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Cours Continuite

Le document présente un cours sur les limites et la continuité des fonctions, en définissant les différentes situations dans lesquelles une fonction admet une limite. Il aborde également la continuité des fonctions, en précisant les conditions nécessaires pour qu'une fonction soit continue en un point donné. Enfin, des propositions et exercices illustrent les concepts abordés, tels que les limites à gauche et à droite, le comportement local des fonctions, et les opérations sur les limites et les fonctions continues.

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Le document présente un cours sur les limites et la continuité des fonctions, en définissant les différentes situations dans lesquelles une fonction admet une limite. Il aborde également la continuité des fonctions, en précisant les conditions nécessaires pour qu'une fonction soit continue en un point donné. Enfin, des propositions et exercices illustrent les concepts abordés, tels que les limites à gauche et à droite, le comportement local des fonctions, et les opérations sur les limites et les fonctions continues.

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©Arnaud de Saint Julien - MPSI Lycée La Merci 2024-2025 1

Cours sur «Limites et Continuité»

Dans tout le chapitre, I désigne un intervalle non réduit à un point. On note I l’intervalle I
auquel on a ajouté ses bornes réelles (on dit que c’est l’adhérence de I). Par exemple ]2, 3] = [2, 3]
et ]2, +∞[ = [2, +∞[.

I- Les limites

I.1 - Neufs limites


Définition 1 (Neuf limites) Soit f une fonction de I dans R, a ∈ I∪{±∞} et l ∈ R∪{±∞}.
On dit que f admet l pour limite en a si :

1. Cas où a ∈ R et l ∈ R.

lim f = l ⇔ ∀ε > 0, ∃α > 0 | ∀x ∈ I, |x − a| 6 α ⇒ |f (x) − l| 6 ε.


a

2. Cas où a ∈ R et l = +∞.

lim f = +∞ ⇔ ∀A > 0, ∃α > 0 | ∀x ∈ I, |x − a| 6 α ⇒ f (x) > A.


a

3. Cas où a ∈ R et l = −∞.

lim f = −∞ ⇔ ∀A < 0, ∃α > 0 | ∀x ∈ I, |x − a| 6 α ⇒ f (x) 6 A.


a

4. Cas où a = +∞ et l ∈ R.

lim f = l ⇔ ∀ε > 0, ∃B > 0 | ∀x ∈ I, x > B ⇒ |f (x) − l| 6 ε.


+∞

5. Cas où a = +∞ et l = +∞.

lim f = +∞ ⇔ ∀A > 0, ∃B > 0 | ∀x ∈ I, x > B ⇒ f (x) > A.


+∞

6. Cas où a = +∞ et l = −∞.

lim f = −∞ ⇔ ∀A < 0, ∃B > 0 | ∀x ∈ I, x > B ⇒ f (x) 6 A.


+∞

7. Cas où a = −∞ et l ∈ R.

lim f = l ⇔ ∀ε > 0, ∃B < 0 | ∀x ∈ I, x 6 B ⇒ |f (x) − l| 6 ε.


−∞

8. Cas où a = −∞ et l = +∞.

lim f = +∞ ⇔ ∀A > 0, ∃B < 0 | ∀x ∈ I, x 6 B ⇒ f (x) > A.


−∞
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9. Cas où a = −∞ et l = −∞.

lim f = −∞ ⇔ ∀A < 0, ∃B < 0 | ∀x ∈ I, x 6 B ⇒ f (x) 6 A.


−∞

Remarque : il est possible d’unifier ces neuf définitions à l’aide du concept de voisinage :

Définition 2 (Voisinage de a) Si a est un réel, on appelle voisinage de a, toute partie de


R qui contient un intervalle ouvert centré en a, i.e. un intervalle du type ]a − r, a + r[ avec
r > 0. Si a est infini, on appelle voisinage de +∞ (resp. −∞) toute partie de R qui contient
un intervalle de la forme ]c, +∞[ (resp. ] − ∞, c[).
Soit f : I → R et a ∈ I ∪ {±∞}. Une propriété concernant la fonction f est dite vraie au
voisinage de a si elle est vraie sur l’intersection de I et d’un voisinage de a.

Exemple: cos est strictement positive au voisinage de 0 car positive sur ] − π4 , π4 [ et x 7→ sin x1
est décroissante au voisinage de +∞ car croissante sur ]1, +∞[.

Définition 3 Soit f : I → R, a ∈ I et l ∈ R∪{±∞}. On dit alors que f admet l pour limite en


a si pour tout voisinage Vl de l, il existe un voisinage Va de a tel que : ∀x ∈ I ∩ Va , f (x) ∈ Vl .

Proposition 4 (Unicité de la limite) Soit f : I → R et a ∈ I ∪ {±∞}

1. Si f admet une limite en a, celle-ci est unique. On la note lima f ou limx→a f (x).

2. Si f admet une limite l en a et a ∈ I, alors lima f = f (a).

Application : si f est définie en a, alors f admet un développement limité en a à l’ordre 0 ssi


f est continue en a et dans ce cas f (x) = f (a) + o(1).

I.2 - Limites à gauche et à droite


Définition 5 Soit f : I → R et a ∈ I. On dit que f admet une limite l à gauche (resp. à
droite) en a si la restriction de f à I∩] − ∞, a[ (resp.I∩]a, +∞[ admet une limite l. On note
alors
lim f (x) = l (resp. lim f (x) = l).
x→a,x<a x→a,x>a

Exercice 1 Déterminer les limites de f en 0 à gauche et à droite, puis indiquer si f admet une
limite en 0.
1
1. f (x) = x
2. f (x) = ⌊x⌋ 3. f (x) = 0 si x ∈ R∗ et f (x) = 0 si x = 0 .

Proposition 6 Soit f : I → R et a ∈ I et l ∈ R ∪ {±∞}.


 
1. Si a ∈ I, on a lim f = l ⇔ lim f (x) = lim f (x) = l et f (a) = l .
a x→a,x<a x→a,x>a
 
2. Si a ∈
/ I, on a lim f = l ⇔ lim f (x) = lim f (x) = l .
a x→a,x<a x→a,x>a
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I.3 - Comportement local


Proposition 7 Si f admet une limite finie l en a, alors f est bornée au voisinage de a.

Proposition 8 Si f admet une limite finie l > 0 en a, alors f est strictement positive au
voisinage de a.

I.4 - Opérations sur les limites


C’est très similaire aux suites, le seul point nouveau que nous détaillerons est la composée de
limites. Nous ne détaillerons pas cette section.

1. algébriques : combinaison linéaire, produit, quotient, composée.

2. relation d’ordre : comparaison, théorème des gendarmes.

Proposition 9 Soit f : I → J, g : J → R, a ∈ I, b ∈ J et c ∈ R ∪ {±∞}. On suppose que


lima f = b et limb f = c. Alors lima g ◦ f = c.
x
Exercice 2 Calculer les limites de f (x) = x 1−x en :

a) +∞ b) 0 c) 1.

I.5 - Caractérisation séquentielle d’une limite de fonction


Proposition 10 (Caractérisation séquentielle d’une limite de fonction) Soit f une fonc-
tion de I dans R et a ∈ I ∪ {±∞} et l ∈ R ∪ {±∞}. On a lima f = l si et seulement si pour
tout suite (un )n de points de I qui tend vers a, la suite (f (un ))n tend vers l.

Exercice 3 Démontrer que la fonction cos n’admet pas de limites en +∞.

I.6 - Théorème de la limite monotone


Définition 11 Soit f une fonction de I dans R. On dit que f est :

• majorée s’il existe un réel M tel que pour tout x ∈ I, f (x) 6 M. Dans ce cas on pose
sup f = sup{f (x) | x ∈ I}.

• minorée s’il existe un réel m tel que pour tout x ∈ I, f (x) > m. Dans ce cas on pose
inf f = inf{f (x) | x ∈ I}.

• bornée s’il existe un réel M tel que pour tout x ∈ I, |f (x)| 6 M, c’est à dire si f est
minorée et majorée. On note alors kf k∞ = sup{|f (x)|, x ∈ I} (norme infinie).

Exercice 4 Démontrer que karctank∞ = π2 .

Proposition 12 (Théorème de la limite monotone (cas où f est croissante) Soit a et


b dans R ∪ {±∞} et f :]a, b[→ R.
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• si f est croissante et majorée, alors f admet une limite finie en b qui vaut L = sup f . Si
f n’est pas majorée, alors limb f = +∞.

• si f est croissante et minorée, alors f admet une limite finie en a qui vaut l = inf f . Si
f n’est pas minorée, alors lima f = −∞.

Remarque: On a des résultats analogues si f est décroissante. On se ramène au cas croissant


en considérant g = −f qui est croissante.

Corollaire 13 Soit f : I → R monotone.

1. La fonction f admet des limites (éventuellement infinies) à gauche et à droite en tout


point ou toute borne de I.

2. La fonction f admet des limites finies à gauche et à droite en tout point c intérieur à
I et on a si f est croissante :

lim f 6 f (c) 6 lim


+
f.
c− c

Rx 2
Exercice 5 Démontrer que la fonction φ : x 7→ 1 e−t dt admet une limite finie en +∞.

II - La continuité

II.1 - Généralités
Définition 14 Soit f une fonction réelle définie sur un intervalle I de R et a ∈ I. On dit que
f est continue en a si lim
a
f = f (a), i.e.

∀ε > 0, ∃α > 0 | ∀x ∈ I, |x − a| 6 α ⇒ |f (x) − f (a)| 6 ε.

La fonction f est dite continue sur I, si elle est continue en tout point de I.

Exemple: La fonction partie entière est continue en tout point a non entier, mais seulement
continue à droite de chaque entier. En particulier elle est continue sur [0, 1[, mais elle n’est pas
continue sur ]0, 1].
2
Exercice 6 Soit f la fonction
√ définie sur R par f (x) = ⌊x ⌋. Représenter f , puis étudier la
continuité de f en 0, et en 2.

Remarque : si les limites de f à gauche et à droite de a sont égales à un même réel, cela
n’implique pas que f est continue en a. Ce réel doit être égal à f (a) !

Proposition 15 (Prolongement par continuité) Soit a ∈ I et f une fonction définie sur


I \ {a}. Si f admet une même limite finie l à gauche et à droite en a, alors on peut prolonger f
en une fonction fe définie sur I et continue en a en posant fe(a) = l. On dit que l’on a prolongé
f par continuité en a.
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Très souvent, par abus de langage, on note encore f le prolongement par continuité.

Exercice 7 Les questions sont indépendantes.

1. Démontrer que la fonction «serpent» x 7→ x sin x1 se prolonge par continuité sur R.


1−cos x
2. Démontrer que la fonction x 7→ tan2 x
se prolonge par continuité en 0, mais pas en π.

Proposition 16 Soit f : I → R et a ∈ I. Si f (a) > 0 et f est continue en a, alors f > 0 au


voisinage de a.

II.2 - Caractérisation séquentielle de la continuité


La proposition suivante permet d’écrire « lim f (un ) = f ( lim un )» :
n→+∞ n→+∞

Proposition 17 (Caractérisation séquentielle de la continuité) Soit f une fonction de


I dans R et a ∈ I. La fonction f est continue en a si et seulement si pour tout suite (un )n de
points de I qui converge vers a, la suite (f (un ))n converge vers f (a).

Cela s’utilise souvent de la façon suivante : si un tend vers a et que f est continue en a, alors
f (un ) tend vers f (a).

Exercice 8 Soit u une suite récurrente du type un+1 = f (un ) avec f : I → I continue.
Démontrer que si u converge vers l ∈ I, alors l est un point fixe de f .

Exercice 9 (Utilisation de la densité) On rappelle que tout réel est limite d’une suite de
rationnels (on dit que Q est dense dans R).

1. Soit f et g dans C(R, R) qui coïncident sur Q. Démontrer que f = g.

2. Soit f ∈ C(R, R) telle que ∀x, y ∈ R, f (x + y) = f (x) + f (y). Démontrer que f est une
fonction linéaire.

II.3 - Opérations sur les fonctions continues


Proposition 18 Soit f et g deux fonctions continues de I dans R et a ∈ I. Alors :

• ∀(λ, µ) ∈ R2 , la fonction λf + µg est continue en a.

• la fonction f g est continue en a.


f
• Si de plus, g(a) 6= 0, la fonction est continue en a.
g
• Si h est une fonction continue de J dans R, et que f (I) ⊂ J alors la fonction h ◦ f est
continue en a.

On en déduit que l’ensemble des fonctions continues de I dans R noté C(I, R) est un sous-espace
vectoriel de l’espace RI des applications de I dans R.
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Exemple: Déterminer l’ensemble


  de continuité de la fonction f définie sur [0, +∞[ par f (0) =
1
1, f (1) = 0 et f (x) = exp ln x sinon.

Corollaire 19 Si f et g sont continues sur I, alors les fonctions |f |, sup(f, g) et inf(f, g) sont
continues sur I.

Remarque: La preuve du corollaire ci-dessus repose sur la relation suivante :


a + b + |a − b| a + b − |a − b|
∀a, b ∈ R, max(a, b) = et min(a, b) = .
2 2

II.4 - Les grands théorèmes


II.4 -.1 Théorème des valeurs intermédiaires

Théorème 20 (Le théorème des valeurs intermédiaires) Soit f une fonction réelle conti-
nue sur un intervalle I. Pour tous réels a et b de I, f prend toutes les valeurs comprises entre
f (a) et f (b).

Le théorème des valeurs intermédiaires est souvent utilisé sous cette forme : une fonction conti-
nue sur un intervalle qui change de signe s’annule forcément.

Lemme 21 Soit f une fonction réelle continue sur un intervalle I. Pour tous réels a et b de
I, si f (a)f (b) 6 0, alors il existe c ∈ [a, b] tel que f (c) = 0.

Remarque: cette preuve fournit en fait un algorithme par dichotomie permettant d’approximer
la racine c de la fonction f .

Exercice 10 Si f : [0, 1] → [0, 1] est continue, alors f admet un point fixe.

Exercice 11 Un polynôme P ∈ R[X] de degré impair admet au moins une racine réelle.

Corollaire 22 L’image d’un intervalle par une fonction continue est un intervalle.

Remarque: Pour la culture : il existe des fonctions non continues vérifiant la propriété des
valeurs intermédiaires, à savoir transformant un intervalle en un intervalle. Plus précisément le
théorème de Darboux affirme qu’une fonction dérivée vérifie la propriété des valeurs intermé-
diaires.

Corollaire 23 (TVI strictement monotone) Soit a ∈ R et b ∈ R ∩ {+∞}. Soit f : [a, b[→


R continue et strictement croissante, alors f est une bijection de [a, b[ sur [f (a), limb f [.

II.4 -.2 Théorème des bornes atteintes

Théorème 24 (Théorème des «bornes atteintes») Soit f une fonction continue sur un
segment [a, b]. Alors f est bornée et atteint ses bornes.

Remarque: Le théorème «des bornes atteintes» est faux si f n’est pas continue ou si [a, b]
n’est pas un segment.
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Exercice 12 Soit f : [ 12 , 1] → R continue. Alors il existe un réel M tel que pour tout x ∈
[1, 2], f (x) 6 Mx.
ln x
Exercice 13 Les fonctions f : x 7→ x ln x et g : x 7→ x
sont-elles bornées sur I =]0, 1] ?

Exercice 14 Soit f une fonction de R+ dans R continue telle que lim+∞ f = l ∈ R. Montrer
que f est bornée sur R+ . La fonction f atteint-elle nécessairement ses bornes ?

Corollaire 25 L’image d’un segment par une application continue est un segment

II.4 -.3 Bijections continues

Proposition 26 Une fonction à valeurs réelles, continue sur un intervalle et injective est
nécessairement strictement monotone.

Remarque: Ce résultat est faux si I n’est pas un intervalle. La fonction inverse est injective
et continue sur R∗ mais n’est pas strictement monotone sur R∗ .
On en déduit que dans le cas des fonctions continues sur un intervalle, les bijections sont toutes
du même type, ce sont les fonctions strictement monotones. De plus, l’application réciproque
f −1 conserve les mêmes qualités que f : elle est continue et strictement monotone.

Théorème 27 (Continuité de la réciproque) Soit I un intervalle et f : I → R une fonc-


tion continue et strictement monotone. Alors :

• f est une bijection de I sur J = f (I) et J est un intervalle (merci TVI).

• l’application réciproque f −1 : J → I est strictement monotone sur J et de même sens de


variation que f .

• l’application réciproque f −1 : J → I est continue.

Remarque: C’est ce théorème qui permet d’établir la continuité des fonctions arccos, arcsin
et arctan.

Remarque: Le résultat est faux si I n’est pas un intervalle. Soit f : [0, 1[∪[2, 3[→ [0, 2[ définie
par f (x) = x si x ∈ [0, 1[ et f (x) = x − 1 sinon. Alors f est continue et bijective, mais f −1
ne peut être continue sur [0, 2[ car sinon d’après le TVI, f −1 ([0, 2[) = [0, 1[∪[2, 3[ serait un
intervalle.

Exercice 15 Existe-t-il une bijection continue entre les intervalles suivants :

1. R et R∗ . 2. [0, 1] et [0, 1[ 3. [0, 1[ et [0, 1] 4. [0, 1[ et ]0, 1[ ?

Exercice 16 Soit f ∈ C(R, R) telle que ∀x ∈ R, f (f (f (x))) = x. Démontrer que f = id.

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