Sujet: Realisation Et Pose Des Paves Autoblocant de 11: Cas de La Voie B Du Pdvir
Sujet: Realisation Et Pose Des Paves Autoblocant de 11: Cas de La Voie B Du Pdvir
REPUBLIC OF CAMEROON
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PAIX-TRAVAIL-PATRIE
$ PEACE-WORK-FATHERLAND
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MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT
MINISTRY OF HIGHER
SUPERIEUR
EDUCATION
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UNIVERSITE DE NGAOUNDERE
UNIVERSITY OF NGAOUNDERE
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Par
Forme les cadre techniques moyens capable d’intervenir et de faire fonctionner tous les
départements industriels ;
Pour cela, la formation à l’IUT de Ngaoundéré dure 02 ans pour la préparation au Diplôme
Universitaire de Technologique (D.U.T) en 05 mentions et 09 parcours :
Un stage ouvrier d’une durée de 01 à 02 mois, l’objectif est de confronter les étudiants aux
taches ouvriers, au travail d’équipe, et de les imprégner des réalités de l’entreprise,
Un stage agent de maitrise d’une durée de 2 à 3 mois dont l’objectif est d’amener l’étudiant à
résoudre un problème industriel, résolution qu’il rédigera et soutiendra devant un jury au sein
de l’IUT.
L’objectif de ces travaux est de préparer l’étudiant à sa vie professionnelle dans le monde de
l’entreprise.
A. HISTORIQUE
L’Institut Universitaire de Technologie (IUT) de Ngaoundéré est une école née de l’ENSIACC (Ecole
Nationale Supérieur des Industries Agroalimentaire du Cameroun). Cette dernière fut créée en 1977 et
ouverte en 1982 dans le cadre du centre universitaire de Ngaoundéré. Elle était constituée de trois
cycles de formation : le cycle de techniciens supérieur, le cycle d’ingénieur de travaux et le cycle de
d’ingénieur de conception.
Lors des reformes dans l’enseignement supérieur au Cameroun, par décret N°010/CAB/PR du 19
janvier 1993, l’ENSIACC s’éclate en deux établissements à savoir L’IUT (institut universitaire des
technologies) et l’ENSAI (école nationale des sciences agro-industrielles). Ces derniers forment
respectivement les techniciens supérieurs et les ingénieurs des travaux alors que la dernière hérite de la
formation des ingénieurs de conception.
Depuis sa création, elle a connu une évolution tant sur ses formations que sur la qualité de ses
enseignements. Nous retenons ici quelques dates marquantes de son évolution :
B. ADRESSE DE L’ENTREPRISE
Tableau présentant l’adresse complet de l’entreprise
Logo de l’institut
D. SECTEUR D’ACTIVITE
L’IUT de Ngaoundéré a pour missions :
L’IUT compte cinq mentions différentes, comprenant chacune plusieurs parcours à savoir :
La mention Génie Biologique qui propose une formation dans différents domaines de
la production pour les secteurs agroalimentaire et biologique en ce qui concerne le
parcours IAB (Industries Alimentaire et Biotechnologie), du laboratoire des industries
agroalimentaire et autres activités en ce concerne le parcours ABB(Analyse
Biologique et Biochimique), et dans les différents domaines de technologie de
mesures, d’analyse, de traitement de polluants et de la gestion des déchets en ce qui
concerne le parcours GEN (Génie de l’environnement) ;
La Mention Génie Informatique qui forme les techniciens dans le domaine de
l’informatique notamment de la programmation (parcours Génie Logiciel), des
réseaux informatiques (parcours Système et Réseaux)
La Mention Génie Industriel et Maintenance qui forme les techniciens supérieurs
polyvalents orientés vers l’électronique, l’électrotechnique, l’automatique, la
Mécanique pour le parcours MIP (Maintenance Industrielle et Productique), mais aussi
vers l’énergétique et la thermique industrielle pour le parcours GTE (Génie Thermique
énergétique).
La Mention Génie Civil et Construction Durable qui s’applique dans la
1. STRUCTURE
L’IUT de Ngaoundéré dans son livre blanc prévoit une organisation ainsi qu’il suit :
Une Direction :
Directeur assisté d’un Directeur Adjoint, nommés suivant la réglementation en vigueur, cette Direction
comprend :
• Le Service de l'Intendance ;
Un Conseil de Professeur :
Le Conseil des Professeurs émet un avis préalable sur le régime des études, leur organisation et les
modalités de leur évaluation, les programmes, le recrutement et l'avancement du membre du Corps
enseignant. Il suit la coordination des activités scientifiques et académiques entre le Corps enseignant
de l'Institut et celui des autres
L'assemblée de l'Institut émet des vœux sur toutes les questions intéressant la vie de l'Institut, se réunit
une fois par trimestre et chaque fois que cela est jugé nécessaire. Elle est convoquée et présidée par le
Directeur de l'Institut.
Les différents maillons de la chaîne administrative de l’IUT sont formés de la direction, des divisions
et de divers services allant des affaires générales à l’intendance.
La Direction :
Elle est composée d’un directeur assisté d’un adjoint. Elle est chargée de la police générale de
l’établissement, de la gestion des crédits et du personnel, de la représentation de l’institut auprès du
recteur de l’Université, du suivi de la coopération, de la coordination et de l’animation des activités
académiques ;
Les divisions :
Il y en a deux : celle en charge de la formation initiale qui gère l’organisation, l’animation et le suivi
des activités de l’ensemble des départements ; et celle des stages et de la formation permanente et des
relations avec les milieux professionnels ; Le service chargé des affaires qui s’occupe de la gestion du
personnel administratif et de l’instruction des affaires générales ;
Le service de l’intendance qui est en charge des instructions des affaires financières.
HISTOIRIQUE DEL’ENTREPRISE
SECTEUR D’ACTIVITE :
• BTP
• Construction
• Aménagement hydro-Agricole
• Pipeline
• Bâtiment et exploitation des carrières
NOMBRES DU PERSONNEL :
• 469 Employés
Organigramme hiérarchique de la SOTCOCOG
PDG
DIRECTION CONTRÔLE
DIRECTION DES DE GESTION
SECRETAIRE GENERAL OPERATIONS
SECRETAIRE DU DG
PARC MATERIEL
PROJET ZINA
TRESORERIE MAROUA
Ce mémoire présente une étude approfondie sur la conception, la fabrication et la pose des
pavés autobloquants pour la voie B, une route secondaire située dans le quartier Gada
Mabanga à Ngaoundéré. L’objectif est d’optimiser la durabilité et la résistance des pavés
adaptés aux contraintes locales, notamment les sols argileux et le trafic modéré. La
méthodologie comprend une analyse granulométrique des matériaux locaux, la formulation
des pavés selon la méthode Dreux-Gorisse, des essais de résistance à la traction réalisés à 7,
14 et 28 jours, ainsi qu’une procédure rigoureuse de pose sur plusieurs couches. Les résultats
montrent une résistance mécanique conforme aux normes, validant ainsi l’utilisation des
pavés pour ce type de chaussée. Ce travail contribue à proposer une solution économique et
durable pour les infrastructures routières secondaires dans la région.
ABSTRACT
This thesis focuses on the design, manufacturing, and installation of interlocking concrete
pavers for Voie B, a secondary road in Gada Mabanga, Ngaoundéré. The study aims to
optimize the durability and mechanical strength of pavers suited to local clayey soils and
moderate traffic. Methodology includes granulometric analysis of local materials, Dreux-
Gorisse mix design, tensile strength tests at 7, 14, and 28 days, and a detailed multi-layer
paving procedure. Results demonstrate mechanical resistance meeting standards, confirming
the suitability of pavers for secondary roads. This study offers an economical and sustainable
solution for road infrastructure in the region.
INTRODUCTION
INTRODUCTION
Les chaussées revêtues en pavés autobloquants constituent une solution technique éprouvée
pour les routes à trafic modéré, notamment dans les zones urbaines et périurbaines. Outre leur
aspect esthétique, les pavés offrent une bonne résistance mécanique, une facilité d’entretien et
une capacité à supporter les déformations sans fissuration majeure. Leur mise en œuvre
nécessite cependant une formulation rigoureuse des pavés, qui doivent être stable, et
suffisamment résistant pour assurer une répartition homogène des charges.
La couche de base est une composante clé de la structure routière, particulièrement pour les
chaussées en pavés qui exigent une assise stable et durable. Ce mémoire répond donc à un
besoin concret d’amélioration des pratiques dans la construction des routes secondaires, en
mettant l’accent sur la qualité de la couche de base.
Ce mémoire vise à étudier la conception, la fabrication et la pose des pavés pour la voie B, en
s’appuyant sur une analyse technique des matériaux locaux et des essais en laboratoire
réalisés dans le cadre de mon stage chez SOTCOCOG S.A. L’objectif est de proposer un
protocole adapté garantissant la pérennité de la chaussée.
REVUE DE
LITTTERATURE
PREMIERE PARTIE : REVUE DE LITTÉRATURE
Les chaussées pavées sont parmi les plus anciennes formes de routes aménagées par
l’homme, avec une histoire qui remonte à plusieurs millénaires.
• Les premières routes pavées
Les premières traces de pavages en pierre ont été découvertes dans les grandes civilisations
anciennes. Vers 4000 av. J.-C., des pavages en pierres régulières apparaissent à Ur
(Mésopotamie) et dans la vallée de l’Indus, où l’on utilisait aussi des briques en terre cuite
pour les routes. Ces aménagements permettaient de faciliter les déplacements dans les villes et
sur les routes commerciales.
• Les routes pavées dans l’Antiquité
L’Empire romain a largement développé les routes pavées entre le Ier siècle av. J.-C. et le Ier
siècle apr. J.-C. Ces voies, construites pour faciliter la mobilité rapide des légions et le
commerce, étaient composées de plusieurs couches : un fond creusé et nivelé, une couche de
gros cailloux, un lit de gravier, puis un revêtement final en dalles de pierre ou en béton romain
(opus caementicium). Ces chaussées étaient durables, bien drainées et certaines sont encore
visibles aujourd’hui.
• Moyen Âge et Renaissance
Après la chute de l’Empire romain, la construction de chaussées pavées déclina en Europe, les
routes redevenant souvent des chemins de terre. Cependant, dans les villes, les pavages en
pierre restaient utilisés pour les voies principales, notamment dans les centres historiques. À
la Renaissance, la redécouverte des techniques romaines et le développement des villes
conduisirent à la réhabilitation progressive des chaussées pavées.
• XVIIIe et XIXe siècles : pavés et macadam
Au XVIIIe siècle, les pavés en pierre cubique ou parallélépipédique furent largement
employés pour les rues urbaines, offrant des surfaces propres, résistantes à l’eau et faciles à
entretenir. Parallèlement, l’ingénieur écossais John Loudon McAdam inventa la technique du
macadam, une chaussée empierrée simplifiée, qui supprima la couche profonde de gros blocs
au profit d’une couche compacte de petites pierres angulaires, améliorant la résistance
mécanique tout en réduisant les coûts.
• XXe siècle à aujourd’hui
Avec l’essor de l’automobile, les chaussées pavées ont été progressivement remplacées par
des revêtements bitumineux et en béton pour leur confort et leur silence. Cependant, les pavés
autobloquants en béton ont connu un renouveau, notamment pour les routes secondaires,
zones piétonnes et parkings, grâce à leur modularité, leur résistance et leur facilité de
maintenance.
Les pavés sont des blocs solides utilisés pour le revêtement des sols, principalement dans
l’aménagement des espaces urbains, des routes, des trottoirs, des allées et des parkings. Ils
sont appréciés pour leur résistance, leur esthétique et leur facilité d’entretien.
Définition et rôle
Un pavé est un élément de construction en pierre, béton ou tout autre matériau, destiné à être
posé sur un sol préparé afin de constituer un revêtement stable et durable. Ce revêtement et en
général appelé pavage. De nos jours, il est utilisé essentiellement pour des voies piétonnières
ou rarement empruntées, dans des secteurs historiques ou pour de courts segments de route,
ainsi que pour les allées.
Les pavages qui constituent un ensemble de pavés, ont une longue histoire qui remonte à
l'antiquité, où les égyptiens furent parmi les premiers à développer les techniques de pavage.
Ils utilisaient des pavages pour recouvrir les sols des temples, des palais et des maisons.
Ensuite, au moyen âge, les pavages étaient utilisés pour recouvrir les sols des églises et des
châteaux, avec des techniques telles que la mosaïque et la marqueterie pour créer des pavages
élaborés. Les byzantins, en particulier, développèrent des techniques de pavage en mosaïque
qui devinrent célèbres dans le monde entier. Par la suite, à la renaissance, les pavages
devinrent plus élaborés, avec l'utilisation de matériaux tels que le marbre et le granit pour
créer des espaces majestueux et luxueux. Finalement, au XIXe siècle, les pavages en
céramique et en carreaux de céramique devinrent populaires. Et de nos jours, les pavages en
béton prennent de plus en plus d’espace dans nos villes.
Types de paves
Les pavés sont classes selon leur matériau de fabrication et leur mode de pose, offrant une
grande variété de choix pour les aménagements extérieurs. Pour cela nous distinguons entre
autres :
Pavés en pierre naturelle : le pavé en pierre naturelle est un choix magnifique pour embellir
les espaces extérieurs. Il apporte une touche d'élégance et de durabilité à des allées, terrasses
ou jardins. Les pierres comme le granit, le calcaire ou le grès sont souvent utilisées, chacune
ayant ses propres caractéristiques en termes de couleur, texture et résistance. En plus de son
aspect esthétique, le pavage en pierre naturelle est très résistant aux intempéries et nécessite
peu d'entretien. Il est également possible de jouer avec les motifs et les agencements pour
créer des designs uniques. Il existe de nombreuses applications pour le pavage en pierre
naturelle, que ce soit dans des contextes résidentiels ou commerciaux. Ce type de pavé est
fabriqué à partir de granit, basalte, grés ou calcaire, très résistant aux intempéries et à l’usure
Pavé en béton : il s'impose comme une solution incontournable pour les aménagements
extérieurs et intérieurs, grâce à ses nombreux avantages en matière de durabilité, de flexibilité
de design et d'entretien minimal. Premièrement, sa robustesse face aux intempéries et à l'usure
en fait un choix idéal pour des zones à fort passage, telles que les allées, les parkings ou les
espaces publics, où la longévité est cruciale. De plus, le béton offre une grande variété de
possibilités esthétiques ; il peut être coulé dans diverses formes et fini avec des techniques
innovantes comme le béton imprimé ou coloré, permettant ainsi de créer des designs uniques
qui s'intègrent parfaitement à l'environnement. En outre, le coût du pavage en béton est
souvent plus abordable que celui d'autres matériaux tels que la pierre naturelle ou la
céramique, tout en offrant une longévité comparable. Enfin, son entretien est relativement
simple : un nettoyage régulier et l'application occasionnelle d'un scellant suffisent
généralement à préserver son apparence. Avec toutes ces qualités, le pavage en béton apparaît
non seulement comme une option esthétique et pratique mais aussi comme un choix
économique et durable pour quiconque souhaite améliorer ses espaces de vie ou de travail. Le
pavage en béton est extrêmement polyvalent et peut être utilisé dans de nombreuses
applications. Ils sont composés de ciment, sable et granulats. Ils peuvent également être pleins
ou autobloquants, disponibles en plusieurs couleurs et textures.
Pavé en terre cuite : le pavage en terre cuite est un type de revêtement de sol extérieur réalisé
à partir de pavés en terre cuite, fabriqués à partir d'argile naturelle cuite à haute température,
ce qui leur confère une surface dure et résistante, très résistante aux intempéries, tels que la
pluie, le soleil et le gel, et capable de supporter des charges importantes. Il est également très
durable, avec une durée de vie qui peut atteindre plusieurs décennies, et esthétique, disponible
dans une variété de couleurs et de textures, ce qui permet de créer des espaces extérieurs
uniques et personnalisés. De plus, les pavés en terre cuite sont faciles à nettoyer et à
entretenir, ce qui les rend idéaux pour les espaces extérieurs fréquentés. Mais ce dernier est
moins résistant que la pierre et le béton.
Pavé en résine : les pavages en résine sont durables et résistants aux taches. Ils conviennent
particulièrement aux cuisines et aux salles de bain. Le pavage en résine est une solution
moderne et innovante qui offre une alternative esthétique et durable aux revêtements
traditionnels. La résine en elle-même est un matériau synthétique utilisé pour créer des
surfaces solides et durables. Elle est fabriquée à partir de produits chimiques et est souvent
mélangée avec des granulats comme le gravier ou le quartz. Une fois durcie, la résine forme
une surface lisse qui est résistante aux chocs, imperméable et disponible dans différentes
couleurs. On l'utilise couramment pour le pavage des allées, terrasses et parkings, car elle allie
fonctionnalité et esthétique. Ce type de pavage est composé de résine polyuréthane ou époxy,
mélangée à des granulats naturels tels que le quartz, le marbre ou le gravier. Une fois
appliqué, il forme une surface lisse et homogène qui est non seulement attrayante, mais aussi
très résistante aux intempéries, aux chocs et aux produits chimiques. Le pavage en résine est
particulièrement apprécié pour sa capacité à s'adapter à différents environnements, qu'ils
soient intérieurs ou extérieurs. Le pavage en résine offre donc une multitude d'avantages tant
sur le plan esthétique que fonctionnel.
Pavé en plastique : le pavage en plastique recyclé est un type de revêtement de sol extérieur
réalisé à partir de pavés en plastique fabriqués à partir de déchets plastiques recyclés. Ce type
de pavage offre une solution durable et écologique pour les espaces extérieurs, en réduisant la
quantité de déchets plastiques dans les décharges et en préservant les ressources naturelles.
Les pavés en plastique recyclé sont également résistants aux intempéries, légers, faciles à
installer et à entretenir, et peuvent supporter des charges importantes.
Les pavés drainants : sont un type de revêtement de sol extérieur conçu pour permettre
l'écoulement de l'eau et réduire les problèmes de drainage. En effet, les pavés drainants sont
fabriqués avec des matériaux poreux ou des canaux de drainage intégrés, ce qui permet à l'eau
de s'écouler rapidement et efficacement. Cela signifie que les pavés drainants peuvent
absorber l'eau de pluie, la fonte des neiges ou les eaux de ruissellement, et la laisser s'écouler
sans créer de flaques d'eau ou de zones inondées. Cela réduit les risques de glissade, de dégâts
causés par l'eau stagnante et de problèmes de drainage, ce qui en fait une solution idéale pour
les zones où l'eau peut s'accumuler.
Pavages en bois : les pavages en bois ajoutent une touche chaude et naturelle aux espaces
intérieurs. Ils conviennent particulièrement aux styles rustiques ou traditionnels. Le pavage en
bois est une technique de revêtement qui utilise des éléments en bois pour créer des surfaces à
la fois esthétiques et fonctionnelles. Ce type de pavage peut être utilisé tant à l'intérieur qu'à
l'extérieur, apportant une chaleur naturelle et un charme unique à divers espaces. Le bois,
souvent traité pour résister aux intempéries et aux insectes, offre une durabilité appréciable
tout en conservant son allure organique. Les différentes essences de bois, telles que le teck, le
cèdre et le chêne, permettent de jouer sur les textures et les couleurs, rendant chaque
application unique. De plus, le pavage en bois peut être conçu dans divers motifs et
configurations, ce qui permet de personnaliser l'espace selon les préférences esthétiques.
Avantages et inconvénients
Bien que les pavés soient de plus en plus utilisés de nos jours, ils présentent cependant
des aspects tant bien positifs que négatifs :
a. Avantages
• Protection du sol : les pavages protègent le sol des dégâts causés par les intempéries,
les $piétinements, etc.
• Sécurité : les pavages peuvent aider à prévenir les glissades et les chutes.
• Durabilité : les pavages peuvent être réalisés avec des matériaux durables.
• Entretien facile : les pavages sont faciles à nettoyer et à entretenir et ils ont également
une facilité de remplacement en cas de dommage.
• Amélioration de la valeur immobilière : les pavages peuvent augmenter la valeur d'un
bien immobilier.
b. Inconvénients
- Coût élevé : les pavages peuvent être chers à installer, surtout s'ils sont faits de
matériaux de haute qualité comme la pierre naturelle ou le bois. Exemple : un pavage en
pierre naturelle peut coûter cher en fonction du mètre carré.
- Maintenance : les pavages nécessitent une maintenance régulière pour éviter les
fissures et les dégâts causés par les intempéries. Exemple : les pavages en béton doivent être
nettoyés régulièrement pour éviter les taches et les fissures.
- Glissance : les pavages peuvent être glissants, surtout lorsqu'ils sont mouillés, ce qui
peut augmenter le risque de chute. Exemple : un pavage en pierre lisse peut être très glissant
lorsqu'il est mouillé.
- Dégâts causés par les racines : les pavages peuvent être endommagés par les racines
des arbres ou des plantes qui poussent à proximité. Exemple : un pavage en béton peut être
fissuré par les racines d'un arbre qui pousse à proximité.
- Problèmes de drainage : les pavages peuvent causer des problèmes de drainage,
surtout s’ils sont installés de manière incorrecte. Exemple : un pavage qui n'est pas incliné
correctement peut causer des problèmes de drainage et des inondations.
Entretien
Avant la pose, les dalles doivent toujours être stockés verticalement, à l’abri des
intempéries et les intercalaires doivent continuer à être utilisés pour maintenir une
ventilation entre les produits. Quel que soit le principe de pose retenu, une pente minimum
de 2% doit être présente sur l’assise, puis sur le revêtement de sol. La pente dit permettre
l’évacuation des eaux en s’éloignant des murs de l’habitation. Un drain périphérique doit
être réalisé pour compléter la canalisation des eaux pluviales de l’ouvrage.
MATERIEL ET
METHODE
DEUXIEME PARTIE : MATERIEL ET METHODE
MATÉRIEL
DESCRIPTION DU PROJET
Dans le cadre du suivi de la mise en œuvre du PDVIR, et du lancement officiel des travaux
d’investissement publics pour l’année 2025, le ministre de l’Habitat et du Développement
Urbain, Célestine Ketcha Courtès a effectué une visite de travail dans la Région de
l’Adamaoua du 27 au 28 Janvier 2025.
S’agissant du suivi de la mise en œuvre du Projet de Développement des Villes Inclusives et
Résilientes (PDVIR), il s’agi pour le ministre Célestine Ketcha Courtès au cours de la journée
du 27 janvier, d’inspecter et d’évaluer les chantiers en cours dans la ville de Ngaoundéré.
Cette visite a également permis d’évaluer le respect des termes des contrats signés avec les
entreprises en charge des travaux ; d’identifier les points de blocage et de proposer des actions
correctives. C’est ainsi que le ministre a noté que certains chantiers accusent des retards. Il
s’agit notamment du lot 1 relatif aux travaux de voirie dans les quartiers Gada Mabanga et
Djalingo. Quant aux travaux du lot 2 (équipements de proximité), le taux d’avancement de
84,08 % au 31 décembre 2024 d’où un réel motif de satisfaction du MINHDU. Il a été
également question au cours de cette visite de sensibiliser les populations locales aux
avantages des infrastructures réalisées et à leur entretien futur.
Cette mission, menée en collaboration avec les autorités administratives, les élus locaux, les
entreprises adjudicataires, les équipes de maîtrise d’œuvre et les bénéficiaires, représente une
étape essentielle pour garantir l’efficacité et la durabilité des ouvrages réalisés.
Il convient de mentionner que la première phase des travaux du PDVIR à Ngaoundéré est
achevée depuis 2023. La réception, puis la rétrocession ont eu lieu le 26 décembre 2023 en
présence de Madame le Ministre de l’Habitat et du Développement Urbain et des autorités
locales. Il faut dire que ces ouvrages réalisés par la SOTCOCOG a Ngaoundéré avec l’appui
de la Banque mondiale comprennent : la construction d’une chaussée de 6×1voie en 5
sections pour une longueur cumulée de 2743.1 m ; la construction d’ouvrages
d’assainissement ; la construction des trottoirs, la pose des bordures de trottoirs, la
construction de caniveaux et autres ouvrages tels que des dalots, des ouvrages de tête, des
exutoires.
:;
Figure : Plan de masse de la zone du projet (Ngaoundéré)
LES DIFFÉRENTS INTERVENANTS DU PROJET
Le Maitre d’Ouvrage : représente celui pour qui le projet est destiné et par qui le projet est
émis, dans le cadre de notre projet c’est le MINHDU (Ministère de l’Habitat et
Développement Urbain) du Cameroun.
La Mission de Contrôle : c’est l’entité qui est mandatée par le Maitre d’Ouvrage afin de
suivre l’exécution des travaux proprement dits. Dans le cadre de notre projet. C’est la même
entité qui a procédé aux études d’APD ayant servi à l’appel d’offre. Cette mission est confiée
au groupement INTEGC SARL.
Le Sous-traitant est une entité à qui le Titulaire du marché confie une partie de la réalisation
des ouvrages. Dans notre cas le Titulaire du marché a fait recours à un sous-traitant principal
qu’il a désigné dans son offre pour réaliser la majeure partie des travaux.
VOIE B
La voie B est située dans le quartier Gada Mabanga, caractérisé par un sol argilo-sableux avec
un CBR initial d’environ 15, indiquant une faible portance. Le trafic journalier est estimé à
100 véhicules légers. La région connaît un climat tropical avec des précipitations annuelles
autour de 1500 mm.
Les granulats jouent un rôle de remplissage et ont une grande influence, de par leurs
caractéristiques physiques, chimiques et mécaniques sur les propriétés du béton frais et durci.
Les granulats peuvent être roulés (sable siliceux) ou concassés (sable, gravier, Grave...). Ils
occupent environ 75 à 85 % du volume total d’un mélange de béton. Ainsi pour limiter les
problèmes de ségrégation et en vue d’une meilleure qualité de surface. Le diamètre (D)
maximale du granulat doit être inférieure à 20 mm. Le fuseau granulométrique doit être divisé
en plusieurs fractions dont toutes les fractions granulométriques doivent avoir un indice de
concassage supérieur à 30% pour les trafics faibles et environ 100% dans le cas de trafic élevé
les figure ci-dessous représente le type de granulats utilisés pour le projet.
L’EAU DE GÂCHAGE
Le béton de réalisation des pavés étant un béton sec à affaissement 6,5. Sa teneur en eau doit
donc être faible. Elle est de l'ordre de 4 à 6%, fixé par le laboratoire lors de l'essai Proctor
modifié. Quant à la teneur en eau au chantier, on doit tenir compte des conditions
atmosphériques et de transport. L'eau est de qualité potable avec une teneur en sels dissous
inférieurs à 1 g/l et une teneur en matière de suspension inférieure à 0.5 %. Il faut noter qu'un
excès d'eau entraîne une instabilité rendant l'uni défectueux tandis qu'un manque d'eau
entraîne des défauts de prise localisés.
LE LIANT
Dans le cadre de ce projet, le liant hydraulique utilisé est le ciment Portland CEM Il 42.5 R de
DANGOTE, dont la classe varie en fonction des performances voulues. Son utilisation répond
à un certain nombre d'exigences parmi lesquelles nous avons la résistance mécanique, les
critères de durabilité exigées ainsi que les contraintes économiques telles que la disponibilité
et le coût des ajouts, le coût du transport, etc. Le dosage classique d'un mélange de béton est
de 200 à 350 kg/m', soit une teneur en liant de10 à 15 % de la masse totale des constituants
secs. Il faut noter qu'une teneur trop élevée de ciment favorise les fissures, augmente le coût
de Production et ne permet pas nécessairement une augmentation des performances.
METHODE
ÉTUDES GÉOTECHNIQUES
Pour des raisons de compétence, Dans le cadre de l'exécution de ce projet, le laboratoire de
du chantier à Likok a réalisé une étude de formulation du Béton destiné à la fabrication de
pavés autobloquant de ce projet. Les granulats entrant dans la composition du mélange sont
les concassé 15/25 ; le concassé 5/15 ; le sable concassé 0/5 de la carrière de SOTCOCOG et
le la sable de rivière 0/5 de GAROUA. L’objet de cette étude est de vérifier que les matériaux
à notre disposition présentent les caractéristiques requises pour un béton pour la fabrication
des pavés et que les performances du mélange obtenu satisfont aux spécifications du CCTP du
marché. L’étude en question présente ; Les caractéristiques des matériaux de base (granulats,
ciment), la détermination des proportions optimales offrant les meilleures caractéristiques du
béton, les résultats obtenus et les conclusions de l’étude.
L'objectif de ces méthodes de formulation est d'optimisation des dosages des constituants.
L'optimisation des proportions des matériaux secs des mélanges béton permet d'obtenir de
bonnes caractéristiques mécaniques malgré la moyenne teneurs en ciment du béton. Le
produit fini devra satisfaire aux exigences que nous allons lister dans le tableau de
caractéristiques mécaniques du béton représenter ci-dessous :
GRANULATS
0,4 0,9 1,4 4,4 8,6 30, 39, 66, 75, 83, 90 93, 94,9 96, 98 98, 99, 0
2 8 5 2 6 1 8 6 2
- - - -
LIANTS HYDRAULIQUES
Le liant hydraulique utilisé pour la formulation du béton dans le cadre de ce projet est le
ciment Portland CEM Il 42.5 R de DANGOTE. Les essais d'identification des ciments
n’ayant pas été effectuée sur celui si dans le cadre de ce projet en référence aux données
d’identification de DANGOTE.
FORMULATION DU BÉTON POUR LA FABRICATION DES PAVÉS
L’objectif ici est de chercher à définir un béton répondant aux performances recherchées à
savoir la résistance à la traction. Pour cela, la recherche de la granulométrie optimum du béton
est fondamentale, car c'est elle qui conditionne toutes les qualités du pavé.
Méthode de DREUX GORISSE :
Les pavés sont soumis à des tests de traction directe à 3, 7 et 28 jours pour évaluer leur
résistance mécanique.
La pose des pavés doit respecter la norme NF P98-335 pour cette partie du travail, il est
essentiel de veiller à respecter au maximum les indications ou procédures suivantes, sans
oublier que la pose des pavés se fait à l’avancement en se déplaçant sur les produits déjà posés
: Préparation du support (pour pose sur assise souple) : il faut dans ce cas décaper le sol de sa
terre meuble végétale sur environ 15 à 20 cm, veiller à donner au fond de forme la même
pente (2%) que le sol fini, poser une nappe géotextile sur le fond de fondation : cela limite la
repousse de mauvaises herbes, stabilise l’ouvrage et assure un meilleur drainage ; effectuer
ensuite un apport de matériaux concassés 0/31.5 qui sera compacter à l’aide d’une plaque
vibrante.
Lit de pose : étaler une couche de sable de rivière lavé qui sera tirer à la règle posée sur des
cales de niveau. Après compactage, le lit de pose doit avoir une épaisseur de 3 cm +ou- 1 cm.
Dans le cas d’un terrain avec une forte pente, il faut utiliser un lit de pose en sable stabilisé
(mélange de sable et de ciment dosé à 100 kg/mᶟ).
La couche de base est une couche structurelle majeure qui assure la portance de la chaussée.
Elle doit présenter :
• Une résistance mécanique élevée (souvent mesurée par l’indice CBR, avec des
valeurs recommandées supérieures à 80%).
• Une bonne stabilité dimensionnelle pour éviter les déformations sous charge.
• Une surface plane et régulière pour faciliter la pose des pavés.
• Une perméabilité adéquate pour éviter l’accumulation d’eau, source de
dégradation.
Les matériaux utilisés pour la couche de base peuvent être des granulats naturels, des
matériaux traités (ciment, chaux) ou des matériaux recyclés, selon les normes et disponibilités
locales.
LES OUVRAGES :
Les Essais de la géotechnique Routière ;
Guide de pose pavés, dalles et bordures Guide de ... - EDYCEM PPL [Link]
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