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Cours MCC

Le document traite des moteurs à courant continu (MCC), qui peuvent fonctionner comme générateurs ou moteurs et sont largement utilisés dans divers secteurs industriels. Il explique le principe de fonctionnement basé sur le couplage magnétique, la constitution des moteurs, ainsi que les différents modes d'excitation et leur impact sur les caractéristiques de fonctionnement. Enfin, il aborde des concepts tels que la force électromotrice, le couple électromagnétique et la conversion d'énergie dans les MCC.

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Cours MCC

Le document traite des moteurs à courant continu (MCC), qui peuvent fonctionner comme générateurs ou moteurs et sont largement utilisés dans divers secteurs industriels. Il explique le principe de fonctionnement basé sur le couplage magnétique, la constitution des moteurs, ainsi que les différents modes d'excitation et leur impact sur les caractéristiques de fonctionnement. Enfin, il aborde des concepts tels que la force électromotrice, le couple électromagnétique et la conversion d'énergie dans les MCC.

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Université Mohammed V de Rabat

Ecole Supérieure de Technologie de Salé


Département : Maintenance Industrielle

Moteurs à Courant Continu

[Link] Moteurs à Courant Continu 1


Généralités
La machine à courant continu (MCC) peut fonctionner soit comme génératrice soit comme moteur. Le
moteur à courant continu s’utilise beaucoup dans l’industrie (pompe, laminoir, grue), la robotique et la
domotique, les jouets, la traction, la motorisation de véhicules ferroviaires, l’automobile et
l’électroménager. Il est en général associés à un dispositif de variation de vitesse.

Principe physique fondamental


Tous les moteurs électriques sont basés sur le principe physique du couplage magnétique entre deux
champs magnétiques.
Dans le cas du moteur à courant continu le stator (inducteur) crée un champ magnétique BS. Le rotor
(induit) est alimenté par un courant continu. Les conducteurs du rotor traversés par le courant sont
immergés dans le champ BS, or le physicien Laplace découvrit que le conducteur est soumis à une force F.
C'est cette force qui va faire tourner le rotor et créer le couple moteur.

Constitution du moteur
Stator
Le stator est constitué de la carcasse du moteur et du circuit magnétique qui est constitué d'une structure
ferromagnétique qui canalise le flux magnétique, créé par une source de champ magnétique.

[Link] Moteurs à Courant Continu 2


Le champ magnétique crée par le stator appelé « Circuit magnétique Carcasse de l’inducteur
champ inducteur » (BS). L'inducteur magnétise le Canalisation du flux  (stator)

moteur en créant un flux magnétique () dans


l'entrefer. L'entrefer est l'espace entre les pôles du
stator et le rotor. Le flux magnétique est maximal
au niveau des pôles magnétiques.

Rotor
Le rotor (partie tournante), est constitué d'un
noyau métallique avec un bobinage de cuivre, Enroulement de
l’inducteur (stator)
portant un circuit appelé : induit. Ce dernier crée Figure 2

des forces magnétiques en moteur, ou des f.e.m. en


génératrice.
Le rotor est donc constitués de fils électriques
parcourus par un courant qui forment des spires,
ces même fils sont dans le flux magnétique des
aimants. Ces conducteurs sont donc soumis à des
forces de Laplace, un couple moteur est donc créé.
Pour entretenir la rotation du moteur.

[Link] Moteurs à Courant Continu 3


La caractéristique essentielle des machines à courant
continu est qu’elle comporte un autre organe porté par Rotor (induit)
B
Collecteur et
le rotor appelé « collecteur » qui réalise une opération de balais

« commutation ». A
S N
Entrefer
Commutation F

Considérons une spire mobile en rotation entre les pôles


N et S (figure 5). E

Stator (inducteur) Bobines d’excitation


Spire

B C

b1 A
Circuit induit
e

b2 F

E D

Collecteur (tourne avec le


Encoches pour les Collecteur sans balais
rotor)
conducteurs de l’induit

Figure 5
Figure 3

[Link] Moteurs à Courant Continu 4


Supposons que le collecteur n’existe pas,
a e b
et faisons tourner la spire à une vitesse e
constante, celle-ci sera traversée par un Sans collecteur Avec collecteur
flux sinusoïdal. La tension induite entre A
et F aura donc aussi une allure sinusoïdal
e = d/dt : (figure 6.a)
Disposons maintenant d’un collecteur, t t
c'est-à-dire un petit cylindre en cuivre
constitué de deux lames isolées et
soudées en A et F de la spire. En frottant
le cylindre sur deux balais b1 et b2 (figure
5), la tension se redresse ou bien se
commute à chaque demi-alternance Figure 6
(figure 6.b)

Dans les machines réelles, on utilise ce procédé plusieurs fois et en faisant la somme des tensions
redressées, on obtient une tension pratiquement constante (figure 7). La petite composante alternative
est pratiquement négligeable dès qu’il y a plus de vingtaine de spires e/e = 2/2n2 ( son amplitude
relative vaut , avec n- nombre de spires).

[Link] Moteurs à Courant Continu 5


e

tension moyenne continu

avec 8 spires

avec 4 spires

avec 2 spires

avec 1 spire

Figure 7

[Link] Moteurs à Courant Continu 6


Force électromotrice
Pour une machine à courant continu le calcul de la
f.e.m. se fait en appliquant la loi de Faraday :
𝒆 = 𝑩. 𝒍𝚲𝒖 l -

Machine bipolaire 
Supposons que le rotor tourne à une vitesse 
B
o  
R Bn
(rd/s) ou N (tr/m) (figure 8). Désignons par R le
+
rayon, la vitesse périphérique des conducteurs
vaut :
𝟐𝝅𝑵 
v
𝒗 = 𝑹𝝎 = 𝑹
𝟔𝟎 Figure 8

Soit d’après la figure : Bn = [Link], on obtient dans chaque conducteur la f.e.m. induite suivante :
𝟐𝝅
𝒆 = 𝑩. 𝒄𝒐𝒔𝜽. 𝒍. 𝒗 = 𝑩𝒏 . 𝒍. 𝑹. 𝑵
𝟔𝟎

La quantité Bn.l.R. c’est le flux qui traverse l’induit sous chaque pôle. En effet :
𝟏
𝚽 = 𝑩. 𝑺 = 𝑩𝒏 . 𝑺 = 𝑩𝒏 . 𝒍. . 𝟐𝝅. 𝑹 = 𝑩𝒏 . 𝒍. 𝝅. 𝑹
𝟐
[Link] Moteurs à Courant Continu 7
Dans chaque conducteur la f.e.m. vaut :
𝟐𝚽. 𝑵
𝒆=
𝟔𝟎
Désignons par Z le nombre total de conducteurs actifs. Ces Z conducteurs sont répartis en 2 voies
d’enroulement (Z/2 conducteurs en série dans chaque voie), et la f.e.m. de la machine est égale à celle
d’une voie, soit :
𝒁 𝒁 𝒁
𝑬 = .𝒆 = . 𝚽. 𝑵 𝑬𝑽 = .𝚽 .𝑵
𝟐 𝟔𝟎 𝟔𝟎 (𝑾𝒃) 𝒕𝒓/𝒎𝒏

Machine multipolaire
Dans le cas d’une machine multipolaire à 2p pôles, la f.e.m. dans chaque conducteur sera :
𝟐𝒑. 𝚽. 𝑵
𝒆=
𝟔𝟎
avec  - flux par pôle.
Soit Z le nombre total de conducteurs actifs et 2a le nombre de voies d’enroulement en parallèle ; il y a
donc Z/2a conducteurs en série dans chaque voie et la f.e.m. de la machine est égale à celle d’une voie,
devient :
𝒁 𝒁 𝟐𝒑. 𝚽. 𝑵 𝒑 𝒁
𝑬= .𝒆 = . 𝑬𝑽 = . . 𝚽(𝑾𝒃) . 𝑵 𝒕𝒓/𝒎𝒏
𝟐𝒂 𝟐𝒂 𝟔𝟎 𝒂 𝟔𝟎

[Link] Moteurs à Courant Continu 8


La f.e.m. totale de la MCC dépend :
➢ de paramètres de construction, purement technologiques (p, a et N) ;
➢ du paramètre de fonctionnement interne, le flux sous un pôle  ;
➢ du paramètre de fonctionnement externe, la vitesse de rotation Ωr.
On exprime alors la f.e.m. de la MCC de manière plus condensée par la relation :

E = KE.  .N
où KE est la constante de f.e.m. de la MCC.

Couple électromagnétique Rotor


Machine bipolaire
Le courant envoyé entre les balais se répartit en dans chaque fa
voie d’enroulement ; les conducteurs sont donc soumis à des H ft

forces élémentaires (figure 9) : Ia B B


2
𝑰𝒂 O 

𝒇𝒂 = . 𝒍𝚲𝑩
𝟐 Bn fr Ia Bn

avec l est la longueur des conducteurs actifs. C

Ces forces sont perpendiculaires à la fois à B et au plan de


rotation. Figure 9

[Link] 9
Leur sens et tel que chaque conducteur crée un couple élémentaire :

𝑰𝒂
𝑪𝒆 = 𝒇𝒕 . 𝑹 = 𝒇𝒂 . 𝑶𝑯 = . 𝑰. 𝑩. 𝑹. 𝒄𝒐𝒔𝜽
𝟐
et, s’il y a Z conducteurs, le couple résultant total vaut :

𝑰𝒂
𝑪 = 𝒁. 𝑪𝒆 = 𝒁. . 𝑰. 𝑩. 𝑹. 𝒄𝒐𝒔𝜽
𝟐

En introduisant la composante radiale de l’induction Bn = [Link], et le flux par pôle 𝚽 = 𝑩𝒏 . 𝒍. 𝝅. 𝑹, on


obtient :
𝒁
𝑪 𝑱/𝒓𝒅 = .𝚽 .𝑰
𝟐𝝅 (𝑾𝒃) 𝒂 𝑨

Machine multipolaire
Pour une machine multipolaire, à 2p pôles et 2a voies d’enroulement, le courant dans chaque voie est
Ia/2a . Le couple résultant est donc :

𝒑 𝒁
𝑪 𝑱/𝒓𝒅 = . .𝚽 .𝑰
𝒂 𝟐𝝅 (𝑾𝒃) 𝒂 𝑨

[Link] Moteurs à Courant Continu 10


Le couple délivré par la machine dépend :
➢ de paramètres de construction, purement technologiques (p, a et N) ;
➢ du paramètre de fonctionnement interne, le flux sous un pôle  ;
➢ du paramètre de fonctionnement externe, le courant d’induit I.
On exprime alors le couple sur l’arbre de la MCC de manière plus condensée par la relation :

Cem = KC..I
où KC est la constante de couple de la MCC.

Conversion d'énergie
D’après les expressions précédentes on peut déduire le principe de « conservation de l’énergie ».

𝑬 𝟐𝝅 𝑵 𝛀
= . = 𝑬𝑰𝒂 = 𝑪𝛀
𝑪 𝟔𝟎 𝑰𝒂 𝑰𝒂

Cette équation exprime que :


➢ la puissance est égale à la puissance mécanique sans tenir compte des pertes.
➢ la MCC est un convertisseur d'énergie transformant à tout instant une puissance électrique en
puissance mécanique et réciproquement.

[Link] Moteurs à Courant Continu 11


Mise en œuvre des machines à courant continu
Classification et mode d’excitation
Les caractéristiques de fonctionnement des machines à courant continu dépend du mode d’excitation qui
peut être :

➢ Indépendante (Séparée) : c’est lorsque le circuit inducteur ou d’excitation est relié à une source
d’énergie séparée
➢ Parallèle (Shunt) : c’est lorsque le circuit inducteur est mis en parallèle avec le circuit induit
➢ Série : c’est lorsque le circuit inducteur est mis en série avec le circuit induit
➢ Composée : c’est lorsque la machine comporte deux circuits inducteurs l’un à caractéristique parallèle
l’autre série.

Remarque : dans ces trois derniers modes la machine est dite auto-excité, c'est-à-dire que l’enroulement
d’inducteur est alimenté par la machine elle-même .

[Link] Moteurs à Courant Continu 12


Moteur à excitation indépendante
Schéma de branchement
E = KE.  .N Cem = KC..I Va = E + [Link]
Il faut deux alimentations: une pour l’inducteur et l’autre pour l’induit. Les grandeurs qui déterminent le
fonctionnement du moteur sont : N, Va, Ia et  .

If Ia

Ra

Vf Rf M E Va

Figure 13

[Link] Moteurs à Courant Continu 13


Vitesse de rotation
Le sens de rotation dépend :
➢ du sens du flux, donc du sens du courant d’excitation Ie ;
➢ du sens du courant d’induit I.
Expression de la vitesse :
E = KE.  .N = Va - [Link]
d’où :
𝑽𝒂 − 𝑹𝒂 . 𝑰𝒂
𝑵=
𝑲𝑬 . 𝚽

Démarrage du moteur
Surintensité de démarrage (exemple)
Soient :
➢ Cdc le couple de démarrage imposé par la charge (N.m);
➢ Cd le couple de démarrage du moteur (N.m);
➢ Id le courant de démarrage (A);
➢ Un = 240 V la tension d’alimentation nominale de l’induit ;
➢ Ia = 20 A le courant nominal dans l’induit ;
➢ Ra = 1 Ω la résistance de l’induit.

[Link] Moteurs à Courant Continu 14


➢ Au démarrage :
N=0  E=0
et donc
𝑼𝒏 − 𝑬 𝑼𝒏
𝑰𝒅 = = = 𝟐𝟒𝟎 𝑨 ≫ 𝑰𝒂
𝑹𝒂 𝑹𝒂

Dès que le moteur commence à tourner, E augmente et Id diminue jusqu’à In.

➢ Au démarrage en charge :
Il faut que Cd > Cdc il faut donc un courant de décollage :
𝑪𝒅 𝑪𝒅𝒄
𝑰𝒅 ≈ >
𝑲𝑬 . 𝚽 𝑲𝑬 . 𝚽

On constate qu’étant donné la pointe de courant de démarrage, le moteur à excitation indépendante peut
démarrer en charge.
En conséquence, la pointe de courant de 240 A va provoquer la détérioration de l’induit par échauffement
excessif par effet joule.
Il faut limiter le courant de démarrage
En générale on accepte Id = 1,[Link]

[Link] Moteurs à Courant Continu 15


Solutions de limitation du courant
Solution 1 : on utilise des rhéostats de démarrage. Cette solution est peu économique.
Dans notre exemple :
𝑼𝒏 = 𝑹𝒂 + 𝑹𝒉 𝑰𝒅 = 𝑹𝒂 + 𝑹𝒉 . 𝟏, 𝟓𝑰𝒏

Soit :
𝑼𝒏
𝑹𝒉 = − 𝑹𝒂 = 𝟕
𝟏, 𝟓𝑰𝒏

Solution 2 : on démarre sous une tension d’alimentation réduite. Dans notre exemple :

𝑼𝒏 = 𝑹𝒂 𝑰𝒅 = 𝑹𝒂 . 𝟏, 𝟓𝑰𝒏 = 𝟑𝟎 𝑽

Fonctionnement à vide
A vide la seule puissance absorbée sert à compenser les pertes. La puissance utile est nulle.
I0 << In  RaI0 << Va
et finalement
𝑽𝒂 − 𝑹𝒂 𝑰𝒂 𝑽𝒂
𝑵𝟎 = ≈
𝑲𝑬 𝚽 𝑲𝑬 𝚽

[Link] Moteurs à Courant Continu 16


La vitesse à vide se règle en fonction de la tension d’alimentation ou du flux inducteur .
Si  tend vers 0, le couple électromagnétique aussi et il arrivera un moment où le couple sera inférieur au
couple résistant et la machine s’arrêtera.
A flux constant, l’expression de la vitesse de rotation devient donc :
𝑽𝒂 − 𝑹𝒂 𝑰𝒂 𝑽𝒂 𝟏
𝑵= ≈ = 𝑲𝟐 𝑽𝒂 𝒂𝒗𝒆𝒄 𝑲𝟐 =
𝑲𝑬 𝚽 𝑲𝑬 𝚽 𝑲𝑬 𝚽
La caractéristique passe approximativement par zéro (figure 14)
Attention : à vide, il ne faut jamais supprimer le courant N0 (rd/s)
d’excitation If lorsque l’induit est sous tension, car le moteur
peut s’emballer.
En effet si If → 0 alors  → 0 et Ω0 → .

Fonctionnement en charge
Exprimons la vitesse de rotation en fonction de la tension
d’alimentation : If ou  = Cte
RaI0 << Un
𝑬 𝑽𝒂 − 𝑹𝒂 𝑰𝒂
𝑵= ⟹ = 𝑲𝚽 𝑽𝒂 − 𝑹𝒂 𝑰𝒂
𝑲𝑬 𝚽 𝑲𝑬 𝚽 Va (V)
𝟏
𝒂𝒗𝒆𝒄 𝑲𝚽 = = 𝒄𝒕𝒆
𝑲𝑬 𝚽 Figure 14

[Link] Moteurs à Courant Continu 17


La vitesse dépend de la tension Va qui reste grand Cu (N.m)
devant RaIa et du courant I imposé par le moment
du couple résistant.
N est fixée par Va et varie très peut en fonction du
courant, c’est-à-dire de la charge.
Va reste grand devant [Link]. En conséquence N est
fixée par Va et varie très peut en fonction du
courant, c’est-à-dire de la charge. La figure 15.
présente la caractéristique mécanique du moteur N (tr/min)

où la vitesse varie très peu avec la charge avec Va


est constante. Figure 15

Exprimons le courant en fonction du couple utile :


𝑪𝒆𝒎 𝑪 𝒖 − 𝑪𝒑
𝑰𝒂 = =
𝑲𝑬 𝚽 𝑲𝑬 𝚽
Le couple de perte Cp reste constant et faible devant le couple de charge Cr. L’alimentation de l’induit sous
tension réglable présente deux avantages :
➢ mise en vitesse progressive avec suppression de la surintensité ;
➢ vitesse largement variable.
C’est le mode de fonctionnement utilisé lorsque la vitesse doit varier.
[Link] Moteurs à Courant Continu 18
Conclusion :
La tension d’alimentation impose la vitesse de
𝑼
rotation : 𝑵 = Cu (N.m)
𝑲𝑬 𝚽
𝑪𝒓
La charge impose la valeur du courant : 𝑰𝒂 =
𝑲𝑬 𝚽
Caractéristique mécanique
Point de fonctionnement du moteur
Une charge oppose au moteur un couple
résistant Cr. Pour que le moteur puisse entraîner
cette charge, le moteur doit fournir un couple
Caractéristique mécanique
utile Cu de telle sorte que : de la charge
Cu = Cr
Cette équation détermine le point de Point d’intersection = point
de fonctionnement
fonctionnement du moteur (figure 16).
N (tr/min)

Figure 16

[Link] Moteurs à Courant Continu 19


Bilan énergétique
La figure 17 présente le bilan énergétique du moteur a courant continu à excitation séparée.

➢ Exploitation du diagramme :
Puissance absorbée
par exemple : Pa = VaIa + VfIf
Pem = Pa – PJS – PJR
Pertes Joule à l’inducteur
Pc = Pem - Pu PJS = VfIf = RfIf2
➢ Remarques :
Pertes Joule à l’induit
✓ Toute l’énergie absorbée à l’inducteur PJR = RaIa2
et dissipée par effet joule. On peut omettre Puissance électromagnétique
l’inducteur dans le bilan des puissances et Pem = EIa = Cem
alors PJS n’apparaît pas et Pa = [Link].
✓ Les pertes fer et les pertes mécaniques Pertes fer

sont rarement dissociées, la somme étant


Pertes mécanique
les pertes constantes Pc.
✓ Si le moteur est à aimants permanents, Puissance utile
Uf, If et PJS n’existent pas. Pu = Cu

Figure 17

[Link] Moteurs à Courant Continu 20


Couples
Soient :
Cem le couple électromagnétique (N.m) ; Cu le couple utile en sortie d’arbre (N.m).
➢ Pertes constantes
Pc = Pem – Pu  PC = Pfer + Pméc = Pem – PU
➢ Couple de pertes CP
𝑷𝑪 𝑷𝒆𝒎 − 𝑷𝒖 𝑷𝑪𝒆𝒎 𝑷𝒖
𝑪𝒑 = = = − = 𝑪𝒆𝒎 − 𝑪𝒖
𝛀 𝛀 𝛀 𝛀
Rendement
Mesure directe
Cette méthode consiste à mesurer Pa et Pu.
𝑷𝒖 𝑪𝒖 𝛀
𝜼= =
𝑷𝒂 𝑽𝒂 𝑰𝒂 + 𝑷𝑱𝑺
Méthode des pertes séparées
Cette méthode consiste à évaluer les différentes pertes .

𝑷𝒖 𝑷𝒂 − σ 𝑷𝒆𝒓𝒕𝒆𝒔
𝜼= =
𝑷𝒂 𝑷𝒂

[Link] Moteurs à Courant Continu 21


Moteur à excitation shunt
Le moteur à excitation shunt possède les
mêmes propriétés que le moteur à excitation
I F1 Ia A1
séparée du fait que, dans les deux cas,
l’inducteur constitue un circuit extérieur à celui
de l’induit. If

Schéma de branchement
Ra
La figure 18, illustre le schéma de branchement
du moteur a courant continu à excitation shunt. V
Rf

Equations du moteur M

En régime permanent une partie If du courant


consommé passe dans le circuit inducteur
(stator) pour créer le flux , et l’autre partie Ia
passe dans le circuit induit (rotor) pour créer le
couple C, on a : Figure 18
F2 A2

I = I f + Ia

[Link] Moteurs à Courant Continu 22


Le couple peut s’écrire en posant :
𝒑 𝒁
𝑲𝑪 = . ⟹ 𝐂 = 𝑲𝑪 . 𝚽𝑰𝒂
𝒂 𝟐𝝅

La tension d’alimentation compense E qui est maintenant f.c.e.m. soit : Va = E + [Link]

A vide, le courant Ia est très faible, la puissance fournie dû aux pertes rationnelles . En chargeant l’arbre,
s’exerce un couple résistant et le courant Ia prend une valeur de compensation de la puissance
électromagnétique et la puissance mécanique. Habituellement, la tension d’alimentation est constante.

Caractéristiques du moteur
Le fonctionnement du moteur-shunt se définit en deux caractéristiques :
➢ C en fonction de Ia,
➢ N en fonction de Ia

Couple C
D’après la relation du couple,  est constant (pour Va et If conts) le couple augmente peu linéairement
en fonction de Ia (un peu moins à cause de la réaction d’induit).
La figure 19 représente la caractéristique de C = f(Ia).

[Link] Moteurs à Courant Continu 23


Vitesse N
N (tr/min)
D’après les relations : et
𝒑 𝒁 C (N.m)
𝑬= . . 𝚽. 𝑵 𝒆𝒕 𝑽𝒂 = 𝑬 + 𝑹𝒂 . 𝑰𝒂 Vitesse N
𝒂 𝟔𝟎
Ona :
𝑽𝒂 − 𝑹𝒂 . 𝑰𝒂 Fonctionnement
𝑵=
𝑲𝑬 . 𝚽 normal
La figure 19 représente la caractéristique de
Couple C
N = f(Ia).

Ces deux caractéristiques montrent que le


moteur-shunt est très stable avec une faible
variation de la vitesse lorsqu’on augmente la
charge.
Ia (A)
Figure 19

[Link] Moteurs à Courant Continu 24


Moteur à excitation série
Le moteur à excitation série a la particularité d’avoir un inducteur qui est traversé par le même courant
que l’induit, donc beaucoup plus important que celui des machines à excitation indépendantes (shunt).
L’inducteur possède donc une résistance plus faible que celle des autres types de machines.

Schéma de branchement I S2 S1 A1

La figure 20, illustre le schéma de branchement du


moteur a courant continu à excitation série.
Equations du moteur
L’inducteur et l’induit sont reliés en série. La tension Ra

de ce moteur compense la f.c.e.m. et les chutes


V
ohmiques : RS

I = I f = Ia M

V = E + (Ra + Rf )I

Caractéristiques du moteur
➢ C en fonction de I, A2
Figure 20
➢ N en fonction de I

[Link] Moteurs à Courant Continu 25


Couple C
le couple électromagnétique est proportionnel au courant I et au flux . Puisque I est le courant qui
traverse toute la machine le flux  lui-même est proportionnel au courant I donc on peut écrire :
Cem = K.I2
Vitesse N
La vitesse N peur se déduire des relations :

𝒑 𝒁
𝑬= . . 𝚽. 𝑵 𝒆𝒕 𝑽𝒂 = 𝑬 + 𝑹𝒂 + 𝑹𝑺 . 𝑰
𝒂 𝟔𝟎

𝑽 − 𝑹𝒂 + 𝑹𝑺 𝑰
𝑵=
𝑲𝑰

d’où : E = V – (Ra + RS).I = KE.  .N


c'est-à-dire : E = K. I .N
Courbe des caractéristiques
D’après la figure 21 qui illustre la courbe des caractéristiques du moteur à excitation série, le couple
présente une allure de croissance à peu près parabolique, tandis que la vitesse varie selon une loi
hyperbolique en fonction du courant I.

[Link] Moteurs à Courant Continu 26


Lorsque I diminue N devienne
dangereusement élevée et le moteur
Risque
risque de s’emballer : C (J/rd) d’emballement
I→0;N→
N (tr/min)
Fonctionnement
Couple C
L’emploi de ce moteur est donc normal

impossible lorsque I peut s’annuler : il a


surtout des applications en traction
électrique, à cause de bon couple de
démarrage et parce qu‘il est « auto-
régulateur » de puissance. Cela signifie Vitesse V
que C varie en fonction de N, de telle
sorte que la puissance CN soit à peu près
I
constante. Figure 21

[Link] Moteurs à Courant Continu 27


Emploi et identification
Moteur à excitation indépendante
Ce moteur est caractérisé par une vitesse réglable par tension et indépendante de la charge.
En association avec un convertisseur statique (hacheur) fournissant une tension réglable, la vitesse peut
varier sur un large domaine.
Il fournit un couple important à faible vitesse (machines-outils, levage).
En petite puissance, il est souvent utilisé en asservissement avec une régulation de vitesse.

Moteur à excitation en série


Ce moteur possède un fort couple de démarrage. Il convient très bien dans le domaine des fortes
puissances (1 à 10 MW) pour obtenir un fonctionnement satisfaisant en faible vitesse (traction, laminoirs).
En petite puissance il est employé comme démarreur des moteurs à explosion.
Remarque : De part ses difficultés de réalisation et son coût d’entretient le moteur à courant continu tend
à disparaître dans le domaine des fortes puissances pour être remplacé par le moteur synchrone auto-
piloté (ou moteur auto-synchrone).

[Link] Moteurs à Courant Continu 28

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