ASPECTS COMPTABLES ET
FISCALES D’UN CABINET
DENTAIRE
2024 Pr. Wadie BELBAITA (ENCG KENITRA)
Objectifs:
Maîtriser les notions et concepts de base
de la gestion comptable de votre cabinet.
Savoir vos obligations/Droits en matière
fiscale.
Etre capable d’analyser les informations
et conseils de votre comptable ou
conseiller fiscal.
Plan général
I. Partie 1:Comptabilité générale du
cabinet dentaire
II. Partie 2: Fiscalité du cabinet
dentaire
Introduction générale
Un cabinet dentaire est une entreprise.
Comment peut-on définir l’entreprise?
« Unité économique, juridiquement autonome
dont la fonction principale est de produire
des biens ou des services pour le marché en
vue de réaliser un profit ».
Pour assurer sa fonction, l’entreprise est tenue
d’adopter une organisation pour assurer sa
bonne gestion.
Introduction
5
• Les principaux partenaires de l’entreprise:
Fournisseurs
clients
Entreprise
Salariés
Banques
Pouvoirs
publics
Introduction
La réussite d’un cabinet • Qualité des
dépend de plusieurs Production prestations
facteurs? des services médicales.
• Compétence …
• Bon Accueil
Gestion • Sens de
quotidienne l’organisation.
• Propreté…
• Organisation
Gestion
comptable
comptable et
et fiscale respect des
règles
Partie 1: CG du cabinet dentaire
1. Définition de la comptabilité générale
2. Rôle de la CG
3. Obligation légale en matière de CG
4. Principes comptables
5. Notions et concepts de base
6. Organisation comptable
7. Le compte
8. Le bilan
9. Le Compte de produit et de charge (CPC)
Introduction partie 1
Tenir une comptabilité du cabinet est une
obligation légale et également une nécessité
de gestion.
Qu’est ce que la comptabilité générale?
Á quoi sert la comptabilité générale?
1. Définition de la comptabilité générale
Définition de la comptabilité
La comptabilité générale est une technique
destinée à enregistrer les opérations
d’ordre économique et financier effectuées
par entreprise (achat/vente , acquisition et
cession, règlement des dettes, recouvrement
des créances, remboursement des emprunts
etc.).
1. Définition de la comptabilité générale
La comptabilité générale est une technique d’information
essentiellement quantitative sur l’entreprise (entité économique)
décrivant son activité et sa structure exercice par exercice.
La comptabilité peut être aussi définie comme étant une
technique destinée à :
Servir de base à l’information et à la gestion de l’entreprise
(fonction d’information interne);
Fournir une image fidèle de la situation de l’entreprise
(fonction d’information externe).
2. Rôle de la CG
Rôle de la comptabilité:
Traduire l’image fidèle de la situation financière de
l’entreprise.
Un instrument de gestion.
Un moyen d’information des associés, des
épargnants, des salariés et des tiers; partenaires
de l’entreprise,
Un moyen de déterminer l’assiette de plusieurs
impôts,
Un élément de base pour l’agrégation de données
macroéconomiques.
3. Obligation légale en matière de CG
La tenue de la comptabilité est une obligation légale.
Cette obligation résulte à la fois des dispositions du
droit comptable et de celles du droit fiscal.
Disposition du droit comptable :
La loi 9-88 relative aux obligations comptables des
commerçants dispose dans son article 1 que « Toute
personne physique ou morale ayant la qualité de
commerçant au sens du Code de commerce est tenue de
tenir une comptabilité dans les formes prescrites par la
présente loi ».
3. Obligation légale en matière de CG
Disposition d u droit fiscal :
L’article 145 de C G I impose aux contribuables des obligations d’ordre
comptable (tenue d’une comptabilité régulière, facturation,…): « les
contribuables doivent tenir une comptabilité conformément à la législation
et la réglementation en vigueur, de manière à permettre à l’administration
d’exercer les contrôles prévus par le présent code » ;
Les contribuables doivent également tenir la comptabilité, visée à l’alinéa
ci-dessus, sous format électronique selon les critères fixés par voie
réglementaire.
L’article 146 du C G I (Pièces justificatives de dépenses) « Tout achat de
biens ou services effectué par un contribuable auprès d’un fournisseur
soumis à la taxe professionnelle doit être réellement réalisé et doit être
justifié par une facture régulière et probante établie au nom de l'intéressé.
3. Obligation légale en matière de CG
Pour permettre à l’administration fiscale
d’exercer son droit de contrôle fiscal et répondre
aux exigences réglementaires en matière
comptables il est obligatoire de tenir les
documents suivants:
Un livre journal
Livre d’inventaire
Livre spécial de paie
Sinon, qu’est ce qu’on risque?
3. Obligation légale en matière de CG
Le défaut de la tenue des documents comptables
obligatoires constitue un motif de REJET DE
COMPTABILITÉ lors du contrôle fiscal.
CE QUI SE TRADUIT PAR UNE IMPOSITION
FISCALE ESTIMEE PAR LA DIRECTION
GENERALE DES IMPOTS
3. Obligation légale en matière de CG
Disposition du droit commercial :
L’article 19 de la loi n° 15-95 formant code
de commerce (dahir n° 1-96-83 du 1er
août 1996) dispose que le commerçant
doit tenir une comptabilité
conformément aux dispositions de la loi
comptable.
4. Principes comptables
Sept principes comptables:
1. Le principe de continuité d’exploitation :
L’entreprises est présumée établir ses états de
synthèse dans la perspective d’une poursuite
normale de ses activités
Selon ce principe toute entreprise ne peut avoir
l’intention de réduire ou de mettre en liquidation de
manière volontaire son activité .
4. Principes comptables
2. Le principe de permanence des méthodes :
l’entreprise est tenue d’établir ses états de synthèse en appliquant
les mêmes méthodes et les mêmes règles de présentation d’un
exercice à l’autre de façon à permettre la cohérence des
informations comptables nécessaires pour une analyse économique
et financière et procéder à une comparaison juste et fiable
En cas de dérogation à ce principe, mention doit être faite dans
l’état des informations complémentaires (annexes), avec les
justifications nécessaires.
4. Principes comptables
3. Le principe du coût historique :
Le principe du coût historique signifie que tout élément entré dans
le patrimoine (Bilan) de l’entreprise doit être inscrit en comptabilité
pour son montant exprimé en unités monétaires courantes.
Cette valeur d’entrée doit rester :
intangible et correspond au coût historique
invariable dans le temps et indifférente de l’évolution ultérieure du
pouvoir d’achat de la monnaie.
Les variations qui peuvent affecter et modifier cette valeur peuvent
faire l’objet d’un enregistrement comptable spécifique
(amortissements, provisions).
4. Principes comptables
4. Le principe de spécialisation des exercices :
Ce principe veut dire que l’exercice comptable ne
doit enregistrer que les charges et les produits qui
lui sont rattachés.
Les produits sont rattachés à l’exercice comptable
au fur et à mesure de leur acquisition et Les
charges sont rattachées à l’exercice comptable au
fur et mesure de leur engagement abstraction faite
des dates d’encaissements ou de paiement des
produits et/ou charges.
4. Principes comptables
5. Le principe de prudence :
En vertu de ce principe, largement connu :
Les produits ne sont pris en compte que s’ils
sont définitivement acquis à l’entreprise ;
Les charges sont comptabilisées dès lors
qu’elles sont probables.
4. Principes comptables
6. Le principe de clarté :
Le principe de clarté veille sur la bonne
présentation des comptes et des états de synthèse.
Selon ce principe, les opérations et informations
doivent être inscrites dans les comptes sous la
bonne rubrique, avec la bonne dénomination et
sans compensation entre elles.
Il en résulte que les éléments d’actif et les éléments
de passif doivent être évalués séparément et il en
est de même pour les comptes de produits et les
comptes de charges.
4. Principes comptables
6. Le principe d’importance significative :
Le principe d’importance significative veut que
soit reportée au niveau des états de synthèse
toute information d’importance significative.
Selon le plan comptable général des
entreprises: « est significative toute information
susceptible d’influencer l’opinion que les
lecteurs des états de synthèse peuvent avoir
sur le patrimoine, la situation financière et les
résultats. »
5. Notions et concepts de base
1. Exercice comptable
L'exercice comptable se définit comme étant le laps de temps
séparant deux inventaires consécutifs. La durée de cet exercice
est de 12 mois; le code de commerce ayant prescrit aux
commerçants de faire un inventaire annuel.
En matière de l’IS et aux termes des dispositions de l'article
17 du CGI «l’impôt sur les sociétés est calculé d’après le
bénéfice réalisé au cours de chaque exercice comptable qui ne
peut être supérieur à douze mois ». Il en résulte donc que
l’exercice comptable doit nécessairement coïncider avec
l’exercice social prévu par les statuts de la société.
5. Notions et concepts de base
1. Exercice comptable
En matière de l’IR et aux termes des dispositions de
l'article 33 et 34 du CGI, L'exercice comptable des
contribuables dont le revenu professionnel est déterminé
d'après le régime du résultat net réel ou du résultat net
simplifié doit être clôturé au 31 décembre de chaque
année.
Donc l’exercice comptable doit nécessairement coïncider
avec l’année civile pour l’ensemble des contribuables.
- Quelques exceptions: débuts d'activité en cours d'année,
cessions et cessations, liquidations prolongées des sociétés.
5. Notions et concepts de base
2. Flux économique
Le Code Général de la Normalisation Comptable ( CGNC) définit le flux
comme étant « tout mouvement de valeur enregistré dans les comptes à
l’exception des virements comptables de compte à compte »
En économie, les flux désignent les mouvements de biens matériels, de
services et de moyens de règlement ( Flux économiques)
Les opérations effectuées par l'entreprise avec d'autre agents ont un
caractère bilatéral c’est à dire qu‘elles font intervenir l'entreprise avec
un autre agent économique ( client, fournisseur..)
Toute opération se présente donc sous forme de deux flux de sens
contraire et chaque flux a un point de départ et un point d’arrivée
5. Notions et concepts de base
2. Flux économique
Les mouvements créent des flux économiques qui peuvent être classés selon deux
types:
Les flux réels (physiques) : marchandises, MP, travail fourni, ..etc.
Les flux financiers (monétaires) : de financement en contrepartie des flux
physiques externes.
Marchandises (Flux réel)
Client Fournisseur
F LFlux
U X monétaire R (ESPÈCES)
F I N A N C I E(espèces..)
5. Notions et concepts de base
3. Ressource/Emploi
L’enregistrement comptable s’effectue en terme d’emplois et ressources c’est à
dire l’origine de l’opération et comment a été utilisée cette origine de
financement.
Pour assurer ses missions, l’entreprise se procure des moyens de production
(fonctionnement), ces moyens constituent des emplois qui sont financés par des
ressources.
_ Un emploi ou une ressource, peut être:
Provisoire: sera restitué à moyen ou long terme.
Définitif: définitivement acquis par le Bénéficiaire.
Les emplois et les ressources définitifs alimentent le compte de résultat.
Les emplois et les ressources provisoires alimentent le bilan.
5. Notions et concepts de base
3. Ressource/Emploi
Traduction
Type Nature Définition Exemples
comptable
Provisoire Acquisitions de biens qui ne Leur acquisition ne Terrains, matériels, stocks,
disparaîtront pas lors du premier constitue pas un immeuble,
usage. Ces biens pourront être appauvrissement.
Emploi
revendus.
Définitif Acquisitions de biens et de services Leur acquisition Achats de fournitures,
qui seront consommés lors du constitue un réel loyers immobiliers, Salaires
premier usage et, disparaîtront en appauvrissement. du personnel.
conséquence.
Provisoire Moyens de financement procurés à Leur acquisition ne Apport des associés ou de
l’entreprise par des tiers et qui constitue pas un I’expIoitant, dettes envers
Ressource
devront leur être restitués à plus ou enrichissement. les fournisseurs, prêts
moins long terme. bancaires,
Définitive Ressources définitivement acquises Leur acquisition Prestations de services
par l’entreprise. Elles n’auront pas à constitue un réel facturées à un client, vente
être restituées. enrichissement de marchandises.
5. Notions et concepts de base
3. Ressource/Emploi
Pour commencer son activité commerciale , Monsieur X a effectué les opérations
suivantes :
A- Acquisition par chèque bancaire d’un matériel de transport et un matériel de
bureau pour des valeurs respectives de 80000 DH et 6000 DH
B - Retrait de la banque pour alimenter la caisse 20000 DH
C- Achat de marchandises pour une valeur de 17000 DH dont 10000 DH par chèque
le reste en espèce
D- Vente de marchandises ayant coûté 5000 DH, pour une valeur de 6000 DH
réglée comme suit : 4000 DH par chèque bancaire le reste en espèce.
E- Ventes de marchandises au client Ali à 3000 DH , réglées 2000 DH par chèque le
reste à crédit
F- Recouvrement de la créance sur client Ali en recevant un chèque de 600 dh et le
reste en espèce
G- Réparation d’une machine en espèce. Coût 1000 Dhs.
5. Notions et concepts de base
3. Ressource/Emploi
EMPLOI RESSOURCES
ELEMENT MONTANT ELEMENT MONTANT
A Mat de transport 80000 Banque 86000
Mat bureau 6000
B Caisse 20000 banque 20000
C marchandise 17000 Banque 10000
caisse 7000
D Banque 4000 Vente de 5000
Caisse 2000 marchandise 1000
Bénéfice
E Banque 2000 Vente de 3000
client 1000 marchandises
F Banque 600 Clients 1000
Client 400
G Entretien 1000 Caisse 1000
5. Notions et concepts de base
4. Etats de synthèses
1. BILAN: Le bilan est une synthèse de la situation financière de
l’entreprise à un moment précis; il indique clairement ce que vous
possédez et ce que vous devez.
2. CPC: Le compte de produits et charges constate les charges et les
produits de l'exercice classés en fonction de leur destination dans
l'entreprise. Les produits génèrent des ressources de financement
pour l'entreprise alors que les charges entraînent des emplois.
3. E.S.G: L’état des soldes de gestion (ESG) est un état obligatoire qui
décrit la formation du résultat net d’une entreprise. En ce sens, il
s’agit d’un « compte de résultat » selon une différente
présentation. Cependant, cet état ne se limite pas à cette analyse.
Il permet, également, de déterminer la Capacité
d’autofinancement (CAF).
5. Notions et concepts de base
4. Etats de synthèses
4. Tableau de financement: Le tableau de financement vise
principalement à expliquer la variation de trésorerie d'une entreprise.
Selon la définition donnée par le PCG, c'est un document qui recense
les emplois et ressources de l'entreprise, permet d'expliquer les
variations de patrimoine entre deux exercices comptables consécutifs.
5. ETIC (État des Informations Complémentaires): Il complète et commente
l’information donnée par les quatre autres états de synthèse dont il est
indissociable; L’ETIC présente des informations qualitatives et
quantitatives sous forme de tableaux, il doit comporter tous
compléments et précisions nécessaires à l’obtention d’une image fidèle
du patrimoine, de la situation financière de l’établissement.
6. Organisation comptable
2. Organisation comptable
2. Organisation comptable
Parmi les comptes comptables utilisés pour les
opérations des cabinets dentaires, on distingue:
Les comptes de Les comptes de
situation (BILAN) gestion (Comptes des
produits et charges)
Emplois Les charges
(actif) (dépenses)
Ressources Les produits
(passif) (recettes)
Etat de synthèse 1: Le BILAN COMPTABLE
Le bilan décrit la situation patrimoniale de l’entreprise à une date donnée. Il
regroupe les comptes de situation (Classes 1,2,3,4 et 5).
La notion de patrimoine désigne ici l’ensemble des biens (corporels et
incorporels), des droits (créances) et des obligations (dettes) qui caractérise
l’entreprise à une date donnée.
Le bilan doit toujours être équilibré.
Etat de synthèse 1: Le BILAN COMPTABLE
Un emploi correspond à une dépense. Cependant certains
emplois ne figurent pas au bilan car il ne correspondent pas
à une richesse
Exemple : l’achat d’un service auprès d’un prestataire
Il s’agit d’un emploi définitif donc une charge. Seuls les
emplois provisoires sont présents au bilan
De la même manière, toute recette représente une
ressource. On distingue les ressources définitives (produits)
des ressources provisoires (présentes au bilan)
Exemple : Une vente est une ressource définitive, un emprunt
devra être remboursé.
Etat de synthèse 1: Le BILAN
COMPTABLE
Les opérations du bilan concernent:
1. Financement
LE LONG TERME (plus d’un an)
2. Investissement
3. Exploitation LE COURT TERME (moins d’un an)
Etat de synthèse 1: Le BILAN COMPTABLE
Exemple n°1 :
Le 01/01/2024, Un médecin dentiste a décidé de créer son cabinet. Il
a apporté un capital de 600.000,00 DH et a emprunté une somme de
200.000,00 DH.
Ensuite, il a utilisé cet argent pour faire les emplois suivants :
Acquisition d’un local 500.000,00
Acquisition de mobilier de bureau 50.000,00
Acquisition d’un fauteuil et unité dentaire complète :120.000,00
Constitution d’un stock de matières premières : 60.000,00
Dépôt en banque ?
Travail à faire
Etablir le Bilan de création de ce cabinet au 01/01/2024 ?
Etat de synthèse 2: Le Compte des produits et des
charges (CPC)
Le CPC est un état de synthèse qui décrit en termes de
produits et de charges les composantes du résultat final de
l’entreprise.
Le C.P.C constitue, en quelque sorte, le film de l’activité de
l’entreprise pendant une période donnée : l’exercice
comptable.
Il regroupe les comptes de gestion (Classes 6, 7 et 8).
Etat de synthèse 2: Le Compte des produits et des
charges (CPC)
Charges Produits
Charges d’exploitation Produits d’exploitation
Charges financières Produits financiers
Charges non courantes Produits non courants
APPLICATION
L’entreprise de négoce XXX a réalisé les opérations suivantes :
1) Ventes de marchandises : 8000
2) Achat de marchandises : 6200
3) Charges de personnel : 400
4) Impôts et taxes :40
5) Autres charges externes : 130
6) Charges financières :90
7) Stocks de marchandises au début de l’exercice SI=0
8) Stocks de marchandises à la fin de l’exercice SF=500
9) Produits exceptionnels ( cession d’un matériel ) : 660
10) Charges exceptionnelles : 300
Etat de synthèse 2: Le Compte des produits et des
charges (CPC)
Le chiffre d’affaire (Les ventes de services) d’un cabinet dentaire
est l’ensemble des recettes provenant de l’exercice médical :
- Les honoraires perçus auprès de vos patients
- Les honoraires perçus suite aux actes médicaux pour le
compte des cliniques et établissements assimilés.
- Les honoraires perçus auprès de tiers au titre d’une convention
d’offre de services médicaux.
Les charges (dépenses) concernent essentiellement le petit
outillage, la matière première, les salaires, les taxes et impôts…
Dépenses ou charges
Aspects fiscales du cabinet dentaire
Le cabinet médical (forme juridique: personne physique) doit
répondre aux obligations fiscales suivantes:
1. L’impôt sur le revenu.
2. Taxe professionnelle
3. Taxe des services communaux
4. Taxe d’enseigne
Aspects fiscales du cabinet dentaire
L’impôt est un:
Prélèvement obligatoire
A titre définitif,
Non affecté,
Opéré par l’Etat ou les CL,
Sans contrepartie directe
Pour financer les dépenses publiques
et réaliser des objectifs économiques et sociaux
OBJECTIFS:
Classiques :
Vocation de couverture des charges publiques.
Contemporains:
Objectifs à caractère économiques ou sociaux.
Aspects fiscales du cabinet dentaire
La taxe: Prélèvement à caractère fiscal, destiné à
alimenter la trésorerie de l'État, d'une collectivité
locale ou d'un établissement public administratif en
contrepartie d'un service rendu aux administrés.
Aspects fiscales du cabinet dentaire
La taxe: Prélèvement à caractère fiscal, destiné à
alimenter la trésorerie de l'État, d'une collectivité
locale ou d'un établissement public administratif en
contrepartie d'un service rendu aux administrés.
Aspects fiscales du cabinet dentaire
L’impôt sur le revenu:
Touche l’ensemble des sommes perçues par
une personne pendant une période
préalablement définie.
Impose le revenu quelle que soit son origine.
Aspects fiscales du cabinet dentaire
Champ d’application:
L’IR s’applique au revenu global.
- Somme des revenus catégoriels suivants :
revenus professionnels ;
revenus salariaux ;
revenus et profits fonciers ;
revenus et profits mobiliers ;
revenus agricoles
Les personnes imposables:
Les personnes physiques
Les sociétés de personne (SNC, SCS, SF).
Aspects fiscales du cabinet dentaire
Les dentistes sont assujettis à l’IR professionnel selon le régime du résultat
net simplifié.
Autres régimes: Résultat net réel et régime forfaitaire.
- Critères principaux:
- - La nature de l’activité.
- - Le chiffre d’affaire.
Le seuil du CA permettant de bénéficier du RNS: 0.25< CA <0.5
RNS =
Produits imposables
–
Charges déductibles
Aspects fiscales du cabinet dentaire
Les produits imposables: ventes des
services aux patients (chiffre d’affaire) et
tout autre produit réalisé et
comptabilité par le cabinet (produits
financiers, plus value sur cession des
éléments corporels et incorporels de
l’actif immobilisé
Aspects fiscales du cabinet dentaire
Les charges déductibles:
Les conditions que doit remplir une dépense engagée par l’entreprise pour être admise
en déduction sont au nombre de cinq :
1. Condition de la causalité :
La charge ou la dépense doit se rapporter directement à la gestion et être exposée dans
l’intérêt de l’entreprise. Cela implique l’exclusion des charges supportées dans l’intérêt
du personnel, de l’exploitant ou des associés.
2. Condition de la comptabilisation :
La charge doit être constatée en comptabilité.
3. Condition de l’incidence :
La charge doit se traduire par une diminution du patrimoine de l’entreprise ou avoir pour
but de couvrir les risques entraînant cette diminution.
4. Condition de la réalité :
La charge doit correspondre à une charge effective et être appuyée de justificatifs
nécessaires.
5. Condition du rattachement des charges à l’exercice :
Les charges déductibles sont celles qui affectent les résultats de l’exercice au cours
duquel elles ont été engagées.
Aspects fiscales du cabinet dentaire
La cotisation minimale est un
minimum d’imposition que les
contribuables soumis à l’impôt sur
les sociétés ou à l’impôt sur le
revenu sont tenus de verser, même
en l’absence de bénéfice
4% DU CHIFFRE D’AFFAIRE minimum 1500 DH (exonération
3 ans)
Aspects fiscales du cabinet dentaire
La cotisation minimale est un minimum
d’imposition que les contribuables soumis à
l’impôt sur les sociétés ou à l’impôt sur le
revenu sont tenus de verser, même en
l’absence de bénéfice.
4 % DU CHIFFRE
D’AFFAIRE minimum 1500
DH (exonération 3 ans)
Aspects fiscales du cabinet dentaire
Tranche de revenus SOMME à
annuels Taux
Déduire
0 - 30.000 0% -
30.001 - 50.000 10% 3000
50.001 - 60.000 20% 8000
60.001 - 80.000 30% 14000
80.001 - 180.000 34% 17200
Plus de 180.000 38% 24400
Aspects fiscales du cabinet dentaire
Exemple de calcul de l’IR d’un cabinet:
On suppose qu’un cabinet réalise chaque année un
total des recettes (produits imposables) de 450 000
DH et supportent des charges déductibles à hauteur
de 120 000 DH.
En respectant le calendrier fiscal en matière d’IR,
quelles sont les obligations du cabinet?
Aspects fiscales du cabinet dentaire
1er Février de chaque année:
Calcul et paiement de la CM:
Chiffre d’affaire N-1 * 4% (nouveauté 2023)
450 000 * 4 %= 18000
Avant le premier Mai: Déclaration du revenu imposable
globale et paiement de IR
Revenu professionnel imposable = (450 000 – 120
000) = 330 000 DH
IR brut = (330 000 * 38%)- (24 400)= 101 000 DH
Impôt à payer= 101 000 – 18000 = 83000 DH
Aspects fiscales du cabinet dentaire
Taxe professionnelle: La taxe professionnelle anciennement
dénommée "patente" s’applique à toutes les personnes physiques
et morales de nationalité marocaine ou non exerçant une activité
professionnelle au Maroc.
Exonération :
Pendant 5 ans à compter de la date de début de l’activité
5 ans après achat matériel et sa déclaration
Base d’imposition:
La valeur annuelle de location du local professionnel.
3% de la valeur du matériel médical, mobilier, aménagement
Aspects fiscales du cabinet dentaire
Taux de la TP:
Urbain :
600 DHS /
C2 20%
Rural : 200
DHS
Aspects fiscales du cabinet dentaire
TSC: La taxe sur les services communaux
Base d’imposition:
La valeur annuelle de location du local professionnel.
3% de la valeur du matériel médical, mobilier,
aménagement acquis
Taux d’imposition:
10,50% de la valeur locative en zone urbaine
6,50% de la valeur locative en périphérique
urbaine