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Chapitre

Ce chapitre traite des éléments non structuraux dans la construction, tels que les balcons, escaliers, acrotères et ascenseurs, en se concentrant sur leur dimensionnement et leur conformité aux normes. Les calculs incluent les charges permanentes et d'exploitation, ainsi que les vérifications aux états limites ultimes et de service pour garantir la sécurité et la durabilité. Les méthodes de calcul et les spécifications techniques sont détaillées pour chaque élément afin d'assurer leur bon fonctionnement et leur intégrité structurelle.

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Chapitre

Ce chapitre traite des éléments non structuraux dans la construction, tels que les balcons, escaliers, acrotères et ascenseurs, en se concentrant sur leur dimensionnement et leur conformité aux normes. Les calculs incluent les charges permanentes et d'exploitation, ainsi que les vérifications aux états limites ultimes et de service pour garantir la sécurité et la durabilité. Les méthodes de calcul et les spécifications techniques sont détaillées pour chaque élément afin d'assurer leur bon fonctionnement et leur intégrité structurelle.

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Chapitre 3 Etude des éléments non structuraux

1. Introduction:
Dans un projet de construction, les éléments non structuraux, bien qu’ils ne participent pas
directement à la stabilité globale de l’ouvrage, jouent un rôle essentiel en matière de sécurité,
de fonctionnalité et de confort d’usage. Ce chapitre est consacré à l’étude et au
dimensionnement de plusieurs de ces éléments, à savoir : les balcons, les escaliers, l’acrotère
et l’ascenseur.
Chaque composant est analysé selon les sollicitations qu’il subit, et dimensionné
conformément aux normes en vigueur, notamment le BAEL 91, le RPA 99 version 2003 et les
DTR. L’objectif est d’assurer leur bon comportement aux états limites ultimes (ELU) et de
service (ELS), tout en garantissant la sécurité des usagers, la durabilité des matériaux et le
respect des conditions d’usage spécifiques.
2. Les éléments:
a. Balcon :
a.1 Définition :
Il s’agit d’une dalle pleine, son étude est assimilée à une console encastrée libre et sollicités
par différentes charges G.Q.P
Avec :
 Son poids propre (G).
 La surcharge d’exploitation (Q).
 La charge (P) : La charge du garde-corps.
Notre ouvrage comporte des balcons avec les dimensions de 1.5×3,15 et 1,25×3,15
a.2 Calcul de l’épaisseur :
Condition de rigidité : (selon le BAEL91)
L/20 ≤ e ≤ L/15
1,5/20 ≤ e ≤ 1,5/15 7.5cm ≤ e ≤ 10cm
On prend une épaisseur de 15cm

a.3 Descente de charges :


D’après le DTR :
Les charges permanentes :
1 Carrelage (ep = 2cm) ; (2×0.20) 0.4KN/ m²
2 Mortier de pose (ep = 2cm) ; (2×0.20) 0.4KN/ m²
3 Chape de pente (ep = 3cm) ; (3×0.20) 0.6KN/ m²
4 Plancher dalle pleine (ep = 15cm) ; (15×0.25) 3.75KN/ m²
5 Enduit en plâtre sous plafond (ep = 2cm) ; (2×0.10) 0.2KN/ m²
6 Étanchéité (membrane bitumineuse + protection) 0.2KN/ m²
ep ≈ 1cm ; (1x0.2)
Charge permanente G = 5.55KN/ m²
Tableau 1 Descente de charge plancher de balcon (dalle pleine)
La charge d’exploitation :

S. Seladji 30
Chapitre 3 Etude des éléments non structuraux

Un balcon : Q = 3.5 KN/ m²


La charge du garde-corps
La charge du garde-corps « P » est prise égale à : 0,6 KN/m (DTR charge permanente et
d’exploitation, article 7.7)

Figure 1 Schéma statique du balcon

Diamètre minimal des armatures :


Notre balcon est exposé aux intempéries ; donc la fissuration est considérée comme très
nuisible => 𝑎 = 2𝑐𝑚
Le diamètre des armatures à utiliser sera au plus égal au dixième de l’épaisseur de la dalle
[Article BAEL91]
∅max ≤ h/10
Avec : h = 15 cm
∅max ≤ 15/10 = 1,5 cm => Donc ; on prendra : ∅max = 10 mm
Calcul de l’enrobage :
c = a +∅/2=20+10/2 =25 mm
Hauteur utile :
d = h − c = 15 − 2,5 = 12,5 => d = 12,5 cm

a.4 Calcul du moment fléchissant :


-Etat limite ultime (ELU) :
 Mu=-(1,35×G+1,5×Q) × (L2 /2) -(1,35× P× L)
 Mu=-(1,35×5,55+1,5×3,5) × (1,52 /2) -(1,35× 0,6×1,5)
 Mu=-15,55 KN.m
-Etat limite de service (ELS) :
 Mu=-(G+Q) × (L2 /2) - (P× L)
 Mu=-(5,55+3,5) × (1,52 /2) -( 0,6×1,5)
 Mu=-11,08 KN.m

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Chapitre 3 Etude des éléments non structuraux

a.5 Calcul du ferraillage :


ELU :
Mut= 15.55 KN.m
o Vérification de l’existence des armatures comprimées :
 µu= Mu/fbc.b.d2
 µu =15,55.106/14,2.1000. (155)2
 µu=0,046
Avec : fbc=0,85.25/1,5=14.2Mpa
µu< 0,187 pas d’armatures comprimées
Pivot A : Ԑs= 10 ‰
et : Ԑb < 3,5 ‰
α=1,25(1-(1-2. µu)1/2)
α=0,059
et : σs= fe /ɣs =400/1,15 =347,83MPa
La section d’armature sera :
 AU = Mu /σs.d.(1-0,4. α)
 AU =15,55.106/347,83.125. (1-(0,4.0,059))
 AU =3,66cm2
o Calcul des armatures minimales (condition de non fragilité) :
Amin≥ (0,23. b.d. ft28) /fe Amin≥ 0,23.1000.125.2.1/400
Amin≥1.44 cm2
Donc on prend : AU =3,66cm2
o Espacement maximal des armatures :
C ≤min (h0+10 ; 40cm)
C ≤min (25 ;40)
C=25 cm
o Choix des armatures :
AU =3,66cm2 6Ø10 AU =4,71cm2

o Armatures de répartition :
Ar= AU/4 4,71/4= 1,18cm2
Choix des armatures :
4 Ø8 Ar=2,01 cm2

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Chapitre 3 Etude des éléments non structuraux

ELS :
Mst=11,08 KN.m
Flexion simple section rectangulaire sans armatures comprimées,
Il faut vérifier que : σ b <  σ b

Et : σ s <  σ s

Avec :
 σ b =0,6 .fc28 = 0,6. 25=15 MPa

 σ s ≤ min [0,5. fe ; max (200 ; 90. (η. ft28)1/2] / fissuration très préjudiciable

η: coefficient de fissuration.
η=1,6 pour l’acier haute adhérence
σ s ≤ min [200 ; max (200 ; 165)]

σ s ≤ 200 MPa

o Calcul des contraintes :


σ b= Mts.Y /I

Avec :
I : moment quadratique (m4)
Y : distance entre l’axe neutre et la fibre la plus comprimée (m)
o L’équation du moment statique :
b. y2 –[Link]. (d-y) =0
1. y2- (15×4,71×10-4) (0,125-y) =0
1. y2 +0,038. y -0.00058 =0
Après la résolution de cette équation on trouve :
Y1= 0,02638
Y2= −0,03345
Donc : Y=Y2=0,026m
o Le moment quadratique :
Ix= (b. y3/3) +n. As(d-Y)2
Ix= (1.0,0263/3) +15.4,71.10-4. (0,125-0,026)2
On trouve :
Ix=7,53.10-4m4
o La contrainte dans le béton est :

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Chapitre 3 Etude des éléments non structuraux

σ b =11,08. 0,062/7,53.10-4

σ b =0,913 MPa

Donc : σ b <  σ b = 15 MPa

o D’autre part on a la contrainte de l’acier tendu est :


σ s =(n. Ms /I). (d-y)

σ s = [(15.11,08) (0,125 -0,026)]/(7,53.10-4)

σ s = 21,86Mpa
Donc: σ s <  σ s = 200 MPa

Les armatures transversales :


 Vérification de la contrainte de cisaillement :
Tumax= (1,35. G+1,5Q) L +1,35. P. L
Tumax= (1,35.5,55+1,5.3,5).1,5+1,35.0,6.1,5
Tumax=20,33KN
o τu= Tumax /b ×d
o τu= 20,33×103 /125 ×1000
o τu=0,163 MPa
D’autre part on a :
o  τu < min(0,15× fc28 ; 4Mpa)
o  τu < min(3,75 ; 4Mpa)
o  τu < 3.75Mpa
Donc : τu <  τu
 Les armatures transversales ne sont pas nécessaires.

a.6 Contre Poids


Le contre balancement est le moyen d’assurer l’équilibre pour la dalle en console, pour
cela il faudra que le poids du contre balancement soit égale à celui de la console et afin
d’éviter la torsion.
Ce contre poids peut se faire de la manière suivante :
Créer une bonde pleine à l’amont de la poutre dont le poids sera équivalent à celui du balcon.
G balcon = 0,12.5,55.1,55.25 = 21,5 KN
G contre-poids = 0,1.5,55.25. x = 14.82.x KN
Pour assurer l’équilibre : G balcon = G contre poids

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Chapitre 3 Etude des éléments non structuraux

21.5 = 14.82 x x = 1.45 m

Figure 2 Schéma des armatures du balcon

b. L’escalier :
b.1 Introduction :
Les escaliers sont des éléments constitués d'une succession de gradins permettant le
passage à pied entre les différents niveaux d'un immeuble comme il constitue une issue des
secours importante en cas d'incendie.

b.2 Description :
L'escalier se compose généralement par :
 La paillasse : est une dalle inclinée en béton armé, elle supporte les marches et les
contres marches.
 Palier de repos : L’escalier est équipé avec une petite dalle dite palier de repos, elle
permet aux usagers de se reposer.
 L’emmarchement : la longueur d’une marche.
 Le giron (g) : la largeur d’une marche.
 Contre marche (h) : la hauteur de marche.
 Garde de corps : a pour rôle d’éviter les risques de chute.

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Chapitre 3 Etude des éléments non structuraux

Figure 3 les éléments de l'escalier

Figure 4 vue en plan de l'escalier

b.3 Prédimensionnement :
Pour les dimensions des marches "g" et contre marches "h", on utilise généralement la
formule de « BLONDEL » :
0,6m< 2.h+g <0,65 m
 « H » : hauteur entre les faces supérieures des deux paliers successifs d'étage.
 « n » : nombre de contre marches.
 « L » : projection horizontale de la longueur totale de la volée.
H 1.53
Pour un h= 0,17 m et H =he/2 =3.06/2 = 1.53m : n= = =9
h 0 ,17
Et pour un g=0,3 m, la condition de BLONDEL est vérifiée dans les trois cas :
(2.0, 17) +0,3= 0,64 m
0,6m< 2.h+g <0,65 m

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Chapitre 3 Etude des éléments non structuraux

Type 01 – coupe A-A


L’angle d’inclinaison :

Figure 5 représentation de l'inclinaison de la paillasse

tan α=h/g= 17/30 = 0,57 α=30°


n ×h 9 ×0 , 17
 L= = =3.06m
sinα sin 30 °
L’épaisseur de la paillasse :
L
e≥ +3 cm
25
3.06
e≥ + 3 cm = 0.15m
25
e = 15cm
b.4 Evaluation des charges :
Palier:

Élément Épaisseur (cm) Densité (KN/m3) Poids (KN/m2)

Carrelage (marbre) 2 28 0,56


Mortier de pose 2 20 0,4
Dalle en béton armé 15 25 3,75
Enduit ciment 2 18 0,36
G=5,07
Q=2,5
Tableau 2 charges et surcharges du palier
Paillasse:

Élément Épaisseur (cm) Densité (KN/m3) Poids (KN/m2)

Carrelage horizontale 2 22 0,44


Mortier de pose h 2 20 0,4
Carrelage verticale 2×17/30 22 0,25
Mortier de pose v 2×17/30 20 0,23
Paillasse (Dalle en
15 25 3,75
béton)

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Chapitre 3 Etude des éléments non structuraux

Enduit en plâtre sous


2/cosα 10 0,23
volé
Garde-corps 1
G=6.3
Q=2,5
Tableau 3 charges et surcharges de la paillasse
 Les combinaisons d’actions :
Pour une bande de 1m de largeur on a :

Palier (KN/m2) Paillasse (KN/m2)

ELU 1,35G+1,5Q 10,59 12.26


ELS G+Q 7,57 8,8
Tableau 4 les combinaisons d'action

b.5 Calcul des sollicitations :

Figure 6 vue en plan de l'escalier


 Schéma statique :

S. Seladji 38
Chapitre 3 Etude des éléments non structuraux

Figure 7 Schéma statique de l’escalier a 2 paillasses et 1 palier


 Calcul des réactions :
1- Calcul manuel :
 Calcul des moments maximaux :
À l’ELU :
Travée [A-B] :
Calcul des réactions :
o ∑Fv = 0 => RA + RB = qu1× 2,4+ qu2 × 1,35
= 12.26× 2,4+10.59× 1,35 = 43.72KN
1
o ∑M/A = 0 => RB =¿ ) +¿ ) ] × = 16.4 KN
3 ,75
o RA = qu1× 2,4+ qu2 × 1,35 -RB = 43.72-16.4=27.32KN
 Calcul du moment fléchissant et efforts tranchant :(Par la méthode des sections)
Section I-I : 0 ≤ x ≤ 1,35m
T(x) = RA − qu2.x => T(x) =27,32 – 10,59.X
X= 0 T= 27,32 KN
X = 1,35m T= 13,02 KN
Figure 8 section I-I
2 2
M(x) = RA.X – qu2 .X /2 => M(x) = 27,32.x – 10,59. X /2
X= 0 M(x)= 0
X=1,35m M(x)=27,23 KN.m
T(x) = 0 => x =2,58m X ∉ [0 ; 1,35]
Section II-II: 0 ≤ x ≤ 2,4m
T(x) = qu1.X – RB => T(x) = 12,26.X -16,4
X=0 T(x)= -16,4 KN

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Chapitre 3 Etude des éléments non structuraux

X=2,4m T(x)= 13,02 KN


Figure 9 section II-II
2 2
M(x) = RB.X – qu1.X /2 M(x) =16,4.X-12,26.X /2
X=0 M(x)=0
X=2,4m M(x)=4.05 KN.m
T(x) = 0 => X = 1,34m X ∈ [0 ; 2,4]
Mmax= M(1,34m) =10,97 KN.m
A L’ELS
Calcul des réactions :
o ∑Fv = 0 => RA + RB = qs1 × 2,4 +qs2 × 1,35 =8.8×2.4+7.57×1.35 = 31.34 KN
1
o ∑M/A = 0 => RB =¿ ) +¿ ) × = 10,75 KN
3
o RA = qs1 × 2,4 +qs2 × 1,35 – RB = 31.34-10.75=20.59 KN
 Calcul du moment fléchissant et efforts tranchants :
Section I-I : 0 ≤ x ≤ 1,35m
T(x) = RA – qs2.X => T(x) = 20,59 – 7,57X
X=0 T(x)= 20,59 KN
X=1,35 T(x)= 10,47 KN
M(x) = RA.X – qs2 X2/2 => M(x) = 20,59.X –7,57.X2/2

X=0 M(x)=0
X=1,35 M(x)=20,9 KN.m
T(x) = 0 => X = 2,72m X ∉ [0 ; 1,35]
Section II-II : 0 ≤ x ≤ 2,4m
T(x) = qs1.X –RB => T(x) =8,8.X – 10,75
X=0 T(x)= -10,75 KN
X=2,4 T(x)= 10,37 KN
M(x) = RB.X – qs1.X2/2 = 10,75.X – 8,8.X2/2
X=0 M(x) =0
X=2,4 M(x) =0,46 KN.m
T(x) = 0 => X = 1,22 m X ∈ [0 ;2,4]
Mmax= M (1,22m) = 6,57 KN.m
Ma = -0,2 .Mmax

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Chapitre 3 Etude des éléments non structuraux

Mt = 0,8 .Mmax
On organise les résultats dans un tableau récapitulatif :
Sollicitations ELU ELS
Mt (KN.m) 8,78 5,256
Ma (KN.m) -2,19 -1,31
Tmax (KN) 27,32 20,59
Tableau 5 Récapitulatif des sollicitations maximales
b.6 Calcul du ferraillage :
En travée :
o Etat limite ultime : (E L U)
Mtu= 8,78 KN.m
o Vérification de l’existence des armatures comprimées :
 µu= Mtu/fbc.b.d2
 µu =8,78.106/14.2.1000. (125)2
 µu=0,04
Avec : fbc=0,85.25/1,5=14,2Mpa
µu< 0,187 pas d’armatures comprimées
Pivot A : Ԑs= 10 ‰
et : Ԑb < 3,5 ‰
α=1,25(1-(1-2. µu)1/2)
α=0,05

Et : σs= fe /ɣs =400/1,15 =347,83MPa


pour un enrobage de : 2,5 cm on a : d= 12,5 cm
La section d’armature sera :
 AU = Mtu /σs.d.(1-0,4. α)
 AU =8,78.106/347,83.125. (1-(0,4.0,05))
 AU =2,06cm2
o Calcul des armatures minimales (condition de non fragilité) :
Amin≥ (0,23b.d. ft28) /fe Amin≥ 0,23.1000.125.2,1/400
Amin≥1,64 cm2
Donc on prend : AU =2,06cm2
o Espacement maximal des armatures :
 C ≤min (h0+10 ; 40cm) /h0 : épaisseur de la paillasse/volé
 C ≤min (25 ; 40)

S. Seladji 41
Chapitre 3 Etude des éléments non structuraux

 C=25 cm
o Choix des armatures :
AU =2,06cm2 4Ø10 AU =3,14cm2
o Armatures de répartition :
Ar= AU/4 3,14/4= 0,785 cm2
Choix des armatures :
5Ø8 Ar=2,51 cm2
o Etat limite de service : (E L S)
Mts= 5,256 KN.m
Flexion simple section rectangulaire sans armatures comprimées,
Il faut vérifier que : σ b <  σ b

Et: σ s <  σ s

Avec:
 σ b =0,6 .fc28 = 0,6. 25=15 MPa

 σ s ≤ min [0,5. fe ; max (200 ; 90. (η. ft28)1/2] / fissuration très préjudiciable

η: coefficient de fissuration.
η=1,6 pour l’acier haute adhérence
σ s ≤ min [200 ; max (200 ; 165)]

σ s ≤ 200 MPa

o Calcul des contraintes :


σ b= Mts.Y /I

Avec :
I : moment quadratique (m4)
Y : distance entre l’axe neutre et la fibre la plus comprimée (m)
o L’équation du moment statique :
b. y2 –[Link]. (d-y) =0
0,5. y2- (15.0,00314) (0,125-y) =0
Après la résolution de cette équation on trouve :
Y1= -0,1654m
Y2= 0,0712m
Y=Y2=0,0712m

S. Seladji 42
Chapitre 3 Etude des éléments non structuraux

Donc :
o Le moment quadratique :
Ix= (b. y3/3) +n. As(d-Y)2
Ix= (1.0,07123/3) +15.0,000314(0,125-0,0712)2
On trouve :
Ix=1,34.10-4 m4
o La contrainte dans le béton est :
σ b =5,256.0,0712/1,34.10-4

σ b =2,79 MPa

Donc : σ b <  σ b = 15 MPa

o D’autre part on a la contrainte de l’acier tendu est :


σ s =(n. Mts /I). (d-y)

σ s = (15.5,256 /1,34.10-4) (0,125 -0,0712)


σ s = 31,65Mpa
Donc: σ s <  σ s = 200 MPa

o En appuis :
o Etat limite ultime : (E L U)
(Mau = -2,19 KN.m)
o Vérification de l’existence des armatures comprimées :
 µu= Mau /fbc.b.d2
 µu =2,19.106/14,2.1000. (125)2
 µu=0,01
Avec : fbc=0,85.25/1,5=14,2Mpa
µu< 0,187 pas d’armatures comprimées
Pivot A : Ԑs= 10 ‰
Et : Ԑb < 3,5 ‰
α=1,25(1-(1-2. µu)1/2)
α=0,01
Et : σs= fe /ɣs =400/1,15 =347,83MPa
pour un enrobage de : 2,5 cm on a : d= 12,5 cm
o La section d’armature sera :

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Chapitre 3 Etude des éléments non structuraux

AU = Mau /σs.d.(1-0,4. α)
AU =2,19.106/347,83.125. (1-(0,4.0,01))
AU =0,506cm2
o Calcul des armatures minimales (condition de non fragilité) :
Amin≥ (0,23b.d. ft28) /fe Amin≥ 0,23.1000.125.2,1/400
Amin≥1,64 cm2
Donc on prend : Amin =1,64 cm2
Choix des armatures : 4 Ø 8 Au = 2,01 cm2
o Espacement maximal des armatures :
C ≤min (h0+10 ; 40cm) /h0 : épaisseur de la paillasse/volé
Donc : C= 25 cm
o Armatures de répartition :
Ar= AU/4 2,01/4= 0,5 cm2
Choix des armatures :
4Ø5 Ar=0,79cm2
o Etat limite de service : (E L S)
Mas= -1,31 KN.m
Flexion simple section rectangulaire sans armatures comprimées,
Il faut vérifier que : σ b <  σ b

Et: σ s <  σ s

Avec:
 σ b =0,6 .fc28 = 0,6. 25=15 MPa

 σ s ≤ min [0,5. fe ; max (200 ; 90. (η. ft28)1/2] / fissuration très préjudiciable

η: coefficient de fissuration.
η=1,6 pour l’acier haute adhérence
σ s ≤ min [200 ; max (200 ; 165)]

σ s ≤ 200 MPa

o Calcul des contraintes :


σ b= Mas.Y /I

Avec :
I : moment quadratique (m4)

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Chapitre 3 Etude des éléments non structuraux

Y : distance entre l’axe neutre et la fibre la plus comprimée (m)


o L’équation du moment statique :
b.y2 –[Link]. (d-y) =0
0,5. y2- (15.0, 00201) (0,125-Y) =0
Après la résolution de cette équation on trouve :
Y1= -0,03m
Y2= 0,02m
Donc : Y=Y2=0,02m
o Le moment quadratique :
Ix= (b. y3/3) +n. As(d-Y)2
Ix= (1.0,0253/3) +15.0,000201(0,125-0,025)2
On trouve :
Ix=3,54.10-5m4
o La contrainte dans le béton est :
σ b =1,31.0,02/3,54.10-4

σ b =0,7 MPa

Donc : σ b <  σ b = 15 MPa

o D’autre part on a la contrainte de l’acier tendu est :


σ s =(n. Mas /I). (d-y)

σ s = (15.1,31/3,54.10-4) (0,125 -0,03)


σ s = 52,73Mpa
Donc: σ s <  σ s = 200 MPa

 Vérification de la contrainte de cisaillement :(Tumax = 27,32 KN)


o τu= Tumax /b ×d
o τu= 27,32 ×103 /0,125 ×103
o τu=0,22 MPa
D’autre part on a :
0 ,15 × f c 28
o τu < min ( ; 4Mpa)
γb
o τu < min (2 , 5; 4)Mpa
o τu < 2.5Mpa

S. Seladji 45
Chapitre 3 Etude des éléments non structuraux

Donc : τu < τu


Les armatures transversales ne sont pas nécessaires.

Figure 10 schéma des armatures des escaliers

c. L’acrotère :
c.1 Définition :
L’acrotère est un élément décoratif en béton armé situé en bordure de toiture, il a pour rôle :
o Protection des joints d’étanchéité des infiltrations.
o La sécurité des gens

c.2 Hypothèses de calcul :


 L’acrotère est sollicité en flexion composée.
 La fissuration est considérée comme préjudiciable.
 Le calcul se fera pour une bande d’un mètre linéaire.
Il est assimilé à une console verticale encastrée à sa base (encastré dans le plancher terrasse).
Cette console est soumise à :
WP : Effort normal dû à son poids propre.
M : Moment dû à une force statique équivalente
horizontal « Fp ».
Le ferraillage se fait pour une section rectangulaire
d’une largeur de (10cm) travaillant en flexion
composée puisque l’acrotère est soumis à une force
horizontale et une force verticale.

Figure 11 Schema de l'acrotère

S. Seladji 46
Chapitre 3 Etude des éléments non structuraux

c.3 Calcul des sollicitations et du ferraillages :


La force horizontale Fp, (selon l’article 6.2.3 du RPA 99 version 2003) :
Fp = [Link]. Wp
Avec :
A : coefficient d’accélération de zone (tableau 4.1 PR 99 version 2003) ;
Cp : facteur de force horizontale pour les éléments secondaires (tableau 6.1 RPA99 ver2003)
Wp : poids de l’élément considéré.
On a :
A = 0,15 (Groupe d’usage 2 ; zone II)
Cp = 0,8 (élément en console)
Wp =25× (0.7x0,1+0.1x0.1+0.5x0.05x0.1) =2.06 KN
=>Fp = 4×0,15×0,8×2,06
=>Fp =0,99 KN
 Effort normal et moment fléchissant (moment fléchissant due à la charge FP)
 NG = Wp=2.06 KN
 MFp = Fp.h/2=0,99x0.7/2=0.347 KN.m
 MQ = Q.h =1,5.1,6 = 2,4 KN.m
Détermination de la section des armatures :
Pour une bande de 1m de largeur, la section de calcul est (100×20) cm2.
c : l’enrobage des armatures.
(Élément exposé aux intempéries=>fissuration très préjudiciable=> c=5cm,
(BEAL99/article A.7.1)
 Détermination des armatures :
-Etat limite ultime (ELU) :
- Centre de pression :
e0 = Mu/ Nu= 1.386/2.781=0,5m
Mu = 1,5 Fp. Ht = 1.5x0,99x0,7 = 1.04 KN
Nu = 1,35Wp = 1,35x2.06 = 2.781KN
D’autre part on a : (h/2) -c= (0,7/2) -0,05 = 0,3m
e0 > (h/2) -c => l’effort normal de compression se trouve à l’extérieur de la section (section
partiellement comprimée)
=> Le calcul se ramène à la flexion simple sous la sollicitation fictive suivante :
- Mf= Nu× (e0 +h/2 –c) = 2.781× (0,5+0,3)

S. Seladji 47
Chapitre 3 Etude des éléments non structuraux

- Mf=2,22 KN.m
Vérification de l’existence des armatures comprimées :
 µ= Mf/fbc.b.d2
 µ =2,22.106/25,5.1000. (200)2
 µ=0,002
Avec : fbc=0,85.45/1,5=25,5Mpa
µu< 0,187 pas d’armatures comprimées
Pivot A : Ԑs= 10 ‰
Et : Ԑb < 3,5 ‰
α=1,25(1-(1-2. µ)1/2)
α=0,025
Et : σs= fe /ɣs =400/1,15 =347,8MPa
La section d’armature sera :
 Af = Mf /σs.d.(1-0,4. α)
 Af =2.22.106/347,8.200. (1-(0,4.0,025))
 Af =0,32cm2
La section réelle des armatures est donnée par :
AR =Af – Nu/h. σs= 0.25 – (2.781/700.347,8)
AR =0,24 cm2
 Armatures minimales :
Pour les éléments exposés aux intempéries sur plus d’une de leurs faces à l’action
climatique armées d’acier de classe FeE400, le pourcentage des armatures sera 0,20% de la
section du béton si la longueur de l’élément est inférieure à 2.4m, avec espacement
n’excédant pas la plus petite valeur de 25cm et deux fois l’épaisseur du béton [CBA 93/B5.3].
Amin =0.20%S= 0,0020*(70*10+10*10+0.5*5*10) =1,65cm²/ml
AL = max (AR ; Amin) = max (0,24 ; 1,65) => AL = 1,65cm²/ml
Choix d'armature :
4∅8/ml AL = 2,01cm²/ml avec e = 25cm
 e ≤ min (25 ; 2×h) cm
 e ≤ min (25 ; 2×70) cm
 e = 25cm
Armature de répartition : Ar = AL/4=2.01/4=0,5 cm²/ml
Choix des armatures : 4∅6/ml = 1.13 cm²/ml

S. Seladji 48
Chapitre 3 Etude des éléments non structuraux

à ELS :
Il faut vérifier que : σ b < σ b

Et : σ s <  σ s

Avec :
 σ b =0,6 .fc28 = 0,6. 25=15 MPa

 σ s ≤ min [0,5. fe ; max (200 ; 90. (η. ft28)1/2] / fissuration très préjudiciable

η: coefficient de fissuration.
η=1,6 pour l’acier haute adhérence
σ s ≤ min [200 ; max (200 ; 165)]

σ s ≤ 200 MPa

Détermination des contraintes :


Position du centre de pression :
Mser 0.924 h 70
e0= = = 0,45m > -c = -5=0,3m
Nser 2.06 2 2
Mser = Fp. ht = 0,99. 0,7 =0.693 KN.m
Nser = G = 2.06 KN
Donc : Le point d’application d’un effort normal de compression N ser se trouve à l’extérieur de
la section => la section est partiellement comprimée (S.P.C).
Le centre de pression sera donc :
h
C= e0 - =0,3 -0,35 =-0,05m
2
C< 0 C=-5cm
Le point d’application de l’effort normal de compression se trouve à l’extérieur de la section,
La section est partiellement comprimée :
90. A ' 90. A
P = -3.c2  ×(c- d’) + ×(d-c)
b b
90. A ' 90. A
q=-2.c3  ×(c- d’)2  ×(d-c)2
b b
Avec : A = 2,01cm²
b= 100cm
d= 20 cm
A’ = 0

S. Seladji 49
Chapitre 3 Etude des éléments non structuraux

90 ×2.01
P = -3.(-5)2 + × (20-5) = -47.865
100
90 ×2.01
q=-2. (-5)3  ×(20-5) 2 = 657.025
100
Y2 est la solution de l’équation :(Y2)3+ P. Y2 + q =0
La résolution de cette équation se fait comme suit :
Δ=¿=103858.9255
∆>0

Y 2=
√3 −q
2
+ √ Δ+

3 −q

2
−√ Δ

Y 2= √−328,5125+ √ 103851 , 2+ √−328,5125−√ 103851 ,2 = -10,51


3 3

 Calcul du moment statique :


Y1=Y2+c=−10.51+5=−5.51 cm
b× y ²
S=[ ] + 15.[A’ (y1 –d’) - A(d-y1)]
2
100×(−10.51)²
S=[ ] + 15. [- 2.01(20+5.51)]
2
S = 4753.8785 cm3
Nser 20600
K= = = 4,33.10-5
100× S 100× 4753878.5
 σb = K × y1 =4,33.10-5×5.51 =2,39.10-4 MPa < b

 σS = 15× K× (d − y1) =15×9,06.10-7 15-51 = 0.0017MPa < s

Conclusion :
Les armatures calculées à L’ELUR seront maintenues.
Vérification des contraintes de cisaillement :
o τu= Vu /b ×d
o Vu = Fp + Q =1,5+0,99
o Vu = 2,49 KN
o τu= 2,49.103 / 1000×200
o τu= 0,012 MPa
D’autre part on a :
o  τu < min (0,15× fc28 ; 4Mpa)
o  τu < min (3,75 ; 4Mpa)

S. Seladji 50
Chapitre 3 Etude des éléments non structuraux

o  τu < 3.75Mpa
Donc : τu <  τu
Les armatures transversales ne sont pas nécessaires.

Figure 12 Schéma des armatures de l'acrotère

d. L’ascenceur :
Ascenseur type 01 : du RDC a la terrasse accessible
 Caractéristiques :

Figure 13 vue en coupe de l'ascenseur

Ascenseur électrique avec salle de machine E.T.G (modèle OMEGA) :


 Dimensions de la cabine (AXB)= (1100 X1400) mm
 Vitesse : 1,6 m/s
 Nombre de personnes : 8 personnes
 La charge : 630Kg

S. Seladji 51
Chapitre 3 Etude des éléments non structuraux

 Dimension de la gaine : (1650X 1900) mm

Tableau 6 fiche technique de l'ascenseur


d.1 Evaluation de la charge totale :
RT= ∑Ri
Tq : Ri sont données par le tableau précédent, et qui représente :
 R2 : Réaction due aux parois de la cabine.
 R1 : Réaction due au toit.
 R3 : Réaction due au plancher.
 R4 : Réaction due aux accessoires.
Calcul des charges à ELU :
o Qu = 1,35. G+1,5. Q
o Qu = 1,35× (15+12+50+38) +1,5×8
o Qu =167,25 KN
Calcul des charges à ELS :
o QS =G+Q
o QS= (15+12+50+38) +8
o QS =123 KN

d.2 Vérification au poinçonnement :


Il est nécessaire de vérifier la résistance des dalles au poinçonnement c'est-à-dire l’effet
d’une charge concentrée appliquée par des appuis du moteur (moteur à 4 appuis). La section
d’appui est de (10.10) cm2 et nous avons : h = 20cm

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Chapitre 3 Etude des éléments non structuraux

Figure 14 Schéma de la surface


Selon le BAEL
f cj
Qu ≤0,045 × μ c × h ×
γb
Où :
 (h) l’épaisseur de la dalle,
 (µc) le périmètre du conteur au niveau du feuillet moyen,
 (Qu) la charge de calcul à l’E.L.U. R
 (u ; v) Les dimensions du rectangle d’impact au niveau du feuillet moyen de la dalle
avec un angle d’incidence de 45°.
 µc =2× (u+v) /avec u=v=30 cm
 µc =2×60
 µc =120 cm
 h= 20 cm
 fc28= 25 MPa
 ɣb=1,5
Donc :( 0,045× µc ×h×fc28/ ɣb) = (0,045×1200×200×25/ 1,5) =180000[N]
o Et d’autre part on a : Qu =167250 [N]
La condition du B.A.E.L vis-à-vis le poinçonnement est vérifiée (la charge concentrée ne crée
aucune contrainte de cisaillement), donc les armatures transversales ne sont pas nécessaires.
d.3 Ferraillage du mur voile de la cage d’ascenseur :
Nous avons prévu un mur voile d'épaisseur égale à 20cm : les armatures sont constituées de
deux nappes.
Selon RPA 2003 le pourcentage minimum des armatures et de 0,1%de la section du béton
dans les deux sens :

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Chapitre 3 Etude des éléments non structuraux

Amin= 0,001.100.15 =1,5 cm2


Soit : 4T8 / ml =2,01 cm2/ ml

Figure 15 schéma des armatures du voile de l'ascenseur


3. Conclusion
Ce chapitre a permis de détailler l’analyse et le dimensionnement des éléments non
structuraux de notre projet, à savoir les balcons, les escaliers, l’acrotère et l’ascenseur.
Chaque composant a fait l’objet d’un calcul rigoureux en conformité avec les normes en
vigueur, notamment le BAEL 91 et le RPA 99/2003, en tenant compte des sollicitations aux
états limites ultimes (ELU) et de service (ELS).
L’ensemble de ces études confirme la conformité des éléments non structuraux aux exigences
de sécurité, de stabilité et de service, contribuant ainsi à l’intégrité globale de l’ouvrage.

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