Bob ou 3ème émission : Eau et assainissement : Normes de potabilité de l’eau
Merci M. Jean Robert pour ce temps d’antenne et les conditions techniques pour permettre à nos
auditeurs de suivre notre émission « Top Environnement ». Depuis quelque temps, nous parlons de
l’eau et assainissement. Des grands penseurs et des professeurs d’université ont réfléchi sur l’eau et
ont déduit que l’eau est une ressource de l’environnement, un bien collectif. Sa contribution au
développement d’une société est si indispensable qu’on s’accorde à dire qu’il n’y a pas de vie sans
eau. Donc, l’eau c’est la vie. Mais nous devons savoir quelle est cette eau qui donne la vie. Si cette
eau n’est pas bonne, elle donne le contraire de la vie. C’est quelque chose qui amène les gens au
développement.
Donc comme disait Un autre grand savant, Thomas King ; « de toutes les créations de Dieu, l’eau est
de loin la chose la plus importante, la plus admirable, la plus familière. Mais beaucoup des
personnes savent très peu de choses à propos de l’eau ». C’est pourquoi, fidèles auditeurs, nous
sommes en train de voir comment utiliser la bonne eau, celle qui donne la vie. Les problèmes dans
nos régions sont liés à la pauvreté ou au sous-développement. Nous faisons beaucoup de mauvaises
choses à cause de la pauvreté. Nous avons recommandé de faire la vaisselle après avoir mangé et au
village en évitant d’aller nettoyer les ustensiles de cuisine à la rivière pour ne pas compromettre la
concentration de l’oxygène dans l’eau et des autres gaz dissous. Sinon, les maladies que nous
risquons de contracter à partir de là où nous puisons l’eau peuvent être sérieuses dont les maladies
qui donnent de la diarrhée à cause de l’insalubrité. Nous suivons par la radio que le choléra sévit à
Kisangani à cause de la mauvaise qualité de l’eau. Nous parlons aussi du paludisme, choléra,
polyomyélte avec toutes ces campagnes de vaccination contre cette maladie qui rend l’homme
infirme, l’hépatite virale. Assainir les points d’eau revient a lutter contre les différents formes de
pollution et cela passe par les actions ci-après.
Il faut ainsi éduquer la population à utiliser les latrines comme nous le disons souvent dans notre
émission Top Environnement. L’éducation environnementale doit commencer dès le bas âge. Evitons
de nous comporter comme ceux qui vont dans la brousse et qu’on peut apercevoir de loin. Les
services de l’Etat doivent contrôler les installations hygiéniques pour corriger ceux qui ne le font pas.
Il faut aussi avoir des instructions qui interdisent qu’on jette des déchets liquides ou organiques aux
points d’eau. Il faut également nettoyer les points d’eau en enlevant toutes les herbes qui
deviennent des endroits de prédilection ou de support des microorganismes pathogènes nuisibles à
la santé de la population. L’eau est constituée des mélanges, des gaz dissous dans l’eau dont
l’oxygene, l’azote et le dioxyde de carbone. Quand la concentration de ces gaz dépasse ou est en
dessous du seuil, cela devient nuisible. C’est cela le problème de pollution nuisible à la santé de la
population ou des animaux due à la sursaturation de l’oxygène ou de l’anhydride carbonique. C’est la
conséquence de l’eau polluée et pleine de saleté. Nous avons parlé aussi de due qui empêche la
biodégradation à cause de l’hydrogène sulfureux du fait de l’absence de l’oxygène ; ce qui donne un
gout métallique à l’eau. Il est difficile de bien traduire en Kikongo car ce sont des termes techniques
mais nous ferons un effort de vous faire comprendre cela.*Tous ces gaz sont dus à la saleté des
matières organiques. Il y a réduction de l’hydrogène, de la teneur en oxygène, de l’hydrogène
sulfureux, en ion de fer, ion de manganèse et de la nappe de gaz. La source polluée qui occasionne la
difficulté d’utiliser de l’eau à usage domestique et industrielle suite aux odeurs désagréables. Vous
vous en rende compte lorsque la Régideso n’approvisionne plus en eau. Le jour où elle dessert en
eau, cette eau a un goût métallique dû à la corrosion des ions libres.
a. Le pH
La connaissance du niveau de concentration des ions en ressources en eau se réfère à la notion de
pH qui est exprimé par la formule : pH égal Un divisé par log (H+)
Ce paramètre caractérise un grand nombre d’équilibre physico-chimique et dépend des facteurs
multiples dont l’origine de l’eau. Le pH détermine l’acidité, l’alcalinité et la neutralité des solutions. Il
est lié à la nature du terrain.
En général, la modification du pH dans l’eau est liée à la perte du gaz carbonique. Il convient aussi de
signaler que la valeur du pH est fonction de la matière organique thermostable dissoute ou non dans
l’eau. A partir du PH, on peut classifier les eaux de la manière suivante :
- pH inférieur à 5 : acidité forte
- pH égale à 7 : neutralité (eau pure)
- pH de 7 à 8 : neutralité rapprochée (eau de surface)
- pH de 5.5 à 8 : majorité des eaux souterraines
- pH supérieur à 8 : alcalinité, évaporation intense.
b. La température
La température joue un rôle important dans la solubilité et la dissolution des sels dissous, dans la
solubilité des gaz, sur la conductibilité électrique et dans la détermination du pH.
La température permet parfois d’obtenir des indications sur l’origine de l’écoulement de l’eau. En
rapport avec les normes de potabilités de l’eau fixées par l’OMS (1994), l’eau est :
- Excellente lorsque la température varie entre 20 et 22°C ;
- Passable lorsque la température oscille dans l’intervalle de 22 à 25°C
- Médiocre lorsqu’elle est comprise entre 25 et 30°C/
Lorsque la température est supérieure à 30°C, on parle d’une pollution excessive.
c. La turbidité
La turbidité permet de préciser les informations visuelles sur la couleur de l’eau. Elle traduit la
présence des particules en suspension dans l’eau transparente.
La turbidité donne une idée sur la teneur en matière colloïdale d’origine organique ou minérale, liée
à la transparence. Elle s’exprime en Nephemetric Tturbidity Unit, (NTU en sigle).
En rapport avec la turbidité, les eaux peuvent être classées de la manière suivante :
- NTU inférieur à 5 : eau incolore
- NTU entre 5 et 30 : eau légèrement colorée
- NTU supérieur à 50 : eau colorée.
d. La conductivité
Elle mesure la capacité de l’eau à conduire le courant électrique. Sa variation permet de suivre
l’évolution d’une pollution chimique. La conductivité permet d’apprécier le degré de minéralisation
de l’eau dans la mesure où la plupart des matières dissoutes dans l’eau se trouvent sous forme
d’ions chargés électriquement. La conductivité varie proportionnellement avec les fluctuations de la
température. Ce paramètre renseigne aussi sur les zones de mélange ou d’infiltration. Elle s’exprime
en Us/cm. La classification des eaux en fonction de la conductivité se présente de la manière
suivante :
- Conductivité égale à 0.05 : eau déminéralisée
- Conductivité de 10 à 80 : eau de pluie
- Conductivité de 80 à 100 : eau peu minéralisée
- Conductivité de 300 à 500 : eau moyennement minéralisée
- Conductivité de 1000 à 3000 : eau saline
- Conductivité supérieure à 3000 : eau de mer.
e. L’oxygène dissous :
Selon l’OMS, l’eau de qualité supérieure contient une quantité d’oxygène supérieure à 7 mg/l. Elle
est de bonne qualité lorsque l’oxygène dissous varie de 5 à 7 mg/l ; et elle est médiocre lorsque la
quantité d’oxygène dissous est inférieure à 3 mg/l.
f. L’anhydride carbonique
Le CO2 est un constituant de l’air, bien que sa proportion dans ce mélange ne soit que de 3/10000 ;
le CO2 joue un rôle très important dans ce mélange. A la température ordinaire, 1 litre d’eau dissout
environ 1 litre de gaz carbonique. L’OMS exige pour une eau de bonne qualité, une quantité de CO2
inférieure à 10 mg/l.
g. Les ions Ca++ (Calcium) et Mg++ (Magnésium)
Si ces ions sont abondants dans l’eau, on dit que l’eau est dure. Les normes sanitaires de
potabilité dans l’Union Européenne recommandent les concentrations maximales admissibles ci-
après :
- 0 mg/l pour le Ca++
- 50 mg/l pour le Mg++
h. Les ions Na+ (Sodium) et K+(Potassium)
Les normes de potabilité prévoient une concentration maximale admissible qui oscille entre 10 et
100 mg/l, pour le Na+ et de 12 mg/l pour le K+
i. Les anions
HCO3 : - SO-- : 250 mg/l
CL- : 300 mg/l NO3- : 50 mg/l
j. Le Fer
- Eau de qualité excellente : O.5 mg/l
- Eau de bonne qualité : O.5 à 1 mg/l
- Eau passable : 1 – 1.5 mg/l
- Eau de qualité médiocre : 1.5 mg/l
k. Les bactéries coliformes
Dans les eaux, tant de surface que souterraines, on peut avoir la présence des bactéries de
contamination fécale humaine ou animale qui sont pathogènes et des streptocoques fécaux.
Parmi ces bactéries figurent notamment Escherichia Coli, Salmonella Typhii et Schigella spr. Lorsque
les échantillons d’eau brute affichent une densité des bactéries coliformes qui peut varier entre 10 et
100 ml, l’eau doit faire l’objet d’une combinaison de traitement comprenant la coagulation, la
floculation, la sédimentation et la désinfection.
L’eau est donc l’endroit où les mauvaises choses peuvent contaminer. Comment protéger notre
corps en dehors de l’assainissement. Il nous faut d’abord avoir de bonnes installations hygiéniques et
bouillir l’eau. Si nous négligeons ces principes, Papa Jean Robert, nous allons fréquenter les hôpitaux.
Si tout le monde jette ses matières fécales, l’eau de pluie va les entraîner jusqu’à nos sources et nous
voyons souvent des gens souffrir de l’onchocércose ; cette maladie qui abîme les yeux. Ce sont des
escargots qui en sont les vecteurs et c’est par l’assainissement de nos milieux que nous pouvons
éliminer ces vecteurs. Il nous faut donc avoir de bonnes latrines même si cela peut nous coûter vingt
ou trente milles francs. C’est le prix d’une bonne santé. Souvent nous voyons que l’eau est très claire
et donc potable alors qu’il y a des substances en suspension. Nous devons donc bouillir l’eau jusqu’à
100° pour tuer les gens pathogènesqui ne sont pas visibles à l’œil nu. On ne peut les voir qu’avec un
microscope électronique. Si ces agents pathogènes sont tués, nous n’allons plus domber malades. et
nous n’aurons
Dans les émissions à venir, nous parlerons des paramètres de potabilités, lesquels sont soit d’ordre
physique(en rapport avec la connectivité du ph), chimique par rapport au gaz dissous), ou
bactériologique( en rapport avec des solutions qui démontrent les indicateurs de pollution). Nous
devons savoir comment protéger notre eau.