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19 (15/04/2002 14:36)
Cancer du col de l'utérus Q149
« La cytologie dépiste, la colposcopie localise, la biopsie prouveQ », HPV, Wertheim Incidence K gynécologiques
Epidémiologie 1. Sein : 77 / 100 000 Q
Incidence : 25 pour 100.000 femmes/an en France, 7000 décès/an (2ième néo féminin) 2. Col : 25 / 100 000
Le dépistage a permit une réduction constante du nbre de cancer invasif, par contre le 3. Endomètre : 20 /100 000
nombre de cancer in situ ne cesse d’augmenter. 4. Ovaire : 14,5/100 000
Age moyen de découverte selon le stade :
- Carcinome in situ (CIS) 30-35ansQ
- Cancer invasif 50-55 ansQ
Facteurs de risque
- Jeune âge, absence de dépistageQ
- Vie sexuelle : Précocité des 1iers rapports sexuels, partenaires sexuels multiples
- Bas niveau socioéconomiqueQ
- MultiparitéQ (entraine des traumatismes cervicaux)
- Tabac (affaiblit défense immunitaire au niveau du col, favorise l’infect° à HPV)
- Immunodépression : VIH ? : classe en stade C SIDA
- (Distilbène => adénoK du col et du vagin)
Cancer NON hormonodépendantQ ! ! !
L’ensemble de ces facteurs favorise l’action d’agent infectieux responsable de
condylome (acuminé ou plan) pouvant évoluer secondairement vers la dysplasie puis le CIS puis le cancer invasif : En 1ier
lieu, les papillomavirusQ (HPV 16 et 18) et plus secondairement le virus herpétique (HSV 2 qui agit surtt comme un
cofacteur). Autres MST st un facteur de risque.
Anatomie pathologique
Le cancer du col prend naissance au niveau de la zone de jonction cylindro-squameuse : zone riche à cellules
immatures à l’état normal à partir desquelles vont se former les 2 types de cellules épithéliales : pavimenteux non
kératinisé et glandulaire.
Il s’agit donc de tumeurs épithéliales de type épidermoïde le + svt (developpement vers l’exocol) ou un
adénocarcinome (developpement vers l’endocol) bcp plus rare.
CARCINOME EPIDERMOÏDEQ OU MALPIGHIENQ: 90 %Q
Dysplasie ou cervical intra-épithelial néoplasia (CIN ou NCI)
- Caractérisé par : désorganisation architecturaleQ+++ + prolifération cellulaire ± différenciées avec ts les
signes cyto de malignitéQ++ mais sansQ rupture de la membrane basaleQ
- Selon la hauteur de prolifération, on distingue 3 types de lésions précancéreusesQ:
CIN 1 = Dysplasie légère : < 1/3 inferieur de l'épithélium
CIN 2 = Dysplasie modérée : < 2/3 inferieur de l'épithélium
CIN 3 = Dysplasie sévère = CIS = stade 0 de la FIGO: tout l'épithélium avec évolution triple possible : la
régression / la stabilité / la progression vers la forme invasive.
- Ces lésions peuvent être associées aux stigmates d’inflammation à HPV (koïlocytes) => surtt aux grades 1 et 2.
- L’évaluation se fait sur biopsieQ, toujours, au niveau de la jonction endo et exocol.
- Nb : Il ne faut pas confondre le résulat d’un frottis et d’une biopsie. Un frottis fait pas le diagnostic de dysplasie : il
voit des lésions intra-épithéliales (SIL) de bas grade (= CIN 1) et de haut grade (= CIN 2 et 3)
Carcinome micro-invasif (FIGO = stade IaQ)
- Lésion infraclinique, limité au col, avec franchissement de la basale
Ia1 : Avec microinvasion stromale débutante, invasion < 3 mm et risque d’envahissement ggl nul
Ia2 : Avec microinvasion stromale confluente, invasion entre 3 et 5 mm de prof.. Risque d’atteinte ggl <5% Q.
Carcinome invasif ou carcinome épidermoïde infiltrant (> stade Ib)
- Macro : exophytiques, végétants, avec des bourgeons multiples, friables, ± nécrosés, hgiques, ou endophytiques,
infiltrants et (ou) ulcérés.
- Micro : soit kératinisant ; soit non kératinisant à grandes cellules (les + frqts), soit non kératinisant à petites cellules,
soit à cellules fusiformes.
ADÉNOCARCINOMES INFILTRANTS : 10% => Non dépisté par le frottis de dépistage
Soit exophytiques, soit infiltrants, soit invisible macroscopiquement (20%)
L’histoire naturelle des adénoK est moins connue que celle des carcinomes malpighiens.
L’association carcinome épidermoïde et adénocarcinome n’est pas exceptionnelle.
Dépistage
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Objectif : Prévention secondaire ayant pour but le diagnostic des lésions pré-cancéreuses ou d’un carcinome in situ.
Methode peu coûteuse, fiable (Se =70%, Spe =95%) et largement utilisée
Sauf population à risque ni ATCD, le dépistage de masse peut se baser selon RMO sur :
- Frottis tous les 3 ans aprés 2 frottis annuels normaux.
- Le 1ier frottis doit se faire ds les mois qui suivent les 1iers rapports.
- Ce dépistage peut être interrompu aprés 65 ans chez les patientes sans passé cytologique anormal
- Un frottis est significatif seulement si la zone de jonction endocol-exocol a été prelevée.
La RMO est fortement contesté : Elle peut être largement interprétée par l'examen gynécologique annuel qui autorise de
refaire un frottis en cas de :
- Frottis antérieur anormal (controle aprés ttt ou surveillance)
- Anomalie constatée à l'examen clinique : cervicite, leucorrhée, etc...
- Symptomatologie évocatrice
- Atcd d'affection gynécologique
- Existence d'un facteur de risque (partenaires multiples, par ex)
Résultats : Classification de Bethesda (anciennement, classification de Papanicolaou)Q bcp de QCM sur Papanicolaou ++++
- 1. Frottis normal
- 2. Altérations cellulaires bénignes (réactionnelle à une atrophie, une inflammation, etc…) => refaire un frottis Q
- 3. Lésions intra-épithéliale de bas grade (CIN1)
- 4. Lésions intra-épithéliales de haut grade (CIN2 et 3)
- 5. Atypies cellulaires malpighiennesQ de signification indéterminée (ASCUS)
- 6. Atypies cellulaires de l’épithélium glandulaire (ASGUS)=> rechercher un K de l’endomètre avec extens° au colQ
- 7. Cellules carcinomateuses autres qu’épithéliales.
CAT devant un frottis pathologique : réaliser une colposcopie (loupe binoculaire) avec biopsies dirigéesQ :
- Examen sans préparation du col utérin avant et après nettoyage avec un coton sec
- Examen après application d'acide acétique à 2 % : permet de visualiser la jonction pavimento-cylindrique
(indispensable) sous la forme d’un liseré blanchâtre et les lésions de dysplasie blanchâtres de l’exocol grâce à la
coagulation des ptn (cellules dysplasiques et cellules immatures de la jonction riche en mitose);
- Examen après badigeonnage au lugol (test de Schiller) : Le lugol se fixe sur le revêtement normal de l'exocol
porteur de glycogène et colore l'exocol en couleur brunâtre. Les lésions du revêtement de l'exocol ne prennent pas
cette coloration mais aussi les zones « jeunes ». Le test est dit « négatif ».
- A l’issue de ces 2 colorations, les biopsies sont dirigées vers les zones acidophiles et iodonégatives.(AA+, I-)
- Nb : les zones « jeunes » sont AA- et I-
Diagnostic
CIRCONSTANCES DE DÉCOUVERTE
MétrorragiesQ peu abondantes, indolores et provoquéesQ ± des leucorrhées
Examen systématique surtt pour les CIS et carcinome micro-invasif Q (frottis cervico-vaginaux, TV) : lors de cs pour
contraception, grossesse...
Signes d’envahissement local : Signes urinaires (hématurie, anurie) ; S rectaux => de + en + rare.
Métastases (rarement révélé par des métastases à distanceQ)
EXAMEN CLINIQUE
Recherche les facteurs de risque
Examen gynécologique complet, examen des seins systématique
Spéculum : permet de voir la tumeur : bourgeonnante, ulcérée ou infiltrante
Toucher vaginal (col indolore, induré et saignant parfois au contact)+ TRQ (paramètresQ ++) : bilan d'extension locale
Faire une colposcopie avec biopsies dirigées après coloration si frottis patho ; si symptomatiq ou si anomalie à l’examen
BILAN D'EXTENSION
Ne concerne pas par définition le CIS mais le cancer invasif du col.
Clinique :
- Adp de Troisier, HMG, autre aire ggl (inguinale +++ => cancer très lymphophileQ)
- TV et TR combinés à la palpation abdomino-pelvienne : Apprécie l’extension aux parois vaginales, aux structures
paravaginales (cloison vésico-vaginale et recto-vaginale), aux culs-de-sac et aux paramètres. Le toucher bidigital
permet seul d’évaluer l’extension postéro-latérale le long des ligaments utéro-sacrés et l’infiltration des paramètres.
- Examens gynécologiques approfondis sous AG +++ (meilleur moyen clinique pour bilan d'extension locale) :
permet d'apprécier les culs de sac et le vagin, les paramétres, rectum et vessie => permet FIGO Q
Examens complémentaires
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- Extension régionale
Échographie abdominopelvienne : extension vessie et recherche d’adp iliaques ou lombo-aortiques avec
possible échoendocavitaire +++ : + précise sur l’envahissement de la cloison rectovaginale ou vésicovaginale.
UIV systématiqueQ si > 1b ; ± cystoscopieQ si signes vésicaux ; ± rectoscopieQ si signes d'appel
TDM abdomino pelvien : extension locorégionale et surtout recherche un envahissement ganglionnaire
Discuter IRM : + précis
- Général
Radio pulmonaire et échographie hépatique systématiques
Marqueur = antigène SCC (Squamous Cell carcinoma : Spécifique mais peu sensible => élevé surtt ds les rares
formes métastatiques
Scintigraphie osseuse si signes d'appelQ
CLASSIFICATION DE LA FIGO
- Stade 0 : Cancer in situ = CIN 3 = Dysplasie sévère
- Stade I : Limité au col
Ia micro invasif, de diagnostic histologiqueQ
Ia1 : < 3 mm, risque Adp nul => microinvasif débutant
Ia2 : entre 3 et 5 mm et extension horizontale ≤ 7 mm, risque Adp < 5% => microinvasif confluent
IbQ cliniquement invasifQ > 5 mm
- Stade IIQ
IIaQ Atteinte 2/3 sup du vaginQ, paramètre respecté
IIbQ Atteinte des paramétresQ sans atteinte pariétale
IIb prox = atteinte 1/3 proximal du paramètre
IIb distal = atteinte 2/3 externe
Q
- Stade III
IIIa Atteinte du 1/3 inférieur du vaginQ
IIIb Atteinte de la paroi et/ou retentissement sur le haut appareil urinaire (UIVQ)
- Stade IV
IV A : Envahissement des organes voisins (vessie, rectum)
IV B : Métastase à distance dont ggl lomboaortique
Evolution
Le pronostic dépend surtout du stade d’extension locorégionale lors du diagnostic et du traitement.
C’est un cancer à développement locorégionalQ++ mais qui est très lympophileQ
Survie à 5 ans
Stade 0 (CIS) et Ia1 100 %
Stade Ia2 95 %
Stade Ib 80Q%
Stade IIa 80 %
Stade IIb 60 %
Stade III 30 %
Stade IV 8 %
Le pronostic dépend aussi :
- de l'atteinte ganglionnaire (dissémination lymphatiqueQ, chaine iliaque externe)
- de l'âge de la patiente
Les récidives sont essentiellement locorégionalesQ
Principes du traitement
CAT DEVANT UNE DYSPLASIE (CIN 1, 2 et 3 = stade O = CIS)
- CIN 1 ou 2 avec lésion visible dans son ensemble à la colposcopie
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Destruction de la lésion par Laser ou cryothérapie
Désinfection
Surveillance avec contrôle à 6 mois (CIN 1) et à 3 mois (CIN 2)
- CIN 2 non visible dans son ensemble (extension vers l’endocol) et CIN 3Q +++
ConisationQ au bistouri froid permettant l’examen anapath de la pièce opératoire
Selon résultats
Confirmation CIN 2-3, marge de résection saine : Surveillance avec contrôle à 3mois.
Si objective un cancer microinvasif => ttt + agressif (cf infra)
CAT DEVANT UN CANCER INVASIF
- Choix tttiq est une affaire d’école : 3 tendances => chirurgie exclusive, radiothérapie exclusive et association
radiochirurgie qui est la + utilisée en France et qui sera celle que l’on décrira ici :
- Stade Ia1 et Ia2 : Cancer micro-invasif :
Stade Ia1
avec désir de grossesse : conisation, surveillance à 3 mois
sans désir de grossesse : hysterectomie totale simple
Stade Ia2 : Intervention de Wertheim
- Stade Ib, IIa et IIb prox (pour certain ts les IIb)
Curiethérapie utérovaginale néoadjuvante : Césium 60 Gray en 4 jours stérilisant col, partie prox des
paramètres et 1/3 sup du vagin
Intervention de Wertheim 6 sem après
Colpohystérectomie élargie + lymphadénectomie iliaque externe et primitive
Enlève : utérus, annexes, paramètres, colerette vaginale de 2 cm, lymphadenectomie iliaque
Peut être complété par une lymphadenectomie lombo-aortique si extemporané + sur les chaines précédentes
Si N+ : radiothérapie externe latéropelvienne adjuvante
- Stade IIb distal, IIIa et IIIb sans retentissement sur le ht appareil urinaire
RadiothérapieQ externe première 50 Gy
Puis surdosage focalisé par endocuriethérapieQ
- Stade IIIb avec retentissement urinaire et stade IV
Geste de dérivation des voies urinaires en urgence : néphrostomie percutanée
RadiothérapieQ externe première 50 Gy
Puis surdosage focalisé par endocuriethérapieQ
Pour certains chimiothérapieQ secondaire.
En cas d’échec de la radiothérapie, proposer une pelvectomie anterieure, posterieure ou totale avec dérivations
Surveillance
CLINIQUE : général, TV, TR, speculum à 1 et 3 mois puis ts les 6 mois pdt 5 ans
PARACLINIQUE : Frottis annuelQ, colposcopie si forme non invasive, SCC ts les 6 mois pdt 3 ans ; autre selon point d’appel
Complications
DE LA CHIRURGIE
- Surtout urinaires, liées à l’importance de la résection
Fistules urétéro ou vésico-vaginales (1 à 2 %)
Sténoses urétérales (environ 3 %).
Troubles mictionnels (rétention, incontinence) rares
DE LA CURIETHÉRAPIE (cystite, rectite, sigmoïdite) sont très rares
DE LA RADIOTHÉRAPIE
- Complications précoces généralement peu importantes et transitoires.
- Complications tardives => facteur limitant : rectum et vessie surtt+++Q
Surtout complications digestivesQ qui peuvent être sévères (et imposer un traitement chirurgical : résections
intestinales itératives, voire dérivation intestinale définitive) :
Sigmoïdites et surtout les rectitesQ+ qui peuvent devenir sténosantes et évoluer vers une fistule
Grêle radique -> occlusion par sténose.
CystiteQ+ radique évoluant rarement vers fistule (urétéro-vaginaleQ)
Sténoses urétérales (fibrose pelvienne évolutive), Dyspareunies par atrésie et sécheresse vaginale rares.
Source : Fiche RDP, RDP, PolyFac, MediFac, QCM Intest