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Analyse2 Révision

Le document présente une série de questions d'analyse mathématique portant sur des concepts tels que la dérivabilité, la convexité, les développements limités et les intégrales. Chaque question explore des propriétés spécifiques des fonctions et des théorèmes associés, comme la formule de Taylor-Young et les conditions de convergence des intégrales. Les réponses à ces questions nécessitent une compréhension approfondie des notions de calcul différentiel et intégral.

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Analyse 2 MIP

Révision

Question 1:
si f est dérivable en a (où ]a-α, a+α[ ⊂ I), laquelle de ces affirmations est équivalente ?
a) Il existe une fonction ε définie sur I, continue et nulle en a tels que, pour tout x ∈ I,
f(x) = f(a) + (x - a)ε(x).
b) Il existe un réel A et une fonction ε définie sur I, continue et nulle en a tels que, pour tout x ∈ I,
f(x) = f(a) + (x - a)A + (x - a)ε(x).
c) f est dérivable à droite et à gauche en a, mais 𝑓′𝑑 (𝑎) peut être différent de𝑓′𝑔 (𝑎)

d) Il existe une fonction φ définie sur I et continue en a telle que pour tout x ∈ I, f(x) = f(a) + φ(x).
Question 2:
Si f est une fonction continue et strictement monotone de I dans J = f(I) et si f'(a) ≠ 0 pour a ∈ I,
quelles des ces assertions est vraie :
1. l'application réciproque f⁻¹ est dérivable en b = f(a)
2. (f⁻¹)'(b) = f'(a)
3. (f⁻¹)'(b) = -1 / f'(a)
4. (f⁻¹)'(b) = 1 / f'(b)
5. (f⁻¹)'(b) = 1 / f'(a)
6. f n’admet pas l'application réciproque f⁻¹
Question 3:
Si f est deux fois dérivable sur I, f est convexe sur I si et seulement si :
a) f'(x) ≥ 0 sur I.
b) f''(x) ≤ 0 sur I.
c) f''(x) ≥ 0 sur I.
d) f'(x) est constante sur I.
Question 4:
La formule de Taylor-Young affirme que si f est dérivable à l'ordre n en a ∈ I, alors :
𝑛
a) lim [𝑓(𝑥) − 𝛴𝑘=0 ( (𝑥 − 𝑎)ᵏ / 𝑘! ) 𝑓⁽ᵏ⁾(𝑎) ] = 0
(𝑥→𝑎)

1 {𝑛} (𝑥−𝑎)ᵏ
b)lim(𝑥 → 𝑎) ((𝑥−𝑎)ⁿ) [𝑓(𝑥)– 𝛴{𝑘=0} ( ) 𝑓 ( ᵏ) (𝑎)] = 0
𝑘!

𝑛
(𝑥 − 𝑎)ᵏ
𝑐) 𝑓(𝑥) = 𝛴𝑘=0 ( ) 𝑓⁽ᵏ⁾(𝑎) 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑥 𝑝𝑟𝑜𝑐ℎ𝑒 𝑑𝑒 𝑎.
𝑘!
1 𝑛
d) 𝑙𝑖𝑚 (𝑥 → 𝑎) ((𝑥−𝑎)ⁿ) [𝑓(𝑥) − 𝛴𝑘=0 ( (𝑥 − 𝑎)ᵏ / 𝑘! ) 𝑓⁽ᵏ⁾(𝑎) ] = 𝑓⁽ⁿ⁺¹⁾(𝑎) / (𝑛 + 1)!

5- On dit que f est équivalente à g au voisinage de a (noté f ~ₐ g) si :


a) lim (x→a) (f(x) - g(x)) = 0
b) f = ε g, ε une fonction définie sur I, continue et nulle en a
c) f(x) = g(x) pour x dans un voisinage de a.
d) Si f/g est défini dans un voisinage pointé de a, lim (x→a) f(x)/g(x) = 1
6. Qu'est-ce qu'un développement limité (DL) d'une fonction f au voisinage de 0 à l'ordre n ?
a) Une approximation de f par un polynôme P(x) telle que f(x) - P(x) = x^n.
b) Une expression de la forme f(x) = a₀ + a₁x + ... + aₙxⁿ + xⁿε(x), où lim ε(x) = 0 quand x → 0.
c) La dérivée n-ième de la fonction f évaluée en 0.
d) ) Une expression de la forme f(x) = a₀ + a₁x + ... + aₙxⁿ + o(xⁿ),
7. si un développement limité d'une fonction f en un point existe :
a) Il existe une infinité de tels développements.
b) Il est unique.
c) Il est unique seulement si la fonction est un polynôme.
d) Son existence dépend de la continuité de toutes ses dérivées.
8) Soient f et g deux admettent un DL en un point a d’ordre n
Cocher les assertions vreaies : f(x)= f(x) = a₀ + a₁x + ... + aₙxⁿ + o(xⁿ),
Et g(x)= f(x) = b₀ + b₁x + ... + bₙxⁿ + o(xⁿ),
a) f+g admet un DL en a d’ordre n
b) fg n’admet pas un DL en a d’ordre n
c) (f+ g)(x)= a₀+ b₀ + (a₁+ b1) x + ... + (aₙ+ bₙ )xⁿ + o(xⁿ),
(𝑓 𝑛 ’(𝑎)+ 𝑔𝑛 (𝑎)
d) (𝑓 + 𝑔)(𝑥) = 𝑓(𝑎) + 𝑔(𝑎) + (𝑓’(𝑎) + 𝑔’(𝑎))𝑥 + . . . + 𝑥ⁿ + 𝑜(𝑥ⁿ),
𝑛!

9. Quel est le DL à l'ordre 2 au voisinage de 1 de la fonction 𝑒 𝑥−1 - ?


a) x²+ o((x-1)²)
b) 1 + x + x²/2
c) x + x²/2
d) 1 + (x-1) + (1/2)(x-1)² + o((x-1)²)
e) Autre
9. Quel est le DL à l'ordre 3 au voisinage de 0 de la fonction 𝑠𝑖𝑛(𝑥 2 ) ?
a) x - x³/3
b) 1 - x²/2
c) x - x³/6
d) x² + o(x³)
e) autre
10. Si f(x) admet un DLn 𝑃𝑓 (𝑥) + o(xⁿ) et g(x) admet un DLn 𝑃𝑔 (𝑥) + o(xⁿ) au voisinage de 0, alors le
DLn de f(x) + g(x) est : (Page 5)
a) 𝑃𝑓 (𝑥) 𝑃𝑔 (𝑥) + o(xⁿ)

b) 𝑃𝑓 (𝑥) + 𝑃𝑔 (𝑥) + + o(xⁿ)

c) max(𝑃𝑓 (𝑥), 𝑃𝑔 (𝑥)) + o(xⁿ)

d) (𝑃𝑓 (𝑥) + 𝑃𝑔 (𝑥))/2 + o(xⁿ)

11. Pour obtenir le développement limité d'une fonction f au voisinage d'un point x₀ (différent de
0) à l'ordre n, on doit poser :
a) X = x + x₀ et on cherche le DL de g(X) = f(X - x₀) au voisinage de X = 0.
b) X = x - x₀ et on cherche le DL de g(X) = f(x₀ + X) au voisinage de X = 0.
c) X = x/x₀ et on cherche le DL de g(X) = f(x₀X) au voisinage de X = 1.
d) On applique directement la formule de Mac-Laurin en x₀.
12. Pour obtenir le développement limité d'une fonction f au voisinage de +∞ à l'ordre n, on pose
:
a) X = x et on cherche le DL de g(X) = f(X) au voisinage de X = +∞.
b) X = 1/x et on cherche le DL de g(X) = f(1/X) au voisinage de X = 0.
c) X = -x et on cherche le DL de g(X) = f(-X) au voisinage de X = -∞.
d) X = e⁻ˣ et on cherche le DL de g(X) = f(ln(1/X)) au voisinage de X = 0.
13. Comment est défini le "pas" P(Σ) d'une subdivision Σ = (x₀, x₁, ..., xₙ) de l'intervalle [a,b] ? (
a) La moyenne des longueurs |xᵢ₊₁ - xᵢ|.
b) La plus petite des longueurs |xᵢ₊₁ - xᵢ|.
c) Le nombre de points n dans la subdivision.
d) Le maximum des longueurs |xᵢ₊₁ - xᵢ| pour 0 ≤ i ≤ n-1.
15.Pour f et g continues Laquelle des propriétés est vraie :
a) Linéarité : ∫(αf + βg) = α∫f + β∫g.
𝑏 𝑐 𝑏
b) Relation de Chasles :∫𝑎 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 = ∫𝑎 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 + ∫𝑐 𝑓(𝑥)𝑑𝑥

c) Positivité : Si f(x) ≥ 0, alors ∫ₐᵇ f(x)dx ≥ 0.


d) Multiplication : ∫ₐᵇ (f*g)(x)dx = (∫ₐᵇ f(x)dx) * (∫ₐᵇ g(x)dx).
16. Quelle est la nature de l'intégrale ∫₁+∞ (1/x³) dx ?
a) Convergente, car l'exposant α = 3 est supérieur à 1.
b) Divergente, car l'exposant α = 3 est supérieur à 1.
c) Convergente, car la fonction 1/x³ est bornée.
d) Divergente, car l'intervalle n'est pas borné.
e) Convergente, car la fonction 1/x³ tend vers 0 en +∞
17. Quelle est la nature de l'intégrale ∫₀¹ (1/√x) dx ?
a) Divergente, car la fonction tend vers +∞ en 0 et l'exposant α = 1/2 est inférieur à 1.
b) Convergente, car l’exposant α = 1/2 est inférieur à 1.
c) Divergente, car l'exposant α = 1/2 et la fonction tend vers +∞ en 0.
d) Convergente, car l'intervalle est borné et la fonction est continue sur ]0,1].
+∞
18. Étudier la nature de l'intégrale ∫1 (𝑥 + 1)/(𝑥³ + 2𝑥)𝑑𝑥 dx.
+∞
a) Convergente, car (x+1)/(x³+2x) ~ 1/x² à +∞, et ∫1 1/x²𝑑𝑥 converge.
+∞
b) Divergente, car (x+1)/(x³+2x) ~ 1/x² à +∞, et ∫1 1/x²𝑑𝑥 dx diverge.
+∞
c) Convergente, car (x+1)/(x³+2x) ~ 1/x à +∞, et ∫1 1/x𝑑𝑥 converge.
+∞
d) Divergente, car (x+1)/(x³+2x) ~ x à +∞, et ∫1 x𝑑𝑥 diverge.
19. Quelle est la nature de l'intégrale ∫₀¹ (sin x / x²) dx ?
a) Convergente, car sin x / x² ~ 1/x en 0, et ∫₀¹ (1/x) dx converge.
b) Divergente, car sin x / x² ~ 1/x en 0, et ∫₀¹ (1/x) dx diverge (α=1).
c) Convergente, car sin x / x² ~ sin x en 0, et ∫₀¹ sin x dx converge.
d) Divergente, car sin x / x² ~ 1/x² en 0, et ∫₀¹ (1/x²) dx diverge.
20. Quelle est la nature de l'intégrale ∫₁+∞ (x/(x+1)) dx ?
a) Convergente, car la limite de x/(x+1) en +∞ est 1.
b) Divergente, car la limite de x/(x+1) en +∞ est 1, ce qui est différent de 0.
c) Convergente, car la limite de x/(x+1) ~ 1/x² en +∞ .
d) Divergente, car la limite de x/(x+1) ~ 1/x² en +∞
Problème
+∞
Soit 𝑓: [0, +∞[→ ℝ une fonction continue et 𝑠0 ∈ ℝ tels que ∫0 𝑓(𝑡)𝑒 −𝑠0𝑡 𝑑𝑡 converge

𝑥
1. Soit F une primitive de t↦ 𝑓(𝑡)𝑒 −𝑠0𝑡 sur [0, +∞ [, 𝐹(𝑥) = ∫0 𝑓(𝑡)𝑒 −𝑠0𝑡 𝑑𝑡. Justifier
l’existence de F et démontrer que F est bornée sur [0, +∞ [.
𝑥 𝑥
2. Montrer que ∫0 𝑓(𝑡)𝑒 −𝑎𝑡 𝑑𝑡 = F(x)e−(a−s0)x + (a − s0) ∫0 ∫ F(t)e−(a−s0)t dt. et montrer
que lim 𝐹(𝑥)𝑒 −(𝑎−𝑠0)𝑥 = 0 pour a>s0
𝑥→+∞
+∞
3. Déduire que, pour tout a>s0, ∫0 𝑓(𝑡)𝑒 −𝑎𝑡 𝑑𝑡 converge.
+∞
4. Démontrer que si g:[1,+∞[→ ℝ est une fonction continue telle que ∫1 𝑔(𝑡)𝑑𝑡 converge,
𝑥
soit 𝐺(𝑥) = ∫1 𝑔(𝑡)𝑑𝑡

+∞ 𝑔(𝑡)
Montrer que ∫1 𝑑𝑡 converge.
𝑡

2
+∞ −𝑥
5) a) Démontrer la convergence de I =∫1 𝑒 2 𝑑𝑥.
−𝑡2 −𝑡2
+∞ 𝑒 2 +∞ 𝑒 2
b) en déduire la convergence de ∫1 𝑑𝑡 et donner la valeur de ∫1 𝑑𝑡
𝑡 𝑡

Correction
1. Justifier l’existence de F et démontrer que F est bornée sur [0, +∞[.
Existence de F(x) :
La fonction t ↦ 𝑓(𝑡)𝑒 −𝑠0𝑡 est un produit de deux fonctions continues sur [0, +∞[ :
f(t) est continue (donné).
𝑡 ↦ 𝑒 −𝑠₀𝑡 est continue (fonction exponentielle).
Le produit de fonctions continues est continu. Donc, t ↦ 𝑓(𝑡)𝑒 −𝑠0𝑡 est continue sur [0, +∞[.
D'après le théorème fondamental de l'analyse, toute fonction continue sur un intervalle admet
des primitives sur cet intervalle.
F(x) = ∫₀ˣ f(t)e^(-s₀t) dt est donc bien définie pour tout x ∈ [0, +∞[ (c'est la primitive de f(t)e^(-s₀t)
qui s'annule en 0).
F est bornée sur [0, +∞[ :
+∞
On sait que l'intégrale impropre ∫0 𝑓(𝑡)𝑒 −𝑠0𝑡 𝑑𝑡 converge.
Cela signifie que la limite de F(x) lorsque x → +∞ existe et est finie.
+∞
Soit L = lim (x→+∞) F(x) = ∫0 𝑓(𝑡)𝑒 −𝑠0𝑡 𝑑𝑡.
Puisque F(x) est continue sur [0, +∞[ (car c'est l'intégrale d'une fonction continue) et admet une
limite finie L en +∞, F(x) est bornée sur [0, +∞[.
Preuve de la bornitude :
Par définition de la limite L, pour ε = 1 (par exemple), il existe A > 0 tel que pour tout x > A, |F(x) -
L| < 1, ce qui implique L - 1 < F(x) < L + 1. Donc F est bornée sur [A, +∞[.
Sur l'intervalle fermé et borné [0, A], F est continue, donc elle est bornée (atteint son minimum
m et son maximum M).
Par conséquent, F est bornée sur [0, +∞[ par min(m, L-1) et max(M, L+1).
𝑥 𝑥
2. Montrer que ∫0 𝑓(𝑡)𝑒 −𝑎𝑡 𝑑𝑡 = F(x)e−(a−s0)x + (a − s0) ∫0 ∫ F(t)e−(a−s0)t dt.
Et montrer que lim 𝐹(𝑥)𝑒 −(𝑎−𝑠0)𝑥 = 0 pour a > s₀.
𝑥→+∞

On peut écrire 𝑓(𝑡)𝑒 −𝑎𝑡 = 𝑓(𝑡)𝑒 −𝑎𝑡 𝑒 −𝑠0𝑡 𝑒 𝑠0𝑡 = 𝑓(𝑡)𝑒 −𝑠0𝑡 e−(a−s0)t .
Rappelons que F'(t) = 𝑓(𝑡)𝑒 −𝑠0𝑡
On intègre par parties ∫₀ˣ F'(t) e−(a−s0)t dt.
Posons :
u(t) = e−(a−s0)t => u'(t) = -(a-s₀)e−(a−s0)t
v’(t) = F'(t) => v(t) = F(t)
∫₀ˣ F'(t) e−(a−s0)t dt = [F(t) e−(a−s0)t )]₀ˣ - ∫₀ˣ F(t) (-(a-s₀)e−(a−s0)t t)) dt
= F(x)e^(-(a-s₀)x) - F(0)e⁰ + (a-s₀)∫₀ˣ F(t)e^(-(a-s₀)t) dt.
Comme F(0) = ∫₀⁰ f(t) 𝑒 −𝑠0𝑡 dt = 0, on obtient :
𝑥 𝑥
−𝑎𝑡 −(a−s0)x
∫ 𝑓(𝑡)𝑒 𝑑𝑡 = F(x)e + (a − s0) ∫ F(t)e−(a−s0)t dt.
0 0
Montrer que lim 𝐹(𝑥)𝑒 −(𝑎−𝑠0)𝑥 = 0 pour a > s₀ :
𝑥→+∞
On a montré à la question 1 que F(x) est bornée sur [0, +∞[. Donc il existe M > 0 tel que |F(x)| ≤
M pour tout x ≥ 0.
Si a > s₀, alors a - s₀ > 0.
Donc, lim (x→+∞) 𝑒 −(𝑎−𝑠0)𝑥 = 0 (car l'exposant tend vers -∞).
Ainsi, lim 𝐹(𝑥)𝑒 −(𝑎−𝑠0)𝑥 = 0.
𝑥→+∞
Plus formellement :
-| 𝐹(𝑥)𝑒 −(𝑎−𝑠0)𝑥 |≤ |F(x)| 𝑒 −(𝑎−𝑠0)𝑥 ≤ Me𝑒 −(𝑎−𝑠0)𝑥
Comme lim 𝑀𝑒 −(𝑎−𝑠0)𝑥 = 0 par le théorème des gendarmes,
𝑥→+∞
lim 𝐹(𝑥)𝑒 −(𝑎−𝑠0)𝑥 = 0
𝑥→+∞

+∞
3. Déduire que, pour tout a > s₀, ∫0 𝑓(𝑡)𝑒 −𝑎𝑡 𝑑𝑡 converge.
On utilise l'identité de la question 2 :
𝑥 𝑥
∫ 𝑓(𝑡)𝑒 −𝑎𝑡 𝑑𝑡 = F(x)e−(a−s0)x + (a − s0) ∫ F(t)e−(a−s0)t dt.
0 0
+∞
Pour montrer la convergence de ∫0 𝑓(𝑡)𝑒 −𝑎𝑡 𝑑𝑡t, on doit montrer que la limite de l'expression
de droite existe quand x → +∞.
Le premier terme : lim (x→+∞) F(x)e^(-(a-s₀)x) = 0 (démontré à la question 2).
𝑥
Le second terme : (a − s0) ∫0 F(t)e−(a−s0)t dt. Il faut montrer la convergence de l'intégrale
𝑥
∫0 F(t)e−(a−s0)t dt.
Puisque F(t) est bornée, |F(t)| ≤ M pour un certain M > 0.
Donc, |F(t) e−(a−s0)t | = |F(t)| |e−(a−s0)t | ≤ M e−(a−s0)t (car e−(a−s0)t > 0).
+∞
Considérons l'intégrale ∫0 𝑀e−(a−s0)t 𝑑𝑡.
Puisque a > s₀, a - s₀ > 0.
+∞ +∞
∫0 𝑀e−(a−s0)t 𝑑𝑡= M ∫0 e−(a−s0)t 𝑑𝑡 = M [-1/(a − s0) e−(a−s0)t ]+∞ 0
= M (0 - (-1/k)) = M/k.
Cette intégrale converge.
+∞
Puisque |F(t)| |e−(a−s0)t | ≤ M e−(a−s0)t et que ∫0 𝑀e−(a−s0)t 𝑑𝑡 converge, par le critère de
+∞
comparaison pour les intégrales de fonctions positives, l'intégrale ∫0 |F(t)e−(a−s0)t | dt
converge.
+∞
Cela implique que ∫0 F(t)e−(a−s0)t dt converge (absolue convergence implique convergence).
Les deux termes de la somme ayant une limite finie lorsque x → +∞, leur somme a également
une limite finie.
+∞
Donc, ∫0 𝑓(𝑡)𝑒 −𝑎𝑡 𝑑𝑡 converge pour tout a > s₀.

+∞
4. Démontrer que si 𝑔: [1, +∞[→ ℝ est une fonction continue telle que ∫1 𝑔(𝑡) 𝑑𝑡 converge,
𝑥 +∞ 𝑔(𝑡)
soit 𝐺(𝑥) = ∫1 𝑔(𝑡) 𝑑𝑡, montrer que ∫1 𝑑𝑡 converge.
𝑡
+∞ 𝑔(𝑡)
On utilise une intégration par parties sur ∫1 𝑑𝑡.
𝑡
Soit :
u(t) = 1/t => u'(t) = -1/t²
v’(t) = g(t) => v(t) = G(t) (car G'(t) = g(t) et G(1) = ∫₁¹ g(s)ds = 0)
𝑥 𝑥
𝑔(𝑡) 𝑥
∫ 𝑑𝑡 = [𝐺(𝑡)/𝑡]1 ₁ − ∫ 𝐺(𝑡) (−1/𝑡²) 𝑑𝑡
1 𝑡 1
𝑥
= 𝐺(𝑥)/𝑥 − 𝐺(1)/1 + ∫ 𝐺(𝑡) 1/𝑡² 𝑑𝑡
1
𝑥
= 𝐺(𝑥)/𝑥 + ∫ 𝐺(𝑡) 1/𝑡² 𝑑𝑡 (𝑝𝑢𝑖𝑠𝑞𝑢𝑒 𝐺(1) = 0).
1
Maintenant, étudions la limite lorsque X → +∞.
Terme G(X)/X :
+∞
Puisque∫1 𝑔(𝑡) 𝑑𝑡 converge, lim (X→+∞) G(X) = L une constante finie
Donc, lim (X→+∞) G(X)/X = 0.
𝑥
Terme ∫1 𝐺(𝑡) 1/𝑡² 𝑑𝑡:
Puisque lim (t→+∞) G(t) = L, G(t) est bornée sur [1, +∞[ (argument similaire à la question 1 : G
est continue et a une limite finie en +∞). Soit |G(t)| ≤ M' pour un certain M' > 0.
Alors |G(t)/t²| ≤ M'/t².
∞ ∞
L'intégrale ∫1 𝑀′ 1/𝑡²𝑑𝑡 = M' ∫1 1/𝑡²𝑑𝑡 converge (intégrale de Riemann avec p=2 > 1).
𝑥
Par le critère de comparaison, ∫1 |𝐺(𝑡) 1/𝑡² | 𝑑𝑡 converge, ce qui implique que
𝑥
∫1 𝐺(𝑡) 1/𝑡² 𝑑𝑡 converge.
Les deux termes de la somme ayant une limite finie lorsque X → +∞, leur somme a une limite
finie.
𝑥 𝑔(𝑡)
Donc, ∫1 𝑡 𝑑𝑡 converge.
𝑥 2
+∞
5. a) Démontrer la convergence de I =∫1 𝑒 − 2 𝑑𝑥
Pour x ≥ 1, on a x² ≥ x.
Donc -x²/2 ≤ -x/2.
𝑥2 𝑥
Puisque la fonction exponentielle est croissante, 𝑒 − 2 ≤ 𝑒 −2
𝑥2

Aussi, 𝑒 2 > 0.
+∞ − 𝑡
Considérons l'intégrale ∫1 𝑒 2 𝑑𝑡 :
𝑥 𝑡 𝑡 𝑥 1 1 𝑥
∫ 𝑒 −2 𝑑𝑡 = [−2𝑒 −2 ]1𝑥 = −2𝑒 −2 − (−2𝑒 2 ) = 2𝑒 2 − 2𝑒 −2 .
1
𝑥
Lorsque X → +∞, 𝑒 −2 → 0.
+∞ − 𝑡 1
Donc, ∫1 𝑒 2 𝑑𝑡 = 2𝑒 2 , qui est une valeur finie. L'intégrale converge.
𝑥2 𝑥
− +∞ − 𝑡
Puisque 0 < 𝑒 2 ≤ 𝑒 −2 pour x ≥ 1, et que ∫1 𝑒 2 𝑑𝑡 converge, par le critère de comparaison
2
+∞ −𝑥
pour les intégrales de fonctions positives, I = ∫1 𝑒 2 𝑑𝑥 converge.
−𝑡2
+∞ 𝑒 2
b) en déduire la convergence de ∫1 𝑑𝑡
𝑡

Convergence :
𝑡2
Soit 𝑔(𝑡) = 𝑒 − 2 .
g est continue sur [1, +∞[ (composition de fonctions continues).
2
+∞ −𝑡
D'après la question 5a), ∫1 𝑒 2 𝑑𝑡 converge.
+∞ +∞ 𝑔(𝑡)
En appliquant le résultat de la question 4, puisque ∫1 𝑔(𝑡)𝑑𝑡 converge, alors ∫1 𝑑𝑡 dt
𝑡
converge.
−𝑡2
+∞ 𝑒 2
Donc, ∫1 𝑑𝑡 converge.
𝑡

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