SEQUENCE 3 :
LES MECANISMES FONDAMENTAUX DE LA REPRODUCTION SEXXUEE CHEZ LES MAMMIFERES
ET LES SPERMAPHYTES
Situation de vie ………tu élabores………
Lecon1 :
Objectifs :
-observer les organes reproducteurs des mammifères et des spermaphytes
-schématiser et annoter ces organes
STRUCTURES ET ROLES DES GONADES CHEZ LES MAMMIFERES ET CHEZ LES SPERMAPHYTES
Observation 1: à réaliser au laboratoire
Observer ces schémas et répondre aux questions.
Dissection de l’appareil génital mâle et femelle de la souris
L’apprenant doit schématiser ses appareils disséqués.
Schéma de dissection de 2 appareils génitales chez la souris
1-Qu’observez-vous ?
2-Citer les différences entre ces 2 appareils.
3-Citer les points communs des 2 appareils.
Observation 2: disséquer la fleur d’hibiscus et ressortir les différentes parties puis faire un schéma.
COURS PROPOSE PAR M. ONDOUA E. ARMAND 1
Différentes parties de la fleur d’hibiscus
Schéma d’une fleur
1-Citer l’organe reproducteur mâle et femelle chez les spermaphytes.
2-role des grains de pollens.
I– Chez les Mammifères.
D’une manière générale ; les appareils génitaux sont bâtis suivant le même plan d’organisation chez les Mammifères
quel que soit le sexe. On distingue ainsi :
- les glandes génitales ou gonades ;
- les voies génitales ;
- les glandes annexes.
Les gonades chez les mammifères ont pour rôles de sécréter les hormones (fonction endocrine) et de permettre aussi
la fécondation.
II– Chez les Spermaphytes (plantes se reproduisant au moyen des graines et qui ont des tissus conducteurs ou plantes
vasculaires)
L’appareil reproducteur des Spermaphytes (Angiospermes et Gymnospermes) est la fleur.
Une fleur complète (bisexuée ≠ unisexuée) montre deux types de pièces :
- les pièces stériles et protectrices comprenant le calice (ensemble de sépales) et la corolle (ensemble de pétales).
Les pétales jouent un rôle indirect dans la pollinisation grâce à leurs colorations vives qui attirent les insectes
et les oiseaux. L’ensemble des pièces stériles forme le périanthe.
- Les pièces fertiles comprenant l’androcée qui est l’ensemble des étamines et le gynécée ou pistil constitué de
plusieurs carpelles. Elles produisent les gamètes.
Remarque : certaines plantes possèdent des fleurs mâles et femelles disposées sur le même pied (plante monoïque) ; d’autres
possèdent des pieds portant des fleurs uniquement mâles et des pieds différents portant des fleurs uniquement femelles (plantes
dioïques). Une plante dioïque est unisexuée alors qu’une plante monoïque est bisexuée.
Leçon 2 :
Objectifs :
-expliquer la nécessité de la méiose lors de la formation des gamètes.
-observer les cellules reproductrices des mammifères et des spermaphytes à différents stades de formation
MEIOSE ET GAMETOGENESE
I- LE PHENOMENE DE LA MEIOSE
Observation :
Observer les électronographies suivantes :
COURS PROPOSE PAR M. ONDOUA E. ARMAND 2
1-Nommer le phénomène.
2- Où se déroule ce phénomène ?
3-classer ce phénomène dans l’ordre.
COURS PROPOSE PAR M. ONDOUA E. ARMAND 3
L’enseignant explique avec le jeu de 2 craies de couleurs différentes : la craie de couleur blanche et la craie de couleur
rouge.
La méiose est constituée par une succession de deux divisions cellulaires non séparées par une synthèse de l’ADN.
Elle réalise la réduction chromatique c'est-à-dire la division par deux du nombre de chromosomes de la cellule mère.
Chaque cellule fille reçoit un seul chromosome de chaque paire de chromosomes de la cellule mère.
1 – La première division de méiose : la division réductionnelle.
On définit les phases suivantes (exemple d’une cellule animale à 2n = 4 chromosomes) :
a- Prophase I.
C’est la phase la plus longue de la méiose. On distingue les faits caractéristiques suivants :
1- individualisation des chromosomes à deux chromatides par condensation de la chromatine ;
2- rapprochement puis appariement des chromosomes homologues ;
3- formation des asters à partir du centrosome, début de formation du fuseau de division et dislocation de
l’enveloppe nucléaire ;
4- formation des bivalents ou paires de chromosomes homologues appariés ;
5- appariation des figures en X appelées chiasmas au niveau des bivalents.
b- Métaphase I.
Pour chaque bivalent, les centromères des chromosomes homologues se placent de part et d’autre du plan équatorial.
Les chiasmas glissent au bout des chromatides : c’est la terminalisation des chiasmas.
c- Anaphase I.
Il y a séparation des chromosomes homologues de chaque bivalent sans clivage ou division des centromères et
migration vers chaque pôle d’un lot de n chromosomes à deux chromatides.
d- Télophase I.
Les chromosomes ne se décondensent pas totalement. Il y a séparation des deux cellules filles à n chromosomes à deux
chromatides.
On peut résumer la première division méiotique ainsi qu’il suit :
2 – La deuxième division de méiose : la division équationnelle.
Les aspects cytologiques de la deuxième division méiotique sont très comparables à ceux d’une mitose ordinaire.
Elle fait immédiatement suite à la première division méiotique et comporte les phases successives suivantes :
Figure 4 : La première division de méiose : la division réductionnelle.
Justifier le nom de méiose réductionnelle attribué à la première division de méiose au regard de la figure 4
a- Prophase II.
Elle débute immédiatement après la télophase de la première division méiotique, avec les chromosomes déjà
condensés. Un nouveau fuseau de division se met en place dans chacune des deux cellules filles. La membrane
nucléaire disparaît.
b- Métaphase II.
Les centromères des n chromosomes fissurés se disposent dans le plan équatorial ou plan médian du fuseau de division.
c- Anaphase II.
Les deux chromatides de chaque chromosome se séparent au niveau du centromère et chacune migre vers un pôle
opposé du fuseau.
d- Télophase II.
Elle conduit à la reconstitution de quatre noyaux fils haploïdes.
COURS PROPOSE PAR M. ONDOUA E. ARMAND 4
On peut résumer la deuxième division méiotique ainsi qu’il suit :
Figure 5 : La deuxième division méiotique : la mitose équationnelle.
Justifier le nom de mitose équationnelle attribué à la deuxième division de la méiose à l’aide de la figure 5.
Bilan de la méiose au niveau chromosomique.
Nous pouvons élaborer une courbe d’évolution du comportement des chromosomes :
Comportement des chromosomes et évolution du taux d’ADN au cours de la formation des gamètes.
Interprétation :
La méiose réduit de moitié le nombre de chromosomes. Il en est de même pour le taux d’ADN. A l’issue de la méiose
I, le taux d’ADN passe du double (2Q) au simple (Q). A la fin de la méiose II, le taux d’ADN descend à Q/2. Ainsi,
chaque gamète contient deux fois moins d’ADN qu’une cellule souche diploïde de l’organisme.
II- LA GAMETOGENESE CHEZ LES MAIMMIFERES ET CHEZ SPERMAPHYTES
A- LA GAMETOGENESE CHEZ LES MAIMMIFERES
1- La méiose au cours de la spermatogenèse
La spermatogenèse est la formation des gamètes mâles (spermatozoïdes). Elle commence à la puberté et se déroule
de façon continue jusque vers la fin de la vie. Elle a lieu dans les tubes séminifères des testicules (figure 6). La
paroi du tube séminifère est constituée par les cellules de Sertoli au rôle protecteur, nourricier et régulateur, et par
COURS PROPOSE PAR M. ONDOUA E. ARMAND 5
les cellules germinales à l’origine des spermatozoïdes qui seront évacués dans la lumière du tube séminifère
(figure7).
NB : Entre les tubes séminifères, on a les cellules de Leydig du tissu interstitiel, tissu richement irrigué qui
synthétise et sécrète les hormones sexuelles mâles dont la principale est la testostérone.
Les principales étapes de la spermatogenèse sont les suivantes :
i- Phase de multiplication.
A la périphérie des tubes séminifères, chaque cellule sexuelle souche ou spermatogonie se divise tous les 16 jours par
mitose et engendre une spermatogonie souche et une spermatogonie entrant dans la voie de la spermatogenèse. Cela
permet le maintien du stock des spermatogonies. Toutes ces cellules sont diploïdes.
ii- Phase de croissance.
Certaines spermatogonies augmentent de taille et deviennent des spermatocytes I diploïdes. Ces derniers progressent
vers la lumière du tube séminifère.
Figures 6, 7 et 8 : Annoter les figures ci-dessus.
Figure 9 : Annoter la figure 9 et indiquer le stade de la spermatogenèse illustré par la cellule X.
Retrouver la taille réelle de cette cellule.
Figure 6 : a- tête de l’épididyme ; b- tubes séminifères ; c- enveloppe fibreuse ; d- canaux de l’épididyme ; e- canal
déférent ; f- queue de l’épididyme.
Figure 7 et 8 : a- spermatozoïde en différenciation ; b- spermatozoïde mûr ; c- spermatide ; d- spermatocyte II ; e-
spermatocyte I ; f- noyau d’une cellule de Sertoli ; g- spermatogonie ; h- enveloppe conjonctive ; i- lumière du tube
séminifère ; j- cellules de Leydig ; k- vaisseau sanguin.
Figure 9 : a- membrane plasmique ; b- REG ; c- dictyosome ; d- acrosome en formation ; e- mitochondrie ; f- noyau ;
g- centriole proximal ; h- tubules du flagelle en formation.
COURS PROPOSE PAR M. ONDOUA E. ARMAND 6
Il s’agit d’un jeune spermatide en voie de transformation pour devenir un spermatozoïde : c’est donc la phase de
différenciation.
iii- Phase de maturation (2 semaines environ).
Au cours de cette phase se déroule la méiose, ensemble de deux divisions affectant le spermatocyte I et aboutissant à
quatre spermatides haploïdes chacun.
iv- Phase de différenciation (3 semaines environ).
Chaque spermatide, cellule morphologiquement banale, se transforme en un spermatozoïde. Ces transformations
consistent en :
- une polarisation des organites cellulaires ;
- une expulsion de la majeure partie du cytoplasme sous forme de gouttelettes ;
- une formation de l’acrosome par fusion des vésicules des dictyosomes ;
- une formation d’un flagelle à l’un des pôles à partir du centriole distal.
Le jeune spermatozoïde libéré dans la lumière du tube séminifère est entraîné vers l’épididyme où il achèvera sa
maturation.
2 - La méiose au cours de l’ovogenèse
L’ovogenèse est la formation du gamète femelle. Elle est calquée dans ses grandes lignes sur la spermatogenèse. On
retrouve la succession chronologique des stades cellulaires suivants : ovogonies, ovocytes I, ovocytes II, ovotide et
ovule.
La comparaison de l’ovogenèse et de la spermatogenèse permet de dresser le tableau suivant :
SPERMATOGENESE OVOGENESE
Situation ► de la puberté à la mort de ► Elle se fait par étapes discontinues :
dans la vie l’individu. - étape fœtale : multiplication des ovogonies et
de l’individu croissance des ovocytes I ; blocage de la méiose en
Prophase I ;
- puberté : levée du blocage à chaque cycle et
ponte d’un ovocyte II ; nouveau blocage en
métaphase II ;
- fécondation : levée du second blocage.
Durée ► L’évolution d’une spermatogonie ► L’âge de la femme au moment de la ponte
en spermatozoïde se fait en 74 jours « ovulaire » détermine l’âge de l’ovocyte II émis et
de manière continue. donc la durée de l’ovogenèse.
Importance ► Phase de croissance peu ► Phase de croissance très importante qui
des importante ; correspond à l’accumulation des réserves
différentes ► Phase de différenciation longue et cytoplasmiques.
phases. importante : on obtient des cellules ► Phase de différenciation inexistante chez les
très différentes des spermatides. Mammifères car c’est l’ovocyte II qui est fécondé.
Méiose ► Méiose continue. ► Méiose discontinue.
►Divisions cytoplasmiques égales. ► Divisions cytoplasmiques inégales. On obtient
une grosse cellule : l’ovocyte II et une petite
cellule : le premier globule polaire. Ceci permet de
préserver les réserves dans le gamète.
Nombre de ► Une spermatogonie entrant en ► Une ovogonie entrant en phase de croissance
gamètes phase de croissance engendre 4 engendre théoriquement un ovocyte II.
obtenus spermatozoïdes. ► Des dégénérescences massives diminuent
► De nombreux spermatozoïdes considérablement le stock d’ovocytes I dès la fin
sont mal formés. de la phase de multiplication (6 millions
d’ovogonies dans les ovaires du fœtus ; seuls 500
ovocytes I arrivent à maturité à la naissance !).
► Chez la femme un peu plus de 300 ovocytes
► Chez l’homme, en moyenne 108 sont émis au cours de la vie.
spermatozoïdes par ml de sperme.
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c- Comparaison gamète mâle – gamète femelle.
Gamète mâle Gamète femelle
Niveau de ► Le gamète mâle est toujours le ► Le gamète femelle est à un stade
différenciation spermatozoïde. d’évolution différent selon l’espèce.
Exemples :
- ovocyte II bloqué en métaphase II chez
les mammifères ;
- ovule chez l’oursin ;
- ovocyte I bloqué en méiose I chez
l’ascaris.
Ultrastructure
au microscope
électronique
Figure 1: Spermatozoïde humain au Figure 2: Ovocyte II vu au ME
ME Annoter la figure 2
Annoter la figure 1.
Mobilité ► Cellule mobile grâce au flagelle. ► Cellule dépourvue de mobilité propre.
Durée de vie ► Environ 48 h et parfois plus chez ► Environ 24 h chez la femme.
l’homme.
Emission ► De la puberté à la mort, environ 300 ► Cyclique, un ovocyte II tous les 28 jours
(espèce x 106 à 500 x 106 par éjaculat. environ, de la puberté à la ménopause.
humaine)
Taille ► Longueur : 60 µm pour le ► Diamètre : 150 µm ; volume : environ
spermatozoïde humain. 400 fois celui du spermatozoïde chez la
femme.
RECAPITULATIF DES ETAPES DE LA GAMETOGENESE.
Nom des Spermatogenèse dans la paroi des tubes Ovogenèse dans les ovaires.
phases séminifères des testicules.
Phase de
multiplication
des gonies par
mitoses
successives.
Phase de
croissance.
Phase de
maturation
(méiose).
Phase de
différenciation
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II- LA GAMETOGENESE CHEZ SPERMAPHYTES
1- La méiose au cours de la pollinogenèse ou microsporogenèse.
La pollinogenèse est la formation des grains de pollen dans les anthères des jeunes étamines. L’observation d’une
coupe transversale des anthères montre que chaque étamine contient quatre massifs de larges cellules à noyaux
volumineux et diploïdes : ce sont des cellules mères de grains de pollen.
Shéma à complèter par les élèves
Chaque cellule mère subit la méiose I et produit deux microspores haploïdes qui subissent à leur tour la méiose II
pour donner quatre tétraspores haploïdes. Chaque tétraspore subit ensuite une endomitose pour donner un jeune
grain de pollen à deux noyaux haploïdes : un noyau reproducteur et un noyau végétatif. Enfin, chaque grain de
pollen se déshydrate, dédouble sa paroi en une membrane interne appelée intine et une membrane externe appelée
exine.
Figure 3: Etapes de la microsporogenèse.
NB : une endomitose est une division du noyau non suivie d’une division du cytoplasme.
2- La méiose au cours de la formation du sac embryonnaire ou macrosporogenèse.
Dans le nucelle d’un jeune ovule, on observe au voisinage du micropyle une grosse cellule diploïde : c’est la cellule
mère du sac embryonnaire. Elle subit la méiose et donne quatre cellules filles haploïdes appelées méga ou
macrospores dont trois dégénèreront. La quatrième macrospore s’accroît, subit trois endomitoses successives pour
engendrer huit cellules haploïdes. A ce stade, cette « cellule » prend une organisation définitive pour devenir un sac
embryonnaire :
- au pôle micropylaire, on retrouve la cellule reproductrice : l’oosphère, flanquée de deux autres cellules
appelées synergides ;
- au pôle opposé au micropyle, se trouve trois cellules antipodes ;
- au centre du sac embryonnaire, on a deux cellules : ce sont les « noyaux » du sac ou noyaux secondaires
ou noyaux polaires ou cellule principale.
COURS PROPOSE PAR M. ONDOUA E. ARMAND 9
Schémas à compléter par les élèves
Leçon 3 :
FECONDATION CHEZ LES MAMMIFERES ET CHEZ LES SPERMAPHYTES
Objectif :
expliquer la nécessité de la méiose et de la fécondation dans la pérennisation de l’espèce humaine
I- CHEZ LES MAMMIFERES
Chez tous les êtres vivants qui se reproduisent par voie sexuée, la fécondation comporte les étapes suivantes :
- rapprochement des gamètes ;
- pénétration du gamète mâle ;
- caryogamie ou fusion des noyaux mâle et femelle (fécondation).
Pour que la fécondation ait lieu, il faut que les gamètes mâles et femelles se rencontrent. Chez les Mammifères, cette
rencontre est facilitée par :
- le rapprochement des sexes ;
- l’accouplement ;
- la mobilité du spermatozoïde ;
- les contractions de la paroi et la vibration des cils tapissant la paroi des voies génitales féminines.
La pénétration du gamète mâle, prélude à la fusion des noyaux, se fait suivant le mécanisme ci-après :
Chronologie des évènements : Shémas à complèter par les élèves
► L’ovocyte II est bloqué en métaphase II.
► Plusieurs spermatozoïdes s’infiltrent entre les cellules folliculaires et viennent au contact de la zone pellucide.
► Certaines protéines de la zone pellucide fixent sélectivement les protéines complémentaires de la membrane de la
tête du spermatozoïde.
Cette liaison en déstabilisant la membrane et l’acrosome des spermatozoïdes permet la libération d’enzymes digérant
la zone pellucide, facilitant ainsi leur progression vers la membrane du gamète femelle.
► Arrivé au contact de la membrane de l’ovocyte, un spermatozoïde va être phagocyté par l’ovocyte. En même temps,
les granules corticaux déchargent par exocytose leur contenu enzymatique, ce qui provoque un durcissement de la zone
pellucide et un masquage des protéines de fixation des spermatozoïdes. Cette réorganisation évite la polyspermie.
COURS PROPOSE PAR M. ONDOUA E. ARMAND 10
► Les cellules folliculaires se sont rétractées, participant ainsi au blocage de la polyspermie.
► Rétraction du cytoplasme ovocytaire et réveil physiologique de l’ovocyte : reprise des synthèses, respiration,
méiose, …
► L’espace péri-ovocytaire apparaît nettement.
► Formation du second globule polaire.
► Le noyau du spermatozoïde gonfle et devient le pronucléus mâle. Le reste du gamète est digéré par l’ovocyte, sauf
le centriole proximal qui formera l’aster.
► Formation du pronucléus femelle et migration des deux pronucléi l’un vers l’autre.
► Fusion des pronucléi en prophase : c’est la caryogamie.
► Formation de l’œuf ou zygote à 2n chromosomes.
► Anaphase de la première mitose de l’œuf.
¤ EVOLUTION DU TAUX D’ADN AU COURS DE LA FECONDATION.
L’évolution de la masse totale d’ADN que contient l’ovocyte II au cours de la fécondation permet de construire le
graphe suivant :
Interprétation :
Le segment AB représente la phase où l’on a un ovocyte II à n chromosomes à deux chromatides chacun.
Le segment BC traduit l’entrée d’une masse Q/2 d’ADN, ce qui équivaut à l’entrée brusque (l’irruption) d’un
spermatozoïde avec n chromosomes à un chromatide chacun.
Le segment CD correspond au rapprochement des pronucléus et à l’activation de l’ovocyte II.
COURS PROPOSE PAR M. ONDOUA E. ARMAND 11
Le segment DE traduit la perte d’une masse Q/2 d’ADN correspondant à un jeu de n chromosomes à un chromatide
chacun. Ceci ne peut être dû qu’à l’expulsion du second globule polaire.
Le segment EF correspond à une masse Q d’ADN, ce qui est dû aux n chromosomes non dupliqués apportés par
l’ovotide.
Le segment FG traduit la duplication de la masse d’ADN, ce qui prépare la première mitose de la cellule œuf.
II- CHEZ LES SPERMAPHYTES
Chez les Spermaphytes, la rencontre entre le gamète mâle et le gamète femelle nécessite une pollinisation c'est-à-dire
un transfert de pollen de l'étamine d'une fleur au stigmate du pistil (chez les angiospermes) ou à l'ovule (chez les
gymnospermes) de la même fleur (autogamie) ou d'une fleur différente (allogamie). Les agents de la pollinisation sont
variés (vent, eau, êtres vivants). La pollinisation est suivie du développement du tube pollinique.
Développement du tube pollinique.
Le noyau reproducteur subit une mitose et engendre deux gamètes mâles allongés et plus ou moins spiralés : les
anthérozoïdes. Le noyau végétatif, après avoir dirigé la croissance du tube pollinique disparaît au voisinage de l’ovule.
Quand les deux anthérozoïdes pénètrent dans le sac embryonnaire, l’un féconde l’oosphère engendrant ainsi un œuf
diploïde appelé œuf principal ou œuf embryon. L’autre anthérozoïde s’unit aux deux noyaux du sac et engendre un
œuf triploïde appelé œuf accessoire. Cette double fécondation est caractéristique des Angiospermes (Spermaphytes à
graine enveloppée). Par la suite, les synergides et les cellules antipodes dégénèrent. Il ne subsiste dans le sac que les
deux œufs. L’ovule se transforme ainsi en graine et l’ovaire en fruit.
La reproduction sexuée est marquée par l’alternance régulière de deux mécanismes biologiques :
- la méiose qui assure le passage de l’état diploïde à l’état haploïde ;
- la fécondation qui réunit les deux lots haploïdes des chromosomes des gamètes pour rétablir l’état diploïde.
Le bagage chromosomique caractéristique de l’espèce est ainsi conservé génération après génération. Le même
caryotype, diploïde par exemple, est reconstitué à chaque nouvelle fécondation. On parle de cycle chromosomique
pour évoquer cette reconstitution périodique du stock chromosomique caractéristique de l’espèce.
COURS PROPOSE PAR M. ONDOUA E. ARMAND 12