
Local d’Urbanisme.
III. LE PDU
Les plans de déplacements urbains (PDU) sont définis dans le code des transports qui reprend des éléments
de la loi d’orientation des transports intérieurs (LOTI) du 31 décembre 1982 et de la loi sur l’air et
l’utilisation rationnelle de l’énergie du 30 décembre 1996 (LAURE). Ils sont obligatoires dans les périmètres
de transports urbains (PTU) inclus les agglomérations de plus de 100 000 habitants. Le territoire de
Mauges-sur-Loire n'est pas soumis à cette obligation.
IV. LE PDH
Le conseil départemental du Maine-et-Loire et l’État ont mis en œuvre le Plan Départemental de l’habitat
du Maine-et-Loire approuvé par l’État le 30 avril 2008. Il est destiné à assurer la cohérence entre les
politiques de l'habitat menées dans les territoires couverts par un programme local de l'habitat (PLH) et
celles menées dans le reste du département.
Le PDH a défini cinq orientations thématiques :
Diversifier les formes d'habitat dans l'objectif d'une gestion économe de l'espace,
Développer une gamme de logements plus large pour s'inscrire dans la dynamique locale de l'habitat,
Renouveler le parc locatif social,
Requalifier et adapter le parc privé,
Développer une offre de logements pour tous.
La commune de Mauges-sur-Loire se trouve dans le secteur n°4, pour lequel les enjeux prioritaires sont les
suivants :
Gestion économe de l’espace,
Maintien de l’offre locative sociale compris entre 10 et 15% de l’offre nouvelle.
L’ancienne CC du Canton de Saint-Florent-le-Vieil a réalisé un Schéma d’Aménagement Communautaire
ainsi qu’un Plan d’Action Foncière qui visent à appuyer la mise en œuvre des orientations du PDH et guider
le PLU.
VI. LE SRCAE
Co-élaboré par le préfet de région et le président du conseil régional, le Schéma régional climat, air, énergie
(SRCAE) définit des orientations et objectifs stratégiques en matière d’énergie et de climat à l’échelle
régionale. Il a été instauré par l’article 68 de la loi du 12 juillet 2010 portant engagement national de la
France pour l’environnement.
Le SRCAE des pays de la Loire constitue depuis 2014 la feuille de route de la transition énergétique et
climatique à l’échelle régionale. Son élaboration a commencé en juin 2011, il a été approuvé par le conseil
régional le 24 février 2014 et adopté par le préfet de région le 18 avril 2014.
Le SRCAE comprend notamment un diagnostic et un scénario volontariste pour 2020 qui traduisent les
enjeux du document listés ci-dessous :
Réduire la consommation énergétique à ce jour trop importante en agissant sur le parc de bâtiments
et l’offre alternative en transports,
Réduire les émissions de gaz à effet de serre qui augmentent aujourd’hui avec la population, et dont
les principales responsables sont l’industrie et l’agriculture,
Développer les énergies renouvelables, la région possédant de nombreux atouts (éolien, bois,
biogaz…). Aujourd’hui, les EnR produisent pour 6% de la consommation énergétique finale, le but est
d’atteindre 21% en 2020,
Garantir une bonne qualité de l’air, notamment dans les communes traversées par un trafic routier
dense,
VII. LE SDARF
Le SDAF est une feuille de route commune à l’ensemble des partenaires dont l’objectif est à la fois de
développer les services aux familles mais aussi de réduire les inégalités territoriales parfois très marquées
dans l’accès à ces services. Selon le Porter à Connaissance du Préfet, le territoire de Mauges-sur-Loire n’est
pas concerné par un tel document.
L’état d’avancement des SAGE du SDAGE du bassin Loire Bretagne (source : CARMEN)
Le SAGE Èvre – Thau – St Denis est également composé d’un règlement permettant d’assurer l’atteinte des
objectifs identifiés comme prioritaires dans le PAGD. Le règlement comporte cinq articles :
Préserver les cours d’eau des interventions pouvant altérer leur qualité hydro-morphologique,
Limiter la destruction ou la dégradation des zones humides,
Respecter les volumes annuels prélevables,
Limiter l’impact des plans d’eau existants sur cours d’eau,
Limiter l’impact des nouveaux réseaux de drainage.
Le PLU devra être compatible avec le SAGE.
IX. LE SRCE
La trame verte et bleue est un outil alliant préservation de la biodiversité, aménagement et gestion
durables des territoires. Elle doit contribuer à préserver les écosystèmes et leurs fonctionnalités, qui
rendent de nombreux services à l'homme. Sa déclinaison régionale correspond au schéma régional de
cohérence écologique (SRCE).
Le schéma régional de cohérence écologique des Pays de la Loire a été adopté par arrêté du préfet de
région le 30 octobre 2015, après son approbation par le Conseil régional par délibération en séance du 16
octobre 2015.
Ce document présente les grandes orientations stratégiques du territoire régional en matière de continuités
écologiques et doit servir d’orientation pour la définition de trames vertes et bleues.
Ci-dessous se trouve une carte des réservoirs de biodiversité sur le territoire régional.
La carte ci-dessous présente les continuités écologiques sur le territoire de Mauges-sur-Loire. Il s’agit de
renforcer les connexions entre ces continuités.
X. LE SRADDET
Le Schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires (SRADDET) des
pays de la Loire verra le jour en 2019. Le PLU devra prendre en compte les objectifs du SRADDET et être
compatible avec ses règles générales.
XI. LE PCET
Le pays des Mauges a engagé son Plan Climat Energie Territorial à partir de l’ancien Plan Climat 2010-2013
et d’un bilan Carbone du territoire. Ce plan 2015-2018 vise à mettre en place des actions sur quatre volets
comportant plusieurs axes :
VOLETS AXES
Adaptation aux changements climatiques Connaître les évolutions et disposer de scenarii
prospectifs
S’adapter aux évolutions prévisibles
Agriculture Développer les circuits alimentaires de proximité
Développer la maîtrise de l’énergie
Renforcer la valorisation énergétique de la biomasse
Développer le stockage local de carbone
Habitat Maîtriser l’énergie dans les bâtiements
Sensibiliser les habitants pour passer à l’action
Transports Développer l’utilisation des modes de transports
durables
Les volets et axes du PCET des Mauges (source : Pays des Mauges)
Le PCET doit être en compatibilité avec les orientations et les objectifs du SRCAE. Le PLU devra prendre en
compte le PCET.
Son aire d’étude comprenait l’ancienne CC du Canton de Saint-Florent-le-Vieil, comme le montre la carte ci-
dessous.
Synthèse des enjeux et orientations de la DTA sur le territoire de Mauges-sur-Loire (source : DTA)
(Données INSEE)
Les soldes naturel et migratoire sont positifs depuis 1968. Le solde migratoire a, quant à lui,
significativement augmenté depuis 1999.
(Données INSEE)
• La répartition de la population au sein de la commune
La population de Mauges-sur-Loire est inégalement répartie selon les communes déléguées. On peut
distinguer les 11 communes en différents types de pôles :
Les pôles de développement : La Pommeraye, Saint-Florent-le-Vieil, Montjean-sur-Loire. Comptant
plus de 2 000 habitants, ils constituent le socle des dynamiques territoriales des autres pôles. Le poids
démographique de ces trois pôles a baissé de 4% entre 1968 et 2010.
Les pôles de proximité : La Chapelle-Saint-Florent, Le Mesnil-en-Vallée, Saint-Laurent-de-la-Plaine.
Comptant entre 1 000 et 2 000 habitants, ils disposent d’un niveau d’équipement commercial et de
services plus ou moins stabilisés.
Les pôles ruraux : La Marillais, Beausse, Botz-en-Mauges, Saint-Laurent-du-Mottay, Bourgneuf-en-
Mauges.
Entre 75% et 80% de la population totale vit en agglomération ou dans des villages.
Les communes de Le Marillais et Saint-Laurent-de-la-Plaine ont connu une intense évolution
démographique depuis 1968 : respectivement +79% et +60%.
Deux communes ont connu une baisse démographique : Beausse et Saint-Laurent-du-Mottay.
Le poids démographique se renforce sur le bi-pôle Montjean-sur-Loire / La Pommeraye (+4% en
42 ans). Ce bi-pôle est en croissance démographique régulière (en moyenne +1,16% et +0,8% par
an depuis 10 ans).
Le pôle de Saint-Florent-le-Vieil est en stagnation démographique (+0,3% par an depuis 10 ans). Il
est entouré de communes en très forte expansion comme le Marillais (+4,12% par an) et La
Chapelle-Saint-Florent (+1,9% par an).
La carte ci-dessous donne le nombre d’habitants des communes déléguées et leur croissance sur la période
1999-2011.
i
L'indice de vieillissement de la population est le nombre de personnes âgées de 65 ans et plus pour 100
personnes âgées de moins de 20 ans. Il permet de mesurer le degré de vieillissement de la population. Plus
l'indice est élevé, plus le vieillissement est important.
Entre 1999 et 2010, la commune a connu une baisse significative du nombre de ménages avec
enfants : passage de 48% à 40%.
II. L’HABITAT
A. OPAH
L’ancienne CC du Canton de Saint-Florent-le-Vieil a engagé une Opération Programmée d’Amélioration de
l’Habitat en tant que maître d’ouvrage direct. La phase opérationnelle de l’OPAH s’est étendue de 2013 à
2016 et a été prolongée sur la période 2016-2018.
Le but de l’OPAH était de répondre aux besoins de la population en termes d’amélioration du bâti ancien.
Ainsi un repérage des bâtiments dégradés a été effectué et leurs propriétaires ont été contactés lors de la
phase opérationnelle pour être informés du dispositif en place.
Cette OPAH, bien que caduque, révèle l’ambition de la commune pour son territoire en termes
d’amélioration de l’habitat ainsi que le potentiel du bati ancien. Elle avait trois objectifs : la rénovation
énergétique, la remise sur le marché de logements auparavant très dégradés et la mise en œuvre de
travaux d’accessibilité.
B. Le parc de logements et son évolution
En 2014, la commune compte 8 120 logements.
1. La construction de logements
Le territoire communal a connu un mouvement significatif de création de logements sur la période
1999-2011 : +22%. Ce chiffre concorde avec l’augmentation du solde migratoire sur la même
période.
Source : Sit@del
Le taux de construction (nombre de constructions / nombre de logements) s’élève à 4,7% à
Mauges-sur-Loire sur la période 2010-2015. Un résultat honorable compte tenu de la ruralité du
territoire. Le taux de construction du Maine-et-Loire sur la même période est de 5,6%.
En 2016, 73 logements individuels purs ont été autorisés sur la commune de Mauges-sur-Loire
(contre 0 logements individuels groupés) et 96 logements en 2017 (comprenant le programme de
collectifs de La Forge à Montjean-sur-Loire)
Après une baisse importante entre 2007 et 2010, le nombre de logements autorisés diminue régulièrement
depuis 2010 et celui des logements commencés est en nette diminution depuis 2008 (cf. ci-dessous).
Malgré un parc de logements locatifs sociaux globalement insuffisant, une vacance de certains logements et
une difficulté à la relocation est observée sur les plus petites communes déléguées.
La répartition des logements sociaux selon les communes déléguées en 2016 est la suivante :
Commune déléguée Nombre de Part du parc Délai moyen de
logements sociaux communal (%) satisfaction des
demandes (mois)
Beausse 18 4,4
Botz-en-Mauges 13 2,1
Bourgneuf-en-Mauges 27 4,4 10
La Chapelle-Saint- 63 6,7 1
Florent
Le Marillais 31 3,3
Le Mesnil-en-Vallée 51 6,8 8
Montjean-sur-Loire 181 22,7 3
La Pommeraye 201 17,5 1
Saint-Florent-le-Vieil 156 15,3 10
Saint-Laurent-de-la- 90 13,7 5
Plaine
Saint-Laurent-du- 22 3,3 4
Mottay
Source : [Link] & Mauges sur Loire (nombre de logements sociaux)
Le diagramme ci-dessous détaille les catégories des 8120 logements de Mauges-sur-Loire en 2014
Ces chiffres sont similaires aux résultats départementaux : dans le Maine-et-Loire, 90% des logements sont
des résidences principales.
D. Le parc de logements selon le statut d’occupation
Les résidences principales de Mauges-sur-Loire sont occupées aux trois-quarts par des
propriétaires (73,4%). Ce nombre est bien supérieur à la moyenne départementale : 60,3% en
2011.
10,4% des locataires des résidences principales occupent un logement HLM loué vide.
L’accession à la propriété a été très attractive pour le territoire. En 2010, 53% des emménagés
depuis 2 à 4 ans sont propriétaires, et 68% pour ceux installés depuis 5 à 9 ans.
Il existe une certaine mobilité au sein même du territoire : en 2014, le lieu de résidence de 19,3%
de la population un an auparavant était un autre logement de Mauges-sur-Loire (tableau ci-
dessous).
La carte ci-dessous indique que la proportion de logements locatifs datant de plus de 40 ans (construits
avant 1974) est finalement assez faible par rapport au reste du département
Résidences principales en 2014 selon le type de logement et la période d’achèvement (source : INSEE)
• Le marché de l’ancien
Le marché des logements anciens n’est pas à négliger : il était en hausse de 11 % sur le département du
Maine-et-Loire en 2015. Aujourd’hui, cette tendance concerne principalement le logement individuel. En
2015, le prix moyen d’une maison ancienne (T4 – T6) est de 137 000 € dans le pays des Mauges. Toujours en
2015, le nombre de transactions de logements anciens sur l’ancienne CC du Canton de Saint-Florent-le-Vieil
s’élève à 157 en 2015. (Source : ADIL 49).
Ainsi, le marché de l’ancien est à prendre en compte, notamment sa complémentarité avec le marché de la
construction.
Mauges
Communauté
Source : INSEE
La part de logements vacants de 7,8% peut sembler importante par rapport au taux départemental (6%). La
la présence d’une vacance structurelle liée notamment au bâti ancien et concentrée sur certaines
communes déléguées est bien réelle. Par contre, l’augmentation de la vacance révèle que les constructions
nouvelles jouent un rôle non négligeable. Cela interroge. Cela peut être le signe d’un marché détendu (à
Mauges-sur-Loire en 2011, 73% des logements vacants le sont depuis moins de 3 ans. (source : Filocom) ou
bien la prise en compte de logements pas encore occupés par leur habitants.
Source : Mauges-sur- Nb moyen de lots Nb lots Surface cessible Prix vente moyen
Loire vendus / an disponibles au communale / m²
01/01/2018 disponible en m²
Mai 2018 2014-2017 9 6 134 37
Beausse 0,0 20 14 320 49
Botz-en-Mauges 1,5 26 11 934 59
Bourgneuf-en-Mauges 0,3 8 privé 45
La Chapelle-Saint- 1,0 2 3 652 28
Florent
Le Marillais 0,0 14 3 737 53
Le Mesnil-en-Vallée 2,0 14 privé 85
Montjean-sur-Loire 3,5 6 4 555 70
La Pommeraye 11,8 11 7 855 66
Saint-Florent-le-Vieil 4,0 5 1 918 40
La Boutouchère 2,3 1 privé 70
III. L’ECONOMIE
A. L’évolution de l’emploi et du chômage
• Une population active, un chômage inégalement réparti
Le taux d’activité sur la commune de Mauges-sur-Loire est élévé : 79,3% en 2014, soit 8 562
personnes sur une population de 15 à 64 ans totale de 10 801. C’est une hausse par rapport au
chiffre de 2009 : 74,4%. Le taux d’activité est supérieur à celui de l’échelle départementale : 75%
dans le Maine-et-Loire.
Si le taux d’activité a augmenté, le taux de chômage également : il passe de 6,3 à 9,1% entre 2009
et 2014. Toutefois il reste bien en dessous du chiffre départemental : 12,6%.
Sur les 20% d’inactifs de la commune, 5% ne sont ni retraités ni étudiants (540 personnes)
Ensemble 10 801
Actifs % 79,3
Actifs ayant un emploi % 72,1
Chômeurs % 7,2
Inactifs en % 20,7
Elèves, étudiants et sagiaires non rémunérés % 7,7
Retraités ou préretraités % 8
Autres inactifs % 5
La population de 15 à 64 ans par type d’activité (source : INSEE RP2014)
Le taux d’emploi (population active occupée) est bon pour la tranche d’âge des 25-54 ans. Il est en
revanche faible pour les 15-24 ans.
Avec un taux de chômage de 21,7% en 2014, l’intégration des jeunes dans l’activité est, à l’image
de la situation nationale, difficile.
54% des chômeurs sont des femmes : le taux de chômage des femmes est de 10,5% contre 7,8%
pour les hommes.
L’écart du taux de chômage est particulièrement marqué pour la tranche des 15-24 ans (graphique
ci-dessous).
Le taux de chômage des 15-64 ans par sexe et âge en 2014 (source : INSEE)
• Une attractivité résidentielle
L’indicateur de concentration d’emploi est égal au nombre d’emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un
emploi résidant dans la zone.
A Mauges-sur-Loire en 2014, il est de 84,8. Cela signifie qu’une partie conséquente des actifs travaille sur
d’autres communes. Cela confirme que l’attractivité de Mauges-sur-Loire est fortement résidentielle.
• Des emplois inégalement répartis sur le territoire communal
La carte ci-dessous indique que les emplois sont principalement concentrés dans les pôles, ainsi qu’au sein
de la commune de Saint-Laurent-de-la-Plaine, favorisée par la proximité avec Chalonnes (2 400 emplois à 5
km de Saint-Laurent-de-la-Plaine). Saint-Florent, La Pommeraye et Saint-Laurent-de-la-Plaine sont les trois
pôles moteurs de l’économie de Mauges-sur-Loire.
Deux communes (le Mesnil-en-vallée et Montjean-sur-Loire), accueillent entre 500 et 1 000 emplois, mais
leurs indices de concentration d’emplois sont inférieurs à 100.
La partie Est de la commune (en rose sur la carte ci-dessous) contient 62% des emplois et 57% de
la population. Ce secteur est favorisé économiquement.
La partie Ouest de la zone (en vert clair sur la carte ci-dessous) contient 31% de l’emploi et 33% de
la population. Saint-Florent se retrouve isolé parmis les communes déléguées défavorisées, mais
bénéficie de la proximité avec Varades (1 400 emplois à 3,7 km de Saint-Florent).
La partie centrale de la commune, coincée entre les pôles, présente une vocation résidentielle.
Le potentiel d’offre foncière pour l’économie (43% Ouest, 51% Est) n’est pas en adéquation avec la
répartition des emplois (cf. infra, Les zones d’activité).
Six communes déléguées ayant peu d’emplois (entre 40 et 300) accueillent 17% des emplois.
Le graphique ci-dessous donne la répartition des catégories socioprofessionnelles pour trois communes du
Pays des Mauges (il prend en compte l’emploi au lieu de résidence).
INSEE RP2014
La catégorie la plus représentée est celle des ouvriers qui représente 40% de l’ensemble de l’emploi ; un
résultat bien supérieur à deux communes situées à proximité : Montrevault-sur-Èvre et Sèvremoine. La
main d’œuvre est réputée travailleuse et disponible. Peu de difficultés de recrutement sont rencontrées, y
compris lorsqu’il y a une forte activité saisonnière. Par rapport à ces deux communes de référence (une
commune voisine : Montrevault, et une commune proche de l’agglomération Choletaise : Sèvremoine),
Mauges-sur-Loire accuse une forte proportion d’ouvriers et d’employés, et une part de cadres et
professions intermédiaires plus faible. La proportion d’agriculteurs exploitants confirme le caractère rural
de la commune.
L’évolution des catégories socioprofessionnelles sur la période 2009-2014 de la commune se traduit
principalement par une augmentation de la proportion des employés et une baisse de la part des cadres.
C. La structure de l’activité
• Répartition des emplois et établissements selon les secteurs d’activités
Le graphique ci-dessous présente la proportion d’emplois selon le secteur d’activité pour les communes de
Sèvremoine, Montrévault-sur-Evre et Mauges-sur-Loire. Les chiffres des communes de Montrevault-sur-
Èvre et Sèvremoine sont présentés à titre comparatif.
INSEE RP2014
En lien avec la forte proportion d’ouvriers à Mauges-sur-Loire, le secteur industriel (en lien avec celui des
transports) occupe une part considérable de l’activité à Mauges-sur-Loire. Sont également bien représentés
les emplois liés à l’agriculture et au secteur de la construction.
Sur la base non plus du nombre d’emplois, mais du nombre d’établissements, les résultats sont bien
différents :
Les chiffres actualisés en 2015 indiquent une certaine constance et un équilibre entre les sphères productives
et présentielles (tableau ci-dessous).
doit mettre en œuvre des politiques qui favorisent l’arrivée de nouveaux habitants, par exemple des stratégies
d’accueil de professionnels médicaux…
Outre les ménages, la commune doit également être attractive pour les commerces et les entreprises. A cet
effet, la collectivité doit identifier l’action la plus adaptée pour chacune des communes déléguées afin de
déterminer leur fonction commerciale, ainsi que le devenir des centres-bourgs et des zones commerciales hors-
bourg. Ces actions peuvent consister en la mise en place d’un zonage spécifique au PLU, ou encore en l’achat
des murs et des fonds de commerces, l’anticipation des problèmes de locaux en lien avec des mises aux
normes, l’impulsion d’un rafraichissement des façades, etc…
L’implantation intelligente des activités artisanales est une autre condition à réunir pour assurer un
développement durable de l’économie présentielle. Ainsi, il convient de bien étudier la nature de l’activité pour
déterminer si son intégration doit se faire dans les zones des parcs d’activité prévues à cet effet, ou bien dans
les centres-bourgs si l’absence de nuisances est avérée. L’implantation dans les zones aménagées est à
favoriser afin de faciliter les reprises lors de la cessation d’activité.
D. Les migrations professionnelles et les modes de transport
• Les déplacements lieu de résidence – lieu de travail
La commune est concernée par un grand nombre de déplacements professionnels, notamment vers
l’extérieur. En effet l’indicateur de concentration d’emploi étant de 84,8, de nombreux habitants travaillent
sur des communes extérieures.
Les déplacements sont également intracommunaux : le tableau ci-dessous donne la part des actifs occupés
qui travaillent sur la commune où ils résident.
Lieu de travail des actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi qui résident dans la zone (INSEE 2014)
Les communes déléguées non-pôles ont souvent aux alentours de trois quarts de leur population employée
qui travaillent sur d’autres communes déléguées, ou bien à l’extérieur de Mauges-sur-Loire.
Parmi ces déplacements professionnels, une grande majorité est effectuée en voiture : 82,1% en 2014
(graphique ci-dessous). Ce résultat, comparé aux chiffres du Pays des Mauges et du département, traduit
une forte dépendance à l’automobile, corolaire du caractère globalement rural de la commune.
D’autre part, l’importance de la voiture ne fait qu’augmenter, puisqu’en 2010, sa proportion dans les trajets
domicile travail n’était de que 79,7% (+ 2,4% en 4 ans) contre 82,6% dans le Pays des Mauges et 78,5% dans
le Maine-et-Loire.
Une caractéristique fondamentale de la commune est la part très faible de transports en commun :
seulement 2,2% en 2014 (contre 1,6% en 2010). Ce résultat témoigne d’une déficience de l’offre en
transports en commun dans certaines communes déléguées (Beausse, Botz-en-Mauges, la Chapelle-Saint-
Florent, le Marillais).
INSEE RP2014
Le temps passé dans ces trajets domicile-travail est relativement faible comparé au résultat départemental.
Les communes déléguées ayant été identifiées comme des pôles d’emploi (Saint-Florent, La Pommeraye,
Saint-Laurent-de-la-Plaine) sont clairement avantagées et présentent des temps et des durées de trajet
réduites.
INSEE RP2009
La répartition des établissements actifs par tranche d’effectif à Mauges-sur-Loire (INSEE, CLAP 2015)
Si la majorité des établissements sont de petite taille, les établissements employant un grand effectif (plus
de 50 salariés) pèsent près de la moitié de l’effectif salarié de la commune en 2015.
Le poids des établissements selon leur taille est très inégal selon les communes déléguées. Les graphiques
ci-dessous permettent d’identifier quelles communes déléguées accueillent des établissements de telle ou
telle taille, et ce que représente telle ou telle catégorie d’établissement au sein de la commune déléguée.
Les établissements de Beausse n’emploient pas plus de 9 salariés.
Saint-Florent-le-Vieil et La Pommeraye accueillent principalement des établissements de grande
taille (plus de 50 salariés).
L’activité de Saint-Laurent-de-la-Plaine et Le Mesnil-en-Vallée dépend de très grands
établissements (plus de 100 salariés).
Plusieurs communes déléguées (Saint-Laurent-du-Mottay, Montjean-sur-Loire, Botz-en-Mauges,
Bourgneuf-en-Mauges) présentent un tissu de petites entreprises (moins de 50 salariés).
INSEE Sirene
Sur les 28 entreprises crées à Mauges-sur-Loire en 2015, le graphique ci-dessous permet d’en apprécier la
répartition selon les secteurs d’activité.
INSEE Sirene
La majorité des entreprises établies et créées sur le territoire communal englobe des établissements de
commerces, hébergement, restauration, et services. Ces secteurs sont caractéristiques des territoires
ruraux.
Les entreprises sont notamment attirées par le foncier (prix et disponibilités), ou encore par la présence de
groupes renommés qui valorisent le territoire comme une terre d’accueil pour les entreprises. L’existence
de ces sites clés, ainsi que l’attachement des entrepreneurs locaux au territoire expliquent le caractère
fortement endogène du développement économique.
F. Les zones d’activités
• La commercialisation des zones d’activités
L’observatoire des zones d’activités au 1er janvier 2017 publié par le département du Maine-et-Loire permet
d’apprécier la tendance des ventes de surfaces en zones d’activités à plusieurs échelles.
À l’échelle départementale, les ventes ont considérablement baissé suite à la crise globale de 2008. Les
niveaux les plus bas ont été observé pour les années 2013 et 2014, et les ventes ont repris en 2015
(graphique ci-dessous). Sur les 3 dernières années, 65 ha/an en moyenne ont été commercialisés dans le
Maine-et-Loire, dont 22% dans le Pays de Mauges.
La carte ci-dessous met en évidence que le stock de surfaces disponibles est conséquent sur le Pays des
Mauges, et assez important à Mauges-sur-Loire, où la grande majorité des surfaces disponibles sont déjà
équipées en 2017.
proximité avec Cholet. Sur les 6 communes du Pays, 4 enregistrent des ventes, dont Mauges-sur-Loire,
caractérisée par une grande surface disponible équipée. Le stock de surfaces disponibles équipées sur le
Pays des Mauges correspond à au moins 9 années de ventes au rythme moyen de consommation des 7
dernières années.
Les surfaces des ZA sur le Pays de Mauges (source : observatoire des zones d’activité)
Les ZAE en cours de commercialisation en 2017 selon l’observatoire des zones d’activité
Ces zones ont été créées entre 1984 pour la plus ancienne et 2007 pour les plus récentes. Sur les 58 ha de
surfaces brutes à Mauges-sur-Loire, 24 ha sont disponibles et équipés en 2016. Depuis leurs dates de
création respectives, 48% de la surface utile des zones a été cédée. Sur la période 2014-2016, la surface
moyenne cédée annuelle est de 0,56 ha (0,74 sur la période 1984-2016).
La politique communale de commercialisation est fondée sur des prix comparativement plus attractifs par
rapport aux territoires périphériques. En 2010, la commercialisation des terrains viabilisés se faisait selon
un tarif moyen de l’ordre de 4€/m² dans un contexte où les territoires voisins proposent des prix nettement
plus élevés compte tenu de leur desserte directe par les infrastructures autoroutières ou des demandes
plus nombreuses. L’ancienne communauté de communes portait également la volonté d’aménager et
d’ouvrir des ZAE sur l’ensembles des communes déléguées du territoire, partant du principe qu’il s’agissait
de pérenniser le « modèle économique des Mauges ». Pour autant, une hiérarchisation de l’offre foncière a
été observée.
Il existe en outre plusieurs ZAE intégralement commercialisées, correspondant à des sites anciens
initialement aménagés par les communes déléguées de taille réduite n’excédant pas les 4 ha.
• Le schéma de zones d’activités
Le SCOT du Pays des Mauges distingue les zones d’activités en trois catégories : les parcs structurants, les
parcs intermédiaires, et les zones artisanales.
Mauges-sur-Loire comporte un parc structurant, il s’agit de l’Anjou Actiparc de la Lande à Saint-Florent le
Vieil. En tant que parc structurant du Pays de Mauges, la ZA de la Lande est située à proximité d’un axe
routier structurant (la D752), et est susceptible de rayonner au-delà de l’intercommunalité. La surface
disponible de la Lande est de 12,5 ha. La ZAC la Lande III, créée en 2007, a enregistré ses dernières ventes
de surfaces en 2014. La ZA de la Lande est destinée à accueillir des grandes entreprises. Les parcs
intermédiaires, eux, sont situés à Montjean-sur-Loire et à La Pommeraye. Ils sont destinés à accueillir des
PME/PMI.
La carte ci-dessous présente la répartition en hectares des ZAE sur les communes déléguées, ainsi que l’état
des surfaces (occupé, disponible, en projet) en 2013.
La saturation des parcs intermédiaires à La Pommeraye, dont la vocation est l’accueil de PME/PMI.
Le dynamisme et les ambitions de la commune déléguée de Saint-Laurent-de-la-Plaine,
Au niveau des communes déléguées non-pôles : une disponibilité foncière dans les communes
déléguées centrales, mais l’émergence de projets à l’Ouest, en l’absence de surfaces disponibles,
L’intégration dans les zones disponibles d’entreprises aujourd’hui hors zones d’activité. En effet,
beaucoup d’entreprises sont en proximité directe des zones d’habitation (conséquence notamment du
développement d’entreprises familiales à partir de la résidence familiale), ce qui provoque des conflits
d’usages (présence de poids-lourds dans les centres-bourgs). Ainsi, une optimisation du foncier des ZA
anticipée avec les acteurs économiques et en cohérence avec les objectifs du SCoT aurait des effets
bénéfiques sur la qualité de vie dans les centres. La densification doit accompagner un développement
endogène des ZA, il convient pour cela de travailler avec les propriétaires de terrains, pour déterminer
ce qui sera véritablement utile au développement de leur entreprise, et envisager des modalités de
cession,
Les opérations sur les zones d’activités doivent prendre en compte les stratégies d’intervention sur les
friches. Il convient de déterminer sur quelles friches il est souhaitable d’intervenir en premier
(notamment celles en centre-bourg) pour une reprise industrielle, un changement d’usage une
destruction…
La localisation des Zones d’activités souligne également l’importance des axes de flux. Plusieurs ZAE sont
implantées à proximité de la D15 ou la D151 à la Pommeraye et la D15 ou la D757 à Montjean-sur-Loire.
• Les zones d’activités par commune déléguée
Un inventaire des zones d’activités effectué en 2014 a répertorié pour chaque ZAE la surface occupée et la
surface disponible. Des estimations de la surface totale et de la surface technique ont été effectuées.
Beausse
ZAE Surface totale Surface occupée Surface technique Surface disponible
ZA Les Parts 2,2 0,93 0,09 1,21
Botz-en-Mauges
ZAE Surface totale Surface Surface Surface Accès
occupée technique disponible
ZA La Croix de 4,5 4,29 0,19 0 D201
Pierre
Bourgneuf-en-Mauges
ZAE Surface totale Surface Surface Surface Accès
occupée technique disponible
ZA de Gogane 1,3 0,94 0,23 0,17 D762
La Chapelle-Saint-Florent
ZAE Surface totale Surface Surface Surface Accès
occupée technique disponible
ZA de Rigal 2,9 2,29 0,59 0 D201
Le Marillais
ZAE Surface totale Surface Surface Surface Accès
occupée technique disponible
ZA de Chalet 1,8 0,74 0,17 0,93 D751
Le Mesnil-en-Vallée
ZAE Surface totale Surface Surface Surface Accès
occupée technique disponible
ZA les 4,3 0,74 1,25 2,28 D751
Tersettières
Montjean-sur-Loire
ZAE Surface totale Surface Surface Surface Accès
occupée technique disponible
ZA Daudet - 7,7 6,21 1,46 0 D751
Royauté
ZA les Ouches 5,6 0,44 1,88 3,28 D751
Total 13,3 6,65 3 ,34 3,28
La ZA les Ouches comprend 18 parcelles, et 13 d’entre elles avaient été réservées avant commercialisation. Le
rythme de cession varie beaucoup entre les communes déléguées.
La Pommeraye
ZAE Surface Surface Surface Surface Accès
totale occupée technique disponible
ZA la Guyonnière 6,1 6,08 0 0 D15
ZA la Guimonière 5,4 5,15 0,25 0 D15
ZA Jean Monnet 2,1 1,76 0,33 0 D15
ZA le Manancière 1,6 0,06 0,38 1,14 D15
ZA le Tranchet 8,8 8,12 0,72 0 D15 – D131
Total 24 21,18 1,68 1,14 D15
Saint-Florent-le-Vieil
ZAE Surface totale Surface Surface Surface Accès
occupée technique disponible
ZA la 2 1,96 0,04 0 D752
Chevallerie
ZA la Lande 28,4 11,46 3,90 13,08 D752
ZA la Ribotte 2,9 2,59 0,35 0 D752
Total 33,4 16,01 4,29 13,08
Saint-Laurent-de-la-Plaine
ZAE Surface Surface Surface Surface Accès
totale occupée technique disponible
ZA Bellenoue Nord 3,3 2,54 0,44 0,3 D762
ZA Bellenour Sud 4,7 0,77 2,69 1,30 D762
ZA Saint-Eloi 3,9 3,39 0,5 0 D17
Total 11,9 6,69 3,61 1,60
Saint-Laurent-du-Mottay
ZAE Surface totale Surface Surface Surface Accès
occupée technique disponible
ZA la Picaudière 3,8 1,33 0,97 1,47 D222
La ZA de la Picaudière, qui consiste en une dizaine de lots, a été aménagée pour désenclaver l’entreprise
Stradal (plus de 80 salariés) et soulager le bourd du trafic lié à son activité.
TOTAL Mauges-sur-Loire
Surface totale Surface occupée Surface technique Surface disponible
Total 185,89 112,3 29,3 43,3
Ainsi, la stratégie de développement des commerces doit notamment prendre en compte plusieurs
éléments :
Une répartition assez inégale des commerces sur la commune, due à des fragilités du tissu commercial
sur cinq communes déléguées,
Des pôles commerciaux à mettre en valeur : Saint-Florent et la Pommeraye,
Le maintien de l’attractivité résidentielle, la valorisation des bourgs et le renforcement des zones de
chalandises passe par la protection des pôles commerciaux de proximité. Pour cela, il convient de
respecter les objectifs du SCoT sur la localisation des futurs commerces. A cet effet, c’est notamment
le rôle du PLU de prendre en compte le stationnement, l’accessibilité, le changement de destination
des RDC commerciaux…
• Inventaire des commerces sur la commune
La Base Permanente des Équipements de l’INSEE fournit un inventaire détaillé de toutes les activités
présentes sur le territoire. Sur les 576 équipements recensés à Mauges-sur-Loire en 2016, 68 font partie de
la gamme d’équipements « commerces » (11,8%).
Le tableau ci-dessous donne le nombre d’équipements commerciaux selon leur nature, répertoriés à
Mauges-sur-Loire en 2016.
Nature de l’équipement Effectif
Supermarché 3
Épicerie 4
Boulangerie 17
Boucherie charcuterie 9
Librairie papeterie journaux 3
Magasin de vêtements 9
Magasin d’équipements du foyer 2
Magasin de chaussures 2
Magasin d’électroménager et de matériel audio-vidéo 2
Magasin de meubles 1
Magasin d’articles de sports et de loisirs 1
Droguerie quincaillerie bricolage 3
Horlogerie bijouterie 1
Fleuriste 6
Magasin d’optique 2
Station-service 3
Source : BPE 2016
• Inventaire des services aux particuliers sur la commune.
Sur les 576 équipements recensés à Mauges-sur-Loire en 2016, 263 font partie de la gamme d’équipements
« services aux particuliers » (46%). Le tableau ci-dessous donne le nombre de services aux particuliers selon
leur nature, répertoriés à Mauges-sur-Loire en 2016.
Nature de l’équipement Effectif
Gendarmerie 1
Banque, caisse d’épargne 10
Pompes funèbres 2
Bureau de poste 3
Relais poste 5
Agence postale 2
Réparation automobile et de matériel agricole 32
Contrôle technique automobile 3
Ecole de conduite 2
Maçon 20
Plâtrier peintre 27
Menuisier, charpentier, serrurier 43
Plombier, couvreur, chauffagiste 24
Electricien 10
Entreprise générale du bâtiment 4
Coiffure 23
Vétérinaire 7
Agence de travail temporaire 1
Restaurant 26
Soins de beauté 10
Agence immobilière 8
Source : BPE 2016
Les données actualisées par l’INSEE en 2017 fournissent les résultats suivants :
Nombre de chambres dans les hôtels : 93,
Nombre d’emplacements de camping : 196.
Le développement de cette capacité d’accueil doit se faire au regard des nombreux enjeux touristiques du
territoire, et dans l’optique d’une diversification cohérente de l’offre. A l’inverse, il convient d’étudier la
répartition des établissements d’accueil touristique (et leur période d’activité) lors de projets concernant
les équipements (notamment les piscines).
IV. L’AGRICULTURE
Dans le cadre de l’élaboration de son PLU intercommunal, la communauté de communes du canton de
Saint-Florent-le-Vieil a confié à la Chambre d’Agriculture de Maine et Loire la réalisation du diagnostic
agricole de son territoire.
Ce diagnostic a pour objectif de mettre en évidence les caractéristiques et les enjeux spatiaux de
l’économie agricole afin de favoriser leur intégration dans les projets d’aménagement et de développement
du territoire.
Il rend compte des analyses macro-économique et territoriale de l’agriculture afin d’éclairer sur l’ensemble
de ses spécificités et les interfaces qui la relient avec les autres enjeux du territoire.
La dimension territoriale de l’agriculture est précisée et déclinée à travers un atlas cartographique
permettant de visualiser directement les composantes et enjeux agricoles.
Ce travail a été élaboré principalement à partir de données collectées lors de groupes de travail
communaux regroupant un panel d’agriculteurs représentatifs des secteurs géographiques et des filières
représentées dans les communes. Ces réunions se sont déroulées en présence du maire de la commune ou
de son représentant. Des données complémentaires issues du recensement général de l’agriculture (RGA),
de la Mutualité Sociale Agricole (MSA) et des déclarations liées à la politique agricole commune (PAC) ont
également été valorisées dans cette étude.
L’agriculture est également un maillon indispensable d’une chaine économique et génère ainsi des emplois
en amont (agro fourniture, équipement, services.) et en aval (agro-alimentaire) sur le territoire, mais aussi
en dehors. A titre de repères, on considère en Pays de Loire qu’un emploi agricole dans les exploitations
induit 2 emplois hors exploitation.
Au sein du territoire de la communauté de communes, au-delà des nombreuses entreprises de fourniture
agricole et des concessionnaires, on peut noter la présence de l’industrie laitière représentée par le Groupe
LACTALIS, à Saint-Florent, ainsi que la Coopérative viticole de La Chapelle Saint-Florent. En sa périphérie,
l’activité agricole est liée à des activités industrielles ou commerciales situées vers Ancenis (coopératives et
transformation…), vers Beaupreau (concessionnaires, services…), ou dans une moindre mesure, vers
Chalonnes-sur-Loire (coopérative viticole).
L’entreprise LACTALIS, basée à Saint-Florent, est représentative d’une industrie agro-alimentaire pourvoyeuse
d’emplois sur le territoire.
600 -11%
500 -13 % -36%
-24%
400 -26 % -23 %
-
300 -13 %
51%
200
100
0
1979 1988 2000 2014
NB D'EXPLOITATIONS PROFESSIONNELLES NB D'EXPLOITANTS
Source: RGA + CA49 2014
Source : RGA
70 AUTRES
60
INDIVIDUELLE
50
40 GAEC
30
20 EARL
10
0
La typologie des exploitations est variable d’une commune à l’autre et traduit en premier lieu des choix
d’entreprises.
On observe même des variations importantes entre les communes du territoire. Ainsi, les entreprises
individuelles restent supérieures à 50 % à Beausse et à Saint-Laurent du Mottay et représentent moins de
25 % des exploitations au Marillais, à la Chapelle Saint-Florent et au Mesnil-en-Vallée.
2. Des exploitations de plus en plus grandes
Tout système de production confondu, la surface moyenne des exploitations professionnelles est de 62
hectares, mais rapportée à l’exploitant, elle est de 42 hectares (contre 51 ha par exploitant en Maine-et-
Loire). Les évolutions récentes traduisent une tendance à l’agrandissement semblable à celle rencontrée à
l’échelle départementale, ce qui reflète des systèmes de production ayant globalement recours à de plus
faibles surfaces que sur la moyenne du Maine-et-Loire. Enfin, le phénomène de concentration des
entreprises agricoles se traduit sur le foncier de façon beaucoup plus nette sur le territoire de la
Communauté de communes que sur l’ensemble du département.
La SAU moyenne de 42 ha par agriculteur masque une très grande variation selon les communes. En effet,
elle varie de 30,3 ha (Bourgneuf-en-Mauges) à 73,3 ha (le Marillais). Ces valeurs moyennes communales
sont évidemment très liées à l’importance des exploitations sociétaires pour ce qui concerne la SAU par
exploitation et au système de production pour ce qui concerne la SAU par exploitant.
SAU SAU
COMMUNES
moyenne/exploitation moyenne/exploitant
BEAUSSE 47 ha 42 ha
BOTZ EN MAUGES 59 ha 38 ha
BOURGNEUF EN MAUGES 41 ha 30 ha
LA CHAPELLE ST FLORENT 65 ha 42 ha
LA POMMERAYE 51 ha 34 ha
LE MARILLAIS 126 ha 73 ha
LE MESNIL EN VALLEE 87 ha 56 ha
MONTJEAN SUR LOIRE 94 ha 61 ha
ST FLORENT LE VIEL 79 ha 49 ha
ST LAURENT DE LA PLAINE 51 ha 45 ha
ST LAURENT DU MOTTAY 59 ha 37 ha
Ensemble du territoire 69 ha 46 ha
> 60
56 à 60
tranches d'âge
51 à 55
46 à 50
41 à 45
36 à 40
31 à 35
26 à 30
25 et +
0 20 40 60 80 100
nb d'exploitants
Source: données étude 2014
L’âge moyen des chefs d’exploitation est de 48,5 ans, il est supérieur à celui du Maine et Loire (46,5 ans).
En 2012, les exploitants âgés de plus 55 ans représentent 23 % des actifs agricoles et ceux de plus 50 ans,
40%. A l’inverse, les exploitants de moins de 35ans ne représentent que 16 % de la population
d’agriculteurs. Bourgneuf-en-Mauges est la commune agricole la plus jeune avec 44 ans de moyenne d’âge,
Saint-Florent le Vieil est la plus âgée avec 53 ans.
Exploitants 55 ans et +
Communes Nombres
BEAUSSE 4
BOTZ EN MAUGES 7
BOURGNEUF EN
MAUGES 4
LA CHAPELLE ST
FLORENT 14
LA POMMERAYE 18
LE MARILLAIS 0
LE MESNIL EN VALLEE 8
MONTJEAN SUR LOIRE 4
ST FLORENT LE VIEIL 12
ST LAURENT DE LA
PLAINE 4
ST LAURENT DU MOTTAY 8
TOTAL 83
Source: données étude 2014
Au sein de la communauté de communes, 83 exploitants sont âgés de plus de 55 ans. Ils travaillent dans
des exploitations individuelles ou sociétaires, associés parfois à de plus jeunes exploitants.
46 exploitations sont dirigées aujourd’hui par des agriculteurs âgés de plus de 55 ans (déduction faite des
10 exploitations sociétaires où l’âge du plus jeune associé est inférieur à 55 ans). La pérennité de l’outil de
travail de ces exploitations agricoles constitue un véritable enjeu de territoire.
Horticulture
-pépinière 3 Vignes 6
Grandes
cultures 1
Viande
bovine 18
Production
fruitière 4
Chevaux 1
Veaux de
Lapins 3 Vaches
boucherie 1
Ovins 1 laitières 5
Porcs 1
Volailles 2 Source: CA49 2014
Plus de 1900 hectares, soit 13 % de la surface des exploitations de la Communauté de communes, sont
appelés à muter soit vers l’installation de jeunes exploitants, soit vers la confortation d’exploitations
existantes. La moitié de ces exploitations pratiquent l’élevage bovin et représentent plus de 67 % des
surfaces concernées par ces mutations à venir. Le renouvellement des exploitations constitue donc un
enjeu majeur pour l’économie et l’emploi, mais aussi pour l’environnement, dans un contexte économique
difficile. En effet, 37 exploitations sur les 46 précitées n’ont pas aujourd’hui de successeur identifié. Cet
enjeu de renouvellement renvoie également à celui de l’aménagement du territoire, car l’élevage,
principalement concerné, joue un rôle essentiel pour l’entretien de l’espace, en particulier des coteaux, le
maintien des prairies et la préservation des paysages bocagers.
La reprise de ces exploitations ne sera pas toujours possible pour des raisons diverses : faible dimension
économique, conjoncture de filière, manque de candidat, …. Toutefois, pour préserver les conditions de
reprise de ces exploitations, le projet de développement urbain doit y porter une attention particulière
en préservant le foncier agricole qui conditionne leur attractivité.
2. Une agriculture soutenue par une bonne dynamique d’installation
12 12 12
11
10
9 9
8
7 7
6 6 6
5 5 5 5
4 4 4
3 3
2
2009
2010
2011
1990
1991
1992
1993
1994
1995
1996
1997
1998
1999
2000
2001
2002
2003
2004
2005
2006
2007
2008
2012
2013
Le renouvellement des chefs d’exploitation est un enjeu crucial pour l’agriculture. Entre 2000 et 2013, 76
exploitants se sont installés avec les aides (DJA) sur le territoire de la communauté de communes. Le
nombre d’installations s’est infléchi depuis 10 ans à l’instar de la tendance départementale. Toutefois, la
région des Mauges, et en particulier la Communauté de communes de Saint-Florent, se distinguent par un
certain dynamisme du secteur agricole qui favorise des projets d’installation en agriculture lequel se
traduit par un taux de renouvellement des actifs croissant. Ainsi entre 2000 et 2013, on a recensé 76
installations pour 130 départs prévus, soit un taux de renouvellement proche de 60%. Ce taux est supérieur
au taux de renouvellement moyen des Mauges (53%) et du département (49%).
Grandes cultures 2%
Les 3/4 des installations récentes se sont appuyées sur des ateliers d’élevage bovin, dont 59 % en
production laitière. Cette tendance s’explique par la stabilité des volumes de production laitière qui permet
aux jeunes installés d’avoir des perspectives de revenus réguliers pour faire face durablement aux
remboursements d’emprunts. Il est certain que cette tendance risque d’être modifiée avec la disparition du
système des quotas laitiers qui avait apporté une certaine stabilité à la filière lait depuis 1984.
Par ailleurs, le statut le plus fréquent pour les projets d’installation est le GAEC (55 % des cas), ce qui
confirme la tendance au recours à des entreprises agricoles sociétaires accompagnant le phénomène de
concentration des exploitations.
La communauté de communes s’inscrit dans une région d’élevage. Près de 9 exploitations sur 10
développent une activité d’élevage (87 %) et l’élevage bovin constitue le pivot principal de l’économie
agricole. En effet, 60% des exploitations élèvent des bovins avec une répartition équilibrée entre les ateliers
spécialisés en viande (72 élevages) et en production laitière (70 élevages). Pour la moitié d’entre elles, ces
exploitations ont développé des ateliers de diversification (bovin mixte, autre élevage ou cultures).
Les autres productions animales sont principalement représentées par des élevages hors-sols en volailles,
en lapins ou en porcs. Quelques élevages plus anecdotiques tels que l’élevage de chiens et un élevage
d’escargots témoignent de la diversité des productions animales.
La taille moyenne du troupeau allaitant s’élève à 49 vaches, celle du troupeau laitier à 57 vaches.
Globalement, le cheptel bovin s’est maintenu et a même légèrement augmenté jusqu’en 2000 où le cheptel
était de 9270 vaches sur l’ensemble du territoire. Les investissements réalisés dans les exploitations
(notamment pour les mises aux normes) ont contribué à compenser l’érosion continue du nombre
d’exploitations par l’augmentation du cheptel bovin par exploitation.
5000
Vaches laitières
4000
Vaches
3000
allaitantes
2000
1000
0
1979 1988 2000 2010
Source: RGA
Toutefois, dans le détail, on observe que le troupeau laitier s’est développé progressivement alors que le
troupeau allaitant connaissait une évolution inverse. Les nombreuses installations agricoles encouragées
par les quotas laitiers expliquent en partie ce constat.
Mais depuis cette date, le cheptel régresse fortement de telle sorte qu’on ne dénombrait plus que 7 250
vaches en 2010. Cette régression touche autant les ateliers laitiers que les troupeaux allaitants. Ce
phénomène est d’autant plus préoccupant que les élevages bovins contribuent au maintien des prairies
dont les vertus environnementales sont reconnues.
Les surfaces d’épandage des effluents agricoles sont indispensables au maintien de l’élevage. Cette
contrainte est d’une exploitation à l’autre mais la disponibilité de surfaces d’épandage reste une
problématique sensible au regard des nouvelles exigences réglementaires en particulier sur les transferts de
phosphore. Rappelons aussi que tout immeuble habituellement occupé par des tiers induit une interdiction
d’épandage de 100 mètres autour de lui soit 3,5 hectares au maximum.
Anjou Gamay, Crémant de la Loire, Rosé de Loire, Cabernet d’Anjou, Rosé d’Anjou). Le vignoble des
appellations du Nantais comporte les AOC « Muscadet » et « Muscadet Coteaux de la Loire », qui se
superposent sur les communes de La Chapelle Saint-Florent et de Saint-Florent le Vieil. La surface totale
classée en AOC sur le territoire intercommunal est de 970 ha dont seulement 29 % sont effectivement
plantés en vignes. Au-delà des vignes existantes, il existe donc un très fort potentiel de reconversion de
terres cultivées en vignoble que le PLUi doit s’efforcer de préserver. On dénombre 14 exploitations
spécialisées en production viticole.
Souvent en lien avec la vente directe, les signes officiels de qualités sont très présents sur la Communauté
de communes de Saint-Florent. Ainsi, l’IGP « Volaille d’Ancenis » (10 ateliers) et l’AOC Maine-Anjou (6
exploitations en viande bovine) couvrent l’ensemble du territoire, et complètent le panel des appellations
viticoles qui sont identifiées à l’échelle parcellaire.
On dénombre par ailleurs 11 exploitations en Agriculture Biologique qui exploitent au total 448 ha. Ces
exploitations sont orientées le plus souvent en viande bovine, mais aussi en viticulture, en maraîchage ou
en semences.
Enfin, des initiatives liées au développement de l’agri-tourisme ont conduit à la création de diverses formes
d’hébergement à la ferme (gîtes, chambres d’hôtes, camping, …) et sont autant de supports pédagogiques
pour faire (re)découvrir les activités agricoles et la diversité de ses produits.
L’agriculture est une composante structurelle majeure du territoire. La surface agricole utile (SAU) de la
Communauté de communes s’élève à 14 056 hectares ce qui représente 73 % de la surface totale du
territoire communautaire. Seules deux communes de l’intercommunalité sont en-dessous de ce taux
(Montjean-sur-Loire et Le Marillais). L’emprise agricole est significative, proche de celle des Mauges (77%)
et supérieure à celle du Maine-et-Loire (65 %) et de la France (49%).
Selon les communes du territoire, la part de la SAU varie de 52 %, à Montjean-sur-Loire, à 87 %, à
Bourgneuf-en-Mauges. Le taux de boisement, les coteaux non exploités, l’importance des carrières ainsi
que l’importance relative de l’enveloppe urbaine au regard de la surface communale expliquent les
variations de l’emprise agricole entre communes.
Les exploitations agricoles qui ont leur siège dans le canton de Saint-Florent gèrent 14 936 hectares sur le
territoire communautaire et hors du territoire communautaire. Cette surface étant supérieure à la SAU
totale de la Communauté de communes, il en découle que les exploitations de la Communauté de
communes exploitent au moins 880 hectares (et probablement plus de 1000 ha) hors des limites de la
Communauté de communes.
2. Des espaces interdépendants entretenues par l’agriculture
Les productions agricoles du territoire se sont naturellement développées en lien avec les composantes
géologiques, climatiques et topographiques. Les paysages qui en résultent ont été façonnés par l’activité
agricole en fonction de ces composantes naturelles. Ainsi, les prairies dominent dans la vallée inondable de
la Loire sur des alluvions. La vigne s’est installée sur des coteaux regardant la Loire à l’Ouest et à l’Est du
territoire, en bénéficiant d’une bonne exposition, d’une bonne ventilation, de sols peu profonds composés
de graves et de sables avec peu d’argiles. Enfin, le plateau, plus argileux, a traditionnellement servi de
support à l’élevage. Puis, avec le développement des techniques de maîtrise hydraulique (drainage et
irrigation), les cultures s’y sont développées et ont modifié les systèmes d’exploitation en les faisant évoluer
vers la polyculture-élevage. Avec l’irrigation, de nombreux vergers se sont développés plus récemment sur
le plateau dont certains marquent le paysage.
Ces espaces de production bien identifiables ne fonctionnent pas de façon isolée et indépendante. Il existe
de nombreux liens au sein du territoire et avec les territoires voisins. A titre d’exemple, les 80 % des prairies
de la Vallée de la Loire sont mises en valeur par des exploitations implantées sur le plateau. Les agriculteurs
qui exploitent des terres éloignées de leur siège ne sont pas rares, comme l’illustrent les quelques exemples
de « liens fonctionnels » figurant sur la carte ci-dessus. Ainsi, il importe que les aménagements urbains
prennent en compte ces liaisons fonctionnelles.
Compte tenu de la prégnance de l’activité agricole sur le territoire, l’agriculture exerce un rôle majeur dans
les dynamiques de création et de transformation des paysages de la communauté de communes.
Un des enjeux du territoire en matière de paysage concerne les nombreux coteaux dédiés aux prairies ou à
la vigne, souvent caractérisés par des habitats de type « pelouses sèches » qui sont des milieux fragiles avec
des espèces rares. Le maintien de l’activité agricole, et notamment de l’élevage, sur ces coteaux apparait
indispensable pour assurer leur entretien, leur ouverture paysagère et leur richesse biologique. Or, ces
parcelles agricoles sont plus difficiles d’accès, plus difficiles à exploiter, et de ce fait, moins rentables. Leur
enfrichement est fréquent, avec pour conséquence une fermeture des perspectives paysagères déjà
soulignée en juin 2011 par le rapport de gestion du patrimoine de l’UNESCO. Les mesures de protection et
de gestion du paysage et de l’environnement (bocage, TVB mise en valeur paysagère,…) doivent
contribuer à la mise en valeur de ces espaces de grande valeur patrimoniale en lien avec l’activité
agricole. En particulier, afin d’assurer le maintien voire la reconquête de la vigne et des prairies sur les
coteaux, les friches et boisements spontanés ne doivent pas être classés en EBC (Espaces Boisés Classées).
3. L’agriculture contribue à la biodiversité
La prédominance de l’élevage bovin se traduit par une répartition des surfaces agricoles dans laquelle les
prairies (naturelles et temporaires) représentent 54 % de la SAU, soit 40 % de la surface totale du territoire.
Les prairies naturelles, qui couvrent près de 4 200 ha, occupent la plus grande part des espaces agricoles
(30 % de la SAU). L’importante surface en prairies naturelles s’explique aussi par l’importance des prairies
inondables en vallée de la Loire ainsi que par les nombreux coteaux difficilement mécanisables. De fait,
l’agriculture est en interaction constante avec son environnement. Elle joue un rôle essentiel sur les
équilibres naturels et la biodiversité.
Au-delà de cette interdépendance naturelle, nombre d’agriculteurs sont engagés dans des démarches
volontaires consistant à modifier leurs pratiques culturales ou l’aménagement de leur parcellaire dans une
optique de mise en valeur de la biodiversité. Ainsi, 840 hectares de prairies inondables font l’objet de
mesures agro-environnementales (MAE) en vallée de la Loire. Ces mesures visent à rendre compatible la
gestion des prairies humides (fauche retardée et absence d’intrants) avec le maintien de la biodiversité
dont l’espèce emblématique est le râle des genêts.
Par ailleurs, plusieurs agriculteurs engagent des travaux d’aménagement paysager ou modifient leurs
pratiques pour favoriser la biodiversité à l’échelle de leur exploitation dans le cadre du programme de mise
en valeur de la trame verte et bleue identifiée dans le SCOT du Pays des Mauges.
L’élevage bovin est garant du maintien des prairies dans les milieux
sensibles (coteaux et Vallée de la Loire).
Chantier de déchiquetage de bois issu de l’entretien des haies pour la production de plaquettes bocagères.
6. Concilier développement urbain et agriculture
Les espaces agricoles sont les plus tributaires des extensions urbaines dans la mesure où plus de 80 % des
terres artificialisées étaient à l’origine des parcelles agricoles. Depuis 2000, le rythme d’artificialisation des
terres agricoles pour le développement de l’habitat, des zones d’activités et des équipements publics a été
estimé à plus 15 ha par an (source SAFER). C’est le développement de l’habitat qui a le plus consommé
d’espace ces dernières années avec un rythme proche de 8 ha artificialisés par an dans les années 1990 et
qui s’est accéléré depuis 2000 pour dépasser le seuil de 12 ha par an.
La communauté de communes de Saint-Florent est un territoire attractif ; ce qui est un atout, mais le revers
de ce succès peut s’avérer très pénalisant pour les activités agricoles impactées par l’extension urbaine. Au-
delà des exploitations directement concernées, il y a un véritable enjeu de société à réduire le rythme de
consommation d’espace agricole.
Les franges urbaines ne sont pas les seules zones de contact entre le monde urbain et le monde agricole. En
effet, en dehors des bourgs et des villages, il existe de nombreux logements de tiers disséminés qui
contribuent à miter l’espace agricole. Ce phénomène dépasse largement les tiers qui ont eu un lien avec
l’activité agricole (retraités agricoles), à tel point que sur l’ensemble du territoire, 67 % des sites d’activités
agricoles (sites principaux ou secondaires) côtoient un logement de tiers, contraignant ainsi leurs
perspectives de développement. Il existe de nombreux villages dans lesquels il n’y a plus de siège agricole
principal, mais dont certains bâtiments d’élevage sont encore utilisés par des exploitations qui en font un
siège annexe. Ces villages ont néanmoins fait l’objet d’investissements par des tiers pour rénover de
l’habitat, changer la destination d’un bâtiment agricole en habitation ou faire construire des habitations
neuves. Compte tenu du phénomène de concentration des exploitations agricoles, ce phénomène de
mitage du territoire par l’habitat constitue un fort enjeu à long terme dans la mesure où l’arrivée d’un tiers
à proximité d’un siège agricole peut remettre en cause des investissements souvent lourds réalisés par
l’entreprise agricole.
Les CUMA (Coopératives d’Utilisation du Matériel Agricole) constituent des structures essentielles au
fonctionnement territorial. Elles participent au développement agricole. Elles proposent des techniques et
du matériel performant et sont des lieux d’échanges et d’innovations vecteurs de dynamisme et de
compétitivité. Les CUMA, structures de groupe au service des agriculteurs, sont porteuses de projets
collectifs qui contribuent au développement et à l’aménagement du territoire.
Au total 9 CUMA rayonnent sur le territoire de la communauté de communes, voire au-delà de ce
territoire.
9. Des circulations agricoles à prendre en compte
Si les flux de circulations agricoles sont modestes comparativement au trafic des autres véhicules, ils
sont, pour autant, vitaux pour l’économie agricole. L’accès aux parcelles (du plateau, des coteaux et de la
vallée de la Loire) aux CUMA, aux lieux de collecte et/ou d’approvisionnement ainsi que les déplacements
fréquents des Entreprises de Travaux Agricoles (ETA) génèrent des parcours qu’il est important de
pérenniser. A cet effet, les principaux axes de circulations agricoles ont été recensés dans l’atlas
cartographique.
La fragmentation de l’espace agricole par l’urbanisation, la création d’infrastructures routières, et
l’aménagement des centres bourgs peuvent perturber le passage des matériels agricoles, caractérisés par
leur gabarit important et leur vitesse réduite.
Au cours des groupes de travail communaux, les principales difficultés exprimées pour les circulations
agricoles ont été les suivantes :
Absence de visibilité en sortie de route lors de la traversée de certains bourgs (Saint-Laurent du
Mottay, Botz-en-Mauges,
Présence de chicanes en entrée de bourg qui n’ont pas été dimensionnées pour faciliter le passage des
engins agricoles (Montjean-sur-Loire, Le Mesnil-en-Vallée),
Sur le Pont de la Loire à Saint-Florent-le-Vieil, la largeur de la chaussée ne permet pas le croisement
d’un engin agricole avec un poids lourd,
Panneaux de signalisation ou panneaux d’entrée d’agglomération trop près de la chaussée (La
Boutouchère),
Zone 30 qui entraîne une déviation des circulations agricoles en périphérie de bourg en rallongeant
considérablement les parcours (Beausse),
Passages de rues avec chaussées rétrécies dans certains centre-bourgs (Saint-Laurent du Mottay, La
Chapelle Saint-Florent),
Difficultés à entrer sur les routes à grande circulation à Bourgneuf-en-Mauges (RD 762) et Botz-en-
Mauges (RD 752).
Les chicanes réduisent la vitesse des véhicules, mais elles doivent être
dimensionnées pour permettre le passage des engins agricoles.
Après la Révolution, les guerres de Vendée constituent sans doute l’épisode le plus marquant du territoire.
Les communes déléguées de Mauges-sur-Loire furent le théâtre d’évènements clés qui marquèrent
l’histoire du soulèvement vendéen contre-révolutionnaire. En 1791, l’incendie de la chapelle de Saint-
Laurent-de-la-Plaine par les gardes nationaux fait partie des évènements qui conduiront les paysans à
participer, deux ans plus tard, à l’insurrection vendéenne. Cette dernière débute symboliquement à Saint-
Florent-le-Vieil, le 24 février 1793, lorsque près de 4 000 hommes se rassemblent devant l’abbaye pour
protester contre la mobilisation de 300 000 hommes par la République. C’est le début de conflits sanglants
qui n’épargneront pas Mauges-sur-Loire. En effet, quasiment toutes les communes déléguées participent à
l’insurrection, à l’exception peut-être de Montjean, qui se range du côté républicain, ce qui donnera lieu à
des affrontements à La Pommeraye. Le reste des habitants du territoire joint le mouvement vendéen, à
commencer par Bonchamp, général vendéen originaire du château de la Baronnière à la Chapelle-Saint-
Florent. Bonchamp fait partie des nobles sollicités par les paysans pour prendre la tête de troupes contre-
révolutionnaires et livre bataille contre la République. Il périt à Saint-Florent-le-Vieil, à l’instar de Jacques
Cathelineau, généralissime de l’armée catholique et royale.
Les répressions républicaines de 1794 frappent les communes déléguées de différentes manières :
Le bourg de Saint-Laurent-de-la-Plaine est réduit à l’état de ruines,
Le village du Mesnil-en-Vallée est saccagé,
La population de Saint-Florent est déportée et la ville incendiée,
La plupart des maisons et fermes de la Chapelle-Saint-Florent sont brûlées, ainsi que les châteaux de la
Baronnière et de la Guérinière,
L’armée républicaine exécute plusieurs centaines de vendéens au Marillais, sur un champ qui prendra
le nom de « pré des martyrs ».
Saint-Laurent-du-Mottay sera épargnée par les colonnes infernales de 1794.
La France sous la convention (source : Atlas historique mondial, Georges Luby, Larousse 2007)
Si les conflits sont au cœur de l’Histoire locale, cette dernière est bien sûr liée à un contexte géographique
particulier et avantageux, et à la présence de ressources naturelles : les mines de charbon et les fours à
chaux de Montjean, le grenier à sel de Saint-Florent…
B. Le patrimoine architectural
1. Le patrimoine protégé
Les sites à caractère artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque font l’objet d’une
protection depuis la loi du 2 mai 1930. Les dispositions concernant les sites classés et inscrits sont codifiées
au code de l'environnement (articles L 341-1 et suivants et R 341-1 et suivants) qui a institué deux degrés de
protection en fonction des caractéristiques et de la valeur patrimoniale du site : le classement et
l'inscription.
La protection au titre du site est une servitude d’utilité publique qui s’impose au plan local d’urbanisme.
Le territoire de Mauges-sur-Loire est concerné par trois types de servitudes de protection du patrimoine
listées ci-dessous :
AC1
- Servitude de protection des monuments historiques
o Obligation pour tout propriétaire de biens de solliciter l’accord préalable du service
responsable pour toute restauration, travaux, destruction, modification ou changement de
destination,
o Périmètre de protection de 500m.
AC2
- Servitude de protection des sites et des monuments naturels
o Site inscrit : obligation pour tout propriétaire de biens immobiliers situés dans le périmètre
de protection du site inscrit de déclarer son intention d’entreprendre des travaux (sauf ceux
d’entreptien courant) 4 mois à l’avance,
o Site classé : obligation pour le propriétaire d’obtenir une autorisation avant l’exécution de
tous les travaux suscpetibles de détruire ou de modifier l’état ou l’aspect des lieux dans le
périmètre de protection du site classé.
AC4
- Servitude de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP) et aires de mise
en valeur de l’architecture et du patrimoine (AVAP)
o Obligation pour tout propriétaire de biens d’obtenir une autorisation spéciale en matière de
permis de construire après avis conforme de l’architecte des bâtiments de France, pour les
travaux de construction, de démolition, de déboisement, de transformation et de
modification de l’aspect extérieur compris dans le périmètre de la zone de protection.
a) AC1 Servitude de protection des monuments historiques
Les monuments classés ou inscrits et leurs abords (source : Atlas des patrimoines – Ministère de la culture et de la
communication, DRAC – IGN – SIDOC)
• Les monuments situés sur le territoire communal :
Château de la Baronnière
Statut : inscrit puis classé,
Situé à la Chapelle-Saint-Florent,
Périmètre concerant : Botz-en-Mauges, la Chapelle-Saint-Florent, Saint-Florent-le-Vieil.
Chapelle du Cimetière
Statut : inscrit,
Situé au Mesnil-en-Vallée,
Périmètre concerant : Le Marillais.
Ancien site chaufournier de Pincourt
Statut : inscrit,
Situé à Montjean-sur-Loire,
Périmètre concerant : Montjean-sur-Loire.
Anciens sites chaufourniers de Châteaupanne et de Maison Blanche
Statut : inscrit,
Situé à Montjean-sur-Loire,
Périmètre concerant : Montjean-sur-Loire, La Pommeraye.
Grand chevalement minier
Statut : inscrit,
Situé à Montjean-sur-Loire,
Périmètre concerant : Montjean-sur-Loire.
Chapelle de Châteaupanne
Statut : inscrit,
Situé à Montjean-sur-Loire,
Périmètre concerant : Montjean-sur-Loire.
Église de Saint-Florent
Statut : classé,
Situé à Saint-Florent-le-Vieil,
Situé dans le périmètre de la ZPPAUP, ne génère donc pas de périmètre de protection de 500 m.
Ancienne abbaye mauriste
Statut : classé,
Situé à Saint-Florent-le-Vieil,
Situé dans le périmètre de la ZPPAUP, ne génère donc pas de périmètre de protection de 500 m.
Porte de croisilles et mur de clôture de l’ancienne abbaye
Statut : classé
Situé à Saint-Florent-le-Vieil
Situé dans le périmètre de la ZPPAUP, ne génère donc pas de périmètre de protection de 500 m
Colonne commémorative de la Duchesse d’Angoulême
Statut : inscrit,
Situé à Saint-Florent-le-Vieil,
Situé dans le périmètre de la ZPPAUP, ne génère donc pas de périmètre de protection de 500 m.
Chapelle Cathelineau
Statut : inscrit,
Situé à Saint-Florent-le-Vieil,
Situé dans le périmètre de la ZPPAUP, ne génère donc pas de périmètre de protection de 500 m.
Mairie (ancienne Prévôté)
Statut : inscrit,
Situé à Saint-Laurent-du-Mottay,
Périmètre concernant : Saint-Laurent-du-Mottay.
• Les monuments situés en dehors du territoire communal, mais dont le périmètre de
protection s’y applique
Château du Bas-Plessis
Statut : inscrit
Situé à Chaudron-en-Mauges
Périmètre concernant : Botz-en-Mauges
Château de la Bourgonnière
Statut : inscrit puis classé,
Situé à Bouzillé,
Périmètre concernant : Le Marillais
Le périmètre des sites classés et inscrits (source : Atlas des patrimoines – Ministère de la culture et de la
communication, DRAC – IGN)
Parc du château du Bas-Plessis
Statut : classé,
Périmètre concernant : Botz-en-Mauges.
Domaine de la Baronnière
Statut : classé,
Périmètre concernant : la Chapelle Saint-Florent, Saint-Florent-le-Vieil.
Boucles et falaises du cirque de l’Èvre à Courossé
Statut : classé,
Périmètre concernant : la Chapelle Saint-Florent.
c) AC4 aires de mise en valeur de l’architecture et du patrimoine (AVAP)
La commune déléguée de St-Florent-le-Vieil est concernée par une Aire de mise en valeur de l’architecture
et du patrimoine (AVAP) composée de 6 secteurs à la morphologie très différente :
Le centre ancien,
L’abbaye et ses abords,
La boutouchère,
La zone d’extension urbaine,
La vallée de la Loire, la vallée de l’Evre et les châteaux de Montmoutiers et l’Ouvrinière,
L’usine.
L’AVAP a le caractère de servitude d’utilité publique. Le PLU doit respecter les objectifs généraux énoncé
pour chacun des secteurs de l’AVAP.
L’AVAP de Saint-Florent-le-Vieil
Une partie du centre ancien de St-Florent-le-Vieil fait l’objet d’une ZPPAUP. Les prescriptions de la ZPPAUP
constituent une servitude d’utilité publique. Les travaux de construction, de déboisement, de
transformation de l’aspect des immeubles compris dans le périmètre de la ZPPAUP sont soumis à
autorisation spéciale, accordée après avis conforme de l’Architecte des Bâtiments de France.
Eglise Saint-Jacques-le-Majeur
L’église Saint-Gilles à Botz-en-Mauges. Elle fut construite de 1859 à 1861 en pierre et en tuffeau, à
l’emplacement de l’ancienne église. Le monument est édifié dans un style ogival à la mode à cette
époque de redécouverte du Moyen-Age. La flèche est restaurée en 1932.
Eglise Saint-Gilles
Moulin de l’Epinay
Le château de la Baronnière à la Chapelle-Saint-Florent. Pendant la révolution, la famille de
Bonchamps habitait l’ancien château du XVIIème siècle. Le château est brûlé lors de combats d’avril
1793. Vendu par la veuve Bonchamps, il est reconstruit en 1840. Le soubassement est en granit et les
façades en tuffeau. Le château est entouré d’un parc arboré. Les propriétaires actuelles proposent
diverses activités touristiques.
Château de la Baronnière
La chapelle de la maison mère des sœurs de la Providence à La Pommeraye. Datant de la seconde
moitié du XIXème siècle, cette chapelle néo-gothique présente de vastes volumes très architecutrés : la
nef haute est prolongée, en retrait de toiture, par un chœur à abside sur lequel ouvre des chapelles
rayonnantes plus basses. Les chaînes des ouvertures et les contreforts en pierre de taille blanche
constrastent avec le crépi rose.
La chapelle
La chapelle Saint-Sauveur à Saint-Florent. Elle date du début du XVIème siècle et se situe dans le cimetière.
La chapelle Saint-Saveur
L’hôtel de la Guérinière à Saint-Florent. Cet hôtel qui date du XVIIème siècle est le seul, parmi les
maisons nobles ou bourgeoises, qui ait survécu à la révolution.
L’hôtel de la Guérinière
Le château de l’Ouvrinière à Saint-Florent. Construit dans le style Louis XIII en 1860, il succède à une
gentilhommière du XVIIème siècle, brûlée par les troupes républicaines.
Château de l’Ouvrinière
La chapelle Notre-Dame-de-la-Charité
L’église de Saint-Laurent-du-Mottay. Construite de 1896 à 1897, elle adopte la forme d’une croix
latine. Elle est d’un style neo-gothique.
L’église de Saint-Laurent-du-Mottay
L’ancienne demeure du prévôt à Saint-Laurent-du-Mottay. Ce bâtiment du début du XVIème siècle
accueillait le prévôt de l’abbaye de Saint-Florent, qui depuis le Xème siècle habite Saint-Laurent-du-
Mottay. Aujourd’hui, le bâtiment accueille la mairie de la commune déléguée.
L’église Notre-Dame
L’église Saint-Jean-Baptiste au Marillais. En partie détruite lors des guerres de Vendée, l’église
paroissiale est recontruite sur un plateau, au lieu-dit la Gourbillonière. Le bourg est établi autour de ce
nouveau centre. La construction de l’église s’étend de 1850 à 1852 et le matériau choisi est la pierre.
L’église Saint-Jean-Baptiste
La chapelle de la Blardière au Marillais. Elle est élevée en 1871.
La chapelle de la Blardière
L’église Notre-Dame-du-Marillais
La chapelle du cimetière du Mesnil-en-Vallée. L’édifice est construit en 1804, et son entrée est
protégée par un long porche, dont la couverture repose sur des piles en bois, de facture assez
rustique. Le toît est surmonté d’un fin campanile.
La chapelle du cimetière
Le château de la Houssaye à Saint-Laurent-du-Mottay. Ancienne seigneurie, le château est date du
XIXème siècle et son architecure marie des styles très hétérogènes.
Château de la Houssaye
La Chapelle Notre-Dame de la Compassion à Saint-Laurent-du-Mottay. Elle est construite dans le
cimetière en 1822, et présente des éléments d’architecture à vocation décorative intéressants.
La fabrique de tarares
Le site chaufournier de Châteaupanne à Montjean. Le site comprend 4 fours arrêtés vers les années
1960. La chaux provient de la carrière voisine de Châteaupanne.
Le château d’eau de La Pommeraye. Il est construit en 1929 et remplace l’ancien du XIXème siècle.
Le château d’eau
Les ateliers Perrault à Saint-Laurent-de-la-Plaine. Ils sont fondés en 1946 et sont aujourd’hui
spécialisés dans la restauration de monuments historiques.
La tour de la Gabelle
3. Le petit patrimoine
Le petit patrimoine, aussi appelé patrimoine vernaculaire, a fait l’objet d’un inventaire par les communes
déléguées de Mauges-sur-Loire. Ont ainsi été recensés de nombreux puits, calvaires, chaufourneries,
maisons de vignes etc… Ce patrimoine parfois un peu délaissé fera l’objet d’une protection au règlement du
PLU. Des exemples de ce patrimoine qui témoignent des pratiques et coutumes locales sont présentés ci-
dessous.
C. L’archéologie
Un patrimoine archéologique important a été identifié sur l’ensemble du territoire communal,
essentiellement situé en milieu agricole. Plus de 50 sites ont été répertoriés. La découverte de sites
archéologiques peut s’accompagner de contraintes, mais c’est rarement le cas à Saint-Florent, où ces
espaces sont peu nombreux (Saint-Florent-le-Vieil, Montjean-sur-Loire, La Chapelle Saint-Florent). Dans ces
zones, le préfet de région est obligatoirement saisi :
Soit de tous les permis de construire, d'aménager, de démolir, ainsi que des décisions de réalisation de
zone d'aménagement concerté,
Soit de ces mêmes dossiers "lorsqu'ils portent sur des emprises au sol supérieures à un seuil défini par
l'arrêté de zonage".
La carte ci-dessous localise les sites archéologiques identifiés sur la commune.
Beausse
Botz-en-Mauges
Bourgneuf-en-Mauges
La Chapelle-Saint-Florent
Le Marillais
Le Mesnil-en-Vallée
Montjean-sur-Loire
La Pommeraye
Saint-Florent-le-Vieil
Saint-Laurent-de-la-Plaine
Saint-Laurent-du-Mottay
• 1975
Entre 1975 et 1982, l’urbanisation gagne la périphérie de l’ensemble des agglomérations du canton. Seul
Beausse semble à l’écart du processus.
• 1990
Enfin la carte ci-dessous permet la comparaison entre les années 1968 et 2007 :
La carte ci-dessous localise ces constructions dispersées, ainsi que les exploitations agricoles.
Le contexte régional
Le village de la Boutouchère
Certaines communes déléguées ont une agglomération dont la taille est voisine du kilomètre. Il s’agit de
Beausse, Botz-en-Mauges, Bourgneuf-en-Mauges et Saint-Laurent-du-Mottay. Ces agglomérations à
l’échelle piétonne sont basées sur des structures simples.
(b) Beausse
A Beausse, un centre resserré rassemble mairie, église, écoles, autour duquel s’articule un réseau dense
d’impasses et de bâti ancien. Le reste de l’urbanisation qui s’effectue autour du centre, en suivant les
grandes voies, arrive à son terme.
Surface globale PAU / Enveloppe urbaine : 25,10 ha / 27,37 ha.
Emprise équipements : 2,40 ha.
Emprise activités économiques : 0,30 ha.
Agglomération de Beausse
(c) Botz-en-Mauges
A Botz, un centre resserré rassemble mairie, église, écoles, autour duquel s’articule un réseau dense
d’impasses et de bâti ancien. L’agglomération comporte un nombre significatif d’activités économiques. La
D201 qui traverse l’agglomération rend malaisé le développement d’une vie urbaine. Enfin, l’urbanisation
très allongée rend les extensions plus distantes du cœur de bourg.
Surface globale PAU / Enveloppe urbaine : 45,89 ha / 48,77 ha.
Emprise équipements : 2,63 ha.
Emprise activités économiques : 5,70 ha (plus 1,25 ha de friche).
Propriétés patrimoniales : 0,13 ha.
Agglomération de Botz-en-Mauges
(d) Bourgneuf-en-Mauges
Bourgneuf-en-Mauges est également caractérisée par un centre rassemblant les principaux équipements
autour de l’église. Ce dernier est aussi entouré d’un réseau dense d’impasses et de bâti ancien. Il forme une
étoile dont les branches principales sont des routes départementales. L’importance de ces voies de transit,
qui impactent le bourg, reste à apprécier. Ces axes parfaitement droits forment l’ossature de
l’agglomération, sur laquelle des rues desservant des zones d’habitat se raccordent selon un schéma « en
toile d’araignée ». La structure du bourg s’est étalée au sud pour l’habitat et au Nord pour des activités
économiques.
Surface globale PAU / Enveloppe urbaine : : 29,87 ha / 31,36 ha.
Emprise équipements : 3,12 ha.
Emprise activités économiques : 10,69 ha.
Propriétés patrimoniales : 0,60 ha.
Agglomération de Bourgneuf-en-Mauges
(e) Saint-Laurent-du-Mottay
Saint-Laurent-du-Mottay n’est pas traversée par des routes majeures. Le centre rassemblant église, mairie
et école est situé sur un point relativement haut. Autour de ce bourg historique, l’urbanisation s’étend en
pente descendante vers le Nord et vers l’Est le long de la RD222, et en pente ascendante vers l’Ouest, le
long de la rue de la Houssaye. La forme d’urbanisation globale est cohérente. Le bourg présente des
activités économiques en son sein.
Surface globale PAU / Enveloppe urbaine : 41,73 ha / 46,7 ha.
Emprise équipements : 6,33 ha.
Emprise activités économiques : 8 ha.
Propriétés patrimoniales : 5,83 ha.
L’agglomération de Saint-Laurent-du-Mottay
(f) Le Marillais
L’agglomération du Marillais est structurée par la présence d’un grand axe routier. La zone urbanisée
s’étend entre le bord du coteau ligérien et la RD751, sur laquelle elle s’appuie côté Sud. L’urbanisation est
très allongée, en lien avec un développement multipolaire. Il faut noter la présence d’extension éloignées
du centre-bourg (la Lande Pivin).
Surface globale PAU / Enveloppe urbaine : 57,74 ha / 67,20 ha.
Emprise équipements : 3,76 ha.
Emprise activités économiques : 3,30 ha.
Propriétés patrimoniales : 4,14 ha.
Agglomération du Marillais
(g) Le Mesnil-en-Vallée
L’urbanisation du Mesnil-en-Vallée s’est effectuée autour du croisement de la RD751 avec la RD150 (qui
amène au pont). Ce nœud est distinct de l’ensemble église-mairie, situé plus au Sud le long d’un tronçon
étroit de la D150. L’agglomération est bien regroupée, et des extensions semblent possible dans un rayon
d’importance adaptée au tissu urbain. L’offre commerciale est relativement limitée.
Surface globale PAU / Enveloppe urbaine : 80,8 / 67,5 ha.
Emprise équipements : 9,11 ha.
Emprise activités économiques : 9,61 ha.
Agglomération du Mesnil-en-Vallée
(h) Saint-Laurent-de-la-Plaine
Saint-Laurent-de-la-Plaine est également structurée par des routes départementales : la D17, qui fait un
angle droit Nord-Est, et la D762. Le centre ancien comprenant l’église et son cimetière est au coin de l’angle
que fait la D17, et est rejoint par la rue des Mauges, au Sud du ruisseau du Saint-Laurent qui coupe le bourg
en deux. La partie Nord s’étend sur un réseau de voies hiérarchisées, et cette urbanisation est fermée par le
contournement Nord de la D762. Le bourg a une forme globale cohérente mais la structure commerciale,
qui s’avère riche, est éclatée.
Surface globale PAU / Enveloppe urbaine : 89,36 ha / 94,84 ha.
Emprises équipements : 5,74 ha.
Emprise activités économiques : 9,38 ha.
Propriétés patrimoniales : 0,58 ha.
L’agglomération de Saint-Laurent-de-la-Plaine
(i) La Chapelle-Saint-Florent
L’urbanisation de La Chapelle-Saint-Florent s’est faite quasi-exclusivement le long des voies. Le centre de
l’agglomération est situé le long de la D201 (axe Nord-Sud). Les urbanisations récentes sont situées le long
des voies à l’Ouest. Au Nord, des cœurs d’îlots vides qui représentent un potentiel significatif en
densification.
Surface globale PAU / Enveloppe urbaine : 70,45 ha / 80,49 ha.
Emprise équipements : 5,77 ha.
Emprise activités économiques : 4,95 ha + 0,63 ha (Moulin de l’Epinay).
Propriétés patrimoniales : 1,68 ha.
Agglomération de la Chapelle-Saint-Florent
Les trois communes déléguées pôles, à l’échelle du cycliste ou de l’automobiliste, sont chacunes structurées
par des axes routiers majeurs.
(j) Montjean-sur-Loire
L’urbanisation ancienne s’organise en deux entités principales correspondant à deux unités topographiques
distinctes : le Rivage tourné vers la Loire, et la ville-haute (le vieux bourg) implantée sur le versant sud de la
butte. Cette situation traduit une absence de centre urbain unique. A l’ouest du vieux-bourg, une
dépression du relief, qui a permis le passage de la RD 15 et marque la limite entre les buttes du bourg et de
la Garenne, accueille un autre petit pôle ancien d’urbanisation : le Bourg aux Moines.
Montjean-sur-Loire est découpée par les tronçons et les croisements de la D751 et la D15. Cette dernière
arrive par le pont au Nord, et traverse la partie de l’agglomération en bord de fleuve, située à basse
altitude. La D15 continue vers le Sud en pente ascendante, et longe le promontoire qui accueille de manière
spectaculaire l’église et la mairie. Le premier croisement avec la D751 marque le passage à une urbanisation
plus récente et diffuse, et le second croisement, 500 m au Sud-Est du premier, forme une patte d’oie autour
de laquelle se sont implantées des lotissements et des zones d’activités. En effet, le développement de
l’urbanisation depuis une quarantaine d’années s’est effectué en direction du Sud, sur les parties basses de
la butte puis dans la dépression qui sépare cette dernière de la ligne de coteaux située à hauteur de La
Pommeraye. Ce développement a été peu maîtrisé, se traduisant soit par une urbanisation diffuse le long
des voies existantes, parfois à l’écart de l’agglomération (mitage des espaces naturels surtout du terroir
viticole pour profiter des points hauts), soit par des opérations de lotissement au coup par coup n’ayant
aucun lien avec l’urbanisation existante et ne permettant pas d’envisager une continuité par de nouvelles
opérations (lotissements en impasse).
Il en résulte une urbanisation éclatée et multipolaire. Le tissu urbain est structuré par les routes mais
également par les équipements publics et les commerces et services.
Surface globale PAU / Enveloppe urbaine : 146,97 ha / 142,68 ha.
Emprise équipements : 23,47 ha.
Emprise activités économiques : 7,03 ha plus 4,70 ha d’activités écotouristiques.
Propriétés patrimoniales : 2,97 ha.
L’agglomération de Montjean-sur-Loire
(k) La Pommeraye
Le centre resserré de La Pommeraye accueille des équipements publics et l’église, pris dans un maillage de
rues denses. Il présente une bonne densité commerciale renforcée par le nouveau cinéma. Ce centre,
traversé par la D15, est rejoint par plusieurs voies assez droites qui forment une étoile. Ces branches (dont
fait partie la D151) sont reliées entre elles, de telle sorte que l’ensemble forme un schéma en « toile
d’araignée ». L’urbanisation est ceinturée via un axe périphérique qui relie la D15 et la D151. Cet axe
constitue un contournement du bourg de la Pommeraye au Sud et à l’Est. Il sera vraisemblablement amené
à prendre de l’importance lors d’une future requalification en route départementale.
L’urbanisation à vocation d’habitat, de commerces et d’entreprises est plutôt concentrée sur le Sud et l’Est.
Les lotissements s’y sont développés en s’appuyant sur la structure viaire départementale rayonnante, ce
qui permet une bonne irrigation des quartiers en lien avec le centre-bourg. Pour autant, l’inscription
progressive entre les routes départementales ne s’est pas opérée en appui sur des bouclages intermédiaires
permettant d’établir des liens inter-quartiers.
L’habitat étant concentré au Sud-Est, le Nord accueille divers équipements publics le long de la D15
(collège, lycée, école, piscine…).
Il existe de vastes zones non construites au centre (vignes, jardins de la congrégation des Sœurs de la
Providence) qui peuvent constituer un potentiel en densification.
Surface globale PAU / Enveloppe urbaine : 202,61 ha / 218,13 ha.
Emprise équipements : 25,53 ha (plus 6,98 ha d’activités touristiques).
Emprise activités économiques : 18,59 ha.
Propriétés patrimoniales : 2,93 ha.
Agglomération de La Pommeraye
(l) Saint-Florent-le-Vieil
Saint-Florent est traversée par la D751 (Est-Ouest) et la D752 (Nord-Sud). La D752 pénètre le territoire par
un pont, au Nord du territoire, et commence par traverser une zone de bâti ancien et dense, qui correspond
à l’Aire de Valorisation de l’Architecture et du Patrimoine (AVAP) de Saint-Florent-le-Viel. Alors que la route
départementale, elle-même, reste à une altitude faible, elle longe le promontoire du Mont-Glonne qui
supporte l’abbaye. La D752 passe ensuite à côté des équipements scolaires avant d’atteindre le nœud de la
commune : la place de la Fevrière qui fait le raccord entre les deux routes départementales. La D752
continue vers le Sud où elle dessert l’Anjou Actiparc de la Lande. La D751 est parallèle à la Loire, à une
distance de 300 à 400 mètres du fleuve. Elle traverse des zones urbaines moins denses et plus récentes
comportant une usine, un garage, etc… qui présentent une vocation davantage économique. L’urbanisation
finalement assez éclatée est contenue sur une butte triangulaire d’environ 1,5 km², ceinturée par la Loire au
Nord, et par des ruisseaux au Sud. La zone de la Lande et certaines habitations récentes sont situées en
dehors de cette butte, au Sud le long de la D752.
Surface globale PAU / Enveloppe urbaine : 165,64 ha / 183,2 ha.
Emprise équipements : 21,17 ha.
Emprise activités économiques : 21,27 ha.
Propriétés patrimoniales : 2,44 ha .
L’agglomération de Saint-Florent-le-Vieil
b) Centres-bourgs
Les centres-bourgs sont des zones à forts enjeux : ils accueillent de nombreux équipements ainsi qu’un tissu
commercial et des sites économiques qui contribuent à la vitalité de l’espace urbain. Cette capacité des
centres-bourgs à générer une vie de proximité est indissociable de la façon dont est perçu le paysage, de
l’intérêt à y déambuler, de la manière dont le bourg est construit autour de lieux d’importance
interconnectés… L’étude ci-après vise à décrire les caractéristiques morphologiques des 11 centres-bourgs
de Mauges-sur-Loire.
• L’organisation autour des places et lieux d’importance centrale
Pour chacune des communes déléguées, les bourgs anciens sont systématiquement organisés autour de
l’église. Cette dernière est parfois accompagnée d’autres équipements, ou d’une place dégagée. L’étude de
l’implantation du duo église / mairie permet de déterminer si le bourg présente une place centrale. Elle
permet également de caractériser la structure de l’urbanisation du bourg.
Dans certaines communes déléguées, l’église et la mairie sont quasi-voisines, autour d’une place qui forme
le point central du bourg. Ce schéma caractéristique de nombreux centres-bourgs se retrouve à Botz-en-
Mauges, Bourgneuf-en-Mauges ou encore La Pommeraye. Cet hyper-centre assure souvent la fonction de
nœud de circulation. C’est le cas à Botz et à La Pommeraye, où l’espace consacré à la voirie est conséquent,
et particulièrement à Bourgneuf, où le centre est un nœud de communication majeur à l’échelle de la
commune nouvelle. Dans le cas de La Pommeraye, la proximité de nombreux équipements (poste, banques,
boulangerie…) implique la nécessité de nombreuses places de stationnement, qui occupent un espace
important de la place. Ce schéma est repris dans le cas de nombreuses communes déléguées.
Dans ces bourgs, l’urbanisation s’est faite autour des centres, créant des réseaux plus ou moins denses de
rues et impasses.
Il arrive que l’église et la mairie soient séparées, c’est le cas d’un autre type de schéma, celui d’une
urbanisation linéaire le long d’un axe de communication. C’est le cas dans les communes déléguées de La
Chapelle-Saint-Florent, Saint-Laurent-de-la-Plaine ou encore Le Mesnil-en-Vallée.
Lorsque la route le long de laquelle s’est développé le bourg ancien est étroite, l’église ou la mairie dispose
d’un retrait par rapport à la voirie. Ce retrait peut servir à la contemplation de l’édifice, ainsi qu’au
stationnement.
Ainsi, ce type de centre-bourgs ne disposent pas de réelles places centrales. Les espaces dégagés
correspondant alors aux nœuds de circulation, éventuelles aux espaces devant les églises.
Au Marillais, à Beausse, ou encore à Saint-Laurent-du-Mottay, élises et mairies sont séparées, bien que le
bourg ne soit pas linéaire. L’ensemble est alors à proximité d’un axe de circulation, et l’église est souvent
entourée de places de stationnement.
L’église et la mairie étant ainsi isolées, le principal nœud de circulation (croisement entre la D752 et la
D751) est à l’écart du centre bourg : il s’agit de la place de la Fevrière. L’espace est principalement dédié à
l’automobile (voirie et stationnement), mais de nombreux équipements publics, commerciaux ont dû s’y
implanter, mis à l’écart du centre ancien par la politique de protection du patrimoine. Plusieurs
équipements scolaires sont implantés à proximité de la place de la Fevrière. Ainsi, le centre ancien préservé
accuse une vocation touristique, et les équipements fréquemment rencontrés dans les centres anciens sont
situés dans une zone mixte plus au Sud.
La place de la Fevrière à Saint-Florent : un nœud de circulation qui accueille de nombreux équipements mis à l’écart
du centre ancien
A Montjean, l’église et la mairie sont retranchées sur le promontoire qui domine la ville, et sont ainsi à
l’écart des principales voies de communication. Le tout est entouré d’un bâti ancien dense (la ville-haute), si
bien que Montjean comprend deux centralités anciennes : l’ensemble qui comprend l’église et la maire
ainsi que le front bâti qui fait face à la Loire, au Nord de la commune déléguée.
Des efforts d’aménagement paysager pour les équipements publics du centre de Beausse
La Chapelle-Saint-Florent : l’aménagement minutieux d’une rue étroite pour donner une place au piéton et à
l’esthétique
Place de l’église de la Pommeraye : aménagement pour laisser une place au piéton et au paysage
Saint-Laurent-de-la-Plaine : le mairie et le cimetière comme seuls éléments paysagers dans le centre ancien
Saint-Laurent-du-Mottay : un aménagement paysager pour mettre en valeur une place dédiée au stationnement
La Chapelle-Saint-Florent : de longs îlots de bâti continu, qui débouche directement sur la voirie
Le Mesnil-en-Vallée : l’aménagement délicat d’une route d’importance enserrée par un front bâti continu
Les bourgs éloignés des grands axes de communication présentent un réseau viaire dense, ce qui accentue
le rapprochement des bâtiments vers la voirie. C’est le cas à Beausse ou à Botz-en-Mauges.
A l’inverse, la présence en cœur de bourg d’axes majeurs et de nœuds de communication induit un retrait
du bâti par rapport à la route, qui se traduit par des trottoirs plus larges et la présence éventuelle de jardins
enfermés derrière des clôtures ou des murs. C’est le cas à Bourgneuf-en-Mauges, ou encore à La
Pommeraye.
Le Marillais est également traversé par un axe structurant : il s’agit de la D751. Autour de cette, voie,
l’urbanisation du bourg est assez étalée en comparaison des autres communes déléguées. Ainsi, les
trottoirs sont plus larges, et le bâti est parfois en recul de voirie derrière des clôtures, murs ou jardins.
Absence de trottoir à Saint-Florent, les deux frontons bâtis se font face par-dessus une voie en pente
• Ambiances et lisibilité
Les 11 communes déléguées ont chacune des ambiances différentes, issues du patrimoine bâti et paysager,
de la situation géographique, des partis pris d’aménagement, de la structure, de la cohérence et de la
lisibilité des bourgs… Cette diversité d’ambiance est une richesse pour la commune de Mauges-sur-Loire.
Au Nord, les bourgs présentent une ambiance résolument ligérienne. La vue sur la Loire, sa proximité, la
présence de quais et de cales marquent fortement la perception que l’on a du bourg de Montjean et Saint-
Florent par exemple. Ces sentiments ne sont pas perçus dans les communes déléguées du Sud, à l’ambiance
rurale. Ces bourgs sont marqués par une structure familière, qui est celle du centre de village rassemblant
les principaux équipements. Ainsi, le bourg de Beausse, par exemple, se trouve lisible et cohérent.
La Pommeraye
Les enjeux identifiés sont les suivants :
1. Évolution de sites d’intérêt collectif,
2. La lisibilité de tous les commerces et les services,
3. La stratégie à mettre en œuvre sur des sites de densification potentiel en cœur de bourg.
Saint-Florent-le-Vieil
Les enjeux identifiés sont les suivants :
1. Une structure commerciale riche et diversifiée mais trop éclatée avec trois pôles aménagés qui
manquent de lisibilité (1a, 1b et1c),
2. Un axe de transit trop important, nécessitant un traitement urbain,
3. Une place insuffisamment valorisée,
4. Des sites de renouvellement urbain à maitriser.
L’urbanisation linéaire consiste souvent en du logement individuel, mais il arrive que l’extension soit mixte.
Dans ce dernier cas, le résultat donne des entrées de ville mélangeant zones
d’activités/équipements/habitat. C’est le cas à Mauges-sur-Loire le long d’axes routiers majeurs :
Le long de la D752 au Sud de Saint-Florent-le-Vieil (ZA de la Lande) :
Le long de la D15 à la Pommeraye, dans une zone d’équipements, avec effet de rapprochement des
communes déléguées :
Il arrive que l’urbanisation dans ces zones, souvent réservées à l’habitat, créé plusieurs pôles dans
l’agglomération : noyau ancien et zones pavillonnaires.
3. Ensembles urbanisés hors agglomération
Le territoire de Mauges-sur-Loire est parsemé de petits ensembles bâtis éloignés des agglomérations,
souvent liés à l’activité agricole. Il peut s’agit de hameaux, d’écarts, de constructions isolées, de fermes,
d’habitations anciennes… La taille et la morphologie de ces petites structures déterminent leur appellation
et leur « hiérarchie ».
a) Hameaux
Les hameaux sont de petits ensembles urbains (environ 4 à 10 maisons regroupées). A vocation agricole ou
d’habitat, ils peuvent, dans certains cas, accueillir une chapelle, ou bien un élément du petit patrimoine
(four, calvaire, fontaine…). Contrairement aux bourgs, les hameaux ne possèdent pas de front bâti continu,
ni de réseaux hiérarchisés de voiries. Toutefois, ils sont parfois composés d’un noyau bâti ancien (par
exemple un ferme et ses dépendances), sur lequel sont venus se greffer des bâtiments plus contemporains
(parfois des petits ensembles pavillonnaires).
Les hameaux sont souvent implantés le long d’une route départementale peu empruntée, ou bien de voies
communales. Ils sont assez nombreux sur la commune, ils se répartissent sur l’ensemble du territoire.
Les photographies aériennes ci-dessous sont des exemples de hameaux de la commune de Mauges-sur-
Loire.
b) Écarts
Le SCOT du Pays des Mauges ne donne pas de définition des écarts, mais les prend tout de même en
compte. En effet, ils portent des enjeux en termes de mitage, d’implantation paysagère, et de connexions
avec les autres espaces urbains.
Les écarts sont des ensembles d’habitations et de bâtiments à usage agricole. Ils ne rassemblent pas plus de
3 habitations (approximatif). Ces structures bâties parfois anciennes se sont implantées en relation avec
leur environnement et le paysage, la ferme devenant elle-même un « motif » des paysages ruraux.
Les écarts sont très nombreux à Mauges-sur-Loire, et contribuent à mailler le territoire de routes étroites.
Ils sont souvent peu connectés aux autres ensembles urbains, et pourtant en dépendent.
Les photographies aériennes ci-dessous sont des exemples d’écarts de la commune de Mauges-sur-Loire.
s’agit d’une estimation, le nombre de logements n’étant pas toujours clairement défini, notamment dans le
cas d’appartements en immeubles.
a) Beausse
Le centre-bourg de Beausse s’étend principalement le long d’une seule voirie. C’est aux abords de cette
dernière qu’on observe du bâti collé qui induit une certaine densité. Les ensembles plus récents présentent
une densité faible, même pour du pavillonnaire. La densité moyenne des opérations récentes est de 8
logements/ha.
b) Botz-en-Mauges
Le bâti ancien se regroupe en petits îlots avec parfois des jardins ou cours intérieurs, induisant une densité
assez dense. Les ensembles récents présentent une densité moyenne, voire très faible dans le cas des
grandes propriétés. La densité moyenne des opérations récentes est de 12 logements/ha.
c) Bourgneuf-en-Mauges
Le centre ancien regroupé autour du croisement des départementales est plutôt dense lorsqu’il s’agit de
logements collés. La densité moyenne des opérations récentes est de 8 logements/ha.
d) La Chapelle-Saint-Florent
Dans le centre-bourg-linéaire, le bâti collé au bord de la voirie affiche une densité affaiblie par les jardins de
l’autre côté des parcelles. Certains lotissements affichent des densités moyennes, mais des ensembles le
long des extensions linéaires peuvent présenter des densités très faibles. La densité moyenne des
opérations récentes est de 12 logements/ha.
e) Le Marillais
Le centre du Marillais est caractérisé par l’absence (ou du moins la rareté) de bâti collé, ce qui fait que la
densité du bâti le plus ancien est similaire à celle des ensembles pavillonnaires. A l’Est le long de la D751, Le
bâti de la Lande Pivin est globalement très dispersé. La densité moyenne des opérations récentes est de 15
logements/ha.
f) Le Mesnil-en-Vallée
Le bâti ancien, collé et rassemblé dans les îlots du centre, présente une densité importante. Les
lotissements récents affichent une densité faible pour du pavillonnaire. La densité moyenne des opérations
récentes est de 8 logements/ha.
g) Montjean-sur-Loire
A Montjean, la densité est très importante dans le centre ancien à proximité de la Loire : les bâtiments sont
collés et très étroits. Dans la ville-haute, des îlots sont très denses. Les bâtiments qui comprennent souvent
plusieurs logements s’adaptent au relief, et s’accolent de jardins de petite taille. La plupart des lotissements
présentent une densité moyenne, certains ensembles en périphérie ont des densités très faibles. Il s’agit
parfois de grandes propriétés. La densité moyenne des opérations récentes est de 12 logements/ha.
h) La Pommeraye
En comparaison aux autres communes déléguées, le bourg de la Pommeraye est de grande taille, et il n’est
pas linéaire. Il y a donc la présence de nombreux îlots où les bâtiments sont collés, étroits, n’ont quasiment
pas de jardins et comprennent plusieurs logements. Le rassemblement de ces bâtiments induit une forte
densité dans les îlots du centre. La grande majorité des lotissements présentent une densité moyenne. En
périphérie, certains ensembles de grandes propriétés, parfois closes, affichent une densité très faible. La
densité moyenne des opérations récentes est de 15 logements/ha.
i) Saint-Florent-le-Vieil
Le long de la Grande Rue, dans le centre ancien de Saint-Florent, le bâti est très resserré, étroit, collé et
parfois haut. La densité y est très élevée. La plupart des lotissements présentent une densité moyenne.
Toutefois, certains ensembles des extensions en périphérie, le long de la D751, affichent une densité très
faible. La densité moyenne des opérations récentes est de 12 logements/ha.
j) Saint-Laurent-de-la-Plaine
Le bourg de Saint-Laurent-de-la-Plaine, qui se réduit à la rue des Mauges, présente une densité importante.
Les lotissements affichent une densité moyenne, à l’exception de quelques ensembles dans les périphéries.
La densité moyenne des opérations récentes est de 12 logements/ha.
k) Saint-Laurent-du-Mottay
Les îlots du centre de Saint-Laurent-du-Mottay affichent une densité très importante, due à l’absence de
jardins et au fait que les bâtiments soient collés et étroits. Les ensembles récents présentent une densité
assez faible. La densité moyenne des opérations récentes est de 10 logements/ha.
2. Typologie du bâti
Les dessins dans cette section sont issus de la brochure "Le Pays des Mauges, vivons notre patrimoine"
éditée par le Syndicat Mixte des Mauges en collaboration avec le CAUE de Maine-et-Loire.
a) Les caractères de l’architecture traditionnelle
Pour le gros œuvre, les matériaux utilisés sur la commune sont principalement le schiste en moellons, la
brique et le sable, mais également le tuffeau, dont l’emploi est fréquent en Anjou.
La brique et la pierre de tuffeau sont également utilisées pour encadrer les ouvertures ou marquer les
angles des constructions. Des linteaux ou angles de chaînages soignés peuvent être observés dans chacune
des communes déléguées.
Le tuffeau est également utilisé dans les appareillages des façades. Certaines maisons de maîtres
présentent des façades en murs pleins en tuffeau, dont la modénature peut être très riche.
De nombreuses couvertures sont réalisées en ardoises sombres, caractéristiques du Val de Loire. Les
toitures forment alors un contraste avec les façades claires en calcaire. Dans les bourgs plus au Sud de la
Loire, l’influence de la viticulture se traduit par la présence de toitures en tuiles (type canal, notamment),
souvent associées à des schistes rouillés et des encadrements de brique. Ainsi, l’architecture du territoire
exprime des contrastes et des influences à la fois ligériennes et méridionales.
Les lucarnes peuvent être constituées de bois sur les maisons de type rural. Sur les maisons bourgeoises,
elles sont en pierre (et disposent d’un travail de sculpture parfois soigné, type chapeau de gendarme ou à
fronton triangulaire).
b) Les maisons de bourg
Le dessin ci-dessous représente les maisons de bourg traditionnelles.
Les maisons des bourgs de Mauges-sur-Loire présentent un volume limité, et une hauteur en général à R+1,
qui dépasse très rarement R+2. Elles sont souvent mitoyennes et présentent une forte diversité dans les
matériaux qui les composent.
d) Le bâti rural
Les ensembles que forment les fermes comportent des habitations, souvent d’apparence modeste, mais
néanmoins éléments structurants de la cour de ferme.
Les exploitations accueillent également des granges, dont l’apparence est diverse :
Les granges et les habitations peuvent être composées en enfilade. Sur le dessin ci-dessous, les volumes
communiquent entre eux :
Le bâti rural est souvent en mauvais état. Les dépendances les plus récentes ont un fort impact sur le
paysage. Autrefois en pierre et ardoise, les granges et hangars sont aujourd’hui faits en tôles et parpaings.
Les photographies ci-dessous sont des exemples d’ensembles pavillonnaires rencontrés sur la commune.
Des maisons mitoyennes, un recul par rapport à la voirie, plus ou moins d’intimité
La Chapelle-Saint-Florent / Le Mesnil-en-Vallée
Remarque :
Les objectifs de production de logements par commune déléguée ont été calculés sur la base de la
production moyenne communale, avec comme clés de répartition le niveau de polarité défini par le SCOT et
la taille de population de la commune déléguée.
La répartition de l’objectif de consommation foncière défini par le SCOT (87 ha pour toute la commune sur
20 ans soit 43,5 ha à 10 ans) a été réalisé en fonction du niveau de polarité et du nombre d’habitants par
commune.
• Beausse
• Botz-en-Mauges
• Bourngeuf-en-Mauges
• La Chapelle-Saint-Florent
• Le Marillais
• Le Mesnil-en-Vallée
• Montjean-sur-Loire
• La Pommeraye
• Saint-Florent-le-Vieil
• Saint-laurent-de-la-Plaine
• Saint-Laurent-du-Mottay
B. La circulation et le trafic
L’essentiel du trafic est recueilli par les D752, D15 et D751. Le trafic de poids lourds est important sur les
D752 et D15 :
4 263 véhicules sur la D752 en moyenne journalière, dont 15,75% de poids lourds (2015),
3 317 véhicules sur la D15 en moyenne journalière, dont 12,24% de poids lourds (2015).
Pour rejoindre la rive Nord de la Loire, les véhicules sont forcés de passer par les ponts, concentrant le trafic
dans les centres-bourgs de Saint-Florent et Montjean. Le passage inadapté des poids lourds, dont certains
appartiennent à des entreprises de logistique communales, représente un enjeu majeur du trafic routier.
Le trafic est plus limité au Sud, à l’exception de la D762 qui est très empruntée (6 070 véhicules/jour, 9,04%
de poids lourds). Ce trafic important ne pose pas d’enjeux comme à Montjean ou Saint-Florent, grâce au
contournement de Saint-Laurent-de-la-Plaine. Le tronçon de la D15 qui joint Bourgneuf à la Pommeraye est
très emprunté, et l’actuelle traversée du bourg de la Pommeraye par la D15 devrait prochainement laisser
place à un contournement par le Sud-Est de la commune déléguée.
Certains nœuds de circulation sont très sollicités, notamment le croisement de trois RD à Bourgneuf-en-
Mauges, qui supporte environ 8 000 véhicules/jour.
Les déplacements de transit restent limités aux besoins locaux et sont dispersés.
A titre de comparaison, la D723, sur la rive Nord de la Loire, accueille 8 790 véhicules/jour en 2015. L’A11 :
25 223 véhicules/jour.
Le trafic sur les routes à Mauges-sur-Loire et ses environs (source : département du Maine-et-Loire)
C. La sécurité routière
La traversée des agglomérations par les routes départementales entraîne certains risques que le
département du Maine-et-Loire traite par des aménagements sécuritaires. Chacune des communes
déléguées comporte des enjeux en matière de sécurité, et la cohérence du PLU avec les aménagements de
traverse est nécessaire. Ainsi, l’urbanisation doit être pensée en accord avec le réseau routier :
l’urbanisation linéaire le long des routes départementales implique la création parfois délicate de nouveaux
accès ; de même, les activités générant du trafic poids-lourds telles que la logistique et les transports
doivent être implantées à proximité d’axes pouvant supporter un tel trafic. Le long des routes à fort trafic,
la question de l’implantation des bâtiments par rapport à la voirie est également majeure. C’est le
règlement du PLU qui fixe la marge de recul, sachant que le département préconise hors-agglomération une
implantation à 15 mètres de l’alignement pour la RD752 et 10 mètres pour les autres RD.
Les nombreuses zones à risques de la commune ont fait ou feront l’objet d’aménagements sécuritaires, en
particulier dans les secteurs où le trafic est dense et le milieu sensible. C’est le cas par exemple du tronçon
de la D752 à Saint-Florent, emprunté par des poids lourds et longeant des équipements scolaires, ou encore
de l’entrée Ouest de Bourgneuf-en-Mauges, où les véhicules roulent vite et où l’urbanisation devrait
s’étendre.
b) La desserte maritime
Bien que la commune soit longée par la Loire, elle ne possède pas de port d’importance qui permettrait la
mise en place de transports fluviaux. Les communes déléguées de Saint-Florent-le-Vieil et Montjean-sur-
Loire possèdent quelques pontons et de petits embarcadères pour des croisières-balades touristiques. Ces
pontons devraient faire l’objet d’aménagements qui favoriseront la plaisance de passage.
E. Les transports en commun
Le territoire de Mauges-sur-Loire est desservi par Anjoubus, réseau de transport régional en Maine-et-Loire.
Anjoubus assure le fonctionnement de lignes de bus régulières, du transport scolaire et du transport à la
demande (TAD).
Depuis le 1er janvier 2017, c’est l’intercommunalité Mauges Communauté qui devient progressivement
Autorité Organisatrice de la Mobilité. Au 1er janvier 2018, Mauges Communauté devient l’interlocuteur des
habitants de Mauges-sur-Loire sur les questions de transport, notamment les transports collectifs de
l’Anjoubus.
Mauges-sur-Loire est desservie par les lignes de bus suivantes (données actualisées en novembre 2017 par
le département du Maine et Loire. Source : Opendata49) :
10 (Angers – la Pommeraye), desservant deux arrêts à Montjean et deux arrêts à La Pommeraye,
24 (Angers – Saint-Florent-le-Vieil), desservant un arrêt à Saint-Florent-le-Vieil,
24B (Ancenis – Saint-florent-le-Vieil), desservant un arrêt à Saint-Florent, deux arrêts au Marillais, un
arrêt à la Chapelle-Saint-Florent,
43 (la Pommeraye – Chalonnes), desservant un arrêt à Saint-Laurent-de-la-Plaine, Bourgneuf, la
Pommeraye et Beausse,
22 (Montigne-sur-Moine – Angers) desservant un arrêt à Saint-Laurent-de-la-Plaine et Bourgneuf.
Les arrêts permettant la correspondance (desservis par plusieurs lignes) représentent des nœuds de
mobilité :
La place de la Fevrière à Saint-Florent,
La place de l’église à la Pommeraye,
La place de l’église à Saint-Laurent-de-la-Plaine,
L’arrêt d’autocar à Bourgneuf.
Ces arrêts de bus sont parfois de aires de covoiturage, par exemple la halte routière de Montjean-sur-Loire
(ligne 10).
Ainsi, le territoire communal est correctement desservi par les transports en commun. Ces derniers
permettent principalement de faire le lien des communes déléguées pôles vers l’extérieur. La desserte
entre les communes déléguées est plutôt faible, en particulier pour celles du centre.
Le réseau de transport en commun ne semble pas adapté aux déplacements pendulaires domicile-travail.
Pour rappel, en moyenne 30% seulement des actifs travaillent dans la commune déléguée où ils résident, et
34,6% des habitants de Mauges-sur-Loire travaillent sur la commune nouvelle. Ainsi les trajets domicile-
travail atteignent 16 km en moyenne (2009). Or, la part de ces trajets effectués en transport en commun
atteint 2,2% en 2014. Ce résultat faible est supérieur à celui de l’année 2010 : 1,6%. Cette hausse s’explique
par le changement des comportements et par le renforcement du réseau de transports collectifs induit par
l’approbation du Schéma des transports par le conseil général en 2010.
Au 1er janvier 2017, Mauges-sur-Loire fait partie d’un bassin permettant de rejoindre uniquement les gares
TER de Varades, Ancenis et Oudon. Le service est ainsi destiné à la liaison avec les pôles d’influence et
d’emplois joignables par train (Nantes et Angers, notamment). Le TAD est ouvert en semaine : du lundi au
vendredi de 7h à 19h. Un trajet coûte 2€.
b) Le covoiturage
La pratique du covoiturage tend à se développer et nécessite des aménagements d’aires spécifiques. Elle
était dans un premier temps porté par le département. Le Maine-et-Loire a engagé en 2007 sa politique de
covoiturage dans le cadre de la mise en place de son Plan de Déplacement d’Entreprise. Il a également
approuvé un schéma de covoiturage qui comprend la réalisation de parkings de covoiturage sous maîtrise
d’ouvrage ou en partenariat avec les collectivités. Ce partenariat a notamment abouti à la l’ouverture du
site internet « [Link] ». Fort de 2 234 inscrits en 2017, le site proposait de nombreux trajets
desservant la commune. Cependant, l’aire de covoiturage répertoriée par Covoiturage49 la plus proche est
à Chalonnes.
Depuis le transfert de la compétence mobilité à l’intercommunalité, Mauges Communauté répertorie
quatre aires de covoiturage communales sur le territoire de Mauges-sur-Loire. Elles sont situées à La
Pommeraye, Bourgneuf, Saint-Laurent-de-la-Plaine et Le Marillais. Il s’agit de parkings pré-existants.
Les résultats de l’inventaire des capacités de stationnement sont présentés dans le tableau ci-dessous :
CAPACITÉ DES PART DE LA
PARCS DE CAPACITÉ
STATIONNEMENT COMMUNALE (%)
(nombre de places)
Beausse 125 4,5
Botz-en-Mauges 25 0,9
Bourgneuf-en-Mauges 61 2,2
La Chapelle-Saint-Florent 201 7,2
Le Marillais 108 3,9
Le Mesnil-en-Vallée 384 13,8
Montjean-sur-Loire 339 12,2
La Pommeraye 610 22,0
Saint-Florent-le-Vieil 504 18,1
Saint-Laurent-de-la-Plaine 300 10,8
Saint-Laurent-du-Mottay 120 4,3
Mauges-sur-Loire 2777 100
Capacités des parcs de stationnement à Mauges-sur-Loire
Sur les 2 752 places de stationnement identifiées selon la méthode présentée, plus de la moitié sont situées
dans les trois pôles (Saint-Florent, Montjean, la Pommeraye). Deux communes déléguées, Le Mesnil-en-
Vallée et Saint-Laurent-de-la-Plaine représentent plus de 10% de la capacité communale.
Il est intéressant de comparer la part que représente chaque commune déléguée dans la capacité de
stationnement communale avec sa population. Le graphique ci-dessous met en évidence certains
déséquilibres entre les communes déléguées.
Un périmètre de 250 mètres, soit 3 minutes de marche a été appliqué autour de chaque parc de
stationnement inventorié dans les communes déléguées de Mauges-sur-Loire, afin de déterminer les
possibilités de mutualisation envisageables. En guise d’extrait, le résultat pour la commune de Saint-
Laurent-de-la-Plaine est présenté ci-dessous.
Les sentiers de randonnée s’étendent sur plusieurs communes déléguées, et présentent des panoramas
remarquables.
Outre le PDIPR, Mauges-sur-Loire est également traversée par le GR3, un sentier de grande randonnée qui
suit la vallée de la Loire dans son intégralité. Le GR3 traverse la commune d’Est en Ouest, et ne rejoint la
Loire qu’au niveau de Saint-Florent et du Marillais, ce qui permet d’en faire bénéficier les communes du
centre.
Les voies cyclables
La Loire est longée par un itinéraire au rayonnement européen : la Loire à Vélo, qui traverse Mauges-sur-
Loire. La Loire à vélo fait partie de l’Eurovéloroute 6, qui appartient au réseau européen Eurovélo.
L’Eurovéloroute 6, qui relie Saint-Nazaire à la mer Noire, accueille de nombreux touristes. Une partie de la
Loire à vélo qui traverse la commune est un itinéraire en site propre (au Marillais et à Saint-Florent). Le
reste est en voie partagée.
D’autres voies cyclables ont vu le jour, notamment entre Montjean et La Pommeraye, et des projets
existent (Bourgneuf – Saint-Laurent-de-la-Plaine). Des efforts ont été fournis afin de développer l’offre en
pistes cyclables, notamment par l’adoption par le Conseil général d’un Schéma vélo tourisme 2009-2015.
La répartition des centraux téléphoniques induit un déséquilibre de la desserte, en défaveur des communes
déléguées du Sud. Le WiMAX est mis en place dans ces zones isolées, mais de manière discontinue. Une
fracture numérique encore plus marquée est à attendre avec le déploiement de la VDSL2 par les opérateurs
privés (la VDSL2 augmente considérablement le débit dans un rayon de 1,5 km autour des centraux
téléphoniques de France Télécom). Globalement, le niveau d’équipement au réseau numérique est
insuffisant.
Le tableau ci-dessous répertorie l’égibilité des foyers à l’ADSL 4 Mbits/s et au WiMAX. Sur les zones grises
ADSL 4 Mbits/s, le WiMAX apporte une réponse insuffisante voire très partielle sur 4 communes déléguées :
Beausse, Botz-en-Mauges, le Marillais et Saint-Florent.
Le réseau mobile est de qualité moyenne. Le territoire est quasi-totalement couvert par la 3G. La 4G n’est
disponible que dans des zones restreintes au Nord de la commune (capture d’écran ci-dessous).
• Botz-en-Mauges
• Bourgneuf-en-Mauges
• La Chapelle-Saint-Florent
• Le Marillais
• Le Mesnil-en-Vallée
• Montjean-sur-Loire
• La Pommeraye
• Saint-Florent-le-Vieil
• Saint-Laurent-de-la-Plaine
• Saint-Laurent-du-Mottay
La carte ci-dessous reprend les équipements publics, et aussi les établissements de santé et les commerces
et services. Elle met en évidence l’importance de Montjean, Saint-Florent et la Pommeraye comme « pôles
de vie quotidienne ».
Chaque commune déléguée dispose d’une bibliothèque. Ces dernières sont rassemblées sous le Service de
Lecture Publique de Mauges-sur-Loire, qui fédère les 11 bibliothèques. Les trois pôles disposent chacun
d’un établissement d’enseignement musical, qui sont rassemblés sous l’école de musique de Mauges-sur-
Loire : Loire et Coteaux. L’école est dirigée par un conseil pédagogique mis en place suite à la création de la
commune nouvelle. En plus des écoles de musique, les pôles accueillent chacun un cinéma. Celui de La
Pommeraye est classé Art et Essai.
Saint-Florent et La Pommeraye accueillent chacune un cybercentre. Ces derniers disposent d’une connexion
haut-débit et font partie des Espaces Régionaux Numériques. Plusieurs musées se trouvent à Mauges-sur-
Loire. L’un d’eux, le Cap Loire à Montjean, associe le musée à un parc qui permet de découvrir la batellerie
ligérienne. Montjean dispose également d’un centre culturel et d’un office du tourisme.
La commune est forte d’un réseau associatif très dense et très varié (plus de 300 associations), avec des
évènements qui marquent la vie locale (Festival de Fibres en musique à Montjean-sur-Loire, Festival 360° à
l’Ouest…). Un espace jeune, coordonné par le centre Val’Mauges, se trouve à Saint-Laurent-de-la-Plaine.
C. Les équipements scolaires, périscolaires et de petite
enfance
• Présentation générale
L’offre scolaire de Mauges-sur-Loire va de la crèche jusqu’au lycée. La commune compte 16 écoles
maternelles et élémentaires (6 sont publiques, 10 privées).
Saint-Florent et La Pommeraye sont les deux pôles qui accueillent des établissements de l’enseignement
secondaire. Trois collèges (dont deux privés) se trouvent à Mauges-sur-Loire. Deux collèges sont à Saint-
Florent, et le troisième fait partie de l’ensemble scolaire Saint-Joseph à La Pommeraye, qui comprend
également un lycée.
Deux formations professionnelles sont proposées à La Pommeraye.
Les Temps d’Activités Périscolaires sont proposés dans les écoles de toutes les communes déléguées. Ils
font l’objet d’un tarif commun appliqué à l’ensemble du territoire de Mauges-sur-Loire.
Toutes les communes disposent d’écoles privées ou publiques pour accueillir 2103 élèves soit un ratio
global de 11,8 % sur la population totale du territoire communautaire. On n’assiste pas globalement à un
apport de jeunes élèves qui exprimerait une explosion démographique (15 à 20%) sauf à Beausse et plus
légèrement Saint-Laurent-de-la-Plaine, Le Marillais et Montjean-sur-Loire.
• Le cycle élémentaire
Le tableau ci-dessous détaille les effectifs scolaires des élémentaires en 2010. La présence d’élèves
extérieurs est globalement assez faible, à l’exception de certaines communes déléguées (Beausse). En
termes d’évolution, de nombreux mouvements d’accueil des élèves extérieurs ont été observés sur
certaines communes déléguées (Saint-Florent, Montjean, Saint-Laurent-de-la-Plaine, le Marillais). Ces
dynamiques posent la question de l’incidence sur la restauration et les équipements scolaires.
Quatre communes déléguées sont à des seuils de population scolaire fragiles (cf. tableau). Il s’agit de
surnombre ou d’insuffisance d’élèves.
• L’enseignement secondaire
De nombreuses compétences en matière d’enseignement secondaire sont confiées au département. A ce
titre, concernant les collèges, c’est le conseil général qui arrête la localisation des établissements, leur
capacité d’accueil, leur secteur de recrutement et le mode d’hébergement des élèves. Le département peut
notamment modifier la sectorisation des collèges. Cette sectorisation à Mauges-sur-Loire est présentée sur
la carte ci-dessous. Les communes déléguées sont rattachées à trois collèges publics.
• La petite enfance
Les services de petite enfance sont structurés sur les trois pôles (le relais des assistances maternelles et les
deux centres multi-accueils) mais il existe des assistantes maternelles sur toutes les communes (l’offre
répond aux besoins mais mérite d’être améliorée sur l’accueil temporaire et occasionnel).
La commune bénéficie d’un schéma intercommunal petite enfance, dont le diagnostic a été effectué en
décembre 2013. Le travail effectué fait ressortir les points suivants.
Pour l’accueil des enfants de 0 à 3 ans, la commune dispose d’une offre collective, d’une offre individuelle
et de la garde à domicile.
L’offre collective consiste en deux centres multi-accueils communaux située à Saint-Florent et à La
Pommeraye. Ces services proposent des offres adaptées aux besoins des parents et ont fait leurs preuves
dès leur ouverture. Cependant, un manque de places en accueil occasionnel et temporaire (notamment sur
le secteur Est) a été observé. Pour l’accueil des enfants non autonomes, les places sont également limitées.
L’offre d’accueil individuel est assurée par des assistantes maternelles, au nombre de 271 en 2013
(représentant 888 agrément). Ces assistantes exercent à domicile et répondent à des besoins non couverts
par l’accueil collectif. Le nombre de places d’accueil individuel semblait suffisant au regard de la demande
en 2013, avec toutefois des disparités selon les communes déléguées (tension à Montjean). Les conditions
de travail des assistantes peuvent s’avérer précaires, et ainsi une nouvelle modalité d’exercice se
développe : les Maisons d’Accueil Maternelles (MAM), au nombre de 4 en 2013. Ce nouveau service répond
aux attentes des parents mais présente des fragilités dues à divers surcoûts.
La carte ci-dessous présente le nombre de places en fonction du type d’accueil. Les assistantes maternelles
à domicile représentent la majorité de l’accueil.
85 ans représente l’âge charnière d’entrée en établissement). La carte ci-après expose la différence de taille
des populations âgées entre les communes déléguées.
Le nombre de médecins (15 en 2013) est pour l’instant satisfaisant. Cependant, la question du
renouvellement suite à l’arrêt des pratiquants actuels est inquiétante pour les populations. A ce sujet, la
dynamique engagée au sein des trois cabinets de groupe, l’installation de jeunes praticiens, et les stratégies
mises en place par certains médecins sont rassurantes. En 2013, Mauges-sur-Loire n’est pas considérée
comme un territoire en situation de fragilité. La distance moyenne d’accès à un généraliste est considérée
correcte.
Le nombre de dentistes est assez faible (4 en 2013), et les prévisions sont inquiétantes. Des pistes de
réflexions sont suivies pour pallier cette situation. Mauges-sur-Loire est reconnue zone sous-dotée en
dentistes par l’ARS.
En 2013, 14 infirmiers libéraux ainsi qu’un cabinet de soins infirmiers salariant 7 infirmiers interviennent sur
le territoire. Cette offre est suffisante et semble correspondre à la demande.
Huit masseurs-kinésithérapeutes interviennent à Mauges-sur-Loire. Cette offre est considérée comme
insuffisante par l’ARS. Si la situation de l’effectif est problématique, l’accessibilité n’est pas un problème, et
la situation semble stable.
Deux sages-femmes exercent sur la commune. Elles parviennent à répondre à la demande.
En 2013, 6 pharmacies sont ouvertes sur cinq communes déléguées. Ce maillage du territoire apporte un
service de proximité et un nombre suffisant d’officines au regard de la population communale. L’amplitude
d’ouverture de ces officines est également satisfaisante.
Quatre orthophonistes exerçaient sur la commune en 2013. Cet effectif faible conduit l’ARS a considérer
Mauges-sur-Loire comme sous-dotée en Orthophonistes.
La commune compte en outre : 3 pédicures-podologues, 2 psychologues, 1 psychomotricienne, 1
ostéopathe.
Globalement, le niveau de service pour la santé reste important, l’offre globale répond aux besoins, les
cabinets de groupe sont des structures pérennes et de jeunes professionnels se sont récemment installés.
Ceci étant, il existe des fragilités pour certaines spécialités et des inquiétudes pour l’avenir, avec la crainte
de départs non-préparés. Un comité de pilotage est formé et de nombreuses actions sont entreprises.
B. La géologie et la pédologie
1. Données générales
Le territoire de la commune repose sur une succession de couches géologiques orientées Est / Ouest.
On trouve du Sud au Nord :
Des altérites en place ou déplacées des plateaux et des versants - argiles et silts argileux micasés avec
fragments et blocs de quartz (communes déléguées de Saint-Laurent-de-la-Plaine, Bourgneuf-en-
Mauges, Beausse et Botz-en-Mauges),
Des michaschistes à chlorite, séricite, plus ou moins biotite et grenat (vallée de l’Evre),
Des schistes phyliteux (série briovérienne des Mauges – communes déléguées de La Pommeraye,
Saint-Laurent-du-Mottay, Saint-Florent-le-Vieil, Le Marillais),
Des lentilles calcaires du poudingue de la Hubaudière et du « Culm » schisto-gréseux (communes
déléguées de Montjean-sur-Loire et le Mesnil-en-vallée),
Des alluvions actuelles et subactuelles (vallée de la Loire – communes déléguées de Montjean-sur-
Loire, le Mesnil-en-vallée, Saint-Florent-le-Vieil et le Marillais).
2. Carrières
Le BRGM recense 54 carrières sur le territoire communal. Elles sont localisées sur la carte ci-après.
Ces carrières sont majoritairement situées sur les communes déléguées de la Pommeraye et de Botz-en-
Mauges.
COMMUNE ASSOCIEE NOMBRE
BOTZ-EN-MAUGES 9
BOURGNEUF-EN-MAUGES 4
LA CHAPELLE-SAINT-FLORENT 9
LA CHAPELLE-SAINT- 1
SAUVEUR
LA POMMERAYE 12
LE MARILLAIS 2
LE MESNIL-EN-VALLEE 1
MONTJEAN-SUR-LOIRE 6
SAINT-FLORENT-LE-VIEIL 4
SAINT-LAURENT-DE-LA- 2
PLAINE
SAINT-LAURENT-DU-MOTTAY 4
TOTAL 54
Traitement des demandes par expertise de terrain dans une large majorité des cas (sinon analyse
cartographique pour les cas de déplacement de CE ou des problèmes de continuité amont/aval de
tronçons)
Réalisation des expertises par des binômes DDT/ONEMA
Échanges réguliers entre experts pour consolider les analyses
Données pluviométriques obtenues auprès de MétéoFrance
Le schéma ci-après présente les critères et étapes de définition d’un cours d’eau.
Au total, 312 km de cours d’eau ont été recensés sur le territoire communal dont :
2% sont busés,
2% sont des douves,
41% sont recalibrés et/ou artificialisés et/ou canalisés,
55% sont naturels.
c) Usages
Le Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM) a répertorié au total 122 forages lié à l’eau sur le
territoire communal. Les différentes utilisations de ses forages sont :
alimentation en eau potable (2 sites de 22 forages),
agricole (25),
industriel (1),
individuel ou domestique (39),
usage de l’eau non précisé (35).
Ces forages sont autant de points fragiles en termes de pollution des eaux souterraines. En effet aucune
protection n’est mise en place contre le ruissellement des eaux pluviales.
Les forages sont localisés sur la carte « Topographie » ci-avant.
d) Cadre organisationnel
• Classement DCE
La Directive Cadre sur l’Eau fixe un objectif de bon état écologique des cours d’eau pour 2015, avec
obligation de résultats. Dans ce contexte, l’Agence de l’eau a établi des fiches RNROE (Risque de Non-
Respect des Objectifs Environnementaux), qui, en fonction de différents paramètres, positionnent le cours
d’eau en fonction de cet objectif.
Sur le territoire communal, l’Agence de l’Eau a identifié 9 masses d’eau « cours d’eau » et 4 masses d’eau
« souterraines ».
Les tableaux ci-après présentent les différentes caractéristiques de ces masses d’eau par rapport à l’atteinte
du bon état écologique en 2015 définies dans le SDAGE 2016 - 2020.
Code de la masse Etat écologique
Nom de la masse d'eau Paramètres déclassants Délai
d'eau validé
Alluvions Loire
GG114 FRGG114 Bon 2015 - Bon 2015
Armoricaine
Les cartes masses d’eau « cours d’eau » et « souterraines » sont présentées ci-après.
• SDAGE Loire-Bretagne
L’ensemble du territoire de la commune est compris dans le périmètre du Schéma Directeur
d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) Loire-Bretagne.
Il fixe les objectifs fondamentaux à respecter dans le domaine de l'eau et qui relèvent essentiellement :
De la gestion et de la protection des milieux aquatiques,
De la gestion qualitative de la ressource en eau,
De la gestion quantitative de la ressource en eau,
De la gestion des risques de crue et d'inondation.
Il fixe 14 objectifs fondamentaux à respecter dans le domaine de l'eau :
Repenser les aménagements de cours d’eau,
Réduire la pollution par les nitrates,
Réduire la pollution organique et bactériologique,
Maîtriser la pollution par les pesticides,
Maîtriser les pollutions dues aux substances dangereuses,
Protéger la santé en protégeant la ressource en eau,
Maîtriser les prélèvements d’eau,
Préserver les zones humides,
Préserver la biodiversité aquatique,
Préserver le littoral,
Préserver les têtes de bassin versant,
Faciliter la gouvernance locale et renforcer la cohérence des territoires et des politiques publiques,
Mettre en place les outils réglementaires et financiers,
Informer, sensibiliser, favoriser les échanges
• SAGE
Le territoire de la commune est concerné par 3 SAGE :
SAGE Layon – Aubance,
SAGE Evre – Thau – Saint-Denis,
SAGE Estuaire de la Loire.
La carte des SAGE est présentée ci-après.
SAGE Layon-Aubance
Ce SAGE concerne, partiellement, les communes déléguées de Bourgneuf-en-Mauges, de Saint-Laurent-de-
la-Plaine et une toute petite partie de la Pommeraye. Il a été approuvé le 24 mars 2006 et est en cours de
révision.
Les enjeux de ce SAGE sont :
La restauration du patrimoine biologique et piscicole des cours d'eau,
La qualité de la ressource en eau potable,
La mise en valeur des vallées,
La gestion quantitative de la ressource.
Les objectifs fixés concernant les milieux aquatiques sont les suivants :
Assurer un niveau satisfaisant de la connaissance des milieux,
Réunir les conditions d'une gestion cohérente,
La bonne qualité hydrobiologique des cours d'eau,
Le bon état chimique des masses d'eau souterraines.
La part de la production locale par rapport à la consommation.
Les objectifs qualitatifs et quantitatifs sont récapitulés dans le tableau ci-après.
Altérations Paramètres Objectifs
SAGE
Matières organiques DBO5 mg/L 5
oxydables
Matières organiques COD mg/L 6
oxydables
Matières azotées hors NH4+ mg/L 0,5
nitrates
Nitrates NO3- mg/L 25
Matières phosphorées Phosphore total mg/L 0,3
Pesticides Somme des matières actives 0,5
µg/L
Phytoplancton Chlorophylle a mg/m3 60
Part de la production locale par rapport à la consommation 20%
Objectifs qualitatifs et quantitatifs – Source : SAGE Layon – Aubance
SAGE Èvre – Thau – Saint-Denis
Ce SAGE concerne l’ensemble du territoire communal. La stratégie du SAGE a été validée le 25 septembre
2014, et le projet de SAGE validé par la CLE le 10 novembre 2015. Sa mise en œuvre est prévue pour 2016
ou 2017.
Les enjeux identifiés et les objectifs fixés sur le territoire du SAGE Evre – Thau – Saint-Denis sont récapitulés
dans le tableau ci-après.
Enjeux Objectifs
Enjeu 1 : Restauration des écoulements et Assurer la continuité écologique, notamment sur l’Èvre aval et le Pont Laurent
des fonctions biologiques des cours d’eau Restaurer le fonctionnement hydromorphologique des cours d’eau, en particulier sur les
affluents
Enjeu 2 : Reconquête des zones humides et Préserver, gérer et restaurer les zones humides afin de maintenir leurs fonctionnalités
préservation de la biodiversité Surveiller la prolifération et organiser la lutte des espèces envahissantes
Enjeu 3 : Amélioration de la gestion Assurer l’équilibre entre la ressource et les besoins
quantitative de la ressource en eau Limiter le ruissellement, favoriser le stockage naturel et l’infiltration des eaux
Améliorer les connaissances et limiter les impacts des plans d’eau pour mieux les
gérer
Economiser l’eau
Enjeu 4 : Améliorer la qualité de l’eau Améliorer la qualité des eaux superficielles et souterraines vis-à-vis des nitrates et des
pesticides
Améliorer la qualité des eaux superficielles et souterraines vis-à-vis des matières
organiques
Améliorer la qualité des eaux superficielles et souterraines vis-à-vis des micropolluants
Enjeu 5 : Aide au portage et à la mise en Pérenniser le portage du SAGE pour la mise en œuvre
œuvre du SAGE Identifier et accompagner les acteurs locaux
Sensibiliser et informer les acteurs de l’eau et les citoyens
Enjeux et objectifs – Source : SAGE
CHARGE CHARGE
CAPACITE
COMMUNE ORGANIQUE HYDRAU-
LOCALISATION ANNEE TYPE NOMINALE COMMENTAIRES 2018
DELEGUEE mesurée LIQUE 2013
(EH)
2018 (%) (%)
Réserve de capacité de 25 % environ
Boue activée
Montjean-
aération
sur-Loire + Entretien et exploitation satisfaisants
Les Cailleries 2007 prolongée + 9 000 64 49
La Travaux de modernisation réalisés en 2016
Filtre plantés
Pommeraye
de roseaux
Mesnil-en- Lagunage Entretien et exploitation satisfaisants
L’Aulgamoine 1995 2 533 84 85
Vallée aéré Réserve de capacité de 15 % environ
Equipements inadaptés
Lagunage Pertes probables en amont de la station via les
Beausse Pré de Barrière 1983 300 66 378
aéré déversoirs d’orage
Qualité et rendement médiocres
Filière complète mais peu sécurisée et pas
entretenue (quoiqu’en bon état)
Saint- Boue activée Résultats épuratoires en général correct, mais
Route de
Laurent-de- 2006 aération 1 800 très variables 69 78
Chalonnes
la-Plaine prolongée Boues : les lits plantés de roseau sont sous
dimensionnés et proches de leur capacité
nominale
Commentaire 2015 :
Vieillissante, mais fonctionne correctement
Bourgneuf- Route de la Lagunage Réserve de capacité organique de 40 % environ 2015 :
1982 450 134
en-Mauges Pommeraye aéré Surcharge hydraulique de plusieurs sources, 60
notamment eaux parasites de drainage de
nappe
En rouge : stations en surcharge
Stations d’épuration sur le territoire de la commune – Source : communes déléguées
1 station est en surcharge organique : commune déléguée du Marillais. Une nouvelle station est cependant
en construction à hauteur du lieu-dit L’Hugaudière, et doit être livrée en 2019. A noter également que la
station de la commune déléguée du Mesnil-en-Vallée atteint 84 % de sa capacité organique nominale.
Les Zonages d’assainissement des eaux usées seront présentés dans les annexes sanitaires.
b) Assainissement individuel
L’ancienne Communauté de communes du Canton de Saint-Florent-le-Vieil a engagé en 2008 le diagnostic
des installations d’assainissement autonomes sur son territoire.
Les installations sont réparties en quatre grandes catégories dont les critères de définition sont présentés
dans le tableau ci-après.
2 104 Assainissements Non Collectifs (ANC) ont été recensés sur le territoire, dont :
54% sont non conformes (soit 1 131 installations),
36% sont conformes (soit 751 installations),
10% ne sont pas renseignées (soit 222 installations).
Les ANC non conformes sont principalement situés sur les communes déléguées de la Pommeraye,
Montjean-sur-Loire, le Mesnil-en-Vallée et Saint-Florent-le-Vieil.
Zones à enjeux sanitaires ou environnementaux
Problèmes constatés sur l'installation Priorité Non Enjeux sanitaires Enjeux environnementaux
Non respect de l'article L. 1331-1-1 du code de la santé publique
- Absence d'installation P1 Mise en demeure de réaliser une installation conforme
Travaux à réaliser dans les meilleurs délais
c) Perspectives d’évolution
Le projet de PLU va se concrétiser par une densification de l’habitat et l’urbanisation de nouveaux secteurs
ayant pour conséquence une augmentation des volumes en eaux usées, estimée à 3498 EH (2130 EH pour
l’habitat, et 1368 EH pour les activités) en 2028. Cette augmentation de population et d’activités a été
anticipée et prise en compte.
En effet, les stations ne sont pas en état de saturation organique, et peuvent donc traiter les flux
supplémentaires prévus pour chacune d’elles. La seule exception est la station du Marillais, en état de
surcharge organique. La situation est cependant en cours de résolution, avec la construction d’une nouvelle
station, livrée en 2019.
Le schéma directeur d’assainissement eaux usées identifie dans un second temps plusieurs stations
nécessitant des travaux à moyen terme : Beausse et La Chapelle-Saint-Florent, atteignant leur capacité
nominale d’ici 6 à 7 ans, et La Boutouchère (commune déléguée de Saint-Florent-le-Vieil), du fait de la
qualité médiocre des eaux en sortie, impactant le milieu. Des réflexions sont en cours pour ces stations.
De nombreuses stations se trouvent en situation de surcharge hydraulique, dans la plupart des cas du fait
d’eaux parasites. Des études et travaux sont prévus et en cours pour la résolution de ces problèmes.
De manière générale, la qualité des rejets reste cependant globalement satisfaisante.
Pour les parcelles non raccordées, constructions sont limitées aux parcelles dont les caractéristiques
permettent d’implanter un système d’assainissement non collectif conforme aux dispositions législatives et
réglementaires, tout en réservant la possibilité d'un raccordement ultérieur au réseau public,
5. L’eau potable
Le territoire de la commune comporte 2 structures de distribution d’eau potable :
le SIAEP de la Région de Champtoceaux,
le SMAEP des eaux de Loire.
Les principales caractéristiques de ces deux ressources en eau potable sont récapitulées dans le tableau ci-
après.
SIAEP de la Région de
SMAEP des Eaux de Loire
Champtoceaux
Saint-Laurent-de-la-Plaine,
Bourgneuf-en-Mauges,
Communes déléguées Beausse, la Pommeraye, Le Marillais, La Chapelle-
desservies Montjean-sur-Loire, le Mesnil- Saint-Florent
en-Vallée, Saint-Laurent-du-
Mottay, Botz-en-Mauges
Loire à Champtoceaux (usine
Localisation du captage Ile Ragot à Montjean-sur-Loire
la Rivière) – hors territoire
Périmètre instauré
Périmètre instauré (80%)
concerne les communes
Protection du captage mais ne concerne pas le
déléguées de Montjean-sur-
territoire
Loire et du Mesnil-en-Vallée
Aucune sécurisation
Sécurisation partielle
Sécurisation de (absence d'interconnexion de
(interconnexion avec Thoureil -
l'approvisionnement secours sur le réseau de
à renforcer)
distribution - étude en cours)
Travaux à prévoir pour
Etat de la filière de Usine rénovée et filière
améliorer le traitement du COT
traitement conforme
notamment
Problèmes de pesticides, de
Qualité des eaux Pas de problème (pas de
bactériologie et de Carbone
distribuées non-conformité)
Organique Total
Volume moyen / abonné
110 à 120 90 à 100
en 2012 (m³/abonné/an)
Principales caractéristiques des ressources en eau potable du territoire – Source : Syndicats
a) Perspectives d’évolution
Le projet de PLU va se concrétiser par une densification de l’habitat et par l’urbanisation de nouveaux
secteurs, ce qui aura pour conséquence une augmentation des besoins en eau potable, estimée à 88 000
m3/an supplémentaires en 2028.
Cette augmentation de population et d’activités a été anticipée et prise en compte. En effet, les capacités
de prélèvements des captages et de traitement des stations ne sont pas encore atteintes.
D. La climatologie et la qualité de l’air
a) Qualité de l’air
• Rappel des lois
La réglementation visant à limiter la pollution atmosphérique repose sur 3 lois :
la loi du 19 juillet 1976, relative aux installations classées,
la loi du 2 août 1961, relative à la lutte contre les pollutions atmosphériques et les odeurs,
la loi sur l’air et l’utilisation rationnelle de l’énergie du 30 décembre 1996.
Cette loi a imposé la surveillance de la qualité de l’air, sur l’ensemble du territoire national avant 2000.
• Sources de pollution de l’air
Les principales sources de pollution, peuvent être classées en 2 catégories.
Les sources fixes : production d’énergie thermique, incinération d’ordures ménagères, industries.
Les types de pollution produits sont le dioxyde de carbone (CO2), le monoxyde de carbone (CO), le dioxyde
de souffre (SO2), les oxydes d’azote (NOx), les poussières.
Les sources mobiles : transports et en particulier les automobiles qui émettent des oxydes d’azote (NOx)
(75% de la totalité), du plomb (Pb).
• Qualité de l’air sur la commune
La région Pays de la Loire s’inscrit dans un réseau de mesures de la qualité de l’air conduit par Air Pays de la
Loire, association du réseau national ATMO (agréé par le ministère de l’environnement).
Aucune donnée sur la qualité de l’air n’est disponible sur la commune. Des données sont disponibles sur
les grandes villes comme Nantes, Angers et Rennes, mais elles ne peuvent pas être extrapolées de manière
représentative pour le territoire communal.
b) SRCAE
Le Schéma Régional du Climat, de l'Air et de l'Energie de Pays de la Loire (SRCAE) a été adopté par arrêté du
Préfet de région le 18 avril 2014.
4 objectifs principaux sont identifiés :
Agir pour la sobriété et l’efficacité énergétique, réduire les émissions de gaz à effet de serre,
Développer les énergies renouvelables,
Garantir une bonne qualité de l’air,
S’inscrire dans une stratégie d’adaptation au changement climatique.
Les transports (de personnes et de marchandises) - L’énergie, d’origine fossile, utilisée par les
véhicules de transports et l’énergie dépensée pour les matériaux de construction de ces
infrastructures,
l’agriculture - la combustion d’énergie fossile pour les bâtiments et engins agricoles, le méthane
produit naturellement par les ruminants élevés sur le territoire, les émissions liées à l’usage d’engrais
et produits phytosanitaires et enfin l’énergie grise contenue dans les matériaux de construction,
l’habitat - la combustion d’énergies fossiles pour le chauffage des logements et l’énergie dépensée
pour les matériaux de construction.
A noter que ce bilan Carbone ne tient compte que de ce qui est émis et ne prend pas en compte les puits de
carbone du territoire, c’est-à-dire les aménagements ou pratiques qui absorberaient ou stockeraient du
dioxyde de carbone (bois, haies, constructions en bois…).
Sources des émissions des GES sur le territoire de Mauges Communauté – Source : CPIE Loire Anjou
e) Perspectives d’évolution
Le projet de PLU générera une augmentation des consommations en énergie et des émissions en gaz à effet
de serre.
Cependant, des mesures sont prises afin de limiter cette augmentation, à travers les prescriptions du PADD
des Règlements écrit et graphique, et des OAP.
Ainsi, pour limiter les déplacements, les nouveaux espaces à construire se situent dans la continuité (ou les
« dents creuses ») des espaces déjà bâtis, et de nombreux emplacements réservés sont prévus pour
développer les cheminements doux (vélo, piéton).
La possibilité d’installer des outils de production d’énergies renouvelables est conservée, et l’orientation
des nouvelles constructions par rapport au rayonnement solaire est encouragé.
E. Les énergies renouvelables
• Solaire
Le potentiel solaire est estimé à 1 220 à 1 350 kWh/m² et reste peu exploité. En effet, les installations
concernent des projets réalisés par des particuliers ou par d’autres structures : on compte plus de 5000 m²
environ d'installations à ce jour sur le territoire du SCoT du Pays des Mauges.
Des réflexions sont en cours sur des projets de création de parcs photovoltaïques sur les communes
déléguées de Bourgneuf-en-Mauges et Botz-en-Mauges.
• Eolien
Le Schéma de développement éolien des Mauges a été réalisé en 2006. Il constitue un cadre, un outil
d'aide à la décision comportant les caractéristiques et les préconisations pour le développement de la filière
sur le territoire.
De nombreux sites de développement potentiel de l’éolien ont ainsi été défini sur la base du critère de
l’éloignement de plus de 500m des habitations. Toutefois, les 2/3 Ouest du territoire communal sont
concernés par un couloir militaire de vol à très basse altitude ce qui réduit très fortement le nombre de site
potentiel d’implantation d’éoliennes.
A ce jour, aucune éolienne n’est implantée sur le territoire de la commune.
• Biomasse
Dans ce pays d’élevage et de bocage, la biomasse (bois énergie, cultures énergétiques, effluents d’élevage,
déchets verts…) représente une ressource énergétique encore sous exploitée.
Seule la filière bois énergie s’organise avec notamment la présence de la Société Coopérative à Intérêt
Collectif (SCIC) « Maine-et-Loire Bois-Energie », créée en septembre 2012, qui a pour but de favoriser
l'approvisionnement de chaufferies locales à partir de la ressource locale en privilégiant le plus de proximité
possible entre fournisseurs et utilisateurs.
Des projets de méthanisation sont en cours de réflexion sur le territoire en lien avec la Chambre
d’Agriculture.
• Géothermie
Le potentiel géothermique est moyennement exploité : 69 forages profonds servent à la géothermie sur le
territoire d’après le BRGM.
Aucune donnée concernant la géothermie de surface n’est disponible.
F. Les déchets
Source : Sirdomdi, RPQS 2014
Les déchets sont gérés par le SIRDOMDI, Syndicat Communal pour le Ramassage et la Destruction des
Ordures Ménagères et des Déchets Industriels. Il se compose de 5 communes (communes nouvelles de
Beaupréau-en-Mauges, Chemillé-en-Anjou, Montrevault-sur-Evre, Mauges-sur-Loire, Orée-d’Anjou).
La population totale du SIRDOMDI est de 97 008 habitants (chiffres INSEE 2011).
En 2017, la compétence est définitivement transférée à la Communauté d’Agglomération Mauges
Communauté. Les dynamiques présentées ci-dessous se poursuivent.
1. Collecte
En 2014, 46 224 tonnes de déchets ont été produites sur l’ensemble du territoire du SIRDOMDI. Ce tonnage
total de déchets collectés est en augmentation de 5,8 % par rapport à 2013 (43 707 tonnes).
Trois grandes familles de déchets ont vu leurs tonnages évoluer dans des proportions différentes :
baisse de 0,6 % pour les Ordures Ménagères résiduelles,
baisse de 0,5 % pour les déchets recyclables,
hausse de 10 % pour les déchets déposés en déchèterie.
En moyenne chaque habitant a produit 476,65 kg de déchets sur l’année 2014.
La tendance à la baisse amorcée en 2004 s’accentue de manière significative depuis 2009, en raison de
l’annonce du projet et de la mise en place de la redevance incitative.
La poursuite de la baisse des tonnages d’ordures ménagères collectés (-2,93 kg/hab/an par rapport à 2013)
permet de dépasser l’objectif 2016 de 130 kg/hab/an (objectif défini dans le Plan d’Elimination des Déchets
Ménagers et Assimilés – PEDMA – approuvé le 17 juin 2013).
Le tableau ci-après présente la répartition des tonnages collectés en 2012.
Répartition des types de traitement de tous les déchets confondus – Source : SIRDOMDI
On constate que plus de la moitié (59,5 %) des déchets produits sur le territoire du SIRDOMDI sont valorisés
contre 58,4% en 2012. La part de traitement par valorisation énergétique a augmenté, passant de 0,3 % à
1,4 % au détriment de l’enfouissement.
Un schéma synthétique de la gestion de l’ensemble des déchets est présenté ci-après.
3. Déchèteries
Sur le territoire de la commune, trois déchetteries sont présentes, sur les communes déléguées de :
Montjean-sur-Loire,
Bourgneuf-en-Mauges,
Saint-Florent-le-Vieil.
Y sont collectés :
Les ferrailles,
Les cartons,
Le bois,
Les films et plastiques durs,
Les déchets verts,
Le verre,
Les emballages à recycler,
Les piles et polystyrène,
Les néons,
Les déchets ménagers spéciaux,
Les huiles de vidange,
Les gravats,
Le tout-venant,
Le fibrociment,
Les déchets d’équipements électriques et électroniques (D3E).
En 2014, 345 999 passages en déchèterie ont été comptabilisés (comptage manuel par les gardiens des
sites) sur l’ensemble des déchetteries du SIRDOMDI, soit environ 4 passages/an/habitant. Cela représente
une augmentation de fréquentation de 4 % entre 2013 et 2014
Sur le territoire de la commune, 60 610 passages en déchèterie ont été recensés.
Déchèterie Nombre de Différence en
passages en pourcentage entre 2013
2014 et 2014
Bourgneuf-en- 10 044 +5,99
Mauges
Montjean-sur-Loire 27 744 -23,11
Saint-Florent-le-Vieil 22 822 -23,44
TOTAL Commune 60 610 -19,58
TOTAL SIRDOMDI 345 299 +4,07
4. Perspectives d’évolution
L’augmentation de la population au cours des prochaines années conduira à une augmentation significative
de la quantité de déchets à collecter et à traiter, estimée à + 76,6 t/an d’ordures (ménager et tri sélectif).
De la même manière, le développement des activités économiques s’accompagnera de volumes
complémentaires avec des exigences divergentes en matière de filières, en fonction de la nature des
différentes activités implantées.
Cette augmentation des déchets a été prise en compte et anticipée, notamment dans le cadre de la
réflexion et des actions de diminution de la production de déchets, engagées par la Communauté
d’Agglomération Mauges Communauté, compétent pour le traitement des déchets.
La baisse de la production de déchets par habitants, observable depuis 2010, pourra permettre dans une
certaine mesure de compenser l’augmentation de population (et donc l’augmentation prévisible de la
masse absolue de déchets).
G. Défense incendie
Le Service Départemental d’Incendie et de Secours du Maine-et-Loire compte 3 centres à Mauges-sur-
Loire :
Le Centre de Première Intervention de Montjean-sur-Loire,
Le Centre de Secours de la Pommeraye,
Le Centre de Secours de Saint-Florent-le-Vieil.
Concernant les poteaux incendies, leurs caractéristiques sont définies selon le type de bâtiments qu’ils
défendent. Les textes de référence distinguent trois types d’installations recevant des protections
différentes :
Les lotissements réservés à l’habitation individuelle et établissements recevant du public, classés en
5ème catégorie,
Les zones artisanales destinées à recevoir des établissements artisanaux et industriels classés,
Etablissements recevant du public classé en 3ème et 4ème catégorie et Immeubles d’habitation classés
en 3ème et 4ème famille,
Les zones industrielles destinées à recevoir des installations classées pour la protection de
l’environnement, et Etablissements recevant du public classé en 1ère et 2ème catégorie.
La division du territoire en unités paysagères est à mettre en lien avec le relief. Ici, le passage à des coteaux,
parfois viticoles, qui surplombent la Loire, détermine la limite entre les deux unités.
a) Le paysage ligérien
Le paysage ligérien s’est façonné autour du fleuve, avec l’implantation des communes, soit sur les éperons
rocheux pour la défense, soit au plus près de celui-ci pour un accès facile à cette ressource vitale.
Les plaines alluviales sont alors utilisées comme pâtures ou pour la plantation de peupleraies. Les coteaux
quant à eux, sont utilisés pour l’agriculture (la viticulture en particulier), ou sont boisés lorsqu’ils sont trop
pentus.
Le dessin ci-dessous donne une coupe caractéristique du paysage ligérien à Mauges-sur-Loire.
Le paysage ligérien
Le lit majeur de la Loire est régulièrement composé de prairies très vertes et de peupliers. (photographie ci-
dessous)
Vue sur la Loire depuis les quais de Montjean-sur-Loire : paysage paisible aux lumières opalines
Le dessin ci-dessous donne une coupe caractéristique du paysage des plateaux des Mauges à Mauges-sur-
Loire.
Vue sur Montjean-sur-Loire depuis La Pommeraye : la silhouette identitaire du bourg se détache de la ligne
d’horizon :
Vue sur La Chapelle-Saint-Florent depuis Botz-en-Mauges : le bourg implanté sur une ligne de crête domine
un paysage de bocage ondulé :
La photo ci-dessous, prise à Montjean-sur-Loire, illustre la structure du bâti en façade sur quai et
l’étagement urbain sur le coteau caractéristique des bourgs de l’unité paysagère.
Ci-dessous, d’autre photographies de l’atlas de paysages du Maine-et-Loire qui montrent des paysages typiques de
l’unité paysagère, situés à Mauges-sur-Loire.
Grâce au relief bosselé et à la présence d’un bocage relativement ouvert, il est facile de bénéficier de larges
panoramas sur les environs et notamment les petits vallons boisés. Les plus remarquable d’entre eux sont
ceux de l’Evre et le site de Courossé par exemple.
Les perspectives sur les vallées sont représentées sur les potographies ci-dessous.
La carte permet de distinguer la façon dont les zones boisées se dessinent le long des vallons depuis la
Loire. Les boisements jouent là un rôle structurant : ils dessinent les vallons et soulignent la large vallée de
la Loire. Cependant, c’est le bocage qui est la structure paysagère dominante du paysage des Mauges. Le
maillage de haies délimite des parcelles cultivées. Ces parcelles forment l’espace agricole, largement
répandu sur la commune. Il comprend cultures, élevage et arboriculture. Le pays des Mauges est connu
pour sa production fruitière et en particulier pour son vignoble. Cette pratique agricole laisse une
empreinte forte dans le paysage du fait de l’alignement des pieds de vigne. De plus le bocage y est souvent
peu présent car entrant en concurrence avec la vigne. Ce paysage de vignoble est surtout présent entre
Montjean-sur-Loire, La Pommeraye et Chalonne-sur-Loire. L’agriculture céréalière s’effectue sur des
parcelles plus grandes et souvent bien dessinées par les haies bocagères. L’élevage bovin se concentre
quant à lui dans les parcelles humides du lit majeur de la Loire et sur les pentes marquées des vallons
(moins faciles à cultiver).
Les photographies ci-dessous présentent les paysages typiques que créent certaines cultures.
Culture de baies
Arboriculture fruitière
Vignoble
Elevage
Cultures
La répartition du maillage bocager, mise en évidence par la carte, est caractéristique : le maillage est plus
dense aux abords des vallons. Le maillage est également resseré sur le plateau entre Saint-Laurent-du-
Mottay, Beausse, Bourgneuf-en-Mauges et la Pommeraye.
Le paysage est doté d’une particularité : beaucoup d’arbres isolés imposent leur silhouette dans les champs
entre Bourgneuf-en-Mauges et Saint-Laurent-de-la-Plaine. Ils sont les vestiges d’un maillage bocager plus
dense.
Les photographies ci-dessous illustrent les différentes formes des entités végétales qui structurent le
paysage.
Le bocage des Mauges est riche et souligne le relief de colline :
Le bocage dégradé : seule une strate reste présente, moins riche écologiquement mais bien présente dans le
paysage :
Les forêts et les boisements se cantonnent aux pentes les plus marquées (vallons) :
Peupleraies :
Autre vestige d’un bocage plus dense : les arbres isolés dans les champs
Les arbres sont aussi les témoins de pratiques culturelles : ici l’arbre est un symbole à connotation
religieuse : l’ascension vers Dieu
L’abbaye de Saint-Florent-le-Vieil
Moulin de l’Epinay
Le site de Courossé
Le château de la Baronnière
Ces sites sont représentatifs du caractère exceptionnel et la vallée de Loire, depuis longtemps reconnu. Il a
notamment inspiré les peintres qui ont capté ces ambiances singulières, donnant naissance aux aquarelles
ci-dessous.
L’usine Lactalis dont l’empreinte paysagère est forte en entrée est de Saint-Florent-le-Vieil :
L’utilisation de toile plastique en arboriculture fruitière engendre un impact fort dans le paysage agricole des
Mauges :
- Des alignements d’arbres confèrent une majesté aux entrées de ville (RD15 à Montjean et la
Pommeraye, les platanes de la Place de la Fevrière qui signalent l’arrivée vers le cœur historique de St-
Florent).
Un alignement d’arbre longe la D15 entre La Pommeraye et Montjean-sur-Loire comme une transition entre la
campagne et l’urbanisation
- Les bâtiments identitaires marquent la silhouette de la ville (cas de St-Florent et Montjean).
Un autre parallèle peut être fait, entre le paysage et le tourisme. Le tourisme vert dans le paysage
remarquable et reconnu de la vallée de la Loire est un des principaux atouts de la commune. Les sites
remarquables sont mis en scène et valorisés par les activités touristiques proposées.
Au total, 2 007 ha de zones humides ont été inventoriés, soit 11% du territoire communal. Ce sont
principalement des prairies, landes et fruticées humides (68%).
Ces zones humides sont principalement situées dans la large vallée de la Loire et le long des cours d’eau qui
traversent la commune. C’est en bord de Loire que l’on retrouve le pourcentage de zones humides le plus
important : communes déléguées du Mesnil-en-Valllée (23% de son territoire communal en zone humide), de
Montjean-sur-Loire (21%), Saint-Laurent-du-Mottay (15%).
18.4 ha de zones humides dégradées (soit 0.8% des zones humides) ont été inventoriées. Elles sont
principalement situées sur les communes déléguées de Saint-Florent-le-Vieil, Saint-Laurent-de-la-Plaine et
Bourgneuf-en-Mauges. Les principales dégradations observées sont la plantation, la mise en culture, le
drainage…
La carte ci-après présente les résultats de l’inventaire des zones humides.
E. Bocage et bois
1. Rappels
Les fonctions des haies et des bois sont aujourd’hui bien connues. Ils peuvent assurer à la fois un rôle :
De brise-vent,
De filtre pour la limitation du ruissellement,
De stabilisation et de protection des berges,
D’épuration naturelle des eaux notamment au niveau des teneurs en azote et phosphore,
D’intérêt paysager,
De production de bois,
De corridors et/ou de réservoirs de biodiversité.
Les haies et les bois présentent en effet une grande richesse biologique et constituent des zones de refuge,
d’alimentation, de reproduction… pour de nombreuses espèces. Leur intérêt dépend de leur nature, de la
hauteur de leur couvert végétal, de leur densité, de leur ancienneté, de leur formation (une ou plusieurs
strates), de leur localisation et de leur connexion.
2. Méthodologie
L’inventaire des haies a été réalisé, sous maîtrise d’ouvrage de l’ancienne Communauté de communes du
Canton de Saint-Florent-le-Vieil, par les bureaux d’études Calidris et Onova en 2013 et simultanément à
celui des cours d’eau et des zones humides.
Les modalités d'inventaire des haies ont été définies par la CLE du SAGE Evre, Thau et Saint-Denis après
compilation des guides méthodologiques réalisés par les SAGE Estuaire de la Loire et SAGE Sèvre Nantaise.
Cette méthodologie a été appliquée sur l'ensemble du territoire, soit :
Etape 1 - prise en compte de la prélocalisation des haies réalisées par la Fédération Régionale de la
Chasse des Pays-de-la-Loire,
Etape 2 - prélocalisation complémentaire sur la base de l’IGN et de la photo aérienne,
Etape 3 – concertation et prise en compte du savoir des acteurs locaux
Etape 4 - reconnaissance de terrain systématique sur les linéaires prélocalisés,
Etape 5 – présentation et validation par les acteurs locaux et le comité de pilotage.
Les haies identifiées ont fait l'objet d'une fiche descriptive par tronçon homogène. Conformément aux
critères d'inventaires présentés au Comité de Pilotage, les points suivants ont été relevés :
Localisation de la haie (plateau, pente avec perpendicularité, bas de versant, bordure de zone
humide…),
Présence d'une rupture de pente,
Positionnement de la haie en bordure d'émissaire hydraulique (cours d'eau, fossé, écoulement
naturel…),
Haies perpendiculaires à la pente ou à 30-40 degrés sur sols à risque de ruissellement identifié,
Connexion avec d'autres haies, des boisements ou des milieux remarquables,
Continuité (% de trouées dans la haie…),
Typologie (relictuelle, relictuelle arborée, basse rectangulaire sans arbres, basse rectangulaire avec
arbres, arbustive haute, multi-strates, récente, présence d'un talus…),
Renouvellement – état sanitaire de la haie, points noirs (rupture du talus d'une haie perpendiculaire,
pression humaine sur des haies à enjeux…).
3. Résultats
DENSITE
COMMUNE ASSOCIEE LINEAIRE (ml) TYPE DE CONNEXION LINEAIRE (ml) %
(ml/ha)
BEAUSSE 54 900 102 Aucune connexion 47 611 3
BOTZ-EN-MAUGES 110 053 70 Sans connexion 430 494 28
BOURGNEUF-EN-MAUGES 85 790 74 Double connexion 550 036 36
LA CHAPELLE-SAINT-FLORENT 135 635 86 Simple connexion 501 899 33
LA POMMERAYE 290 289 74 TOTAL 1 530 040 100
LE MARILLAIS 85 568 90
LE MESNIL-EN-VALLEE 147 567 83 ORIENTATION LINEAIRE (ml) %
MONTJEAN-SUR-LOIRE 139 640 72 Perpendiculaire à la pente 412 754 27
SAINT-FLORENT-LE-VIEIL 202 247 82 Parallèle à la pente 746 695 49
SAINT-LAURENT-DE-LA-PLAINE 157 067 85 30-40 degrés par rapport à la pente 370 591 24
SAINT-LAURENT-DU-MOTTAY 121 284 83 TOTAL 1 530 040 100
TOTAL 1 530 040 80
Linéaire, type de connexion et orientation des haies – Source : Commune
1 530 km de haies ont été inventoriés sur le territoire communal, soit une densité moyenne de
80 ml/ha. La densité communale la plus importante est observée sur la commune déléguée de Beausse avec
102 ml/ha. En revanche, la plus faible est observée sur la commune déléguée de Botz-en-Mauges, avec 70
ml/ha.
Cet inventaire a également mis en évidence que :
69% des haies sont connectées (connexion simple ou double),
27% sont perpendiculaires à la pente.
- Source : zone de croissance des communautés permettant tout autant le développement des
populations locales que la colonisation de nouveaux territoires ou l’alimentation d’autres
populations extérieures à la source,
- Puits : zone défavorable au maintien des espèces (mortalité importante).
Les corridors écologiques doivent, depuis la loi Grenelle II (ou loi n°2010-788) du 12 juillet 2010, être
retranscrits dans le cadre des documents d’urbanisme dans le cadre de la Trame verte et bleue.
L’identification des corridors biologiques a pour objectif d’enrayer la perte de biodiversité, en participant à
la restauration des continuités écologiques entre les milieux naturels. Dans ce contexte elle vise notamment
à:
- la diminution de la fragmentation des écosystèmes et des habitats naturels et semi-naturels,
- l’identification et la liaison des espaces importants pour la préservation de la biodiversité,
- la facilitation des échanges génétiques nécessaires à la survie des espèces,
- la possibilité de déplacement des aires de répartition des espèces et des habitats naturels,
- l’atteinte ou la conservation du bon état écologique,
- l’amélioration de la qualité et la diversité du paysage.
c) Les différentes échelles de mise en œuvre de la Trame Verte et Bleue
Les grands principes décrits précédemment doivent être perçus à toutes les échelles, du territoire national
(mobilité des aires de répartition des espèces, migrations, …), voire international (grandes migrations), au
territoire intercommunal (déplacements d’individus). Ainsi une somme de documents est élaborée afin de
mieux comprendre l’occupation de l’espace par les espèces animales et végétales. Ces documents
fournissent des niveaux de détails différents mais doivent conserver une cohérence entre eux, être
réglementairement pris en compte.
2. Application au territoire communal
Source : rapport méthodologique TVB, CPIE Loire-Anjou
a) Méthodologie
Un travail réalisé par le CPIE Loire Anjou, en partenariat avec les acteurs du territoire
Pour accomplir ce travail, plusieurs partenaires ont étés mis à contribution : la Chambre d’Agriculture du
Maine-et-Loire, le Conservatoire Botanique National de Brest, Le Syndicat Mixte des Bassins Evre-Thau-
Saint-Denis, le SIEML, …
Cependant, afin que la TVB soit partagée par les acteurs de la commune (Communauté de communes au
moment de l’élaboration de la TVB), des groupes de travail communaux ont été constitués, composés
d’élus, de représentants associatifs, ainsi que de diverses structures territoriales. Leur travail et leurs
réflexions ont largement nourri l’élaboration de cette TVB.
Une TVB à échelle fine, complétant celles élaborées par le SCOT, et précisant celle du SRCE
La méthode retenue par le CPIE est celle précédemment mise en œuvre pour l’élaboration de la TVB du
SCOT du Pays des Mauges. Une étape complémentaire a cependant été ajoutée par rapport au SCOT, afin
de prendre en compte le SRCE.
La méthode repose sur la prise en compte d’un spectre biologique le plus large possible (invertébrés
compris), d’après inventaires menés sur le terrain. Ces inventaires sont principalement des données
collectées auprès de multiples partenaires, ainsi que les données issues des inventaires ZNIEFF. Tous les
relevés ont été pris en compte, sauf ceux antérieurs à 1995 (échéance choisie dans le SCOT). Ils ont été
localisés sur le territoire communal.
Ces données ont été mobilisées dans le cadre d’un carroyage (découpage du territoire en carrés d’un
kilomètre de côté, voir illustration ci-dessous), afin de rendre le plus objectif possible l’inventaire de
réservoirs de biodiversité.
Des prospections de terrain ciblées dans les mailles les moins bien pourvues en informations ont été
menées afin de garantir une connaissance optimale de tout le territoire. Ainsi, aucune commune déléguée
n’est dépourvue de données. La pression est relativement homogène, ce qui rend valide la méthode
retenue.
Nombre
Nombre de
de données
données par
par carré
carré ::
0
1 à 50
50 à 150
150 à 500
Supérieur à 500
Exemple d’utilisation de la grille de découpage : inventaire du nombre de données disponibles par maille
Au total, 46 064 observations ont été mobilisées. Toutes étaient datées, localisées et attribuées à un
observateur. Elles signalent la présence de 3 678 espèces différentes sur le territoire communal.
Hiérarchisation des espaces
Des listes de protection ou de menaces existent pour la majorité des groupes taxonomiques. Élaborées par
des spécialistes à différents échelons territoriaux (mondial, européen, national, régional, …), elles
permettent de relever, parmi la liste exhaustive des taxons, celles qui ont un intérêt patrimonial.
À chaque fois qu’une espèce était associée à une de ces listes au moins, une note de 1 lui a été affectée.
Certaines espèces, non inscrites sur les listes de menace de niveau géographique supérieur, ont été
considérées comme patrimoniales à l’échelle locale, du fait d’une connaissance fine de leur répartition sur
le territoire par le CPIE Loire-Anjou.
Au total, 502 espèces patrimoniales ont été recensées sur le territoire de la communauté de communes.
Cette notation a permis de repérer plus facilement les réservoirs de biodiversité sur le carroyage. La carte
produite permet de visualiser immédiatement des ensembles homogènes reconnus pour leur intérêt
biologique (vallée de la Loire, vallée de l’Èvre, enclave calcaire de Châteaupanne, Cirque de Courossé, …).
Elle permet également :
- de superposer ces territoires les plus riches biologiquement (présence d’un ou plusieurs carrés
rouges : total espèces patrimoniales ≥ 50) aux réservoirs repérés au sein du SRCE ou du SCOT afin
d’en réaliser une analyse critique (validation, confortation, invalidation…),
- de distinguer des cœurs de biodiversité plus locaux qui n’ont pas été repérés initialement au sein du
SRCE ou du SCOT (total d’espèces patrimoniales > à 10 et < à 50).
b) Résultats
Délimitation des réservoirs
Le SRCE, document étudiant la Trame verte et bleue à l’échelle régionale, a été adopté le 30 octobre 2015.
Il définit des réservoirs de biodiversité régionaux qu’il faut nécessairement prendre en compte à l’échelle de
la commune. Pour autant, ce document étant élaboré à l’échelle du 1/100 000ème, les limites de ces
réservoirs doivent être retravaillées, pour être mieux adaptées à l’échelle locale.
Pour ce faire, les connaissances naturalistes ont été superposées aux réservoirs repérés au sein du SRCE,
afin d’argumenter en direction d’un maintien, d’une augmentation ou d’une réduction en surface de ceux-
ci.
Le SCOT complète les réservoirs du SRCE par des réservoirs d’enjeux de niveau Pays. Ceux-ci ayant été
validés en Comité Syndical du 08 juillet 2013 et définis à l’aide de la même méthodologie adaptée au
territoire des Mauges, leurs limites sont moins vouées à évoluer pour leur prise en compte au sein du PLU.
Le PLU se doit d’intégrer des réservoirs de biodiversité d’enjeu plus local définis au regard des
connaissances sur la biodiversité du territoire, ceci afin d’enrichir et préciser les réservoirs déjà répertoriés
au sein du SCOT. La méthodologie employée a donc consisté à comparer les réservoirs déjà identifiés au
niveau supra (SRCE, SCOT) et à localiser des secteurs à enjeu de biodiversité intercommunal
complémentaires.
Les aménagements projetés sur cette zone devront permettre la circulation de ces
espèces. Le règlement d’urbanisme pourra préciser le cas échéant les modalités.
- les « Corridors cours d’eau » : l’ensemble du chevelu hydrographique en place est intégré au corridor
cours d’eau régional. Les cours d’eau réservoirs de biodiversité sont également des corridors.
La préservation de ces continuités de la trame bleue est prévue par les dispositifs du
SDAGE et du SAGE.
Les corridors identifiés par le SRCE sont repostés sur la figure suivante.
Schéma Régional de Cohérence Ecologique des Pays de la Loire, réservoirs et corridors de biodiversité de la commune
Source : Service de téléchargement cartographique de SIGLOIRE/DREAL Pays de la Loire
A l’échelle du SCOT du Pays des Mauges, un ensemble de corridors biologiques ont été validés. Ils sont
présentés ci-après :
- le corridor « vallée de l’Èvre » : déjà inclus au sein d’un réservoir de biodiversité majeur, l’ensemble du
cours de l’Èvre a également été défini comme corridor cours d’eau auquel a été ajouté le cours du
Pont-Laurent,
- le corridor « vallée de la Loire et de la Thau » : déjà inclus au sein d’un réservoir de biodiversité
majeur, l’ensemble des cours de la vallée de le Loire et de la Thau ont également été définis
comme corridor cours d’eau,
- le corridor bocager faisant le lien entre le cœur de biodiversité de la vallée de l’Èvre et le cœur de
biodiversité de la vallée de la Loire au niveau de la vallée du Veillon,
- le corridor bocager rattachant le Parc du Plessis (réservoir de biodiversité secondaire) à la vallée de
l’Èvre via ses affluents du ruisseau du Pont-Laurent et du ruisseau de l’Étang,
- le corridor bocager reliant l’étang de la Brissonnière à la vallée du ruisseau des Moulins (réservoirs de
biodiversité secondaire) et à la vallée de la Loire via un réseau de haies et le ruisseau de la
Houssaye, qui concerne également la vallée du ruisseau du Moulin Benoist.
Les corridors identifiés par le SCOT sont repostés sur la figure suivante.
De nombreux corridors sont donc définis à l’échelle de la commune au sein du SRCE et du SCOT. Un travail
argumenté de modification de leur délimitation a été réalisé, pour affiner le tracé de ces corridors. Ce
travail a été effectué en :
- prenant appui sur les limites cadastrales ou les lignes topographiques afin de disposer de limites
géographiques plus facilement utilisables à une échelle intercommunale,
- intégrant les haies les mieux conservées (multistrates) et les plus fonctionnelles (en rupture de pente,
en délimitation de zone humide, …),
- tenant compte des corridors des intercommunalités voisines,
- tenant compte des nouvelles connaissances faune-flore acquises par le CPIE Loire Anjou depuis la
validation du SCOT en 2012.
7 communes déléguées du territoire sont concernées par le risque inondation. La zone inondable
représente 3 123 ha, soit 16,3%.
La commune déléguée de Montjean-sur-Loire est la plus fortement touchée avec plus de 60 % de son
territoire (dont de nombreux hameaux dans les secteurs Nord, Est et Ouest-Nord-Ouest et une partie de
l'agglomération) en zone inondable.
La zone inondable dans la partie nord de la commune déléguée du Mesnil-en-Vallée représente 47 % de son
territoire, quelques hameaux sont également concernés en marge de l'agglomération.
Les communes déléguées de Saint-Laurent-du-Mottay (sur 17,9 % au Nord de son territoire et hors
agglomération) et Saint-Florent-le-Vieil (sur 13,2 % de son territoire en pied d'agglomération et sur plusieurs
hameaux) sont plus faiblement impactées.
La commune déléguée de la Pommeraye (sur 0,4 % en pointe Nord-Est de son territoire) est également
touchée.
La commune déléguée du Marillais, enfin, est largement concernée avec 51.5 % de son territoire inondable,
notamment en pied d'agglomération, du vieux-bourg et de plusieurs hameaux soumis à ce risque.
Le Plan de gestion des risques d’inondation (PGRI) du bassin Loire-Bretagne 2016-2021 présente plusieurs
objectifs pour les territoires inondables du bassin versant. Ils sont reportés dans le tableau suivant.
Numéro
Objectif Disposition
disposition
1 1-1 Préservation des zones inondables non urbanisées
Préserver les Préservation de zones d'expansion des crues et capacités de ralentissement des submersions
capacités 1-2
marines
d’écoulement des 1-3 Non-aggravation du risque par la réalisation de nouvelles digues (Sdage 2016-2021)
crues ainsi que les
Information des commissions locales de l'eau sur les servitudes de l'article L.211-12 du CE et de
zones d’expansion 1-4
l’identification de zones d'écoulements préférentiels (Sdage 2016-2021)
des crues et les
Association des commissions locales de l'eau à l'application de l'article L.211 - 12 du Code de
capacités de 1-5
l'environnement (Sdage 2016-2021)
ralentissement
des submersions 1-6 Gestion de l'eau et projets d'ouvrages de protection (Sdage 2016-2021)
marines 1-7 Entretien des cours d'eau (Sdage 2016-2021)
2. Mouvement de terrain
Le Dossier Départemental des Risques Majeurs (DDRM) du Maine-et-Loire de 2013 indique la présence de
risque « mouvements de terrain » sur les communes déléguées de Montjean-sur-Loire et la Pommeraye.
Le Bureau de Recherche Géologique et Minière (B.R.G.M.) a réalisé également un recensement des risques
mouvement de terrain comprenant : les glissements de terrain, les chutes de blocs et éboulements, les
coulées de boues, l’effondrement, l’érosion de berges.
Sur le territoire communal, 13 mouvements de terrain sont recensés. Ils sont récapitulés dans le tableau ci-
après.
Commune déléguée lieu-dit Type de mouvement de terrain
BOTZ-EN-MAUGES La grande Ecorcière Effondrement
CHAPELLE-SAINT-FLORENT Site classé de la Courossé Eboulement
RD 201 Effondrement
La Garcillère Effondrement
La Roche Effondrement
MARILLAIS Le Vieux Bourg, Notre Dame du Marillais Erosion de berge
Le Vieux Bourg, Notre Dame du Marillais Erosion de berge
MONTJEAN-SUR-LOIRE Bourd de Montjean sur Loire Eboulement
La Perrière Effondrement
Le Vallon Effondrement
Le Vallon Effondrement
Le Vallon Effondrement
Le Vallon Effondrement
Risque de mouvements de terrain – Source : BRGM
Ce risque est effectivement très présent sur le territoire et notamment sur la commune déléguée de
Montjean-sur-Loire. En effet, une maison s’est effondrée. Le BRGM mène donc une étude technique
approfondie sur le secteur.
3. Cavités
Plusieurs cavités sont recensées sur la commune, notamment sur la commune déléguée de Montjean-sur-
Loire :
• à hauteur du bourg de la commune déléguée : ancienne exploitation minière,
• à hauteur du lieu-dit la Queue de l’Île, sur l’île Jousselin, à l’est du territoire : ancienne exploitation
minière,
• à hauteur de la carrière : Châteaupanne (PALAA1002369) et Le Petit Fourneau (PALAA1002371),
• à hauteur du lieu-dit Le Pressoir, au sud de la commune déléguée, le long de la RD 15.
Elles sont toutes situées à l’extrême Nord-Est du territoire, dans le lit majeur de la Loire.
L'atlas des cavités en fait également apparaître quelques-unes au Sud de la commune déléguée de La
Pommeraye :
• à hauteur du lieu-dit Chênambault, au sud-ouest de la commune déléguée,
• à hauteur du lieu-dit La Grande Battie, au sud de la commune déléguée,
• Le long de la RD 15, au niveau de l’intersection menant au lieu-dit la Boucherie, au sur de la
commune déléguée.
Quelques souterrains sont signalés sur la commune déléguée de Beausse dans le Porter à Connaissance du
Conseil Général.
4. Radon
Le radon est un gaz radioactif qui provient de la dégradation de l’uranium et du radium présents dans la
croûte terrestre. A partir du sol et de l’eau, le radon diffuse dans l’air et se trouve, par effet de
confinement, à des concentrations plus élevées à l’intérieur des bâtiments qu’à l’extérieur. Les descendants
solides du radon sont alors inhalés avec l’air respiré et se déposent dans le poumon. Le radon constitue la
part la plus importante de l’exposition aux rayonnements naturels reçus par l’homme.
L’exposition domestique au radon constitue donc un enjeu majeur de santé publique en France. Parmi les
facteurs influençant les niveaux de concentrations mesurées dans les bâtiments, la teneur en uranium des
terrains sous-jacents est l’un des plus déterminants. Elle détermine le potentiel radon des formations
géologiques : sur une zone géographique donnée, plus le potentiel est important, plus la probabilité de
présence de radon à des niveaux élevés dans les bâtiments est forte.
La connaissance des caractéristiques des formations géologiques sur le territoire, et en particulier de leur
concentration en uranium, rend ainsi possible l’établissement d’une cartographie des zones sur lesquelles la
présence de radon à des concentrations élevées dans les bâtiments est la plus probable. Ce travail a été
réalisé par l’IRSN à la demande de l'Autorité de Sûreté Nucléaire et a permis d’établir une cartographie du
potentiel radon des formations géologiques du territoire métropolitain.
La cartographie du potentiel du radon des formations géologiques établie par l’IRSN conduit à classer les
communes en 3 catégories.
Les communes à potentiel moyen ou élevé sont localisées sur les formations géologiques présentant des
teneurs en uranium les plus élevée. Les formations concernées sont notamment celles constitutives des
grands massifs granitiques français (massif armoricain, massif central…) mais également certains grés et
schistes noirs. Dans les communes à potentiel radon moyen ou élevé, la proportion des bâtiments
présentant des concentrations en radon élevées est plus importante que dans le reste du territoire. Les
résultats de la campagne nationale de mesure montrent ainsi que plus de 40% des bâtiments de ces
communes dépassent 100 Bq.m-3 et plus de 6% dépassent 400 Bq.m-3.
Les communes à potentiel faible sont localisées sur les formations géologiques présentant les teneurs en
uranium les plus faibles. Ces formations correspondent notamment aux formations calcaires, sableuses et
argileuses constitutives des grands bassins sédimentaires (bassin parisien, bassin aquitain). Dans les
communes concernées, une grande majorité de bâtiments présente des concentrations en radon faibles.
Les résultats de la campagne nationale de mesure montrent ainsi que seulement 20% des bâtiments
dépassent 100 Bq.m-3 et moins de 2% dépassent 400 Bq.m-3.
Les communes à potentiel faible mais sur lesquelles des facteurs géologiques particuliers peuvent faciliter
le transfert du radon vers les bâtiments sont notamment celles recoupées par des failles importantes ou
dont le sous-sol abrite des ouvrages miniers souterrains... Ces conditions géologiques particulières peuvent
localement faciliter le transport du radon depuis la roche jusqu'à la surface du sol et ainsi augmenter la
probabilité de concentrations élevées dans les bâtiments.
Des solutions existent pour réduire significativement la concentration en radon dans les habitations. Elles
reposent sur deux types d’actions :
Éliminer le radon présent dans le bâtiment en améliorant le renouvellement de l’air intérieur
(renforcement de l’aération naturelle ou mise en place d’une ventilation mécanique adaptée),
Limiter l’entrée du radon en renforçant l’étanchéité entre le sol et le bâtiment (colmatage des fissures
et des passages de canalisations à l’aide de colles silicone ou de ciment, pose d’une membrane sur une
couche de gravillons recouverte d’une dalle en béton, etc.).
Le tableau ci-après récapitule le niveau de risque pour le radon sur le territoire communal.
Commune déléguée Niveau de risque
Radon
Beausse Moyen à élevé
Botz-en-Mauges Moyen à élevé
Bourgneuf-en-Mauges Faible
La Chapelle Saint-Florent Moyen à élevé
La Pommeraye Faible
Le Marillais Moyen à élevé
Le Mesnil-en-Vallée Faible
Montjean-sur-Loire Moyen à élevé
Saint-Florent-le-Vieil Moyen à élevé
Saint-Laurent-de-la-Plaine Faible
Saint-Laurent-du-Mottay Faible
Risque radon sur le territoire communal – Source : IRSN
6 communes déléguées présentent un potentiel de présence du radon moyen ou élevé. Elles se situent
principalement sur la moitié ouest du territoire. Celles à l’Est, sauf la commune déléguée de Montjean-sur-
Loire, présentent un potentiel plus faible.
5. Inondation par remontée de nappe
Lorsque des éléments pluvieux exceptionnels se superposent à des niveaux d'étiage inhabituellement
élevés, le niveau de la nappe peut alors atteindre la surface du sol. La zone non saturée est alors totalement
envahie par l'eau lors de la montée du niveau de la nappe : c'est l'inondation par remontée de nappe.
Ce risque est présent sur le territoire communal : il estimé très fort à fort dans le lit majeur de la Loire ainsi
que dans les vallées des petits affluents de la Loire. Cela concerne donc principalement les communes
déléguées du Marillais, de Saint-Florent-le-Vieil, de Saint-Laurent-du-Mottay, du Mesnil-en-Vallée, de
Montjean-sur-Loire et de la Pommeraye.
Il est important de noter que les cartes de sensibilité aux remontées de nappes ont été établies à l'échelle
départementale suivant la méthodologie nationale. Plusieurs contacts avec le BRGM ont été pris afin de
connaître la portée de ces données. Il en ressort qu’aucune disposition réglementaire ou servitude
d’utilisation du sol ne découle de ce porter à connaissance. Toutefois, des précautions ont été listées par le
BRGM afin de limiter le risque :
Éviter la construction d’habitation dans les vallées sèches, ainsi que dans les dépressions des plateaux
calcaires,
Déconseiller la réalisation de sous-sol dans les secteurs sensibles, ou réglementer leur conception
(préconiser que le sous-sol soit non étanche, que le circuit électrique soit muni de coupe-circuit sur
l'ensemble des phases d'alimentation, réglementer l'installation des chaudières et des cuves de
combustible, réglementer le stockage des produits chimiques, des phytosanitaires et des produits
potentiellement polluants...),
Ne pas prévoir d'aménagements de type collectifs (routes, voies ferrées, trams, édifices publics, etc...)
dans ces secteurs,
Mettre en place un système de prévision du phénomène (dans les zones sensibles à de tels
phénomènes, un tel système doit être basé sur l'observation méthodique des niveaux de l'eau des
nappes superficielles).
En cas de source de chaleur en sous-sol (chaudière notamment), les échanges thermiques à travers les
parois doivent être limités par une isolation adaptée pour éviter d’aggraver la dessiccation du terrain
en périphérie,
Les canalisations enterrées d’eau doivent pouvoir subir des mouvements différentiels sans risque de
rompre, ce qui suppose notamment des raccords souples au niveau des points durs.
7. Séisme
Dans le cadre du programme national de prévention du risque sismique, dénommé Plan Séisme, le Meedat
mène un travail dont l’objectif est d’améliorer, voire de renforcer, les mesures préventives de réduction de
la vulnérabilité des personnes et des biens.
La carte de l’aléa sismique montre que toutes les communes du département du Maine-et-Loire sont
concernées et doivent respecter la réglementation. Il est différencié 5 types de zones en fonction de
l’intensité de l’aléa : très faible, faible, modéré, moyen, fort.
Le Sud du département, qui concerne notamment le Sud de la commune (communes déléguées de
Beausse, Botz-en-Mauges, Bourgneuf-en-Mauges, la Chapelle-Saint-Florent, Saint-Laurent-de-la-Plaine et
Saint-Laurent-du-Mottay), est concerné par l’aléa « modéré » (niveau 3).
Le Nord du département, qui concerne le Nord de la commune (communes déléguées du Marillais, du
Mesnil-en-Vallée, de Montjean-sur-Loire et de la Pommeraye), est concerné par l’aléa « faible » (niveau 2).
Dans les zones de sismicité faible (respectivement modéré), les règles de construction parasismiques sont
obligatoires, pour toute construction neuve ou pour les travaux d’extension sur l’existant, pour les
bâtiments de catégories III et IV (respectivement II, III et IV). Elles sont également obligatoires pour les
travaux lourds pour les bâtiments de catégories IV (cf tableau ci-après).
De plus, le BRGM recense les évènements sismiques récents et historiques sur le territoire français. Il utilise
deux échelles statistiques permettant d'attribuer une intensité aux séismes anciens.
L'intensité épicentrale est l'intensité à l'épicentre du tremblement de terre. Elle est évaluée à l'aide d'une
carte macrosismique où sont reportées toutes les intensités déterminées en différents lieux, en fonction
des observations disponibles. L’intensité épicentrale permet d'exprimer l'importance d'un séisme
historique.
L’intensité macrosismique est la quantification de la puissance d'un tremblement de terre en un point
particulier de la surface du sol, à partir d'une estimation statistique des effets engendrés en ce lieu, sur les
personnes, les constructions et l'environnement.
17 séismes ont été recensés depuis 1755 sur la commune. Leurs effets ont été sans conséquence majeure
(tremblement d'objets, plâtres fissurés). L’intensité sur une échelle de 12 y est précisée dans le tableau ci-
après.
Date Heure Localisation épicentrale Région ou pays Intensité Intensité
de l'épicentre épicentrale dans la
commune
7 Août 1755 22 h VALLEE DE LA LOIRE (ST-FLORENT) ANJOU 5 5
13 Mai 1836 5 h 3 min GATINE (E. COULONGES-SUR- POITOU 5,5
L'AUTIZE)
10 Mars 1891 7 h 43 min VALLEE DE LA LOIRE (SAVENNIERES) ANJOU
L’ensemble des risques technologiques sur le territoire de la commune sont récapitulés dans le tableau ci-
après.
Commune déléguée Transport de Minier ICPE Sites et sols
Matières industrielles potentiellement
Dangereuses pollués
Beausse 1
Botz-en-Mauges 3
Bourgneuf-en-Mauges 6
La Chapelle Saint-Florent 4
La Pommeraye 10
Le Marillais 1
Le Mesnil-en-Vallée 4
Montjean-sur-Loire X X 1 13
Saint-Florent-le-Vieil 10
Saint-Laurent-de-la-Plaine 1 7
Saint-Laurent-du-Mottay 5
Risques technologiques sur le territoire communal – Source : DDT 49, BRGM
D. Perspectives d’évolution
Le projet de PLU favorisera l’accueil de nouvelles activités susceptibles de générer des risques ou des
nuisances. Il devra donc veiller à les prendre en compte dans la réflexion concernant notamment la
localisation des zones AU et ne pas augmenter les niveaux de risque ou de nuisance.
La localisation des différentes zones constructibles prend en compte la présence des risques, en ne
permettant pas la construction nouvelle dans des secteurs identifiés comme « à risque » (inondation
notamment), et en séparant les nouvelles constructions de fonction différente (habitat et activités
notamment).
De plus, aucune nouvelle zone d’habitat ne sera créée le long des axes générateurs de nuisance (RD 762 et
RD 752).
CHAPITRE V : PRINCIPALES
CONCLUSIONS DU DIAGNOSTIC
A. Constat et besoins répertoriés en matière d’évolution
démographique
Constat issu du diagnostic
• Les soldes naturel et migratoire sont positifs depuis 1968. Le solde migratoire a, quant à lui,
significativement augmenté depuis 1999.
• Le territoire présente une densité de population relativement faible (93 hab/km²) par rapport à la
moyenne départementale (110 hab/km²). Seule Montjean-sur-Loire a une densité nettement plus
élevée que la moyenne départementale.
• Entre 1999 et 2010, la commune a connu une baisse significative du nombre de ménages avec
enfants : passage de 48% à 40%.
Besoins
Anticiper dans le PLU le nombre d’habitants que le territoire est susceptible de pouvoir accueillir ces
10 prochaines années, sans fragiliser l’équilibre actuel
Adapter l’offre en équipements et services à l’accueil d’une population de plus en plus jeune
• En 2014, la commune compte 8 120 logements : 88,8% sont des résidences principales, 91,6% des
logements sont individuels, 73,4% sont occupées par leurs propriétaires, caractérisés par une taille
importante (T5 et plus majoritairement).
• L’ancienneté d’emménagement moyenne est de 18 ans. 70% des logements ont été réalisés avant 1990.
• Le territoire communal a connu un mouvement significatif de création de logements sur la période récente
: +22%. Ce chiffre concorde avec l’augmentation du solde migratoire.
• Sur ces 10 dernières années, environ 98 logements ont été produits en moyenne par an.
• Les prix sont en moyenne moins élevés qu’au niveau départemental (26% moins cher). Le prix moyen d’un
terrain neuf est de l’ordre de 55 €/m². Une demande de parcelle dont le prix est inférieur à 50 €/m² n’est
pas satisfaite. Le coût moyen est légèrement élevé par rapport aux revenus médians de la population
accueillie.
• L’offre locative comprend près de 1 100 logements, dont plus de la moitié se situe à Saint-Florent-le-Vieil /
Montjean-sur-Loire / La Pommeraye. A l’heure actuelle, la demande en locatif individuel avec jardin ou
courette n’est pas satisfaite. À l’inverse, c’est l’offre en petit logement qui ne rencontre pas de demande.
La demande familiale (2-3 chambres avec jardin, centre-bourg ou lotissements) est difficilement satisfaite
par le marché. Le marché locatif HLM compte 816 logements sur la commune en 2014. L’offre en
logements locatifs sociaux apparaît concentrée sur Montjean-sur-Loire, La Pommeraye, Saint-Florent-le-
Vieil, et Saint-Laurent-de-la-Plaine.
• 7,8% du parc de logements est vacant. Ce parc a significativement augmenté depuis 2009 (+27%).
Toutefois, les logements vacants le sont majoritairement depuis moins de 3 ans.
Par l’offre nouvelle, développer une meilleure complémentarité afin de mieux répondre aux besoins des
habitants du territoire (actuels et futurs) et fluidifier les parcours résidentiels.
Trouver le bon équilibre entre accueil de la diversité des habitants sur l’ensemble du territoire et
différents types d’attractivité et de publics cibles visés pour chaque partie du territoire (assumer des rôles
différents sans être trop spécialisé).
Organiser le dialogue avec les acteurs de l’habitat.
Engager une politique foncière qui permette de répondre aux différents enjeux repérés (achat, situation
géographique du foncier à mobiliser, coûts de sortie…)
Attirer des investisseurs pour maintenir une offre locative privée
Créer un cadre favorable à la la réduction de la vacance
Anticiper les conséquences du desserrement modéré des ménages (ménages plus petits plus nombreux)
Mettre en place une gouvernance adaptée
• Le territoire de Mauges-sur-Loire possède une dynamique propre en lien avec 3 aires urbaines majeures :
Angers, Cholet et Nantes, dont il est quasiment équidistant, et 3 agglomérations moyennes de 3 500 à 10 000
habitants : Ancenis, Chalonnes et Varades. Le territoire communal bénéficie, au Nord de la proximité d’axes
de communication d’importance régionale : la Loire, la ligne de chemin de fer et la RD723 qui relient Nantes à
Angers, l’autoroute A11. Au Sud-Est, à environ 7km des limites communales, passe l’autoroute A87 qui relie
Angers à La Roche-sur-Yon. Le territoire communal est traversé selon une axe Nord-Sud par la RD752 qui relie
Varades à Cheffois. Cet axe a été pendant longtemps l’épine dorsale majeure du développement et de la
cohésion des Mauges. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Les échanges routiers avec le Nord sont assurés par la
présence de 3 ponts qui franchissent la Loire à Saint-Florent-le-Vieil, Montjean-sur-Loire et au Mesnil-en-
Vallée
• Une dynamique interne : La dynamique territoriale interne de Mauges-sur-Loire repose sur 3 ensembles
différenciés en termes de démographie, d’habitat, d’économie, de services et d’équipements : Le secteur
Ouest, qui concentre 33% de la population dans 4 communes déléguées (Saint-Florent, le Marillais, la
Chapelle-Saint-Florent, Botz). Le secteur centre, qui concentre 10% de la population dans 3 communes
déléguées (Beausse, le Mesnil-en-Vallée, Saint-laurent-du-Mottay). Le secteur Est, qui concentre 37% de la
population dans 4 communes déléguées (Montjean, la Pommeraye, Bourgneuf et Saint-Laurent-de-la-Plaine).
• Un territoire qui compte entre 500 et 600 secteurs de constructions dispersées. Ces secteurs abritent 20% de
la population.
Besoins
Valoriser la dynamique interne en réfléchissant à la complémentarité des secteurs Ouest, Est et Centre.
Consommation d’espaces
• La consommation d’espace pour les activités économiques sur la période récente 2008/2017 est en moyenne
de 3.5 ha annuels. .Sur la même période la consommation d’espace pour l’habitat est en moyenne de 8 ha
annuels.
Besoins
Réduire significativement la consommation foncière en valorisant le potentiel foncier disponible dans les
bourgs prioritairement
Proposer des formes urbaines plus denses et imposer une densité moyenne compatible avec les objectifs du
SCOT pour toute nouvelle opération.
Capacités de densification
• L’analyse des espaces libres au sein des enveloppes urbaines a conclu à un potentiel de 609 logements.
Besoins
Valoriser le potentiel densifiable en le pondérant dans le PLU par l’application d’une dureté foncière qui
déterminera la proportion de ces logements mobilisée à 10 ans.
Besoins
Faciliter, permettre l’accueil d’entreprises pour maintenir un taux d’activités et un niveau d’emploi
constant.
Etudier la nature des activités nouvelles accueillies sur le territoire pour déterminer si leur intégration doit
se faire dans les zones des parcs d’activité prévues à cet effet, ou bien dans les centres-bourgs si l’absence de
nuisances est avérée. L’implantation dans les zones aménagées est à favoriser afin de faciliter les reprises
lors de la cessation d’activité.
Identifier les actions les plus adaptées pour chacune des communes déléguées afin de déterminer leur
fonction commerciale, ainsi que le devenir des centres-bourgs et des zones commerciales hors-bourg (Ex :
mise en place d’un zonage spécifique au PLU, l’achat des murs et des fonds de commerces, …).
Maintenir la bonne forme de la sphère présentielle en mettant en œuvre des politiques qui favorisent
l’arrivée de nouveaux habitants.
Optimiser les grandes surfaces dédiées à l’accueil d’activités économiques au sein des pôles structurants
(Saint-Florent-le-Vieil / La Pommeraye / Montjean-sur-Loire).
• La commune se situe à proximité d’axes d’importance nationale : les autoroutes A11 et A87. Elle est
irriguée au Nord par 3 routes départementales, qualifiées de « structurantes » par le Département, qui
franchissent la Loire à Saint-Florent (D752), le Mesnil-en-Vallée (D150) et Montjean (D15). La traversée
Est-Ouest de la commune se fait par la D751, qui passe par les communes déléguées ligériennes. Outre
ces voies au rayonnement extra-communal, Mauges-sur-Loire est équipée d’un maillage routier
communal permettant de relier les communes déléguées entre elles.
• L’essentiel du trafic est recueilli par les D752, D15 et D751. Le trafic de poids lourds est important sur
les D752 et D15. Pour rejoindre la rive Nord de la Loire, les véhicules sont forcés de passer par les
ponts, concentrant le trafic dans les centres-bourgs de Saint-Florent et Montjean. Le passage inadapté
des poids lourds, dont certains appartiennent à des entreprises de logistique communales, représente
un enjeu majeur du trafic routier.
• Certains nœuds de circulation sont très sollicités, notamment le croisement de trois RD à Bourgneuf-
en-Mauges, qui supporte environ 8 000 véhicules/jour.
• La commune n’est pas desservie ou traversée par une voie ferrée. En revanche, elle se situe à
proximité de quatre gares desservies par le TER, situées dans les communes de Varades, Chalonnes,
Ingrandes-sur-Loire et Champtocé-sur-Loire. Ces gares sont accessibles par un service de transport à la
demande.
• Bien que la commune soit longée par la Loire, elle ne possède pas de port d’importance qui permettrait
la mise en place de transports fluviaux.
• le territoire communal est correctement desservi par les transports en commun. Il l’est par Anjoubus,
• Sur les 2 752 places de stationnement identifiées, plus de la moitié sont situées dans les trois pôles
(Saint-Florent, Montjean, la Pommeraye).
• Les liaisons douces dans les centres des agglomérations sont assez rares, et plutôt récentes. La marche
à pied représente 5,5% de ces déplacements en 2014. Ainsi, l’utilisation des modes doux reste
marginale dans les déplacements pendulaires. Le territoire compte 4 sentiers de randonnées et 1
sentier de grande randonnée (GR3). La Loire est longée par un itinéraire au rayonnement européen, la
Loire à Vélo, qui traverse Mauges-sur-Loire.
Besoins
La faible autonomie des populations non motorisées (jeunes, seniors, personnes handicapées) sur le
territoire souligne la forte dépendance à l’usage de la voiture. Les solutions alternatives (covoiturage,
transports à la demande…) sont encore trop peu connues pour être intégrées dans les usages courants.
Inscrire les mobilités au cœur même du projet urbain, au regard notamment de l’organisation de
l’habitat et des activités au sein des bourgs, et de la promotion des modes de déplacements doux. Les
valoriser comme supports de découverte du territoire.
• La SAU communale s’étend sur 14 056 ha, soit 73% du territoire communal. La répartition de la SAU
conforte la position de La Pommeraye comme première commune déléguée agricole. La SAU moyenne
des exploitations était de 52,3 ha en 2010.
• L’observation du statut des exploitations met en évidence l’émergence des formes sociétaires.
• 48,7% des exploitations n’ont pas de successeur connu en 2010. Cette proportion n’est pas alarmante,
et Mauges-sur-Loire est plutôt bien située en comparaison des territoires voisins.
Besoins
• L’offre commerciale est assez inégalement répartie sur le territoire communal. Les 3 pôles structurants
(Saint-Florent-le-Vieil à l’Ouest, La Pommeraye / Montjean-sur-Loire) offrent une palette de
commerces, de Grandes et Moyennes Surfaces riche et diversifiée, en particulier Saint-Florent-le-Vieil.
Toutefois, de fortes discontinuités du tissu commercial y sont observées.
• Même si la répartition des commerces est concentrée sur les pôles, il existe une proximité avec un
socle supérette-boulangerie-boucherie-point poste.
• En termes d’infrastructures d’accueil et d’orientation des visiteurs, les 3 pôles structurants sont
identifiés par le SCOT comme centres touristiques : Saint-Florent (avec le camping de Varades), La
Pommeraye (jardins de l’Anjou), et Montjean-sur-Loire (hôtels, campings, salles de réception, Cap
Loire…).Le territoire est dôté d’un maillage de restaurants, de gîtes et de chambre d’hôtes, mais ces
atouts restent valorisés séparément et non dans le cadre d’un produit touristique global propre au
territoire, ou communautaire.
• Le territoire bénéficie d’un bon niveau d’équipements publics. Toutes les communes déléguées
proposent des équipements de proximité nécessaires à la vie quotidienne : écoles, stades, salles
polyvalentes, salles associatives avec des équipements récents de qualité sans lien direct avec
l’importance démographique des communes déléguées (exemple de Beausse). Montjean-sur-Loire, La
Pommeraye et Saint-Florent confortent leur position de pôles structurants en proposant une offre de
culture et de loisirs riche et diversifiée. De nombreux équipements culturels ont été mutualisés suite à
la création de la commune nouvelle. Le territoire possède même 2 piscines à La Pommeraye et
Montjean-sur-Loire.
• Globalement, le niveau de service pour la santé reste important, l’offre globale répond aux besoins, les
cabinets de groupe sont des structures pérennes et de jeunes professionnels se sont récemment
installés.
Besoins
Maintenir l’offre de proximité du territoire, notamment pour les communes déléguées qui ne sont pas
des pôles structurants. Localiser préférentiellement les commerces dans le noyau ancien ou la
centralité principale.
Maintenir les effectifs scolaires de l’ensemble des communes déléguées, mêmes des plus petites.
• Le territoire compte 12 monuments classés, 3 sites classés, 1 AVAP existante sur la commune
déléguée de Saint-Florent-le-Vieil.
• Le patrimoine local est riche et diversifié sur l’ensemble du territoire. Le bâti traditionnel utilise des
matériaux naturels extraits localement : la pierre de schiste et de grès, le calcaire, mais aussi la brique,
la tuile et l’ardoise donnent au territoire son identité architecturale.
Besoins
• Le territoire de la commune de Mauges-sur-Loire est principalement orienté Sud / Nord, avec des
altitudes comprises entre 150 m au Centre Sud (Beausse) et 10 m au Nord-Ouest (Le Marillais) sur les
bords de Loire. L’essentiel du territoire est traversé par des vallées encaissées au relief marqué
orientées principalement Sud / Nord. Le relief peu marqué des bords de Loire contraste avec les
coteaux abrupts exposés Sud.
• Le territoire de la commune repose sur une succession de couches géologiques orientées Est / Ouest.
54 carrières sur le territoire communal. Toutefois, seulement 2 carrières sont en activité (Montjean-
sur-Loire).
Besoins
Prendre en compte la topographie dans la définition du projet de PLU, notamment les vues concernant
la délimitation des extension urbaines.
• Le territoire communal est traversé par une multitude de ruisseaux, tous affluents de la Loire. De
nombreux petits affluents ont également été recensés entre les communes déléguées de Saint-
Laurent-du-Mottay et de Saint-Florent-le-Vieil. Ils se jettent dans la Thau, rivière parallèle à la Loire.
312 km de cours d’eau ont été recensés sur le territoire communal.
• Il existe 12 stations d’épuration (STEP) sur le territoire. 6 stations d’épuration sont en surcharge
hydraulique, et 2 sont en surcharge organique. 2 104 Assainissements Non Collectifs (ANC) ont été
recensés sur le territoire dont 54% sont non conformes.
Besoins
Intégrer l’inventaire des cours d’eau et imposer une marge de recul de protection
Mener des réflexions sur les aménagements à prévoir sur les STEP
Actualiser le zonage d’assainissement et prendre en compte l’aptitude des sols pour le développement
de l’habitat dans les zones relevant de l’ANC afin de limiter l’impact des rejets sur la qualité de l’eau
• Les déchets sont gérés par le SIRDOMDI, Syndicat Communal pour le Ramassage et la Destruction des
Ordures Ménagères et des Déchets Industriels. En 2014, 46 224 tonnes de déchets ont été produites
sur l’ensemble du territoire du SIRDOMDI. Ce tonnage total de déchets collectés est en augmentation
de 5,8 % par rapport à 2013. Une fois collectées, ces ordures ménagères résiduelles sont confiées à
Valor 3E qui en assure le traitement.
• Plus de la moitié (59,5 %) des déchets produits sur le territoire du SIRDOMDI sont valorisés.
Besoins
Intégrer les modes de gestion et notamment de collecte des déchets dans les projets (limitation des
trajets de collecte – localisation des futures zones d’habitat en continuité des bourgs)
• Un diagnostic des émissions de Gaz à Effet de Serre produits par le territoire a été réalisé en 2009
pour l’année 2007. Celui-ci a évalué :
✓ à 16 000 000 téqCO2 les émissions des citoyens et acteurs socio-économiques du territoire,
✓ que 88% de ces émissions sont dues à la fabrication de produits manufacturés consommés par les
habitants de Mauges Communauté, qu’ils soient produits sur le territoire ou à l’étranger.
• Sur le Bilan Carbone à proprement parler, c’est-à-dire les émissions résultant des activités humaines
développées sur le territoire, elles s’élèvent à 2 000 000 téqCO2 (liées essentiellement aux
transports, agriculture, et habitat.
Besoins
Exemples :
Localiser les zones d’habitat à proximité des sites générateurs de déplacements,
Se doter d’un règlement souple pour faciliter l’utilisation de matériaux ou techniques limitant la
consommation énergétique
Intégrer l’efficacité énergétique dans les OAP
Gérer la diversité dans le règlement
Favoriser la rénovation des logements existants
Favoriser le développement d’habitats innovants (participatif, réversibles…)
Inciter à un niveau de performance des bâtiments (supérieur à la RT 2012)
Favoriser l’exploitation des énergies renouvelables
Exemples :
Avoir une souplesse des règles d’implantation pour bénéficier de l’énergie solaire,
Faciliter / permettre l’installation de dispositifs de production d’énergies renouvelables
Appuyer la démarche par des cahiers de recommandations architecturales, paysagères et
environnementales en y intégrant une charte d’intégration des équipements ENR (panneaux
solaires…)
Permettre d’installer des équipements collectifs de production d’énergie
Inciter / imposer le raccordement si un réseau de chaleur est présent.
Favoriser les déplacements économes en énergie
Exemples :
Créer des emplacements réservés pour créer des liaisons douces ou des aires de covoiturage,
Créer des liaisons douces dans les OAP
Intégrer l’inventaire des zones humides dans le projet de PLU et leur associer une réglementation les
protégeant
Intégrer l’inventaire des haies dans le projet de PLU et leur associer une réglementation les
protégeant et en cohérence avec leur gestion
Intégrer les éléments constitutifs de la TVB et leur associer une réglementation les protégeant
Risques et nuisances
• Le risque minier est présent uniquement dans le bourg de la commune déléguée de Montjean-sur-Loire
Besoins
Prendre en compte la présence de sites potentiellement pollués dans la localisation des zones de
développement.
Prendre en compte les marges liées au classement sonore des 2 routes départementales.