Grand Oral MATHS
Sujet : Quelle était la meilleure façon de calculer pi avant l’ère informatique ? 710
INTRO:
Le nombre π fait aujourd’hui et depuis 250 ans avant JC partie
intégrante des fondements des maths et en particulier de la géométrie.
C’est Archimède, un mathématicien grec qui a démontré en premier les
formules du cercle et surtout qu’il existe une même constante qui
intervient dans le calcul de la circonférence et du diamètre. C’est
d’ailleurs pour ça que pi se nomme aussi la constante d’Archimède. De
même, ce chiffre pose un problème depuis toujours : il est irrationnel, et
il s’écrit avec un nombre infini de décimales sans aucune suite logique,
ce qui rend impossible de calculer sa valeur exacte. Au cours de
l’Histoire, la valeur de pi a souvent évolué, et elle s’est de plus en plus
précisée par diverses méthodes de calcul. Mais alors quelle était la
meilleure façon de calculer pi avant l’ère informatique ?
Pour répondre à cette problématique, je vous propose tout d'abord
d’aborder la méthode d’Archimède pour parvenir a cette constante .
Ensuite je vous présente la solution de Buffon qu’il a établie en 1733.
Pour finir mon oral je vais m'appuyer sur une démarche calculatoire ,
celle de Wallis .
D’après mes recherches, il existe en effet plusieurs façons de déterminer
une valeur approximative de pi. Certaines sont plus rapides, d’autres
plus précises.Mais la toute première méthode de déterminer pi que j’ai
choisis est bien entendu celle d’Archimède.
Il suffisait de tracer un cercle, et de mesurer le périmètre de ce cercle
avec le plus de précision possible. Ceci consiste à approcher le
périmètre de ce même cercle par celui de polygones inscrits et
exinscrits ayant de plus en plus de côtés .On détermine ensuite le
diamètre de ce cercle, puis on utilise la formule de la circonférence
selon laquelle la circonférence est égale au produit de pi et du diamètre
(C = π x d). On peut ainsi en déduire que π est égal au quotient de la
circonférence par le diamètre. Ainsi Archimède a poussé ses calculs
jusqu’à arriver à un polygone à 96 côtés , ce qui lui a permis d’obtenir
l’encadrement : 3.1408 ≤π≤ 3.1429.Cependant, cette méthode reste trop
peu précise car il faut reproduire l’expérience un trop grand nombre de
fois pour préciser une approximation de pi .
J’ai donc dû déterminer une autre façon de calculer pi, et j’ai donc
découvert la méthode de Buffon qui repose sur les probabilités cette
fois-ci. Il a remarqué qu’en jetant un très grand nombre d’aiguilles sur
un parquet, on pouvait obtenir une approximation de π. Pour cela, il
faut utiliser des aiguilles qui ont comme longueur la moitié de la largeur
des lattes du parquet. Ainsi, la probabilité qu’une aiguille coupe le bord
du parquet serait de π, ce résultat provient de la relation qu’il a établie :
P= 2L/πD . Cette méthode bien qu’aussi nécessitant l’usage de nos sens
dépend cette fois ci des probabilités et lorsqu’elle est réalisée un grand
nombre de fois elle donnera une approximation de π plus précise que la
méthode d’Archimède: 3,14156.
On est tout de même toujours confronté à l’expérience sensible qui
repose sur des variables aléatoires pour déterminer π. Je dois donc
trouver une méthode qui ne dépend que d’étapes calculatoires.
Et c’est alors qu’interviennent les intégrales de Wallis. La force de cette
méthode est que c’est la première méthode dans l’histoire des
mathématiques à formuler une écriture de π sous une forme rationnelle
avec un produit infini qui porte d’ailleurs le nom de Produit de Wallis.
Une intégrale c’est l’aire exprimée en unités arbitraires du domaine d’un
plan situé entre : la courbe représentative d’une fonction, l’axe des
abscisses et les droites d’équations x=a et x=b qui sont les bornes de
l’intégrale. Ici je vous montre un exemple quelconque d’une intégrale où
la fonction sinus est représentée.
Ici, les intégrales de Wallis sont une suite numérique notée Wn en
hommage à Wallis qui est définie pour tout n appartenant aux entiers
naturels par l’intégrale de 0 à π/2 sin de t à la puissance n dt. On peut
évaluer les premières valeurs de cette suite. On a donc W0= π/2, W1=1,
W2= π/4 et W3=2/3. On peut donc conjecturer que c’est une suite
décroissante, que j’ai démontrée au préalable pour poursuivre la
méthode de détermination de π.
De plus, sur l’intervalle [0 ; π/2], le sinus est toujours positif, donc en
faisant (Wn+1)-Wn on trouve que Wn est une suite décroissante
composée de termes tous positifs et minorée par 0. Ainsi, à l’aide du
théorème de la limite monotone on peut dire que la suite Wn est une
suite convergente.
Des étapes intermédiaires et en particulier une intégration par parties
qui permet de trouver des primitives de fonctions sous la forme d’un
produit permettent par la suite de déterminer une relation de
récurrence entre Wn+2 et Wn. On obtient finalement que Wn+2 est égal à
(n+1) / (n+2) x Wn.
Cette relation de récurrence entre 2 termes non consécutifs nous
conduit à étudier la parité de n qui permettra donc d’établir les
expressions des intégrales de Wallis.
Enfin, puisqu’on a dit que la suite est décroissante, alors Wn+2 est plus
petit que Wn+1 qui est plus petit que Wn. Et lorsqu’on divise cet
encadrement par Wn, on constate que Wn+1/Wn est majorée par 1 et
minorée par Wn+2/Wn qui vaut (n+1) / (n+2). Et la limite de (n+1) / (n+2)
lorsque n tend vers + l’infini vaut 1. Ainsi, d’après le théorème des
gendarmes, on en déduit que la limite de Wn+1/Wn vaut 1.
Toutes ces caractéristiques sur les intégrales de Wallis permettent donc
d’aboutir à la formule de Wallis qu’il a établie en 1655 . Elle correspond
au produit infini de 4p²/(4p²-1) qui est égal à π/2 et que je vous montre
dans le document support . Alors cette formule est cette fois-ci
extrêmement puissante puisque pour p=10 on obtient une valeur
approchée de π/2 et donc en multipliant par 2 on obtient déjà les 6
premières décimales exactes de π= 3.141592 . On vient alors de calculer
une approximation de π a l’aide d’une méthode qui ne fait pas appel à
des expériences, ce qui supprime le facteur d’imprécision.
CONCLUSION:
Les scientifiques ont alors tous leur façon de déterminer pi, a mon tour,
j'ai essayé de calculer cette valeur en me situant à une époque où les
calculatrices modernes et les ordinateurs n’existaient pas. Puisque
avant l’ère informatique, les mathématiciens faisaient la course aux
décimales de π afin d’en déterminer le plus possible. En 1949, on
connaissait 2037 décimales de π tandis qu’aujourd’hui, grâce à la
révolution informatique et à des algorithmes, on est parvenus à calculer
13 300 milliards décimales de π.Je vous remercie de m’avoir écouté .
Enfin j’aimerai conclure cet oral avec un peu de poésie : Que j’aime à
faire connaître ce nombre utile au sages ! immortel Archimède , artiste
ingénieur , qui de ton jugement peut priser la valeur ? Je vous remercie
de m’avoir écouté .
QUESTIONS :
D'où vient ce poème? : Ces mots sont extraits du poème “Le Nombre” de
Paul Éluard. Ils rendent hommage à Archimède, le célèbre
mathématicien et ingénieur grec. Le poème évoque l’importance des
nombres et de la connaissance. A chaque fois qu’on compte le nombre
de lettres de chaque mot de ce poème ca vous donne un décimale de pi
.Moyen mnémotechnique pour retenir les premier chiffres de pi :
3.141592653. A l’aide de la date anglo saxonne le 14 mars 2015 : 3.1415 on a
fété dans toutes les universités scientifiques du monde le jour de pi : pi
day car a 9h 26min et 53 sec la date était précisément le nombre pi écrit
dans l’ordre : 3.14152653 . Le prochain pi day aura lieu le prochain 2015 le
14 mars .
Qu’est ce que le nombre pi ? : Le nombre pi est l'une des plus
importantes constantes des mathématiques. Il est représenté par la
lettre grecque minuscule correspondante : π. Il se définit comme le
rapport constant de la circonférence d'un cercle à son diamètre . Pi est
un nombre irréel c’est à dire qu'on ne peut pas l’écrire sous la forme
d’une fraction bien qu’on ait réussi tt a l’heure a approcher pi sur deux
comme étant le produit infini de nombres rationnels. Si je pouvais aller
plus loin je dirai que pi est un nombre transcendant c’est à dire pi n’est
pas solution d’une équation polynomiale a coefficient qu’il ne contienne
pas pi .
Qu’est ce qu'une intégrale ? C’est simplement un nombre , on écrit
intégrale ou somme de a à b de f de t dt . Avec petit f qui correspond à
une fonction , dt correspond à un déplacement élémentaire
mathématique . Et l’intégrale de a à b de f de t ca vaut F(b)-F(a) ou F est
une primitive de f .
Connaissez vous d’autres manières de déterminer pi ? Oui ,La méthode
de Monte-Carlo a permis de déterminer pi = 3.141585 . Pour illustrer sa
méthode, prenons l'hypothèse que nous projetions des points aléatoires
dans notre carré. Quelle est la probabilité que le point aléatoire soit à
l'intérieur du cercle ?
Cette probabilité est égale à :
Probabilité point dans le cercle = Probabilité dans le cercle / Probabilité
dans le carré = Aire cercle / Aire carré = π*r^2/(2r)^2
Si on cherche à simplifier : πr^2/4r^2
Si on simplifie encore en supprimant le r^2 au numérateur et au
dénominateur. Au final, la valeur de n est la probabilité d'être dans le
cercle, multiplié par 4 : π= probabilité point dans le cercle * 4