0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
43 vues7 pages

Maths A MP-MPI Sujet

Le document présente les détails du concours d'admission 2025 à l'École Polytechnique et aux Écoles Normales Supérieures, avec un focus sur l'épreuve de mathématiques A. Il décrit les notations et concepts mathématiques nécessaires, ainsi que les objectifs et la structure des problèmes à résoudre, notamment sur les matrices nilpotentes et les endomorphismes. Les sections incluent des questions préliminaires, des algèbres linéaires, des prolongements compatibles et des théorèmes de décomposition.

Transféré par

alladje.yao
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
43 vues7 pages

Maths A MP-MPI Sujet

Le document présente les détails du concours d'admission 2025 à l'École Polytechnique et aux Écoles Normales Supérieures, avec un focus sur l'épreuve de mathématiques A. Il décrit les notations et concepts mathématiques nécessaires, ainsi que les objectifs et la structure des problèmes à résoudre, notamment sur les matrices nilpotentes et les endomorphismes. Les sections incluent des questions préliminaires, des algèbres linéaires, des prolongements compatibles et des théorèmes de décomposition.

Transféré par

alladje.yao
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

ECOLE POLYTECHNIQUE

ECOLES NORMALES SUPERIEURES

CONCOURS D’ADMISSION 2025

LUNDI 14 AVRIL 2025


08h00 - 12h00
FILIERES MP-MPI - Epreuve n° 1

MATHEMATIQUES A (XULSR)

Durée : 4 heures
L’utilisation des calculatrices n’est pas
autorisée pour cette épreuve
Notations
. On note N∗ l’ensemble des entiers naturels strictement positifs.
. On note C le corps des nombres complexes. Tous les espaces vectoriels sont sur C.
. On note C[X] l’anneau des polynômes en une indéterminée X à coefficients complexes et C(X)
le corps des fractions rationnelles en X.
. Pour m et n entiers naturels, on note Mm,n (C) l’espace des matrices de taille m × n. Lorsque
l’on a m = n on le note simplement Mm (C). On note GLm (C) le groupe des matrices inversibles
dans Mm (C).
. On note 0m,n la matrice nulle de Mm,n (C). On note 0m (resp. Im ) la matrice nulle (resp. la
matrice identité) de Mm (C).
. Étant donné deux matrices carrées M1 et M2 , on construit une matrice diagonale par blocs :
 
M1 0
diag(M1 , M2 ) = ,
0 M2
où les « 0 » désignent des matrices nulles de tailles convenables. La notation s’étend naturelle-
ment à un nombre fini de matrices carrées (M1 , . . . , Ms ) appelées alors blocs diagonaux de la
matrice ainsi construite.
. Étant donné un entier naturel s non nul et une s-liste (λ1 , . . . , λs ) ∈ Cs , on note diag(λ1 , . . . , λs )
la matrice diagonale s × s dont les coefficients diagonaux sont, dans l’ordre, λ1 , . . . , λs .
. Dans ce problème, étant donné un entier naturel r non nul, on appelle bloc de Jordan de
taille r la matrice r × r suivante :
 
0 0 ··· ··· 0
 .. .. 
1 . ... .
 .
Jr =  . . . . . .. 
 0 . . . .
. .
 .. . . . . . . . . 0

0 ··· 0 1 0
(tous les coefficients de Jr sont nuls sauf
 ceux d’indice (j +1, j) pour 1 6 j 6 r−1, qui valent 1).
La matrice J1 est la matrice nulle 0 .
. Une matrice est dite diagonale par blocs de Jordan si elle est diagonale par blocs avec des
blocs diagonaux qui sont des blocs de Jordan.
. Étant donné un espace vectoriel V , on note idV l’identité de V .
. Étant donné un espace vectoriel V et un endomorphisme u de V , un sous-espace W de V
est dit stable par u si u(W ) ⊂ W . On note alors uW l’endomorphisme de W induit par u,
c’est-à-dire uW : W → W , v 7→ u(v).

Objectifs et structure du problème


. Le premier objectif du problème est de donner une démonstration du fait qu’une matrice
nilpotente est semblable à une matrice diagonale par blocs dont les blocs diagonaux sont des
blocs de Jordan. Après la partie I, qui regroupe quelques résultats utiles pour la suite, la
démonstration occupe les parties II à IV.
. Une fois ce théorème établi, on en démontre dans la partie V une version dite « graduée », c’est-
à-dire en présence d’une matrice diagonalisable satisfaisant à certaines relations particulières. Ce
résultat est utilisé pour donner une forme normale pour les matrices des couples d’applications
linéaires (u1 : V1 → V2 , u2 : V2 → V3 ).
. Enfin, dans la partie VI, on utilise la version « graduée » de la partie précédente pour classer
les couples de matrices rectangulaires à équivalence simultanée près.

1
I Questions préliminaires

1 Restriction d’un endomorphisme diagonalisable à un sous-espace stable
Soit V un espace vectoriel de dimension finie, soit h un endomorphisme de V et soit W un sous-
espace stable par h. On note hW l’endomorphisme de W induit par h, c’est-à-dire hW : W → W ,
v 7→ h(v). Démontrer que si h est diagonalisable, alors hW est aussi diagonalisable.
2◦ Un invariant matriciel
Pour une matrice carrée M et un entier naturel k non nul, on note

δk (M ) = − dim ker M k−1 + 2 dim ker M k − dim ker M k+1 .

a) Démontrer que si deux matrices carrées M et M 0 sont semblables, alors δk (M ) = δk (M 0 )


pour tout k.
b) Soit r un entier naturel non nul. Vérifier que pour tout entier k non nul, δk (Jr ) vaut 1 si
k = r et 0 sinon.
c) Soient M1 et M2 deux matrices carrées et soit M = diag(M1 , M2 ). Démontrer la relation
dim ker M = dim ker M1 + dim ker M2 puis que pour tout entier k non nul,

δk (M ) = δk (M1 ) + δk (M2 ).

On pourra utiliser sans le démontrer le fait que toutes ces relations s’étendent à une matrice
diagonale par blocs diag(M1 , . . . , Ms ).

II Algèbre linéaire sur les polynômes de Laurent


L’espace des polynômes de Laurent est le sous-espace vectoriel noté C[X ±1 ] de C(X) engendré
par la famille (X k )k∈Z . C’est une sous-algèbre de C(X). On note D = X −1 C[X −1 ] le sous-espace
vectoriel de C[X ±1 ] engendré par la famille libre (X −j )j∈N∗ : c’est un supplémentaire de C[X]
dans C[X ±1 ] :
C[X ±1 ] = D ⊕ C[X].
On note Π : C[X ±1 ] → D la projection sur D parallèlement à C[X]. Ainsi, pour F ∈ C[X ±1 ],
q −1
X X
k ±1
si F = fk X ∈ C[X ] avec p et q entiers naturels, alors Π(F ) = fk X k .
k=−p k=−p

3◦ L’application linéaire ξb et l’endomorphisme ξ


On note ξb : C[X ±1 ] → D l’application linéaire qui à un polynôme de Laurent F associe

ξ(F
b ) = Π(XF ) et ξ = ξbD ,

c’est-à-dire l’endomorphisme de D induit par ξb (la lettre ξ (« xi ») évoque le produit par X).
a) Soit F un élément de C[X ±1 ]. Démontrer que ξb Π(F ) = ξ(F

b ).
b) Soit P un polynôme et soit F un élément de D. Démontrer que P (ξ)(F ) = Π P F ).
4◦ Image et noyau des puissances de ξ
Soit n un entier naturel. Démontrer que ξ n est surjectif et donner une base du noyau de ξ n .
5◦ Sous-espaces cycliques
Soit r un entier naturel non nul. Démontrer que le plus petit sous-espace vectoriel Dr de D
contenant X −r et stable par ξ admet pour base (X k−r )06k6r−1 . Écrire la matrice de l’endomor-
phisme ξDr induit par ξ sur Dr dans cette base.

2
III Prolongements compatibles
Soit V un espace vectoriel de dimension finie muni d’un endomorphisme u nilpotent. On suppose
qu’il existe un sous-espace vectoriel W de V stable par u et une application linéaire ϕ : W → D
tels que
ξ ◦ ϕ = ϕ ◦ uW .
Étant donné un sous-espace W 0 de V qui contient W et qui est stable par u, on dit que ϕ admet
un prolongement à W 0 compatible avec u s’il existe une application linéaire ϕ0 : W 0 → D telle
que
(i) la restriction de ϕ0 à W est ϕ ;
(ii) ξ ◦ ϕ0 = ϕ0 ◦ uW 0 .
Le but de cette partie est de démontrer que ϕ admet un prolongement à V compatible avec u.
6◦ Prolongement compatible avec u donné par un vecteur
Dans cette question, on suppose que W est strictement inclus dans V et on fixe un vecteur v
de V qui n’appartient pas à W .
a) Vérifier que l’ensemble

I = P ∈ C[X], P (u)(v) ∈ W


est un idéal de C[X].


b) Démontrer qu’il existe un entier naturel n tel que X n ∈ I. En déduire que I est engendré
par le monôme X r pour un entier naturel r convenable que l’on ne demande pas de préciser.
c) Soit W 0 le sous-espace de V défini par

W 0 = P (u)(v) + w, P ∈ C[X] et w ∈ W .


Vérifier que W 0 contient W et v et qu’il est stable par u.


On note
Gv = ϕ ur (v) .


d) Démontrer qu’il existe un élément Fv de D tel que

Gv = ξ r (Fv ).

e) Soit P un polynôme et soit w un élément de W . Démontrer que si P (u)(v) = w, alors


P (ξ)(Fv ) = ϕ(w).
f ) Soit x un élément de W 0 . Soit P un polynôme et soit w un élément de W tels que x =
P (u)(v) + w. Démontrer que l’élément ϕ0 (x) = P (ξ)(Fv ) + ϕ(w) ne dépend que de x et pas du
choix de P et w. Vérifier alors que l’application ϕ0 ainsi définie est un prolongement de ϕ à W 0
compatible avec u (il n’est pas demandé de vérifier que ϕ0 est linéaire, ce que l’on admettra).
7◦ Prolongement à V compatible avec u
Démontrer que ϕ admet un prolongement ψ à V compatible avec u.

IV Théorème de décomposition pour les endomorphismes nilpotents


Soit V un espace vectoriel de dimension finie sur C et soit u un endomorphisme de V . On
suppose que u est nilpotent d’indice n, c’est-à-dire que un = 0 et un−1 6= 0.
8◦ Scindage d’un sous-espace cyclique maximal
On choisit un vecteur v0 tel que un−1 (v0 ) n’est pas nul.

3

a) Vérifier que la famille v0 , u(v0 ), . . . , un−1 (v0 ) est libre et que le sous-espace W qu’elle
engendre contient v0 et est stable par u. Écrire la matrice de l’endomorphisme induit uW dans
cette base.
b) Démontrer qu’il existe une application linéaire ϕ : W → D injective telle que ξ◦ϕ = ϕ◦uW .
D’après la partie III, cette application linéaire ϕ admet un prolongement ψ : V → D compatible
avec u.
c) Vérifier que l’image de ψ est contenue dans le noyau de ξ n .
d) Démontrer que le noyau de ψ est un supplémentaire de W stable par u.
9◦ Théorème de décomposition : existence
Soit u un endomorphisme nilpotent d’un espace vectoriel V de dimension finie.
Démontrer qu’il existe une base de V , un entier naturel s et des entiers naturels non nuls
r1 > · · · > rs dans laquelle la matrice de u est diagonale par blocs et dont les blocs diagonaux
sont des blocs de Jordan Jr1 , . . . , Jrs de tailles respectives r1 , . . . , rs .
(Les expressions « diagonale par bloc » et « bloc de Jordan » sont définies dans les préliminaires.)
10◦ Théorème de décomposition : unicité de la taille des blocs
Démontrer que le nombre s et les tailles des blocs r1 , . . . , rs qui apparaissent dans la question 9◦
ne dépendent que de u et pas du choix de la base. On pourra utiliser la question 2◦ .

V Version « graduée » du théorème de décomposition


Dans cette partie, on se donne :
— un espace vectoriel V de dimension finie ;
— un endomorphisme nilpotent u de V ;
— un entier naturel N non nul et le nombre complexe (« zêta »)
2iπ
ζ = exp ;
N
— un endomorphisme inversible h de V tel que

hN = idV et h ◦ u ◦ h−1 = ζu.

11◦ Propriétés de h
a) Démontrer que h est diagonalisable.
b) Soit j un entier naturel strictement plus petit que N . En notant Vj = ker(h − ζ j idV ) et
VN = V0 , vérifier que u(Vj ) ⊂ Vj+1 .
c) Calculer, pour k entier relatif, hk ◦ u ◦ h−k et, pour l entier naturel, h ◦ ul ◦ h−1 .
12◦ Recherche d’un supplémentaire stable
Soit W un sous-espace vectoriel de V stable par u et h. On suppose que W admet un supplé-
mentaire W 0 stable par u et on cherche un supplémentaire de W stable par u et h.
Soit p le projecteur sur W parallèlement à W 0 .
a) Vérifier que u et p commutent.
On note
N −1
1 X k
p= h ◦ p ◦ h−k .
N k=0
b) Démontrer que l’image de p est incluse dans W et que pour w dans W , on a p(w) = w.
c) En déduire que p est un projecteur et que son image est W .
d) Démontrer soigneusement que p commute avec u et h.
e) En déduire que le noyau de p est un supplémentaire de W et qu’il est stable par u et h.

4
13◦ Version « graduée » du théorème de décomposition
a) Soit n l’indice de u, c’est-à-dire l’entier tel que un−1 6= 0 et un = 0. Démontrer qu’il existe
un vecteur v tel que v est un vecteur propre de h et un−1 (v) 6= 0.
b) Démontrer qu’il existe une base de V dans laquelle les matrices de u et h sont diagonales
par blocs et les blocs diagonaux sont respectivement de la forme

Jr et Dr,a = diag(ζ a , ζ a+1 , . . . , ζ a+r−1 )

pour r ∈ N∗ et a ∈ {0, . . . , N − 1} convenables.


On appellera (r, a) le type d’un tel couple de matrices (Jr , Dr,a ).
14◦ Un exemple
Dans cette question, on suppose de plus que

N = 4 et ker(h − idV ) = {0}.

Pour j ∈ {0, . . . , 3}, on note Vj = ker(h − ζ j idV ). D’après 11◦ b), la donnée de u équivaut à la
donnée des deux applications linéaires u1 : V1 → V2 et u2 : V2 → V3 induites par u.
a) Vérifier que u3 = 0.
b) Construire des couples (u, h) qui donnent lieu à six types différents de couples de blocs
diagonaux (Jr , Dr,a ) dans la version « graduée » du théorème de décomposition.
c) Démontrer que le nombre de blocs de chaque type est déterminé par la donnée des trois
dimensions dj = dim Vj (1 6 j 6 3) et des trois rangs r1 = rg u1 , r2 = rg u2 et r21 = rg(u2 ◦ u1 ).

VI Classification des couples de matrices rectangulaires


Dans toute la suite, on fixe deux entiers naturels m et n non nuls. On souhaite étudier les
classes d’équivalence de couples de matrices (A, B) ∈ Mn,m (C) × Mm,n (C) pour la relation
suivante : on dit que deux couples (A, B) et (A0 , B 0 ) sont simultanément équivalents s’il existe
deux applications linéaires α : Cm → Cn et β : Cn → Cm et des bases e et e0 de Cm et f et f 0
de Cn telles que A et A0 soient les matrices de α dans (e, f ) et (e0 , f 0 ) et B et B 0 celles de β
dans (f , e) et (f 0 , e0 ) respectivement.
Pour (A, B) dans Mn,m (C) × Mm,n (C) on définit les matrices (m + n) × (m + n) suivantes :
   
0m B Im 0m,n
MA,B = et H = .
A 0n 0n,m −In

15◦ Une réduction


Soient (A, B) et (A0 , B 0 ) deux couples de matrices dans Mn,m (C) × Mm,n (C). Démontrer que
les conditions suivantes sont équivalentes :
(i) (A, B) et (A0 , B 0 ) sont simultanément équivalents ;
(ii) il existe P ∈ GLm (C) et Q ∈ GLn (C) telles que A0 = QAP −1 et B 0 = P BQ−1 ;
(iii) il existe R ∈ GLm+n (C) telle que MA0 ,B 0 = RMA,B R−1 et H = RHR−1 .

Désormais, on fixe les matrices A et B et on note simplement M à la place de MA,B .


16◦ Deux applications linéaires : décomposition
a) Calculer H 2 , HM H −1 et, pour un polynôme P de C[X], calculer HP (M )H −1 .
b) Démontrer que si un nombre complexe λ est une valeur propre de M , alors −λ est aussi
une valeur propre de M avec la même multiplicité.

5
c) Soit χM le polynôme caractéristique de M . On l’écrit χM = X r Q où r est un entier et Q
est un polynôme dont le coefficient constant n’est pas nul. Justifier brièvement que
Cm+n = ker M r ⊕ ker Q(M )
et vérifier que ces sous-espaces sont stables par H.
On dit que deux couples de matrices (M, H) et (M 0 , H 0 ), toutes de même taille p × p, sont
simultanément semblables s’il existe R ∈ GLp (C) tel que M 0 = RM R−1 et H 0 = RHR−1 .
17◦ Deux applications linéaires : cas nilpotent
Dans cette question, on suppose que M est nilpotente.
Démontrer que (M, H) est simultanément semblable à un couple de matrices diagonales par
blocs dont les blocs diagonaux sont respectivement de la forme
   
0r B0 Ir 0
et ,
A0 0s 0 −Is
où r et s sont des entiers naturels avec |r −s| 6 1 et A0 et B0 forment l’un des couples suivants :
 
0 ··· ··· 0
1 0 ··· 0 0
 
 .. .. 
 . . . . . . .. ..  1 . .
0 . .  .
0 . . . . . ... 

A0 =  . . . et B 0 = ;
 .. . . . . . 0 .. 
  
. .
 .. . . . . . 0

0 · · · 0 1 0 s×(s+1)
0 · · · 0 1 (s+1)×s
1 0 ··· 0 0 ··· ··· 0
   
 . . . . . . ..   ... .. 
0 . 1 .
A0 =  . . = I et B = = Jr ;
0 . . . . . ... 
r 0
 .. . . . . . 0
  . 

0 · · · 0 1 r×r 0 0 1 0 r×r
0 ··· ··· 0 1 0 ··· 0
   
 ... ..   . . . . . . .. 
1 . 0 .
A0 =  . . . = Jr et B0 =  . . . = Ir ;
0 . . . . ..   .. . . . . 0
 

0 0 1 0 r×r 0 · · · 0 1 r×r
 
0 ··· ··· 0
1 0 ··· 0 0
 
 .. .. 
1 . .  . . . . . . .. .. 
 .
. . . ..  0 . .
A0 = 0 . . .  et B 0 = . . .. ..  .
. . .
. . . . 0 .
 .. . . . . . 0
  
0 · · · 0 1 0 r×(r+1)
0 · · · 0 1 (r+1)×r

18◦ Deux applications linéaires : cas inversible


Dans cette question, on suppose que M est inversible.
a) Démontrer que m = n et que A et B sont inversibles.
b) Démontrer que (M, H) est simultanément semblable à un couple de matrices diagonales
par blocs dont les blocs diagonaux sont de taille paire et sont respectivement de la forme
   
0r B1 Ir 0r
et ,
A1 0r 0r −Ir

A1 = Ir et B1 = λIr + Jr
pour r entier non nul et λ complexe non nul convenables.

Vous aimerez peut-être aussi