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Salpingites

La salpingite aiguë non tuberculeuse est une inflammation des trompes souvent d'origine polybactérienne, nécessitant une attention médicale en raison de ses complications potentielles. Les signes cliniques incluent des douleurs pelviennes, des leucorrhées purulentes et une fièvre, tandis que le diagnostic repose sur l'examen clinique et des investigations complémentaires. Le traitement implique des antibiotiques, des soins médicaux et, si nécessaire, une intervention chirurgicale pour éviter des complications graves comme l'abcès pelvien ou l'infertilité.

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Salpingites

La salpingite aiguë non tuberculeuse est une inflammation des trompes souvent d'origine polybactérienne, nécessitant une attention médicale en raison de ses complications potentielles. Les signes cliniques incluent des douleurs pelviennes, des leucorrhées purulentes et une fièvre, tandis que le diagnostic repose sur l'examen clinique et des investigations complémentaires. Le traitement implique des antibiotiques, des soins médicaux et, si nécessaire, une intervention chirurgicale pour éviter des complications graves comme l'abcès pelvien ou l'infertilité.

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Salpingites aigues non tuberculeuses

(Étiologies – diagnostic- évolution- traitement)

I. Introduction
1) Définition

Inflammation aigues des trompes, infections RECENTE utéroannexielles d’origine souvent


polybactériennne

2) Intérêt

Prévalence motif très fréquent d’hospitalisation en GOB

Urgence gynécologique

Gravité par ses complications aigues péritonite et chronique fitz hugh curtis et séquelles

3) Physiopathologie

Dissémination par voie ascendante d’une infection génitale basse mal traité ou non

II. Signes
1. Tdd salpingites aigues non compliqués

Cdd : fortuite souvent asymptomatique, douleur pelvienne bruyante

Terrain :

FDR

Tout manœuvre endoutérine


o Hystérographie o Révision utérine
o Hystéroscopie o Curetage
o Biopsie de l'endomètre o IVG
o Stérilet (CI chez la nullipare), o Accouchement s/tt
DIU césarienne
Age<30ans femme jeune

IST

Partenaires multiples, urétrite chez le partenaire

RS NON protégé

Infections de voisinage digestives (appendicite, sigmoïdite)

Rétention placentaire

Nullipare, souvent en post menstruelles

Atcds

Notion de gestes endoutérines

Notion de salpingites antérieure

Leucorrhée chronique
SF : douleur pelvienne hypogastrique paroxystique sur fond continu, bilatérale souvent modérée
atténuées au repos aggravés en fin de journée et au cours des rapports sexuelles

SA :

Leucorrhées purulentes ou métrorragie peu abondantes, récidivantes et inconstantes témoin de


l’endométrite

SG fièvre 38/39°C Conservation de l’état général

2. Examen physique

Paramètres

Examen gynécologique

Spéculum :

Glaire cervicale louche, purulente issu de l’utérus, souvent endocervicite associée
(col inflammatoire)
 Prélèvements bactério systématique avec grattage au niveau de l'endocol (germes
intracellulaires)
 Si stérilet  retrait du DIU + mise en culture
Douleur hypogastrique diffuse  défense sans contractures
TV :
 Douleur à la pression, mobilisation de l'utérus et des culs de sac latéraux, palpation
annexielle douloureuse  infiltration / empâtement
TR
Recherche de douleur de cri de Douglas
Examen général et complet

Examen para cliniques

1ère intention

Biologie

Ne pas attendre les résultats pr débuter le ttt


-HCG
Infectieux :
-VS et CRP élevées,
-NFS : hyperleucocytose à PNN (fréquent ms inconstant
Bactério :
-HAA,
-ECBU,
-Prélèvements : vaginaux, ablation et mise en culture DIU
endocol, isolement des germes GONOCOQUES chlamydia trachomatis
exocol + pelvien si coelio
 prélèvements chez le partenaire à la recherche aérobies, anaérobies et Chlamydia
trachomatis
Sérologies

Chlamydia Ig G é successifs témoin d’une salpingite évolutive trachomatis Ig M sans intérêt


diagnostique (peu d’intérêt car délai +++),

Syphilis,

VIH,

HBV / HCV

Imagerie

 Hystérosalpingographie formellement contre-indiquée, biopsie de l’endomètre également


contre-indiquée

 Cœlioscopie, si doute diagnostique, en dhrs d’une péritonite aiguë généralisée (laparo), d’un
choc septique ou d’une CI anesthésique.
Intérêt :
 Diagnostique
 Pronostique par cotation de l’étendue des lésions pelviennes (classification de
Hager)
 1 : Salpingite catarrhale : trompes œdématiés, rouges, hyperhémié
 2 : Salpingite purulente : Epaississement tubaire, pus par le pavillon, fausses
membranes sur les trompes
 3 : Pyosalpinx : abcès tubaire collecté
 Recherche complication ou differentiel : Explore CDS de douglas, r° appendiculaire,
R° hépatique (Sd de Fitz-Hugh-Curtis)
 Bactériologique : prélèvement systematique
 Thérapeutique (destruction atraumatique des adhérences + lavage de la cavité
pelvienne)
2ème intention

Bilan préopératoire

Groupage ABO rh

Bilan d hémostase TP/INR TCA

Ionogramme sanguin

Urée – Créatininémie

CPA

Echographique abdominopelvienne non systématique, pas en 1ère intention (surtt pr recherche de


complications : abcès pelvien… ou pr éliminer une autre pathologie pelvienne)

Evolution
Sous t3 BIEN CONDUIT vers la GUERISON régressions des douleurs en moins de 48H, de la fièvre
en moins de 4J, normalisation de la NFS en 10j et VS en 15j

Sans T3 complications et séquelles :

Complications :
Abcès pelviens : Pyosalpinx, abcès ovariens, abcès du Douglas

 Fièvre, AEG
 Douleurs pelviennes intenses qui persistent
 Nausées / vomissements, troubles du transit (diarrhée ou Sd pseudo-occlusif)
 TV ( sous AG car douloureux…) : masse pelvienne latéro-utérine uni ou bilat,
peu mobile par rapport à l’utérus
 Echo : collection liquidienne pelvienne
 Risque évolutif : la pelvipéritonite, la fistulisation
 Coelio indispensable, à visée diagnostique et thérapeutique

Pelvipéritonite

 Eliminer origine extra génitale (qui impose chir en urgence)


 Si origine gynécologique certaine, possibilité de ttt médical (ATB parentérale) en
milieu chirurgical
 Chir (laparo ou coelio) si pas d’amélioration rapide à 24-48 h

Péri-hépatite de Fitz-Hugh-Curtis

Adhérences en cordes de violon tendues entre la face ant. du Foie et le diaphragme, secondaire à
infection génitale à Chlamydia ou à gonocoque ancienne ou évolutive, pouvant être à l’origine de
douleurs de l’HCD Dt. A confirmer par la cœlioscopie

Appendicite de contact

Thrombophlébites pelviennes (rares)

Passage à la chronicité

 En général asymptomatique
 Dc évoqué sur coelio pour bilan d’infertilité
 Confirmé par examen histo des prélèvements tubaires : inflammation chronique
d’origine immuno-allergique pouvant évoluer même après éradication bactérienne
 destruction cellulaire et transformation scléro-fibrineuse définitive

Séquelles
 Récidive infectieuse
 GEU
 Infertilité (Obstruction tubaire : 15 % après 1 épisode, 75 % après 3 épisodes)
 Adhérences
 Algies pelviennes, dyspareunie
 Irrégularités menstruelles
 Troubles de l’ovulation (dystrophie par enfouissement adhérentiel ovarien)

Formes cliniques

Formes symptomatiques

 Forme douloureuse unilat : 20 % (éliminer appendicite A à dte)


 Forme avec MTR : Eliminer une GEU (faire B-HCG systématique)
 Forme apyrétique (50%)
 Forme pseudotumorale (pyosalpinx)
 Forme subocclusive : iléus au contact d'un foyer infectieux
 Formes asymptomatiques : les + fqtes, risque de séquelles chroniques
 Formes pseudo-cystiques : cystalgies, brûlures mictionelles (ECBU systématique)

Formes selon la gravité

 Abcès pelviens
 Pelvipéritonite
 Péri-hépatite de Fitz-Hugh-Curtis

III. DIAGNOSTIQUE

+ : est clinique

Evoqué devant

Douleurs hypogastriques bilatérales diffuses paroxystiques sur fond continu associé à des
leucorrhées louches douleur à la mobilisation de l’utérus

Et une fièvre franche

Confirmé par la cœlioscopie montrant les lésions pelviennes

≠L :

 Gynéco
 GEU
 Torsion de l'annexe
 Endocervicite
 Endométrite, Endométriose pelvienne
 Nécrobiose d’un fibrome utérin
 Viscérale digestives
 Appendicites pelviennes
 Sigmoïdite diverticulaire
 Cholécystite
 Colopathie fonctionnelle
 Urologique
 Pyélonéphrite aigue

Gravité

Terrain : jeunes femme moins de 18ans, rapport sexuel précoce

Retentissement :

Etiologie :

Etiologique

Agents pathogènes

 Chlamydia trachomatis (40 ~ 50 % des cas) germe intracellulaire, le + délétère par les lésions
tubaires qu’il peut entrainer, le + svt transmission sexuelle.
 Gonocoque, ∑ dans 5 à 30 %, très contagieux, devient rare, sexuellement transmissible
 Germes banaux : streptocoques, staphylocoque, entérobactéries d’origine urinaire ou digestive
 Mycoplasmes (M. hominis et Ureaplasma urealyticum) : germes commensaux, pathogènes
uniquement si associés à d’autres micro-organismes

Mode de transmission :

IST

Infections par contiguïté : digestives appendicites, sigmoïdite

IV. Traitements

Buts

Soulager la patiente

Traiter et Guérir l’infection

Eviter les complications et récidives

Moyens

Non médicamenteux
Hospitalisation en gynécologie

Prévention

Respect des CI des explorations endo-utérines, des indications et surveillance de la pose d'un stérilet
Prévention des maladies sexuellement transmissibles
Traitement du e (cyclines ou quinolones ou Azythromicine)

Mise en condition

VVP

Repos strict en décubitus, glace sur le ventre

Médicamenteux

Antibiotiques

Parentérale jusqu’à 48H d’apyrexie relais per os pendant 3semaines

Amoxicilline +acide clavulanique 2g/j + (doxycicline 200mg/j Ou

Ofloxacine 200mg*2/j)

Ou

Clindamycine1, 2g/j + ofloxacine

Antiinflammatoires

Antispasmodiques

Oestroprogestatifs au moins 3 mois

Chirurgicales :

Endoscopique par cœlioscopie


 Lever les adhérences (adhésiolyse pelvienne)
 Evacuer le pus par lavage de la cavité pelvienne
 Salpingectomie si pyosalpinx unilatéral avec trompe controlatérale saine
Chirurgical
Laparotomie d'emblée

Indications

Traitements non médicamenteux dans tous les cas

Traitements médicales : salpingites non compliqués

Traitement médicales et chir : si formes compliques abcès pelviens

Traitement par cœlioscopie si échec du t3 médical au 3e jr ou persistance des symptômes ou


complications résistantes au t3 médical

Traitement chirurgical d’emblée : femme plus de 50ans, récidive chez une femme ne désirant plus
d’enfant
A distance : Antibioprophylaxie si geste endoutérin
Bilan des séquelles : hystérosalpingographie…
 coelio : reperméabilisation tubaire

Résultats

Guérison

Séquelles

Pronostic

Risques de complications chroniques tubo anexielles irréversibles

GEU

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