ÉCOLOGIE – Seconde S : Fiche complète
de révision
1. Productivité et Biomasse dans les Écosystèmes
Définitions clés :
Biomasse : Masse totale de matière vivante dans un écosystème (g/m² ou kg/m²).
Productivité : Quantité de biomasse produite par unité de surface et de temps
(g/m²/an).
Types de productivité :
1. Productivité primaire :
o Brute (PPB) : Quantité d’énergie produite par les producteurs primaires
(plantes).
o Nette (PPN) : PPB moins la respiration des plantes.
Formule : PPN = PPB - R (respiration)
2. Productivité secondaire :
o Productivité des consommateurs primaires (herbivores), puis des carnivores,
etc.
o Diminue à chaque niveau trophique.
Exemple chiffré
Dans une prairie :
o PPB = 2000 g/m²/an
o Respiration végétale = 800 g/m²/an
o PPN = 1200 g/m²/an
Rendement énergétique :
Chaque transfert d’un niveau trophique à un autre entraîne 90% de perte d’énergie
(chaleur, excrétion…).
Seul 10% de l’énergie est transférée au niveau suivant.
2. Chaînes Alimentaires et Pyramides Écologiques
Chaîne alimentaire :
Suite d’organismes dans laquelle chacun mange celui qui le précède.
Exemple : Herbe → Lapin → Renard → Aigle
Niveaux trophiques :
1. Producteurs : Végétaux chlorophylliens
2. Consommateurs primaires : Herbivores
3. Consommateurs secondaires : Carnivores
4. Consommateurs tertiaires : Super-prédateurs
5. Décomposeurs : Bactéries, champignons…
Pyramides écologiques :
1. Pyramide des nombres : Montre le nombre d’individus à chaque niveau trophique.
2. Pyramide de biomasse : Montre la masse vivante totale.
3. Pyramide d’énergie : Montre l’énergie disponible à chaque niveau. Toujours
décroissante.
3. Énergies Emmagasinées
Origine :
Énergie solaire captée par les plantes via la photosynthèse.
Formes d’énergie emmagasinée :
Énergie chimique : Dans les glucides, lipides, protéines.
Énergie potentielle : Stockée dans les tissus (ex : graisse).
Énergie thermique : Perdue sous forme de chaleur lors de la respiration.
Utilisation :
Croissance, reproduction, déplacement…
Partiellement transférée aux consommateurs.
Important :
Contrairement à la matière, l’énergie ne se recycle pas.
Elle circule à sens unique et finit toujours par être dissipée en chaleur.
4. Le Cycle du Carbone
Formes du carbone :
CO2 dans l’atmosphère
Molécules organiques (glucides, lipides…)
Carbonates (roches, coquilles)
Étapes du cycle :
1. Photosynthèse : Plantes absorbent le CO2 → production de matière organique.
2. Consommation : Les animaux mangent les plantes.
3. Respiration : Tous les êtres vivants rejettent du CO2.
4. Décomposition : Les décomposeurs transforment les cadavres en CO2 et sels
minéraux.
5. Combustion : Le feu (naturel ou humain) libère du CO2.
6. Stockage : Une partie du carbone est stockée dans les forêts, océans, sols.
Perturbations humaines :
Déforestation, industries, voitures → excès de CO2 → effet de serre → réchauffement
climatique.
5. Le Cycle de la Matière
Matière organique
Produite par les végétaux à partir de matière minérale (CO2, H2O, sels minéraux).
Transformations :
1. Production par les plantes.
2. Transfert par la chaîne alimentaire.
3. Décomposition en matière minérale.
4. Recyclage : Réutilisée par les plantes.
Acteurs du recyclage
Décomposeurs : champignons, bactéries, vers de terre, insectes…
Transforment la matière organique morte en éléments minéraux disponibles pour les
plantes.
EXERCICES CORRIGÉS – Niveau Seconde S
Exercice 1 : QCM
1. Le CO2 est absorbé par :
a) Les animaux
b) Les champignons
c) Les plantes
d) Les roches
Réponse : c
2. L’énergie est :
a) Recyclée
b) Circulaire
c) Perdue en chaleur
d) Conservée totalement
Réponse : c
3. Le niveau trophique qui capte l’énergie solaire est :
a) Consommateurs
b) Décomposeurs
c) Producteurs
d) Carnivores
Réponse : c
Exercice 2 : Complétons
Complète le texte :
Les producteurs captent l’énergie solaire et absorbent le CO2 pour fabriquer de la matière
organique. Cette matière est ensuite consommée par les herbivores, puis par les carnivores.
Par leur respiration, tous rejettent du CO2. Les décomposeurs transforment les déchets en sels
minéraux, qui sont recyclés par les producteurs.
1. ÉVOLUTION DES ÉCOSYSTÈMES
Définitions fondamentales :
Un écosystème est un ensemble dynamique formé par un milieu physique (biotope) et
une communauté vivante (biocénose) en interaction.
L’évolution d’un écosystème est le processus par lequel cet ensemble change dans le
temps sous l’effet de facteurs internes (biotiques) et externes (abiotiques ou humains).
A. Les Stades de Développement d’un Écosystème
1. Stade initial ou pionnier
Milieu : nu ou très pauvre (ex : sol volcanique, dune, friche).
Organismes pionniers : bactéries, lichens, mousses.
Faible biomasse et biodiversité.
But : préparation du sol pour les espèces suivantes (accumulation d’humus,
dégradation des roches).
2. Stade de développement
Augmentation de la biodiversité.
Installation de plantes herbacées, puis d’arbustes et de petits animaux.
Développement des réseaux trophiques.
Apparition de sols plus riches en matière organique.
3. Stade de maturité
Communauté complexe, stable, équilibrée.
Présence d’arbres, de grandes chaînes alimentaires, de décomposeurs efficaces.
Le recyclage de la matière est optimal.
La productivité nette devient plus faible car presque toute l’énergie est utilisée pour
l’entretien.
B. Le Climax : l’état d’équilibre final
Définition : Stade final stable atteint par l’écosystème, qui reste constant en l’absence
de perturbation.
Spécifique à chaque climat : forêt équatoriale, steppe, taïga…
Biomasse maximale, diversité élevée, cycles fermés (matière recyclée localement).
C. Stades régressifs ou régressions écologiques
Causes naturelles : incendies, inondations, tempêtes.
Causes anthropiques : agriculture, urbanisation, pollution.
Effets :
o Réduction de la biodiversité.
o Perte de fertilité du sol.
o Diminution de la capacité de recyclage.
D. Moyens de lutte contre la régression
1. Restaurer le sol : plantation, apport de matière organique.
2. Limiter les pollutions : déchets, pesticides, engrais.
3. Protéger la biodiversité : création de réserves, lutte contre les espèces invasives.
4. Réintroduction des espèces : retour de certains animaux ou végétaux clés.
Exercices corrigés – Évolution des Écosystèmes
Exercice 1 : Associe chaque terme à sa définition
Climax
Stade pionnier
Régression
Succession écologique
Réponses :
Climax : État final d’un écosystème stable
Stade pionnier : Premier stade de colonisation
Régression : Retour à un stade moins développé
Succession écologique : Suite d’étapes menant au climax
2. LES FACTEURS ÉDAPHIQUES
Définition générale
Les facteurs édaphiques sont l’ensemble des caractéristiques physiques, chimiques et
biologiques du sol qui influencent la vie des êtres vivants d’un écosystème.
Ils font partie des facteurs abiotiques, mais sont très spécifiques au substrat terrestre sur lequel
repose l’écosystème.
A. Composition et structure du sol
1. Composantes du sol
Le sol est formé de trois phases :
Phase solide : grains minéraux (argile, sable, limon) + matière organique (humus).
Phase liquide : eau contenant des sels minéraux dissous.
Phase gazeuse : air contenu dans les pores du sol.
2. Types de sols selon la texture
Sableux :
o Grossiers, poreux, bien drainés.
o Pauvres en nutriments, mais faciles à travailler.
Argileux :
o Fins, compacts, retiennent l’eau.
o Riche en minéraux, mais peu aérés.
Limoneux :
o Mélange équilibré entre argile et sable.
o Très fertile mais sujet à l’érosion.
B. Propriétés édaphiques essentielles
1. Le pH du sol
Mesure de l’acidité ou de la basicité.
Sols acides (pH < 7) : favorisent les fougères, bruyères…
Sols basiques (pH > 7) : favorisent les graminées, cultures.
Le pH influence la disponibilité des nutriments et l’activité des micro-organismes.
2. La teneur en eau (humidité)
Dépend de la pluviométrie, de la texture du sol, de la végétation.
Influence la germination, la croissance des racines et la biodiversité microbienne.
3. La température du sol
Dépend de l’ensoleillement, de la couverture végétale.
Joue un rôle sur la vitesse de décomposition et l’activité biologique du sol.
4. La teneur en matière organique
L’humus améliore la rétention d’eau, la structure du sol et fournit des éléments
nutritifs.
Produit par la décomposition de la litière (feuilles mortes, racines…).
C. Influence sur la répartition des êtres vivants
1. Végétation
Chaque plante a des exigences édaphiques particulières :
o Le riz pousse en sols très humides.
o La lavande préfère les sols secs et calcaires.
2. Faune du sol
Certains organismes (lombrics, coléoptères, bactéries) dépendent du taux d’oxygène,
d’humidité et du pH.
3. Micro-organismes
Leur activité est maximale dans les sols aérés, neutres à légèrement acides et riches en
matière organique.
D. Modification des facteurs édaphiques par l’homme
Agriculture intensive : épuise les sols, les rend acides.
Déforestation : provoque l’érosion.
Pollution : pesticides, engrais modifient la composition chimique.
Urbanisation : imperméabilise les sols.
Exercices corrigés – Facteurs Édaphiques
Exercice 1 : Vrai ou faux
1. Un sol sableux est très fertile. → Faux
2. L’argile retient bien l’eau. → Vrai
3. Un sol acide bloque certains nutriments. → Vrai
4. L’humus rend le sol moins fertile. → Faux
Exercice 2 : Questions à réponse courte
1. Citez trois éléments qui composent le sol.
Grains minéraux, matière organique, eau, air.
2. Quelles sont les conséquences d’un pH trop acide ?
Blocage de certains nutriments, réduction de la biodiversité microbienne.
3. Quel est le rôle de l’humus ?
Il améliore la fertilité du sol, retient l’eau et favorise l’activité biologique.
3. LES FACTEURS BIOTIQUES
Définition générale
Les facteurs biotiques désignent l’ensemble des interactions entre les êtres vivants
(organismes) au sein d’un écosystème.
Ces interactions influencent la répartition, la survie, la croissance, la reproduction et
l’évolution des espèces.
Ils font partie des facteurs écologiques internes (contrairement aux facteurs abiotiques comme
le sol ou le climat).
A. Types d’interactions biotiques
1.
Compétition
Définition : rivalité entre organismes pour une ressource limitée (eau, lumière,
nourriture, territoire).
Compétition intraspécifique : entre individus d’une même espèce (ex : deux lions
mâles pour un groupe de femelles).
Compétition interspécifique : entre espèces différentes (ex : gazelles et zèbres pour le
pâturage).
Conséquences :
Réduction de la disponibilité des ressources.
Sélection naturelle : seuls les plus adaptés survivent.
2.
Prédation
Définition : une espèce (prédateur) tue et consomme une autre (proie).
Exemples :
o Lion → zèbre.
o Grenouille → mouche.
o Araignée → insecte.
Conséquences :
Régule la population des proies.
Influence les adaptations : camouflage, vitesse, épines, venin.
3.
Parasitisme
Définition : interaction où un organisme (le parasite) vit aux dépens d’un autre
(l’hôte), souvent sans le tuer.
Exemples :
o Puce → chien.
o Gui → arbre.
o Ténia → intestins humains.
Effets :
Diminue la santé ou la fécondité de l’hôte.
Peut être un vecteur de maladie (paludisme, fièvre typhoïde…).
4.
Mutualisme
Définition : interaction où deux espèces différentes tirent bénéfice de leur association,
sans dépendance obligatoire.
Exemples :
o Abeille (nourriture) et fleur (pollinisation).
o Poisson nettoyeur et mérou.
Rôle :
Augmente la survie et la reproduction de deux partenaires.
5.Symbiose
Définition : relation obligatoire et durable entre deux espèces avec bénéfice
réciproque.
Exemples :
o Lichens = champignon + algue verte.
o Bactéries fixatrices d’azote dans les racines de légumineuses.
6.Commensalisme
Définition : une espèce profite de l’autre sans lui nuire ni lui être utile.
Exemples :
o Rémora accroché à un requin pour le transport et les restes de nourriture.
o Oiseaux nichant dans les arbres.
B. Rôle des interactions biotiques dans les écosystèmes
1.Régulation des populations
Prédation et parasitisme limitent les populations.
Compétition élimine les individus les moins performants.
2.Stabilité et équilibre écologique
Relations stables assurent le bon fonctionnement des chaînes alimentaires.
Interdépendance entre les espèces : la disparition d’une espèce peut déséquilibrer tout
l’écosystème.
3.Adaptations évolutives
Pressions de sélection : défense, camouflage, mimétisme, structures spécialisées.
C.Modification des facteurs biotiques par l’Homme
Surpêche ou chasse excessive : déséquilibre prédateurs-proies.
Introduction d’espèces invasives : compétition et extinction des espèces locales.
Réduction des habitats : rupture des réseaux trophiques.
Utilisation de pesticides : élimine des espèces essentielles (abeilles, décomposeurs).
Exercices corrigés – Facteurs Biotiques
Exercice 1 : Choisis le bon type d’interaction
Associe chaque exemple au bon type :
1. Le crocodile mange un zèbre → Prédation
2. Une tique vit sur un chien → Parasitisme
3. Une orchidée pousse sur un arbre sans l’endommager → Commensalisme
4. Deux lions se battent pour un territoire → Compétition intraspécifique
5. Un poisson nettoyeur retire les parasites d’un requin → Mutualisme
Exercice 2 : Vrai ou Faux
1. Tous les parasites tuent leur hôte → Faux
2. La symbiose est toujours bénéfique pour les deux partenaires → Vrai
3. Un rémora nuit au requin → Faux
4. La compétition peut exister entre individus d’une même espèce → Vrai