Syllabus Et Cours de La Gestion de Projet Licence 3
Syllabus Et Cours de La Gestion de Projet Licence 3
GESTION DE PROJET
LICENCE
SYLLABUS
Mr SILUE YACOUBA
Objectifs de l’enseignement :
Le cours de Gestion de projet, abordera les nombreux aspects liés au management de projet :
la gestion, l’animation, l’organisation et le contrôle du projet.
Contenu de la matière :
Séance 0 : Un Projet et ses éléments ....................................................................................................... 5
1. Objectifs de la gestion de projet ...................................................................................................... 5
1.1. Qu’est-ce qu’un projet ? .......................................................................................................... 5
1.2. Qu’est-ce qu’un bon objectif de projet? .................................................................................. 6
2. Pourquoi des projets ? ..................................................................................................................... 7
2.1. Cycle de vie d’un projet .......................................................................................................... 8
2.2. Le paradoxe de la gestion de projet ......................................................................................... 8
2.3. Caractéristiques générales d’un projet.......................................................................................... 9
2.4. Projets dans l’entreprise ............................................................................................................... 9
Séance 1 : Projet dans une entreprise .................................................................................................... 10
1. Localisation des projets dans l’organigramme d’une entreprise ................................................... 10
2. Revue de projets d’une multinationale : une typologie ................................................................. 11
3. Profils de projets ............................................................................................................................ 11
3.1. Profil de projets : certification qualité ................................................................................... 12
3.2. Profil de projets : mission productivité ................................................................................. 12
Séance 2 : organisation d’un projet ....................................................................................................... 13
1. Comment organiser un projet ? ..................................................................................................... 13
1.1. La répartition des rôles entre fonctions : l’exemple de l’automobile ......................................... 13
1.2. La répartition des rôles : l’exemple du génie civil ..................................................................... 13
1.3. Structures-support des projets .................................................................................................... 14
2. Les Principaux intervenants dans un projet ................................................................................... 15
2.1. Les méthodes traditionnelles ......................................................................................... 20
2.2. Les méthodes Agile .......................................................................................................... 20
2.3. La méthode adaptative ..................................................................................................... 21
2.4. La méthode du chemin critique ..................................................................................... 22
2.5. La méthode PERT ............................................................................................................. 22
2.6. La méthode PRINCE2 ...................................................................................................... 23
2.7. La méthode du Lean Management ................................................................................ 23
3. Présentation de deux méthodes de gestion de projet ..................................................................... 24
3.1. Méthode de Gestion agile des projets ......................................................................................... 24
3.1.1. Rôle du Scrum Master ................................................................................................... 25
3.1.2. Déroulement du Scrum .................................................................................................. 25
3.1.3. Tableau de «Reste à Faire» ou Burndown ..................................................................... 26
3.2. Méthode de PMBOK des projets 26
COURS DE GESTION DE PROJET
Vous réalisez un projet sous contrainte et identifiez les principales phases de management
Votre mission consiste à concevoir et développer un lien entre deux tables permettant à un
objet de passer d’une table à l’autre, présenter votre solution avant et après le développement
et valoriser vos développements à l’international. Pour réaliser cela, vous devez suivre les
instructions suivantes :
1) Qualité
2) Coûts
3) Délais…
MindMapping
« Le management vise à faire les choses de la bonne façon ; le leadership à faire les bonnes
choses » (Peter Drucker)
« Le projet est un ensemble d'actions à réaliser avec des ressources données, pour satisfaire un
objectif défini, dans le cadre d'une mission précise, et pour la réalisation desquelles on a
identifié non seulement un début, mais aussi une fin» Association Francophone de
Management de Projet (AFITEP)
Le terme « projet » est réservé aux contrats stratégiques pour l’entreprise en terme de :
Forts enjeux financiers
Grands risques techniques et financiers liés aux innovations nécessaires pour gagner
un marché
Contexte concurrentiel
Forte élongation dans le temps (50 ans pour certains contrats !)
Implication de coopérants de divers horizons, dont parfois des concurrents de
l’entreprise
Contexte international…
Création de valeur
𝑃𝑟𝑜𝑑𝑢𝑐𝑡𝑖𝑣𝑖𝑡é =
Coût
Coûts: n’est plus la solution idéale
Concurrence
Mondialisation
Créer plus de valeur : innover
Innovation = Projet
De l’étudiant au professionnel…
Un étudiant :
1. seul
Un professionnel :
1. en équipe, pour un client
3. mal définis
Conduite de projet = processus d’organisation qui optimise les développements pour satisfaire
la demande du client.
C’est la gestion des compromis entre Coûts-Performances-Délais-Environnement.
Séance 1 : Projet dans une entreprise
3. Profils de projets
3.1. Profil de projets : certification qualité
Client : personne physique ou morale qui exprime une demande pour satisfaire un besoin
propre.
Maître d’Ouvrage (MOU ou MOA) : personne physique ou morale qui sera
propriétaire de l’ouvrage (logiciel et/ou matériel) réalisé pendant le projet (c’est celui
qui paye).
Maîtrise d'ouvrage déléguée ou assisté : La maîtrise d'ouvrage doit assurer de
nombreuses tâches pendant le déroulement du projet : validité de l'opportunité,
faisabilité, programmation, budget et modes de financement, autorisations
administratives et d’urbanisme, cahiers des charges, recrutement des compétences qui
l'assisteront (voir ci-dessous), validation des phases d'études du projet, lancement des
appels d’offres, passations des marchés, suivi des opérations techniques et des
dépenses, réception des ouvrages (étape juridiquement importante), etc.
À défaut de compétence dans un domaine donné (construction de bâtiment par
exemple), le maître d'ouvrage peut confier à un mandataire (un maître d'ouvrage
mandaté, appelé autrefois maître d'ouvrage délégué) l'exercice, en son nom et pour son
compte, de tout ou partie des attributions de la maitrise d’ouvrage.
Maître d’Œuvre (MOE) : personne physique ou morale qui réalise le travail pour le
maître d’ouvrage (c’est celui qui fait).
Chef projet/Project Manager : personne physique chargée dans le cadre d’une
mission définie, d’assumer la maîtrise du projet, c’est à dire de veiller à sa bonne
réalisation dans les objectifs de qualité, coût et délai.
La sous-traitance est un contrat par lequel une entreprise demande à une autre
entreprise de réaliser une partie de sa production ou des entreprises auxquelles sont
agréées certaines parties de travail.
Le sous-traitant est différent du simple fournisseur car il fabrique un produit conçu par
le commanditaire ou, souvent, en commun avec lui. Le produit est fabriqué par le
sous-traitant pour le compte exclusif du commanditaire et ne porte pas son nom.
Equipe projet (EP) = chefs de lots (planning, risques, coûts…) + leaders des sous-
traitants
Equipe projet élargie (EPE) = EP + client + experts + responsables de tâches
Equipe projet très élargie (EPTE) = EPE + contributeurs
Séance 3 : Plan de Management projet
Numéro de projet:
Titre du projet:
Pays/Région:
Réflexion
Une fiche projet de valoriser un événement a l’ESATIC
Afin de réussir votre projet en respectant les délais, le budget et les ressources, vous et votre
équipe devez être organisés et efficaces. Le secret ? Suivez l'une des méthodes de gestion de
projet existantes afin de vous aider à organiser votre projet de façon rationalisée et structurée.
Les méthodologies de management de projet vous aident à accomplir chaque étape de votre
projet, de la planification à la mise en œuvre, dans un souci d'efficacité et rentabilité.
Choisir une méthodologie pour conduire un projet permet à tous les acteurs de travailler
efficacement ensemble, en suivant des règles clairement définies.
2. Méthodes de gestion de projet
Les méthodes classiques sont les méthodes les plus utilisées en gestion de projet. Ces
méthodes sont aussi appelées « en cascade » car chaque étape doit être terminée pour passer à
la suivante.
En appliquant cette méthodologie, l'équipe projet suit le cahier des charges à la lettre et
travaille sur la totalité du projet jusqu'à sa livraison. Il n'y a pas d'interaction avec le client
qui recevra son projet une fois que celui-ci est terminé.
Tout doit être prévu. L'équipe s'engage sur un planning précis et définit l'ensemble des tâches
à réaliser. L'inconvénient majeur ? Il n'y a pas de place pour les changements et les
imprévus, il est donc préférable de tout réussir du premier coup.
Au final, le client est souvent déçu car ses attentes ont évolué ou le contexte a changé. Des
imprévus sont survenus, et des ajustements doivent être effectués, ce qui implique des retards
et des coûts supplémentaires.
Pour que ces méthodes fonctionnent correctement, une bonne communication entre les
membres de l'équipe est essentielle.
Plus efficaces et moins rigides que les méthodes classiques, les méthodes Agile placent les
besoins du client au centre des priorités du projet. Elles offrent une plus grande flexibilité et
une meilleure visibilité dans la gestion du projet, ce qui permet à l'équipe d'être plus
réactive aux attentes du client.
Le projet est ainsi découpé en mini-projets, chacun nécessitant la validation du client pour
passer au suivant. Le dialogue avec le client est privilégié, les retours et les ajustements sont
possibles. On prend davantage en considération l'évolution des besoins du client.
La méthode agile fait de plus en plus d'adeptes. Elle fait d'ailleurs partie des tendances à
suivre en 2017.
De nombreux projets évoluent au fur et à mesure qu'ils progressent et ont des exigences qui ne
sont pas clairement définies. Il est donc difficile de les gérer avec une méthode traditionnelle.
les risques,
les coûts,
la durée,
la complexité,
l'instabilité du marché,
les compétences de l'équipe,
la technologie utilisée,
le climat économique,
l'implication du client...
L'approche adaptative n'est pas figée et s'ajuste constamment aux différentes variables du
projet.
Parce que chaque projet est différent, il doit être traité avec une approche différente.
Le chemin critique correspond à l'ensemble des tâches qui doivent être accomplies pour
que votre projet soit terminé à la date voulue. Ces tâches sont appelées « tâches critiques »
car elles sont indispensables à la réussite du projet et ne doivent subir aucun retard, sinon
l'intégralité du projet sera retardée. Leur marge de manœuvre est donc nulle.
Grâce à cette méthode, vous pouvez comparer ce qui devrait se passer avec ce qui se passe
réellement chaque jour.
La méthode PERT consiste à organiser un ensemble de tâches sous forme de réseau. Grâce à
leur dépendance et à leur chronologie, ces tâches contribuent à la réussite du projet.
Pour planifier votre projet, vous devez lister toutes les tâches nécessaires à sa réalisation, les
ordonner et établir leur dépendance (par exemple, la tâche B doit être terminée pour que la
tâche C puisse commencer).
Cette méthode s'utilise en combinaison avec la méthode chemin critique et permet également
de perfectionner le diagramme de Gantt.
2.6. La méthode PRINCE2
Selon cette méthode, vous devez planifier, déléguer, surveiller et contrôler les 6 aspects du
management de projet que sont :
le coût,
le délai,
les bénéfices,
la qualité,
le périmètre,
les risques.
Utilisée dans le monde entier, la méthode PRINCE2 garantit que les projets seront livrés dans
les temps, en respectant le budget et en gérant les risques, les avantages et la qualité.
En anglais, lean signifie « maigre », « sans gras ». Cette méthode, créée par Toyota au Japon,
est principalement utilisée en production et se concentre sur une gestion sans gaspillage.
Cette méthode est idéale pour réduire les budgets, respecter des délais courts et obtenir de
bons résultats avec une petite équipe.
Il existe de nombreuses autres méthodes de management de projet. Chaque méthode possède
ses avantages et il n'y en a pas une meilleure que l'autre.
Idéalement, prenez le temps de vous intéresser à chaque méthode afin de trouver celle qui
conviendra le mieux au projet sur lequel vous travaillez actuellement.
Chaque projet étant différent, vous serez probablement amené à utiliser plus d'une de ces
méthodes durant votre carrière de chef de projet.
Le PMBOK Guide, Guide to the Project Management Body of Knowledge, est traduit en
français par guide du corpus des connaissances en management de projet.
C'est un guide de management de projet conçu et réalisé par le PMI Project Management
Institute. Ce guide assez conséquent a pour ambition de stabiliser et de structurer les
connaissances actuelles indispensables pour conduire un projet dans les meilleures conditions.
Démarrer
Planifier
Ce groupe regroupe sans surprise l'ensemble des activités organisées en processus
élémentaires indispensables pour assurer un enchaînement optimal des phases du
projet dans les délais et ressources impartis selon les objectifs fixés.
Exécuter
Maîtriser et Surveiller
Evaluer le travail réalisé, Assurer la gestion des coûts, Gérer les risques, entre
autres.
Plus précisément, Le PMBOK se base sur le cycle de Deming, le PDCA, Plan, Do, Check,
Act.
Organigramme des Tâches (WBS) : décrit la succession des tâches, affecte et spécifie
le travail de chaque intervenant sur le contrat
Une structure WBS (work breakdown structure), fondement essentiel de tout projet, permet de
découper l'ensemble du travail à accomplir en sections gérables. Le guide PMBOK ("Project
Management Body of Knowledge"), conçu et réalisé par le Project Management Institute,
définit le WBS en tant que "découpage hiérarchique en livrables spécifiques des travaux à
exécuter". Un WBS de projet permet donc de décomposer celui-ci visuellement en unités
gérables et appréhendables par tous les membres de l'équipe, chaque niveau du WBS
permettant d'approfondir le détail des tâches jusqu'au niveau final : les tâches concrètes à
réaliser. La figure suivante représente un exemple de projet WBS à trois niveaux.
INTRODUCTION
Objectifs du projet
Résultats attendus et impacts prévus
Les activités
ETAT D’AVANCEMENT DU PROJET
VOLET A
ACTIVITE A.1 – Coordination et pilotage du projet stratégique
ACTIVITE A.2 - Création d’un portail web transfrontalier « Risques naturels »
ACTIVITE A.3 – Mise en œuvre et gestion d’un réseau transfrontalier d’élus, de techniciens
et de fonctionnaires
ACTIVITE A.4 – Information et communication grand public : actions prolongeant ou
alimentant la plateforme transfrontalière.
VOLET B - C
B.1-C1 - Risques générés par l’évolution des milieux de haute-montagne
ACTIVITE B.2-C2 – Risques hydrogéologiques et causés par des phénomènes gravitaires :
éboulements, chutes de pierres, mouvements de terrain, phénomènes complexes ou associés
ACTIVITE B.3-C3 – Avalanches
ACTIVITE B.4-C4 – Crues et laves torrentielles
ACTIVITE B.5 – Crues des rivières alpines
ACTIVITE B.6-C6 – Risque sismique
ACTIVITE B.7.1-C7 – Réalisation de scénarios de risque en milieu transfrontalier
ACTIVITE B.7.2-C7 – ......... Vulnérabilité des ressources en eau en relation avec les
différents risques naturels
Indicateurs de résultat stratégiques
Avancement des dépenses
2.2. PV Réunion
Invités : Rédacteur :
Présents :
Excusés :
Diffusion : invités +
Nb pages :
Ordre du jour :
Séance 5 : Des outils de gestion de projet
Le calcul des coûts consiste en un exercice exigeant et délicat qui sera affiné pendant toute la
phase préparatoire du projet. La principale source de difficultés est liée à l'estimation d'un
produit nouveau, encore mal défini et qu'il faudra pourtant chiffrer. Le maître d'oeuvre doit
connaître le coût du projet avant d'être trop engagé dans sa réalisation, de manière à pouvoir
réorienter ses choix, ou renoncer à son projet.
Dans la phase de faisabilité du projet, il s'agira de donner des fourchettes de coûts plus que
des coûts précis. Ces fourchettes devront cependant éviter d'être sous-évaluées ou sur
évaluées. En effet, si le coût est trop élevé, l'entreprise peut renoncer au projet, alors que
celui-ci est effectivement rentable, à l'inverse, avec un coût sous-évalué, le chef de projet
risque d'être amené à demander des rallonges budgétaires importantes, pendant la phase de
réalisation du projet, qui le mettront en difficulté.
Le calcul des coûts de chaque tâche est réalisé par le responsable de projet, avec l'aide du
responsable de la tâche ou sur la base d'un devis.
Remarque
Il convient de comptabiliser les dépenses réalisées en interne par l'entreprise.
Définition : Coût total
On appellera coût total (CT) la somme des coûts de tous les facteurs de production utilisés.
CT = Σ pi fi
Calculs des coûts
Avec : pi = prix d'une unité de facteur i
fi = quantité de facteur i.
Toutes les dépenses de l'entreprise sont considérées comme servant à produire et sont donc
des facteurs de production.
Σ = somme pour tous les facteurs utilisés
Exemple
Une tâche A dure 4 jours. Elle est réalisée par 3 maçons, 2 manœuvres et 2 plombiers et
nécessitera des fournitures pour un montant de 800 000 FCFA.
Quel est le coût de cette tâche ?
Sachant que :
Le coût journalier d'un maçon est de 130 000 FCFA (dans une société d'intérim)
Le coût journalier d'un manœuvre est de 100 000FCFA (dans une société d'intérim)
Le coût journalier d'un plombier est de 180 000FCFA (dans une société d'intérim)
Réponse :
800 + 4 (3*130000 + 2*100000 + 2*180000) = 4720000 FCFA
Coûts fixes plus 4 fois (4 jours) les coûts quotidiens pour les personnels.
La distinction entre les coûts fixes et les coûts variables est principalement liée au terme
envisagé.
Définition : Les Coûts Fixes (CF)
Les Coûts Fixes (CF) sont des coûts indépendants des quantités produites
Les coûts fixes sont les coûts des facteurs fixes à court terme, tels que les loyers, les charges
locatives, les assurances, les frais liés aux remboursements d'emprunts, certains salaires, ....
Dans l'exemple, les coûts fixes sont : CF = 10 000 000.
A long terme les coûts fixes deviennent variables :
- on peut déménager, choisir un local plus grand ou plus petit,
- modifier les contrats d'assurance, ....
Définition : Les Coûts Variables (CV)
Les Coûts Variables (CV) sont les coûts des facteurs variables, c'est-à-dire des facteurs de
production dont les quantités varient avec la quantité produite.
Les coûts variables sont fonction des quantités produites.
Les coûts sont rarement fixes ou proportionnels. Pour la plupart des facteurs utilisés dans la
production, les coûts devront être évalués avec précision.
Coûts de facteurs variables
a) Coûts proportionnels (douze vis par table), prix constants
Schéma
b) Coûts dégressifs (électricité pour les machines, chauffage, matières premières...): les prix
varient selon la quantité totale utilisée
Schéma
c) Coûts dégressifs puis progressifs : les prix diminuent puis augmentent, si la quantité utilisée
dépasse un certain niveau (exemple photocopieur...)
Schéma
1.1.6. Coûts des équipements
Les coûts des facteurs fixes posent un problème d'évaluation sur une période, car
généralement leur durée de vie (ou les engagements correspondants à ce facteur) sont
supérieurs à la durée étudiée (mois, année, ...). Il faudra donc évaluer le coût de chaque
facteur fixe sur la période.
a) Amortissement
L'amortissement est une méthode comptable qui consiste à étaler le coût d'un bien sur sa
durée de vie ou sur sa période d'utilisation.
Deux modes de calculs sont proposés en comptabilité :
L'amortissement linéaire qui consiste à calculer le coût annuel en divisant la valeur du bien
par sa durée de vie :
- exemple une machine qui coûte 100 000FCFA fonctionnera pendant 5 ans elle coûte
20 000FCFA par an.
L'amortissement dégressif qui consiste à amortir une part plus importante au début, puis plus
faible ensuite, sur la même durée. Le calcul est modifié car il s'agit d'appliquer un taux double
sur la valeur résiduelle et en appliquant un taux proportionnel en fin de période (lorsque le
taux proportionnel sur la période restante devient supérieur au taux dégressif).
- Dans l'exemple, une machine au coût de 100 000FCFA, l'amortissement sera respectivement
de : 40 000– 24000 – 14400 – 10800 – 10800.
4 10800 10800
50% de 21600 FCFA sur les deux dernières années
5 10800 FCFA 0
Tableau 1
D'un point de vue comptable et fiscal la seconde solution est préférable, elle l'est d'un point de
vue économique également car le bien perd généralement plus de valeur en début de vie, et
ses coûts d'entretien augmentent avec son âge. Le coût total du bien (amortissement et
entretien) sera donc plus stable avec un amortissement dégressif.
Schéma
b) Loyer fictif
Le coût d'utilisation d'un matériel propriété de l'entreprise ne peut être considéré comme nul,
sous peine de conduire à des gaspillages ou à des abus. Pour réduire ce risque, les entreprises
(à l'exception des toutes petites), utilisent souvent le principe du loyer fictif, également
employé en comptabilité analytique.
Le tarif du loyer fictif est établi en référence au coût extérieur à l'entreprise ou au nombre de
journées d'utilisation du matériel au cours de l'année.
Exemple
Un bulldozer qui coûte 50 000 000 par an (amortissement + entretien) est utilisé 100 jours par
an. L'entreprise peut évaluer le loyer fictif à 500 000 par jour.
Si le coût de location, chez un loueur de matériel, est inférieur, l'entreprise aura intérêt à louer
plutôt qu'à acheter.
Si le coût de location, chez un loueur de matériel, est plus élevé, par exemple supérieur à 700
000, l'entreprise peut fixer un loyer fictif intermédiaire (de l'ordre de
600 000).
Remarque
D'autres paramètres sont à considérer, tels que : la saisonnalité, la disponibilité, les difficultés
d'acheminement, ...
c) Coût d'opportunité
L'achat d'une machine, d'un local ou d'un matériel entre en conflit avec d'autres projets de
l'entreprise qui devra arbitrer.
Ainsi, faut-il acheter une machine à 500 000 000FCFA ou placer cet argent au taux de 4% ?
L'entreprise considérera qu'au coût direct d'usage de cette machine il faut ajouter le manque à
gagner dû à l'immobilisation des fonds.
Dans l'exemple précédent, il faut ajouter 20 000 000FCFA par an.
Si l'entreprise peut louer la même machine 110 000 000FCFA par an (frais d'entretien inclus),
elle a intérêt à louer car son coût d'opportunité est de 120 000 000FCFA par an.
Bien évidemment, si l'achat de la machine suppose un emprunt bancaire, le coût de cet
emprunt sera ajouté au prix de la machine pour déterminer le coût pour l'entreprise.
Après avoir estimé la taille de l’ouvrage à produire, vous pouvez en déduire l’estimation de la
charge. Cette conversion de la taille du logiciel en charge totale du projet ne peut s’envisager
qu’après définition d’un cycle de vie de développement du logiciel et définition d’un
processus de développement de la solution pour spécifier, concevoir, réaliser et tester le
logiciel. La réalisation d’un projet de développement de logiciel implique plus qu’un simple
codage du logiciel ; car le codage ne représente souvent qu’une faible partie de la charge.
Écrire et peaufiner la documentation, réaliser des prototypes, concevoir les livrables, revoir et
tester le code, représentent la part prépondérante de la charge totale du projet. L’estimation de
la charge du projet exige d’identifier, d’évaluer, et d’additionner les travaux que vous devez
accomplir pour construire un ouvrage de la taille estimée.
Il existe deux manières de déduire la charge à partir de la taille :
1) La meilleure façon est d’utiliser l’historique de votre Organisme pour recenser les charges
réelles consommées par les précédents projets pour réaliser les ouvrages. Ceci suppose
évidemment :
que votre Organisme ait documenté les résultats réels des précédents projets ;
que vous ayez réalisé, au moins, un projet de taille équivalente - disposer de plusieurs
projets de taille équivalente, renforce la conviction qu’il existe une relation stable
entre la taille d’un ouvrage et la charge nécessaire à sa réalisation ;
que vous suivez un cycle de vie de développement similaire en utilisant la même
méthodologie et les mêmes outils, grâce à une équipe qui possède les mêmes
compétences et les mêmes expériences.
2) Il se peut que vous ne disposiez pas d’un historique utilisable, parce que votre Organisme
n’a pas encore commencé à le constituer ou parce que ce nouveau projet est nettement
différent des précédents sur un ou plusieurs aspects fondamentaux. Vous pouvez appliquer
une approche algorithmique reconnue telle que le modèle COCOMO de Barry BOEHM ou la
méthodologie de PUTNAM pour convertir une estimation de taille en estimation de charge.
Ces modèles ont été élaborés en étudiant un nombre significatif de projets terminés par divers
Organismes, pour en extraire la relation entre les tailles et les charges. Ces modèles, issus des
données de l’industrie du logiciel, peuvent ne pas être aussi précis que ceux de votre
historique, mais ils vous donneront, toutefois, une première approche des estimations de
charges.
Il faut prendre en compte de nombreux facteurs pour estimer le coût total d’un projet. Ces
facteurs incluent les charges des travaux, les acquisitions ou les locations de matériels et de
logiciels, les frais de déplacements (réunions et essais) les télécommunications (appels à
longue distance, vidéoconférences, lignes dédiées aux tests, etc.) les formations, les frais de
locaux etc.
L’estimation exacte du coût total du projet dépend de la façon dont votre Organisme affecte
les coûts.
Au lieu d’être affectés aux projets, certains coûts peuvent être pris en compte en les intégrant
dans les taux horaires (en euros par heure). Souvent, un Directeur de projet estimera
seulement le coût du travail et n’identifiera que les coûts additionnels qui ne sont pas
considérés, par l’Organisme, comme des frais généraux.
Le coût du travail peut être obtenu en multipliant, simplement, l’estimation de charge en
heures par un taux en euros par heure). Un calcul plus précis de coût de la charge résulte de
l’utilisation d’un taux pour chaque catégorie de personnel (technicien, qualiticien,
encadrement, documentation, support, etc.). Vous devrez déterminer quel pourcentage de la
charge totale du projet doit être affecté à chaque profil. À nouveau, les données historiques ou
des modèles classiques peuvent apporter une aide.
Figure 1 - Le processus d’estimation d’un projet.
Souvent, la date de livraison de l’ouvrage n’est pas négociable « La nouvelle version doit
tourner dans 6 mois ». « Le nouveau service téléphonique pour les clients démarre dans 12
mois et votre logiciel devra être prêt ».
Si vous connaissez déjà votre date de mise en œuvre, la seule chose que vous pouvez négocier
est le champ des fonctionnalités à mettre en œuvre dans le temps imparti. Lorsque le temps
imparti ne permet pas de tout faire, les fonctionnalités doivent être classées par priorité
décroissante et regroupées en ensembles homogènes qui peuvent être développés en temps
voulu.
L’estimation à partir des délais impartis n’entraîne pas l’abandon des étapes du processus
d’estimation indiqué ci-avant. Vous devrez toujours définir la taille de l’ouvrage, vous devrez
l’éclater en diverses parties que vous pourrez soit sélectionner, soit soustraire de la livraison ;
vous devrez toujours estimer les charges les délais, et les coûts. C’est là que les outils peuvent
être réellement utiles. Essayer de réaliser un ensemble de fonctionnalités dans un temps limité
exige de dérouler de nombreuses simulations. Des simulations manuelles prendraient trop de
temps et consommeraient trop de charges ; des outils appropriés permettent de dérouler ces
simulations facilement et rapidement.
2.6. Exactitude et précision d’une estimation
Figure 2 – Graphe de convergence des estimations « Développement rapide » (MCCONNELL 1996) adapté de
Modèles de coûts pour le cycle de vie (BOEHM 1995
Bien sûr, vous devez aussi garder à l’esprit d’autres facteurs importants qui affectent
l’exactitude de vos estimations :
l’exactitude de toutes vos données d’entrées des estimations (le vieil adage « flou en
entrée, flou en sortie » reste vrai) ;
l’exactitude de tous les calculs (par exemple, la conversion des points de fonction ou
des nombres d’instructions en charges, conserve une certaine marge d’erreur) ;
la façon dont vos données historiques ou les données classiques utilisées pour calibrer
le modèle s’appliquent au projet en cours d’estimation ;
le respect du processus de développement préconisé par votre Organisme ;
les conditions de management du futur projet : rigueur de la planification, conduite et
contrôle ;
l’absence d’incident majeur déclenchant des retards intempestifs.
Réflexion et questions 1
Un projet interne à l’ESATIC sur la dématérialisation des informations est en échec, mais son
responsable affirme : «nous avons déjà dépensé 30% du budget, il est impossible de revenir
en arrière». Que répondez-vous ?
Dans un projet sur lequel vous avez été MOE (coordinateur) ou MOA (client)…Répertoriez
l’ensemble des rôles et responsabilités des acteursL’élaboration d’une telle grille vous a-t-
elle aidé?
Réflexion et questions 2
Poursuivre des études revient à travailler dans un environnement matriciel, puisque qu’un
étudiant doit répartir votre temps entre différentes matières.
•Comment avez-vous géré vos priorités ?
Réflexion et questions 4