0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
37 vues5 pages

Chap 3

Le document traite des bases de l'optique géométrique, abordant la nature de la lumière, qui peut être considérée comme une onde ou comme des particules appelées photons. Il décrit également les milieux optiques, leurs propriétés, et les principes de propagation de la lumière, y compris les lois de Snell-Descartes qui régissent la réflexion et la réfraction. Enfin, il introduit des concepts tels que le chemin optique et le principe de Fermat, qui stipule que la lumière suit le chemin qui minimise le temps de parcours.

Transféré par

Ayoub Hanbli
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
37 vues5 pages

Chap 3

Le document traite des bases de l'optique géométrique, abordant la nature de la lumière, qui peut être considérée comme une onde ou comme des particules appelées photons. Il décrit également les milieux optiques, leurs propriétés, et les principes de propagation de la lumière, y compris les lois de Snell-Descartes qui régissent la réflexion et la réfraction. Enfin, il introduit des concepts tels que le chemin optique et le principe de Fermat, qui stipule que la lumière suit le chemin qui minimise le temps de parcours.

Transféré par

Ayoub Hanbli
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Chapitre : Bases de l’optique

géométrique
1. Notion de la lumière
La nature de la lumière est restée longtemps sujet d’une large discussion. Elle fut considérée
comme une onde à la fin du XVIIIe siècle par Augustin Fresnel (1788-1827), qui put ainsi
interpréter les expériences d’interférences et de diffraction. Albert Einstein montra en 1905 que
certaines observations encore inexpliquées, tel que l’effet photoélectrique, trouvaient une
interprétation simple si l’on considérait que la lumière était constituée de corpuscules « quanta
d’énergie », appelés photons. La lumière peut ainsi se comporter comme des particules ou comme
une onde.
1.1 Théorie corpusculaire
Selon la théorie corpusculaire la lumière est considérée comme un ensemble de particules (ou
corpuscules) appelées photons qui ont une énergie E=hν, la fréquence de l’onde lumineuse en Hz, et
qui se déplacent à une très grande vitesse (c=3.108m/s; c’est la célérité de la lumière dans le vide).
1.2 Théorie ondulatoire
D’après la théorie ondulatoire, la lumière est une onde électromagnétique. Cette onde est
caractérisée par la propagation à la vitesse c d'un champ électrique et d'un champ magnétique
couplés qui vibrent à une fréquence f.
La théorie électromagnétique de Maxwell n'impose aucune limite à la fréquence des ondes
électromagnétiques. Le spectre des radiations électromagnétiques (Figure ci-après) s'étend des
"ondes radio" aux "rayons γ", la lumière visible (0,4μm<λ < 0,8 μm) n'occupant qu'une très faible
partie de ce spectre.

1.3 Approximation de l’optique géométrique


Nous avons vu que la lumière présentait une double nature : corpusculaire et ondulatoire.
L’optique géométrique s’affranchit de cette dualité et considère la lumière en termes de rayons
lumineux : dans le cadre de cette approximation théorique, on suppose que dans les milieux
transparents et homogènes, la lumière se propage suivant des lignes droites qu’on appelle rayons
lumineux.
Un ensemble de rayons forme ce qu’on appelle un faisceau lumineux. Un pinceau lumineux
est un faisceau lumineux étroit.
Des rayons lumineux qui s'écartent l'un de l'autre sont appelés rayons lumineux divergents.
Des rayons lumineux qui se rapprochent l'un de l'autre sont appelés rayons lumineux convergents.

Faisceau divergent
Faisceau convrgent

Tous les rayons sont issus d’un même point appelé somment du faisceau. Si le sommet est
situé à l’infini, un faisceau conique tend vers un faisceau parallèle.

2. Milieux Optiques
2.1 Définitions
La lumière peut se propager dans le vide et les milieux autres que le vide.
Un milieu est dit :
 homogène lorsque sa composition est la même en tous ses points; il est dit
inhomogène dans le cas contraire,
 isotrope lorsque ses propriétés sont les mêmes dans toutes les directions; dans le cas
contraire, il est anisotrope,
 transparent s'il laisse passer la lumière sans atténuation (l'eau, le verre, …);
 absorbant s'il ne laisse passer qu'une partie de la lumière (verres fumés, …).
 opaque s'il ne laisse pas passer la lumière
La permittivité  d'un milieu est différente de celle 0 du vide alors que, dans le cas d'un
milieu non magnétique, sa perméabilité µ est très peu différente de celle µ 0 du vide. Dans un milieu
transparent, homogène et isotrope.
2.2 Indice du milieu
On appelle l’indice du milieu noté n, le rapport entre la vitesse de la lumière dans le vide
𝑐
(célérité c=3 108 m/s) à celle dans le milieu considéré : n() =
v()

De par leur définition, les indices des milieux transparents usuels, pour les fréquences
optiques considérées, sont supérieurs à 1; mais certains milieux (plasmas, par exemple) peuvent
avoir un indice inférieur à 1 dans certains domaines de fréquences.
3. Propagation de la lumière
3.1 Chemin optique
Considérons un milieu transparent, isotrope mais pas nécessairement homogène, l'indice n du
milieu pouvant varier d'un point à un autre pour une radiation monochromatique donnée. Soit (C)
une courbe continue quelconque joignant deux points A et B, et un élément de longueur de cette
courbe.
On appelle " chemin optique [AB] ", entre les points A et B le long de la courbe (C),
l'intégrale curviligne

Si le rayon lumineux traverse une succession de milieux d’indices différents (n1, n2….), le
trajet optique est alors :

C D
E

A n1 n2 n3 n4 B

AB  n1 AC  n2CD  n3 DE  n4 EB
3.2 Principe de Fermat
Énoncé: La lumière se propage entre deux points en suivant la trajectoire qui minimise le
temps de parcours.
Cet énoncé permet de retrouver immédiatement la propagation rectiligne des rayons dans un
𝐵
milieu homogène d’indice n. En effet, il faut dans ce cas minimiser la quantité ∫𝐴 𝑛𝑑𝑠 et nous
savons que le plus court chemin entre deux points est la ligne droite.

A Exemple : Le trajet optique suivi par la lumière pour


aller du point A au point B en passant par le point I (I
n1 étant situé sur la surface de séparation de deux milieux
I homogènes et isotropes d’indices n1 et n2) est le
chemin optique le plus court.
n2

3.3 Principe de retour inverse de la lumière


Il résulte du principe de Fermat que le rayon joignant A à B est identique au rayon joignant B
à A. Cette conséquence est nommée principe de retour inverse de la lumière. Il résulte de ce
principe que le trajet suivi par la lumière est indépendant du sens de propagation.
3.4 Lois de Snell-Descartes
Les lois de Snell-Descartes ont été établies en Angleterre par SNELL en 1621 puis retrouvées
en 1637 par DESCARTES.
Considérons l’espace constitué de deux milieux isotropes et homogènes. Nous appellerons
"rayon incident" le rayon lumineux se propageant dans le premier milieu. A l’interface de ces
deux milieux, deux nouveaux rayons sont créés : un "rayon réfléchi" et un "rayon transmis" ou
"rayon réfracté". Le rayon réfléchi se propage dans le même milieu que le rayon incident, tandis
que le rayon réfracté se propage dans le deuxième milieu.
On considère la normale au plan de
séparation (le dioptre), on note :
 i1 : l’angle que fait le rayon incident avec
la normale ;
 i2 : l’angle que fait le rayon réfracté avec
la normale ;
 r : l’angle que fait le rayon réfléchi avec
la normale.

3.4.1 Première loi de Descartes


Soit un rayon lumineux arrivant sur un
dioptre. Celui-ci peut être assimilé
localement à un plan (plan tangent) et on
appelle normale toute droite
perpendiculaire à ce plan. On appelle
plan d’incidence le plan contenant le
rayon incident et la normale au point
d’incidence.
Énoncé de la première loi
Les rayons réfléchi et réfracté sont dans
le plan d'incidence.

3.4.2 Deuxième loi de Descartes


Appelée aussi loi de la réflexion, la deuxième loi de Descartes annonce que les angles
d'incidence et de réflexion ont des valeurs égales mais des signes opposés r=-i1
3.4.3 Troisième loi de Descartes
Appelée aussi loi de la réfraction, la troisième loi de Descartes annonce que l’angle de
réfraction i2 est lié à l’angle d’incidence i1 par la relation :
n1 sin(i1 )  n2 sin(i2 )

Cas où n1 < n2 : réfraction limite


Le rayon lumineux passe du milieu 1 moins réfringent au milieu 2 plus réfringent. Il en
résulte que sin i2 < sin i1 ; les angles i1 et i2 étant compris entre 0 et /2, sinus et angles varient dans
le même sens, soit i2 < i1. Le rayon réfracté se rapproche donc de la normale.
Un rayon incident normal, pour lequel i1=0, entre sans déviation i2=0. Lorsque i1 croît, i2 croît
aussi tout en restant inférieur à i1. A l’incidence rasante (i1=/2), l’angle de réfraction est maximal
(angle de réfraction limite noté ilim) et vaut :
n1
sin(ilim )  n
2
Cas où n1 > n2 : réflexion totale
Le rayon lumineux passe maintenant du milieu 1 plus réfringent au milieu 2 moins réfringent.
La troisième loi de Snell-Descartes implique alors que Le rayon réfracté s’écarte donc de la normale
et l’angle de réfraction est maximal (i2=/2) pour un angle d’incidence limite ir tel que :
n
sin(i )  2
r
n1
Si l’angle d’incidence est supérieur à ir, il n’y a plus de rayon réfracté (en effet, on a alors
sini2 > 1, i2 n’est donc plus défini), le rayon incident est totalement réfléchi : on parle de réflexion
totale.

Vous aimerez peut-être aussi