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Chap 4 Statique

Le chapitre IV traite de la statique des solides rigides, qui étudie les conditions d'équilibre des forces sur des objets indéformables. Il aborde des concepts clés tels que l'isolement des solides, l'équilibre d'un système matériel, et le principe fondamental de la statique, qui stipule que pour qu'un système soit en équilibre, la résultante des forces et le moment résultant doivent être nuls. Le chapitre conclut sur le degré d'hyperstaticité, qui permet de déterminer si un système est hypostatique, isostatique ou hyperstatique en comparant le nombre d'inconnues et d'équations d'équilibre.

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Chap 4 Statique

Le chapitre IV traite de la statique des solides rigides, qui étudie les conditions d'équilibre des forces sur des objets indéformables. Il aborde des concepts clés tels que l'isolement des solides, l'équilibre d'un système matériel, et le principe fondamental de la statique, qui stipule que pour qu'un système soit en équilibre, la résultante des forces et le moment résultant doivent être nuls. Le chapitre conclut sur le degré d'hyperstaticité, qui permet de déterminer si un système est hypostatique, isostatique ou hyperstatique en comparant le nombre d'inconnues et d'équations d'équilibre.

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Chapitre IV : Statique des solides rigides

La statique étudie les conditions d’équilibre des forces appliquées aux solides considérés
indéformables. La statique est également la science de base de la mécanique des structures. La
mécanique des structures est elle-même la science de base du calcul en conception mécanique,
béton armé, charpente métallique, béton précontraint, bois… Une structure subit des actions
(effort d’une table sur le plancher). Cette action agit de son point application à son (ou ses)
point(s) de transfert à une autre structure (généralement le sol). Tout au long de son parcours,
l’action agit sur la structure, et peut engendrer des déformations non souhaitables et des
fissures. L’étude du parcours de ces efforts s’appelle descente de charge. Elle nécessite
l’utilisation de lois physiques : la statique.

IV-1- Notion d’isolement


La notion d’isolement est fondamentale dans l’analyse et la résolution des problèmes de
mécanique. C’est la première étape de toute résolution en statique (et en dynamique).

IV-1-1- Isolement d’un solide


L’isolement d’un solide consiste à réaliser un dessin précis (si possible à l’échelle) du solide
étudié, destiné à décrire et à définir :
o toutes les actions extérieures qui s’y exercent :
 actions à distance (poids),
 actions de contact,…
o tous les éléments connus concernant ces actions :
 direction,
 intensité,
 sens,
 point d’application,
 distances entre les actions et les axes ou les points choisis pour les calculs.
Exemple : Reprenons l’exemple du palonnier utilisé pour la manutention d’un panneau.

L. M. ANAGUE TABEJIEU, PhD MECANIQUE: STATIQUE 1/21


IV-1-2- Isolement de plusieurs solides
Dans le cas de plusieurs solides, les actions mutuelles exercées entre les solides de l’ensemble
deviennent des efforts intérieurs et ne doivent pas alors être comptabilisés dans le nombre des
actions extérieures.

Exemple : isolons cette fois l’ensemble


palonnier+élingues+panneau : l’action du
panneau sur les élingues s’annule avec
l’action des élingues sur le palonnier.

IV-2- Équilibre d’un système matériel

 

Soit un solide indéformable soumis à un ensemble de n forces extérieures E  F i .
n i 1,.., n

Les éléments de réduction en un point P du torseur associé à cet ensemble de forces sont :

  n    


 R   F i S  F1 S  F2 S  ...  Fn S
 i 1
 
       
n        


P 
 M E  M F  M F  M F  ...  M F
S  i 1
P i
S
P 1
S
P 2
S
P n
S

Si ce solide est animé d’un mouvement provoqué par l’ensemble de forces extérieures, ce
mouvement se décompose de la façon suivante :

L. M. ANAGUE TABEJIEU, PhD MECANIQUE: STATIQUE 2/21


o un déplacement d’ensemble du solide (selon une trajectoire définie par les
différentes positions du centre de gravité G du solide) défini par le vecteur de
 
translation : T  Tx , Ty , Tz  , ce vecteur est directement lié à la résultante R des forces
extérieures appliquées au solide.

o une rotation du solide autour de G définie par le vecteur :     x ,  y ,  z 

directement lié au moment résultant M G E
S  des forces extérieures appliquées au
solide.
Un système matériel est en équilibre par rapport à un repère si, au cours du temps, chaque
point de ce système conserve une position fixe par rapport à ce repère. L’équilibre du
système est donc défini par l’absence de mouvement de ce système.
Nous venons de voir que :

o R engendre un mouvement de translation du centre de gravité du solide,

o MG E
S  
engendre un mouvement de rotation du solide autour de G.
   
 
Donc, pour que le solide soit en équilibre, il faut et il suffit que R  0 et M G E  0 c'est-à-
S
dire  G  0 .
   
 
Remarque : Si R  0 et M G E  0 , alors le moment résultant par rapport à un point P
S
 
 
quelconque est nul M P E  0 .
S

IV-3- Principe fondamentale de la statique


IV-3-1- Énoncé du principe
Un système matériel est en équilibre par rapport à un repère fixe si et seulement si les
éléments de réduction du torseur des actions extérieures appliquées à ce système sont
nuls :

   
  
F
 ES x M P FE 
S x
  
   
   
R  0 et M P E
S   
 0, c'est-à-dire  G   FE
 S y
M P FE   0
S y

   
  
 FE S z M P FE S z 
Ce qui se traduit, dans l’espace, par 6 équations d’équilibre :

L. M. ANAGUE TABEJIEU, PhD MECANIQUE: STATIQUE 3/21



  0
 FE S

x


   0,
o 3 équations de la résultante :  FE
 S y


  0
 FE S z

  0
 
 M P FE S x

   0.
 
o et 3 équations du moment résultant :  M P FE
 S y

  0
 
 M P FE S z
Lorsqu’il s’agit d’un problème plan (par exemple le plan  O, x, y  ), comme c’est
habituellement le cas en génie civil, il ne reste plus que 3 équations d’équilibre :

   0,
 F
 E S
o 2 équations de la résultante : 
x

  0
 FE
 S y

et 1 équation du moment résultant : M  F   0.



o P E
S z

IV-3-2- Statique graphique


La statique graphique est une méthode de résolution rapide et sans calcul applicable aux
problèmes plans.
IV-3-2-1- Système en équilibre sous l’action de deux forces.
Un solide est en équilibre sous l’action de deux
forces extérieures si ces deux forces ont la même
intensité et sont de sens opposé et si la somme des
moments qu’elles induisent en un point est nulle. En
d’autres termes, un solide soumis à deux forces est
en équilibre si :
o les deux forces sont opposées (équation
vectorielle des forces);
o les deux forces ont la même droite d’action
(équation du moment).

IV-3-2-2- Système en équilibre sous l’action de trois forces.

L. M. ANAGUE TABEJIEU, PhD MECANIQUE: STATIQUE 4/21


Un solide est en équilibre sous l’action de trois forces extérieures si ces trois forces sont
coplanaires, concourantes ou parallèles et que leur somme géométrique est nulle. Cette
dernière peut permettre de résoudre graphiquement les problèmes.

IV-3-2-3- Exemple de résolution graphique.


  
Considérons un solide isolé à trois forces : F1 , F2 et F3 appliquées respectivement aux points
 
A, B et C, dont nous ne connaissons que F1 (direction et intensité) et la direction de F2 . Nous
proposons ci-dessous, les étapes de résolution d’un tel problème :

1) Une représentation graphique du problème peut être


effectuée. Il faut à ce stade faire le bilan des
données sur le solide isolé. Nous ne pouvons
résoudre un problème graphiquement que si nous
avons au plus trois inconnues (ici c’est le cas, nos
inconnues sont une direction et deux intensités).

2) Grâce aux deux directions connues on détermine le


point de concours K des trois forces. On en déduit

donc la direction de la force inconnue F3
(représentée par la ligne (KC)).

3) Puisque nous savons que la somme géométrique des trois


forces est nulle, nous pouvons représenter un triangle
regroupant les trois forces, souvent nommé triangle des

forces. Pour cela on trace la force connue F1 à une
échelle choisie. Ensuite, à l’extrémité de cette force, on
 
vient représenter les directions de F2 et F3 par les lignes
parallèles à (KB) et (KC) respectivement. Enfin, on trace
 
les vecteurs F2 et F3 en faisant attention à ce que
l’extrémité de chaque force rencontre l’origine de la
suivante.

4) La dernière étape consiste à mesurer les intensités des


 
forces jusque là inconnues ( F2 et F3 ) à l’échelle choisie
précédemment. On reporte les résultats obtenus sur le
solide isolé.

L. M. ANAGUE TABEJIEU, PhD MECANIQUE: STATIQUE 5/21


IV-4- Degré d’hyperstaticité
IV-4-1- Hypostaticité, Isostaticité, Hyperstaticité et degré d’hyperstaticité
Le Principe Fondamentale de la Statique (PFS) traduit le fait qu’un système matériel est en
équilibre sous l’action d’actions mécaniques extérieures si tous les mouvements sont bloqués
(empêchés), c'est-à-dire si tous les degrés de mobilités sont supprimés. Ce qui se traduit par 6
équations d’équilibre dans l’espace et 3 équations d’équilibre dans le plan. Chaque degré de
mobilité supprimé engendre une inconnue de liaison à priori. Ainsi, le nombre d’inconnues
varie de 1 à 6 dans l’espace et de 1 à 3 dans le plan.
Pour pouvoir résoudre un problème de statique avec le PFS, il faut que le nombre d’inconnues
soit égal d’équations d’équilibre.
Le degré d’hyperstaticité permet de comparer le nombre d’inconnues au nombre
d’équations : soient ninc le nombre d’inconnues et neq le nombre d’équations.

On note DH le degré d’hyperstaticité : DH  ninc  neq .

Si DH  0 : tous les degrés de mobilité ne sont pas bloqués. On dit que le système est
Hypostatique. Il n’y a pas de solution. Par conséquent les structures hypostatiques s’écroulent.
Si DH  0 : le nombre d’inconnues est égal au nombre d’équations. On dit que le système est
Isostatique. On peut résoudre avec le PFS.
Si DH  0 : il y’a trop d’inconnues. On dit que le système est Hyperstatique. On ne peut pas
résoudre qu’avec le PFS.
Par conséquence, il faut vérifier que le système ne comporte aucun mécanisme (aucun
mouvement possible), auquel cas le système est hypostatique. Pour savoir si un problème de
statique peut être résolu avec le PFS, il faut déterminer le degré d’hyperstaticité du système.
Remarque :
o Cas particuliers de certains mécanismes :
Il peut arriver que les structures soient des mécanismes alors que le nombre d’équations et
d’inconnues sont égaux. En voici deux exemples :

L. M. ANAGUE TABEJIEU, PhD MECANIQUE: STATIQUE 6/21


Il est donc impératif d’imaginer les déplacements possibles des nœuds avant de conclure
qu’une structure est bel et bien isostatique, voire hyperstatique et non pas hypostatique.
o Structures ressemblantes, mais différentes :
Il arrive que les modélisations de deux structures différentes soient très proches; Il faut donc
faire extrêmement à la lecture :

IV-4-2- Détermination du degré d’hyperstaticité.

Étapes Opérations Exemple

-Numéroter chaque solide (barre) du


système.

1- Calcul de
-Comptabiliser 3 équations par barres :
neq
neq  3  nombre de barres

neq  3  5  15

2- Calcul de -Dénombrer les inconnues de liaison


ninc extérieures (entre le système global et
l’extérieur) :
Inconnues extérieures.
 Appui simple : 1 inconnue
Inconnues intérieures.
 Articulation : 2 inconnues
 Encastrement : 3 inconnues

L. M. ANAGUE TABEJIEU, PhD MECANIQUE: STATIQUE 7/21


-Dénombrer les inconnues de liaison
extérieures (entre les solides
constituant le système) :
 Articulation : n barres
articulées

 Encastrement : n barres
encastrées

-
ninc  nombre d ' inconnues de
ninc  15
liaison ext  nombre d ' inconnues
de liaison in

3-

Calcul de
DH DH  ninc  neq DH  15 15  0

On dira que :
Si DH  0 et/ou présence d’un
mécanisme : le système est Le système ne comporte aucun
4- Nature du
Hypostatique et il n’a pas de solution. mécanisme et DH  0 , donc le
système
Si DH  0 et pas de mécanisme : le système est isostatique; on peut
système est isostatique et on peut donc résoudre le problème avec
trouver les inconnues de liaison grâce les équations du PFS.

L. M. ANAGUE TABEJIEU, PhD MECANIQUE: STATIQUE 8/21


au PFS.
Si DH  0 et pas de mécanisme : le
système est hyperstatique et on ne peut
pas trouver les inconnues de liaison
avec le seul PFS.

IV-5- Organigramme de résolution d’un problème de statique

L. M. ANAGUE TABEJIEU, PhD MECANIQUE: STATIQUE 9/21


IV-6- Systèmes matériels composés de plusieurs solides :
déterminations des actions intérieures.
Considérons l’exemple d’un portique :

En A on a une articulation, en B
et C on a un encastrement et en
D on a un appui simple.

F1  10 kN
F2  15 kN

On isole le portique, c'est-à-dire le système matériel composé des 3 solides (1+2+3) :


Bilan des Actions Bilan des Actions
Extérieures Intérieures
  
F1 B1 2 x B2 1x
  
F2 B1 2 y B2 1y
  
A0 1x M B1 2 M B2 1
  
A0 1y C3 2 x C2 3x
  
D0 3x MC3 2 MC2 3

Remarque :
nequ  3  3  9 

   DH  9  9  0 et il n'y a pas de mécanisme. Ce qui signifie
ninc  2  1  3  3  9 


que le système matériel (1+2+3) est isostatique, on peut déterminer les actions A0 1x ,
 
A0 1y et D0 3x en appliquant le PFS.

 Le principe des actions mutuelles dit :

L. M. ANAGUE TABEJIEU, PhD MECANIQUE: STATIQUE 10/21


   
B1 2 x   B2 1x C2 3 x  C3 2 x
   
B1 2 y   B2 1 y C2 3 y  C3 2 y
   
M B1 2   M B 2 1 M C 3 2  M C 2 3

On cherche à déterminer les actions de liaisons intérieures (aux nœuds B et C). L’outil à notre
disposition pour déterminer des actions est le PFS. Mais le PFS s’applique pour des actions
extérieures. Donc, pour déterminer des actions de liaison au nœud B et C, il faut isoler les
barres 1, 2 et 3 séparément pour que ces actions deviennent des actions extérieures et pouvoir
appliquer le PFS. Pour ce faire, dessinons la structure éclatée :

Détermination des actions de liaison aux nœuds B et C; Démarche à suivre :


o On isole le portique, c'est-à-dire le système matériel composé de 3 solides (1+2+3). On
  
applique le PFS et on détermine les actions A0 1x , A0 1y et D0 3x .

o On isole la barre 1 :
  
 les 3 actions A0 1x , A0 1y et F1 sont connues,
  
 il y’a 3 actions inconnues B2 1x , B2 1 y , et M B 2 1 qu’on déterminera avec le PFS.

o On isole la barre 2 :

L. M. ANAGUE TABEJIEU, PhD MECANIQUE: STATIQUE 11/21


 
 le principe des actions mutuelles me permet de déterminer les actions B1 2 x , B1 2 y ,

et M B1 2 .
  
 il y’a 3 inconnues C3 2 x , C3 2 y , et M C 3 2 que je détermine avec le PFS.

o On isole la barre 3 :

 l’action D0 3x est connue.
 
 Le principe des actions mutuelles me permet de déterminer les actions C2 3x , C2 3 y ,

et M C 2 3 .

Toutes les actions appliquées au solides 3 étant connues, on vérifie que le solide 3 est
bien en équilibre et donc qu’on n’a pas fait d’erreur de calcul.
Application numérique :

o On isole le portique (1+2+3) et on applique le PFS pour déterminer les actions A0 1x ,
 
A0 1y et D0 3x :

 

  x
 
Fext  0
 A0 1x  F1  0

 A0 1x   F1  10 kN
   

 
PFS    Fext  0   A0 1 y  D0 3 y  F2  0   A0 1 y  F2  D0 3 y  15  12,5  2,5 kN
    4 D  2 F  2 F  0 
y
F  F 0 15  10
  
 M A Fext  0  0 3y 2 1
 D0 3 y1  2
 2

2
 12,5 kN

 A0 1x  10 kN

  A0 1 y  2,5 kN
D
 0 3 y1  12,5 kN

L. M. ANAGUE TABEJIEU, PhD MECANIQUE: STATIQUE 12/21


  
On isole la barre 1 et on détermine B2 1x , B2 1 y , et M B 2 1 avec le PFS.

 

   
Fext  0
x   A0 1x  F1  B2 1x  0
  

 
PFS    Fext  0   A0 1y  B2 1y  0
     M  3B  2 F  0
y

  
 M A Fext  0  B2 1 2 1x 1

 B2 1x  A0 1x  F1  10  10  0  B2 1x  0
 
 B2 1y   A0 1y  2,5 kN   B2 1 y  2,5 kN
 M
 M B 2 1  3B2 1x  2 F1  20 kN  m  B 2 1  20 kN  m

o On isole la barre 2

Principes des actions mutuelles :


 
 B1 2 x   B2 1x

  
 B1 2 y   B2 1y 
  

 M B1 2   M B2 1

L. M. ANAGUE TABEJIEU, PhD MECANIQUE: STATIQUE 13/21


  
On détermine C3 2 x , C3 2 y , et M C 3 2 avec le PFS.
 

   
Fext  0
x C3 2 x  0
  

 
PFS    Fext  0   C3 2 y  B1 2 y  F2  0
     M  M  4C  2 F  0
y

  
 M A Fext  0  C3 1 B1 2 3 2y 2

C3 2 x  0  C3 2 x  0
 
  C3 2 y   B1 2 y  F2  15  2,5  12,5 kN   C3 2 y  12,5 kN
 M
 M C 3 1  M B1 2  4C3 2 y  2 F2  20  50  30  0  C3 1  0

On isole la barre 3. (Vérification)

Principe des actions mutuelles :


 
 C3 2 x  C2 3 x
  
 C3 2 y  C2 3 y 
  
 M C 3 2   M C 2 3

Le solide 3 est bien en équilibre, donc qu’on n’a pas fait d’erreurs de calcul.

L. M. ANAGUE TABEJIEU, PhD MECANIQUE: STATIQUE 14/21


Travaux Dirigés sur les actions mécaniques et principes
fondamentales de statique
Exercice I
Un solide soumis à quatre forces coplanaires, non parallèles, est en équilibre.
  
Sur le schéma sont représentées F1 , F2 et F3 . Déterminer graphiquement les caractéristiques

de F4 . Le faire également en utilisant le principe fondamental de la statique.

Exercice II
Écrire le torseur des actions mécaniques au point A et appliquer le principe fondamental de la
statique pour déterminer les tensions des câbles dans les figures suivantes :

Exercice III
Une barre homogène pesant 80 N est liée par une articulation cylindrique en son extrémité A à
un mur. Elle est retenue sous un angle de 60° avec la verticale par un câble inextensible de
masse négligeable à l’autre extrémité B. Le câble fait un angle de 30° avec la barre. Écrire le

L. M. ANAGUE TABEJIEU, PhD MECANIQUE: STATIQUE 15/21


torseur des actions mécaniques au point A et appliquer le principe fondamental de la statique
pour déterminer la tension dans le câble et la réaction au point A.

Exercice IV
L’objectif de cet exercice est d’établir les conditions d’équilibre du système matériel plan
constitué d’un disque homogène de masse M et de rayon R, d’une tige homogène de section
constante, de longueur L, de masse m, mobile autour de l’axe horizontal    passant par O et

d’un ressort de raideur k. Les frottements sont négligés.

1. Représenter toutes les forces s’exerçant sur le disque et la tige.

2. Déterminer les éléments du torseur   au point O de toutes les actions mécaniques


exercées sur :
a- Le disque ;
b- la tige.

L. M. ANAGUE TABEJIEU, PhD MECANIQUE: STATIQUE 16/21


3. Etablir, à l’équilibre, la relation entre les grandeurs suivantes : M, m, g, k,  , L, a et b, b
étant l’allongement du ressort.
 
4. Déterminer les expressions des efforts Rx et Ry de la tige due à l’articulation en O.

Exercice V
On maintient une poutre en équilibre statique à l’aide d’une charge P suspendue à un câble
inextensible de masse négligeable, passant par une poulie comme indiqué sur la figure. La
poutre articulé A, a une longueur de 8 m et une masse de 50 kg et fait un angle de 45° avec
l’horizontale et 30° avec le câble. Écrire le torseur des actions mécaniques au point A et
appliquer le principe fondamental de la statique pour déterminer la tension dans le câble et
l’effort due à la liaison articulation du point A.

Exercice VI
La barre AB  l est liée en A par une articulation cylindrique et à son extrémité B, elle repose
sur un appui rouleau. Une force de 200 N agit en son milieu sous un angle de 45° dans le plan
vertical. La barre a un poids de 50 N.

Évaluer le torseur des actions mécaniques au point A et déterminer les réactions aux extrémités
A et B.
Exercice VII
Une échelle de longueur 20 m pesant 400 N est appuyée contre un mur parfaitement lisse en
un point situé à 16 m du sol. Son centre de gravité est à 1 3 de sa longueur à partir du bas. Un
homme pesant 700 N grimpe jusqu’au milieu de l’échelle et s’arrête. On suppose que l’échelle
est articulée au point A et que le système reste en équilibre statique.

L. M. ANAGUE TABEJIEU, PhD MECANIQUE: STATIQUE 17/21


Écrire le torseur des actions mécaniques et déterminer les efforts aux de points de contact de
l’échelle avec le mur et le sol.
Exercice VIII
Une plaque carrée de côté a, de poids P est fixée à un mur à l’aide d’articulation sphérique au
point A et d’une articulation cylindrique au point B. Un câble CD inextensible et de masse
négligeable maintient la plaque en position horizontale. Une charge Q  2P est suspendue au
a
point E de la plaque. Les données sont : b  ;   30.
3

Écrire le torseur des actions mécaniques et déterminer les réactions en A et B ainsi que la
tension dans le câble en fonction de a et P.
Exercice IX
Une barre AB de masse négligeable supporte à son extrémité B une charge de 900 N, comme
indiqué sur la figure ci-dessous. Elle est maintenu en A par une articulation sphérique et en B
par deux câbles attachés aux points C et D. Écrire le torseur des actions mécaniques et
déterminer la réaction au point A et la tension de chaque câble.
On donne :

L. M. ANAGUE TABEJIEU, PhD MECANIQUE: STATIQUE 18/21


 0   3  0   0 
       
A  1,5  ; B  0  ; C  3  ; D  3 
 1  0 1,5   1,5 
       

Exercice X
Une porte métallique rectangulaire de densité uniforme de dimensions a  b , de poids P, est
maintenue en position verticale par deux articulations, l’une sphérique au point O et l’autre
cylindrique au point A. Une force F est appliquée perpendiculaire au plan de la porte au point
C milieu de la longueur. Afin de maintenir cette porte en position fermée, on applique un

moment M au point A. Déterminer les réactions au niveau des articulations O et A ainsi que
la force F nécessaire pour ouvrir la porte. On donne a  2 m, b  3 m, BC  b 2,
M  400 N, P  400 N.

Exercice XI
Un arbre homogène horizontal AB de masse négligeable est maintenu à ses extrémités par une
liaison sphérique en A et cylindrique en B. Au point C est emmanchée une roue de rayon R et
de masse négligeable. Un fil inextensible est enroulé autour de la roue et porte une charge Q.

L. M. ANAGUE TABEJIEU, PhD MECANIQUE: STATIQUE 19/21


Une tige DE, de masse négligeable, est soudée à l’arbre au point D. Elle supporte à son
extrémité E un charge P de telle sorte qu’elle fasse une angle de 30° à l’équilibre avec la
verticale, dans le plan (xDz). On donne : P  15000 N; a  0,5 m; L  1 m; R  0,3 m.
Écrire le torseur des actions mécaniques et déterminer les réactions aux appuis A et B ainsi que
la charge Q à l’équilibre statique.

Exercice XII
La terrasse d’un bistrot est formée d’une dalle de béton armé (poids volumique  25 kN m3 )
posée sur deux murs B et C; cette dalle a 9 m de long, 8 m de large et 20 cm d’épaisseur; elle
peut recevoir une charge répartie de 2 kN m2 (foule des clients sur toute la terrasse).
Suite à un accident sur la rue, tout les clients se précipitent sur le porte-à-faux AB. On
demande de vérifier si l’équilibre global de la terrasse est encore assuré.
Danger : basculement de la terrasse autour de B lorsque la totalité de la foule se trouvant sur
la dalle se trouve concentrée sur le tronçon AB.

L. M. ANAGUE TABEJIEU, PhD MECANIQUE: STATIQUE 20/21


1. Faire une représentation dans le plan de cette structure en considérant deux forces
localisées une sur le tronçon AB et l’autre sur le tronçon BC.
2. Déterminer les intensités de ces différentes forces.
3. Déterminer les moments stabilisant et de basculement.
Exercice XIII
Les entrées et sorties d’un garage souterrain sont couvertes par un avant-toit, porté par une
série de structures planes écartées de 5 m dont l’une est représentée schématiquement par la
figure ci-dessous. La charge uniforme sur la toiture vaut 3kN m2 tout compris. On demande
de déterminer la réaction d’appui en A ainsi que l’effort s’exerçant dans la barre BD.

Exercice XIV
Le système porteur principal d’une tribune de stade est formé de structures planes qui se
répètent tout les 5 m. Poids propre et autre conduisent à une charge de 1 kN m2 . On demande
de calculer en utilisant le torseur des actions mécaniques, les réactions de liaison des différents
éléments de ce système.

L. M. ANAGUE TABEJIEU, PhD MECANIQUE: STATIQUE 21/21

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