Generalités Sur Le Recouvrement Fiscal-1
Generalités Sur Le Recouvrement Fiscal-1
Le contribuable est tenu de s’acquitter des impôts et taxes mis à sa charge dans les délais impartis, soit spontanément ou à
la demande de l’administration.
Le non-respect des obligations de paiement des sommes exigibles par ce dernier, entraine la mise en œuvre de la
procédure de recouvrement par le receveur territorialement compétent.
En effet, en vertu des dispositions législatives, le receveur des impôts dispose de prérogatives de recouvrement amiable et
d’exécution forcée.
Il peut, en outre, mettre en œuvre des mesures conservatoires, afin de se prémunir contre le risque d’insolvabilité du
contribuable.
Cependant, pour que le receveur puisse procéder au recouvrement d'une créance, il doit disposer d'un titre exécutoire,
lequel doit être régulièrement établi, étant précisé que le bien-fondé ou non de l'imposition ne relève pas de ses
prérogatives.
I- NATURE DES TITRES DE RECETTES PRIS EN CHARGE PAR LE RECEVEUR
Le receveur des impôts, en sa qualité de comptable public, est tenu conformément à la loi 90-21 relative à la comptabilité
publique de prendre en charge le recouvrement des titres de recette émis par l’administration fiscale et ceux émis par les
autres administrations publiques, lesquels sont repris à titre indicatif, comme suit :
1. Titres de recettes émis par l’administration fiscale :
Les titres émis par l’administration fiscale se présentent sous différentes formes, distinguant les droits payables au
comptant et les droits constatés par voie de rôles.
∙ Les droits au comptant :
Ils comprennent les droits au comptant du régime du réel et ceux du forfait ainsi que les autres droits
d’enregistrement et du timbre.
Ces droits sont repris par l'inspection de l'enregistrement qui calcule les droits et délivre un ordre de paiement au
contribuable, pour paiement auprès de la recette habilité.
∙ Les droits constatés voie de rôles :
Il s’agit des impôts émis par voie de rôles généraux (IRG) et les rôles individuels ou collectifs établis par les services de
gestion correspondant à des impositions supplémentaires ou de régularisation.
Les droits concernant la TF et la TA sont établis par les services d'assiette de l'administration fiscale et recouvrés par les
trésoriers communaux, relevant de la DGC.
2. Titres de recettes émis par les autres administrations :
Il s’agit des titres de perception des droits relatifs aux taxes écologiques, des droits et taxes miniers ainsi que les
titres de perception émis par le trésor public et autres.
∙ - Taxes écologiques : ils s’agit des taxes établis par les services de l’inspection de l’environnement :
∙ Taxes minières : il s’agit des taxes établies par les services du ministère de l’industrie et des mines dont le
recouvrement est réalisé au comptant ou sur titre de perception.
∙ Titres de perception émis par les organismes et institutions publics (départements ministériels et leurs services
extérieurs…)
∙ Titres de perception émis par la cour des comptes.
∙ Titres de perception émis par les caisses de sécurité sociale.
II- CONDITIONS RELATIVES A LA CREANCE
Toute action en recouvrement d’une créance ne peut être engagée que si celle-ci remplit trois (03) condition, à savoir
l’existence de la créance, l’exigibilité de la créance et la non-prescription de la créance.
1. L’existence de la créance
En application des dispositions des articles 35 de la loi 90-21 relative à la comptabilité publique, et 143 du Code des
Procédures Fiscales (CPF), le receveur des impôts ne peut effectuer aucun recouvrement des deniers publics qu’en vertu
d’un titre de recette qui doit contenir obligatoirement, sous peine de nullité, les indications suivantes :
✔ L’identité du redevable ;
✔ La nature de la créance ;
✔ Le montant à payer ;
✔ Les dates de mise en recouvrement et d’exigibilité ;
✔ Les références de la recette ;
✔ L’original et l’ampliation du titre exécutoires sont identiques.
2. L’exigibilité de la créance
Les receveurs des impôts ne peuvent exercer l’action en recouvrement que si la créance est exigible.
Par exigibilité, il y a lieu d’entendre la date à partir de laquelle le receveur est en droit de réclamer le paiement de l’impôt.
Les règles et les effets de l’exigibilité applicables aux différents produits recouvrés par le receveur, sont fixés par les
différents textes législatifs et réglementaires.
Dans certains cas, le contribuable peut perdre son droit de disposer du délai légal de recouvrement et, par conséquent,
l’impôt devient exigible immédiatement et en totalité dès la mise en recouvrement du rôle, notamment en ce qui concerne
les cas prévus par l’article 354 du Code des Impôts Directs et Taxes Assimilées (CIDTA).
Aussi, toute mesure de poursuite mise en œuvre avant que l’imposition soit devenue exigible est considérée comme
irrégulière.
La loi de finance pour 2018 (art 16) a supprimé le délai de 15 jours, pour l’application des PR ces dernières sont décomptées à
partir de la date d’exigibilité des droits dus (art 402 CIDTA) .
Le tableau ci-après, reprend les différents délais d’exigibilité des impôts et taxes :
Le rôle général IRG et rôle général IBS pour Le 1er jour du 3ème - Art.354 CIDTA
les cotes antérieures à 2009 mois suivant celui de la - Art. 402 CIDTA.
mise en recouvrement - Note n°433/ME/DGI/DOF du
du rôle. 21/08/2004 - LF 2018(Art. 16)
- Circulaire n°5/MF/DGI/DOFR/2018 du
25 Avril 2018
Rôle issu d’absence ou d’insuffisance de Le 15ème jour après la Art. 354 CIDTA
déclaration: le rôle de régularisation date de mise en
recouvrement
En effet, si ce dernier respecte son calendrier de paiement et jouit d’une bonne moralité fiscale, le receveur des impôts
peut accéder favorablement à sa demande en lui fixant un nouveau calendrier ne dépassant pas les 60 mois. (Nouvelles
échéances accordées + celles du premier calendrier inférieures ou égales à 60 mois).
Exemple : soit un contribuable ayant bénéficié d’un calendrier de paiement de 15 mois. Ce dernier se présente à la
recette des impôts avant la quinzième mensualité et sollicite un rallongement de son calendrier en raison de la
persistance de ses difficultés financières. Le receveur des impôts peut lui accorder un nouveau calendrier de paiement
qui ne pourrait dépasser 60 mois déduction faite des mensualités déjà acquittées.
L’objectif du dispositif du rééchelonnement des dettes fiscales vise à soutenir fiscalement les entreprises en difficultés
financières et non celle qui jouissent d’une bonne situation financière, qui lui permet d’honorer aisément leurs dettes.
En effet, la remise des pénalités d’assiette et de recouvrement, accordée à une entreprise ne présentant pas de difficultés
financières constituerait une forme de financement de leurs trésorerie.
Si la remise des pénalités est accordée à ces entreprises qui affichent des performances, celle-ci se transformerait en une
ressource financière additive.
Toutefois, sont également éligibles à ce dispositif, les entreprises qui doivent faire face à des évènements exceptionnels,
relevant de la force majeure, et plus généralement d’évènements imprévisibles et irrésistibles et imposés par un tiers.
En tout état de cause, ces circonstances devraient être dûment établies et justifiées.
D. Durée du rééchelonnement :
Le calendrier de paiement, dont modèle ci-joint en annexe, est mensuel.
Il s’étale sur une période maximale de trente-six mois (36).
La durée du calendrier est fixée par le receveur en concertation avec l’entreprise concernée en fonction de l’importance de la
dette fiscale et de la nature et du degré de la (les) difficulté(s) financière(s).
Il est indiqué à ce titre, que l’apport initial doit correspondre à la première mensualité à verser lors de la signature de
l’engagement.
E. Condition requise pour prétendre à cette mesure :
Pour ouvrir droit à cette mesure, les entreprises ayant adhéré à ce dispositif, sont tenues de respecter l’échéancier de
paiement de leurs dettes fiscales rééchelonnées.
Tout manquement à cette obligation entraine la résiliation de l’échéancier et la reprise de l’action du recouvrement.
Toutefois, les receveurs des impôts doivent préalablement à l’annulation du calendrier de paiement accordé, inviter
l’entreprise défaillante à respecter son engagement.
F. Remise des pénalités :
Conformément aux dispositions de l’article 90 sus rappelé, les entreprises ayant adhéré au dispositif du rééchelonnement et
ayant respecté l’échéancier de paiement bénéficient de la remise totale des pénalités (d’assiette et de recouvrement)
mises à leur charge.
La remise des pénalités est prononcée à l’issue de la dernière échéance de paiement et ce sans demande expresse de
l’entreprise.
2.2- PROCEDURE DE MISE EN ŒUVRE DU DISPOSITIF :
A. Formulation d’une demande :
Les entreprises qui optent pour ce dispositif doivent formuler une demande soit au moyen d’une simple lettre sans condition
de délai ou de forme, ou suivant un imprimé fourni par la recette des impôts compétente.
Cet imprimé peut être téléchargé du site web de la DGI.
Ces demandes doivent contenir les indications nécessaires pour identifier la dette fiscale.
Cette demande doit être accompagnée par les éléments et les justificatifs faisant ressortir expressément les difficultés de
l’entreprise.
Pour les sociétés, les pièces justificatives présentées en appui de la demande doivent être soutenu par un rapport du
commissaire aux comptes de l’entreprise indiquant les difficultés financières, telles qu’elles ressortent des données
comptables de l’entreprise.
B. Examen de la demande :
Sur la base de la demande et les pièces justificatives présentées par l’entreprise, le receveur des impôts examine la
recevabilité de celle-ci en s’assurant que les conditions d’éligibilité à ce dispositif sont réunies et que la situation de
l’entreprise présente des difficultés financières.
À l’issue de cet examen, le receveur se prononce sur le sort de la demande formulée :
✓ Si la demande est admise, il invite l’entreprise à souscrire un engagement ;
✓ Si la demande est rejetée, le receveur est tenu d’informer l’entreprise de sa décision laquelle doit indiquer les motifs ayant
motivé sa décision.
Aussi, pour se prononcer sur la demande présentée par l’entreprise, le receveur doit, au préalable, recueillir l’avis du
service chargé de la gestion du dossier fiscal du contribuable.
Ce service dispose d’un délai maximal de dix (10) jours pour émettre son avis en s’assurant de l’exactitude des
données présentées par la société.
C. Fixation du calendrier de paiement de la dette rééchelonnée :
Le receveur des impôts, invite l’entreprise à une séance de travail au cours de laquelle, il propose à cette dernière un
calendrier de paiement.
Si l’entreprise accepte le dit calendrier proposé, ce dernier devient applicable.
En revanche, si l’entreprise formule des propositions différentes que celles avancées par le receveur, ce dernier sera tenu de
les examiner et d’accéder favorablement à la demande du contribuable, lorsque ces propositions sont fondées et
raisonnables.
D. Souscription d’un engagement par l’entreprise :
Les entreprises qui adhérent à ce dispositif et qui ont conclus un échéancier de paiement avec le receveur compétent, sont
tenues de souscrire un engagement de rééchelonnement de leur dette suivant le modèle joint en annexe.
Si l’entreprise ayant adhéré à ce dispositif désirent apurer leur dette fiscale en un seul versement, cette dernière signera
l’engagement avec la mention « paiement total de la dette en un seul versement » et bénéficiera de la remise totale des
pénalités avec délivrance immédiate de son extrait de rôles.
E. Dénonciation du rééchelonnement :
Lorsqu’il est constaté que l’entreprise ayant bénéficié de ce dispositif n’a pas respecté son calendrier de paiement, la recette
des impôts est tenue de mettre en demeure ladite entreprise pour l’inviter à honorer son engagement avant la prochaine
échéance, à défaut, il sera procédé à la dénonciation de l’engagement souscrit.
Toutefois, si l’entreprise défaillante présente des éléments ou pièces de nature à justifier le retard de paiement de l’échéance
concernée, le receveur des impôts devra examiner le caractère probant des dits éléments.
Dans le cas où le receveur des impôts considère que le dit retard est justifié, il accorde le report de paiement de l’échéance
non respectée.
Par contre, si le retard de paiement des mensualités n’est pas justifié, ou que celui-ci est répétitif, il sera mis fin au calendrier
de rééchelonnement. La dénonciation sera notifiée à l’entreprise défaillante.
Par conséquent, le receveur procédera à la relance de l’entreprise en matière de recouvrement de la dette fiscale laquelle sera
réajustée en tenant compte des paiements effectués.
F. Procédure de remise des pénalités :
∙ Rôle de la recette des impôts :
Le receveur des impôts est tenu de transmettre, selon le cas, au Directeur des Grandes entreprises, ou au Directeur des
impôts de Wilaya, la demande formulée par l’entreprise, accompagnée de la déclaration de paiement total de la dette fiscale et
un extrait de rôle faisant apparaitre la nouvelle situation fiscale de l’entreprise.
Le dossier ainsi constitué sera soumis pour examen à la commission de recours gracieux compétente. ∙
. Rôle de la commission de recours gracieux
La commission de recours gracieux procèdera à l’examen formel des dossiers de ces entreprises laquelle s’assurera que ces
demandes s’inscrivent dans le cadre du dispositif du rééchelonnement des dettes fiscales des entreprises en difficultés
financières et que la condition requise a été respectée, à savoir le paiement total de la dette fiscale.
Ces demandes doivent être traitées en priorité. Les décisions de remise gracieuses des pénalités doivent être notifiées à
l’entreprise et au receveur des impôts concerné.
Le dispositif de remise conditionnelle a été introduit par la loi de finances pour 2013. Les modalités d’application de ce
dispositif ont été défini par l’instruction N°217/MF/DGI/DCTX du 02/04/2013.
La remise conditionnelle peut être définie comme étant un contrat par lequel l'administration fiscale et le contribuable
mettent fin soit à une contestation née par l'introduction d'un recours contentieux préalable, ou préviennent une
contestation à naitre issue d'impositions enrôlées et mises en recouvrement, moyennant des concessions réciproques :
− L'administration s'engage à consentir une atténuation des pénalités d'assiette et amendes fiscales appliquées ;
− De son côté, le contribuable prend l'engagement de payer les sommes maintenues à sa charge dans le délai fixé dans le
contrat et renonce à toute procédure contentieuse concernant les droits et les pénalités visés par le contrat.
En somme, en acceptant de transiger sur le montant de pénalités, l'administration fiscale s'assure le paiement de l'impôt
en mettant un terme à la procédure contentieuse.
4.2- Rôle du receveur des impôts :
Une fois le contrat souscrit par le contribuable, une copie est transmise au receveur compétent. Deux situations peuvent se
présenter :
− Le contribuable s’est engagé pour le paiement intégral des impositions dues, dans ce cas le receveur
procède à l’encaissement des droits.
Pour les pénalités l’encaissement ne concernera que la partie ne faisant pas l’objet de remise telle que prévu
par ledit contrat.
− Le contribuable s’est engagé à payer sa dette dans le cadre d’un calendrier de paiement. A ce titre le
receveur est tenu de délivrer un calendrier de paiement tel que convenu dans ledit contrat et suivant
l’une des périodicités ci-après :
4 mois 80%
8 mois 70%
12 mois 60%
Si le receveur constate que le contribuable ne respecte pas son obligation de paiement suivant les modalités fixées dans le
contrat, il devra en informer immédiatement le directeur des impôts aux fins de dénonciation du contrat.
Une fois l’engagement de paiement honoré par le contribuable, un certificat d’annulation des pénalités objet de remise est
reçu par le receveur lequel l’emploi sur le rôle objet des impositions en cause acquittées.
5- Souscription des déclarations sans paiement :
La loi de finances pour 2016 a institué cette procédure, en apportant une précision relative aux obligations fiscales, qui a
consisté à dissocier l’acte de déclaration de celui du paiement des droits correspondants.
Conformément aux dispositions des articles 17 et 56 loi de finances 2016, les contribuables ont désormais la faculté de
déposer leurs déclarations mensuelles sans procéder spontanément au paiement des droits exigibles.
Par conséquent les receveurs des impôts sont tenus de respecter cette mesure en acceptant le dépôt de la déclaration G50
Dans les délais requis non suivi du paiement, en les dispensant ainsi de l’application des pénalités d’assiette.
Il est utile de préciser à ce titre, que deux cas de figures peuvent se présenter :
Les déclarations déposées sans paiement sont transcrites sur un registre ad hoc (sommier hors rôles) ou le cas échéant sur
un fichier électronique (recette DGE, CDI et CPI). Ce registre est annoté des actes de poursuites engagés et les paiements
effectués.
Ces déclarations déposées sans paiement sont transmises à l’inspection (service de gestion) chaque fin de mois (au plus
tard avant le 1er de chaque mois suivant) par le biais du bordereau récapitulatif des déclarations (série H61) distinct de
celui réservé aux déclarations payées. A ce titre le receveur doit établir deux bordereaux H61, le premier pour les
déclarations payées et le second pour les déclarations déposées sans paiement. Ce dernier doit comporter la mention
spéciale. «Déclaration déposées sans paiement- titre de recettes (D37) n°…. du ………. », ce qui facilitera aux services la
prise en charge correcte et harmonieuse de ces déclarations (travaux de pointage de constatation et de relance).
Les déclarations déposées sans paiement sont traitées au même titre que celles ayant fait l’objet de paiement des montants
des droits exigibles. Elles sont transcrites sur la fiche- contrôle des déclarations série D29, en portant la mention
« déposée sans paiement » et reprises sur le bordereau des constatations des droits au comptant série D37 (document
réaménagé à cet effet) au même titre que celles effectivement réglées.
5.4 – régularisation des déclarations déposées sans paiement :
Il est signalé que les articles sus référencés, ne fixent pas le délai au-delà duquel les services doivent enclencher la
régularisation des contribuables ayant déposé leurs déclarations sans paiement.
Aussi, s’agissant de déclarations souscrites par les contribuables comportant des impôts et taxes exigibles et constatés
dans les écritures des receveurs, ces droits constituent une créance détenue par l’administration fiscale sur le
contribuable. Ils sont susceptibles de l’enclenchement de l’action coercitive prévue par les textes législatifs et
réglementaires en vigueur en cas de non-paiement.
Il est rappelé que toute mesure de poursuite ne peut être engagée sans avoir procédé au préalable à l’émission d’un
commandement à payer.
Ces mesures doivent intervenir avant l’expiration du délai de prescription quadriennale prévue en matière de
recouvrement.
I- CONDITIONS D’EXERCICE DES POURSUITES
1. Compétence des agents de poursuites
D’autre part et en vertu des dispositions de l’article 145 du CPF, les agents de poursuites dument assermentés sont
habilitées à exercer les actes de poursuites ou les huissiers de justice.
Aussi, pour mener l’action coercitive à l’encontre des contribuables défaillants dans de bonnes conditions, ces agents
doivent procéder à des travaux préliminaires se rapportant à la situation patrimoniale du redevable et à l’établissement
des actes de poursuites.
2. L’engagement des poursuites :
Le receveur conserve l’entière maitrise de la conduite du recouvrement, tant au regard de l’opportunité de l’exercice des
poursuites que du choix des procédures d’exécution, qu’en ce qui concerne les mesures de bienveillance prises en faveur
des redevables (octroi de délais de paiement).
Mise à part, le commandement de payer, les actes de poursuites doivent être ordonnés par le receveur.
L’ordre de poursuivre est donné par le receveur sous la forme d’une inscription apposée sur l’agenda de poursuites, tenu
par le chef de service des poursuites. Cet agenda doit retracer ce qui suit :
− Le programme des poursuites (Les contribuables à poursuivre) ;
− Les suites données à ce programme ;
− Les observations et recommandations du receveur ;
− Les explications ou justifications de l’agent ;
− Les actes signifiés et la raison du non signification de certains autres actes ;
− La nature et l’importance des travaux effectués au bureau.
Le receveur devra, au moyen de l’agenda en question, surveiller l’activité de ces agents, orienter leurs recherches et
s’assurer de l’exécution du programme de poursuites confié à chacun d’eux.
II- LES ACTES DE POURSUITES
1. Le commandement à payer :
Le commandement à payer constitue le premier acte de poursuites préalable, qui peut être signifié à personne ou à
domicile, un jour franc après la date de l’exigibilité de l’impôt (article 145 du CPF).
En pratique la notification des commandements s’effectue généralement à partir de la date d’application des pénalités de
recouvrement.
Cependant, et dans la mesure où le commandement de payer n’a pas d’effet coercitif ou conservatoire sur le patrimoine du
redevable, le chef de service des poursuites n’est pas tenu d’attendre l’ordre de poursuivre du receveur pour procéder à la
notification desdits commandements à leurs destinataire.
Néanmoins, il doit mentionner sur l’agenda de poursuites, les indications concernant l’ensemble des commandements
envoyés, ainsi que les suites qui leurs sont réservées.
A. Etablissement du commandement :
L’agent de poursuites procédera à l’établissement du commandement en deux exemplaires à l’aide de l’imprimé Rn°09
(carnet à souche), celui-ci sera rédigé d’une façon claire, lisible, sans rature, ni surcharge.
L’original sera conservé à la recette et le copie sera adressée au redevable. Le commandement dont la rédaction en langue
officielle (arabe), sous peine de nullité, est requise doit contenir, en sus des mentions légales habituelles, les indications
prévues par les dispositions de l’article 613 du Code de Procédures Civiles Administratives.
B. Notification du commandement :
Une fois le commandement est établi, l’agent de poursuites procèdera à sa notification au redevable par voie postale sous
pli recommandé, par lui-même, ou signifié par à un huissier de justice (article 146 du CPF).
Dans le cas où le commandement n’a pas été suivi de paiement dans les quinze (15 J) jours suivant sa réception par le
redevable, le receveur engage d’autres mesures de recouvrement forcé.
Le receveur poursuivant doit, en collaboration avec le chef de service de poursuites, formuler la proposition de fermeture
du local et la soumettre au chef de centre qui à son tour, après approbation, la transmettra au DIW, DGE pour décision. La
proposition en question doit indiquer les mentions reprises ci-dessous et être appuyée de toutes les pièces faisant
ressortir les actions menées par le service pour recouvrer la créance fiscale concernée. (Art 146 CPF)
− Nom, prénom ou raison sociale ;
− Adresse du local ;
− Montant de la dette fiscale ;
− Années d’imposition ;
− Délais accordés ;
− Nature des poursuites engagées.
B. Autorité compétente pour prendre la décision :
Conformément à l’article 146 du CPF, seul le DIW, dans ce cas, est habilité à prononcer la décision de fermeture
temporaire du local professionnel.
Le DGE/DIW fixera à la même occasion, après avis du receveur, la durée de la fermeture qui dans tous les cas ne pourra
pas dépasser les six (06) mois, étant précisé que pour être valide, cette décision doit être précédée obligatoirement par la
notification d’un commandement.
C. Notification de la décision de fermeture :
Après réception de la décision par la recette, le carnet des fermetures temporaires des locaux professionnels, sera annoté
par les indications suivantes : la date de la décision et la date de notification de la décision au redevable.
Par la suite, la décision de fermeture sera notifiée au redevable par l’agent de poursuites ou par l’huissier de justice.
D. Exécution de la décision de fermeture :
Le redevable dispose d’un délai de dix (10) jours à compter de la date de réception de la décision, pour se libérer de sa
dette ou souscrire un calendrier de paiement expressément accepté par le receveur poursuivant.
Passé ce délai, la décision de fermeture est mise en exécution par l’agent de poursuites ou l’huissier de justice, lequel
procédera à cet effet au collage d’une affiche sur la portière indiquant :
− La durée de la fermeture du local ;
− Le motif de la fermeture du local ;
− L’autorité compétente ayant pris la décision ;
− La date de la décision.
En cas d’absence ou de refus de signature du redevable ou de son représentant, il en est fait mention.
Cette remise vaut notification de l’acte de saisie, conformément aux dispositions de l’article 688 du CPCA.
N.B : Les opérations de saisies, lorsque les biens du débiteur se trouvent détenus par un tiers, ne peuvent être exécutées
qu’après l’autorisation préalable du juge et la notification d’un commandement.
La notification au tiers détenteur ou dépositaire se fait soit par l’agent de poursuites ou par lettre recommandée avec
accusé de réception, dans le cas où l’ATD est envoyé à plusieurs dépositaires.
Le tiers détenteur informe le débiteur par simple lettre indiquant l’objet de l’ATD, la désignation du comptable saisissant
et du tiers détenteur ainsi que le montant, les natures et les références des créances exigibles.
Si le tiers détenteur n’obtempère pas à l’A.T.D, le receveur doit lui adresser une lettre de rappel, le cas échéant, le tiers
détenteur peut être contraint de verser à la caisse du receveur les sommes détenues par lui et affectées au privilège du
Trésor, par les mêmes moyens que le redevable lui-même.
C. Poursuites contre les tiers détenteurs, débiteurs ou dépositaires de deniers :
Le tiers actionné qui ne défère pas à la demande du receveur, engage sa responsabilité personnelle et peut par conséquent
être contraint à verser les sommes payées irrégulièrement au redevable ou détenues pour son propre compte, par les
mêmes moyens (mesures d’exécution forcée) que le redevable lui-même.
Est-il précisé que la durée de validité de l’ATD, pour les personnes morales est fixée à quatre années à compter de la date
de sa signification (art 384 CIDTA), Quant aux personnes physiques elle est d’une année.
D. La mainlevée de l'avis à tiers détenteur :
Elle doit être prononcée par le receveur à chaque fois que l'avis à tiers détenteur n'aurait pas dû être notifié.
Exemple : le débiteur a déposé une réclamation, suspensive de paiement avant la notification de l'avis à tiers
détenteur. Dans ces cas, l'acte est annulé.
5 . La saisie immobilière :
Le recours à la saisie immobilière n’est permis qu’au titre exceptionnel en cas d’insuffisance du produit tiré des meubles
saisis. Sa concrétisation nécessite toutefois l’autorisation du juge.
Parmi les conditions exigées par le juge pour que le créancier puisse procéder à une saisie conservatoire sur les biens
immobiliers du débiteur:
− Une requête adressée au président du tribunal de première instance aux fins de saisie conservatoire ;
− Un PV d’insuffisance des biens mobiliers appréhendés,
− Un extrait du rôle du débiteur,
− Un commandement notifié après la date de saisie mobilière,
− la collecte de tous renseignements utiles concernant l’immeuble à saisir ;
− Le descriptif de localisation du bien immobilier délivré par le conservateur foncier;
−l’ordonnance de saisie conservatoire des biens immobiliers est transcrite à la conservation foncière du lieu
De l’immeuble, dans un délai de quinze (15) jours à dater de la prononciation de l’ordonnance sous peine de
nullité.
N.B : les règles de la saisie mobilière, relative à l’obligation de l’autorisation préalable, l’estimation des biens, la publicité et le
récolement de la vente s’appliquent également aux procédures de saisie et de vente du fonds de commerce et des biens immobiliers et/ou
des droits réels.
6. Procédure de vente des biens meubles saisis :
Dans le cas où le débiteur ne s’est pas acquitté d’une partie ou de la totalité de sa dette fiscale ou n’a pas souscrit un
calendrier de paiement, le receveur doit procéder à la vente des biens saisis afin d’être payé sur le prix.
A ce titre, il y a lieu de rappeler les dispositions des articles 146 du CPF selon lesquels la vente des biens saisis est
subordonnée à l’autorisation donnée au receveur des impôts, après avis du DGE ou DIW, par le Wali, ou par tout autre
autorité, et à défaut de cette autorisation dans les trente (30) jours qui suivent l’envoie de la demande au Wali (imprimé
«Rn°21»), le DGE ou le DIW, selon le cas, peuvent valablement autoriser le receveur à procéder à la vente.
Aussi, pour réaliser cette opération de vente, il y a lieu de se conformer aux dispositions des articles 704 et suivants du
CPCA, traitant de la procédure de vente de biens saisis, notamment en ce qui concerne les règles relatives :
− Estimation des biens saisis ;
− Recueillement de l’autorisation de vente ;
− Signification de la vente(en cas de report de la date de vente) ;
− Publicité de la vente ;
− Récolement des biens saisis ;
− Déclaration de la vente.
L’estimation des biens saisis se fait par les services habilités (contrôle fiscal- domaines….etc.) et un PV d’estimation
servant de référence pour la mise à prix lors de la vente, devra être dressé à cet effet.
N.B : Dans le cas où les biens saisis sont des denrées périssables ou marchandises susceptibles de se corrompre, il peut être
procédé à la vente d’urgence sur autorisation du DGE ou DIW, selon le cas (article 146 CPF). En principe, la date de la vente
est fixée sur le procès-verbal de saisie. Toutefois en raison de circonstances particulières, cette date peut être reportée à
l’initiative du receveur ou sur demande du redevable. Dans ce cas, le débiteur et le gardien (si il y a eu désignation d’un
gardien autre que le débiteur) sont avisés des lieux, jour et heure de la vente huit jours au moins avant sa date, au
moyen de l’imprimé Rn°27 « signification de vente ».
S’agissant de la publicité de la vente, il est utile de préciser qu’en vertu des dispositions de l’article 151 du CPF et des
articles 706 et 707 du CPCA, le receveur poursuivant doit procéder à l’apposition des affiches de vente (imprimé
«Rn°23»), dans les lieux et places suivants :
− la porte principale de l’immeuble ;
− siège de l’APC où se situe le bien ;
− Le tribunal dans le ressort duquel se trouve le bien ;
− Bureau du receveur chargé de la vente.
Quant au recollement des biens saisis cette opération doit se dérouler en présence du redevable ou son représentant légal
tel que prévu par les dispositions de l’article 708 du CPCA, et un procès-verbal de récolement (imprimé «Rn°25 ») doit
être établit à cet effet.
Enfin, la vente de bien saisi doit faire objet d’une déclaration préalable rédigée en doubles exemplaires datée et signée par
le fonctionnaire public ayant la qualité pour y procéder conformément aux dispositions des articles 163 et 164 du Code de
l’Enregistrement (CE).
L’exécution de l’opération de la vente doit se dérouler dans le respect des points ci-après :
∙ Date et lieu de la vente : La vente doit intervenir au moins dix(10) jours francs après la signification de la saisie
(article 704 du CPCA). Ce délai serait réduit en cas de vente d’urgence sur autorisation du DGE/DIW.
La date de la vente initialement fixée sur le PV de saisie peut être reportée, par signification au saisi et au gardien
(si le débiteur n’est pas lui-même le gardien) « une date ultérieure».
La vente aura lieu dans le local où s’est opérée la saisie (sur place, au marché).
Cependant, la vente pourrait être réalisée sur dérogation au marché voisin ou en lieu plus avantageux.
L’autorisation accordée par le DIW pour la délocalisation de la vente, est notifié au saisi avec sommation d’être
présent sur les lieux de la vente.
∙ Qualité de l’agent :
La vente doit être effectuée par l’agent de poursuites ou peut être confiée à un huissier ou à un commissaire-
priseur, moyennant des honoraires mis à la charge du débiteur (article 152-1 du CPF).
Le receveur doit être présent au moment de la vente ou s’y faire représenter.
L’agent chargé de la vente ainsi que le receveur, ne peuvent être acquéreurs des bien vendus.
∙ Conditions de déroulement de la vente :
En vertu des dispositions des articles 713 à 715 du CPCA, la vente des objets saisis doit avoir lieu aux enchères
publiques. L’agent chargé de la vente doit être présent sur le lieu de la vente avant l’heure prévue. Il est tenu de :
− être accompagné, selon le cas, de l’autorité administrative ou de la force publique ;
− procéder à l’établissement de la liste des enchérisseurs, au vu de cartes d’identité nationale et les informer
que le paiement doit être effectué, séance tenante, au comptant ;
− prévenir les enchérisseurs des conséquences judiciaires de toute entente ou accord éventuel pouvant
perturber la régularité des enchères publiques ;
− ouvrir les enchères à l’heure fixée, en annonçant à haute voix la mise à prix préalablement fixée dans le PV
d’estimation ;
− lancer l’adjudication en notant au fur et à mesure les prix offerts répéter trois fois le dernier prix et s’il n’y
a plus d’offre, « dire adjugé ».
L’objet de la vente doit être adjugé au plus offrant, après trois (3) appels consécutifs, séparés d’au moins une minute et
n’est remis que contre paiement au comptant.
La vente est arrêtée, lorsque le prix des biens vendus couvre le montant de la créance et des frais de poursuites.
Les biens restant, bénéficient d’une main levée de plein droit, et seront remis au débiteur contre une décharge consignée
sur le PV. Dans le cas où l’acquéreur ne s’acquitte pas du montant de l’objet vendu dans le délai fixé par les conditions de la
vente, le bien est revendu à la folle enchère à n’importe quel prix.
Lorsque les offres faites au cours de deux (02) séances de vente aux enchères publiques ne suffisent pas à atteindre le
montant de la mise à prix, le receveur peut procéder à la vente de gré à gré, après autorisation du directeur des impôts de
wilaya, suivant les règles de compétence fixées par décision du directeur général des impôts, et ce, en application des
dispositions de l’article 152-2 du CPF.
E. Clôture de la vente :
La vente doit être arrêtée dès que son produit est suffisant pour solder le montant des contributions dues et des frais de
poursuites ainsi que le montant des créances pour lesquels des oppositions auraient été régulièrement formées sur le
produit de la vente.
Ce dernier est encaissé et contre quittance par l’agent de poursuite lorsque celui-ci procède à la vente ou reversé au
receveur par l’officier vendeur sous déduction des frais de vente dûment taxés par le juge sur le PV de vente.
La S/D du recouvrement transmettra à son tour la contrainte extérieure, accompagnée des pièces citées ci- dessus, au
receveur assignataire concerné, qui notamment doit :
- Renvoyer une copie du bordereau d’envoi portant la mention de l’accusé de réception ;
- Enregistrer la contrainte extérieure à son niveau sur le carnet s’y rapportant avec le numéro d’ordre approprié.
N.B : Si la recette réceptrice de la contrainte extérieure ne relève pas de la même DIW que celle émettrice de l’action en
question, la contrainte extérieure sera adressée dans ce cas à la DIW de rattachement, lequel se chargera de la
transmettre au receveur assignataire de la contrainte.
Le receveur assignataire de la contrainte engage, selon le cas qui se présente, les poursuites appropriées.
Le recouvrement doit être opéré dans le délai d’un mois à compter de la réception du titre.
∙ Suivi de la contrainte extérieure :
Le tableau ci-dessous retrace les actions à entreprendre par les receveurs émetteur et récepteur de la contrainte extérieure
En cas de - Renvoi de la contrainte avec déclaration de versement faisant - Emarge le titre du montant en
recouvrement apparaitre : principal et annote pour mémoire le
- le montant principal montant des pénalités de retard et
- les pénalités de recouvrement et les frais de poursuites. frais accessoires.
- Transfert du montant principal recouvré, suite à l’exécution
de la contrainte. Les pénalités et indemnités de retard restent
acquises pour la recette ayant engagée les poursuites.
En cas de non - Renvoi de la contrainte étayée par les motifs de son non - La contrainte doit être renvoyée à la
recouvrement recouvrement. recette émettrice dûment annotée des
En cas d’engagement de frais accessoires irrécouvrables justificatifs d’irrecouvrabilité.
figurant aux avances, ils seront régularisés par transfert de
dépenses au receveur émetteur de la contrainte.
Aussi, conformément aux prescriptions de circulaire n°03 MF/DGI/DCTX du 07/05/2012, relative à la procédure de
gestion du contentieux pénal, le dossier de dépôt de plainte proposé, doit contenir les pièces et documents, ci-après :
✔ l'extrait de rôle ;
✔ la lettre de rappel ;
✔ Les avis à payer et le commandement avec l'accusé de réception y afférent ;
✔ Les actes de poursuite signifiés par le receveur (avis de saisie, ATD....) ;
✔ Le procès-verbal de carence ;
✔ Toute pièce établissant l'organisation frauduleuse de l’insolvabilité.
A cet effet, le receveur des impôts proposant le dépôt de plainte, doit établir un rapport d’instruction dont le modèle est
repris ci-après :
RAPPORT D'INSTRUCTION
Recette
Qualité et affiliation complète de la personne juridiquement responsable de l'entreprise :
Activité et raison sociale • ........................................................................................................
Numéro d'identification fiscale (NIF) • .........................................................................
Adresse personnelle et professionnelle • ..............……………….………….
Constatation de l'infraction : (procédures de recouvrement forcé (saisie/vente) infructueuse, non
localisation du contribuable ou organisation de l'insolvabilité)
Pièces jointes au dossier •....... (cocher la case correspondante)
❑ l'extrait de rôle
❑ l'avis à payer
❑ la lettre de rappel ;
❑ le commandement
❑ l'ATD
❑ l'avis de saisi
❑ le procès-verbal de carence
❑ autres pièces .....(à préciser)
Les services de la direction des impôts (DIW – DGE, …) formalisent le dossier de dépôt de plainte à soumettre à l’avis de la
commission régionale des infractions fiscales, et ce, en application des prescriptions de la circulaire
n°05/MF/DGI/DCTX du 11/04/2018 relatif à la procédure de dépôt de plainte par l’administration fiscale.
Dans ce cadre, il y'a de consulter la note N°774/ MF/DGI/DCTX /ADJ/B3/2014 et la Circulaire n°03/MF/DGI/DCTX/du
07/05/2012, relatives aux modalités de mise en œuvre de la procédure de dépôt de plainte pour fraude fiscale concernant
des affaires issues du contrôle fiscal opéré par les services des recherches et vérifications (SRV) et aux procédures de
gestion du contentieux pénal.
∙ Le retrait de la plainte :
La demande de retrait de plainte doit être formulée par le contribuable concerné et adressée directement au DIW/DGE,
elle doit être appuyée d'une quittance ou de toutes autres justifications de paiement de 50% des droits et pénalités objet
de la poursuite pénale et une copie de l'échéancier de paiement.
Aussi, en application de l’article 104 bis du CPF, Le Directeur des impôts de wilaya ou le Directeur des grandes
entreprises peuvent retirer la plainte déposée pour fraude fiscale, en cas de paiement de 50% des droits simples et
pénalités objet de la poursuite pénale et la souscription d’un échéancier de paiement lequel est fixé comme suit :
− Un délai de paiement de six (06) mois lorsque le montant de la dette fiscale est inférieur à vingt millions de
dinars (20.000.000 DA).
− Un délai de douze (12) mois lorsque le montant de la dette fiscale est supérieur à vingt millions de dinars
(20.000.000 DA) et inférieur à trente millions de dinars (30.000.000 DA).
− un délai de dix-huit (18) mois lorsque le montant de la dette fiscale excède trente millions de dinars
30.000.000 DA).
A préciser que le retrait de la plainte éteint l’action publique, et ce conformément à l’article 6 du Code de Procédures
Pénales.