Procédure pénale
I- Définition
La procédure pénale s’attache à la recherche et au jugement des délinquants : exemple
lorsqu’une infraction est commise si des poursuites ont été engagées il importe d’en
connaitre les circonstances de déterminer l’auteur de le juger afin de lui appliquer les
sanctions abstraitement formulés par le code pénal. Une telle démarche est l’objet même
de la procédure pénale. Elle concerne ainsi les règles de formes contrairement au droit
pénal qui comprend des règles de fond
II- l’importance de la procédure pénale
La procédure pénale est importante pour de nombreuses raisons évidentes. D’abord elle est
indispensable à l’application du droit pénal. En effet elle a pour objet la mise en œuvre
des règles de fond par la police judiciaire, le ministère public et les juridictions. Le procès
pénal est donc le lien nécessaire entre l’infraction et la sanction tout le contraire en matière
civile commerciale ou administrative par exemple ou le procès reste une exception, quelques
institutions seulement nécessitant la saisine du juge. C’est pourquoi les statistiques officielles
reflètent beaucoup plus fidèlement le volume de la criminalité que par exemple celui des
contrats ou des sociétés commerciales
La procédure pénale est encore importante du fait de l’accroissement prodigieux du nombre
des infractions depuis quelques décennies. Cet accroissement de la masse a traité renforce
d’ailleurs l’intérêt de la procédure pénale aussi bien quant à son nombre d’application (d’un
point de vue quantitatif) quant à ces formes d’application, tout ceci participe alors à
l’effectivité des règles de la procédure pénale
Enfin alors que la procédure civile et le droit civil ne mettent en jeux que les intérêts privés
le plus souvent d’ordre patrimonial seulement. La procédure pénale et le droit pénal
mettent en jeux à la fois l’ordre social troublé par l’infraction et des intérêts privés très
souvent de la plus haute importance : la liberté, l’honneur voire la vie et pas uniquement des
intérêts pécuniaires d’ailleurs la procédure pénale assure la conciliation entre l’intérêt général
et les intérêts individuels. L’intérêt général c’est l’intérêt de tous celui de la société et de
tous ses membres autrement dit la procédure pénale pour prendre en compte l’intérêt général
doit tendre à réduire le nombre d’infraction en assurant la juste et rapide répression de celles
qui ont été commises. Quant à l’intérêt particulier c’est celui d’une personne avant tout de
l’auteur des faits. Mais l’intérêt individuel c’est également celui d’autre personne, de la
victime ou d’un groupe. L’individu mérite assurément la plus grande attention qu’il soit
auteur ou victime, mais plus auteur que victime car le procès pénal est avant tout un procès
entre la société et l’auteur
III- l’organisation de la procédure pénale
Le procès pénal est organisé en deux phases : la phase préparatoire et la phase décisoire. Ces
deux moments du procès sont gouvernés par certaines idées générales communes qui sont les
principes directeurs.
la phase préparatoire du procès pénal : dans le système romano-germanique
contrairement au système anglo-saxon les actes antérieurs à l’audience ont une
importance capitale au point que les preuves amassées sont peu remise en cause au
cours de l’audience, d’ailleurs il est même possible qu’il n’y ait jamais de procès
On enseigne généralement qu’en matière la procédure peut être inquisitoire c’est-à-dire
une procédure secrété écrite et non contradictoire du fait qu’il y a une disproportion entre
les moyens de l’autorité publique et ceux de la défense. La procédure inquisitoire
s’oppose à la procédure accusatoire qui est orale les formalités écrites sont réduites au
stricte minimum de plus il y a une égalité de moyen entre l’accusateur et la personne
poursuivie. Au Sénégal la procédure mixte a été adoptée c’est un système partiellement
public et partiellement oral et largement contradictoire. La phase préparatoire est
formaliste et structurée, elle comporte au minimum une enquête et une poursuite si
l’autorité habilité décide de la diligenté. Dans les affaires compliquées il existe une
troisième étape celle de l’instruction préparatoire
la phase décisoire : elle intéresse les juridictions de jugement et constitue le point
d’aboutissement du procès pénal. Cette phase a pour objet deux questions : celle de la
culpabilité et celle de l’application éventuelle de la peine. La juridiction de jugement
est saisie lorsqu’une instruction n’est pas nécessaire par une citation directe du
ministère public ou de la victime si une instruction est nécessaire elle est saisie par une
ordonnance de renvoi du juge d’instruction ou un arrêt de mise en accusation de
la chambre d’accusation. Après sa saisine si la juridiction retient sa compétence il
y’aura la phase de l’instruction définitive c’est-à-dire les débats les auditions les
interrogatoires l’examen et l’affrontement des preuves vont ensuite suivre le
réquisitoire du procureur et la plaidoirie de l’avocat. Après cela le juge peut décider
soit de rendre la décision séance tenante soit de reporter à une date ultérieur. Dans ce
dernier cas on dit qu’il met en délibéré il devra alors fixer la date et l’heure
les grands principes de la procédure pénale : il s’agit de principe propre à la
procédure pénale certains sont protecteur de l’individu (la présomption d’innocence
et les droit de la défense) tandis que d’autre sont liés à la preuve dans le procès pénal
(la liberté de la preuve est l’intime conviction du juge)
la présomption d’innocence signifie que tout homme doit être présumé innocent
des infractions qui lui sont reprochées tant qu’un jugement régulier est définitif
n’est pas intervenu article 9 de la déclaration de l’homme de 1989 du fait de cette
présomption il appartient à la partie poursuivante (ministre public
éventuellement la partie civile) d’apporter la preuve de tous les éléments de
l’infraction et de tous ceux qui permettraient d’apprécier la responsabilité du
coupable. Par conséquent en cas d’insuffisance de preuve ou doute la personne
poursuivie doit être relaxé. Cependant il arrive que le législateur renverse la
charge de la preuve ce sera alors à la personne poursuivie d’établir sa non
culpabilité. Cette présomption de culpabilité existe notamment en matière
d’enrichissement illicite 5article 163 bis CP) en matière de proxénétisme (article
323 quatrièmement CP) de même il est admis que l’élément moral dans les
contraventions et les délits matériels consiste pour la plupart en une faute
présumée qui ne cède que devant la preuve de certaines causes d’irresponsabilité
telles que la démence ou la force majeure
les droits de la défense : plusieurs prérogatives sont considérées comme faisant
partie des droits de la défense sans qu’aucune définition légale n’ai été donnée.
Selon la doctrine on peut définir les droits de la défense comme « l’ensemble des
prérogatives apportées à une personne pour lui permettre d’assurer la
protection de ses intérêts tout au long du procès » cette définition inclue le
droit à un avocat, le droit d’être informé du contenu de la poursuite et du
dossier mais aussi le principe du contradictoire. Selon ce principe les parties à
un procès civil ou pénal ont le droit d’être entendu par le juge d’être informé de
tous les éléments important de la procédure en cours (preuve présentée par
l’adversaire, mesure d’instruction ou d’expertise ordonné par le juge), de toutes
pièces ou observations présentées au juge en vue d’influencer sa décision et de
pouvoir la discutée
Les droits de la défense constituent un principe constitutionnel affirmait à plusieurs reprise
par le conseil constitutionnel. C’est un principe si important qu’ils justifient la nullité de la
procédure de même l’accomplissement d’une infraction imputée à la personne poursuivie peut
être justifié par les droits de la défense dans certains cas exemple le médecin attaqué en
justice peut violer le secret médical il en est de même de l’avocat ou du journaliste
le principe de la liberté de la preuve (article 414 CPP) : en matière pénale toutes les
preuves sont recevable les parties peuvent faire appel à tous les moyens de preuves
sans qu’il ait de hiérarchie entre eux (aveux, témoignage, écrit, constatation, fait ou
indice, enregistrement) ce qui se comprend car l’infraction est un fait juridique. Par
conséquent aucune preuve n’est exclue ou exiger en principe. Le juge ne peut a priori
écarter une preuve il doit en principe prendre en considération toutes les preuves.
Toutefois certaines preuves sont exclues du fait de leur nature il en est ainsi du serment
décisoire qui ne peut en aucun cas être déféré au prévenu ce qui se comprend puisque le
procès met en jeux l’intérêt général. La preuve par commune renommée, la preuve dans la
connaissance personnelle du juge ainsi que la preuve non communiqué à toutes les
parties sont également écartées. Ensuite certaines preuves sont exclues du fait de leur
irrégularité en effet l’article 90-9 CPP exige le respect du principe de la loyauté dans les
procédés mis en œuvre pour rechercher la preuve, aussi même si les provocations policières
sont en principe valable c’est à la condition qu’elle ne comporte pas de stratagème ou ne porte
pas atteinte à la vie privée ou au droit de la défense exemple le preuve obtenue par piège
téléphonique ou l’officier de police judiciaire se fait passé pour une autre personne n’a pas
été admise il en est de même de la preuve obtenue par la provocation à la commission d’une
infraction. Par ailleurs le fait d’écouter les conversations privées de la personne inculpée ou
celle où elle communique avec son avocat porte atteinte à la vie privée et au droit de la
défense. Dans le même sens les témoignages et les interrogatoires ne sont pas des modes de
preuves licites et normaux lorsqu’ils n’ont pas été conduis de façon régulière. Ce serait le cas
s’ils avaient eu lieu sous l’empire de la torture ou de menace de pression morale ou l’emploie
de procédé scientifique considéré comme déloyaux parce que privant l’intéressée de ses
facultés supérieures de contrôle (détecteur de mensonge sérum de vérité) d’ailleurs la plupart
de ces procédés n’offrent aucune garantie de la véracité des déclarations obtenues
D’un autre coté des modes de preuves sont exigées dans certaines hypothèse c’est le cas
lorsqu’il s’agit de prouver l’existence d’une obligation civile exemple en matière d’abus de
confiance qui implique la violation du contrat de base il faudra alors prouver cette convention
selon les principes du droit civil ensuite dans les infractions spéciales comme les délits
douaniers fiscaux de chasse de pêche la preuve résulte des procès-verbaux ou des rapports
(article 418 CPP) enfin les contraventions sont prouvées par procès-verbaux rapports ou
témoins article (525 alinéa 1 CPP)
Le principe de l’intime conviction du juge (article 414 alinéa premier) : en matière
pénale tous les moyens de preuves ont une force probante égale. Le juge statut selon
son intime conviction cela signifie une liberté d’appréciation des éléments de preuve
par juge. Toutefois le juge doit motiver sa décision c’est-à-dire il est tenu de dire sur
quoi précisément il fonde sa conviction que ce soit une décision de relaxe ou de
condamnation.
Cependant il faut remarquer que certains procès-verbaux et même certains rapports sont dotés
exceptionnellement par la loi d’une autorité particulière. Dans certaines matière les procès-
verbaux font foi jusqu’à inscription de faux (article 420 CPP) exemple les délits de chasses
et les délits douaniers établis par deux agents assermentés font foi jusqu’à inscription de
faux des constatations matérielles consignées. En revanche les procès-verbaux concernant
l’exactitude et la sincérité des déclarations et aveux tout comme ceux établis par un seul agent
ne font foi que jusqu’à preuve contraire (article L.11 code de la chasse et les articles 314
et 315 code d’s des douanes). Ajoutons également que les procès–verbaux en matière
contraventionnelle font foi jusqu’à preuve contraire rapporté par écrit ou par témoin (article
525 alinéa 2 et 3 CPP) de même les questions civiles étant soumises à la preuve légale le juge
est lié par ces élément de preuves conformément au principe du droit civil
Les organes de la procédure pénale
Il y’a deux organes d’abord les organes de polices qui ont pour rôle de rechercher les
infractions de les constatés d’en rassembler les preuves d’identifier les preuves et les
appréhender. Ensuite les organes de justices composés des autorités judiciaires et des
organes de jugements. Les autorités judiciaires sont le ministère public et le juge
d’instruction quant aux organes de jugements appelés aussi organe judiciaire ou juridiction de
jugement ils ont compétence pour connaitre des litiges pénaux il y’a les juridictions de droit
commun et les juridictions d’exception.
Du reste il faut noter que ce sont les mêmes juridictions qui sont chargés à la fois de la justice
civile et de la justice répressive : c’est l’unité d’organe entre la justice civile et la justice
répressive
Titre 1 : les actions nées de l’infraction
L’infraction en tant que génératrice d’un trouble social donne naissance à une action exercée
par le ministère public au nom de la société et tendant à l’application du peine et d’une
mesure de sureté (c’est l’action publique) mais l’infraction peut également être génératrice
d’un préjudice individuel matériel ou moral et donnée naissance à une action exercée par la
victime en vue d’obtenir une réparation par l’octroi d’un avantage matériel compensatoire
appelé dommage compensatoire (c’est l’action civile)
Chapitre 1 : l’action publique et l’action
civile
Section 1 : la distinction entre l’action publique
et l’action civile
Paragraphe 1 : la différence de but
Le critère déterminant pour distinguer les deux actions est l’intérêt protégé. L’action
publique protège l’intérêt de la société, l’intérêt général alors que l’action civile protège
l’intérêt de la victime, l’intérêt individuel. C’est pourquoi d’ailleurs les deux actions ont des
domaines différents. En effet toutes les infractions causant par hypothèse un trouble à la
société peuvent servir de base à l’action publique alors que pour l’action civile il faut qu’il
s’agisse d’infraction lésant un droit individuel. Ainsi certaines infractions ne concernent
que l’action publique exemple les délits simplement tenté, le vagabondage, la mendicité la
plupart des contraventions de polices d plus parce que l’action publique protège l’intérêt
général elle a un caractère d’ordre public on ne peut y renoncer le ministère public à qui est
confié son exercice n’en a pas la libre disposition et ne peut transiger en son sujet que dans les
exceptions prévus par la loi. En définitive l’action publique appartient à la société qui ne
peut y renoncer que par la voie du pouvoir législatif (loi d’Amnesty) par contre l’action civile
ayant un caractère privé et dans le patrimoine de la victime qui peut y renoncer ou transiger
en son sujet c’est dire alors que les deux actions n’ont pas les mêmes parties
Paragraphe 2 : la différence au niveau de leur
cause d’extinctions
L’action publique et l’action civile ont chacune des causes d’extinction propre l’action
publique peut s’éteindre d’abord par le décès du délinquant qu’il survienne avant le
déclanchement des poursuites ou après celui-ci avant la décision définitive. La loi d’amnistie
constitue également une cause d’extinction propre à l’action publique. Il en est de même de
l’abrogation de la loi qui produit sensiblement les mêmes effets que l’amnistie : l’amnestie est
une sorte d’abrogation partielle ne visant que le passé alors que l’abrogation a un caractère
définitif
S’agissant de l’action civile en principe toute les causes d’extinctions des obligations en droit
civil peuvent s’appliquer paiement renonciation
Section 2 : le rapprochement entre l’action
publique et l’action civile
L’action publique et l’action civile sont deux actions interdépendantes mais l’action publique
prime sur l’action civile
Paragraphe 1 : l’interdépendance entre l’action
publique et l’action civile
L’action publique et l’action civile sont liées dans deux hypothèse d’une part par rapport à la
compétence le juge pénal peut être saisi à la fois de l’action publique et de l’action civile.
Ainsi la victime qui porte son action en réparation devant le juge répressif déclenche
automatiquement l’action publique mais le juge statuera d’abord sur l’action publique avant
d’examiner l’action civile. D’autre part certaines causes d’extinction sont communes aux
deux actions même si pour la plupart c’est l’effet extinctif qui rejaillit sur l’action civile
En définitive cette interdépendance se traduit par une prééminence de l’action publique
Paragraphe 2 : la prééminence de l’action
publique sur l’action civile
Cette prééminence apparaît à un triple niveau surtout lorsque l’action civile est intentée
devant le juge civil
⁃ d’abord le juge civil saisi de l’action civil doit sursoir à statuer tant que n’est
pas intervenu la solution de l’action publique lorsque celle-ci a été déclenché: c’est le sursis
statuer ou la règle « le criminel tient le civil en état ». La raison d’être de ce principe est
d’éviter une contradiction entre le juge pénal et le juge civil aussi l’une des instances doit être
paralysé jusqu’à la conclusion de l’autre. L’instance civile est alors sacrifié car les juridictions
répressives prime sur celle civile a deux point de vue : d’une part par l’objet qu’elle poursuive
elles sont gardienne de la liberté individuel et de l’ordre public alors que les juridictions
civiles ne statuent que sur des intérêts privés. D’autre part par leur moyen de recherche de
preuve. Le juge pénal dispose de moyen d’investigation supérieur à ceux du juge civil et se
trouve mieux placé pour obtenir la vérité.
Par conséquent le sursis à statuer est une règle d’ordre public car il sert d’instrument à la
primauté du pénal sur le civil. Ainsi la procédure serait nulle si le jugé passé outre de plus la
règle peut être soulevé d’office par je juge par le ministère public par tout intéressé et cela en
toute instance
Toutefois pour qu’il y ait sursis à statuer il faut deux conditions cumulatives: non seulement
que l’action publique ait été mis en mouvement mais aussi que l’action civile et l’action
publique soit au même fait et même cause
⁃ ensuite le juge saisi de l’action civile ne peut méconnaître la solution donnée à
l’inaction publique c’est le principe de l’autorité de la chose jugée au criminel sur le civil
le juge civil doit tenir pour vrai ce qui a été décidé par le juge répressif c’est dire alors que le
sursis à statuer permet d’assurer l’autorité de la chose jugé au pénal sur le civil mais la règle
de l’autorité de la chose jugée au pénal sur le civil ne concerne que les décisions définitives et
irrévocable elle a un caractère absolu car elle s’applique à toute les actions nées de l’infraction
pénal et existe à l’égard de toute les personnes mais elle est d’intérêt privé autrement dit les
parties peuvent renoncer à son application et ne saurait l’invoquer pour la première fois en
appel ou en cassation de plus le ministère public et le juge ne peuvent la soulever d’office
⁃ Enfin la troisième règle marquant la prééminence de l’action publique et celle
selon laquelle l’action civile ne peut plus être engagée même devant le juge civil après la
prescription de l’action publique : c’est le principe de la solidarité ou de l’unité des
prescriptions (article 10 CPP). L’argument invoqué en faveur de ce principe est qu’il serait
contraire à l’ordre public de faire apparaître au grand jour d’un procès civil les éléments d’une
infraction alors qu’il est trop tard pour en assurer la répression la règle éviterai ainsi de
montrer ainsi l’impuissance des pouvoirs publics. On invoque également à l’appui de ce
principe qu’il serait contraire à la volonté du législateur qui souhaite un oubli rapide de
l’infraction de faire revivre celle-ci par le biais de l’action civile mais la doctrine hostile à ce
principe répondait qu’il est moins scandaleux de laisser une infraction impuni qu’une victime
sans indemnisation elle ajoute que grâce au principe solidariste l’autorité d’une infraction
bénéficie de laisser prescription beaucoup plus rapidement que celui qui n’a commis qu’un
simple délit civil. Cette doctrine ajoutée que l’action tend à rappeler le dommage et non
l’infraction en droit français le législateur à supprimer le principe solidariste des prescriptions
à travers la loi du 23 décembre 1980 au Sénégal il est toujours maintenu
Il convient de préciser cependant que si la victime demande la réparation d’un dommage qui
ne résulte de l’infraction le principe solidariste ne joue pas dans ce cas la prescription de
l’action civile est celle de droit commun exemple en cas d’accident de la route l’article 10 du
CPP ne peut plus être invoqué si la victime ne s’appuie pas sur l’infraction pour des blessures
involontaires mais sur la responsabilité du conducteur en raison de la grade de la chose
Chapitre 2 : l’action publique
Section 1 : les parties à l’action publique
Paragraphe 1 les demandeurs à l’action publique
A- le ministère public
I- La composition
L’expression Ministère Public a plusieurs sens. Elle peut designer l’ensemble des Magistrats
de Carrières chargés d’exercer l’action public au nom de la société. Elle fait référence
également aux Magistrats qui à une audience déterminée représente les intérêts de la société.
Elle peut renvoyer enfin à l’ensemble des membres du Ministère Public attachée à une même
juridiction. Ils existent au moins 1 Magistrat du Parquet au sein de chaque Juridiction. Auprès
des Tribunaux d’Instance et de Grande Instance c’est le Procureur de la République qui joue
ce rôle, assistée éventuellement d’un ou de plusieurs substitues. Auprès de la Cour d’Appel, le
Parquet est représenté par un Procureur General, assistée d’un ou de plusieurs Avocats
Généraux et de substitut du Procureur. Auprès de la Cour Suprême, il y’a un Procureur
General et des Avocats Généraux. Le Parquet est souvent appelée<< Magistrature Debout>>
par opposition à la « Magistrature Assise »qui désigne les Magistrats du Siege composant des
Juridictions de Jugement et d’Instructions. La différence entre le Siege et le Parquet exclut le
statut de ce dernier.
II- LE STATUT :
Le Ministère Public est un corps de Magistrat Professionnel, recruté de la même façon que les
Magistrats du Siege. Ils reçoivent la même formation c’est pourquoi ils ne sont pas spécialisé
de façon durable. Le Ministère Public présente 5 caractéristiques :
La Subordination Hiérarchique : qui implique que les membres du Ministère Public
peuvent recevoir des ordres non seulement de leur chef de Parquet mais aussi du
Ministre de la Justice. Cette double subordination Hiérarchique se manifeste par
l’amovibilité car les Magistrats du Parquet peuvent être déplacé ou révoqué. Mais il
existe des tempéraments notables : D’abord si le Chef de parquet accomplit des actes
qui méconnaissent l’ordre de son Supérieur Hiérarchique, il pourra faire l’objet de
sanction disciplinaire mais l’acte sera valablement fait et ne pourra pas être effacé par
le Supérieur Hiérarchique c’est ce que l’on appelle le Pouvoir propre des Chefs de
Parquet. Ensuite la nécessité pour les Magistrats du Ministère Public d’agir
conformément à l’Ordre Hiérarchique n’existe qu’en ce qui concerne des actes écrits
de Procédures. En effet, à l’audience, il conserve leurs libertés pour développer
oralement leurs points de vus. C’est ce que l’on exprime par l’adage <<La Plume est
serve mais la Parole est libre>>.
La deuxième caractéristique est l’Indivisibilité ou l’Unité du Ministère Public. Les
Magistrats du Parquet forment en tout un ensemble indivisible au point qu’ils peuvent
se remplacer les uns aux autres dans le même procès.
L’irresponsabilité est la troisième caractéristique : Les Magistrats du Parquet sont
irresponsable dans l’exercice de leurs fonctions. Ils ne peuvent être condamnés à des
Dommages-Intérêts au cas où il aurait engagé à tort une poursuite. La règle de
l’Irresponsabilité est d’ailleurs commune à tous les Magistrats.
L’Autonomie des Magistrats du Parquet : Cette caractéristique signifie que le
Ministère Public est indépendant de la Juridiction près de laquelle il exerce ces
fonctions. Les Magistrats peuvent bien recevoir des ordres de leurs supérieurs
hiérarchiques mais non des Magistrats du Siege.
L’irrécusablite qui est la dernière caractéristique et qui signifie que le Ministère Public
parti principale au procès pénale ne peut être écarté de l’Instance. Il est irrécusable
contrairement aux juges du Siege.
III- LES FONCTIONS DU MINISTERE PUBLIQUES
Le Ministère Public a pour rôle de mettre en mouvement l’action publique et ensuite de
l’exercer.
1- LE DECLENCHEMENT DE L’ACTION PUBLIQUE : LA REGLE DE
L’OPPORTUNITE DES POURSUITES
En Principe le Procureur de la République prend sa décision relative à la poursuite avec une
entière liberté sauf quelques exceptions. En effet, il peut décider de ne pas poursuivre pour
des raisons de pure opportunité. Toutefois avant d’apprécier l’opportunité de la poursuite, il
doit vérifier d’abord si cette poursuite est légalement possible : c’est l’appréciation de la
légalité de la poursuite. Cela consiste à vérifier d’abord le bien fondée apparente de l’Action
Publique : vérification des éléments constitutifs d’une infraction déterminée, qualification des
faits, faits justificatifs cause de non imputabilité, personne à poursuivre et à quel titre. Le
Procureur doit ensuite contrôler la recevabilité de l’Action Publique : vérification qu’aucun
obstacle de forme ne s’oppose au déclanchement des poursuites comme la question de la
Compétence Juridictionnelle, recherche des causes d’extinctions de l’Action Publique comme
la Prescription, le Décès du Délinquant… Mais aussi vérification de la nécessité ou non du
document indispensable pour la poursuite dans certains cas (Ex : La plainte de la victime ou
l’autorisation d’une administration). Apres cette appréciations de la légalité des poursuites, le
Procureur peut encore préalablement a la décision sur l’action publique susciter avec l’accord
des partis une Médiation Pénale (Art 32 alinéa 3 CPP). En cas d’échec de la Médiation, il peut
alors apprécier si la poursuite lui parait opportune ou non : il peut décider de poursuivre ou de
ne pas poursuivre.
a- LA DECISION DE POURSUIVRE :
Dès que l’exécution de cette décision aura commencée, elle deviendra irrévocable. En effet, la
mise en mouvement de l’Action publique présente un caractère irréversible, le procureur de la
République encore moins une autre personne ne peut arrêter le mécanisme ou le processus de
la répression. Il n’y a pas de recours possibles contre une telle décision. Le Procureur générale
peut la désapprouver mais il ne peut en paralyser les effets. Toutefois la décision de
poursuivre n’a pas l’autorité de la chose jugée. Elle ne lie aucunement la Juridiction saisi
qu’ils s’agissent d’une Juridiction de Jugement ou d’une Juridiction d’Instruction car elle
n’établit la culpabilité du personne poursuivie.
Le Procureur de la République dispose de 3 moyens pour mettre en mouvement l’Action
Publique : La Citation directe, le Réquisitoire introductif et la Procédure de Flagrant Délit.
LA CITATION DIRECTE : C’est un acte par lequel la personne poursuivie est
assignée directement devant le Juridiction de Jugement. Elle est utilisée en matière
contraventionnelle et en matière délictuelle lorsqu’une instruction n’est pas nécessaire.
La Citation directe doit se faire sous la forme d’un exploit d’huissier délivré à la
requête du Ministère Publique. Elle répond a diverses exigences de formes sous peine
de nullité : indication du Ministère Publique, de la Personne poursuivie, de l’huissier.
Les faits et les textes applicables. Le tribunal saisi avec date, heure et Signature de
l’Huissier.
LE REQUISITOIRE INTRODUCTIF OU REQUISTOIRE AFIN
D’INFORMER : c’est un acte par lequel le Procureur de la République ou l’un de ses
substituts requièrent le Juge D’instruction d’informé contre un individu déterminé ou
non sur une ou plusieurs infractions. Il est utilisé en matière criminelle et en matière
délictuelle lorsqu’une instruction est nécessaire, il doit être daté et signé du Procureur,
contenir les faits sur lesquels portent l’instruction et éventuellement le nom de la
personne poursuivie si elle est connue. Si cette personne est inconnue le Réquisitoire
indiquera la lettre X.
LA PROCEDURE DE FLAGRANT DELIT : Elle est réservée au Procureur de la
République et s’applique à certains délits c’est-à-dire se punit de peine
d’emprisonnement, ce qui exclut les délits punis de peine d’amende, les crimes et les
contraventions. La Procédure est également exclut si les faits constituent une
infraction de Presse politique ou encore un Délit soumis à des règles de poursuite
spéciale. Ex : Les délits forestiers, de chasses, douaniers… Enfin le délit doit être
flagrant. A ce titre 3 cas de flagrant sont visés par l’art 45 CPP.
D’abord le délit qui se commet actuellement ou qui vient de se commettre,
Ensuite le cas où la personne soupçonne est dans un temps très proche de l’action,
poursuivie par la clameur ou trouver en possession d’objet, présente des traces ou
indices laissant pensé qu’elle a participée da l’infraction. Il y’a encore le cas où
l’Infraction est commise dans une maison et que le propriétaire requièrent le Procureur
de venir la constater ou un Officier de Police Judicaire. L’alinéa de l’art 63 CPP ajoute
un quatrième cas de flagrance : Lorsqu’il existe contre une personne des indices
graves et concordant de notre a motiver son inculpation, celle-ci reconnaissant avoir
réalisé les faits constitutifs du Délit. Lorsque les conditions sont réunies, le Procureur
a le choix entre la Citation directe, le Réquisitoire introductif et la Procédure de
Flagrant délit. S’il opte pour la procédure de flagrant délit, il interroge la personne
poursuivie sur son identité et les faits reprochés en présence de son avocat. Il décerne
alors contre elle un mandat de dépôt puis le fait conduire directement devant le
Tribunal.
B- LA DECISION DE NE PAS POURSUIVRE
On l’appelle aussi décision de classement sans suite. Le Procureur décidera de classer l’affaire
sans suite pour des raisons purement juridiques s’il estime que les poursuites sont irrecevables
(Prescription de l’action publique) ou que l’action publique serait mal fondée. Par ex : les
éléments constitutifs de l’infraction ne sont pas réunis…
Mais le Procureur peut placer l’affaire s’il estime que les poursuites inopportunes. Ex :
Lorsque l’infraction est légère. De même il peut s’agir de situation ou le silence est préférable
à la poursuite.
Lorsque la décision de ne pas poursuivre est portée à la connaissance de la victime, il lui
appartiendra de prendre l’initiative des poursuites. En tout état de cause, c’est une décision
administrative et seul le recours hiérarchique est possible devant le Procureur Générale. Mais
c’est aussi une décision qui n’est pas irrévocable. Le Procureur peut en effet toujours revenir
sur cette décision tant qu’il n’y a pas Prescription de l’Action Publique même s’il n’y a aucun
élément nouveau.
b- LES LIMITES A LA REGLE DE L’OPPORTUNITE DES
POURSUITES :
Il y’a des limites par rapport à la décision de ne pas poursuivre.
D’abord, certaines administrations ont la possibilité de déclencher l’action Publique pour les
infractions les concernant. Ex : L’administration fiscale, douaniers…
Ensuite la victime informée du classement sans suite peut prendre l’initiative des poursuites et
déclencher l’action Publique.
Enfin le Procureur General peut obliger le procureur de la République d’engager les
poursuites.
Par rapport à la décision de poursuite, le Ministère Publique peut rencontrer des obstacles.
D’abord lorsque la poursuite est dirigée contre un membre du Parlement, il faut l’autorisation
du bureau de l’Assemblée Nationale (Art 61 alinéa 2 et 3 de la Constitution). Une telle
protection que l’on désigne sous le nom d’inviolabilité parlementaire est inspirée par le
Principe de la Séparation des Pouvoirs. L’inviolabilité parlementaire diffère de l’immunité
parlementaire qui implique qu’un Députe ne puisse être poursuivie, arrêter ou détenue en
raison des opinions émises dans l’exercice de ces fonctions (Art 61 alinéa 1 de la
Constitution). Le Procureur peut également être ralenti dans sa décision de Poursuite lorsque
la plainte de la victime est nécessaire aux déclanchements de l’Action Publique. Il en est ainsi
dans les infractions à caractère privée comme l’adultère, la diffamation, l’abandon de la
famille…
Enfin, il y’a des situations ou la mise en mouvement de l’action publique exige un jugement
préalable : ce sont les questions préjudicielles a l’action c’est-à-dire que l’action Publique ne
pourra pas être déclenché tant qu’un jugement préalable n’est pas intervenu. EX : Art 348
alinéa 2 CP qui prévoie qu’en cas d’enlèvement de mineur suivi de son mariage avec son
ravisseur, ce dernier ne pourra être poursuivi qu’après l’annulation du mariage. La question
prejudentielle a l’action s’oppose à l’action préjudicielle au jugement dans laquelle le Juge
pénale suspend sa décision en attendant un Jugement sur une question incidente qui ne relève
pas de sa compétence.
2) L’EXERCICE DE L’ACTION PUBLIQUE
21 mars 2025
Après le déclenchement de l'action publique, il appartient au ministère public de l'exercer, ce
pouvoir lui appartient à titre de monopole sous réserve de certaines administrations.
L'exercice de l'action publique signifie que le ministère public va défendre les intérêts de la
société offensés dans toutes les étapes de la procédure pénale de l'enquête jusqu'au jugement.
C'est pourquoi il intervient d'en tous les secteurs de l'activité répressive et est représenté
auprès de toutes les juridictions. Par conséquent, en tant que partie au procès pénal et partie
principale, il lui appartient de soutenir la culpabilité du délinquant s'il estime qu'il est
coupable ou dans le cas contraire de requérir la relaxe pure et simple. Ainsi, il exerce l'action
publique à charge et à décharge.
Il appartient également au ministère public de prendre des réquisitions et d'exercer au besoin
les voies de recours contre les décisions. Enfin, c'est au ministère public de faire exécuter la
décision rendue à savoir la condamnation lorsque celle-ci est définitive.
C- Les autres demandeurs à l’action publique
En dehors du ministère public la partie lésée peut déclencher l’action publique. En effet il
suffit à la victime de porter son action en réparation devant le juge répressif soit avant toute
initiative du ministère public soit lorsque celui-ci décide de ne pas poursuivre par ailleurs
certaines administration comme la douane les impôts la chasse etc peuvent déclencher l’action
publique pour la répression des infractions les concernant
Paragraphe 2 : les défendeurs à l’action publique
L’action publique tend au prononcé d’une peine donc elle doit être dirigée contre les auteurs
coauteurs ou complice de l’infraction. En effet le principe de la responsabilité pénale
individuelle selon lequel la peine ne peut frapper que celui qui a commis l’infraction fait
obstacle à ce que l’on poursuive et condamne pénalement les héritiers du délinquant
En cas d’infraction commise par une personne morale l’action publique st exercée à
l’encontre de celle-ci à travers son représentant légal ou un délégué qui représente la personne
morale sur tous les actes de la procédure
Toutefois les frais de justice et les amandes seront dus par les héritiers si une condamnation
définitive est intervenue avant le décès
Section 2 : l’extinction de l’action publique
L’extinction de l’action publique est un obstacle permanent et définitif à son déclanchement et
à son exercice il existe plusieurs causes d’extinction de l’action publique : certaines sont
ordinaires d’autres exceptionnelles
Paragraphe 1 : les causes ordinaires d’extinction
de l’action publique
A- Le décès du délinquant
En cas de décès du délinquant l’action publique est éteinte elle ne peut plus être poursuivie
encore moins exercée si elle a déjà été déclenché. Dans cette dernière situation l’affaire est
rayée du rôle et les frais supportés par l’Etat cependant l’action publique n’est pas éteinte pour
autant contre les co-auteurs et complice de même l’action civile survit à l’action publique et
peut même être poursuivi devant le juge pénal si elle a été introduite avant le décès
B- La chose jugée
C’est l’extinction de l’action publique par l’effet d’une décision définitive rendue par une
juridiction répressive. La chose jugée empêche de recommencer un nouveau procès et de
juger une seconde fois le délinquant sur les mêmes faits qu’il est été relaxé acquitté ou
condamné : c’est le principe de l’autorité de la chose jugée au criminel sur le criminel.
L’exception de chose jugée est d’ordre public, ainsi elle peut être opposée à tout moment de la
procédure par le ministère publique la partie intéressée et même d’office par le juge mais la
chose jugée sur l’action publique n’entraine pas forcément l’extinction de l’action civile ce
n’est que lorsque le juge répressif a statué à la fois sur l’action publique et sur l’action civile
qu’il y’a extinction des deux actions
C- La prescription de l’action publique
1-Le fondement
Elle est différente de la prescription de la peine cependant il existe des justifications
communes aux deux prescriptions. Il a été avancé en effet que ces deux prescriptions reposent
d’abord sur le fait qu’au bout d’un certain temps dans un intérêt de paix et de tranquillité
sociale mieux vaut oublier l’infraction que d’en raviver le souvenir ensuite ces deux
prescription s’appuient sur la considération psychologique que le coupable aussi longtemps
qu’il a pût échappé à la poursuite ou au châtiment à du vivre dans l’inquiété et dans l’angoisse
parfois même torturer par le remord
Des justifications particulières ont été ajoutées en faveur de la prescription de l’action
publique en faisant appel à l’idée de négligence et celle de dépérissement des preuves. Ainsi il
a été avancé l’argument selon lequel la société perdrait son droit de punir parce qu’elle ne
l’aurait pas exercé à temps utile mais aussi et surtout celui selon lequel au fur et à mesure que
le temps passe les preuves disparaisse ou du moins perde beaucoup de leur valeur
2-Le délai de la prescription
Ce délai peut être interrompu par des actes de poursuite (citation directe …) ou des actes
d’instructions accompli par des juridictions d’instruction ou les officiers de police judiciaire
(perquisition mandant etc) en cas d’interruption de la prescription tout le temps écoulé avant
la survenance de la cause interruptive sera effacé et un nouveau délai va recommencer à
courir, la durée de ce nouveau délai est la même que celui du délai antérieur interrompu
L’effet interruptif de la prescription concerne aussi bien l’action publique que l’action civile
mais encore tous les participants et toutes les victimes de l’infraction
Le délai de prescription de Lap peut aussi être suspendu par des obstacles de droit (examen
d’une question préjudicielle pourvoi en cassation demande d’autorisation à l’assemblé
national pour la levée de l’inviolabilité parlementaire etc) ou par des obstacles de faits
(inondation, occupation militaire, force majeur, démens du délinquant après la commission de
l’infraction etc) o la différence de l’interruption la suspension ne fait qu’arrêté le cour de la
prescription car le temps déjà écoulé avant sa survenance est pris en compte dans le calcul du
délai
3-Les effets
Lorsque le délai de prescription a expiré l’action publique ne peut plus être exercée contre le
délinquant ainsi que les différents participant de plus conformément au principe solidariste
l’effet extinctif de la prescription concerne également l’action civile par ailleurs la
prescription étant d’ordre publique le délinquant ne peut y renoncer elle peut être invoqué
pour la 1ière en appel ou devant la cour suprême et même d’office par le juge
D- La loi d’amnistie
C’est une mesure de pardon tendant a effacé le caractère délictueux d’acte passé et qui sont
déterminé par la loi ainsi lorsque la loi d’amnistie intervient après la condamnation la peine ne
sera pas exécuté si elle précède le jugement elle éteint l’action publique elle s’applique
également au participant s’il ‘agit d’une amnistie réelle. L’effet extinctif de l’amnistie est
d’ordre public le juge doit l’appliquer d’office. L’amnistie efface la condamnation déjà
intervenu qui n’est plus inscrite au casier judiciaire mais elle n’éteint pas l’action civile car le
fait amnistié s’il n’est plus délictueux reste un fait dommageable dont la victime est en droit
de demander réparation
E-L’abrogation de la loi
À l’image de la loi d’amnistie l’abrogation de la loi enlève à l’acte son caractère délictueux
mais en plus et contrairement à celle-ci elle fait disparaitre l’élément légal de l’infraction ainsi
l’action publique est éteinte et si des poursuites été déjà engagées la procédure est anéanti en
vertu du principe de la rétroactivité in mitus mais l’action civile subsiste
Paragraphe 2 : les causes exceptionnelles
d’extinction de l’action publique
Il s’agit de cause normale d’extinction de l’action civile qui éteigne exceptionnellement
l’action publique
A- La transaction
Il convient de préciser qu’il ne s’agit pas de la transaction entre la victime et le délinquant
celle-ci n’éteint que l’action civile mais c’est plutôt une transaction entre le délinquant et la
partie poursuivante elle est prévue à l’article 6 alinéa 3 CPP ce texte dispose que l’action
publique eut s’éteindre par transaction lorsque la loi le prévoit expressément c’est le cas en
matière douanière, fiscal. Il s’agit ici d’une transaction entre l’administration concerné et le
délinquant. Pour éteindre l’action publique elle doit intervenir avant son déclenchement si elle
intervient après le jugement définitif elle n’aura aucun n’effet sur les peine privative de liberté
et ne peut concerner que les condamnations pécuniaires l’amande de forfaitaire est également
considéré par la loi comme une sorte de transaction entre l’auteur de la contravention et
l’agent verbalisateur (article 517 CPP) de même en matière contraventionnelle l’amande de
composition fixée par le juge saisi et versé par le contrevenant éteint l’action publique (article
513 CPP)
B- La médiation pénale
Le procureur de la république peut susciter la médiation pénale avec les partie s'il estime
qu'un telle mesure est susceptible de réparer le dommage causé à la victime, de mettre fin au
trouble résultant de l'infraction et de contribuer au reclassement du délinquant (art 32 CPP).
Ainsi, il peut procéder lui-même à la médiation ou délégué un médiateur.
L'accord doit intervenir dans les 15 jours de la saisine et il ne doit pas être contraire à l'ordre
public et aux bonnes mœurs, l'accord intervenu entraine l'extinction de l'action publique et de
l'action civile.
Il faut souligner que si la médiation intervient après les poursuites, elle est diligentée par la
juridiction de jugement et ne peut concerner que la réparation du préjudice né de l’infraction
(article 451 CPP)
C- Le retrait de la plainte
En principe le désistement de la victime n’a pas d’incidence sur l’action publique. Toutefois
lorsque le déclanchement de l’action publique est subordonnée à la plainte de la victime
(exemple les infractions à caractère privé comme l’adultère l’abandon de famille la
diffamation etc) le retrait de la plainte entraine l’extinction de l’action publique (article 6
alinéa 3 CPP)
Chapitre 3 : l’action civile
L’action civile est l’action en réparation du préjudice corporel matériel ou moral causé par
l’infraction. Elle diffère de l’action publique et présente des particularités aussi bien par
rapport aux partis qu’a ses causes d’extinctions mais elle peut être portée devant le juge civil
ou devant le juge pénal : c’est le droit d’option de la victime
Section 1 : les particularités de l’action civile
Paragraphe 1 : les parties à l’action civile
A- Les demandeurs
L’action civile est une action d’intérêt privé par conséquent elle peut être exercé que la
personne concernée le ministère publique ne peut pas l’exercer. Les demandeurs à l’action
civile sont d’abord la victime directe c’est à dire la personne qui a subie l’infraction ainsi que
les proches de la victime qui sont des personnes liées à celle-ci par des liens familiaux ou
d’affection il y’a également les héritiers et les autres ayant droit de la victime. Les héritiers
sont les personnes que la loi désigne comme ayant des droits dans la succession d’une
personne décédée, quant aux autres ayant droit se sont les créanciers ou les personnes que la
victime aurait cédé ses droits, ou encore les personnes subrogés
B- Les défendeurs à l’action civile
Ce sont d’abord de l’auteur de l’infraction les coauteurs et les complices il y’a également les
héritiers de ses auteurs coauteurs ou complice. Il y’a enfin mes tiers civilement responsable
qui sont les pères et mères les artisans et les commettants (article 55 CP), les aubergistes et les
hôteliers qui sont aussi civilement responsable s’ils n’ont pas inscrit sur leur registre le nom
du client qui a séjourné dans leur établissement et a commis un crime ou un délit (article 54
CP)
Paragraphe 2 : l’extinction de l’action civile
Elle s’éteint par les modes ordinaires d’extinction des obligations civiles à savoir le paiement
la compensation la transaction entre l’auteur et la victime la renonciation ou le désistement la
renonciation est l’acte par lequel la victime déclare expressément qu’elle ne réclamera pas
réparation quant au désistement il faut faire la distinction entre le désistement d’instance et le
désistement d’action. Le désistement d’instance ne vaut que pour l’instance en cours tandis
que le désistement d’action a un effet beaucoup plus radical à l’image de la renonciation
Ces causes d’extinction de l’action civile n’ont pas d’impact sur l’action publique sauf
l’hypothèse des infractions à caractère privé ou la plainte est une condition nécessaire de la
poursuite
En dehors de ces causes d’ordinaire d’extinction l’action civile peut s’éteindre également par
certaines causes d’extinction de l’action publique comme la prescription la chose jugée la
médiation
Section 2 : le droit d’option de la victime
Lorsque l’action civile est consécutive à une infraction, la victime dispose d’une option :
demander la réparation de son dommage soit devant la juridiction civile soit devant la
juridiction pénale (article 3 et 4 CPP)
Paragraphe 1 : les justifications et les conditions du droit d’option
La possibilité donné à la victime de saisir le juge pénal se justifie d’abord par des raisons
économiques. En effet il est plus facile mais surtout moins couteux pour la victime
d’intervenir dans le procès pénal que d’engager un procès distincte pour ses intérêts civils. La
partie lésée pourra ainsi profiter des preuves recueillies par le ministère public ou par le juge,
de plus le juge pénal connaissant bien les faits avec ces moyens d’investigation efficace et
plus apte à statuer sur le dommages et intérêts de manière décisive le choix donné à la victime
permet de lutter contre l’inertie du ministère public et le contrariété de jugement entre l’action
civile et l’action publique
Mais pour que la victime ait le choix entre la voie civile et la voie pénale il faut deux
conditions :
D’abord une double compétence juridictionnelle : cela signifie que les deux voies doivent
être ouverte. Cette double compétence n’existe pas toujours car il arrive que l’une des voies
soit fermée. Il peut s’agir de la voie pénale exemple en cas d’intervention d’une loi
d’amnistie, de décès du délinquant ou d’une loi d’abrogation dans ce cas la victime ne peut
saisir que le juge civil, il peut aussi s’agir de la voie civile exemple en matière de diffamation
la voie pénale est seule possible sauf décès de l’auteur de l’infraction ou loi d’amnistie
La deuxième condition est qu’il faut que le dommage invoqué se fonde sur l’infraction.
Ainsi en cas de blessure involontaire causée par un accident de la circulation, le juge pénal est
incompétent si la victime fonde son action sur le droit de garde de l’auteur de l’accident
Paragraphe 2 : l’irrévocabilité de l’option
Selon l’article 5 CPP la partie lésée qui a exercé son action en réparation devant le juge civil
compétent ne plus saisir le juge répressif : c’est la règle « electa una via » cette règle signifie
que lorsque la victime choisi la voie civile elle ne peut plus se rétracter et saisir le juge pénal.
C’est donc l’irrévocabilité de l’option civile, elle se justifie par un souci d’humanité en faveur
du délinquant car celui-ci devant le juge civil ne risque que la condamnation à des dommages
intérêts, par contre devant le juge pénal il y’a en plus le risque de la sanction pénale autrement
dit si la victime choisie la voie pénale l’option reste révocable car elle peut abandonner cette
voie pénale pour la voie civile cette règle est alors d’ordre privé et non d’ordre public
puisqu’elle est établie dans l’intérêt de la personne poursuivie. Ainsi, seule cette personne
peut l’invoquer en début de procès et avant toute défense au fond, elle peut aussi y renoncé
mais n aussi c’est une règle conformément à son domaine d’application posé par l’article 5 du
CPP qui ne s’applique que si la victime a saisi une juridiction civile compétente. Par
conséquent qi la victime saisie une juridiction civile incompétente elle peut se rétracter
Mais cette règle comporte des exceptions posées par la loi et la jurisprudence
D’abord l’article 5 CPP dans son alinéa 2 prévoie que la victime peut changer de voie et
saisir le juge pénal si l’action publique a été déclenché par le ministère publique et qu’aucune
décision sur le fond n’est encore intervenu devant la juridiction civile. Selon la jurisprudence
la règle electa una via n’est pas application lorsque la juridiction civile saisi est une juridiction
étrangère sauf convention internationale contraire elle considère également que la victime
n’est pas non plus lié par son choix si l’action portée devant le juge civil est celle devant le
juge pénal sont différente de par leur objet cause et partie (arrêt de la cour d’appel de Dakar
18 mai 2009)
Paragraphe 3 : le choix de la voie civile
Lorsque la victime choisi la voie civile c’est-à-dire saisi le juge civil pour son action en
réparation du préjudice causé par une infraction un procès purement civil va se dérouler
cependant le procès sur l’action civile distincte du procès pénal n’est pas complétement
indépendant de celui-ci. En effet si le procès civil se déroule en même temps que le procès
pénal ou postérieurement à celui-ci l’action civile sera influencer par l’action publique et sera
effectivement sous la dépendance du procès pénal à travers la règle « le criminel tient le civil
en état » et celle de « l’autorité de la chose jugée au criminel sur le civil ». En revanche si
le procès civil est engagé avant la mise en mouvement de l’action publique ou après le
classement sans suite l’action civile a une indépendance absolue par rapport à l’action
publique. Le juge civil garde son pouvoir d’appréciation et tranche librement l’affaire portée
devant lui
Paragraphe 4 : le choix de la voie pénale
Lorsque la victime opte pour la voie pénale pour demander réparation on dit qu’elle se
constitue partie civile
A-Les conditions de la constitution de partie civile
Il y’a les conditions de fonds et des conditions de formes
1- Les conditions de fond
Conformément au droit commun la victime doit avoir la capacité à agir ce qui exclu alors les
mineurs non émancipés et les majeurs incapables. Dans ces derniers cas l’action civile doit
être exercée par un représentant légal mais en plus de la capacité la victime doit avoir intérêt
à agir l’article 2 CPP pose justement cette condition en disposant que l’action civile en
réparation du dommage causé par un crime un délit ou une contravention appartient à
celui qui a personnellement souffert du dommage causé directement par l’infraction. On
en déduit alors que pour qu’une constitution de partie civile soit recevable il faut que la
victime invoque un préjudice direct et un préjudice personnel. Les notions de « préjudices
direct et personnel » ont été interprétées dans un premier temps de manière restrictive car ne
prenant en compte que l’action de la victime direct mais en 1989 avec l’arrêt de la chambre
criminelle française du 9 février 1989 une définition large de ces notions a été retenu.
Désormais le préjudice direct n’est plus défini comme celui sui découle directement de
l’infraction mais celui qui découle des conséquences de l’infraction. Le préjudice personnel
est défini maintenant comme celui qui est propre à la personne qui l’invoque et non comme
celui qui est personnellement souffert ou celui subit dans sa personne. Depuis cette décision
les proches de la victime peuvent saisir le juge pénal pour obtenir réparation de leurs
dommages résultants du décès ou des graves blessures infligés à celle-ci
En ce qui concerne la situation des héritiers, il faut souligner qu’ils peuvent exercer l’action
en réparation de la victime décédé si celle-ci ne l’a pas fait de son vivant. Il exerce alors une
action héréditaire
La question est de savoir si l’action héréditaire est recevable devant le juge pénal avant de
répondre à cette question il convient de vérifier d’abord l’existence de cette action. A ce titre
une distinction doit être faite selon que l’infraction est ou non la cause du décès de la victime,
si l’infraction n’est pas la cause du décès il n’y a aucune difficulté l’action en réparation
existe dans le patrimoine du défunt (exemple si le défunt est victime de vol, escroquerie
d’abus de confiance). En revanche si l’infraction est à la l’origine du décès de la victime il est
important de vérifier s’il y’a concomitance entre l’infraction et le décès, en cas de
concomitance c’est-à-dire lorsque la victime est morte sur le coup de l’action en même temps
alors l’action héréditaire n’existe pas parce que n’ayant pas pu naitre dans le patrimoine de la
victime pour être transmise par contre si un laps de temps s’est écoulé entre l’infraction et le
décès le droit à réparation existe alors dans le patrimoine de la victime
Lorsque cette action héréditaire existe les héritiers ne peuvent pas pour autant déclenchés
l’action publique car le préjudice invoqué celui de leur auteur décédé même s’il est direct ne
leur est pas personnel conformément à l’article 2 CPP. Toutefois il leur est permis d’intervenir
dans le procès pénal après le déclenchement de l’action publique par le ministère publique. Il
en est de même des assureurs et de la sécurité sociale. Concernant les autres ayants droit
comme les personnes que la victime aurait cédé ses droits, leur action est rejeté par la
jurisprudence ils doivent donc saisir le juge civil.
Cela dit le préjudice doit aussi être actuel, cela signifie qu’il ne doit pas être éventuel, il doit
exister au moment de se constituer partie civile mais l’intérêt à agir doit aussi être légitime
(article 1-2 CPC) la jurisprudence française n’exige plus un intérêt légitime qu’elle avait
définie comme un intérêt juridiquement protégé. C’est ainsi que dans un premier temps
l’action de la concubine contre l’auteur de l’homicide ou de violence dont le concubin été
victime n’était pas recevable ce n’est qu’en 1975 que cette action est acceptée devant le juge
pénal à condition que la liaison soit stable peu importe que son caractère délictueux. Au
Sénégal la combinaison des articles 1-2 code de procédure civile et 124 COCC (l’article 124
prévoit que le dommage n’est générateur de responsabilité que s’il porte atteinte à un droit)
pourraient aboutir à la conclusion qu’un intérêt légitime juridiquement protégé est exigé. Par
conséquent l’action de la concubine est irrecevable en droit sénégalais mais c’est une
assertion tout à fait discutable
2- Les conditions de formes
La victime peut se constituer partie civile par voie d’action ou par voie d’intervention
Dans la constitution de partie civile par voie d’intervention, comme son nom l’indique
la victime intervient dans le procès pénal après le déclenchement de l’action publique
pour y défendre ses intérêts civils. Cette constitution de partie civile peut se faire
devant l’officier de police judiciaire devant le juge d’instruction ou devant la
juridiction de jugement. Dans ce dernier cas elle fait une déclaration au greffe si
l’audience n’a pas encore eu lieu pendant l’audience elle le fera par une simple
déclaration avant que le ministère public ne fasse ces réquisitions. Par conséquent la
constitution de partie civil n’est pas recevable pour la première fois en appel ou en
cassation
Dans la constitution de partie civile par voie d’action la victime agit avant toute
initiative du ministère public ou après que celui-ci ait classé l’affaire, dans ce cas elle
va déclencher l’action publique par deux moyens : la citation direct et la plainte
avec constitution de partie civile
La citation directe comme celle utilisée par le ministère est possible en matière délictuelle et
contraventionnelle, c’est un exploit d’huissier qui doit comporter l’indication du requérant
celle du prévenue, les faits reprochés ainsi que le préjudice subie. Cet acte contient également
la signature de l’huissier et la signification à l’auteur des faits de comparaitre à une date
déterminée devant la juridiction de jugement
La plainte avec constitution de partie civile est utilisé en matière criminelle et pour les délits
nécessitant une instruction c’est un écrit daté et signé par la partie lésée elle doit mentionner
l’infraction ainsi que son auteur la victime doit expressément demandé des dommages intérêt
et faire une élection de domicile dans le ressort du tribunal à moins qu’il y soit domicilier de
plus elle doit verser au greffe du tribunal une consignation dont le montant est fixé par le juge
sous peine d’irrecevabilité de la plainte
La plainte avec constitution de partie civile comme la citation directe déclenche l’action
publique. Cette plainte saisie le juge d’instruction au même titre qu’un réquisitoire introductif.
Cependant pour lutter contre les dangers de la plainte avec constitution de partie civile deux
mesures sont prises : d’abord si la plainte est insuffisamment motivée le procureur peut
requérir que l’information soit ouvert contre une personne non dénommé c’est-à-dire contre X
(article 77 CPP). Ensuite lorsque la constitution de partie civile aboutie à un non-lieu la
victime ne peut plus se constituer à nouveau en invoquant des charges nouvelles car seule le
procureur peut requérir la réouverture d’information (article 184 CPP)
B- Les effets de la constitution de partie civile
Que ce soit la constitution de partie civile par voie d’intervention ou par voie d’action, la
victime devient partie au procès pénal d’où le nom de « partie civile » il y’a alors deux parties
privées : la partie civile et la personne poursuivie mais le ministère public reste la partie
principale le seule à pouvoir exercé l’action publique et défendre les intérêts de la société. En
tant que partie civile la victime ne peut plus témoigner désormais elle ne peut être entendu
qu’à titre de renseignement sans prestation de serment et en présence de son avocat elle doit
être informé de tous les actes de la procédure recevoir notification des décisions importantes
et au besoin exercé les recours contre les décisions qui font grief à ses intérêts civils
Toutefois en cas de constitution de partie civile par voie d’action suivie d’un non-lieu ou d’un
relaxe la victime s’expose à une triple condamnation car ayant pris l’initiative des poursuites :
une condamnation pour les frais de procès une condamnation au dommage intérêt envers la
personne accusée à tort pour dénonciation téméraire et une condamnation pénale pour
dénonciation calomnieuse
Titre 2 : le déroulement du procès
pénal
Le procès pénal est divisé en plusieurs phases : l’enquête, la poursuite, l’instruction et le
jugement. Avant la poursuite une enquête doit être menée par rapport à l’infraction concernée
c’est donc la première étape dans le déroulement du procès pénal, la poursuite étant déjà
étudiée, il s’agira ainsi de voir l’instruction les grandes lignes relative au jugement ayant
également été abordé
Chapitre 1 : l’enquête
C’est l’étape ou certains fonctionnaires sont chargés de recherché et de constater les
infractions en vue d’identifier et d’appréhender les auteurs. Ces fonctionnaires placé sous le
contrôle du ministère public constitue la police judiciaire la notion de police recouvre deux
significations : la police administrative et la police judiciaire. La police administrative placée
sous l’autorité administrative ministère de l’intérieur à un rôle de prévention des infractions,
un rôle de surveillance elle a pour mission de maintenir l’ordre la tranquillité la sécurité et la
salubrité publique. La police administrative y parvient par son existence et par sa présence
tout d’abord, par les injonctions qu’elle adresse au besoin ensuite c’est dons lorsque la police
administrative ne parvient à éviter une infraction que la police judiciaire intervient pour réunir
les éléments de preuves de celle-ci pour rechercher et appréhender son auteur
Section 1 : les organes de police judiciaire
La police judiciaire est exercée par un ensemble de fonctionnaire qui appartienne à des corps
hiérarchisé constitués en services ainsi la police nationale et la gendarmerie nationale. Ces
fonctionnaires ont soit la qualité d’officier soit celle d’agent de police judiciaire
Paragraphe 1 : les officiers de police judiciaire
Selon l’article15 CPP les officiers de police judiciaire sont les officiers de gendarmerie, les
sous-officiers de gendarmeries exerçant les fonctions de commandant de brigade, les
commissaires de polices les officiers de police, les élèves officiers et sous-officiers de
gendarmerie nominativement désigné par arrêté conjoint du ministre de la justice et ministre
des forces armées et les fonctionnaires de polices nominativement désigné par arrêté du
ministre de la justice sur proposition des autorités dont il relève
Les officiers de polices judiciaires sont compétents pour recevoir les plaintes et les
dénonciations ils procèdent aux enquêtes préliminaires, aux enquêtes flagrantes exécute
certaines délégations judiciaires et peuvent décider de la garde à vue. LOPJ exerce leur
pouvoir dans les limites territoriales la circonscription de la leur fonction habituelle cependant
peut arriver qu’ils agissent hors de leur circonscription d’une part en cas d’urgence les OPJ
peuvent poursuivre leurs investigations hors de leur circonscription territoriale mais ils
devront rendre compte au procureur de la république territorialement compétent. D’autre part
en cas de délégation judiciaire et cas de crime ou délit flagrant les OPJ peuvent se rendre dans
le ressort du tribunal où il exerce leur fonction et même dans le ressort limitrophe afin d’y
poursuivre leurs investigations
Paragraphe 2 : les agents de PJ
Ce sont les militaires de la gendarmerie, les membres des forces de police qui n’ont pas la
qualité d’OPJ (article 19 CPP)
Les agents de polices judiciaires ont pour mission de rendre compte à leurs hiérarchie de
toutes infractions dont ils ont eu connaissance ils sont également chargés de constater les
infractions et de recueillir toutes les informations utiles à la découverte des auteurs ils
dressent procès-verbal des infractions constatées sans avoir la possibilité de décider de la
garde à vue indépendamment de toute ces attributions les PJ assistent les OPJ dans l’exercice
de leur fonction
A côté des officiers et des agents de PJ l’article 21 CPP prévoit que certains pouvoir de PJ
sont attribués par des textes spéciaux à des fonctionnaires et agents des administrations et
services ces textes fixent et limite les conditions d’exercice il ‘agit notamment des
fonctionnaires de l’administration des eaux et forêts de l’administration douanières de
l’administration fiscal. Ces fonctionnaires peuvent rechercher les infractions dont leurs
administrations est victime et les constatés dans un procès-verbal adressé au procureur de la
république ou à son délégué dans les 8 jours ils peuvent suivre et mettre sous celé les objets
constituant le corps de l’infraction cependant ils ne peuvent faire de perquisition ou de visite
domiciliaire qu’en présence d’un OPJ qui est tenu de les accompagné et de signé le procès-
verbal relatif à l’opération pour mener à bien leur mission ces fonctionnaire peuvent requérir
l’aide des services de police ou de gendarmerie
Section 2 : les opérations de polices judiciaires
Selon l’article 14 CPP « la PJ est chargée de constater les infractions à la loi pénale, d’en
rassemblé les preuves et d’en rechercher les auteurs, tant qu’une information n’est pas
ouverte. Lorsqu’une information est ouverte, elle exécute les délégations des juridictions
d’instruction et défaire à leur exécution » c’est dire que lorsque la police judiciaire est avertie
d’une infraction soit par ces agents soit par dénonciation d’un tiers ou d’une plainte de la
victime un certain nombre de pouvoir doivent être exercé par ces membres ces pouvoirs
diffères selon qu’il s’agit d’une enquête sur infraction flagrante ou d’une enquête préliminaire
Paragraphe 1 : l’enquête sur infraction flagrante
A- Le domaine de l’enquête
Pour diligenter l’enquête sur une infraction flagrante ou enquête de fragrance il y’a les
conditions relatives à la flagrance mais avant à l’infraction
S’agissant de l’infraction elle doit être d’une certaine gravité à savoir un crime ou un délit
puni d’emprisonnement ce qui exclut les contraventions et les délits punis d’une peine
d’amende quant à la flagrance l’article 45 CPP donne 3 cas de flagrance auxquelles l’article
63 alinéa 2 ajoute un quatrième et l’article 66 un cinquième. Ces cas peuvent être étudiés
comme suit
La flagrance proprement dite qui concerne un seul cas : l’infraction qui se commet
actuellement ou qui vient de se commettre (1ière cas de l’article 45 CPP)
La flagrance par présomption qui concerne deux cas : l’individu est poursuivi par la clameur
public ou trouvé en possession d’objet trace ou indice rendant vrai semblable sa participation
à l’infraction (2ième cas énuméré à l’article 45) il y’a également lorsqu’il existe contre une
personne des indices graves et concordants celles-ci reconnaissant les faits (article 63 alinéa
2)
La flagrance par assimilation qui comporte également deux cas 1ière cas l’infraction est
commise dans une maison et son occupant demande de la constaté (troisième cas énuméré par
l’article 45 CPP) ensuite la découverte d’un cadavre dont la cause de la mort est inconnu ou
suspecte (article 66 CPP)
B- Les actes d’enquêtes
Ce sont des actes mené en principe par les officiers de police judiciaire toutefois le procureur
de la république et le juge d’instruction peuvent intervenir
1- Les actes d’enquêtes par la police judiciaires
L’OPJ informé d’un crime ou d’un délit flagrant se rend sur les lieux après avoir avisé le
procureur il veille à ce que l’état des lieux ne soit pas modifier pour ce faire il doit relever tout
indice qui pourrait disparaitre il peut ainsi mettre sous-main de justice des objets et faire
défense à toute personne de s’éloigner des lieux l’altération des lieux par une personne non
habilité est une contravention alors que l’altération des lieux en vue d’entraver l’action de la
justice est un délit (article 47 CPP) toutefois il n’y a pas d’infraction si la modification des
lieu est commandée par les exigences de la sécurité de la salubrité publique ou par les soins
donnés au victime.
L’OPJ peut prendre toute mesure nécessaire à la manifestation de la vérité, il peut ainsi
effectuer des perquisitions tout en respectant le secret professionnel et les droits de la défense,
c’est ainsi que ces opérations doivent être effectué en présence des personnes soupçonnés et
de la personne au domicile duquel la perquisition a lieu ou de deux témoins. L’article 51 CPP
prévoit que sauf exception ou réclamation venant de la maison, les perquisitions et visites ne
peuvent être faites qu’entre 5h du matin et 21h à peine de nullité. Cependant on peut
perquisitionner à tout moment en cas d’atteinte à la sureté de l’Etat en matière de terrorisme
Les OPJ peuvent procédés à la saisie d’objet, d’arme, d’instrument etc. les objets saisies sont
inventoriés dans les procès-verbaux et placés sous celles, ils peuvent ordonner une expertise
lorsque certaines constatations ne peuvent être différés. Des prélèvements ou des examens
médicaux sur des personnes peuvent également être effectuer toute personne susceptible de
renseigner utilement sur les faits délictueux peut être entendu par l’officier de police judiciaire
sans prestation de serment, les personnes convoqués sont alors obligés de comparaitre à
défaut on peut les contraindre par la force publique après autorisation préalable du procureur
de la république l’audition des témoins fait l’objet d’un procès-verbal signé par les personne
entendus, la loi donne également possibilité à l’officier de police judiciaire de garder à vue
une personne pendant 24h afin de faciliter l’enquête s’il existe contre un individu des indices
graves et comportant rendant vrai semblable sa participation à une l’infraction l’OPJ peut le
garder à vue pendant 48H il informe ensuite le procureur et donne à cet individu les motifs de
cette mesure. L’OPJ doit alors tenir un cahier ce garde à vue contenant les motifs, la date,
l’heure, la durée des interrogatoires, la durée des repos ainsi que la date à laquelle la personne
a été soit libérer soit conduite devant le juge compétent. Lorsque la personne gardée à vue est
un mineur de 13 à 17ans elle doit être isolée des détenus majeurs
La G.A.V en tant que mesure portant atteinte à la liberté individuelle s’applique sous le
contrôle effectif du procureur de la république de son délégué ou du président du tribunal
d’instance investi des pouvoirs de procureur aussi la personne gardée à vue a droit à un avocat
dès les premiers heures, celui-ci est contacté par la personne elle-même ou par toute personne
désignée par elle à défaut par l’OPJ. Si l’avocat ne peut être contacté l’OPJ en fait mention
dans le procès-verbal, l’avocat est informé de la nature de l’infraction à l’issu de l’entretient
qu’il a eu avec son client (entretient qui ne peut dépasser 30min) l’avocat peut présenter des
observations écrites mais il lui est interdit de faire Etat de cet entretien au prés de quiconque
pendant la durée de la G.A.V
La personne gardée à vue peut effectuer un examen médical sur sa demande ou à la demande
du procureur ou de son délégué, le médecin doit constater la compatibilité de la G.A.V avec
l’état de santé de la personne concernée il peut aussi observer s’il y’a lieu des traces de coups
ou de blessure et fournir si nécessaire des soins
Le délai de 48h de GAV peut être prolongé sur autorisation écrite du procureur de la
république de son délégué ou du juge d’instruction, la personne gardée à vue est informé des
motifs de cette prolongation ces délai son doublé pour les crimes et délits contre la sureté de
l’Etat et pour les crimes et délits en période d’etat de siège et d’Etat d’urgence. De meme en
matière de terrorisme la GAV peut aller jusqu’à 12 jours
La violation de ces règles entraine la nullité de la procédure mais en plus en cas d’abus des
OPJ la chambre d’accusation peut être saisie soit par la victime soit par le procureur général
sur information du procureur de la république ou de son délégué il s’expose alors au retrait de
sa qualité d’OPJ a des poursuites pénales si las abus sont constitutifs d’infraction, à des
sanctions disciplinaire et éventuellement à des dommages intérêt
2- L’intervention du procureur de la république
Le magistrat du parquet informé par l’OPJ de la commission d’une infraction flagrante peut se
rendre sur les lieux. Son arrivés dessaisis l’OPJ il peut ainsi accomplir lui-même les actes
d’enquêtes comme il peut laisser l’OPJ poursuivre les opérations
Si le procureur décide de mener les opérations il a des pouvoirs étendus en cas de crime
flagrant si le juge d’instruction n’est pas encore saisi il peut décerner mandat d’amener contre
toute personne soupçonné, dans ce cas il interroge cette personne en présence de son avocat,
en cas de délit flagrant puni d’emprisonnement le procureur peut, lorsque les conditions sont
remplies utilisé la procédure de flagrant délit
3- L’intervention du juge d’instruction
La présence du juge d’instruction sur des lieux de crime ou d’un délit fragrant dessaisis le
procureur de la république et les OPJ. Le juge d’instruction va alors accomplir les actes de
police judiciaire mais il peut aussi laisser les officiers de police judiciaire poursuivre les
opérations
Si le juge d’instruction décide de mener les opérations il dispose des mêmes prérogatives que
les membres de polices de la police judiciaire en ce sens qu’à la fin des investigations il doit
transmettre toute les pièces au procureur de la république seule juge de l’opportunité des
poursuites il devient alors un simple enquêteur, il peut arriver parfois en cas de présence
simultané des deux magistrats sur les lieux que le procureur requière l’ouverture d’une
information qui saisis alors le juge d’instruction présent dans cet hypothèse ce dernier pourra
exercer ces fonction de juge d’instruction
Paragraphe 2 : l’enquête préliminaire
L’enquête préliminaire ou enquête officieuse permet au ministère public d’avoir les éléments
d’informations sur une affaire dont il a eu connaissance d’en rassembler les preuves
rapidement et de décider s’il y’a lieu ou non de poursuivre elle permet de classer les plaintes
ou dénonciation injustifiés qui aurait aboutis à une perte de temps elle peut être initiée
d’office les OPJ ou sur instruction du procureur de la république. L’enquête préliminaire
permet de déceler une infraction lorsque les conditions de l’enquête de flagrance ne sont pas
réuni, ainsi dans ce type d’enquête aucune mesure coercitive ne peut être mis en œuvre
l’accord des personnes concernés doit être préalablement recueilli pour une intervention, par
conséquent les OPJ peuvent faire des saisis et mettre sous celés des objets ils peuvent
effectuer des perquisitions au heures prévus mais avec le consentement écrit de l’intérèssée si
ce dernier ne sait pas écrire le procès-verbal en fait mention (article 68 CPP) cet exigence se
comprend car dans l’enquête préliminaire il y’a un doute sur l’existence de l’infraction de
telle sorte que la liberté du consentement reste la règle pour les perquisitions visite
domiciliaire et saisi de pièce à conviction sauf s’il s’agit de lieux ou tout le monde est admis
indistinctement c’est donc tout le contraire dans l’enquête e flagrance qui est fondé sur la
contrainte car l’existence de l’infraction est certaine et la culpabilité probable il y’a alors
urgence il faut aller vite pour empêcher à l’auteur de l’infraction de détruire les preuves,
cependant si des indices flagrants sont retrouvés ils permettront de déclencher une enquête de
flagrance
L’OPJ peut interroger la personne soupçonnée et si nécessaire décider d’une mesure de GAV
lorsqu’il existe des indices de culpabilité, la durée de cette mesure est de 48h renouvelable sur
autorisation du procureur de la république. A l’issu de ce nouveau délai la personne est
conduit devant le procureur qui décidera de la suite à donner, comme dans l’enquête de
flagrance ces délais sont doublés pour crime et de délits contre la sureté de l’Etat et pour
crime et délit commis en période d’état de siège et d’état d’urgence. La personne garder à vue
bénéficie des mêmes droits que ceux qui sont reconnus dans une enquête de flagrance aussi la
procédure est nulle si les formalités de la GAV n’ont pas été respecté et l’officier de police
fautif encoure une sanction disciplinaire, une sanction pénale ou éventuellement une sanction
civile. Il convient de remarquer que deux autorités sont compétentes en la matière : la police
judiciaire et le parquet. Le juge d’instruction ne pourra connaitre de cette infraction que s’il a
été saisi par le procureur
Chapitre 2 : l’instruction
L’instruction préparatoire est une phase essentielle du procès pénal. Elle consiste dans la
recherche des preuves de l’infraction et de son auteur par un organe juridictionnel personnel
indépendant appelé à déterminer si les charges sont suffisantes pour traduire la personne
inculpée devant la juridiction de jugement. L’instruction est donc l’étape du procès ou
s’effectue « la mise en état de l’affaire » qui porte à la foi sur les circonstances de l’infraction
et sur la personnalité du délinquant d’où le nom d’instruction préparatoire ou information
judiciaire. L’instruction préparatoire diffère donc de l’instruction définitive qui a lieu à
l’audience du jugement (examen et confrontation des preuves) Et sur la personnalité du
délinquant d’où le nom d’instruction préparatoire ou information judiciaire .l’instruction
préparatoire diffère donc de l’instruction définitive qui a lieu à l’audience du jugement
(examen et confrontation des preuves) elle est obligatoire pour les crimes facultative pour les
délits et ne s’impose pas pour les contraventions
L’instruction préparatoire présente des caractéristiques elle est d’abord écrite ce qui l’oppose
à la procédure définitive de jugement ou les débats sont oraux. Le caractère écrit de
l’instruction est une donnée permanente : tous les actes qui l’a constituent font l’objet de
procès-verbaux permettant au juge de rechercher les charges susceptibles de devenir des
preuves de culpabilité. Cependant on peut déceler une partie d’oralité car les procédures
devant la chambre d’accusation sont orales de même en matière de placement en détention
provisoire il y’a un débat oral l’instruction est aussi juridictionnel car elle est mené par le juge
d’instruction qui rend des décisions appelés ordonnances l’instruction est contradictoire en
effet en vertu du principe des droits de La Défense toute les décisions prises par le magistrat
instructeur doivent être communiqué au partie privée (inculpé et partie civile) l’instruction est
secrète sous réserve du respect des droits de La Défense et dans les cas où la loi en dispose
autrement à ce titre l’alinéa 2 de l’article 11 prévoit que « toute personne qui concours à cette
procédure est tenu au secret professionnel dans les conditions et sous les peines de l’article
363 CP » l’instruction doit être ouverte et fermer elle doit être ouverte car tant qu’elle ne l’est
pas la personne pas soupçonné ne bénéficie pas de garantie suffisante lié à ces droits comme
la présence d’un avocat, tant qu’elle n’est pas close par un acte formaliste la personne inculpé
n’est toujours pas édifier sur sa situation son sort s’il est facile de déterminer le moment où
l’instruction est ouverte il est plus délicat de connaître la période exacte de la clôture en raison
de la possibilité de la réouverture de l’instruction sur charge nouvelle
Section 1:l’ouverture et la clôture de l’instruction
Paragraphe 1 l’ouverture
L’instruction ne peut commencer que si le juge d’instruction a été saisi mais il peut aussi être
dessaisi
A- la saisine du juge d’instruction
1- les modes de saisine
Sous réserve de quelques exceptions le juge d’instruction pas plus que les quatre juridictions
répressives ne peuvent se saisir d’office sinon il mettrait en mouvement l’action publique ce
qui violerai le principe de la séparation des fonctions de poursuites et d’instruction le juge
d’instruction doit alors être saisi soit par un réquisitoire introductif ou réquisitoire à fins
d’informer du procureur de la république soit par une plainte avec constitution de partie
civile de la victime
Toutefois dans le cas où le juge d’instruction est saisie par une plainte avec constitution de
partie civile il doit l’a communiquer au procureur afin que celui ci lui délivre un réquisitoire
(article 77 CPP) mais ce réquisitoire n’est pas une formalité secondaire de procédure qui n’a
pas mis en mouvement l’action publique ça rentre dans l’exercice de l’action publique
Il existe au moins un juge d’instruction dans chaque tribunal de grande d’instance, en cas
d’absence ou de maladie le juge d’instruction est remplacé par un juge provisoirement désigné
par ordonnance du président du tribunal à défaut ce dernier est chargé lui même des fonctions
de juge d’instruction le président du tribunal d’instance peut aussi remplir les fonctions de
juge d’instruction lorsqu’il est le seul magistrat de la juridiction. L’instruction préparatoire est
conduite au premier degré par le juge d’instruction et au second degré par la chambre
d’accusation la compétence territoriale du juge d’instruction dépend du lieu de l’infraction de
la résidence de l’une des personnes soupçonnées ou du lieu d’arrestation d’une de ces
personnes
À l’issue de la saisine le juge d’instruction peut rendre une ordonnance d’incompétence s’il
estime qu’il est incompétent et une autre juridiction aurai dû être saisie il peut aussi rendre
une ordonnance de refus d’informer s’il considère que les faits ne sont pas susceptible de faire
l’objet de poursuites, si ceci ne peuvent comporter aucune qualification pénale mais le juge
d’instruction peut aussi retenir sa compétence et décider d’ouvrir une information se qui pose
alors le problème de l’étendu de sa saisine
2- l’étendu de la saisine
Lorsque le juge d’instruction retient sa compétence il doit instruire sur les faits visés dans
l’acte de saisine mais uniquement sur ceci, cette saisine quant au fait est déterminée par les
pièces annexées au réquisitoire et toutes les infractions qui y sont contenues sont comprises
dedans la saisine, il appartient alors au juge d’instruction d’analyser lui même les pièces
annexées pour déterminer l’étendu de la saisine car il est limité par ces faits on dit alors que la
saisine du juge d’instruction est objective. En effet en cas de fait nouveau c’est à dire de fait
découvert au cours de ces recherches le juge d’instruction ne peut instruire sur ceci qu’après
avoir requis du procureur de la république un réquisitoire supplétif (article 71 CPP) toutefois
pour éviter que les preuves ne disparaissent rien n’interdit au juge d’instruction de prendre des
actes d’urgences notamment entendre un témoins consigner des indices ou des déclarations
sans pouvoir prendre des mesures coercitives (comme des saisies, perquisition mandat)
Il importe cependant de souligner que si la saisine du juge d’instruction est objective elle n’est
pas subjective autrement le juge d’instruction est certes limité par les faits de la saisine mais il
n’est pas lié par une qualification il n’est pas non plus lié par la désignation des auteurs de
l’infraction à l’égard des personnes à inculper, le juge d’instruction dispose d’une grande
liberté il peut inculper toutes personnes comme auteurs ou comme complice d’où
l’affirmation selon laquelle: le juge d’instruction est saisi in rem et non in personam,
cependant dans certains cas il peut être déssaisi
B- le dessaisissement du juge d’instruction
Le juge d’instruction peut être dessaisi du dossier dès le début de l’instruction ou avant
l’ordonnance de clôture il en est ainsi lorsqu’une affaire est attribué à deux juges différents,
saisi régulièrement en application des règles de compétence territoriale exemple une juge
d’instruction est saisi parce que le délinquant à été arrêté dans son ressort tandis qu’un autre
est saisi du fait que l’infraction est commise dans le sien
L’article 75 CPP prévoit que le procureur de la république peut dans l’intérêt d’une bonne
administration de la justice demander au préside du tribunal compétent le dessaisissement
d’une juge d’instruction au profit d’un autre ce président a 8 jours pour se prononcer par
ordonnance non susceptible de voie de recours
Paragraphe 2 : la clôture de l’instruction
A-l’ordonnance de règlement ou de clôture
En France l’instruction n’est plus laissée à la discrétion du juge d’instruction qui en n’est
chargé l’alinéa 1 de l’article 175-2 CPP français prévoit que la durée de l’instruction doit être
raisonnable( en principe deux ans après son ouverture article 175-2 alinéa 1) de plus les
parties privées peuvent désormais demander au juge d’instruction sous certaines conditions de
clore l’information ( article 175-1 CPP)
Au SN au terme de l’article 169 CPP dès que l’instruction lui paraît terminer, le juge
d’instruction après transmission du dossier aux conseils de l’inculpé et de la partie civile peut
communiquer celui-ci au procureur par une ordonnance de soit communiquer
Ce dernier doit alors dans les 15 jours faire parvenir au juge d’instruction ces réquisitions
motivées le procureur peut ainsi requérir un non-lieu, ou un renvoi devant la juridiction de
jugement comme il peut demander un complètement d’information par un réquisitoire
supplétif
Le juge d’instruction clôture l’information par une ordonnances de règlement appelés aussi
ordonnance de clôture il apprécie alors en toute liberté la suite à donner à la poursuite en toute
état de cause l’ordonnance de règlement doit être motivé et porter à la connaissance de
l’inculpé du procureur de la république et de la partie civile le juge d’instruction peut ainsi
décider soit de la cessation des poursuites ( ordonnance de non-lieu) soit de leur continuation
devant la juridiction de jugement ( ordonnance de renvoi)
Le juge d’instruction rend une ordonnance de renvoi devant la juridiction compétente s’il
estime que les charges sont suffisantes pour justifier la saisine de celle-ci l’ordonnance de
renvoi soit mentionné les motifs du renvoie notamment la qualification des faits l’identité de
l’inculpé
L’ordonnance de non-lieu intervient lorsque le juge estime que l’affaire ne comportait aucune
suite soit parce que l’infraction n’est pas constituée soit il existe un fait justificatif ou que
l’action publique est éteinte le juge d’instruction peut ainsi se fonder sur des motifs de faits ou
des motifs de droit si l’ordonnance de non-lieu est motivé en droit (infraction non constitué
fait justificatif prescription de l’action publique) elle est irrévocable et a l’autorité de la chose
jugée l’ordonnance de non-lieu peut être motivé en fait exemple l’absence de preuve de
l’infraction la non identification du coupable l’absence de charge suffisante etc
L’ordonnance de lieu motivé en fait est révocable elle n’a pas l’autorité de la chose jugée de
sorte que la réouverture de l’instruction sur charge nouvelle est possible
B- la réouverture de l’instruction sur charge nouvelle
Selon l’article 182 CPP « l’inculpé à l’égard duquel le juge d’instruction a dit n’y avoir lieu à
suivre ne peut plus être recherché à l’occasion des même faits à moins qu’il ne survienne de
nouvelle charge » les charges nouvelles sont définies par l’article 183 CPP comme « les
déclarations des témoins, pièces et procès-verbaux qui n’ayant pu être soumis à l’examen du
juge d’instruction sont cependant de nature à fortifier les charges qui aurait été trouvé trop
faible, doit à donner aux faits de nouveaux développements utile à la manifestation de la
vérité » par conséquent le charges nouvelles ne sont pas nécessita des faits entièrement
nouveau elle peuvent être des aspects nouveaux des mêmes faits par ailleurs puisque la
réouverture sur charge nouvelle suppose que l’information est été ouverte contre une personne
dénommée en cas d’information contre X ou contre une personne non inculpée dans la
première information il n’est pas nécessaire qu’il ait des changes nouvelles pour que
l’information soit rouverte en tout état de cause seul le ministère public peut requérir la
réouverture de l’information dise charge nouvelle ( article 184 CPP) elle suppose alors un acte
du parquet un réquisitoire qui fait état des charges nouvelles cependant la nouvelle
information ne constitue pas une procédure distincte de celle originairement suivie c’est la
même information qui continue de telle sorte qu’elle est effectuée devant la juridiction qui
avait rendu le non-lieu même si les charges nouvelles ont été découvertes dans un autre
ressort cette la partie civile ne peut rouvrir l’instruction mais elle garde l’intégralité de ces
droits de la procédure précédente sans avoir à manifester par un nouvel acte sa volonté
d’intervenir pareillement la personne inculpé dans la première information concerne cette
qualité si elle avait choisi un avocat on considère qu’elle est toujours assistée par celui-ci le
juge d’instruction pourra alors instruire de la même manière qu’il le fait quand qu’il est saisi
par un réquisitoire initial et avec les mêmes pouvoirs
Section 2: les pouvoirs du juge d’instruction
Le juge d’instruction instruit à charge et à décharge il recherche aussi bien les éléments
favorables que les éléments défavorables tout ce qui lui importe c’est la manifestation de la
vérité à ce titre dans le cadre de ces pouvoirs d’investigation il est appelé à prendre tous les
actes d’information nécessaire précisément des actes portant atteinte ou non à la liberté
individuelle mais le juge d’instruction n’a pas seulement des pouvoirs d’investigation il
possède également des pouvoirs de juridiction il en est ainsi lorsqu’il rend des ordonnances
toutefois les pouvoirs du juge d’instruction font l’objet de contrôle ces ordonnances sont
susceptibles d’appel et les actes irréguliers peuvent être annulé
Paragraphe 1 : les actes d’instruction sans atteinte à la liberté
individuelle
Le magistrat instructeur mène ces investigations à la fois au regard des faits à établir et au
regard des personnes qui en sont les auteurs il doit notamment rassembler les indices effectués
des perquisitions saisir des pièces à convictions recourir à des experts entendre des témoins
auditionné la victime interroger l’inculper mais ces actes ne sont pas forcément accomplis par
le juge lui-même il arrive qu’il délégué certain de ces pouvoirs : on parle de commission
rogatoire
A-les commissions rogatoires
La commission rogatoire est une délégation écrite et limitée par laquelle le juge d’instruction
charge un autre juge d’instruction un autre magistrat ou un officier de police judiciaire de
procéder à sa place et dans les mêmes conditions à un ou plusieurs actes déterminés de sa
compétence. La commission rogatoire est un moyen d’instruction que les nécessités de la
pratique ont imposés et que la loi a mis à la disposition du juge elle est parfois nécessaire
lorsque les opérations à effectuer, une perquisition par exemple se situe hors du ressort du
juge il en est ainsi quand un témoin à son domicile dans une région très éloigné l’autorité ainsi
désigné peut accomplir lui-même l’acte demander pour commettre ( demander)à son tour une
autre personne : c’est ce que l’on appelle la subdélégation cependant cette délégation ne joue
que dans les cas où le juge d’instruction commis désigne à son tour un officier de police
judiciaire s’il s’agit d’un OPJ commis qui désigne pour exécution l’un de ses subordonnée ce
n’est pas une subdélégation véritable. La commission rogatoire doit être signée et datée par le
juge d’instruction et préciser la nature de l’information poursuivie de plus le juge ne peut
prescrire que des actes d’instruction se rattachant directement à l’infraction visée aux
poursuites la commission rogatoire est limitée elle n’est pas générale à peine de nullité
B- les actes d’instruction portant sur les personnes
Au cours de ces investigations le juge d’instruction est inévitablement amener à entendre des
personnes, certaines sont et resterons de simple témoins des faits qui ont été commis tandis
que d’autres initialement simple témoin peuvent devenir des acteurs clés de l’affaire peut être
même les auteurs des faits
1- l’audition des témoins
Le témoin est celui qui tout en étant extérieur aux faits est en mesure d’apporter sa
contribution à la manifestation de la vérité. Le témoignage est la déclaration faite par une
personne de ce qu’elle a entendu ou vue par rapport à une infraction, l’article 91 CPP permet
au juge d’instruction de faire citer toute personne dont la déposition lui parait utile. Cependant
la loi à prévue des incompatibilités (exemple qualité de témoin et celle de partie civile qualité
de greffier, qualité de personne poursuivie) des incapacités (mineur de moins de 16 ans
ascendant descendent allié de la personne poursuivie) et des indignités (les condamnés à la
dégradation civique ou à l’interdiction correctionnel de certains droits civique civil et de
famille) malgré ces différentes restrictions le juge d’instruction peut toujours entendre à titre
de renseignement sans prestation de serment une personne frappée d’une incapacité et même
d’une incompatibilité article 317 CPP. L’article 435 va plus loin en prévoyant que les
personnes frappées d’incapacité peuvent être entendu sous serment si le ministère public et
aucune des parties de s’y oppose. Par ailleurs l’article 94 CPP donne la possibilité à toute
personne visé nommément par une plainte de refuser d’être entendu comme témoin, dans
cette hypothèse elle peut exiger le statut d’inculpé ce texte protège les droits de la défense
Le témoin est convoqué par voie d’huissier ou par un agent de la force publique, il peut aussi
être convoqué par lettre simple ou recommandé mais le témoin peut également comparaitre
volontairement. Le témoin convoqué a l’obligation de comparaitre, de prêter serment et de
déposer. En effet s’il ne comparait pas il pourra sur les réquisitions du procureur y être
contraint par la force publique et condamné à une amende de 18000fr. le témoin doit prêter
serment à peine de nullité de la procédure et il encoure une peine d’amende s’il refuse de
prêter serment. Le témoin doit également déposer c’est-à-dire parler et répondre aux questions
sous peine d’amende, A ce titre une sanction plus sévère est prévue contre la personne qui
dénonce publiquement un crime ou délit ou qui déclare publiquement en connaitre les auteurs
et refuse ensuite de répondre aux questions posés. La seule limite est le secret professionnel,
en effet les personnes soumises à l’obligation du secret professionnel ne peuvent parler que si
la loi le leur autorise à moins qu’elle ne risque d’être poursuivie comme auteurs ou complice,
mais le témoin ne doit pas dire n’importe quoi il doit dire la vérité. L’obligation de dire la
vérité est sanctionnée par l’infraction du faux témoignage exemple en matière
contraventionnelle le faux témoin est puni d’un emprisonnement d’un an à 3 ans et d’une
amende de 50.000fr à 300.000fr (article 357 CP)
Les témoins sont entendus séparément et sans la présence de la personne inculpée, les
dépositions font l’objet de P.V et chaque page de ces P.V est signé du juge du greffier du
témoin et éventuellement de l’interprête si le témoin ne s’exprime pas en français. Si le
témoin ne peut pas ou ne veut pas signer mention en est porté sur les P.V
2- les interrogatoires
Le terme « audition » s’applique au témoin et à la partie civile et le terme « interrogatoire »
s’applique à la personne de l’inculpée. L’interrogatoire est l’acte par lequel le juge
d’instruction pose des questions à la personne inculpée pour la manifestation de la vérité il y’a
trois formes d’interrogatoires : l’interrogatoire de première comparution, les interrogatoires
ultérieurs et les confrontations
lors de l’interrogatoire de première comparution c’est-à-dire lorsque l’inculpée
comparait pour la 1ière fois devant le juge d’instruction, celui-ci mentionne son identité
et lui fait connaitre les charges retenus contre lui, il l’averti ensuite qu’il peut se faire
assister d’un avocat et peut choisir de ne faire aucune déclaration. Ainsi en vue de
respecter les droits de de la défense mention de cette avertissement est fait dans le P.V
à peine de nullité. Toutefois cette interrogatoire de première comparution n’est pas un
interrogatoire sur le fond car même si l’inculpé accepte de s’expliquer sans avocat le
juge d’instruction de ne peut que recueillir ces déclarations sans pouvoirs les discutés,
l’interrogatoire véritable ne se conçoit qu’en présence d’avocat, cette règle ne souffre
d’exception que dans certaines hypothèse énuméré par la loi, c’est le cas notamment
lorsqu’un témoin est en danger de mort ou lorsque des indices important sont sur le
point de disparaitre
le juge peut procéder à d’autres interrogatoires et l’inculpé qui a choisi un avocat ne
pourra être entendu qu’en présence de celui-ci
le juge d’instruction peut également procéder à des confrontations, la confrontation est
l’acte par lequel le juge d’instruction laisse l’inculpé et les témoins exposé leur thèse
en gardant une stricte neutralité l’article 105 prévoit que les parties privés ne peuvent
être entendu interroger ou confronter qu’en présence de leur avocat à moins qu’elle
n’y renonce expressément ou que ces derniers dument appelés. Le dossier est mis à la
disposition des conseils de l’inculpé et de la partie civile au plus tard 24h avant chaque
interrogatoire confrontation ou audition. Le procureur de la république peut assister
aux interrogatoires et confrontations après avoir averti le juge d’instruction, mais lui et
les conseils de parties civile ne pourront poser des questions que sur autorisation du
juge d’instruction les P.V d’interrogatoire et de confrontation sont établis dans les
formes prévu pour l’audition des témoins à peine de nullité
C- les actes d’instructions portant sur les faits
1- les constatations matérielles
le juge d’instruction peut procéder à des mesures d’investigation il peut se déplacer sur les
lieux après en avoir avisé le procureur de la R qui a la faculté de l’accompagner. Il dresse P.V
des opérations effectués, le juge d’instruction peut procéder à des perquisitions dans les liex
ou cela est utile sans le consentement de même si ce dernier n’est pas la personne inculpé
sous réserve du respect est règles relative à la présence des personnes concerné et aux heures
légale prévu. Le juge d’instruction peut ordonner d’office ou sur demande de partie civile ou
sur demande de la partie civile des mesures conservatoires sur les biens de l’inculpés, les
saisis d’objet de document de donner informatique placé sous mains de justice sont
inventoriés et mis sous celé. Toute mesure utile au respect du secret professionnel et des
droits de la défense doivent être prises. Ainsi, s’agissant de l’interception des orrespondnce
émise par la voie des télécommunication notamment les écoutes téléphinique elle est
stritement réglementée. Le juge français considére que ces écoute ne sont valable que sous
reseerve du respect du droit de la défense et de la vie privée
2- l’expertise
L’expertise permet au juge d’instruction de faire appel à un homme de l’art afin de connaitre
l’interprétation des indices recueillis dans l’hypothèse ou se pose une question d’ordre
technique l’expertise n’est pas une simple mesure d’investigation elle implique de la part du
spécialiste une appréciation un choix entre deux ou plusieurs solutions, l’expert n’est donc pas
un simple témoin il y’a une part de subjectivité c’est pourquoi le juge n’est pas lié par le
rapport de l’expert. Parmi les différentes expertises, l’expertise psychiatrique revêt une
importance particulière dans la mesure ou elle fonde l’irresponsabilité pénal pour trouble
mental
Le juge d’instruction peut décider d’office ou sur demande su ministère public pu des parties
privés de recourir à l’expertise, la demande d’expertise peut du reste être rejeté par le juge
d’instruction par ordonnance motivé susceptible d’appel devant la chambre d’accusation. La
juridiction de jugement peut également ordonner l’expertise
Les sont choisis parmi les personnes figurant au tableau de l’ordre des expert et évaluateur
agréer, le juge d’instruction peut cependant faire appel à une personne compte tenu de sa
compétence particulière sur une question précise dans ce cas l’expert commis doit prêter
serment d’accomplir sa mission et de donner son avis sur son honneur et sa conscience, cette
formalité est constaté par P.V signé par le juge l’expert et le greffier. Si l’expertise à été
ordonné sur demande de la partie civile ou du prévenu l’expert peut demander avant
l’accomplissement de sa mission le versement d’une provision dont le montant est fixé par
ordonnance du juge pour faire valoir ces frais et honoraire, par contre si le demande émane du
procureur ou du prévenu bénéficiant d’une assistance judiciaire aucune provision ne sera
versé
La mission de l’expert est préciser dans la décision qu’il ’ordonne l’expert peut demander
d’être éclairé sur une question qui n’est pas de sa spécialité il peut entendre toute personne
autre que l’inculpé à titre de renseignement s’il estime qu’il faut interroger l’inculpé seul le
juge d’instruction pourra y procéder en sa présence
L’expert doit déposer dans le délai fixé par le juge ce délai peut être prolongé si le retard
persiste il peut être remplacé sans le versement d’aucune indemnité, en cas de récidive il peut
lui être interdit par la chambre d’accusation provisoirement ou définitivement l’exercice des
fonctions d’expertise judiciaire. Lorsque l’expertise est terminée l’expert rédige un rapport
contenant la description des opérations ainsi que ces conclusions il dépose aussi les objets
pièce et document qui lui ont été confié en vue de l’accomplissement de sa mission, le rapport
et les objets sont déposés au greffe constaté par P.V. Le juge d’instruction informe alors les
parties et le ministère public des conclusions de l’expert, il leur fixe u délai pour présenter
leur observations, formulé un complément d’expertise ou de contre-expertise cette demande
peut être rejeté par une ordonnance motivé susceptible d’appel
Paragraphe 2 : les actes d’instruction avec atteinte à la liberté individuelle
La liberté individuelle est une question centrale en raison surtout du principe de la
présomption d’innoncence néanmoins l’incarcération peut parfois être nécessaire. La situation
est comparable est celle de la [Link] : c’est un mal nécessaire, les mesures portant atteinte à la
liberté individuelle ont toujours existé il en est ainsi de la détention provisoire du contrôle
judiciaire notamment. A ce titre les mandats de justice permettent au juge d’instruction
d’interroger une personne et à l’issu de l’interrogatoire de la placé sous contrôle judiciaire ou
en détention provisoire, il s’agit en quelque sorte de mesure préalable à une restriction ou
privation de liberté plus durable
A- les mandants
les mandats sont des ordres écrites daté et signé par le juge, ils sont de véritable atteinte aux
liberté individuelle c’est pourquoi il ne peuvent être délivré que par une autorité judiciaire à
savoir le juge d’instruction. Cependant certaines autorités judiciaires peuvent également le
faire précisément la juridiction de jugement qui condamne une personne qui été jusque l’a en
liberté (mandat d’arrêt) le procureur de la R (mandat d’amener pour le crime flagrant et
mandat de dépôt pour le délit flagrant) le mandant doit préciser l’identité de la personne qui
en fait l’objet ils sont exécutoire sur toute l’étendue du territoire si la personne recherché s’est
enfuis à l’étranger on décernera contre elle un mandat d’arrêt international l’inobservation des
règles de formalité prévu pour tous les mandats peut donner lieu à une amende contre le
greffier ou a des sanctions disciplinaire ou de prise à partie contre le juge d’instruction ou le
procureur de la R 4 mandat ont été prévus par la loi :
le mandat de comparution
le mandat d’amener
le mandat de dépôt
la mandat d’arrêt
1- le mandat de comparution
c’est une mise en demeure adressé à la personne dont le nom figure sur le mandat de se
présenter devant le juge d’instruction à une date et à une heure déterminé (article 111 CPP) le
mandat peut être signifié par voie d’huissier il n’est pas nécessairement notifié par la police
une copie est remise à l’interèssée c’est une convocation énergique à laquelle la personne à la
faculté de ne pas déférer et qui ne permet pas de l’amener de force devant le juge, cependant
si la personne ne défère pas à la convocation le juge peut délivrer un mandat d’amener
2- le mandat d’amener
selon l’article 112 CPP le mandat d’amener est l’ordre donner par le juge à la force publique
de conduire immédiatement devant lui la personne à l’encontre de laquelle il est décerné il
s’agit cette fois d’un ordre donné à la police d’amener la personne devant le juge et par la
contrainte si elle s’y refuse, le mandat d’amener peut être décerner contre le témoin qui refuse
de comparaitre sur la citation qui lui a été déférée l’interrogatoire doit suivre immédiatement
l’exécution du mandat si le juge d’instruction n’est pas disponible la personne peut être retenu
par les services de police ou de gendarmerie pendant 24h au maximum avant d’être présenté
au juge d’instruction ou au Pr du tribunal ou un juge désigné par lui à défaut la personne soit
être mise en liberté et les responsables passible de sanction pénale pour détention arbitraire
3- le mandat de dépôt
c’est l’ordre donner par le juge d’instruction au directeur de l’établissement pénitentiaire de
recevoir et de détenir l’inculpé (article 113CPP) c’est donc un titre de détention ce mandat
conduit à l’incarcération et suppose que la personne inculpé se trouve déjà à la disposition du
juge d’instruction à la suite éventuellement d’un mandat de comparution ou d’amener il en est
ainsi également lorsque l’intéressé est présenté au procureur de la R au cours d’une enquête
de flagrance ce mandat ne peut être décerner qu’après interrogatoire par le juge selon les
règles prévus et si l’infraction comporte au moins une peine correctionnelle
d’emprisonnement au cours de cet interrogatoire le juge doit avisé l’inculpé de son droit à
l’assistance d’un avocat
4- le mandat d’arrêt
Il est prévu par l’article 114 CPP c’est l’ordre donné à la force publique de rechercher
l’inculpé afin de le conduire à la maison d’arrêt ce mandat suppose alors que l’inculpé soit en
fuite c’est une combinaison du mandat d’amener (puisqu’il permet la comparution forcée) et
du mandat de dépôt (puisqu’il permet l’incarcération) le mandat d’arrêt ne peut être décerné
que dans les conditions fixées à l’article 121 CPP: il faut que la peine encouru soit au moins
l’emprisonnement correctionnel le juge d’instruction ne peut décerner ce mandat qu’après
avis du procureur, si la personne est en fuite à l’étranger ou si elle y réside le mandat d’arrêt
sera international l’agent chargé de l’exécution d’un mandat d’arrêt ne peut s’introduire dans
le domicile d’un citoyen ni avant 5h du matin ni après 21h (article 124 CPP) si la personne est
arrêté elle doit présenter dans les 48h de l’incarcération au juge d’instruction pour
interrogatoire à défaut à l’expiration de ce délai les dispositions des articles 116 et 117 seront
applicables
B- la détention provisoire
La détention provisoire ou détention préventive implique que la liberté est le principe cette
liberté est l’état normal de l’inculpé de sorte que cette détention provisoire ne s’impose que de
manière exceptionnelle, en tout état de cause en lieu et place de la détention le juge
d’instruction peut décider de mettre l’inculpé sous contrôle judiciaire
1- le contrôle judiciaire
Le contrôle judiciaire fut et reste l’une des grandes innovations de la loi n*85-25 du 17 février
1985 il est prévue à l’article 127 ter CPP , le contrôle judiciaire tend à renforcer la garantie
des droit individuel des citoyens il est destiné à inciter le juge de d’instruction à ne recourir à
la détention avant jugement qu’à titre exceptionnel l’avantage du contrôle judiciaire est de
pouvoir contrôler la liberté d’aller et de venir de la personne inculpé sans lui infligé le
traumatisme d’une détention souvent trop longue aujourd’hui et encore plus qu’à l’époque de
sa création le contrôle judiciaire s’inscrit dans une démarche législative qui privilégie les
alternative à la privation de liberté par conséquent ces mesures considéré actuellement comme
un progrès à côté de la condamnation devrait s’imposer avant jugement ou s’applique la
présomption d’innocence ()
Le contrôle judiciaire est une mesure restrictive de liberté qui se situe entre l’incarcération et
la liberté concrète C’est une mesure qui dépend du pouvoir d’appréciation du juge
d’instruction et qui consiste pour l’inculpé à se présenter à intervalle régulier fixé par le juge
soit à lui même soit à l’OPJ qu’il désigne. Le juge d’instruction peut aussi prescrire toute
autre mesure nécessaire pour empêcher que l’inculpé ne se soustrait à l’action de la justice ou
éviter qu’il ne continue à commettre l’infraction pour laquelle il est poursuivi il peut ainsi
ordonner le retrait du passeport de l’inculpé ou l’interdiction de lui en délivrer il peut s’agir
aussi de la confiscation de ces papiers d’identité ou de son permis de de conduire le juge peut
également interdire à l’inculpé de fréquenter certaine personne ou d’exercer certaine activité
professionnelle il peut même soumettre l’inculper à une cure de désintoxication toute ces
mesures ont pour finalité de faciliter la réinsertion sociale et surtout de garantir le maintien de
l’inculper à la disposition de l’autorité judiciaire. Par ailleurs de telle mesure sont individuel
elles peuvent donc être modifier dans le sens d’une plus grande sévérité ou d’une indulgence,
le juge peut alors ajouter une ou plusieurs obligations nouvelles, supprimer ou modifier les
obligations auxquels la personne inculqué est astreinte voir la dispensé à titre occasionnel ou
temporel cette faculté permet d’adapter le contrôle judiciaire à l’évolution de la situation de
l’intéressé et de maintenir son efficacité le controle peut donc cessé si une telle mesure est
devenu inutile ou alors le juge d’instruction peut décerner contre l’inculpé un mandat d’arrêt
si celui ci manque délibérément à ces obligations ou si les obligations prévue se révèle
insuffisante au regard des objectifs de la mesure
Il convient de rapprocher le contrôle judiciaire de l’assignation à résidence avec bracelet
électronique prévu à l’article 148-1 et suivant à travers la loi 2020-29 du 7 juillet 2020.
L’assignation à résidence avec surveillance électronique peut être ordonnée d’office par le
juge, sur réquisition du procureur ou à la demande de l’inculpé pour une peine privative de
liberté supérieur à trois ans , elle peut également être ordonnée peut importe la durée de la
peine encourue pour tout inculpé qui a déjà fait l’objet d’une peine d’emprisonnement de plus
de trois mois sans sursis pour crime ou délit de droit commun cette mesure implique le port
d’un bracelet avec des déplacements limités des obligations et interdictions prévu dans le
cadre d’une controle judiciaire peuvent y être ajouté . La violation des obligations par
l’inculpe entraîne la délivrance à l’encontre de celui ci un mandat d’arrêt ou d’amener suivi
d’un mandat de dépôt . L’assignation à résidence ne peut excéder un an en matière
correctionnelle et en matière criminelle au delà de la durée de la peine privative de liberté
encourue mais l’assignation à résidence est assimilé à une détention provisoire de sorte que sa
durée est imputé sur celle de la peine privative liberté
2- le placement en détention en détention provisoire
a-le domaine de la détention
En principe la détention provisoire est une mesure laissée à la libre appréciation du magistrat
quelque soit la nature de l’infraction la détention provisoire est applicable en matière
criminelle et en matière délictuelle lorsque la peine encourue est une durée égale ou supérieur
à 3 ans d’emprisonnement l’article 127 CPP prévoit que si le maximum de la peine est
inférieur ou égal à 3 ans et que l’inculpé est régulièrement domicilié au SN celui ci ne peut
être détenu plus de 5 jours après sa première comparution devant le juge d’instruction . dans
le cadre de la même pénalité encourue l’alinéa 2 du dit article prévoit que si l’inculper est
domicilié dans le ressort du tribunal compétent il ne peut faire l’objet de détention sauf s’il a
déjà était condamné pour crime ou pour délit d’une peine d’emprisonnement de plus de 3 ans
sans sursis, la détention provisoire est évidemment interdite en matière contraventionnelle et
pour les délit puni d’une peine d’amende
D’une autre côté il existe des cas où la loi fait obligation au juge d’instruction de placé
l’inculpé en détention provisoire d’abord lorsque la personne est inculpé pour crime ou délit
contre la sûreté de l’Etat (article 56 à 100 CP) ou délit de diffusion de fausse nouvelle ( article
255 CP) de même en matière de détournement de denier public (article 152 à 155 CP) le juge
d’instruction délivre obligatoire mandat de dépôt si le montant initiale est supervisé ou égale à
1 million de francs CFA et n’a pas fait l’objet de l’objet de cautionnement de son intégralité
ou de contestation sérieuse, la seule exception est l’incompatibilité de l’état de santé du
détenu avec le maintien en détention même sans un centre hospitalier
B- la durée et le régime de la détention provisoire
En matière criminelle la détention est d’une durée illimitée en matière correctionnelle elle est
au maximum de 6 mois non renouvelable À l’exception des cas où la détention est obligatoire
( article 127 CPP)
En principe la détention prend fin à la clôture de l’information le détenu est dans un régime
distinct de celui du condamné et en principe dans de meilleur conditions il reçoit du courrier
et des visites sans limite il peut commit avec son avocat toutefois il faut remarquer qu’en
raison de la surpopulation carcéral la séparation des condamné et des détenu est de plus en
puis difficile mais la détention provisoire n’est pas laissé à l’appréciation arbitraire du juge
d’instruction la chambre d’accusation contrôle à travers les appels contre les ordonnances du
juge d’instruction de plus le président de la chambre d’accusation peut visiter les maisons
d’arrêts et vérifier la situation des inculpés en détention. La détention provisoire ressemble à
l’exécution d’une peine privative de liberté c’est pourquoi si l’inculpé est condamné à une
peine d’emprisonnement le temps de détention sera prise en compte dans le calculé de la
durée de la peine
3- la liberté provisoire
Elle peut être demandée par l'inculpé ou son conseil à tout moment le procureur peut
également là requérir le juge d'instruction peut l'ordonner d'office la demande doit être
transmise au parquet dans les 48h et notifiée à la partie civile à peine d'irrecevabilité le juge
d'instruction devra statue dans les 5 jours après les réquisition du parquet à défaut l’inculpé
peut saisir la chambre d’accusation qui se prononcera dans le mois faute de quoi l’inculpé est
mis d’office en liberté provisoire sur initiative du procureur général
L’inculpé doit prendre l’engagement de se présenter à chaque fois que c’est nécessaire il doit
élire domicile dans le lieu où se poursuit l’information ou dans celui du siège de la juridiction
saisi , la liberté provisoire peut également être subordonné à l’obligation de fournir un
cautionnement qui garantie la représentation de l’inculpé dans tous les actes de procédures
mais aussi le paiement des frais de procès de l’amende et des dommages intérêt, dans le cas
où la détention est obligatoire la demande de mise en liberté provisoire est irrecevable si le
ministère public s’y oppose par réquisition motivé dans ce cas la détention provisoire est
maintenu même après clôture de l’information jusqu’à l’intervention d’une décision définitive
à moins que la durée ne dépasse le maximum de la peine encourue. Après sa mise en liberté
provisoire si l’inculpé ne se présente pas pour comparaître ou si des circonstances nouvelles
ou graves rendent sa détention nécessaire le juge d’instruction ou la juridiction de jugement
peut décerner un nouveau mandat de dépôt
Paragraphe 3 : l’appel et la sanction des irrégularités de
l’instruction
L’appel est porté devant la chambre d’accusation ce droit d’appel appartient au parquet et aux
parties privées. Le parquet dispose d’un droit d’appel général c’est à dire qu’il peut interjeter
appel devant la chambre d’accusation de toute ordonnance du juge d’instruction. Les parties
privés dispose d’un droit variable selon leur qualité l’inculpé peut faire appel contre les
ordonnances relative à la détention provisoire, à l’expertise et la compétence du juge
d’instruction. Quant à la partie civile elle peut faire appel contre les ordonnances de refus
d’informer ou de non lieu ainsi que celle portant sur l’expertise. Le délai d’appel est de 5
jours pour le procureur comme pour les parties privés à compter de la notification ou de la
signification. L’instruction suit son cours normal cependant l’ordonnance frapper d’appel ne
peut être exécuté car l’appel a un effet suspensif
S’agissant de la sanction des irrégularités de l’information lorsque la nullité est invoquée au
cours de l’information la chambre d’accusation est saisie soit par le juge d’instruction, par le
procureur de la république ou par les parties privées au fin d’annulation d’un acte ou de la
procédure, la juridiction statut dans les 5 jours la nullité peut être textuelle ou substantielle la
nullité est textuelle lorsqu’un décide expressément que l’inobservation des formalités sera
sanctionné par la nullité exemple article 164 CPP qui sanctionné par la nullité la violation par
la nullité la violation des dispositions des articles 101 a 105 . La nullité est substantielle
lorsqu’il y’a atteinte à une règle fondamentale de procédure exemple la violation des droits de
La Défense. L’annulation s’applique à l’acte vicié qui peut être refait en suivant les formalités
requises par la loi mais elle peut s’étendre à tout ou partie de la procédure ultérieure au cas où
il y’a anéantissement de toute la procédure la chambre d’accusation ou éventuellement la
juridiction de jugement peut ordonner un supplément d’information si cette nullité est
réparable sinon elle peut renvoyer le dossier au ministère public pour lui permettre de saisir à
nouveau le juge d’instruction s’il estime nécessaire. En tout état de cause les actes annulés
sont retirés du dossier et il est interdit de tirer des actes ou pièces annuler un renseignement
contre les parties à peine de poursuite disciplinaire contre les avocats et les magistrats.