LE MASSAGE
Plan:
Introduction
1. Définition
2. L'intérêt du massage thérapeutique
3. Conseils techniques
4. Les différentes techniques du massage et leurs effets
4.1 Effleurage
4.2 La pression
4.3 Torsion ou pétrissage
4.4 Le pincer rouler
4.5 La friction
4.6 La percussion
4.6 La vibration
5. Succession des manœuvres
6. Les Bienfaits du massage
7. Contre-indications du massage
7.1 Contre-indications générale
7.2 Contre-indications locales
Introduction
La massothérapie est une des plus anciennes thérapies contre les
douleurs physiques. C'est un traitement thérapeutique qui consiste à
traiter ou soulager les douleurs d'une personne par des manœuvres
effectuées avec les mains et différents onguents ou huiles
thérapeutiques. Les soins en massage peuvent faire appel à plusieurs
techniques dont le but visé est la relaxation de groupe musculaire et la
détente de la personne dans l'optique de la santé globale
Par le massage on prend conscience des tensions inscrites dans son
corps, et dans le corps de l'autre. Ces tensions sont le résultat de
conflits, de stress, de fatigue, de mauvaise posture, etc... La
massothérapie est l'application d'un ensemble de techniques qui visent
le mieux-être des individus grâce à l'exécution de mouvements des
mains sur les différents tissus vivants. Cette thérapie agit entre autres
sur la peau, les muscles, les tendons et les ligaments (ces tissus sont
appelés communément tissus mous) et vise tant le bien-être physique
que psychique, puisqu'ils sont intimement liés.
Par le massage, elles se réduisent et s'éliminent doucement. On
défait des "nœuds" tant physique que psychiques et ce, pour le plus
grand bien-être de corps et de l'esprit, évitant ainsi les accumulations
de tensions qui éventuellement mèneront à des douleurs musculaires et
articulaires, ou à des pathologies diverses.
Le mot massage prend ses racines du grec, de l'hébreu et de l'arabe
signifiant presser légèrement, palper, pétrir et plus globalement
TOUCHER. On retrouve des traces du massage jusqu'à 3000 ans
avant Jésus Christ.
1. Définition:
Le massage c'est l'ensemble de manipulations ou pratiques
manuelles exécutées sur le corps humain dans un but thérapeutique.
2. L'intérêt du massage thérapeutique
Notre corps comprend environ 400 muscles. En complément des os
et des articulations, ils sont indispensables pour produire le
mouvement. Or ces derniers sont peu étudiés dans les écoles
médicales modernes et les livres médicaux les médecins ont pour
habitude de se concentrer sur les os et les articulations.
Une attention toute particulière est aujourd'hui portée aux muscles
et à leur système de récupération : les sportifs notamment ont un
intérêt pour ce style de régénération musculaire, car leurs
performances en dépendent. Mais le massage thérapeutique n'est pas
l'apanage des sportifs, il est utilisé dans de nombreuses autres
occasions.
3. Conseils techniques :
La main est l'outil du massage. Elle doit être souple, dépourvue de
durillons et de gerçures, les ongles taillés aussi courts que possible. Il
est préférable d'utiliser un savon neutre pour le lavage. Les agents de
glissement, lorsqu'ils sont nécessaires, doivent être employés avec
modération leur aspect et leur odeur, ainsi que leur nature, ne devront
pas être désagréables ni provoquer de réaction allergique.
Si l'on emploie le talc, de préférence non parfumé, ne pas le
répandre à flots sur le membre à masser, mais en petite quantité dans
la main du masseur.
Le massage doit être effectué dans une salle à température ambiante,
la table de massage assez haute et le plan assez ferme. La position du
M.K doit être la moins fatigante pour assurer un massage à longue
durée. La position ou l'installation du malade varie selon la région à
masser, l'important c'est que le relâchement musculaire et ligamentaire
soit le plus complet possible.
4. Les différentes techniques du massage et leurs effets :
4.1 Effleurage :
C'est une manœuvre lente qui consiste à passer la main entière, ou
l'extrémité des doigts, sur la surface d'une partie du corps à traité.
Qu'il soit profond ou superficiel sa qualité primordiale est la
souplesse, on applique la main de l'extrémité des membres en
remontant lentement vers leurs racines, en effectuant une très légère
pression. Le sens de l'effleurage est toujours celui du courant veineux.
Il doit être large, commencé loin et remonté bien au-delà des limites
du mal. La pression de l'effleurage doit être, au début, mais l'on doit
lentement et progressivement l'augmenter.
Effets thérapeutiques
Résorption de l'œdème (de préférence en position déclive)
Diminution de la douleur et des spasmes musculaires
4.2 La pression :
Elle est exercée sur une partie du corps par l'intermédiaire de la
main plane, ou de la pulpe d'un ou de plusieurs doigts, varies-en ce qui
concerne son intensité du simple attouchement lorsqu'il s'agit d'une
région très douloureuse à une action plus énergique lorsqu'il est
nécessaire d'atteindre des organes profonds, recouverts d'épaisses
masses musculaires.
On distingue deux types de pression :
Pression glissée Les mains se déplacent en comprimant les
parties molles sous-jacentes.
Effets thérapeutiques
Résorption de l'œdème (de préférence en position déclive)
Élimination des déchets métaboliques (après l'exercice)
Stimulation (rythme rapide) ou relaxation (rythme lent)
Pression statique c'est une Pression perpendiculaire progressive,
maintenue sans glissement.
Effets thérapeutiques
Diminution des spasmes et de la tension musculaire
Diminution de la douleur
Les pressions statiques intermittentes peuvent favoriser le retour
lymphatique pour traiter l'œdème
4.3 Torsion ou pétrissage :
Le pétrissage consiste à mobiliser la peau et les muscles, dans leurs
sens longitudinal et transversal, de telle sorte que l'appui de ces
téguments, soulevés l'un en face de l'autre, s'oppose de façon à
former de chaque coté une contre-résistance.
On saisit avec une main, entre le pouce et les quatre autres doigts,
le segment à pétrir. On le soulève verticalement en le comprimant,
et on l'attire en masse dans une direction donnée, puis arrivé à la
limite de ce déplacement, on l’abandonne ; il revient à sa place par
son élasticité propre il peut être effectué avec deux mains l'une en
face de l'autre se regardant par leur bord radial, elles se dirigent en
sens opposé, l'une de dehors en dedans, l'autre inversement
Effets thérapeutiques
Manœuvre énergique
Élimination des déchets métabolique
Traitement de la raideur musculaire
Diminution de la douleur
Les amyotrophies en bénéficieront tout particulièrement
4.4 Le pincer rouler
C'est un pétrissage de la peau en formant un pli de peau pour
ensuite le mobiliser.
Effets thérapeutiques
Assouplissement des tissus
Libération des adhérences sous-cutanées
4.5 La friction
C'est une manœuvre dans laquelle la peau est entrainée par
adhérence des mains sur les plans profonds sous-jacents. Les deux
mains agissent simultanément ou successivement, et le sens est
conditionné par la mobilité de la peau. Elle est ellipsoïde lorsque la
peau est très mobile, rectiligne lorsqu'elle n'est mobile que dans une
seule direction, et circulaire lorsqu'elle n'est que très peu mobile.
Effets thérapeutiques
Limitation ou libération des adhérences sous-cutanées
Augmentation de la circulation locale
Amélioration de la guérison tissulaire
Joue un rôle important dans les affections articulaires et péri-
articulaires.
4.6 La percussion :
C'est une manœuvre de type vibratoire, mais non entretenue. Elle
doit produire un choc brusque de la main sur une région
tégumentaire. Des procédés différents sont employés suivant qu'il
est nécessaire de modifier l'intensité, la rapidité et l'étendue des
chocs.
La main employée à plat donne des claques peu agréables, dont
l'action est à la fois diffuse en surface et peu pénétrante en
profondeur. Il est préférable d'employer la main en forme de cuiller,
tapotant par sa face palmaire.
Une action plus vive et moins généralisée est obtenue par les
hachures : la main dont les doigts sont écartés frappe par son bord
cubital, sur lequel viennent claquer les autres doigts, par suite de
l'impulsion donnée par le poignet. Les mains travaillent toujours
alternativement, peu écartées, et se regardent par leurs paumes.
Effets thérapeutiques
Stimulation musculaire (avant l'exercice)
Élimination des déchets métaboliques (après l'exercice)
Augmentation de la circulation locale et étendue
Provoquer une hyperémie superficielle et des stimulations
musculaires en profondeur.
Susciter les reflexes des organes profonds.
4.6 La vibration :
Elle consiste en une série d'ébranlements rapides (cinq à douze par
seconde) que la main détermine dans une région du corps par une
suite de pressions et de décompressions, sans qu'il y ait à aucun
moment cessation de contact ni de rythme.
C'est une des manœuvres les plus difficiles à exécuter, et pourtant
particulièrement efficace, par la sédation de l'hyperexcitabilité
nerveuse, réalisant une véritable anesthésie locale.
Elle s'effectue par l'intermédiaire d'un ou de plusieurs doigts, ou de
la main entière. Le kinésithérapeute doit bloquer son coude, mais
éviter de raidir le poignet.
Effets thérapeutiques
Diminution des douleurs locales et périphériques
Relaxation si le contact est plat et superficiel
Stimulation si le contact est pointé et profond
5. Succession des manœuvres :
Une séance de massage doit constituer un tout homogène, il
importe donc que les diverses manipulations qui la composent se
fondent les unes dans les autres sans interruption et sans transition
brutale. Ainsi, au bout de quelques séances, le patient s'abandonne
avec confiance et, instinctivement, aide au massage. Il a en outre
l'impression d'être traité d'une façon méthodique, ce qui n'est pas
négligeable pour le succès final.
Pour éviter une sensation douloureuse, qui se traduirait par une
contraction musculaire de défense, il faut, avec des mains
réchauffées, toujours commencer par les manœuvres les plus
douces et les moins pénibles. Afin que le malade éprouve une
sensation de bien-être après la séance, il faut en principe la terminer
par les mêmes manœuvres qu'au début.
Si, en règle générale, tout massage commence et finit par un
effleurage léger, il est parfois nécessaire de le terminer par quelques
claques, dont la nécessité sera démontrée ci-après.
6. Les Bienfaits du massage :
Plus qu'un moment de détente, le massage contribue à réduire le
stress, à prévenir la maladie et à améliorer l'état de sa santé. Le
massage a de nombreux effets positifs :
Sur la structure et la posture du corps :
Soulage le mal de dos
Rend les muscles plus souples et plus élastiques
Aide au relâchement des tensions
Améliore la mobilité articulaire
Favorise une plus grande amplitude des mouvements
Sur le fonctionnement de tout l’organisme :
Apaise et calme
Soulage la douleur
Améliore le sommeil
Augmente la capacité respiratoire
Améliore la digestion et réduit la constipation
Améliore la circulation sanguine et lymphatique, ce qui
entraîne une meilleure oxygénation et une meilleure
élimination des toxines
Améliore la santé de la peau
Sur les plans sensoriel et psychomoteur :
Augmente la conscience de son corps
Éveille le sens du toucher et aiguise les perceptions
Favorise une plus grande circulation de l'énergie
Sur les plans psychologique et émotionnel :
Accroît la conscience de ses émotions
Augmente l'estime de soi et la valorisation personnelle
Contribue à l'ouverture d'esprit et à la résistance au stress
Le (la) thérapeute utilisera des huiles essentielles, des pommades
anti-inflammatoires et autres dans le but de maximiser le
traitement.
7. Contre-indications du massage :
➤ Contre-indications générale : Il est une règle classique qui veut
que l'on ne masse pas l'enfant en dessous de quinze ans. Ceci n'est
pas impératif, et je dois à la vérité de dire qu'un doux massage est
sans inconvénients, et peut parfaitement faire céder les douleurs de
croissance de l'enfant, par exemple.
La règle reste impérieuse en ce qui concerne les états fébriles,
infectieux, et inflammatoires, dans lesquels le massage
augmenterait rapidement la vitesse de sédimentation globulaire.
➤Contre-indications locales : certaines parties du corps où les
téguments sont fragiles ne doivent pas être massées. Il en est de
même des régions dans lesquelles des carrefours vasculaires,
nerveux et lymphatiques, ou glandulaires, se trouvent sous-cutanés,
et dont le massage pourrait ultérieurement faire apparaître des
phénomènes pathologiques : creux poplité, triangle de Scarpa,
saignée du bras, creux de l'aisselle, glandes mammaires chez la
femme, varices ou lacs variqueux, pli du coude et foyers de
fracture.