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Cours Fintech

Le cours sur les Fintechs à l'Ecole Supérieure de Banque aborde la transformation radicale de la finance par les technologies, la concurrence croissante entre opérateurs traditionnels et numériques, ainsi que l'importance de la régulation. Il souligne également l'impact de la finance sur les agrégats économiques et son rôle central dans l'économie mondiale, tout en mettant en avant les opportunités offertes par les technologies financières pour rattraper les retards économiques. Enfin, le cours insiste sur la nécessité pour les futurs diplômés de maîtriser ces technologies pour réussir dans leurs futures fonctions.

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Cours Fintech

Le cours sur les Fintechs à l'Ecole Supérieure de Banque aborde la transformation radicale de la finance par les technologies, la concurrence croissante entre opérateurs traditionnels et numériques, ainsi que l'importance de la régulation. Il souligne également l'impact de la finance sur les agrégats économiques et son rôle central dans l'économie mondiale, tout en mettant en avant les opportunités offertes par les technologies financières pour rattraper les retards économiques. Enfin, le cours insiste sur la nécessité pour les futurs diplômés de maîtriser ces technologies pour réussir dans leurs futures fonctions.

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Les objectifs du cours fintech :

Le cours des Fintechs à destination des élèves de l’Ecole Supérieure de Banque est particulièrement
intéressant lorsque les parties concernées intègrent dans leur raisonnement les éléments
fondamentaux suivants :
1- La finance est aujourd’hui une discipline totalement disruptée, voire même révolutionnée par les
technologies,
2- Les opérateurs des finances se livrent une bataille existentielle face aux assauts et aux innovations
technologiques,
3- La fonction finance est fortement régulée par les pouvoirs publics et fait l’objet de supervision et
de contrôle permanent,
4- Elle touche directement à tous les agrégats économiques d’un pays et peut les mettre à mal
rapidement et à tout moment, comme elle peut les améliorer rapidement (Epargne, Investissement,
Dettes),
5- L’économie mondiale est aujourd’hui fortement financiarisée (les 5 premiers fonds
d’investissement Blkrk, Vgrd, Fdlty, SSGAdv et JPMChase cumulent plus de 25,000 Mds USD d’actifs),
6- La finance et au cœur de l’action public, l’essence même de l’activité économique privée, et elle
est dans l’esprit et la poche de chaque individus,
7- Les technologies financières deviennent une réelle opportunité pour rattraper efficacement les
retards du passé
OBJECTIFS DU COURS
1- La finance est aujourd’hui une discipline totalement disruptée, voire même révolutionnée par
les technologies :
La finance qui s’occupait traditionnellement de la gestion de l’argent (monnaie) et de la
transformation des flux économiques physiques et commerciaux en opérations comptables et en
transactions financières se trouve aujourd’hui face à des concepts technologiques qui réinventent
tous les instruments, les outils, les procédés et même les inputs que la finance utilise: Monnaie,
Contrats, Règles et normes, Sécurité, mobilité, identification, dettes, épargne et investissements)
L’exemple le plus édifiant dans cette transformation majeure qui survient dans le monde des finances
est celui qui permet d’apprécier la CONFIANCE:
1- Identité (Digital ID)
2- La signature électronique
3- La garantie
4- Le pouvoir régalien
5- La connaissance effective des contreparties
2- Les opérateurs des finances se livrent une bataille existentielle face aux assauts et aux
innovations technologiques:
Les systèmes financiers traditionnels se sont réveillé quand des opérateurs du digital et des réseaux
sociaux ont décidé de s’attaquer à leur matière première: l’argent ou la monnaie. Ils se sont rendus
compte que leur existence même est menacée par ces mastodontes qui ont modifié les
comportement des usagers et des consommateurs, en créant des écosystèmes parallèles totalement
autonomes et indépendants des pouvoirs que les opérateurs traditionnels de la finance détenaient
(tailles systémiques, pouvoir juridique et confiance sociale).
Les acteurs du monde de la finance se retrouvent aujourd’hui face à un pouvoir technologique absolu
qui pourrait les effacer du paysage économique, s’ils ne se réinventent pas ou s’ils ne trouvent pas
des solutions adéquates pour surfer sur ces grosses vagues provoquées par les technologies
modernes (AI, CBDCs, Robotics, Nanotechs, Biotechs, Cryptos, Blockchain, Web3, Metavers.
3- La fonction finance est fortement régulée par les pouvoirs publics et fait l’objet de supervision et
de contrôle permanent:
Le monde de la finance est une transformation et un transfert juridique et conventionnelle de
l’ensemble des évènements de l’économie réelle vers une sphère monétaire normative. Par
conséquent, elle se fait conformément aux règles et aux normes prévues dans le contrat social des
nations. L’élément fondamental de son existence est basé sur la CONFIANCE que les usagers,
consommateurs, clients, agents économiques et autorités politiques et économiques du pays lui
accorde et lui confère via des artifices et des outils consensuels et acceptés par tous. Ce cadre est,
bien évidemment, soit élaboré par les pouvoirs publics sur la base des orientations politiques et
économiques intérieures du pays, soit adopté sur la base des normes bilatérales ou multilatérales
extérieures ratifiées par le régulateur, soit imposé par les pratiques techniques, technologiques et
déontologiques en vigueur dans le monde.
4- La finance influence les agrégats économiques :
La finance participe directement et indirectement à la cristallisation/constitution et à l’évolution
positive ou négative de nombreux agrégats économiques. Le PIB est le premier agrégat qui dépend
fortement du niveau des financements mobilisés et accordés à l’économie (financement de
l’économie, services financiers dans les exportations). L’épargne et les investissements sont les deux
autres agrégats qui permettent de faire des choix stratégiques en matière de type et niveaux de
politiques économique à choisir. Or ces deux concepts sont des notions purement financières et
dépendent des capacités de pilotage et de gouvernance des finance d’une nation. La consommation,
l’inflation, les taux d’intérêt et les taux de changes sont également des agrégats économiques
fortement impactés par les activités et les performances du système financier du pays.
5- L’économie mondiale est aujourd’hui fortement financiarisée (les 5 premiers fonds
d’investissement Blkrk, Vgrd, Fdlty, SSGAdv et JPMChase cumulent plus de 25,000 Mds USD
d’actifs): Aujourd’hui, la finance constitue une part importante des PIBs des nations, notamment les
pays les plus développés (USA, UE, UK, Canada, Australie, Japon). Elle est également au cœur de
toutes les stratégies de développement économique, d’investissement directs et de domination
commerciale également. Les mécanismes monétaires, de taux de change et des flux financiers sur les
marchés financiers font aujourd’hui l’essentiel du Soft-Power politique et des tractations portant sur
les relations économiques internationales et même régionales. La gouvernance de l’économie et la
réussite des choix économiques d’un pays passe également par la gouvernance de sa finance et la
réussite de ses politiques en matières monétaire, financière et bancaire.
6- La finance et au cœur de l’action public, l’essence même de l’activité économique privée, et elle
est dans l’esprit et la poche de chaque individus :
En Algérie, comme partout dans le monde, le système financier est au cœur de l’action publique,
d’autant plus qu’en Algérie, l’Etat n’est pas seulement régulateur, mais également acteur systémique
et dominant de la sphère économique, Le système financier est également pourvoyeur d’exportation
de services financiers à forte valeur ajoutée dans les principales économies mondiales. Développer
un système financier performant, innovant et pertinent pourrait permettre à l’Algérie de faire un
saut majeur dans la diversification de son économie et de ses exportations hors énergies. La finance
est également un secteur économique angulaire et vital pour la réussite des entreprises d’un pays
dans leurs stratégies d’investissement et de développement international. Enfin, le secteur financier
est responsable de l’inclusion financière des populations et des agents économiques via à la garantie
de services financiers de qualité suffisante pour mobiliser efficacement l’épargne nationale et la
canaliser vers les investissements économiques.
7- Les technologies financières représentent aujourd’hui un levier important pour rattraper les
retards économiques du passé :
Les nouvelles technologies financières remettent les pendules à l’heure entre les pays et les nations
concernant les retards cumulés sur le plan économique et financier, notamment sur le plan de
l’utilisation de ces nouvelles solutions. Elles fournissent des solutions et des outils innovants pour
lutter contre certaines imperfections et améliorer de nombreuses faiblesses de l’économie (inclusion
financière, qualité des services, coûts des prestations et des investissements, sécurité et traçabilité
des transactions), Aujourd’hui, dans le monde, les soucis d’inclusion financière ne se posent plus des
questions de bancarisation, d’accès aux assurances et aux financements adaptés ni même aux
problèmes de mobilisation de l’épargne publique mais se posent par rapport à l’utilisation des
monnaies digitales, des applications mobiles, des contrats décentralisés et de changement des
modes de mobilité et de paiements,
Conclusion :
A travers ces points ci-dessus, nous constatons que et les citoyens et leurs organisations, et l’Etat, ses
organes, ses institutions et ses agents se situent à tous les niveaux et toutes les sphères de l’activité
financière. Nous constatons également qu’ils sont tous fortement impactée ces dernières années par
des transformations technologiques majeures qui touchent à l’ensemble des services financiers
(Trésor, Système bancaire, marchés financiers, Assurances, Administrations fiscales, douanières et
parafiscales, domaines et foncier, exportation et gestion des finances publiques).
Par conséquent, la compréhension et la maîtrise des technologies financières devient, non
seulement, une question de culture économique publique, mais également un impératif de réussite
dans les fonctions auxquelles les futurs diplômés de l’ESB sont appelés à occuper.
NOTIONS GÉNÉRALES - DÉFINITIONS
* La méthodologie nous apprend à éclater les concepts et les problématiques en plusieurs sous-
concepts et sous-problématiques plus simples et mieux abordés pour les analyser de façon séparée
et indépendante.
* Ensuite, une approche d’agrégation ou de reconstitution du concept ou de la problématique par
une identification orientée des liens, des relations et des interdépendances entre les différents
éléments constitutifs de la question étudiée permet de restituer une meilleure compréhension, une
synthèse consistante et une analyse plus pertinente et plus efficace.
* Les questions que tout manager se doit de se poser et qui permettent d’aborder cet exercice
méthodologique sont les suivantes (Méthode managériale QQOQCP* voir W. Edwards Deming,
(Gestion de projet) et Ishikawa (métiers de l’entreprise):
Q: Quoi? (Définitions et compréhension / Cadre théorique)
Q: Qui? (Acteurs et intervenants/ Cadre opérationnel et pratique)
O: Où? (Situer, organiser / Cadre environnemental)
Q: Quand? (Opportunité, délais et risques / Budget temps)
C: Comment? (méthodes, outils, instruments / Cadre systémique ou écosystème
C: Combien? (coûts, quantités, efficience / Budget financier VS Revenus)
P: Pourquoi? (Objectifs, raisons, motivations / Critère de sélection
NOTIONS GÉNÉRALES - DÉFINITIONS
Techniques :
Techniques/ Grec : Tekhnê/Tekhnicos : faire, fabriquer, construire, confectionner
Arabe : Tiqni/Itkane/Moutkan : Parfait, perfectionné « sourate Annaml, verset 88 ». Ce terme a été
associé à la fabrication, la création dans le Coran.
Technologies : composé de techno (Technè) et logie (logos) qui signifie la science qui étudie les
techniques à la base. Par la suite, le mot a évolué pour désigner toutes les innovations et applications
résultants des études de la technique.
Néologismes : Legaltech, Fintech, Assurtech, Paytech, et Bantech
Finances :
Le mot provient du latin « finis » qui renvoie à l’action de terminer ou de payer un dû ou une pénalité
(fines, in Eng). Le « PAIEMENT » s’est donc substitué à tous les autres sens du terme. Or le paiement
est associé à des transactions faisant appel à la « MONNAIE » Aujourd’hui, le terme est associé à tous
les aspects de la vie: activités, opérations, processus, outils, instruments, personnes, établissements,
institutions et entreprises qui font appel et qui touchent à la monnaie et aux paiements, En langue
arabe, le terme équivalent est le terme Maal (dans son sens richesse, patrimoine ou possessions).
Fintechs :
Le mot est des deux termes précédents, à savoir finances et technologies quand ces deux concepts
etnotions sont associées pour innover dans l’un des deux domaines ou dans les deux domaines.
Actuellement, ce terme est une notion conventionnelle qui n’a aucune existence dans la
réglementation ni la législation algérienne ni dans le domaine des finances ni dans le domaine des
technologies, même dans la pratique, ces deux notions sont liées l’une à l’autre depuis l’apparition
de l’informatique et le développement de l’électronique, la numérisation et le cryptage dans un
mouvement de convergence généralisé.
A l’international, les Fintechs sont considérée comme des prestataires de services financiers orientés
fondamentalement vers des solutions technologiques.
Banques :
Le mot est dérivé du terme banco/banquer qui renvoie à un comptoir destiné à exposer les objets
des échanges.
Actuellement, le terme désigne les établissements, institutions et entreprises qui réalisent des
opérations de collecte de fonds pour les redistribuer. La plupart des définitions modernes préfèrent
utiliser les termes « réception des dépôts et distribution des crédits » pour décrire la profession
habituelle qui distingue la banque. En langue arabe, le terme équivalent est le terme
Masraf/Massarif (Par apport à l’échange d’argent contre argent appelée Sirafa).
Néobanques :
Le mot est composé de deux termes : Néo qui signifie nouveau et Banques dont la définition est
donnée ci-dessus. Il désigne les nouvelles formes, vitrines et modes de fonctionnement des banques
dans leur version la plus moderne et la plus équipée en technologies financières, Elle est donc une
version totalement digitalisée des banques existantes déjà sur le marché et disposant déjà de
licences et d’agréments pour l’exercice de toutes les activités d’une banque.
En Algérie, plusieurs banques proposent aujourd’hui des version néo-banques, même si celles-ci ne
sont pas filialisée, mais totalement indépendante et différentes dans leurs modes d’organisation et
de fonctionnement Banxy, Appli SGA, BNATIC, Bank-In-App (fr Bank), Mobile AGB, M-Pay Al Baraka,
…,
E-Banking :
Le mot renvoie à des produits et services accessibles via des solutions web, directement sur les sites
internet et pages web des banques. Généralement, le E-Banking est la première étape avant le
passage à des applications mobiles et finir par la néo-banque.
Pourquoi la technologie en finances ?
Les définitions susmentionnées sont données par les organisations internationales dominées par
lespays développés en technologies et en finances et elles sont élaborée pour inclure le maximum de
cas de figure des raisons, des formes et des combinaisons possibles de technologies inventées et
transformées en innovations financières par des startups, des fintechs et des entrepreneurs. Il est
impossible de définir donc toutes ces catégories pour la simple raison qu’elles demeurent des
variantes de ce qui est connu alors que le propre de l’innovation relève plutôt de ce qui est inconnu
jusqu’à ce qu’une personne soit suffisamment douée et intelligente pour le découvrir et en faire une
innovation reconnue et catégorisée. Cependant, le pourquoi d’une innovation est lié au pourquoi de
l’existence et de l’évolution des entreprises, des produits, des services et des méthodes de leur
fonctionnement sur leurs marchés ainsi que les conditions de leur utilisation :
-Besoins existants ou nouveaux
-Prix de vente ou coûts de revient
-Position spatiotemporelle ou délais d’accès et d’usage
-Supports de circulation et d’utilisation Régulation et cadres juridiques
Pourquoi de l’innovation ?
Pendant que certains spécialistes de l’innovation listent une dizaine de formes de l’innovation en
s’appuyant sur les différentes combinaisons possibles entre les différentes fonctions de l’entreprise
et le pourquoi de l’innovation, l’OCDE et les organismes multilatéraux en recensent quatre formes
principales, en s’appuyant le consensus exprimé par les majorité des responsables des directions
d’innovation des entreprises les plus en vue dans le monde:
1- Innovation Radicale:
Il s’agit de l’innovation pure que personne n’a anticipé mais qui apporte des changements majeurs
dans le comportement des marchés et des usagers vis-à-vis de la valeur ajoutée apportée par cette
forme d’innovation. Ces innovations radicales sont à l’origine de toutes les nouvelles entreprises
systémiques sur des marchés et secteurs entiers, y compris quant elles sont réalisées par des
entreprises existantes.
Pourquoi de l’innovation ?
2- Innovation de rupture:
Cette forme d’innovation est appelée dans le jargon des Geeks DISRUPTIVE. Même s’il ne s’agit pas
d’une innovation proprement dite dans les technologies ni sur les marchés concernés, elle concerne
les modes et les méthodes de vente, de distribution et d’utilisation d’une technologie ou d’un service
existants (Uber, Netflix, Paypal, CBDCs),
3- Innovation Adjacente:
C’est la forme la plus pertinente de l’innovation, à la fois pour l’innovant et pour le marché où les
organisations peu innovantes collaborent avec ou absorbent totalement des startups et des business
de niches innovants et agiles (open sources/ open innovation/open finance/open banking),
4- Innovation Incrémentale:
Il s’agit en fait de l’innovation transformative qui consiste en une évolution à petites doses d’un
produit ou service existant pour envoyer des signaux pour dire que l’entreprise est en veille
technologique et en perpétuel mouvement pour apporter des nouveautés et des amélioration à ses
partenaires (compte registre et fiche papier >> compte ordinateur >> compte en ligne >> compte
mobile, ou monnaie or/argent >> monnaie fiduciaire >> monnaie scripturale >> monnaie cryptée)
L’innovation financière est un mode opératoire, une trouvaille ou une organisation schématisée
comme suit:
Finances + Technologies ====🡺 Innovations financières
Finances = Produits + Services + Problématiques
Technologies = Produits + Services + Solutions
Innovation financière = Produits + Services + Solutions -problématiques
Produits : Tangibles / Services : Intangibles
Solutions à des problématiques:
-Amélioration de produits et services existants,
-Produits et services de substitution,
-Nouveaux produits et services innovants et inexistants
-Combinaison nouvelles de ces modes d’innovation financière
Produits : Tangibles / Services : Intangibles
Monnaies (DZD/Dev, Cryptocoins, rétail, wholsale et Cross border)
Paiements (Cards, Wallets, Instant, Crossborder, Blockchains)
Lending/Saving (Rating, BNPL, SNBL, Investing)
Trade (e-Commerce, Markets, Coins et Exchanges)
Assurances (souscriptions, liquidations, investissements)
Regtech et Smart Conracts, Cybersécurité et Privacy
Solutions à des problématiques:
-Amélioration de produits et services existants,
-Produits et services de substitution,
-Nouveaux produits et services innovants et inexistants
-Combinaison nouvelles de ces modes d’innovation financière
L’innovation financière (Fintech) propose une organisation agile (Monnaies + Technologies, Data et
communication personnalisée) dont les spécificités et les particularités intéressent de près et de loin
les pouvoirs publics et les autorités de régulation, Les innovations financières en général et les
Fintechs en particulier manipulent des « objets » sensibles pouvant constituer des facteurs
systémique de modernisation rapide comme elles peuvent être à l’origine de risques et de dangers
systémiques pour la sécurité nationale et la stabilité du pays.
Par ailleurs, nous pouvons observer toutes ces spécificités et leur relation avec les impératifs d’une
bonne gouvernance, d’une administration efficace et efficiente ainsi que d’une régulation forte de la
part de l’état et de ses démembrements:
-La Fintech reçoit et gère des flux financiers et informationnels du public
-La Fintech impacte les mécanismes monétaires et financiers en l’économie,
-La Fintech améliore la fluidité des financements de l’économie,
-La Fintechs collecte des informations et des données sensibles et précieuse,
-La Fintechs est concernée par le dispositif LAB-FT et la Cyber Sécurité,
-La Fintech est appelée à s’internationaliser pour réussir
-La Fintech endosse des risques systémique endogène et exogènes,
1- MARCHE DE MONNAIE/ MOYENS DE PAIEMENT
Le changement généralisé de la forme de la monnaie et la neutralisation de l'ensemble des éléments
qui faisaient de l'asymétrie de l'information monétaire, non seulement un véritable business mais
également une source de distorsion des données de prévision et d'anticipation, va s'accentuer et
s'accélérer, pour la simple raison qu'il y a une forte convergence et une synergie importante entre
tous les POUVOIRS qui utilisaient et qui souffrent de la forme traditionnelle de la monnaie (or,
papiers et pièces). Par conséquent, les moyens de paiements changeront de forme, de fonds, de
méthodes de gestion et de risques, à la faveur des changement de régulation en cours dans le
monde. Opportunités des Fintechs: L’évolution des technologies de cryptage et l’émergence des
CBDCs, Bitcoins, Stablecoins et l’installation des ETF/Tokens comme monnaies alternatives, permet
dorénavant aux Fintechs de se positionner comme acteurs incontournables, berceaux naturels et
comme principales Fintechs à succès actuellement, Opportunités dans les paiements:
1- Cash :
L’utilisation du cash ne disparaîtra peut être pas si rapidement que les gens pensent pour des raison
d’inclusion financière de nombreuses catégories sociodémographiques (illettrées, assistés, isolés,
trafiquants, militants des libertés). Mais même ici, les Fintechs sont à pieds d’œuvre pour proposer
des solutions technologiques innovantes permettant disrupter les paiements et la gestion des
espèces (Authentification, déplafonnement, automatisation des comptages et manipulation des
versements et retraits).
2- Cartes à puces:
Ce sont des supports électroniques mobiles qui permettent de se connecter à des lecteurs
d’authentification d’identité et d’interrogation des ordinateurs domiciliataires des comptes des
détenteurs de ces cartes. Elles sont de trois catégories: Carté prépayées (soldes pré-chargés à
l’avance), Carte de débit (CIB et Edhahabia, courantes en Algérie) et carte de crédit (munies d’une
autorisation de crédit à la consommation),
3- Sans contact (NFC, P2P, Wallet) :
Ces paiements utilisent des technologies de communication sans contact direct entre les
portefeuilles monétiques et les terminaux de paiement. Dans ce domaines les technologies ont
apporté des solutions qui ont rendu les paiementsplus rapides, mieux sécurisés et totalement
dématérialisés. Dans cette catégorie, il y a les cartes contacless, téléphones mobiles, P2P,
QR/Crypté[Link] technologies visent à passer du contacless au cashless, à terme (sans cash) à travers
la propsition des mêmes services les trois segments des paiement (Rétail, Wholesale et Crossborder).
Les fintechs dans ces segments constituent l’essentiellement des Fintechs dans le monde.
4- Virements et Paiement bancaires :
Les paiements bancaires d’un compte à l’autre ou d’un compte à un terminal ou d’un terminal vers
un compte ou d’un terminal vers un terminal. Ces paiements suivent et adoptent également les
dernières technologies susmentionnées que les opérateurs de la monétique proposent. Dans cette
catégorie, nous trouvons des solutions intra et interbancaires et des solutions partagées entre les
banques et les opérateurs des télécoms. (SEPA (UE), BUNA (arabes), RTGS (Algérie), SWIFT
(international) Les Fintechs dans ces segments constituent l’essentielle des Fintechs dans le monde.
5- BNPL/SNBL/SNPL :
Ce sont des solutions de crédit et de plan d’épargne labellisées et emballées dans des supports et des
packaging technologiques. Elles proposent de gérer des crédits et des plans d’épargne via des
instruments automatisés à une échelle industrielle (Scoring, Authentification, Prélèvements
automatiques et l’invetissements optimisé de l’épargne, en temps réels.
Opportunités dans les paiements:
En Algérie: Depuis l’avénement de la télé-compensation et du RTGS, en début des années 2000
(entre 2004 et 2007), les textes réglementaires et les pratiques bancaires et financières n’ont pas
connu d’évolutions significatives.
Cependant, depuis la crise sanitaires, les opérateurs technologiques ont innové dans tous les
domaines et ont poussé les écosystèmes financiers et bancaires à adopter des solutions digitales
dans les paiement,
En Algérie, la situation a également commencé à bouger avec la promulgation de la loi numéro 23-09
du 21 juin 2023 portant code monétaire et bancaire. Ce texte évoque le e-DZD et les PSP de façon
explicite.
Dans le monde: Les agrégateurs des comptes et les initiateurs des paiements ont commencé a
émergé à partir de 2011. Entre 2013 (demande de révision), 2015 (adoption de la DSP2) et 2019
(application DSP2), les paiement sont devenus pétillants et dynamiques au vu de leur importance
dans les économies européennes. En 2024, la DSP3 a été adopté et mise en application (Open
Finance et open Banking en route).
En chine, c’est Alipay et WeChatPay dominent la totalité des paiements chinois. Mais, ce sont des
Techfins (opérateurs télécoms qui ont initié et développé les paiements en Chine.
Aux USA, c’est la liberté et l’innovation qui prévalent, jusqu’à preuve de mauvaise conduite

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