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Physique1 Séance1

Le document présente une introduction à la science, définissant celle-ci comme une démarche rationnelle et rigoureuse de compréhension du monde, tout en soulignant les distinctions entre sciences formelles et empiriques. Il aborde également la méthode scientifique, les théories et modèles, ainsi que l'évolution des concepts scientifiques à travers l'histoire, illustrée par des exemples tels que la théorie de l'évolution et les modèles astronomiques. Enfin, il précise ce qui ne constitue pas la science, notamment les approches non rationnelles et les questions métaphysiques.

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Physique1 Séance1

Le document présente une introduction à la science, définissant celle-ci comme une démarche rationnelle et rigoureuse de compréhension du monde, tout en soulignant les distinctions entre sciences formelles et empiriques. Il aborde également la méthode scientifique, les théories et modèles, ainsi que l'évolution des concepts scientifiques à travers l'histoire, illustrée par des exemples tels que la théorie de l'évolution et les modèles astronomiques. Enfin, il précise ce qui ne constitue pas la science, notamment les approches non rationnelles et les questions métaphysiques.

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Physique I – Part I

Chapitre I : Introduction
Attention mes présentations sont à regarder en mode diaporama

I Une démarche scientifique

I.1 Qu’est-ce que la science ?

Vous êtes-vous déjà poser la question de savoir ce qu’est la science ?


Pourriez-vous me donner votre définition de la science ? Est-ce que vous êtes
tous d’accord avec cette définition ?
En réalité, il est difficile de définir ce qu’est la science, car la réponse à
cette question n’est ni simple, ni univoque. Cela relève de l’épistémologie
(philosophie des sciences) et bien que j’ai besoin de vous donner une définition
de la science, ceci n’est pas un cours d’épistémologie !
Je vais donc vous donner une définition très large, mais qui est une
définition « essentielle » tournée non pas vers la philosophie, mais la pratique
au niveau licence.
Le mot « science » peut avoir plusieurs acceptations selon le cadre dans
lequel il est utilisé : technique, politique et social, médiatique ou encore
académique. De nombreuses notions y sont rattachées, bien sur celle des
connaissances, mais aussi d’observation, de logique, de technique, de prévision,
mais aussi de choix politique par exemple.
Le mot « science » vient du latin scientia voulant dire « connaissance », lui-
même venant du verbe scire traduit par « savoir » mais qui désigne à l’originr la
faculté mentale à la connaissance.
Dans ce cours, la science sera définie comme une démarche rationnelle
et rigoureuse de compréhension du monde.
Prenons les différents termes de cette définition et regardons quelle est
leur signification.
Tout d’abord que voulons nous dire par le « monde » ? Il s’agit de tout ce
qui nous entoure, c’est-à-dire tout ce que nous pouvons appréhender de façon
plus ou moins directe par nos sens et notre raison. Mais attention, nos sens
peuvent être trompeurs. Exemple : température réelle et température ressentie,

Physique I – Part I -Introduction 1 PASS- Physique1


le soleil semble tourner autour de la terre, la terre semble plate ou encore les
effets d’optiques.
Il faut aussi faire attention à ce qu’on appelle « l’intuition » qui peut être
gouvernée par notre connaissance déjà acquise et donc se révéler être vérifiable
ou au contraire être gouvernée par des a priori et donc nous amener à émettre
des hypothèses qui se révèleront faussent. Une démarche scientifique et en
particulier une démarche expérimentale rigoureuse permet de s’affranchir des
biais introduits par nos sens ou nos intuitions erronées. Nous verrons cela un peu
plus tard dans ce cours.
Qu’est-ce qu’une démarche « rationnelle » et « rigoureuse » ? Une
démarche rationnelle et rigoureuse est une démarche qui s’appuie sur la logique
et cherche à obtenir un résultat reproductible et procède de la contradiction.
Cette définition recouvre donc aussi bien les mathématiques que
l’histoire, la technologie et la physique bien que tous ces domaines aient des
méthodes de travail et des champs d’étude bien différents.
Par ailleurs, on peut se poser des questions sur l’évolution de la notion de
« science » au cours de l’histoire. C’est d’ailleurs un domaine d’étude à part
entière : l’histoire des sciences. Il est évident que la science ne s’est pas
construite immédiatement telle que nous la connaissons aujourd’hui. Le terme
de rationnel et la référence à la logique se sont construites peu à peu au fur et à
mesure que la quantité des connaissances ainsi que les théories associées à ces
connaissances augmentaient. Je pense que tout le tout le monde a déjà entendu
l’expression « il ne sert à rien de réinventer la roue » qui, dans le langage
courant veut dire « faire quelque chose d’inutile » ou encore l’expression « il n’a
pas inventé le fil à couper le beurre » voulant dire « il n’est pas très intelligent ».
En science, bien que le but ultime ne soit pas de « réinventer la roue » ou « le fil
à couper le beurre », il faut avoir acquis, compris et savoir appliquer les
connaissances et les théories de son domaine d’étude. C’est ce qu’on appelle les
bases de la discipline et sont considérées comme les éléments indispensables à
la formation dans chacune d’entre elles. C’est ce qui s’apprend au cours de la
licence (en général). Bien entendu, le degré de difficulté augmente au cours des
années.

I.2 Qu’est-ce qui n’est pas la science ?

Il est presque plus facile de répondre à cette question. Voici ce qui n’est
pas la science :
- Tout ce qui ne procède pas de la connaissance (courir par exemple)

Physique I – Part I -Introduction 2 PASS- Physique1


- Tout ce qui procède d’autre chose que la connaissance du monde ou
de la nature. Ce sont les questions « métaphysiques », voulant dire au-
delà de la nature. Par exemple, le sens de la vie. Ceci relève, entre
autre, de la religion, de l’art ou encore de la philosophie. Il est certain
que la science et la religion se sont affrontées et s’affrontent encore
sur certaines notions.
- Si des moyens non rationnels sont utilisés pour l’étude du monde et de
de la nature (révélations, émotions, intuitions…), par exemple l’art.

I.3 Les différentes « Sciences »

Distinguons tout d'abord deux types de sciences: les sciences formelles et


les sciences empiriques.
I.3.1 Les sciences formelles
Les sciences formelles portent sur des formes abstraites et les traitent de
manière rigoureuse. On compte dans cette catégorie la logique, les
mathématiques et l’informatique. On les dit formelles, car elles ne s'occupent
d'aucun contenu concret. Bien sûr, les mathématiques (tout comme
l’informatique) peuvent être appliquées, mais alors ses lois ne changent pas. La
multiplication de 4 et de 5, égale toujours 20, qu'il s'agisse de pommes, de poires
ou d'étudiants ! Les sciences formelles portent sur des nombres, des figures
géométriques, des codes ou des raisonnements abstraits.
I.3.2 Les sciences empiriques
Les sciences empiriques sont très différentes des sciences formelles,
même si dans les faits les sciences empiriques utilisent régulièrement la logique,
les mathématiques ou encore l’informatique. En effet, les sciences empiriques
portent sur des objets concrets. Par exemple, la physique étudie la structure et
les réactions de la matière, l'astronomie étudie les astres, la biologie étudie les
êtres vivants.
On distingue ces diverses sciences entre elles, par les différents objets
qu'elles étudient, ce qui créent deux grandes familles de sciences empiriques :
les sciences de la nature et les sciences humaines. Cette division repose sur un
critère bien moins clair que celui qui distingue la recherche empirique de celle
qui ne l’est pas. En générale, sous la rubrique « science de la nature », on met la
physique, la chimie, la biologie et les disciplines adjacentes ; sous la rubrique
« sciences humaines », on inclut la sociologie, la science politique, l’ethnologie,
l’économie, l’histoire et les disciplines qui leur sont liées.

Physique I – Part I -Introduction 3 PASS- Physique1


I.3.3 Sciences Expérimentales
De plus, parmi les divers domaines de la science, certains sont qualifiés de
sciences expérimentales et nécessite donc une démarche expérimentale. Nous
allons en parler dans le paragraphe suivant.

I.4 Expériences et Théories

Dans une science expérimentale, comme la physique (mais pas


uniquement), les allers-retours entre expérience et théorie (ou formalisation)
sont incessants.
I.4.1 La méthode scientifique
Les sciences se distinguent des autres disciplines par la manière dont elles
établissent la vérité de leurs théories, c'est-à-dire par leur méthode. Quels sont
les principaux éléments de cette méthode?
1- La science est systématique.
Les observations ne sont jamais faites au hasard, mais suivant un
protocole précis. Tous les faits disponibles doivent être considérés. Toutes les
hypothèses doivent être envisagées.
2- La science cherche à être objective.
L'observateur tente de corriger les biais dont il pourrait faire preuve: il
prend toute une série de précautions pour que ses résultats ne soient pas
influencés par ses désirs.
3- Les termes et les observations sont établis de manière rigoureuse.
Les termes scientifiques sont des concepts débarrassés de toute
ambiguïté. Ces concepts s'emboîtent ou se distinguent d'une manière précise.
Les observations sont obtenues à l'aide d'instruments éprouvés: elles doivent
être systématiques et diversifiées.
4- La science fonctionne avec des hypothèses qui doivent être testables et
testées par des chercheurs indépendants les uns des autres.
La science ne considère jamais une idée ou une théorie comme
définitivement vraie. Elle formule les idées de manière à ce qu'elles soient
testables, puis elle les teste de multiples fois avant de la considérer comme
véridique, et cela jusqu'à ce qu'on la prenne en défaut. Une théorie scientifique
est considérée vraie lorsqu'elle est l'explication la plus simple et la plus probable
des faits observés.

Physique I – Part I -Introduction 4 PASS- Physique1


5- Les théories scientifiques doivent être cohérentes entre elles.
À moins qu'il s'agisse d'une théorie révolutionnaire qui remette une
science en question, une nouvelle théorie scientifique doit généralement être en
accord avec les autres théories considérées comme vraies. De la même façon,
les sciences entre elles se complètent plutôt qu'elles ne se contredisent, et
forment ensemble une vaste encyclopédie ouverte de nos connaissances
objectives.
Mais qu’est-ce qu’une théorie ?
Une théorie en physique est un cadre général, cohérent, qui permet d’expliquer
et de prévoir des phénomènes. Elle comprend en général des lois et des formules
mathématiques mettant en lien des grandeurs physiques.
Et un modèle ?
On parle également de modèle : celui-ci est compris comme un ensemble de
formules permettant de prédire un résultat, mais sans avoir le cadre général qui
donne à la théorie sa force explicative. Le modèle est souvent l’interface
matérielle et pratique de la théorie.
I.4.2 Exemples :
I.4.2.1 Théorie de l’évolution
En effet, même la théorie de l’évolution a évolué ! Attention, ceci n’est pas
un cours sur la théorie de l’évolution. Je ne suis absolument pas une biologiste
et encore moins une experte de l’évolution. Cette partie est là pour montrer que
toutes les théories évoluent avec l’apport de nouvelles découvertes et
connaissances quelle que soit la discipline.
Certains philosophes de l’Antiquité (Lucrèce, 98-54 avant notre ère, en
particulier) ont approché le phénomène de l’évolution, mais ce n’est qu’à partir
du XIXème siècle que des théories proposent des explications scientifiques. Jean-
Baptiste de Lamarck a le premier formulé une théorie scientifique transformiste
fondée sur deux principes complémentaires : complexification de l'organisme et
diversification adaptative.
A partir de 1859 avec la publication de « De l'origine des espèces » par
Charles Darwin, le modèle darwinien de l’évolution s’est progressivement
imposé. Darwin y expose la thèse que les espèces vivantes ne sont pas des
catégories fixes, mais se diversifient avec le temps, ou disparaissent et y propose
l’idée de la sélection naturelle.
Avec la découverte de la génétique par Gregor Mendel, les modèles de
l’évolution se sont peu à peu affinés. Ainsi, depuis les années 1930, la théorie

Physique I – Part I -Introduction 5 PASS- Physique1


synthétique de l'évolution fait l’objet d’un large consensus scientifique.
L'évolution n'est pas envisagée comme la transformation, avec ou sans
métamorphose, d'individus isolés mais comme celle de groupements d'individus
de même espèce, c'est-à-dire des populations.
Pour résumer, l’homme ne descend pas du singe (d’ailleurs Darwin ne l’a
jamais dit ! Mais c’est souvent comme cela que sa théorie a été répandue pour
la simplifier), mais l’homme et le singe ont un ancêtre commun.
I.4.2.2 La course des planètes : les différents référentiels
Dans, l’Antiquité, les « scientifiques » alors appelés « philosophes » ont
rapidement repérés des astres particuliers dans le ciel. Contrairement aux étoiles
éloignées qui ont un mouvement d’ensemble de rotation de période 23 H 56 min
autour du pôle nord céleste, ces astres particuliers sont soumis à une trajectoire
plus complexe : il s’agit de la Lune (il est difficile de ne pas l’observer), le soleil
(de même) et de quelques points très similaires à des étoiles éloignées, les
planètes (« astres errants » en grec).
La trajectoire de ces planètes a pu être calculée dès l’Antiquité… mais pas
forcément de la même façon. En Mésopotamie, des tablettes datant du
troisième siècle avant notre ère montrent un système complexe de modélisation
de la trajectoire de la Lune, du Soleil et des planètes. Y apparaissent deux
modèles mathématiques très simples et efficaces pour prédire la position d’un
astre à une date donnée. Ces modèles ne découlent pas d’une théorie générale
de physique (en même temps… la physique n’existait pas !). Au même moment,
en Grèce, naissait le modèle des sphères. Il s’agissait d’un assemblage de sphères
centrées au centre de la Terre qui reproduisait les différents mouvements du
ciel.
Ptolémée, au IIème siècle, complète le modèle des sphères : modèle
géocentrique de Ptolémée. Dans ce modèle, la Terre est fixe au centre de
l’Univers et le Soleil et les planètes se déplacent sur des orbites circulaires autour
d’elle. Ce modèle ne permet pas d’expliquer tous les phénomènes observés, en
particulier la rétrogradation (inversion du sens de déplacement d’une planète
par rapport aux étoiles) de Mars. Il complète alors le modèle avec des épicycles
(la planète tourne sur un cercle dont le centre tourne sur un cercle centré sur la
Terre) et des excentriques (la planète tourne sur un cercle qui n’est pas vraiment
centré sur la Terre). Il réussit alors à faire coïncider son modèle et ses
observations.
Ce système ne permet pas d’aussi bonne prédiction que les fonctions
mésopotamiennes, mais il a été adopté par les scientifiques pendant presque
1500 ans.

Physique I – Part I -Introduction 6 PASS- Physique1


En 1543, Copernic introduit le modèle héliocentrique. C’est une révolution
intellectuelle, car cela remet profondément en question la vision du monde de
ses contemporains. Dans ce modèle, le Soleil se trouve au centre de l’Univers
délimité par la sphère des étoiles fixes et les planètes suivent des orbites
circulaires autour du Soleil.
Fin XVIème, Tycho Brahe fait de très nombreuses observations du ciel et
propose un modèle mixte. La Terre est au centre de l’Univers clos par la sphère
des étoiles fixes. La Lune et le Soleil tourne autour de la Terre, mais les planètes
tournent autour du Soleil.
En 1609, Galilée invente la lunette de… Galilée. Cet instrument permet de
faire des observations impossibles à réaliser jusqu’alors. Il fait de nombreuses
découvertes : la lune n’est pas lisse, Jupiter possède 4 satellites, mais surtout
Vénus a des phases. Cette observation confirme que toutes les planètes tournent
autour du Soleil. Cela lui attire de graves ennuis avec l’Eglise qui, en 1633, le
condamne à abjurer ses convictions. Ses écrits sont interdits et il est en résidence
surveillée. En 1992, l’Eglise blanchit Galilée de toute hérésie.
En 1619, Kepler avait quant à lui publié les 3 lois de… Kepler. 1 / Les
trajectoires des planètes ne sont pas circulaires, mais sont des ellipses et le Soleil
en un l’un des foyers ; 2 / plus les planètes sont proches du Soleil, plus leur
vitesse de rotation est grande ; 3 / Relation mathématique valable pour toutes
les planètes entre leur durée de révolution complète et le demi-grand axe de
leur trajectoire.
I.4.2.3 La lumière
L’étude des phénomènes lumineux a de tout temps passionné l’homme et
l’histoire des sciences a été marquée par de nombreux débats concernant la
nature de la lumière. A la question simple, « qu’est-ce que la lumière ?», les
réponses ont été variées.
Ainsi, dès l’Antiquité, la théorie du feu visuel, affirmait que c’était l’œil qui
émettait de la lumière, par une sorte de feu intérieur, permettant ainsi la vision
des Objets. Fervent défenseur de cette théorie, Euclide a introduit la notion de
rayon lumineux émis par l’œil, ce qui a permis d’en déduire les principes du
retour inverse et de la propagation de la lumière dont on parlera plus tard.
Presque 500 ans plus tard, Ptolémée établit les lois de la réflexion et ébauche les
lois de la réfraction. Cependant, il a fallu attendre le XIème siècle pour qu’un
scientifique arabe, Ahlazen, fort lu en Occident à l’époque, montre que la
lumière n’est pas issue de l’œil mais qu’il existe des sources de lumière. L’optique
se développe dans les pays arabes avec la fabrication des premiers lorgnons pour
presbytes.

Physique I – Part I -Introduction 7 PASS- Physique1


En Europe, il faut attendre la fin du XVIème siècle avec Galilée (1600) qui
construit les premières lunettes et les premiers microscopes. Puis, Descartes et
Snell (1620) posent les lois régissant les phénomènes de réflexion et réfraction
déjà pratiquement établies par Kepler aux alentours de 1600.
Fin XVIIème, début XVIIIème, Newton énonce une théorie corpusculaire
de la lumière, pourtant étayée par aucune expérience. Cette théorie sera
pourtant admise et prévaudra pendant plus d’un siècle compte tenu de sa
notoriété. A la fin du XVIIème siècle, la première théorie ondulatoire est émise
par Huygens. Théorie qui sera confirmée au XIXème par les travaux de Fresnel
sur les interférences et la diffraction (connue depuis les travaux de Grimaldi vers
1650), puis par Euler, Bernouilli, Lagrange, Hamilton et bien d’autres. C’est
Maxwell et Faraday qui montrent à la fin du XIXème siècle que la lumière est une
onde électromagnétique se propageant dans le vide à la vitesse c = 3 108 m.s-1.
En 1887, Hertz découvre l’effet photoélectrique. Cet effet ne peut
s’expliquer que par la théorie électromagnétique et est interprétée par Einstein
en 1905. La lumière est alors décrite comme formée de particules, les photons,
interagissant individuellement avec les électrons des atomes.
C’est de Broglie en 1924 qui concilie les deux approches en proposant la
dualité entre les deux aspects de la lumière, onde et particule. Entre 1945 et
1950, Feynman développe la théorie de l’électrodynamique quantique qui
permet une interprétation cohérente des phénomènes ondulatoires et
corpusculaires.

Physique I – Part I -Introduction 8 PASS- Physique1

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