Sociologie
Comment est structurée la société actuelle
I/ Quels sont les facteurs qui structure et hiérarchisent l’espace
social ?
A/ Quels critères structurent la société française contemporaine
1. Les critères sociaux économiques dans les sociétés contemporaines
II/ La grande évolution de la structure socio-professionnelle
française depuis 1990
A/ La salarisation
Au début du XXᵉ siècle, 56 % des actifs étaient salariés, tandis que 44 %
étaient indépendants. Ce rapport s’est inversé progressivement au fil des
décennies, pour atteindre 72 % de salariés en 1962, puis 90 % aujourd'hui.
= évolution reflète un changement structurel majeur dans le monde du
travail.
Le nombre d’indépendants a considérablement diminué, principalement à
cause de la modernisation de l’agriculture et de la mécanisation, qui ont
réduit le besoin en agriculteurs. Par ailleurs, l’essor des grandes surfaces a
marginalisé les artisans et les petits commerçants.
L’essor du salariat repose sur plusieurs transformations
économiques et sociales :
• Les progrès techniques dans l’agriculture et l’industrie ont
réduit les besoins en main-d’œuvre indépendante.
• Les grandes entreprises, notamment dans le secteur de la
distribution, ont dominé les marchés, imposant des modèles
économiques où les salariés jouent un rôle clé.
• L’élargissement des surfaces agricoles rentables a réduit le
nombre de petites exploitations.
Avant 1945, le salariat était perçu comme précaire et souvent synonyme
de conditions de travail difficiles. Cependant, l’après-guerre a marqué un
tournant grâce à l’instauration de droits sociaux élargis, tels que la
sécurité sociale et les systèmes de retraite. Ces avancées ont donné au
salariat une stabilité et une sécurité nouvelles, favorisant son attractivité.
Le sociologue Robert Castel parle de "société salariale", mettant
en avant la stabilité économique et l’intégration sociale des
salariés dans cette nouvelle organisation du travail.
B/ Déclin industriel et tertiarisation
Au milieu du XXᵉ siècle, la France était encore largement agricole et
industrielle. Cependant, depuis les années 1950, le secteur tertiaire, qui
regroupe les services, a pris une place prépondérante. La part des emplois
dans ce secteur est passée de 40 % en 1950 à 75 % aujourd'hui, illustrant
une mutation profonde de l’économie.
L’industrie française a connu une érosion importante, notamment dans
des régions autrefois prospères comme le Nord ou la Lorraine.
Cette tendance est due à la concurrence internationale et à
l’automatisation, qui ont entraîné des fermetures d’usines et une
augmentation de la précarité dans ce secteur.
En parallèle, de nombreux emplois liés à l’industrie ont migré vers des
services associés, souvent moins bien rémunérés.
L’État a joué un rôle clé dans cette transition en investissant dans des
infrastructures publiques, l’éducation, et des secteurs techniques. La
féminisation accrue du marché du travail, notamment dans les services
sociaux et éducatifs, a également accompagné cette transformation.
C / L’élévation du niveau de qualification
En 1962, seuls 8,5 % des actifs avaient un baccalauréat ou un niveau
d’études supérieur. Aujourd'hui, ce chiffre atteint environ 65 %. Cette
progression traduit l’impact des réformes éducatives et des
transformations économiques nécessitant des compétences plus élevées.
La modernisation de l’économie a engendré une demande croissante de
main-d’œuvre qualifiée, particulièrement dans les domaines techniques et
intellectuels. Des réformes éducatives majeures ont accompagné ce
mouvement :
• La réforme Berthoin de 1959 a rendu la scolarité obligatoire jusqu’à
16 ans.
• La réforme Haby de 1975 a introduit le collège unique, unifiant les
parcours scolaires.
• En 1985, les baccalauréats professionnels ont été créés pour
répondre aux besoins du marché du travail.
L’allongement de la durée de scolarité a permis de réduire les écarts de
qualification entre les différentes catégories sociales. En outre, le
développement des compétences techniques et intellectuelles a favorisé
l’adaptation de la main-d’œuvre aux exigences de l’économie moderne.
D/ La féminisation d’emplois
Le taux d’activité des femmes a connu une forte hausse depuis les années
1960. Cette évolution a été rendue possible par l’essor des emplois
salariés et le développement de métiers dans les secteurs sociaux,
éducatifs et tertiaires, souvent perçus comme "féminins".
Plusieurs facteurs expliquent cette progression :
• Pendant les Trente Glorieuses, le besoin croissant de main-d’œuvre a
encouragé les femmes à entrer sur le marché du travail.
• La hausse du niveau de vie a souvent rendu nécessaire la
contribution financière des femmes dans les foyers.
• Le rapprochement progressif des taux d’activité entre hommes et
femmes témoigne d’un changement culturel et économique majeur.
La féminisation de l’emploi a contribué à transformer
profondément la société française. Elle a permis de diversifier les
rôles économiques et sociaux des femmes, tout en promouvant
une meilleure égalité entre les sexes.
III/ La stratification sociale dans la tradition sociologique
A/ L’approche de Marx
Marx est le premier qui cherche à représenter la société
contemporaine
Pour K.Marx la structure de la société est monodimensionnelle avec un
seul critère : est-ce que l’individu possède un outil de production ou pas.
= approche monodimensionnelle et dites réaliste
Le developpement de l’industrie s’accompagne d’une division du travail
tjrs croissante
Marx dit que l’ouvrier deviens extérieur a son emploi : il le fait pour se
nourrir mais sans en comprendre le sens = exploitation par le capitaliste
soit domination de la classe ouvrière.
Il en résulte pour lui que le prolétariat et la bourgeoisie ont des intérêts
opposés = rapport conflictuel de domination
Ex : White Chapel = petit quartier qui avait plus de 400 putes.
Donc il faut une prise de conscience des prolétaires pour pouvoir sortir de
ce schéma.
Classe en soi/pour soi = groupe qui partagent un intérêt commun ne
pourront agir que collectivement
K . Marx : « l’histoire de toute société jusqu’à nos jours n’a été
que l’histoire de luttes de classes »
Cette approche a eu beaucoup d’importance en France car beaucoup de
répression
B/ L’approche de Max WEBER
Weber = Allemand et contemporain de la société industrielle de la
fin 19e début 20e siècle
Approche de stratification de Weber est pluridimensionnelle alors que Marx
monodimensionnelle
Pour lui, 3 ordres de hiérarchies : « les classes, les groupes statuaires
et les partis sont des phénomènes de distribution du pouvoir dans
une communauté donnée »
- Ordre économique : Classes sociales (Mode selon lequel les biens et
services sont distribuer et utilisées) => classe de possession et
classe de production
- Ordre sociale : Statut, prestige. Plus vous montez plus votre prestige
est important
- Ordre politique : groupe en compétition, qui sont des partis.
Ex : personne qui peut avoir de faibles revenus mais un statut
important donc un prestige
Pour lui les classes renvoient à la capacite d’accès aux biens soit la
richesse mais pas la possession directe du capital de production.
Il dit : « Ensemble des personnes ayant des chances comparables
d’accès au bien »
Il y a un critère objectif, c’est lui qui fixe les limites conventionnelles
Approche nominaliste (Weber) =/ approche réaliste (Marx)
Pour lui les classes sociales se décompose en 2 sous groupes
En Haut : => dominant
- Classes de possession : rapport à la possession des personnes soit
individu privilégié = les rentiers ( ceux qui n’ont pas besoin de
travailler) et les banquiers (ceux qui prêtent de l’argent)
- Classes de production : individu privilégié = les industriels et les
profession libéral (avocat, médecins,)
En Bas : => dominés
- Classe ouvrière
=> gagent leur vie en produisant mais en bas de l’échelle
=> revenus les plus faibles
=> dénués de biens matériels
=> en bas de l’échelle de production
On a chez Weber une classe dirigeante en termes de possession et de
production privilégiée
On a aussi des classes moyenne de possession et de production qui prend
bcp d’importance (ex : administration)
= vision ternaire de la société avec le haut, le milieu et le bas.
Les oppositions entre classes sociales chez Weber ne sont pas forcément
conflictuel comparé à K.Marx , il le voit plus comme une compétition inter-
individuel
La classe sociale n’est pas le seul ordre : il y a aussi le statut social, les
individus s’attachent a eu en termes de prestige, d’honneur. Les
personnes partagent alors les mêmes façons de se loger, s’habiller de se
marier. = L’éducation
Éducation = élément clé pour Weber, ce n’est pas parce qu’on appartient
au mm groupe statutaire qu’on appartient à la même classe sociale et
inversement.
Ex : commerçant et ingénieur, avec les mêmes revenus n’ont pas
le même statut social, leur mode vie diffère. Donc pas
d’émergence de classe sociale
Les ouvriers sont en bas en termes de classe et en termes de statut donc
émergence d’une conscience de classe = lutte pour améliorer la situation
collective
Approche de Marx Approche de Weber
Persistance d’inégalités, Importance du prestige (ex :
économique très forte, réseaux sociaux, importance du
accumulation de richesses des nombre d’abonnés)
capitalistes
Regain de conflictualité sociale Disparition d’une conscience de
(mouvement des gilets jaune) classe ouvrière
IV/ Peut-on encore parler de classes sociales pour rendre compte
de la société française actuelle
A/ Les frontières de classes
1. Une moyennisation de la société française ? (interclasses)
Henri Mendras qui soutient la thèse de moyennisation de la
société française : il propose un autre lecteur de la société =
cosmographique
Tous les membres de la population aspirent à vivre comme la constellation
centrale (25%)
L’Elite (3%) veut également ressembler à la constellation centrale
Ex : le divorce devient quelque chose de courant dans la
constellation central ce qui est copié par les élites.
H. Mendras représente la société comme une toupie, disparition des
classes sociales, qui sont pour lui en voie d’extinction. Il parle d’un
embourgeoisement de la classe sociale, on ne peut donc plus l’opposé aux
autres classes car elle imite et adopte un mode de vie bourgeois.
Moyennisation => déclin des clivages traditionnelles de classes. Il
affirme ça grâce à 4 constats :
- Reduction des inégalité sociaux économiques
- Homogénéisation progressive des comportements et des
styles de vies => Modes de consommation qui se sont
diffusés = mode de consommation commun (pratiques moins
lié à leur appartenance sociale qu’avant)
- Constitution d’une vaste classe moyenne
- Baisse de la conflictualisassions sociale = recul de la
conscience d’appartenir à une classe
On a donc assisté pendant les 30 glorieuses à une réduction des distances
interclasses, parfois même brouillage des classes et homogénéisation des
modes de vies et baisse de la conflictualité sociale
= Théorie de la moyennisation est remise en cause dans les années 80
parce que on a un retour aux inégalités et un durement des frontières
sociales
Ex :
-Les ouvriers non qualifiés sont les plus menacés par le progrès
technique depuis les 30 glorieuses, et subissent la concurrence de
leur homologue dans d’autre pays.
Donc ce sont les personnes qui se retrouvent souvent au chômage
et qui y reste longtemps.
-Les ouvriers qualifiés : aujourd’hui niveau de recrutement bac
+2/3 => minimum 2000e par mois
= grand écart de niveau de vie au sein du salariat du a la polarisation des
emplois.
Cette logique se manifestent aussi pour les catégories supérieures du
salariat :
Comportement de plus en plus ségrégatif= interagir avec des
personnes qui ont des comportements socio-culturel qui nous
ressemble, on le voit en termes de mixité scolaire, les catégories les plus
favorisé sont très attentive aux établissements scolaires de leur enfants.
Ex : plus les établissements sont prestigieux, plus les logements
autour sont chers donc accessible uniquement aux catégories
supérieures (=Louis Le Grand)
= refus de la mixité social voir même peur
Gentrification = embourgeoisement des grande métropole (Ex :
Paris, il y a de plus en plus de bourgeois à Paris entre 82-2016 et
moins d’ouvriers 5,25%)
Les consommations sont unifiées depuis l’après-guerre (Ex : Le
téléphone, l’avion, la voiture), mais si on regarde dans le détail ce ne
sont pas les mêmes biens, ceux de la classe supérieure sont plus
prestigieux
L’école joue un rôle non négligeable dans la vie des classe supérieures
La ségrégation de l’école est plus importante que celle territorial
Mouvement d’ensemble âpres la seconde guerre mondial, homogamie
social = choisir quelqu’un comme conjoint/e une personne
appartenant à la même couche sociale, ayant une même place
similaire dans la hiérarchie sociale. Celle-ci est moins marquée
aujourd’hui, il y a plus de souplesse.
Depuis les années 2010 elle se renforce pour la catégorie des diplômés
des grandes écoles.
On peut donc remettre en cause la tendance de la moyennisation. Le
processus c’est interrompu = durcissement des frontières de classes
2. L’augmentation des distances intra-classes.
Ce qu’on voit aussi des employés de mondes divers, c’est qu’il y a
des écarts importants dans les écarts de qualification, dans les
niveaux de rémunération, dans les conditions de travails, dans la
stabilité de l’emplois.
Les pratiques culturels sont un domaine où les différences sociales
s’expriment : la fréquentation des musées, de l’opéra est en
moyenne plus rependu chez la classe supérieure que populaire.
On ne peut pas le référencer que à cause de problèmes budgétaires et au
pouvoir d’achats.
Ex : Le musée du Louvre est devenu gratuit pour les -de 18 ans, le
musée a été plus fréquenter mais pas par les classes populaires,
les gens qui y allaient déjà en payant viennent juste davantage,
L’Art n’est donc pas un secteur de mixité.
On constate une augmentation des distances intra-classes, dans tous les
groupes sociaux professionnels mais en particulier chez les employés et
chez les ouvriers.
B/ Classes sociales et rapport sociaux de genres
Rapports sociaux de genre : système de bi-catégorisation
hiérarchisée entre les sexes et entre les valeurs et
représentations qui leur sont associées
Les femmes et les hommes n’occupent pas la même place dans l’espace
social et la position des hommes et plus favorable que celle des femmes.
Certaine tache professionnelle ou domestique sont connotées à être
féminine ou masculine. Ces représentations sont retransmises très tot dès
la primaire.
Les taches qui sont liées aux soins (malade, enfants) sont
considérés comme féminine
Ex 60% des étudiants en médecines sont des femmes
Ces rapports sociaux de genre n’éliminent pas les rapports de classes,
mais ils les complètent.
En 20 ans, les hommes passent seulement 8min de plus aux
tâches domestiques
Kauffmann fait de la sociologie de couple, il voyait que les taches
étaient partagées entre femmes et homme et 2/3 ans plus tard
chez les même couple la tendance s’est inversé et les femmes ont
repris leur « rôle », ceci est de la volonté des femmes car les
hommes font « mal » = la socialisation primaire est tellement
forte que la notion de saleté n’est pas la même chez les hommes
et chez les femmes
Chez les classe pop, les femmes doivent faire le ménage, c’est un
domaine où elles peuvent s’affirmer comparer au travail qu’elle
exerce et l’homme doit jouer un rôle viril.
Statistiquement la position d’un homme cadre est mieux qu’une femme
cadre mais celle de la femme cadre est mieux qu’un ouvrier
Un emploi à temps partiel est un emploi dont la durée est < à la
durée légale du temps de travail (35h)
Les femmes sont presque 4x plus concernées par le temps partiel,
face à 8,5% d’hommes
Les femmes sacrifient leur travail au profit de leur activité
domestique :
- Temps partiel choisi : pour s’occuper des enfants,...
- Temps partiel subi : = femmes en sous-emploi
Les emplois à temps partiel qui correspondent au temps partiel subi sont
des emplois dans le domaine des services et non qualifiées: caissière,
les aides à domicile, les femmes de ménages,...
Les emplois les moins qualifié et les plus féminisées sont souvent ceux où
le temps de travail est très court : on a rarement besoin d’une femme
de ménage à plein temps
Toutes les femmes ne sont pas confrontées pareil au temps de travail
partiel :
- Les femmes cadres sont rarement confrontées au temps
partiel, et il est choisi
- Les femmes ouvrières et employées sont souvent
confrontées à celui-ci qui est souvent subi.
= Moins les femmes sont diplômées plus elles sont confrontées au
temps partiel subi.
Dans le secteur du nettoyage et de l’hôtellerie :
- Les employées sont souvent des femmes à temps partiel
- Immigrées et d’origine africaine.
- Rémunérations faibles
- Faible reconnaissance sociale
Revendications :
- Heures supp payées
- Ralentissement cadence
- Changer d’employeur => pour être mieux payées car là elles
travaillent pour une entreprise sous-traitante
- Des indemnités repas
= cumulent de nombreux handicapes
Les personnes en situations de précarités se mobilisent moins car elles
craignent leur employeur => frein à la mobilisation collective
Les personnes en temps partiels sont moins présentes que les personnes
en temps plein = rend difficile la cohésion au travail et la mobilisation
collective
C/ Identité subjective et sentiment d’appartenance
Docs de référence p186/187
L’identification subjective à un groupe social : le fait pour un
individu d’avoir le sentiment d’appartenir à ce groupe. Cette
identification peut ne pas tout à fait correspondre à
l’identification objective à un groupe social, qui s’appuie sur des
caractéristiques mesurables
En 2013, 6,5% des français n’avaient pas le sentiment d’appartenir à une
classe sociale
Ce chiffre à baisser => retour au sentiment d’appartenance
= processus de moyennisation s’est interrompu = durcissement
Dans les années 80 les français tendaient à s’identifier à la classe
moyenne, et depuis 2010, ce sentiment tente à reculer = polarisation du
sentiment d’appartenance entre ceux qui ont l’impression de faire partie
des classes populaires et ceux qui ont l’impression de faire partie des
classes supérieurs
Il faut identifier un décalage entre le sentiment subjectif et sa
position objective (mesurable)
Ex : 2% des personnes pensent qu’ils sont aisés alors
qu’objectivement il y en a beaucoup plus
On trouve la plupart du temps pire et mieux que nous et donc où se situé
soit même ?
Classes moyennes suscite des débats entre sociologues, elle est définie
par la personne qui ont des revenus autour du revenus médians à 50% au-
dessus, des professions intermédiaires, petits commerçants.
= fourretout soit beaucoup d’indentification à celle-ci
Corrélation positive entre le niveau de revenue d’une personne et le
sentiment d’appartenance à une classe sociale =/ aux ouvriers qui ont
moins le sentiment d’appartenir à une classe sociale dû à leurs revenus.
Il vari aussi selon les groupes sociaux professionnelles.
= Le sentiment d’appartenance corrélé au revenu et à la place
dans la hiérarchie sociale.
Pour avoir un sentiment d’appartenance, il faut avoir été sensibilisé à une
lecture de la société en termes de classe sociale : il est donc plus élevé en
haut qu’en bas car au cours de leurs études, les gens ont appris à
comprendre le mécanisme et l’intérêt d’une classe sociale, ce que n’ont
pas eu l’occasion la classe ouvrières.
Pour Marx : des gens qui sont au même niveau dans le rapport de
production, partagent des objectifs et des modes de vie similaire
soit des intérêts communs
- Pas prise de conscience = une classe en soi
- Prise de conscience collective qu’il forme une classe = une
classe pour soi et pour pouvoir se défendre.
Ex : Un ouvrier sans qualification vs un ouvrier qualifié : s’ils ont
un sentiment d’appartenance, celui-ci ne sera pas commun car
l’appartenance est subjective
= accroissement des distances interclasses
Des salariés en position subordonnée dans l’espace social, ils n’ont aucune
initiative : personnes peu qualifiées et peu rémunérés.
Ex : Une partie des chauffeurs de la RATP sont en position
subordonnée, mais d’autres ont une vision ternaire de la société,
ou il se sentent pris entre 2 couches : les gens qui leur donnent
les ordres et qui sont diplômée et les autres appelé assistés
sociaux.
= sentiment d’exploitation par les gens qui sont au-dessus et aussi par les
gens qui sont en dessous.
Ses chauffeurs de bus ne sentent rien de commun avec les gens
qui sont en dessous d’eux qui sont pourtant des gens de la classe
populaire.
Cet exemple peut illustrer aussi ce sentiment chez la classe sociale
moyenne.
D’après Marx, ses chauffeurs devraient se sentir des points
communs avec « les assistés »
Pour les salariés populaires, cette vision remet en cause la vision
traditionnelle de Marx (opposition bourgeois et classe ouvrière) par cette
nouvelle division au sein des classes populaires.
- Division entre les salariés populaires qualifié et pas qualifié
- Division entre ceux en emplois et ceux sans, perçu comme des gens
qui vivent au crochet de ceux qui travaillent.
Chômage de masse à partir des années 80 = remise en cause de la vision
traditionnelle, parce que à l’intérieure des couches populaires sont
apparues des nouvelles divisons à cause de la précarité de l’emplois.
Cette montée du chômage et de la précarité de l’emploi ont cassées les
solidarités catégorielles cad l’organisation collective du travail, les modes
de vie comparable = forte « solidarité mécanique » (Durkheim) et
une homogénéité des conditions partagées qui a été cassées puisque on a
de plus en plus d’ouvriers et d’employés au chômage (n’appartient plus a
une collectif de travail) donc les conditions de vies de ces personnes se
sont éloignées de ceux qui ont un emploi = sentiment de solidarité
disparait.
Les entreprises ont beaucoup évolué après les 30 glorieuses donc les
modes de gestion de la main d’œuvre ont beaucoup changé, elles sont
aussi responsables de la dissolution des collectifs du travail =>
individualisation des trajectoires professionnelles et des salaires.
Ces changements font que les modes de travail ne sont plus les même, le
contrôle repose moins sur la tache que sur son résultat
= individualisation de salaires et des trajectoires professionnelles.
Les entreprises ont énormément externalisé de taches => ont arrêté de
faire elle-même pour passer par des sous-traitant
Ex : hôtel qui passe par une société de nettoyage pour le ménage
pour pouvoir se concentrer sur l’hôtellerie.
= atomisation des petits collectifs soit impossibilité de transmettre un
sentiment d’appartenance collective
On a plus d’1 ouvrier sur 2 qui travaille dans le transport et la logistique =
aucun lien
= perte d’appartenance dans les classes populaires. Et distance intra-
classe à beaucoup augmentée.
Pour la haute bourgeoisie : principes différents, distinctif. Milieu qui
cherche a préservé les jeunes, ... = classe pour soi car conscience de
partage et apte à défendre ses intérêts collectivement.
Plus de classe pour soi dans les classes populaires mais présente encore
dans la haute bourgeoisie française.
D/ La multiplication des facteurs d’individualisation
ATTENTION : ne pas confondre individualisme et individualisation
Individualisation : processus historique au cours duquel l’individu
c’est peu à peu constitué comme un sujet singulier au lieu d’être
avant tout membre de collectif auquel il était soumis.
L’Oréal : « Parce que je le vaux bien » => l’individu à une valeur
Les historiens et les sociologues montrent que ce processus
apparait après la renaissance avec au début l’humanisme
La Révolution française, est également un tournent : car chacun était
dépendant de son ordre et avec celle-ci chacun va pouvoir avoir le droit et
participer aux décisions collectives
Dans de nombreux domaines, la singularité est née :
Ex : Dans un lycée, il y a 60 ans les gens portait un uniforme et
étaient tous égaux au niveau vestimentaire, alors qu’aujourd’hui
plus personne ne s’habille pareil malgré des styles similaires.
= gains de liberté pour les individus mais disparition du collectif qui
apportait une certaine sécurité soit isolement parfois = processus
ambiguë
Les nouvelles technologies peuvent être eu facteur d’individualisation,
mais aussi une contrainte :
Ex : un chauffeur Uber se sent constamment évalué et prend des
risques en permanence donc pas de contact avec des personnes
= moins de sentiment d’appartenance à un groupe et à une classe