I.
Voici les taux d’humidité calculés pour chaque prélèvement :
1. Prélèvement 1 : 166.67 %
2. Prélèvement 2 : 50.00 %
3. Prélèvement 3 : 5.26 %
4. Prélèvement 4 : 166.67 %
5. Prélèvement 5 : 50.00 %
6. Prélèvement 6 : 5.26 %
7. Prélèvement 7 : 166.67 %
8. Prélèvement 8 : 50.00 %
9. Prélèvement 9 : 5.26 %
10. Prélèvement 10 : 166.67 %
11. Prélèvement 11 : 50.00 %
12. Prélèvement 12 : 5.26 %
Analyse de l’origine de l’humidité :
• Les taux très élevés (166.67 %) peuvent indiquer une infiltration importante d’eau,
probablement due à des remontées capillaires ou à une mauvaise étanchéité.
• Les taux intermédiaires (50 %) suggèrent une humidité modérée, probablement liée
à une humidité ambiante élevée ou à une condensation.
• Les taux faibles (5.26 %) correspondent à des zones bien sèches sans problème
apparent.
L’humidité semble provenir principalement de zones extérieures exposées à l’eau (remontées
capillaires ou infiltrations). Une analyse supplémentaire des conditions extérieures (pluie, qualité
de l’étanchéité) serait utile
II. Les structures en béton armé peuvent présenter diverses pathologies au fil du temps, qui
affectent leur résistance, leur durabilité et leur sécurité. Voici les principales pathologies :
1. Carbonatation
• Description : Pénétration progressive du dioxyde de carbone (CO₂) dans le béton,
réduisant le pH et détruisant la protection naturelle des armatures en acier.
• Conséquences : Corrosion des armatures, fissures et perte de résistance mécanique.
• Prévention : Utilisation de bétons denses et bien dosés, protection des surfaces par
des revêtements imperméables.
2. Corrosion des armatures
• Description : Oxydation des armatures en acier due à l’humidité, aux sels ou à la
carbonatation.
• Conséquences : Gonflement de l’acier, fissuration et éclatement du béton.
• Prévention : Béton de bonne qualité, couverture suffisante des armatures,
application d’inhibiteurs de corrosion.
3. Réaction alcali-silice (RAS)
• Description : Réaction chimique entre les alcalis du ciment et certaines silices
réactives contenues dans les granulats.
• Conséquences : Fissuration interne du béton, gonflement et perte de résistance.
• Prévention : Utilisation de granulats non réactifs et contrôle des alcalis du ciment.
4. Fissuration
• Description : Apparition de fissures dues à des contraintes mécaniques (charges
excessives) ou à des phénomènes physiques (retrait, dilatation thermique).
• Conséquences : Fragilisation de la structure et infiltration d’eau.
• Prévention : Respect des règles de dimensionnement, mise en place de joints de
dilatation.
5. Désagrégation du béton
• Description : Perte de cohésion du béton due à des attaques chimiques (eau acide,
sulfates) ou physiques (gel-dégel).
• Conséquences : Affaiblissement de la structure et risque d’effondrement.
• Prévention : Utilisation de ciments résistants aux agressions chimiques et protection
contre l’humidité.
6. Tassement différentiel
• Description : Déformation du béton en raison du mouvement inégal du sol de
fondation.
• Conséquences : Fissures structurelles et instabilité de la structure.
• Prévention : Études de sol approfondies et renforcement des fondations.
7. Efflorescences
• Description : Dépôts blanchâtres à la surface du béton dus à la migration de sels
dissous.
• Conséquences : Dégradation esthétique et parfois fragilisation superficielle.
• Prévention : Utilisation de bétons denses et bien protégés contre l’humidité.
Ces pathologies peuvent être prévenues et traitées par une conception rigoureuse, une bonne
qualité des matériaux, et un entretien régulier des ouvrages en béton armé.
III.
1. Quelle est la principale cause des infiltrations d'eau par les murs enterrés ?
• Absence ou défaut d'étanchéité
L’absence ou une mauvaise mise en œuvre des systèmes d’étanchéité (membranes, enduits
étanches) permet à l’eau présente dans le sol de s’infiltrer à travers les murs enterrés.
2. Quel est le principal symptôme visible d’une remontée capillaire ?
• Taches blanches de salpêtre sur les murs
Les remontées capillaires transportent des sels minéraux dissous qui cristallisent à la surface des
murs sous forme de taches blanchâtres (salpêtre).
3. Quelle est la conséquence directe d’une mauvaise évacuation des eaux de pluie autour d’une
maison ?
• Tassement différentiel des fondations
L’accumulation d’eau autour des fondations peut entraîner une saturation du sol, provoquant un
affaissement différentiel des fondations.
4. Quelle méthode est adaptée pour traiter une infiltration par une fissure en toiture-terrasse ?
• Injection de résine étanche
Cette solution permet de combler les fissures en formant une barrière étanche durable.
5. Quelle est la conséquence la plus fréquente de l’humidité dans une pièce mal ventilée ?
• Condensation et développement de moisissures
Une mauvaise ventilation favorise l’accumulation de vapeur d’eau, entraînant la condensation sur les
parois et la prolifération de moisissures.
IV. Pathologies des métaux utilisés dans la construction : causes, conséquences et prévention
1. Corrosion
• Causes : Exposition à l’humidité, à l’eau salée, aux atmosphères polluées (présence
de CO₂ ou SO₂).
• Conséquences : Perte de résistance mécanique, gonflement des armatures dans le
béton, dégradation esthétique.
• Prévention :
• Utilisation d’aciers inoxydables ou galvanisés
• Application de revêtements protecteurs (peintures anticorrosion)
• Contrôle de l’humidité ambiante
2. Oxydation
• Causes : Contact prolongé avec l’air et l’humidité.
• Conséquences : Modification de la surface métallique et perte de brillance.
• Prévention : Revêtements protecteurs (vernis, peintures).
3. Galvanisation (corrosion galvanique)
• Causes : Contact entre deux métaux de natures différentes en présence d’un
électrolyte.
• Conséquences : Dégradation rapide du métal le moins noble.
• Prévention : Isolation entre les métaux ou choix de métaux compatibles.
4. Fatigue métallique
• Causes : Cycles répétés de charges mécaniques.
• Conséquences : Fissures et rupture du métal.
• Prévention : Dimensionnement adapté et contrôles réguliers.
Ces bonnes pratiques permettent de prolonger la durée de vie des métaux utilisés dans la
construction et de garantir la sécurité des ouvrages.