Cours de Physique Générale
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Introduction
Les sciences de la nature, contrairement aux sciences sociales, ont
pour objet la nature elle-même ; c’est-à-dire les phénomènes que subit la
matière. La physique, qui est la science de la nature la plus fondamentale,
s’occupe de la composition de la matière, sa structure, sa forme, sa création, son
annihilation et son mouvement, de la lumière et du son, des atomes et des
molécules, de la fission et de la fusion, des solides, liquides et gaz ; en bref, elle
s’occupe de tous les objets physiques. Son domaine est tout ce qui peut être
observé et tout ce peut être mesuré.
Tous les objets matériels qui nous sont familiers, des étoiles aux
moustiques, sont des structures composées des structures encore plus petites. A
la limite, les plus petits grains indivisibles et subatomiques de matière sont les
vraies particules, qui constituent tout ce qui existe. La première propriété de la
matière est qu’elle est observable ; elle interagit en subissant des changements
que nous pouvons détecter. La physique est donc l’étude de la matière en
interaction et en changement permanent.
Le but de la physique est de comprendre les événements naturels,
dont nous sommes partie prenante, de comprendre l’Univers : qu’est-ce qu’il
est, comment il fonctionne et, peut-être, pourquoi il existe ? Ce programme
n’est réalisable que grâce à la reproductibilité des phénomènes naturels.
La physique commence par observer le phénomène et collectionner
les données, c’est-à-dire les informations perçues d’une façon objective. Un
événement est observé intentionnellement ou par hasard et les choses sont
répertoriées, mesurées (combien ? pendant combien de temps ? combien de
fois ? combien valent-elles ?). Puis la physique quantifie, c’est-à-dire elle associe
des nombres aux concepts. Ensuite on cherche, à travers les observations
accumulées, des corrélations qui révèlent des relations entre les données.
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CHAPITRE I : MESURES DES GRANDEURS EN PHYSIQUE
1.1 SYSTEMES D’UNITES
1.1.1 Définition : Mesurer une grandeur, c’est la comparer à une grandeur de
même espèce prise comme unité.
Exemple : Mesurer une parcelle, mesurer le poids, mesurer une masse ; etc…
Et alors, pour chaque espèce de grandeur, il y a le choix arbitraire de l’unité.
Exemple : le mètre pour la longueur, le titre pour le volume, le kilogramme-
poids pour la force.
En physique, on est amené à considérer les grandeurs fondamentales et des
grandeurs dérivées. Les grandeurs dérivées sont réductibles aux grandeurs
fondamentales.
En mécanique, les grandeurs fondamentales sont au nombre de trois : la
longueur, la masse, le temps.
La surface, vitesse, force…dérivent de ces trois grandeurs fondamentales. Les
unités des grandeurs fondamentales sont choisies arbitrairement, mais les
unités des grandeurs dérivées sont logiquement définies.
1.1.2 Sortes de système d’unités
En physique, il existe trois systèmes importants d’unités.
a) Le système M.K.S.A : avec mètre comme unité de longueur, kilogramme
pour la masse, le seconde pour le temps, et l’Ampère pour l’intensité du
courant électrique.
b) Le système C.G.S : avec le centimètre pour la longueur, gramme pour la
masse, et la seconde pour le temps.
c) Le système M.K’.S : dans lequel les unités des grandeurs fondamentales
(longueur, force, temps) sont le mètre (m), le kilogramme-poids (kg ′ ) et
la seconde (s). Ce système MK’S, est souvent utilisé par les mécaniciens.
Remarque :
La mesure de longueur a aussi des sous-multiples. Pour la mesure des :
a) longueurs très petites, on utilise des sous-multiples du mètre ; qui sont :
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- le micron μ ∶ 1μ = 10−3 mm = 10−6 m
- angstrom Å : 1Å = 10−3 mμ = 10−10 m
- millimicron (mμ) ou nano(n): 1nano = 10−9 m
- micromicron ou pico (P) : 1pico = 10−12 m
- femto (f) : 10−15 m
- atto (a) : 10−18 m
b) longueurs très grandes, on utilise des multiples du mètre ;
Exemple : en Astronomie ; l’année-lumière, est la distance parcourue en un an
par la lumière ; et égale 946.1011km.
Le temps :
L’unité de temps en physique est la seconde (s).
Multiples de la seconde
- le jour : 1 jour = 24heures = 86 400s
- l’heure : 1 h = 60min = 3600s
- la minute : 1 min = 60s
Sous-multiples de la seconde
- milliseconde (ms) = 60s
- microseconde (μs) = 10−6 s
- nanoseconde (ƞs) = 10−9 s
- picoseconde(ps) = 10−12 s .
Intensité du courant électrique (I)
L’unité de l’intensité du courant est l’Ampère (A).
Ses sous-multiples sont :
- milliampère : 1ma = 10 − 3A
- microampère 1μA = 10−6 A
Température
Unités : le Kelvin (°K) ou le degré Celsius (°C)
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Relation entre °C et °K
x °C = (x + 273)°K
x °K = (x − 273)°C
N.B :
- On appelle température absolue, celle qui est exprimée en °K
- Toutes les températures absolues sont positives.
1.1.3. Facteur de conversion d’unités (fc) :
Le facteur de conversion traduit le rapport entre la valeur de l’ancienne unité
(V.A.U) par la valeur de la nouvelle unité (V.N.U)
V. A. U
fc =
V. N. U
Exemple : Combien de centimètres contiennent 25 mètres ?
Solution
V. A. U = 25 × 1 25 × 1
𝑓𝑐 = = 25 × 102 = 2500
10−2
V. N. U = 10−2
D’où 25m = 2500cm
1.2. EQUATIONS AUX DIMENSIONS OU EQUATIONS DE
DEFINITIONS
Notons qu’en physique :
- toute longueur à L comme équation de définition ;
- la dimension de tout instant (temps) est S (seconde) ;
- la dimension de toute masse est K (kilogramme) et que
- la dimension de l’intensité du courant électrique est A (ampère) ou son unité
équivalente; C. S −1 , car I = Q⁄t ; ainsi : [I] = C⁄S = C. S −1 ;
- toute surface ou aire a la dimension L2 ;
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- l’équation aux dimensions de tout volume est L3 ;
- Vitesse : [v] = LS −1 ;
- Accélération : [𝑎] = L. S −2 ;
- Force : [F] = K. L. S −2 ;
- Travail : [W] = K. M 2 . S −2 ;
- Puissance : [P] = K. M 2 . S −3 ;
- Masse volumique : [𝜌] = K. M −3
- Pression : [p] = K. M −1 . S −2 ;
- etc.
1.3. CALCULS DES ERREURS
En faisant des mesures, il est difficile d’obtenir une mesure exacte. Chaque
mesure est toujours entachée d’une erreur. C’est à l’observateur de connaitre et
diminuer cette erreur.
On peut alors distinguer :
- Les erreurs systématiques, sont liées au défaut de construction des
instruments de mesure et aussi de la technicité utilisée. Elles se
produisent toujours dans le même sens et sont dues à l’imperfection des
instruments de mesure ;
- Les erreurs accidentelles ou aléatoires sont dues à l’imperfection de
l’observation et de l’expérimentation (mauvaise vue, mauvaise ouïe,
reflexe lent ou rapide, fatigue…). Elles proviennent d’un défaut de
sensibilité et de fidélité d’un appareil. Ces erreurs se produisent au hasard
et elles sont inévitables.
Les résultats approchés de la valeur d’une grandeur mesurée est obtenue soit
par défaut soit par excès. C’est ainsi qu’on utilise les notions d’incertitude pour
apprécier les erreurs aléatoires.
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1°) Erreur Absolue
L’erreur absolue ou l’incertitude absolue sur une mesure est l’écart maximum
possible entre la mesure expérimentale (mesure obtenue au moyen d’un
instrument de mesure) et la mesure exacte de cette grandeur. Cela est donné
par la relation suivante :
εa = G − G ′
Avec :
G : mesure exacte ;
G′ : mesure expérimentale
εa : erreur absolue
Les trois grandeurs s’expriment avec la même unité.
2°) Erreur Relative
L’erreur relative ou incertitude relative commise sur une mesure est le rapport
entre l’erreur absolue et la mesure expérimentale de la grandeur.
εa
εr =
G′
Avec :
εr : erreur relative.
L’erreur relative s’exprime en pourcentage (%).
Exemple : Soit la mesure suivante : 10cm ± 0,05cm .
Calculer l’erreur relative commise sur la mesure de cette grandeur.
G′ = 10cm
εa = 0,05cm
0,05cm 0,05
εr = ⇒ εr = × 100 = 0,5%
10cm 10
N.B : la précision d’une mesure est d’autant plus grande que son erreur relative
est plus petite.
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3°) Méthode de la moyenne (Mesures directes)
a) Soit à mesurer la longueur d’une barre métallique à l’aide d’un pied à
coulisse. Supposons que le trait se trouve entre 10cm et 11cm :
- On fait la moyenne arithmétique avec l’une de ces deux mesures
10 + 11
Ma = = 10,5cm
2
- L’erreur absolue est donnée par la différence de la moyenne arithmétique
avec l’une de ces deux mesures.
εa = 10,5 − 10
= ±0,5cm
= 11 − 10,5
- La longueur de la barre est alors : L = 10,5 ± 0,5cm ou L =
(10,5 ± 0,5)cm
b) Considérons les cinq mesures suivantes : 10,01 ; 10,02 ; 10,03 ; 10,04 et
10,05 cm. Quelle est la longueur de la barre ?
- On cherche la moyenne arithmétique :
10,01 + 10,02 + 10,03 + 10,04 + 10,05
Ma = = 10,03 cm
5
- On cherche la différence de la moyenne arithmétique avec la valeur la
plus écartée pour déterminer l’erreur absolue.
εa = (10,05 − 10,03)cm = 0,02cm
- La longueur de la barre est alors : 10,03cm ± 0,02cm
4°) Calculs des erreurs absolues
a) L’erreur absolue commise sur une somme ou une différence des
grandeurs est égale à la somme des erreurs absolues commises sur
chacune des grandeurs ;
b) L’erreur absolue commise sur le produit d’une mesure par un nombre est
égale au produit des erreurs absolues de la mesure par ce nombre ;
c) L’erreur absolue commise sur le quotient d’une mesure par un nombre
est égale au quotient de l’erreur absolue de la mesure par ce nombre.
5°) Mesures différentielles
a) Addition
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a=x+y ⇒ ∆a = ∆x + ∆y
∆a ∆x ∆y
= +
a x y
b) Produit
a = x. y ⇒ ∆a = y∆x + x∆y
∆a ∆x ∆y
= +
a x y
c) Puissance
a = x n y m ⇒ ∆a = |nx n−1 . y m |∆x + |my m−1 . x n |∆y
∆a ∆x ∆y
⇒ = |n| + |m| où n et m positif ou négatif.
a x y
6°) Calculs des erreurs relatives
a) Lorsqu’on multiplie ou on divise une mesure expérimentale par un
nombre, l’erreur relative reste invariable ;
b) L’erreur relative commise sur un produit de plusieurs grandeurs est
égale à la somme des erreurs relatives commises sur chacune d’elles ;
c) L’erreur relative commise sur quotient de deux grandeurs est égale à la
somme des erreurs commises sur chacune d’elles ;
d) L’erreur relative commise sur une puissance x n est égale à
n fois l′ erreurrelative de x ;
1
e) L’erreur relative commise sur une racine d’indice 𝑛 est égale de l’erreur
n
relative de la quantité soumise ou radicale.
Exemple
Soit à déterminer la longueur d’une tige de fer avec un mètre, un double
décimètre, un pied à coulisse.
On obtient 16,1cm, 16,2cm, 16,8cm.
Les instruments employés nous permettent d’apprécier la longueur de la tige
de fer avec les écarts de 1mm, 1mm, et 0,1mm entre la valeur appréciée et la
valeur exacte. Une erreur de mesure se glisse toujours.
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1°) Erreur absolue :
On définit aussi l’erreur absolue comme l’écart possible entre la valeur
appréciée et la valeur exacte de la grandeur.
L = 16cm ± 1cm
εa = 1cm
2°) Erreur relative :
Connaissant que l’erreur relative est le rapport de l’erreur absolue à la valeur
appréciée de la grandeur, on a :
1
εr = = 6,25%
16
APPLICATIONS
1°) Soit à mesurer le périmètre d’un triangle dont les trois côtés mesurent
respectivement : 4cm ± 0,1cm ; 5cm ± 0,2cm et 6cm ± 0,3cm. Calculer le
périmètre de ce triangle.
2°) Deux cylindres, l’un posé sur l’autre, ont ensemble une hauteur de 18cm ±
0,1cm. L’un des cylindres a une longueur de 8cm ± 0,1cm. Quelle est la
mesure de la longueur de l’autre ?
3°) On a mesuré la longueur d’une salle à l’aide d’un mètre divisé en cm. La
mesure du mètre est entrée 4 fois dans la mesure de la salle. Evaluer la
longueur de la salle.
4°) Pour mesurer l’épaisseur de 10 feuilles de papiers d’un cahier, on a trouvé
qu’elle était égale à 0,95mm ± 0,01mm. Déterminer l’épaisseur d’une feuille.
5°) Pour mesurer la longueur d’une planche, on a trouvé 36cm avec une erreur
relative de 0,015 (1,5%). Calculer l’erreur relative commise :
a) Sur le double de cette mesure
1
b) Sur le de cette mesure.
4
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6°) Déterminer l’erreur relative commise sur la mesure de la surface d’un
rectangle dont les côtés mesurent respectivement 9cm et 6cm avec pour chaque
mesure une erreur relative de 0,5%.
7°) Un corps est soumis à une ddp de 15V, mesure faite au 1⁄100. Le corps est
traversé par un courant de 3A, mesure faite au 2⁄100. Quelle est la
résistance ?
8°) Calculer la surface d’un carré de 5cm de côté au 1⁄100 .
9°) Le volume d’un liquide est égal à 64cm3 avec une erreur relative de 0,06.
Déterminer la longueur du côté d’un cube ayant le même volume.
10°) Un générateur fournit un courant de 20A ± 0,2A à un circuit. La tension
mesurée est de 250V ± 5V .
CHAPITRE II : LA MECANIQUE
Peu de choses dans notre univers sont au repos. La plupart d’entre elles sont en
mouvement constant, qu’il s’agisse de planètes tournant autour d’une étoile, des
électrons dans les atomes ou d’oiseaux dans le ciel : La partie de la physique qui
s’intéresse à l’étude des tous genres de mouvements est la Mécanique.
La cinématique et la dynamique sont essentielles si on veut comprendre des
mouvements aussi divers que l’orbite des planètes, le mouvement des électrons
dans un atome, le dérapage d’une voiture qui freine, etc.
La cinématique s’intéresse à la description du mouvement ; la dynamique, le
pourquoi du déplacement des objets.
2.1. CINEMATIQUE
2.1.1. Le mouvement
Mouvement et repos
Un corps est au repos lorsque les distances qui le séparent d’autres corps
considérés fixes restent constantes dans le temps.
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Un corps est en mouvement lorsque les distances qui les séparent
d’autres corps pris comme repères fixes varient dans le temps.
Système de référence
Le monde physique étant à trois dimensions, nous avons besoin de trois axes de
référence. Et le choix du système de référence ou système référentiel est celui
du système d’axes cartésiens c’est-à-dire, un système de trois axes ox, oy, oz
perpendiculaires l’un à l’autre.
Exemple : Un point P sera repéré par trois coordonnées x, y, z.
z
4
3
P
2
1
-4 -3 -2 -1 1 2 3 4
O y
P′′
P′
x Système de référentiel
2.1.2. Types de mouvements
Le corps en mouvement est appelé mobile ; et le lieu des points occupés
successivement dans l’espace par le mobile est appelé trajectoire.
On distingue :
- Une trajectoire droite ou linéaire (une droite)
- Une trajectoire curviligne (un arc)
- Une trajectoire circulaire (un cercle).
Un mouvement peut être une translation (Ex : chute libre d’une bille dans l’air)
ou une rotation (Ex : le mouvement d’une valve de roue d’une automobile en
marche).
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Le déplacement
Un mobile qui se meut d’un point à un autre, effectue un déplacement.
Tout déplacement en physique est représenté par un vecteur.
A
B
Chaque vecteur possède :
- l’origine (A)
- la valeur ou module
- la direction
- le sens.
2.1.2. 1. Mouvement Rectiligne Uniforme (M.R.U)
Un mouvement est dit rectiligne lorsque sa trajectoire est une ligne droite ; il est
dit uniforme lorsque sa vitesse est constante.
a) VITESSE
On appelle vitesse, le rapport constant de l’espace (𝑒) parcouru au temps (t)
employé à le parcourir par le mobile.
e
V= = C ste
t
Dans le MRU, la vitesse étant constante, le mouvement rectiligne du mobile
est dit uniforme.
Unité de vitesse
L’unité M.K.S.A. de la vitesse est le mètre par seconde (m⁄s).
Le m/s est la vitesse d’un mobile qui parcourt d’un M.R.U. un mètre en une
seconde.
Le km/h (kilomètre/heure) est la vitesse d’un mobile qui parcourt d’un
mouvement rectiligne uniforme en kilomètre en une heure.
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103
1km⁄h = m/s
36. 102
10
1km⁄h = m/s
36
Lois du M.R.U
1ère Loi :
Dans M.R.U, le rapport de l’espace parcouru au temps employé à le parcourir
est constant. Ce rapport est la vitesse du mobile.
v = C ste
La vitesse du mobile est constante.
2ième Loi :
Dans M.R.U, l’espace parcouru est proportionnel au temps.
e = v. t
Au t=0 e=0
‘’ t=1 e=v
‘’ t=2 e=2v
‘’ t=3 e=3v
‘’ t=4 e=4v
etc………
Après un temps t quelconque, l’espace (e) parcouru par le mobile est v = v. t.
N.B : La vitesse dans le M.R.U est une grandeur vectorielle parce que l’espace
(e) parcouru n’est autre qu’un déplacement ayant direction et sens. Et comme la
vitesse est le quotient du déplacement par le temps y consacré, elle ne peut être
qu’une grandeur vectorielle.
⃗
e
=v
⃗ ⃗ . t = e⃗ .
⇒ v
t
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Exemple : Un train parcourt la distance horizontale de 60km qui sépare les
stations A et B à la vitesse constante de 72km/h s’arrête 16min. 40s à la station
B, puis gravit la rampé de 30km qui sépare les stations B et C à la vitesse de
36km/h.
Calculer le temps écoulé entre le départ de A et l’arrivée en C. Représenter
graphiquement en fonction du temps les espaces et les vitesses.
Solution
72 000
Vitesse en particulier : = 20m/s
3 600
Temps mis pour effectuer le trajet AB :
e 60 000
e = v. t, t= , t= = 3 000s
v 20
Vitesse du tarin en côté :
36 000
v= = 10m/s
3 600
Temps mis pour le trajet BC :
e 30 000
e = v. t; t = = = 3 000s
v 10
Temps de A à C : 3 000 + 1 000 + 3 000 = 7 000s ou 1h56min. 40s
20
v en m⁄s (1cm
= 10 m⁄s)
10
0
t en s (1m = 2. 103 s)
b) Vitesse moyenne
La vitesse n’est pas nécessairement uniforme ; elle peut varier tout le long de la
trajectoire.
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∆e
vm =
∆t
c) Vitesse instantanée
La limite de la vitesse moyenne, lorsque l’intervalle de temps tend vers zéro est
la vitesse instantanée où vitesse vt du mobile au temps t.
vt = lim vm
∆e
vt = lim ( )
∆t ∆t→0
2.1.2.2. Le Mouvement Rectiligne Uniformément Accélérée (M.R.U.
1) Vitesse
Considérons un mobile qui démarre sur une route rectiligne au temps 0.
e e
Voyons la variation de sa vitesse , et du rapport
t t2
t e e/t e/t2
0 0
1 0,1 0,1 0,1
2 0,4 0,2 0,1
3 0,9 0,3 0,1
5 2,5 0,5 0,1
7 4,9 0,7 0,1
10 10,0 1,0 0,1
Ici nous remarquons que ce ne sont pas les rapports e/t mais les rapports e/t2
qui sont constants : le mouvement rectiligne de l’automobile n’est pas uniforme.
De même :
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t ∆t vit. ∆v ∆v⁄∆t
0 0
1 1 0,2 0,2 0,2
2 1 0,4 0,2 0,2
3 1 0,6 0,2 0,2
5 2 1 0,4 0,2
2) Accélération
Le rapport constant de l’accélération de vitesse ∆v au temps ∆t nécessaire à
l’acquérir est appelé accélération a du mobile.
∆v
a= = C ste
∆t
Cette accélération étant constante, le M.R du mobile est dit uniformément
accéléré.
L’unité M.K.S.A de l’accélération est le mètre par seconde par seconde (m/s2).
Lois du M.R.U.A
Lois de l’accélération : Dans le M.R.U.A, l’accélération du mobile est
constante. a = C ste
Lois des vitesses : La vitesse du mobile dans M.R.U.A est directement
proportionnelle au temps.
v = a. t
Lois des espaces : L’espace parcouru par le mobile est proportionnel au
carré du temps. a. t 2
et =
2
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N.B : L’accélération est une grandeur vectorielle.
Exemple : Un train au repos prend un M.R.U.A, avec a = 0,5m/s 2 jusqu’à
attendre la vitesse de 72km/h . Quel trajet a-t-il parcouru ;
1°) avant d’atteindre cette vitesse ?
2°) une minute après le départ ?
Solution
72 000
1) v = = 20 m/s
3 600
Temps nécessaire pour atteindre cette vitesse :
v 20
v = a. t , t = ; t = = 40s
a 0,5
Trajet en M.R.U.A :
a. t 2 0,5. 402
e= ; e= = 400 m
2 2
2) Temps en Mouvement Uniforme :
60 − 40 = 20s
Trajet en Mouvement Uniforme :
e = v. t ; e = 20.20 = 400m
Trajet total : 400 + 400 = 800m.
2.1.2.3. Chute libre d’un mobile
Lois de la chute libre
a) Le mouvement de chute libre est un mouvement rectiligne
uniformément accéléré ;
b) L’espace parcouru (h) par un mobile qui tombe est directement
proportionnel au carré du temps ;
c) La vitesse que possède (v) un mobile qui tombe est directement
proportionnelle à la durée de chute ;
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d) L’accélération de la pesanteur (g) est constante à un même endroit de
la Terre, mais elle varie en fonction de l’altitude.
Cela est traduit mathématique par :
1
h = g. t 2 et v = g. t
2
Remarques
- Si le mobile tombe avec la vitesse initiale, on a
1
h = v0 t + g. t 2 et v = v0 + g. t
2
- Lorsqu’on lance un corps, il effectue un M.R.U.D. et dans ce cas on a :
1
h = v0 t − . g. t 2 ⇒ v = v0 − g. t
2
le mobile monte jusqu’à ce que la vitesse devient nulle, c’est-à-dire
pendant une durée telle que : t = v0 ⁄g et h = v02 ⁄2g ce qui donne
v0 = √2. g. h
2.1.2.4. Mouvement Circulaire Uniforme
Vitesse
Le mouvement d’un mobile est circulaire uniforme lorsque le mobile se
déplaçant le long d’une circonférence parcourt des arcs de cercle proportionnels
aux temps employés à les parcourir.
a) Vitesse linéaire : Le rapport des arcs de cercle s parcourus au temps t
employés à les parcourir est le module de la vitesse ou vitesse linéaire.
s
v = = C ste
t
La vitesse linéaire v d’un mobile parcourant une circonférence de rayon r en un
temps T, appelé période, est donnée par la relation :
2πr
v=
T
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b) Vitesse angulaire : La vitesse linéaire étant constante ; la vitesse angulaire
du mobile ; angle au centre ω décrit en l’unité de temps par le mobile, est
constante, elle vaut :
v 2π
ω= ; ω=
r T
c) L’accélération Centripète : Un mobile animé d’un mouvement circulaire
uniforme est soumis à une accélération dirigée vers le centre de la
circonférence décrite, accélération qualifiée de centripète.
v2
a= ou a = ω2 . r
r
QUANTITE DE MOUVEMENT (p)
Un corps en mouvement possède autre chose que la vitesse. Il fallut faire appel
à une nouvelle quantité fondamentale, la quantité de mouvement : le produit de la
masse de ce corps par la vitesse.
𝐩 = m. v
Comme la vitesse, la quantité de mouvement est une grandeur vectorielle. Dans
le système SI, p s’exprime en kg. m⁄s. Si la quantité de mouvement est
constante, le mouvemente est rectiligne et elle est qualifiée de linéaire.
2.2. DYNAMIQUE
2.2.1. Notions de force
Lorsqu’on exerce une poussée ou une traction sur un objet, on lui applique une
force. Les forces sont à l’origine d’événements variés. Elles permettent aux
objets d’accélérer, de ralentir, de grimper des collines et de tourner des coins.
Elles peuvent aussi déformer la matière en la compressant, en l’étirant ou en la
tordant.
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1. Définition :
La force est toute cause capable de modifier l’état d’un corps.
2. Effets d’une force
- Effets statiques : déformations des corps
- Effets dynamiques : modifications dans l’état de repos ou de mouvement
des corps.
3. Eléments d’une force
⃗
F
0 A
Les éléments d’une force sont :
- La direction ou ligne d’action ou support
- Le sens : de 0 vers A
- Le point d’application : le point d’application de la force est le point du
corps sur lequel agit directement la force.
- L’intensité ou grandeur : l’intensité d’une force est le nombre d’unités
qu’elle comporte.
La force est une grandeur vectorielle ; elle se représente donc par un vecteur.
4. Unité de force :
En MKSA, l’unité de la force est le Newton (N) ; ce dernier est la force
qui communique à une masse d’un kilogramme une accélération d’un
mètre par seconde.
1N = 1kg. m⁄s 2
Dans le système CGS, l’unité de la force est la dyne (dyn). La dyne est
force qui communique à une masse d’un gramme une accélération d’un
centimètre par seconde.
1dyn = 1. g. 1cm⁄s 2
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1N = 105 dyn
Dans le système MK ′ S, l’unité de la force est le kilogramme-force ou le
kilogramme-poids (kg ′ ).
1kg ′ = 1kg. 9,8 m⁄s 2 = 9,81N
1N = 102g ′
Le kilogramme-poids (kg ′ ) est la force avec laquelle la terre attire une masse
d’un kilogramme.
Le kilogramme-poids n’a pas la même valeur en tout lieu : le poids d’un corps
varie d’un lieu de la terre à l’autre tandis que la masse d’un corps est constante
en tout lieu.
La loi de HOOKE
Lorsque des forces s’exercent sur un objet, les dimensions de l’objet ont
tendance à changer. Par exemple, si l’on applique des forces opposées aux deux
extrémités d’un ressort, il s’allonge ou se comprime. Lorsqu’on relâche les
forces, le ressort reprend sa longueur initiale.
Un corps qui reprend ses dimensions initiales après le retrait de la force
appliquée est élastique.
Enoncé de la loi de HOOKE : « La déformation que subit un objet élastique est
proportionnelle aux forces appliquées pour le déformer ».
F = k. ∆l
Avec :
F : est la force exercée sur le ressort (en N)
∆l : l’allongement ou la compression du ressort (en m)
k : constante de Rappel du ressort( en N⁄m)
2.2.2. Moment d’une force
Le moment d’une force F par rapport à un point 0 est, par définition, le produit
de la force F par la distance d du point 0 à la direction de la force.
ℳ = F. d
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Il est un vecteur, car il a :
- le point d’application qui est le point O ;
- la ligne d’action qui est perpendiculaire au plan formé par le point O et la
⃗ ;
force F
- le module o l’intensité.
⃗
F d
O
2.2.3. Les lois du mouvement de Newton
1ière loi (principe d’inertie)
« Lorsqu’un corps matériel ne subit aucune force résultante externe, il conserve
une vitesse constante. Ou Lorsque aucune force résultante ne s’exerce sur un
objet, celui-ci demeure au repos ou en mouvement rectiligne uniforme »
Ce qui signifie qu’un corps matériel au repos ne peut de lui-même modifier son
état de repos ou de mouvement rectiligne uniforme.
2ième loi (Principe fondamental de la dynamique)
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« Si une force résultante ⃗F agit sur un objet, l’objet accélère dans la direction de
la force. L’accélération a⃗ est directement proportionnelle à résultante et elle est
inversement proportionnelle à la masse m de l’objet ».
⃗F
a⃗ = m ⇒ ⃗F = m. a⃗
3ième loi (Principe d’action et de réaction)
« Pour chaque force d’action, il existe une réaction de grandeur équivalente,
mais de direction contraire » ou « Si un objet A exerce une force sur un objet B,
alors B exerce une force équivalente en grandeur, mais contraire en direction,
sur l’objet A ».
2.3. TRAVAIL, PUISSANCE
2.3.1. Travail des forces
Le terme travail a une signification précise en physique. Un travail mécanique
est effectué sur un objet lorsqu’une force déplace cet objet.
Exemple : Un travail est accompli lorsqu’un poulet cuit au four, mais ce n’est
pas un travail mécanique. Par contre, lorsque tu tiens un objet lourd sur
l’épaule, tu n’accomplis aucun travail sur cet objet puisque tu ne le déplaces pas.
Si tu déplces l’objet deux fois plus loin, tu auras accompli deux fois plus de
travail. La quantité de travail est directement proportionnelle au déplacement
de l’objet.
Si tu appliques une force deux fois plus grande pour que l’objet se déplace sur la
même distance, tu accompliras aussi deux fois plus de travail. La quantité de
travail est directement proportionnelle à la force appliquée sur l’objet.
Dans chaque cas, on calcule la quantité de travail effectuée en multipliant la
force appliquée par le déplacement de l’objet.
T = ⃗F. e⃗
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Avec :
T : le travail effectué sur l’objet, en joules ;
⃗F : la force parallèle au déplacement, en newton ;
e⃗ : le déplacement de l’objet, en mètre
Bien qu’il soit le produit de deux quantités vectorielles, le travail est une
quantité scalaire.
Remarques
- Si la force et le déplacement sont de même sens, le travail de la force est
positif ou moteur, c’est-à-dire :
T = +F ⃗ . e⃗
- Si la force et déplacement sont de sens contraire, le travail de la force est
négatif ou résistant ; dans ce cas on a :
T = −F ⃗ . e⃗
- Si la direction du déplacement et la direction de la force font un certain
angle, le travail effectué est calculé par :
T = ⃗F. e⃗. cos θ
Cas particulier :
Si θ = 90° , une force dont le point d’application se déplace
perpendiculairement à la ligne d’action de la force ne produit aucun travail.
Unités de travail
a) Système MKSA, l’unité du travail est le joule (j)
1j = 1N. 1m
b) Système MK ′ S , l’unité du travail est le kilogrammètre(kgm)
1kgm = 1k ′ . 1m ; 1kgm = 9,81j
3.3.2. La puissance
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Dans la vie de tous les jours, on ne fait pas de distinction entre travail et
puissance, mais en physique, cette différence est très importante. On entend par
puissance la quantité de travail accompli par rapport au temps.
Exemple : La machine qui accomplit une certaine quantité de travail plus
rapidement qu’une autre fournit plus de puissance.
Formule : Dans le cas d’une machine travaillant à un rythme constant, on
calcule la puissance en divisant le travail effectué par le temps requis :
T
P=
t
L’unité de mesure de la puissance est le joule par seconde qui, en unités SI,
correspond à un watt (W), soit 1 J⁄s = 1W.
On utilise aussi le CHEVAL VAPEUR (ch.).
1ch = 75 kgm⁄s
1kgm = 9,81j
1 kgm⁄s = 9,8w, puisque 1ch = 75 kgm⁄s.
1ch = 736W
2.4. ENERGIE MECANIQUE
Aucune machine ne peut fonctionner sans combustible. Tout comme l’essence
est le carburant d’un moteur de voiture, la nourriture est celui du corps
humain. La nourriture te donne la capacité de travailler ; elle te fournit de
l’énergie. L’énergie, c’est ce qui permet d’accomplir un travail.
Chaque fois qu’il y a travail, l’énergie est communiquée de l’objet accomplissant
le travail à l’objet sur lequel le travail est effectué. Le travail est une
transmission d’énergie.
Il est commode de mesurer le travail et l’énergie avec la même unité, à savoir le
joule. Si tu effectues un travail de 5000J sur un objet par exemple, tu as
communiqué 5000J de ton énergie à l’objet.
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En effectuant un travail sur un objet, on augmente l’énergie de cet objet. En
termes mathématiques, cette relation est exprimée par l’équation suivante :
T = ∆E
2.4.1 Energie potentielle gravitationnelle
Tout objet soulevé possède de l’énergie et peut accomplir un travail en
tombant. A titre illustratif, le Bélier qui enfonce des pieux fonctionne selon ce
principe. L’énergie potentielle emmagasinée dans la masse, lorsqu’elle est
haute, peut servir à enfoncer un très long pieu d’acier dans le sol.
L’énergie qu’un objet emmagasine du seul fait de sa distance au-dessus de la
surface de la Terre est l’énergie potentielle gravitationnelle, Ep .
On calcule l’énergie potentielle gravitationnelle au moyen de l’équation
suivante :
Ep = m. g. h
Avec :
Ep : l’énergie potentielle gravitationnelle de l’objet, en joules ;
m : la masse de l’objet, en kilogrammes ;
g : la force du champ gravitationnel, en newtons par kilogramme ;
h : est la hauteur mesurée verticalement depuis la position zéro.
2.4.2. Energie cinétique
Tout corps en mouvement possède de l’énergie et peut accomplir du travail sur
tout autre objet qu’il frappe en perdant la vitesse.
Sous l’influence d’une force résultante (θ = 0), un corps accélère lorsqu’un
travail lui est appliqué, pour vaincre l’inertie. Sa vitesse augmente et il gagne
de l’énergie cinétique.
Mathématique, nous définissons l’énergie cinétique de translation d’un corps de
masse m, qui se déplace avec la vitesse v par :
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1
Ec = mv 2
2
Avec :
Ec : énergie cinétique, en joules ;
m : la masse de l’objet, en kilogramme ;
v : la vitesse de l’objet, en mètres par secondes
CONSERVATION DE L’ENERGIE MECANIQUE
L’un des énoncés les plus fondamentaux de toute la physique est la
conservation de l’énergie.
Enoncé : « Dans toute transmission ou transformation d’énergie, la quantité
totale d’énergie demeure constante » cela est traduit par la loi selon laquelle
l’énergie n’est ni créée ni détruite.
(Heinrich von Helmoholtz, en 1847).
2.5 FORCE GRAVITATIONNELLE : ATTRACTION UNIVERSELLE
1. Loi de NEWTON
Si M et m représentent les masses des corps en présence et d la distance qui les
sépare, la force d’attraction F est donnée par la relation :
M. m
F=G
d2
Le coefficient G, qui est la constante de gravitation est définie par l’attraction
exercée entre deux masses unitaires distantes d’une longueur unitaire ;(G =
6,62. 10−10 m3 ⁄kg. s 2 .
La loi de Newton régit les attractions réciproques des astres : elle est
connue dans ce cas sous le nom de loi de gravitation.
Cette loi de gravitation a conduit à la découverte des planètes Neptune et
Pluton.
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La loi de l’attraction universelle explique la cause pour laquelle les corps
matériels qui se trouvent dans le voisinage d’un astre sont soumis à une
force qui les attire vers l’astre.
La force de gravitation à laquelle est soumis un corps déterminé est
proportionnelle à la masse de l’astre.
2. Le poids
La force d’attraction exercée sur un corps par la Terre ou le poids du corps est
un cas particulier de l’attraction universelle.
Chaque objet possède son propre champ gravitationnel, bien que, la plupart du
temps, il soit négligeable. Le champ gravitationnel d’un objet à un une certaine
distance de cet objet dépend de cette distance et de la masse de l’objet. La Terre
a son champ de gravité : chaque kilogramme de masse placé à la surface de la
Terre subit une force de 9,8N. On représente le champ gravitationnel par la
variable g. La valeur du champ gravitationnel à la surface de la Terre est :
P = m. g
Si m = MT , la formule précédente s’écrit :
P = MT . g ⇒ g = k. MT ⁄d2
Avec :
MT : Masse de la Terre (≈ 5,975 1024 kg) ;
Ainsi on conclut que :
- l’intensité du poids d’un corps est directement proportionnelle à la masse
de ce corps.
- L’intensité du poids d’un corps varie sous l’influence des causes qui font
varier l’accélération g due à la pesanteur et en un endroit déterminé (d
constant), une constante indépendante de la masse du corps.
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N.B. : Tout corps placé au voisinage de la Terre est soumis à l’attraction
terrestre : il existe donc autour de la Terre un champ de force que nous
appellerons Champ de Pesanteur.
La valeur de g décroit légèrement avec l’altitude, il en est de même de
l’intensité du poids d’un corps (Von Jolly : physicien Allemand 1809-
1884).
La valeur de g croit légèrement avec la latitude, il en est de même du
poids d’un corps.
LATITUDE VALEUR DE g ALTITUDES VALEURS
DE g
A 0° 9,781m⁄s 2 0m 981cm⁄s 2
l’équateur
A Alger 36°45’N 9,799m⁄s 2 1000m 980,7cm⁄s 2
A 50°51’N 9,811m⁄s 2 5000m 979,5cm⁄s 2
Bruxelles
Au pôle 90° 9,832m⁄s 2 10000m 977,9cm⁄s 2
3. Différence entre le poids et la masse
Le poids est une grandeur vectorielle, tandis que la masse est une
grandeur scalaire ;
La masse est la quantité de matière formant un corps. Elle correspond à
également à la mesure de l’inertie d’un corps et elle est invariable en tout
point de l’espace. Mais le poids est la force avec laquelle la Terre attire
un objet vers elle. Cette force est égale à la masse multipliée par la valeur
du champ gravitationnel ; elle varie suivant l’endroit considéré.
N.B. : Ne pas confondre le kilogramme-force du kilogramme-poids.
Le kilogramme-poids est la d’attraction de la terre sur une masse d’un
kilogramme.
1kg ′ = 9,81N
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3. Densité, Masse volumique, Poids volumique
1°) Densité :
Il est souvent pratique de comparer la masse volumique d’une substance à celle
de l’eau, surtout quand il s’agit d’objets qui flottent sur l’eau. Le résultat est ce
qu’on appelle la densité de la substance par rapport à l’eau. On définit également
la densité comme étant le rapport entre la masse volumique d’une substance et
la masse volumique de l’eau pure à 4°C.
2°) Masse volumique :
Une des caractéristiques les plus évidentes de la matière est que les différentes
substances n’ont pas la même densité. Par exemple : un kilogramme de plomb a
un volume beaucoup plus petit que celui d’un kilogramme de plumes.
Quand nous avons à étudier les propriétés globales des matériaux plutôt que les
comportements individuels de leurs constituants, il est souvent plus commode
d’employer des quantités qui sont indépendantes du volume. Ainsi, nous
définissons la masse volumique d’un matériau comme la masse par unité de
volume :
m
ρ=
V
Avec :
𝜌 (rho) : masse volumique, en kilogrammes par unité de volume
Remarque :
- La masse volumique est une caractéristique du matériau tandis que la
masse et le volume sont des caractéristiques d’un objet.
- 1 g⁄cm3 = 103 kg⁄m3 , c’est-à-dire la masse volumique de l’eau est
1 g⁄cm3 ou 103 kg⁄m3 .
3°) Poids volumique :
Le poids volumique d’un corps est la masse de l’unité de volumique de ce corps.
Si P est le poids d’un corps, de volume V, le poids volumique de ce corps est :
P
PV = où PV est le poids volumique, en N⁄m3
V
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RELATION ENTRE MASSE VOLUMIQUE ET POIDS VOLUMIQUE
Puisque P = m. g ; le poids volumique vaut donc :
PV = ρ. g
2.6. APPLICATIONS
STATIQUE DES FLUIDES, DYNAMIQUE DES
CHAPITRE III : FLUIDES
Les liquides et les gaz s’écoulent, c’est pourquoi on les appelle des fluides. Leurs
atomes et/ou leurs molécules peuvent se déplacer assez librement ; cela leur
confère tout un ensemble de propriétés communes. Il est cependant difficile de
définir la notion de fluide d’une façon précise. Même le diamant peut couler
comme la cire molle si on le soumet à une pression suffisamment élevée (1,7 ×
1011 Pa). Il serait peut-être plus approprié de dire qu’un fluide est un agrégat
d’atomes qui ne résiste pas notablement au cisaillement.
La mobilité inhérente aux fluides les rend indispensables à toute forme connue
de la vie. Le corps humain lui-même est un système dynamique de fluides ; nous
respirons, buvons, saignons et excrétons des fluides.
3.1. STATIQUE DES FLUIDES
3.1.1. Liquides
Très peu de liquides existent dans la nature en grandes quantités. A part l’eau
et le pétrole, la plupart des autres liquides sont fabriqués.
La compétition entre l’énergie thermique et l’énergie de liaison détermine l’état
d’un système atomique. Le liquide est un état intermédiaire entre la violence
aléatoire du gaz et le calme relatif du solide. La température du liquide doit être
« juste ce qu’il faut » pour équilibrer les forces intermoléculaires : à haute
température, il se transforme en un gaz et à basse température en un solide.
L’aptitude à couler, qui est la propriété caractéristique des fluides, varie avec la
force de cohésion d’une substance à une autre.
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3.1.2. Gaz
Malgré leur similitude mécanique fondamentale, les gaz offrent des propriétés
fort variées.
Beaucoup de ces gaz (azote, oxygène, hélium, dioxyde de carbone,…) sont
transparents. Quelques-uns sont colorés : le chlore est jaune pâle, le brome est
brun-orange. Le radon est radioactif et dangereux, l’oxygène est le souffre de
vie, le monoxyde de carbone est mortel,…
3.1.3. Pression hydrostatique
Même si le terme pression est couramment utilisé, il a un sens bien précis en
physique.
La pression est le rapport de la force qui s’exerce perpendiculairement à une
surface, divisé par la grandeur de la surface. C’est-à-dire que si une force est
répartie sur une surface et agit normalement à cette surface, on définit la
pression comme le quotient de la force par cette surface :
F
p=
S
où F : la force (en newton) qui agit perpendiculairement à une surface donnée ;
S : surface, en mètres carrés ;
p : la pression en pascals (Pa).
1Pa est la pression exercée par une force de 1N agissant perpendiculairement
sur une surface de 1m2 (1Pa = 1 N⁄m2 ).
Dans le système MK ′ S : on a le kilogramme-poids par mètre carré (kg ′ ⁄m2 ).
Dans la pratique courante, le N⁄m2 , et kg ′ ⁄m2 , sont trop petites, on utilise
aussi le kg ′ ⁄cm2 ; l’atmosphère.
1atm = 1033 g ′ ⁄cm2
1 kg ′ ⁄m2 = 9,81 N⁄m2 ou 1 kg ′ ⁄m2 = 9,81Pa
Puisque 1 g ′ ⁄cm2 = 10 kg ′ ⁄m2 ,
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= 98,1Pa
1atm = 98,1 × 1033 = 101337 Pa
Dans le système CGS, l’unité de pression est la barye (μb).
1P = 105 dyn⁄104 cm2 = 10μb
Le bar(b) vaut 106 baryes :
1b = 106 μb
1b = 103 μb
or 1g ′ ⁄cm2 = 981 dyn⁄cm2 = 981μb = 0,981mb
Donc, 1𝑚𝑏 = 1,02 𝑔′ ⁄𝑐𝑚2
1atm = 1033⁄0,981 = 1013mb = 101325Pa
Note :
- La pression est une quantité scalaire ; en chaque point, elle a une valeur
mais pas une direction.
- La force exercée par un fluide au repos sur toute surface rigide est
toujours perpendiculaires à cette surface.
3.1.4. Pression et pression hydrostatique
La pesanteur est la cause de la pression hydrostatique ; c’est-à-dire que la
pression d’un fluide à une profondeur h est égale au poids du liquide contenu
dans un cylindre de section égale à l’unité de la surface et de ladite hauteur.
A l’intérieur d’un liquide exposé à la pression atmosphérique, la pression à un
endroit précis ne dépend que de la profondeur mesurée à cet endroit et de la
nature du liquide.
- la pression à des profondeurs égales d’un fluide est égale ;
- la pression s’exerce également dans toutes les directions ;
- la pression perpendiculairement à la surface en contact ;
- on peut calculer la pression à une profondeur en utilisant l’équation :
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p = ρ. g. h
Avec :
𝑝 : pression du fluide, en pascals
ρ : masse volumique du fluide, en kilogrammes par mètres cubes
g : champ gravitationnel, en newtons par kilogramme
h : la profondeur du fluide en mètres.
N.B : cette équation n’est valable que dans le cas de fluides dont la masse
volumique demeure constante, quelle que soit la profondeur, et dans le cas des
profondeurs pour lesquelles la champ gravitationnel demeure constant.
3.1.5. Principe de Pascal
En 1650, Blaise PASCAL, mathématicien et philosophe français, découvrit une
propriété très importante et très utiles des fluides. Cette découverte est à
l’origine de ce qu’on connaît maintenant comme le principe de Pascal.
Énoncé du principe de Pascal :
« La pression s’exerçant sur un fluide enfermé est transmise uniformément et
sans perte dans le fluide ; elle agit dans toutes les directions,
perpendiculairement aux parois du contenant.
3.1.6. Poussée d’Archimède (Savant de l’antiquité : 287-212 av.J.C)
Considérons un corps plongé verticalement dans un fluide de poids volumique.
Ce corps est soumis aux forces dont la résultante vaut :
F = P. V
Le produit P. V = p′ ⇒ F = p′
Donc, la résultante des forces de pression exercées sur le corps immergé est
égale au poids du fluide déplacé ; elle dirigée verticalement de bas en haut.
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Enoncé du principe d’Archimède :
« Tout corps plongé dans un fluide subit une poussée dirigée vers le haut, dont
la grandeur est égale au poids du fluide déplacé ».
3.1.7. Equilibre de deux liquides non mixibles dans deux vases
communicants
Soient deux liquides non mixibles de poids volumiques (𝜌) en équilibre dans
deux vases communicants ; et P et P ′ les pressions aux points m et m′ de la
surface horizontale MN passant par la surface de séparation de deux liquides
qui sont égales.
A B Soient p0 et p′0 les pressions gazeuses exercées sur
les surfaces libres des liquides dans A et B, et h et h′
h′ les hauteurs des colonnes des liquides dans A et B.
h Les pressions au point m et au point n, valent
n N respectivement
M m
N.B : Dans les vases communicants, les hauteurs des colonnes de liquides
mesurées à partir de la surface de séparation de ces liquides, sont en raison
inverse de leur poids volumique.
h⁄h′ = p′ ⁄p
3.2. DYNAMIQUE DES FLUIDES
3 .2.1. Ecoulement d’un fluide
Des expériences réalisées par O. Reynolds en 1883 sur le mouvement des
fluides dans des tubes ont montré qu’il y avait deux régimes distincts
d’écoulement : laminaire et turbulent. Si vous soufflez doucement l’air entre vos
lèvres, vous obtenez le cas extrême d’un écoulement régulier et précis. Si vous
toussez, vous obtenez l’autre cas extrême d’un éclatement de l’air en un
mouvement complexe et tourbillonnant.
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a) Ecoulement laminaire
Si un fluide se déplace de façon que la vitesse en tout point de ce fluide reste
constante en module et en direction, nous disons qu’on a un écoulement régulier.
Dans le monde réel où les fluides subissent des forces de frottement interne, un
écoulement régulier signifie habituellement un écoulement lent. La vitesse peut
être différente en différents points ; mais en un point donné de l’espace, le
liquide a la même vitesse à tout instant. Le mouvement d’un fluide est appelé
écoulement laminaire si les couches successives de molécules dudit fluide se
déplacent doucement et régulièrement l’une à côté de l’autre.
b) Ecoulement turbulent
L’écoulement turbulent correspond à un mouvement irrégulier chaotique et
variable. Si les molécules d’un fluide réel ont une grande vitesse et rencontrent
une discontinuité ou un obstacle, elles tournoient en petits tourbillons
transportant de l’énergie qui finissent par créer des boucles dans les lignes de
courant.
Aux vitesses suffisamment élevées, le fluide a assez de quantité de mouvement
pour contourner les obstacles ; l’écoulement n’épouse plus la forme de ces
obstacles. L’écoulement d’un fluide réel dans un tuyau ou autour d’un obstacle
dépend de sa viscosité. La couche du fluide qui est en contact avec la paroi
solide adhère et reste immobile par rapport à la paroi.
3.2.2. Résistance des fluides
1. Lois de la résistance des fluides
1° La résistance Fr est sensiblement proportionnelle à la surface S que le corps
présente au déplacement du fluide.
2° La résistance Fr dépend de la vitesse relative v du fluide par rapport au
corps. Pour des vitesses supérieures à 0,5m⁄s la résistance est directement
proportionnelle à la vitesse.
3° La résistance Fr dépend de la nature du fluide.
4° La résistance Fr dépend de la forme du corps.
2. Résistance de l’air
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La résistance de l’air est exprimée par la relation :
Fr = K. S. v 2
Avec :
Fr : est la résistance de l’air, en aérodynamique ;
S : la surface ;
v : la vitesse du mobile ;
K : coefficient dépendant de la masse spécifique de l’air et de la forme du cops.
Pour le disque, sphère et fuseau, les valeurs de K sont respectivement : 0,085,
0,016, 0,002.
3. Vitesse limite de chute dans l’air
Le mouvement de chute des corps dans l’air est contrecarré par la résistance de
l’air. Le mobile est soumis à deux forces verticales : le poids P, et la résistance
de l’air Fr dirigée vers le haut.
La différence (P − Fr ) donne à chaque instant la force accélératrice. Si cette
différence est positive, la vitesse du mobile augmente. Il arrive un moment où
l’on a : P = Fr , et la résultante des forces agissant sur le corps est nulle ; le
corps conserve sa vitesse constante.
Le mouvement du mobile devient uniforme et la vitesse qui anime le mobile est
sa vitesse limite vl de chute dans l’air.
La vitesse limite peut être tirée de l’égalité : P = K. S. v 2 .
Si vl = v, on a alors :
P
vl = √
K. S
3.3. APPLICATIONS
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P a g e | 38
CHAPITRE IV : OPTIQUE GEOMETRIQUE
4.1. Introduction
Les premiers ouvrages de l’optique ont été écrits par les philosophes et
mathématiciens grecs. Ce qui fait que l’optique soit un mot d’origine
grecque « optico »qui signifie, relatif à la vue.
L’optique est une partie de la physique qui étudie les lois de la
lumière et de la vue. Elle dite géométrique quand elle trouve des solutions à ses
problèmes dans les formes géométriques.
Actuellement, l’optique connait une croissance exponentielle car
elle passe à la pointe du progrès scientifique du fait de la découverte du laser,
l’acronyme de l’expression anglaise light amplification by the stimulated emission of
radiation, soit l’amplification de la lumière par émission stimulée de radiation.
Il existe de nombreuses formes d’énergies. Un des principaux
modes de propagation de l’énergie est le rayonnement, appelé « rayonnement
électromagnétique ». Ce dernier est composé d’ondes qui sont des propagations
de proche à proche, d’un signal accompagnées d’un transfert d’énergie sans
transport de matière).
La quantité d’énergie véhiculée par le rayonnement est déterminée par la
fréquence et la longueur des ondes composent.
La gamme des rayonnements possibles est appelée « spectre
électromagnétique », et s’étend des ondes radio longues et courtes utilisées en
communication, aux rayons gamma, en passant par les infrarouges, les
ultraviolets. C’est le rayonnement de cette partie qu’on appelle la lumière.
4.2. Sources lumineux
Tout corps qui émet de la lumière constitue une source lumineuse. Ainsi, on
distingue deux sortes de sources lumineuses : primaire et secondaire.
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Les sources lumineuses primaires sont des corps qui produisent la lumière
qu’ils émettent, tandis que les sources lumineuses secondaires sont des corps
qui émettent la lumière qu’ils reçoivent des autres sources par diffusion.
On distingue deux sortes de sources lumineuses primaires : les sources
lumineuses primaires naturelles, par exemple le Soleil, les Etoiles, les Lucioles ;
et les sources lumineuses primaires artificielles, par exemple Ampoules,
Télévision, etc.
Notons que toutes les matières n’émettent la lumière de la même façon, c’est
alors que, à part les sources lumineuses précitées, s’ajoutent :
- Les matières incandescentes : celles qui émettent de la lumière
lorsqu’elles sont chauffés à une température suffisamment élevée
(exemple le filament d’une ampoule) ;
- Les matières luminescentes : elles émettent de la lumière en produisant
de l’énergie par une réaction qui dégage peu de chaleur (par exemple, les
Lucioles sont des bioluminescentes) ;
- Les matières fluorescentes : les matières qui émettent de la lumière
immédiatement après avoir absorbé un rayonnement incident de plus
haute énergie (par exemple, un tube fluorescent). L’émission de lumière
se termine aussitôt que cesse le rayonnement.
- Les matières phosphorescentes : émettent et emmagasinent un
rayonnement de haute énergie et continuent d’émettre de la lumière une
fois la source de rayonnement retirée (par exemple, le cadran lumineux
d’une montre).
4.3. Propagation des ondes lumineuses
La lumière se propage en ligne droite représentée par un rayon lumineux, la
trajectoire qu’emprunte l’énergie lumineuse.
Dans le vide, toutes les ondes électromagnétiques ont la même vitesse
appelée « célérité » ou « vitesse linéaire » qui est la plus grande vitesse que l’on
connaisse pour transmettre une information. Aucun objet et aucune particule
matérielle ne peut atteindre cette vitesse.
Elle vaut : c = 3. 108 m⁄s.
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Dans les autres milieux autres que le vide, la célérité dépend de la fréquence et
de leur indice de réfraction.
Exemples :
- la lumière met 1,25 pour nous parvenir de la lune est 8min20sec du
soleil.
- Pour les étoiles les plus éloignées, la lumière parcourt une année lumière
qui vaut : 9,47. 1015 m.
4.4. Transmission de la lumière
La lumière émise par une source se transmet d’un corps à un autre en
traversant quelques milieux.
On distingue :
1°) le milieu homogène dans lequel la composition de la lumière est la même en
tous les points.
2°) le milieu isotrope dans lequel les propriétés de la lumière sont les mêmes
dans toutes les directions.
3°) le milieu transparent qui laisse passer nettement la lumière. Exemple :
verre, l’eau, certains sachets, etc.
4°) le milieu translucide qui absorbe plus ou moins la lumière. Exemple : papier
huilé
5°) le milieu opaque qui arrête totalement la lumière. Exemple : homme, mur,
etc.
4.6. Principe fondamental de l’optique géométrique
Dans un milieu transparent, homogène et isotrope, la lumière se propage
toujours en ligne droite appelée « rayon lumineux ».
Un faisceau de la lumière est un ensemble de rayons lumineux et on le
représente par plusieurs rayons. Ceux-ci peuvent être convergents, divergents
ou parallèles.
Un faisceau très étroit peut également être appelé « pinceau ».
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Faisceau parallèle
Faisceau divergent Faisceau convergent
4.7. Phénomènes d’ombres et de pénombres
Lorsque la lumière parvient à un obstacle rigide, il se produit une ombre sur le
sol. Les contours bien dessinés de l’ombre nous rappellent que la lumière se
déplace en ligne droite. Cette propriété est appelée « propagation linéaire ».
Cependant, bien que la lumière se déplace en ligne droite, il existe de nombreux
phénomènes où elle peut être déviée. La réflexion, la réfraction, la diffusion et la
diffraction sont quelques exemples.
4.7.1. Ombre :
Un objet éclairé par une source lumineuse ponctuelle donne sur l’écran une
zone d’ombre appelée ombre portée et la zone non éclairée par la source est
l’ombre propre.
Une ombre est une zone sombre créée par l’interposition d’un objet opaque
entre une source de lumière et une surface qu’éclaire cette lumière. Elle se
matérialise par une silhouette sans épaisseur.
L’ombre propre d’un objet est la partie que la lumière principale n’atteint
pas en plein, qui est donc plus sombre. L’ombre portée est la partie d’un
autre objet que celui qui fait écran prive de lumière.
L’ombre portée est la zone soustraite aux rayons lumineux incidents par
un objet sur son support.
4.7.2. Pénombre :
La pénombre est la zone de moindre éclairement que détermine l’interception
partielle de la source lumineuse par un objet. En astronomie, cette zone
correspond, à la surface de la Terre, à une éclipse partielle du soleil.
La pénombre est aussi, dans le langage courant, le crépuscule, l’état d’un lieu
mal éclairé.
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Ombre propre
Source lumineuse
Obstacle Ombre portée
Ec
ra
Pénombre
n
N.B :
- la Terre tourne autour du Soleil et elle est éclairée par ce dernier. Il fait jour
dans la zone éclairée et nuit dans la zone non éclairée, c’est-à-dire que la nuit
est l’ombre propre de la Terre.
- l’éclipse est un phénomène naturel produit à la suite d’alignement de la Terre,
la lune et le Soleil
On observe sur la Terre une région qui reçoit l’ombre portée de la Lune, c’est la
région d’éclipse totale du Soleil. Dans la région correspondant à la zone de
pénombre, c’est l’éclipse partielle.
Il existe aussi des éclipses lunaires.
4.8. Lois de Descartes
4.8.1. La réflexion de la lumière
La réflexion de la lumière est un brusque changement de direction de la lumière
qui, après avoir rencontré une surface réfléchissante, revient dans le milieu
initial de propagation.
𝑛𝑜𝑟𝑚𝑎𝑙𝑒
𝑟𝑎𝑦𝑜𝑛 𝑟é𝑓𝑙é𝑐ℎ𝑖
𝑟𝑎𝑦𝑜𝑛 𝑖𝑛𝑐𝑖𝑑𝑒𝑛𝑡
𝑖 𝑟
𝑠𝑢𝑟𝑓𝑎𝑐𝑒 𝑟é𝑓𝑙é𝑐ℎ𝑖𝑠𝑠𝑎𝑛𝑡𝑒 𝑝𝑙𝑎𝑛𝑒/𝑚𝑖𝑟𝑜𝑖𝑟
𝑝𝑜𝑖𝑛𝑡 𝑑′𝑖𝑛𝑐𝑖𝑑𝑒𝑛𝑐𝑒
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Ainsi, on a :
- Un rayon frappant un miroir est un rayon incident
- Un rayon réfléchi par un miroir est un rayon réfléchi
- Le point où un rayon incident frappe un miroir est le point d’incidence
- La ligne de construction tracée perpendiculairement au miroir au point
d’incidence est la normale au plan du miroir.
- L’angle formé par la rencontre d’un rayon incident et de la normale est
l’angle d’incidence (𝑖)
- L’angle formé par la rencontre d’un rayon réfléchi et de la normale est
l’angle de réflexion (𝑟).
Lois de réflexion
1°) l’angle d’incidence est égale à l’angle de réflexion.
2°) le rayon incident, le rayon réfléchi et la normale sont situés dans un même
plan.
4.8.2. La réfraction de la lumière
a) Définition : La réfraction de la lumière est brusque changement de direction
de la lumière qui, après avoir rencontré une surface réfractante (dioptre) se
propage dans un milieu différent de son milieu de propagation.
Rayon incident Normale Rayon réfléchi
𝑖 𝑟
Air
Frontière
Verre
𝑅
Rayon réfracté
Les deux milieux sont caractérisés par leurs indices de réfraction 𝑛 et 𝑛′ .
Les lois de réfraction :
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1ière loi : le rayon incident et le rayon réfracté sont contenus le plan d’incidence.
2ième loi : les angles d’incidence î et de réfraction r sont tels que :
𝑛 sin î = 𝑛′ sin 𝑟
ou 𝑛1 sin î = 𝑛2 sin 𝑟
sin î 𝑛2
d’où ; =
sin 𝑟 𝑛1
4.9. Miroir plan
Définition :
Un miroir plan est tout objet plan ou poli qui reflète la lumière.
Caractéristiques :
Posons une bougie allumée 𝐴 devant un miroir plan M, un observateur voit
simultanément la bougie et une autre bougie allumée 𝐴′ dernière la vitre.
1° Le miroir plan donne une image virtuelle de l’objet et cette image est droite
et a même grandeur que l’objet.
2° L’image et l’objet sont symétriques par rapport au miroir.
3° L’image et l’objet sont inversés et se présentent comme une main droite en
face d’une main gauche.
Le principe de retour inverse
« Si l’on inverse le sens de propagation de la lumière, son trajet reste le
même », c’est-à-dire A peut devenir l’objet A et les rayons lumineux ne
changent pas de direction.
6.10. Miroirs sphériques
Définition
Les miroirs sphériques sont caractérisés par des calottes sphériques. Les
miroirs sphériques sont toutes surfaces sphériques qui reflètent la lumière.
On distingue :
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- Miroirs sphériques concaves ;
- Miroirs sphériques convexes.
Eléments géométriques d’un miroir sphérique
Soit le miroir sphérique représenté par le schéma ci-dessous
- S : sommet de la surface réfléchissante
- C : centre de courbure qui est le centre
A
D de la sphère à laquelle appartient le
C S miroir
- CA = R : rayon de courbure
- SC : Axe principal
B
- CD : Axe Secondaire
Miroirs sphériques concaves
Un miroir sphérique est dit concave, lorsque la partie inférieure reflète la
lumière.
Avec F : Foyer ;
SF : Distance focale notée f ;
S F C SC : Rayon de courbure
R
SF = FC et f =
2
Recherche de l’image d’un objet dans un miroir concave
Construction
- Tout rayon parallèle à l’axe principal se réfléchit en passant par le foyer ;
- Tout rayon passant par le foyer se réfléchit parallèlement à l’axe
principal ;
- Tout rayon passant par le centre de courbure, donc par l’axe secondaire,
se réfléchit sur lui-même.
L’objet est placé avant le centre de courbure.
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C A′ F S
A
B′
Miroirs sphériques convexes
Définition : Un miroir est dit sphérique convexe, lorsque la partie extérieure
reflète la lumière
C F
S
Tous les rayons réfléchis parallèles à l’axe principal convergent.
Recherche de l’image d’un objet dans un miroir
Vers le foyer F situé derrière le miroir. C’est un foyer virtuel convexe.
- Tout rayon parallèle à l’axe principal se réfléchit en passant par le foyer
virtuel ;
- Tout rayon passant par le centre de la courbure, donc par l’axe
secondaire, se réfléchit sur lui-même ;
Les deux rayons réfléchis se coupent et donnent l’image cherchée.
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B′
C
A′ S A
L’image est virtuelle et plus petite que l’objet.
6.11. Formules paramétriques et grandissement de miroirs sphériques
Les relations ci-dessous,
1 1 1 1 1 1
+ = (1) − =− (2) sont respectivement les formules
P P f P P f
paramétriques ou de position des miroirs sphériques concaves et convexes.
6.12. Les lentilles
Les lentilles sont des dioptres sphériques qui sont convergentes ou divergentes.
Les formules paramétriques ou de position sont, pour :
1 1 1
- les lentilles convergentes : + =
P P f
1 1 1
- les lentilles divergentes : − = −
P P f
Les grandissements est donné :
Hi P′
γ= =
Ho P
Avec :
p : position de l’objet par rapport à la lentille
P ′ : position de l’image par rapport à la lentille
f : distance focale ;
γ : grandissement.
Les propriétés des lentilles sont sensibles à celles des miroirs sphériques. La
convergente « C » d’une lentille est donnée par la relation suivante :
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1
C=
f
Avec :
C : convergence en dioptre (D) ;
f : distance focale.
Chapitre 5 : GENERALITES SUR LA TERRE
5.1. Les corps du système solaire
La terre n’est qu’un des corps de l’ensemble plus vaste que
constitue le système solaire, qui comprend :
Une étoile centrale ; le soleil ;
Huit planètes : depuis le congrès d’Août 2006, de l’Union Astronomique
Internationale
(I.A.U), une planète est définie comme un objet céleste en orbite autour du
Soleil ; ayant une masse et une gravité suffisante pour avoir acquis une forme
quasi-sphérique et pour avoir « éjecté » incorporé au satellisé les autres corps
initialement présents au voisinage immédiat de son orbite.
Parmi les planètes au sens strict, on distingue :
a) Quatre planètes telluriques (Mercure, Vénus, la Terre et Mars),
essentiellement constituées de silicates et des métaux ;
b) Quatre planètes géantes gazeuses (Jupiter, Saturne, Uranus et
Neptune), possédant chacune de nombreux satellites ;
c) Des ceintures d’Astéroïdes ; petits corps asphériques, silicatés dans la
ceinture d’astéroïdes entre Mars et Jupiter, plutôt constitués de glace
d’eau et de glace de Méthane dans la ceinture de Kuiper, au-delà de
Neptune.
d) Des planètes naines ; Pluton et Cérès (le plus gros des astéroïdes situés
entre Mars et Jupiter) ; définies comme des corps grossièrement
sphériques, en orbite autour du soleil mais n’ayant pas vidé leur
voisinage.
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Caractéristiques de la Terre et des autres planètes
Planète Rayon Période de Période de Inclinaison
Orbital révolution rotation
(degré)
Moyen (km) (jours ou année) (Jour ou
heure)
Mercure 58.106 86 j 59 j 7
Vénus 108.106 224 j 243 j 177,3
Terre 150.106 365,25 j 23,93 h 23,45
Mars 228.106 686 j 24,62 h 25,19
Jupiter 778.106 11,8 a 9,84 h 3,12
Saturne 1424.106 29,5 a 10,23 h 26,73
Uranus 2867.106 84 a 16 h 97,86
Neptune 4486.106 164 a 19,2 h 29,56
Pluton 5900.106 148 a 6,3 j 120
Les Mouvements des corps célestes
Nicolas Copernic (1473-1543) a établi que les planètes tournent
autour du soleil. Et, c’est Johannes Kepler (1571-1630), qui a proposé que la
Terre, comme toutes les planètes du système solaire, tourne autour du soleil en
décrivant une ellipse dont l’étoile occupe l’un des foyers. Les satellites font de
même autour de leur planète. Notons que chacun de ces corps a donc une
période orbitale, ou période de révolution, temps mis pour parcourir sa
trajectoire et revenir au même point. Pour la Terre cette période qui définit
l’année, est de 365, 25 jours.
Lois de Kepler et système à force centrale
1ière Lois : La trajectoire d’une planète est une ellipse dont le soleil occupe un
des foyers.
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2ième Lois : Pendant des durées (dt) égales, la planète balaye des aires (ds) égales
3ième Lois : Le cube du demi-grand axe de l’ellipse décrite par les planètes est
proportionnel au carré de leur période orbitale.
Depuis les travaux d’Isaac Newton (1643-1727) sur l’attraction gravitationnelle
des corps, on démontre que ces lois sont valables pour tout système de corps en
interaction gravitationnelle.
NB :
La première loi de Kepler affirme que chaque planète suit une trajectoire
elliptique, dont un des foyers est occupé par le soleil.
Newton démontre cela, en disant que cela résulte du fait que la force
1
d’attraction gravifique est une force centrale qui varie en , où r est la
r2
distance (variable) qui sépare la planète du soleil.
La troisième loi de Kepler affirme que T2=CR3 , où C est une constante,
quel que soit la planète du soleil.
Exemple : Soit R le rayon de l’orbite de la planète considéré et M sa masse,
tandis que M’ est la masse du soleil. Il suffit alors de combiner les deux lois de
Newton, la loi de la gravitation universelle et la relation fondamentale de la
dynamique, pour voir que
M.M′ M′ V2
Fg = G = M. a avec a = G =
R2 R2 R
a est la grandeur de l’accélération centripète.
Sa valeur dépend « du pouvoir attractif » du soleil, mais elle dépend également
de la grandeur V de la vitesse orbitale de la planète et du rayon orbital R.
V = 2πR/T avec T la période de révolution de la planète autour du soleil.
En tenant compte de V, et de a ; on trouve :
2
M′ 2πR 2
V =G =( )
R T
4π2
et donc T 2 = CR3 , où C =
GM′
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C dépend uniquement de la valeur de la constante de la gravitation universelle
G et de la masse du soleil M ′ , donc C est une constante qui est indépendante
des caractéristiques des planètes, comme l’affirme la troisième loi de Kepler.
5.2. L’attraction d’un corps sphérique
La masse m subit l’attraction gravifique de toutes les masses
situées à l’intérieur du corps sphérique.
D’une façon générale, considérons un corps quasi ponctuel de
masse m, situé à une distance r du centre d’un corps sphérique, à l’extérieur de
celui-ci.
La masse subit l’attraction gravifique de toutes les masses, m1, m2,
m3,… ; situées à l’intérieur de la sphère.
La force résultante F, sera la somme de toutes ces forces. Puisque
la grandeur de chacune de ces forces est proportionnelle à la masse m ; la
grandeur F de la résultante le sera également.
Un corps sphérique, tel la terre, le soleil ou d’autres corps célestes
n’est pas homogènes ; puisque les parties internes sont comprimées par le poids
des parties externes. Et ici il s’agit d’un corps sphérique, où la masse volumique
présente une symétrie sphérique.
En conclusion, un corps sphérique, ayant une distribution de masse
à symétrie, attire un corps quasi ponctuel extérieur, de masse m comme si toute
la masse M du corps sphérique était réunie en son centre. Le corps de masse m
subit donc une force d’attraction gravifique, qui est orientée vers le centre de la
sphère. Sa grandeur est proportionnelle au produit des masses et inversement
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P a g e | 52
proportionnelle au carré de la distance r qui sépare le corps de masse m du
centre de la sphère.
Mm
Fg = G
r2
Conclusion : Tout élément de matière de masse m subit la force d’attraction
gravitationnelle exercée par les autres masses : entre deux masses ponctuelles
m et M, la force d’attraction gravitationnelle g exercée par M sur m est
inversement proportionnelle au carré de la distance r séparant les deux points.
5.3. Première estimation de G
Newton a estimé la valeur de G à partir de ce qu’on savait de
l’attraction gravifique de la terre. Le poids P d’un corps de masse m est, en effet
égal à la grandeur de la force de la pesanteur qu’il subit.
P = m. g où g = 9,8 m⁄s 2
g : accélération de la pesanteur
En identifiant la force de la pesanteur à la force d’attraction gravifique de la
Terre, on peut exprimer P à partir de la loi de la gravitation universelle.
Considérons M la masse totale de la Terre ; et r0 son rayon ; il s’en découle :
g = G. M. m⁄r02
g. r02⁄
g = G. M⁄r02 ⇒ G = M
4π
Sachant que g ≈ 10m⁄s 2 et que r0 ≈ 6400Km , M = ρ. ( ) . r02 ,
3
où ρ est la masse volumique moyenne de la Terre.
Pour Newton ; ne sachant pas ce qui se passe dans la profondeur de
la Terre, et à l’intérieur de la Terre, il supposa que ρ devrait être comprise
entre 1Kg/l (pour l’eau) et 11Kg/l (pour le plomb) ; et il supposa une valeur de
ρ comprise entre 5 et 6Kg/l. Et delà, on a trouvé :
M = 6. 1024 Kg et G = 6 à 7. 10−11 Nm2 /Kg 3
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En effet, quel serait l’ordre de grandeur de la force d’attraction
gravifique entre deux sphères dont les masses m et m’ de l’ordre de 1Kg, et
séparées d’une distance d de l’ordre de 10cm.
La grandeur de la force est :
m. m′
FG = G 2 = 7. 10−8 N
d
C’est une force excessivement petite, puisque la Terre exerce sur ces mêmes
corps une force de grandeur mg = 10N.
Chapitre 6 : APPLICATIONS DE LA LOI DE NEWTON
6.1. Détermination de la masse du soleil
La masse du soleil peut être déterminée de manière indirecte, en
considérant la grandeur de la force d’attraction gravifique qu’il exerce sur la
Terre.
Cette force dépend de la masse M de la Terre et de la masse M’ du
soleil, ainsi que du rayon moyen R de l’orbite terrestre. Elle détermine
également le mouvement de la Terre, d’après la relation fondamentale de la
Mécanique.
MM ′
Fg = G 2 = Ma
R
La masse M de la Terre s’élimine en calculant la masse du Soleil M’ à partir de
la relation
M ′ = aR2 /G
V2
D’autre part, a = , où V est la grandeur de la vitesse orbitale de la Terre.
R
Puisque R = 150 000 000 Km, et puisque la période de révolution de la Terre
T = 365,25 J = 31,57 millions de secondes; on trouve que:
V = 2πR⁄T = 29,86 Km⁄s = 30 Km⁄s
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Cela conduit à une accélération centripète de grandeur
V2
a= = 5,94. 103 Km⁄s 2 = 0,006 m⁄s 2
R
Bien qu’on ne puisse pas « peser » le soleil, nous pouvons donc calculer sa
masse à partir des valeurs de a, R, et G.
Cette masse du Soleil M ′ = 2.1030 Kg.
La vitesse orbitale des satellites
Pour mettre en évidence ce qui est essentiel, nous allons nous
limiter au cas d’un satellite qui est animé d’un mouvement circulaire uniforme,
centre sur la Terre. Soit m sa masse ; tandis que celle de la Terre est M =
6.1024 Kg. La force gravifique que la Terre exerce sur le satellite détermine
alors la grandeur a de son accélération centripète ; puisque
Mm M V2
Fg = G = m a . Donc a = G =
r2 r2 r
Il résulte de la dernière égalité que v de la vitesse orbitale est déterminée par
les valeurs de la constante de la gravitation universelle G ; la masse de la Terre
M et le rayon r de son orbite.
GM
v=√
r
La masse m du satellite n’intervient pas et la vitesse orbitale requise diminue de
moitié pour un rayon orbital 4 fois plus grand.
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La satellisation requiert cependant une énergie plus grande quand
le satellite doit être écarté plus fortement de la Terre, puisque cela signifie que
l’on doit s’opposer constamment à sa pesanteur. Les orbites de basse altitude
sont donc privilégiées, de ce point de vue.
La période de révolution T d’un satellite tournant autour de la
Terre sur une orbite de rayon moyen r peut être calculée à partir de la formule
de la vitesse orbitale v ; ou directement à partir de la troisième loi de Kepler :
T r
= ( )3⁄2
T0 r0
LES SATELLITES GEOSTATIONNAIRES
Un satellite géostationnaire tourne autour de la Terre, en gardant
une position (pratiquement) constante par à celle-ci.
Le satellite géostationnaire est particulièrement adéquat pour
relayer les télécommunications et les émissions de télévision, sans variations de
puissance.
Le premier satellite géostationnaire commercial était Early Bird. Il
a été lancé par les Etats-Unis (en 1965). Il était stationné au-dessus de l’Océan
Atlantique et servait à l’échange de communication entre les Etats-Unis et
l’Europe, par Ondes radio dirigées.
Comment peut-on rendre un satellite géostationnaire ?
On doit le placer sur une orbite équatoriale circulaire, à une
altitude suffisamment grande pour que sa période de révolution T soit égale à
un jour sidéral. Il tourne alors à la même vitesse angulaire que la Terre et reste
donc au-dessus d’un lieu donné sur la surface de la Terre.
On peut calculer le rapport du rayon r de son orbite au rayon de la
Terre, en utilisant la relation :
r T
( )3⁄2 = = (23h56min⁄85min) = 16,89
r0 T0
r T
Donc ( )3⁄2 = = (16,89)2⁄3 = 6,58
r0 T0
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Pour r0 = 6400 Km, cela conduit à r = 42000 Km , ce qui correspond à plus
de 6 fois le rayon de la Terre et à une altitude,
h = 42000 Km − 6400 Km = 35600 Km
EFFETS DE LA ROTATION DE LA TERRE
Un observateur terrestre qui se trouve à une altitude L, participe à
la rotation de la Terre. Puisqu’il se trouve à une distance d de l’axe Nord-Sud, il
se déplace avec une vitesse de grandeur v et une accélération de grandeur a,
orientée vers l’axe de la Terre.
Admettant que la Terre est pratiquement une sphère de rayon r0 , on trouve
que :
𝑎
d
r0
L
v2
a= , d = r0 cosl et v = 2πd⁄T
d
Puisque la période de révolution T = 23h56min = 8600s et r0 =
6400 Km , il en résulte que :
2π 2
a=( ) r0 cosL = (0,034m⁄s 2 )cosL
T
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Considérons un système de référence qui tourne avec le pendule, on attribue
donc au corps de masse m une pesanteur apparente caractérisé par la force
⃗⃗⃗
P ′ = ⃗P + ⃗⃗⃗
F ′ = mg⃗ = m(g⃗ − a⃗)
L’accélération de la pesanteur g⃗ est remplacée par l’accélération g⃗⃗⃗′ = g⃗ − a⃗ .
On peut dire qu’il s’agit d’un effet centrifuge.
Pour un observateur terrestre, faisant des expériences en se référant à la Terre
qui tourne, la situation est tout à fait semblable.
Supposons qu’il se trouve à une latitude L et qu’il observe le comportement
d’un corps de masse m.
m
⃗
F
⃗⃗⃗⃗
Fg
P = m. g
Ce corps subit une force d’attraction gravifique due uniquement à l’attraction
gravifique de la Terre.
L’observateur terrestre fera cependant intervenir une force
centrifuge ⃗F = −ma⃗ , due à la rotation de la Terre autour de son axe Nord-
Sud.
C’est ce qu’on appelle usuellement la force de la pesanteur correspondant donc
à une pesanteur apparente caractérisée par la force :
⃗ = ⃗⃗⃗⃗
P Fg + ⃗⃗⃗
F ′ = m(g⃗⃗⃗⃗0 − a⃗) = m. g⃗ .
La force de la pesanteur mesurée à la surface de la Terre, en pesant la Terre
comme système de référence, n’est donc pas exactement égale à la force
d’attraction exercée par la Terre.
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NB : La terre est donc aplatie. Sa forme générale peut être calculée, en tenant
compte à la fois de la loi de la gravitation universelle et des effets centrifuges
qui résultent de la rotation de la Terre. Newton a montré qu’elle correspond à
un ellipsoïde (obtenu en faisant tourner une ellipse autour de son petit axe).
La surface idéalisée de la Terre constitue le « géoïde » qui est tel
que les rayons de la Terre et les grandeurs correspondantes de g au niveau de
la mer sont données par :
a = 6 356,912 Km et g = 9,832m⁄s 2 aux pôles
et b = 6 378,388 Km et g = 9,780m⁄s 2 à l′ Equateur.
Le rayon moyen de la Terre (défini comme étant celui d’une sphère de même
volume) est égal à r0 = 6 371,2 Km .
On constate que la valeur de g est réduite de 0,052 m/s2 quand on passe des
pôles à l’équateur.
Cela résulte de deux facteurs :
1) La rotation de la Terre conduit à l’apparition d’une force centrifuge qui
est maximale à l’Equateur, où elle s’oppose à la force d’attraction de la
Terre.
2) L’aplatissement de la Terre rend compte de la réduction supplémentaire
de 0,018 m/s2, mais il ne suffit pas d’admettre que la masse totale de la
Terre, (M = 5,97. 1024 Kg) est concentrée au centre de la Terre, à une
distance a des pôles, et à une distance b de l’équateur, puisque GM⁄ 2 =
a
2 2 2
9,854 m⁄s et GM⁄b = 9,788 m⁄s . La différence serait de 0,066
m/s2 .
Les valeurs de a et de b montrent que l’aplatissement de la Terre est assez
b−a 21Km
faible, puisque = Km ≈ 1/300 .
r0 6371
Retenons que c’est la théorie de la gravitation qui a permis la
détermination de la forme de la Terre. La rotation de la Terre fait apparaitre
des effets centrifuges qui se combinent avec l’attraction gravifique de la Terre,
pour donner lieu à une pesanteur apparente.
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P a g e | 59
Prenant la Terre comme système de référence, on attribue à un
corps de masse m un poids effectif P = m. g , légèrement inférieur à la grandeur
de la force d’attraction gravifique exercée par la Terre, sauf si l’on se trouve
aux pôles.
L’EXPLICATION DES MAREES
Le niveau de la Mer monte et descend deux fois par jour près des
côtes ; avec un retard d’environ 50 minutes d’un jour à l’autre. Puisque le
mouvement apparent de la Lune présente le même retard journalier, on a déjà
pensé dans l’Antiquité que ce phénomène était lié à l’existence de la Lune
(Pythéas vers 300 av.J.C). On admet que la Lune provoque deux surélévations
de la mer, l’une du côté de la Lune et l’autre du côté opposé à celle-ci.
Ceci conduit à une difficulté, puisque l’attraction gravifique de la
Lune ne peut expliquer que l’apparition d’une selle surélévation de la mer,
orientée vers la lune.
Pourquoi y en a-t-il une autre ?
Newton a montré qu’elle résulte d’un effet centrifuge, puisque la
Terre et la lune tournent autour d’un point intermédiaire.
Pour analyser ce phénomène plus en détail, on considère deux
corps quasi ponctuels de masse m et m’ ; situées à distance r l’une de l’autre. Ils
s’attirent mutuellement avec une force de grandeur Fa = Gmm′ ⁄r 2 . Cela
conduit à des accélérations d’orientations opposées, dont les grandeurs sont
telles que Fg = ma = m′ a′
𝑑 𝑑′ 𝑚′
𝑚
𝑎 C 𝑎′
Cette conclusion est satisfaite quand les masses tournent autour d’un point
intermédiaire : le centre de masse C. Pour localiser ce point, on suppose qu’il
est séparé d’une distance d du corps de masse m et que celui-ci tourne autour de
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C avec une vitesse de grandeur v. Il en résulte une accélération centripète de
2
grandeur a = v ⁄d où v = ωd avec ω la vitesse angulaire.
⇒ a = (ωd)2 ⁄d = d. ω2
Donc, le corps de masse m’ tourne autour du point C avec une accélération a′ =
v 2⁄ ′ , avec :
d
d′ est la distance qui sépare ce corps du point C, et
v ′ = ωd′ est la vitesse orbitale.
Puisque les deux corps et le point C restent alignés, la vitesse angulaire ω est
identique dans les deux cas.
Donc a′ = d′ ω2 , ceci implique,
md = md′
Puisque la masse de la terre est environ 81 fois plus grande que
celle de la Lune, on peut montrer que le centre de masse de ce système est
séparé du centre de la Terre d’une distance égale au ¾ du rayon de la Terre.
Cela suffit pour que la mer subisse un effet centrifuge notable du côté opposé de
la Lune.
CHAPITRE 6. CHAMPS ET POTENTIELS GRAVIFIQUES
Le champ de la pesanteur
Prenons un petit objet, dont la masse m0 est connue. Attachons-le
à un dynamomètre, étalonné en Newtons et que nous retenons au moyen d’un
fil. Nous pouvons déterminer ainsi la grandeur et l’orientation de la force de la
pesanteur que cet objet subit, lorsqu’il se trouve en un point donné de l’espace,
m0
⃗ = m0 . g
P
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Nous représentons cette force par le vecteur
⃗P = m0 . g
Puisque nous savons qu’elle est proportionnelle à la masse du corps considéré.
⃗ ayant été déterminé grâce au dynamomètre, et la masse m0
Le vecteur P
étant connue, nous déduire la valeur du vecteur :
⃗
P
g⃗ =
m0
⃗g défini la force de la pesanteur par unité de masse que subirait un corps
quelconque ; s’il était placé à l’endroit considéré.
Le champ de la pesanteur est l’ensemble des vecteurs g, définis en
chaque point de l’espace par la force de la pesanteur que subirait un corps
d’épreuve de masse égale à 1 Kg, s’il était placé en ce point. Il définit donc la
force de la pesanteur par unité de masse en tout point de l’espace.
En physique, on considère des champs de différents types, suivant
la nature de la grandeur physique que l’on a définie en chaque point de l’espace.
Chaque fois qu’on parle d’un champ, on considère en tout cas un ensemble de
grandeurs physiques, définies en chaque point de l’espace ; au moins dans une
région donnée.
Exemple : Le champ de la pesanteur dans une maison et dans son
environnement immédiat, en considérant quelques vecteurs g représentatif.
⃗
𝐠
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En physique, on considère souvent des champs qui varient au cours
du temps. Cela veut dire qu’à chaque instant t particulier, on a défini l’ensemble
des grandeurs physiques pour chaque point de l’espace.
En fait, le champ de la pesanteur est modifié légèrement au cours du temps,
dans notre environnement immédiat, parce que les positions de la Lune et du
Soleil changent par rapport à la Terre. Le phénomène des marées en est la
preuve.
Le vecteur g⃗ est donc en général une fonction de l’espace et du temps.
g⃗ = g⃗(s. t)
Avec :
s : est un point particulier, mais quelconque dans l’espace.
Un champ est statique, quand il ne varie pas au cours du temps et qu’il
est homogène, quand
il a la même valeur en tout point s. Il se peut, que le champ soit seulement
homogène dans un domaine limité de l’espace. On sait que le champ de la
pesanteur est(en bonne approximation) statique et homogène dans notre
environnement immédiat.
Les vecteurs g⃗ sont parallèles entre eux et leur grandeur est égale à
9,81m⁄s 2 = 9,81N⁄Kg.
On peut parler de la valeur du champ en un point s bien déterminé, à un instant
t donné, mais le champ correspond toujours à l’ensemble des valeurs de la
grandeur physique considérée en tout point de l’espace ou au moins d’un
domaine limité de l’espace, à tel ou tel instant.
Le champ gravifique
Le champ de la pesanteur a été défini à partir de mesures effectuées
dans un système de référence donné. Il peut donc inclure des effets centrifuges.
En excluant les forces fictives et en retenant uniquement les forces
d’attraction gravifique, considérons un ensemble de corps quasi ponctuels de
masses m1, m2, m3,…ayant des positions fixées par rapport à un système de
référence donné. En plaçant un autre corps d’épreuve quasi ponctuel de masse
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m0 en un point particulier (où il n’y a pas d’autres masses). Chacune des masses
m1, m2, m3,…exerce alors sur lui une force d’attraction gravifique et on peut
calculer la résultante de toutes ces forces. Nous dirons que c’est la force
gravifique que subit le corps d’épreuve au point considéré.
Tout corps ponctuel de masse mi (où i = 1,2,3, … ) exerce sur le
corps d’épreuve de masse m0 une force dont la grandeur vaut,
d
Fi = G. mi . m0 ⁄ri2
Soleil
m3
⃗⃗⃗⃗
Fg ⃗⃗⃗⃗
F3
Lune
m2
⃗⃗⃗⃗
F2
Terre
m0
m1 ⃗⃗⃗⃗
F1
Si ri est la distance qui sépare ces corps l’un de l’autre ; toutes ces forces
doivent être additionnées vectoriellement, mais puisque la grandeur de chacune
d’elles est proportionnelle à la valeur de la masse m0 du corps d’épreuve, on
peut confirmer que la grandeur de la force gravifique F ⃗⃗⃗⃗g résultante sera
également proportionnelle à m0 . En général ;
⃗⃗⃗⃗
Fg = m0 . g⃗⃗⃗⃗0
Le vecteur g⃗⃗⃗⃗0 définit la force gravifique par unité de masse à l’endroit
considéré. Il nous renseigne, en fait, sur le pouvoir attractif des masses m1, m2,
m3,…en ce point.
Ainsi en tout point m0 ;
Fg
g⃗⃗⃗⃗0 =
m0
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En conclusion : Le champ gravifique est l’ensemble des vecteurs g⃗⃗⃗⃗0 , définis en
chaque point de l’espace par la force gravifique que subirait un corps d’épreuve
de masse unitaire ; s’il était placé en ce point. Il définit donc la force gravifique
par unité de masse en tout point.
Retenons que les vecteurs g⃗⃗⃗⃗0 sont des fonctions de l’espace et du temps.
A un point S, et à l’instant t considéré, la force gravifique est donnée par
⃗⃗⃗⃗
Fg = m. g⃗⃗⃗⃗0 où g⃗⃗⃗⃗0 = g⃗⃗⃗⃗0 (S, t).
Le champ gravifique d’une sphère
Considérons un corps sphérique de masse totale M, et un corps
quasi ponctuel de masse m0, placé à une distance r du centre de la sphère, à
l’extérieur de celle-ci. La force gravifique qu’il subit est alors donnée par
M
⃗⃗⃗⃗
Fg = m. g⃗⃗⃗⃗0 où ⃗⃗⃗⃗
g0 = G 2
r
Le champ gravifique d’un corps sphérique est constitué d’un
ensemble de vecteurs g⃗⃗⃗⃗0 , tous orientés vers le centre du corps et dont les
grandeurs sont proportionnelles à la masse totale M de la sphère. Elles
décroisent cependant comme l’inverse du carré de distance r au centre de la
sphère ; en fait
g 0 = GM⁄ 2
r
L’ENERGIE DEPENSEE POUR SOULEVER UN CORPS
Un corps de masse m, à laquelle on applique une force orientée
dans le même sens que le déplacement, subit la force de la pesanteur ⃗P = m. g⃗
Si la longueur du déplacement correspond à une hauteur h, le travail fourni
peut être déterminé exactement :
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W = m. g. h
L’augmentation de l’énergie potentielle du corps de masse m qui a été soulevé
d’une hauteur h près de la surface de la Terre est égale au travail fourni :
∆Ep = W = m. g. h
En conclusion : Pour soulever un corps de masse m quelconque d’une hauteur h
relativement petite, près de la surface de la Terre, on doit fournir une certaine
quantité d’énergie par Kilogramme et elle est égale à
∆Ep⁄
m = g. h
Le potentiel gravifique d’une sphère
La force gravifique qui attire le corps de masse m vers le centre de
la sphère varie donc en cours de route, puisque sa grandeur dépend de la
distance r suivant la loi de la gravitation universelle ;
Mm
Fg = G
r2
Elle diminue quand on passe de r à r ′ , mais on peut admettre une
valeur moyenne constante. Celle-ci correspond à la grandeur de la force
gravifique, pour une distance d comprise entre r et r’. Nous admettons que
cette valeur moyenne est représentée par :
Mm
〈Fg 〉 = G , où d2 = r. r ′
d2
A C
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Le déplacement radial AB exige l’application d’une force qui
s’oppose à l’attraction gravifique et qui est donc constamment orientée dans la
direction et dans le sens du déplacement. Le travail fourni est alors égal à :
(r ′ − r) 1 1
W = 〈Fg 〉h = GMm = GMm ( − ).
r. r ′ r r′
Cette expression obtenue est valable pour des déplacements h = r ′ −
r tendant vers zéro; puisque d2 = r. r ′ ≈ r 2 quand r = r ′ ; donc ;
W = Fg . h, où Fg ≈ GMm⁄ 2
r
Le travail W est le produit d’une force de grandeur (pratiquement) constante et
du déplacement h.
Pour un déplacement h = r ′ − r , le travail total s’obtient en le décomposant
en une succession de petits pas.
La somme des énergies requises pour tous ces pas est :
1 1 1 1 1 1 1 1
W = GMm [( − )] + [ − ] + [ − ] + ⋯ + [ − ′ ]
r r1 r1 r2 r2 r3 rn r
En fait, le travail total W qui doit être fourni pour déplacer la masse m de A à
C est indépendant du chemin suivi.
En conclusion : Le travail W qui doit être fourni pour s’opposer à l’attraction
gravifique, quand on écarte un corps quasi ponctuel d’un corps sphérique ne
dépend que des valeurs r et r’ de la distance qui le sépare du centre de la sphère
au début et à la fin et de leurs masses m et M. Il est égal au changement de
l’énergie ponctuelle du corps de masse m, à cause de son déplacement par
rapport à la sphère.
1 1
W = GMm ( − ′ ) = ∆Ep
r r
W est positif quand on écarte la masse m de la sphère (r ′ > r).
Considérons un corps de masse m, située à une distance r du centre de la sphère
de masse M. L’énergie potentielle gravifique de ce corps est :
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Mm
Ep = −G
r
Cette énergie est toujours négative, et pour n’importe quelle valeur finie de r,
mais sa valeur absolue est moins grande quand r est plus grand.
Notons aussi que l’Energie potentielle gravifique est inversement
proportionnelle à r, tandis que la grandeur de la force gravifique est
inversement proportionnelle au carré de r.
Tandis que le Potentiel gravifique Vg est l’énergie potentielle gravifique
par unité de masse en un point donné.
L’énergie potentielle d’un corps quasi ponctuel de masse m quelconque est
égale à Ep = mVg , quand il est situé à l’endroit considéré.
A une distance r d’un corps sphérique de masse totale M et de rayon r0 , isolé
dans l’espace , le potentiel gravifique est égal à
M
Vg = −G pour r ≥ r0
r
La vitesse de délibération
Considérons un projectile de masse m, et lancé verticalement à partir de la
surface de la Terre avec une vitesse initiale v0 .
Quelle est l’Energie nécessaire pour que ce projectile puisse être amené jusqu’à
une hauteur H au-dessus de la Terre ; malgré l’attraction gravifique ?
Au-delà d’une certaine altitude (de l’ordre de 200 Km), un vaisseau spatial se
déplace pratiquement dans le vide. Ce qui permet d’affirmer que l’Energie
totale E du projectile considéré est conservée. Et cette énergie potentielle est
égale à la somme de l’Energie Cinétique et l’énergie potentielle. L’Energie
potentielle dépend de la distance r qui sépare le projectile du centre de la Terre.
L’Energie Cinétique étant :
mv02
Ec =
2
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Cette énergie est convertie progressivement en Energie potentielle Ep . au fur
et à mesure que le projectile s’éloigne de la Terre, en partant de sa surface, le
rayon de la Terre étant r0 .
Son Energie cinétique résiduelle devient nulle quand il atteint une
hauteur H telle que l’augmentation de l’Energie potentielle Ep que le projectile
a subi soit exactement égale à l’Energie cinétique disponible au départ.
1 1 mv02
∆Ep = GMm ( − )=
r0 r0 + H 2
La vitesse v0 requise du projectile pour qu’il puisse atteindre une hauteur H
donnée est indépendante de la masse de ce projectile considéré.
Quand le projectile est arrivé à l’altitude H, sa vitesse est nulle, et
son mouvement s’inverse pour retomber vers la Terre. Pour qu’il ne puisse plus
retomber, il faudrait que H soit tellement grand que l’attraction de la Terre soit
négligeable. On pose donc H → ∞. La vitesse initiale doit avoir une grandeur
bien déterminée pour que le projectile continue son mouvement jusqu’à ce qu’il
échappe complètement à l’attraction de la Terre. C’est la vitesse de libération. Sa
grandeur peut être calculée pour la Terre, puisque
M = 6. 1024 Kg et r0 = 6,4. 106 m , on trouve :
2GM
vL = √ = 11,2 Km⁄s
r0
On peut également calculer l’énergie que l’on devrait fournir par
Kg pour libérer un corps de l’attraction gravifique de la Terre, en partant de sa
surface. Elle est égale à la profondeur du puits de potentiel gravifique.
Pour la Terre, l’Energie de libération par Kg est égale à :
M
G = 63 MJ⁄Kg .
r0
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CHAPITRE 7 : MAGNITISME ET AIMANTATION
Introduction :
La connaissance de la magnétite ; minéral aimanté, dont les
cristaux s’orientent spontanément, attirent à eux d’autres objets métalliques, et
leur confèrent par frottement un même comportement. Dès le IVième siècle
avant J-C ; les Chinois utilisaient déjà des boussoles constituées d’un objet en
magnétite posé sur un support poli ou un bol d’eau soit : - pour orienter la
construction des bâtiments selon les règles de la géomacie taoiste (le feng shui).
– soit pour s’orienter.
C’est à la fin du XIième que l’Europe et le Moyen-Orient
utiliseront à leur tour la bousole pour la navigation.
La notion de la force magnétique et de champ magnétique
terrestre responsables de l’orientation de l’aiguille aimantée, n’est comprise
que bien plus tard.
7.1. Induction, Champ et Perméabilité magnétique
Le champ vectoriel communément appelé « champ
magnétique » et généralement noté 𝐵 ⃗ désigne en réalité l’induction magnétique
ou densité de flux magnétique. Son unité est tesla (T). L’induction magnétique
terrestre est de l’ordre du microtesla (𝜇𝑇) et généralement exprimé en
nanoteslas (ɲ𝑇).
Le champ magnétique proprement dit, 𝐻 ⃗ , ou plus
exactement l’excitation magnétique, s’exprime en ampère par mètre (𝐴. 𝑚−1 ) et
est lié à l’induction magnétique par la perméabilité magnétique du milieu, 𝜇. :
⃗ =𝜇×𝐻
𝐵 ⃗
La perméabilité magnétique du vide, 𝜇0 , vaut : μ0 = 4π ∗ 10−7 kg. m. A−1 . s −2
La perméabilité magnétique d’un milieu non vide s’exprime en fonction de celle
du vide par : μ = μ0 ∗ μr où μr est la perméabilité relative du milieu.
Anciennes unités
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Dans le système d’unités CGS, l’induction et l’excitation
magnétique étaient exprimées à l’aide de deux unités, encore utilisées :
- Le gauss (G) : 1G = 1 ∗ 10−4 T
- l’Oersted (E) : 4π ∗ 10−3 OE = 1A⁄m
7.2. Aimantation et susceptibilité magnétique
La susceptibilité magnétique 𝜒 (khi) est le facteur de
proportionnalité entre champ magnétique externe et aimantation.
L’aimantation d’un matériau J est :
J=χ∗H
μ − μ0
χ= = μr
μ0
J s’exprime en ampère par mètre (𝐴. 𝑚−1 ).
j a deux sources possibles ; l’aimantation induit ⃗Ji , produite par l’application
d’un champ magnétique extérieur, et aimantation rémanente ⃗⃗Jr , propre au
matériau (si celui-ci est magnétique).
Pour les matériaux isotropes aimantés ; on aura :
⃗ = μ ∗ ⃗H
B ⃗ = μ0 ∗ (H
⃗⃗ + J) = μ0 ∗ (H
⃗⃗ + ⃗Ji + ⃗⃗Jr
⃗ = μ0 ∗ (1 + χ) ∗ ⃗H
B ⃗
Aimants et corps magnétiques
Un corps est dit magnétique s’il produit un champ
magnétique. Cette propriété peut-être acquise par application d’un champ
magnétique extérieur, par exemple en approchant l’objet d’un aimant.
L’aimantation acquise peut ensuite être conservée en
l’absence du champ extérieur (matériau ferromagnétique) ou disparaître
(diamagnétisme et paramagnétisme).
Un permanent est un objet constitué d’un matériau dit
ferromagnétique, capable d’orienter à distance et d’attirer à lui d’autres aimants
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P a g e | 71
et d’autres corps métalliques auxquels il confère ses propriétés (aimantation) ;
de façon permanente ou transitoire.
L’aimant exerce donc une influence à distance sur d’autres objets, autrement dit
des forces.
Un aimant présente deux pôles, désignés Nord et Sud. Un pôle
magnétique d’un aimant attire le pôle opposé d’un autre aimant, alors que
deux pôles identiques se repoussent.
Tout aimant donne, par division, deux nouveaux aimants.
Les lignes de champ sont toujours fermées et orientées, par convention,
du pôle Nord vers le pôle Sud de l’aimant, à l’extérieur de l’aimant.
Donc :
- les lignes de champ sortent du pôle Nord et entrent par le pôle
Sud.
- un aimant s’oriente dans un champ magnétique extérieur en
pointant son pôle Nord vers un pôle Sud.
(a) Ligne de champ d’un aimant droit
(b) Lignes de champ d’une boucle de courant
Les corps métalliques, les particules de limaille de fer, par
exemple, approchés d’un aimant ; subissent un couple de forces qui les
orientent, et sont à leur tour aimantés ; ils s’alignent réciproquent et se
répartissent ainsi autour de l’aiment en dessinant des lignes de champ, qui
matérialisent l’influence de l’aimant, son champ magnétique ; la tangente à une
ligne de champ donne la direction que prendrait un objet aimanté placé en ce
point.
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N.B : Le principal minéral naturellement ferromagnétique est ma magnétite, de
formule chimique Fe3 O4 .
Les aimant synthétiques actuels sont généralement des
alliages de Fer, de Cobalt ou de Nickel associées à l’aluminium (par exemple :
AlNi Co ). Fe , Co , Ni étant les trois seuls éléments chimiques capable, du fait de
leur configuration électronique ; de conserver une aimantation.
Aimantation et Température
L’aimantation est un phénomène dépendant de l’ordre au sein
des matériaux ; une augmentation de la température, qui correspond à une
perte d’onde, la diminue.
Ainsi, l’aimantation induite dans un matériau
paramagnétique diminue selon l’inverse de la température. Dans les matériaux
ferromagnétiques n’acquiert une aimantation dans le champ magnétique
terrestre lorsqu’il passe sous sa température de Curie.
CHAMP MAGNETIQUE TERRESTRE ACTUEL
1. Le vecteur induction magnétique
Un objet aimanté, comme l’aiguille d’une boussole, s’oriente
spontanément selon une direction correspondant à première approximation à
celle de l’axe Nord-Sud.
Ce phénomène montre que la Terre possède un champ magnétique.
Ce champ d’origine interne est appelé « champ principal ».
Le champ total en un lieu de la Terre est la somme du champ principal en ce
point et des champs locaux produits par les matériaux aimantés présents aux
alentours du milieu de mesure.
On peut retenir que le champ magnétique terrestre provient de la superposition
de trois champs magnétiques d’origines distinctes :
- le champ magnétique principal ;
- le champ magnétique d’origine externe ;
- le champ magnétique induit dans les roches de la croûte terrestre.
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Le champ magnétique principal est le principal responsable des variations
d’intensité et de direction que l’on mesure à la surface de la Terre, d’un endroit
à l’autre et d’une année à l’autre.
Le champ magnétique d’origine externe provoque des variations temporelles
qui sont beaucoup plus rapides et qui peuvent compromettre la qualité des
levés. Enfin, le magnétisme induit dans les roches de la croûte terrestre peut
créer des anomalies du champ magnétique terrestre.
Signalons que l’aiguille de la boussole fournit l’orientation de vecteur induction
magnétique en un lieu donné.
Ce vecteur est repéré par trois valeurs :
sa déclinaison D, angle entre la direction de la boussole et la direction du
Nord géographique ; cet angle est composé positivement vers l’Est.
Son inclinaison I, angle entre l’aiguille de la boussole et l’horizontale ;
l’inclinaison est positive si le vecteur si le vecteur pointe vers le bas.
l’intensité du champ F : si l’inclinaison et la déclinaison sont données par
une simple boussole, l’intensité du champ nécessite des appareils plus
complexes, les magnétomètres. Cette intensité varie principalement avec la
latitude, et dans le temps.
Par exemple : l’induction magnétique vaut 47μT à la latitude de Paris, 31μT
à l’Equateur et 60μT à proximité du pôle magnétique de l’hémisphère Nord.
Nord géographique, x
⃗⃗⃗⃗⃗
𝐵𝑁
⃗⃗⃗⃗⃗
𝐵𝐻
Est, y
𝐼
⃗
𝐵
⃗⃗⃗⃗
𝐵𝑉
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Le vecteur induction peut également être décomposé en une composante
verticale, Bv , et deux composantes horizontales, selon les axes Nord-Sud
et l’axe Est-Ouest, BN et E.
Les composantes horizontales et verticales du champ se relient aux
composantes Est et Nord, à l’inclinaison et à la déclinaison par les relations
suivantes :
⃗ ‖ = F = 50μT
‖B
⃗⃗⃗⃗⃗N ‖ = F ∗ cos(I) ∗ cos(D)
‖B
⃗⃗⃗⃗E ‖ = F ∗ cos(I) ∗ sin(D)
‖B
⃗⃗⃗⃗v ‖ = F ∗ sin(I)
‖B
2 2
⃗⃗⃗⃗⃗H ‖ = √‖B
‖B ⃗⃗⃗⃗E ‖ + ‖B
⃗⃗⃗⃗⃗N ‖
N.B : Les courbes joignant les points d’égale déclinaison sont appelées des
isogones. Celles correspondant aux lieux d’égale inclinaison sont les isoclines.
La zone d’influence magnétique de la Terre ; la magnétosphère
Le champ magnétique terrestre décroit avec la distance. La région de l’espace
ou ce champ est suffisamment puissant pour modifier la trajectoire des
particules chargées circulant dans l’espace est la magnétosphère. Cette zone
s’étend bien au-delà de l’atmosphère. Sa limite externe, la magnétopause, se situe
à plus de 60000Km (dix rayons terrestres) du côté du soleil, et beaucoup plus
loin encore du côté opposé (plus de 250 fois le rayon terrestre). Les lignes de
champ magnétique terrestre sont en effet dérivées par la pression du flux des
particules énergétiques chargées émises par le Soleil (le vent solaire), qui donne
à la magnétosphère une forme dissymétrique ; comprimée côté Soleil et
s’étendant en une longue « queue » vers l’extérieur du système solaire.
Le champ magnétique principal
Le champ magnétique principal provient des courants électriques créés par le
mouvement de matière, surtout du Fer et du Nickel, fluide et ionisée dans le
rayon de la Terre. L’énergie nécessaire proviendrait de la radioactivité qui
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P a g e | 75
chaufferait la matière et la mettrait en mouvement un peu à la matière de l’eau
bouillante. Le champ magnétique principal forme environ 99% du champ
magnétique terrestre.
En première approximation, ses caractéristiques se comparent à celles d’un
champ magnétique que produirait un très fort aimant au centre de la Terre.
L’intensité du champ magnétique principal varie d’un endroit à l’autre sur le
globe, mais ses variations sont beaucoup plus grandes et complexes.
Déclinaison magnétique
La déclinaison magnétique I, est l’angle que fait la composante
horizontale du vecteur magnétique avec le Nord géographique. L’aiguille d’une
boussole s’oriente selon la direction de la composante horizontale du champ
magnétique du lieu. Comme la direction varie d’un lieu à l’autre, il est
nécessaire d’ajuster la boussole en conséquence si l’on veut se guider avec le
Nord géographique.
Inclinaison magnétique
L’inclinaison magnétique I, est l’angle que fait une ligne de champ
magnétique avec l’horizontale.
Par exemple :
- Au Canada I = +80°
- En Australie I = −55°
Le signe + indique que le vecteur pointe vers le bas, et le signe – vers le haut.
Variations temporelles
En plus de changer d’intensité et de direction d’un point à l’autre à
la surface de la Terre ; le champ magnétique principal magnétique aussi
d’intensité et de direction avec le temps.
Les variations du champ magnétique principal ont des périodes de
quelques centaines d’années. Ces dernières variations temporelles très lentes
s’appellent centaines d’années. Ces dernières variations temporelles très lentes
s’appellent « variations séculaires ».
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Les variations séculaires n’affectent pas individuellement les levés
magnétiques. Mais, on a remarqué des variations d’intensité qui peuvent
atteindre des rythmes de −150 à 100Μt par année selon les endroits. Ces
variations doivent être nivelées lorsque les levés couvrant un même territoire
se font au cours d’années différentes.
Champ magnétique d’origine externe
Le champ magnétique d’origine externe est produit par des
courants électriques dans l’ionosphère et dans la magnétosphère.
Les courants ionosphériques donnent lieu à des variations du
champ magnétique qui sont en général lentes et journalières. Les courants
magnétosphériques provoquent des variations en général impulsives et
perturbées. Toutes ces variations imprévisibles perturbent les mesures d’un
levé et, en conséquence, on doit d’abord les enregistrer, puis les corriger selon
certaines méthodes.
Variations journalières au diurnes
Les variations lentes qui se répètent, à peu près semblables tous les
jours, sont dues aux courants électriques dans l’ionosphère.
Représentation schématique des courants électriques dans l’ionosphère. Il y a une concentration des courants à l’Equateur.
(Source : Sugiur et Heppner 1968)
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L’ionosphère se trouve à une altitude d’environ 100km. Elle est
constituée de molécules d’air ionisées par les radiations électromagnétiques
solaires, principalement les rayons ultraviolets et les rayons X.
La chaleur du Soleil ainsi que la force d’attraction du Soleil et de la
Lune sur ces particules provoquent un vent à la manière des courants marins
causés par la marée. Ce vent de particules ionisées constitue en fait un courant
électrique qui induit un champ magnétique.
AIMANTATION DES MINERAUX ET DES ROCHES
1. Les minéraux magnétiques
Les propriétés magnétiques d’une roche donnée sont fonction de la
nature des minéraux dia-, para- et ferromagnétiques qu’elle contient et de leurs
propositions.
Les principaux minéraux naturels magnétiques des roches sont
deux familles d’oxydes de Fer et de titane, dont les compositions chimiques
constituent des séries continues entre deux « pôles purs » (deux solutions
solides).
- Les titano-magnétites, dont la formule varie entre un pôle pur
ulvospinelle (Fe2 Ti O4 ) et un pôle magnétique (Fe3 O4 ), donc de la
forme : x(Ti O2 , 2Fe O) ; (1 − x)Fe3 O4 .
- Les titano-maghémites, solution solide entre un pôle ilménite
(Fe Ti O3 ) et le pôle hématite (Fe2 O3 ) : x(FeO, Ti O2 ) ; (1 − x)Fe2 O3
Ces minéraux appartiennent généralement par oxydation de la magnétite, à
basse température (150 à 250°C).
Certains sulfures de fer, les pyrrhotites (𝐹𝑒(1−𝑥) 𝑆𝑥 ) sont ferrimagnétiques (pour
𝑥 ≥ 0,1), et un oxyde de fer, la goethite, peut également porter une aimantation
rémanente (si sa structure cristalline comporte des lacunes).
Acquisition, stabilité et perte de l’aimantation
a) Acquisition de l’aimantation
- Les minéraux magnétiques qui cristallisent dans les roches magnétiques,
issues du refroidissement d’un magma en profondeur (plu-ton
magnétique) ou en surface ( laves et retombées volcaniques) ; acquièrent
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une aimantation sous l’effet du champ magnétique ambiant lorsque leur
température descend sous leur température de Curie.
Ils procurent ainsi à la roche une aimantation dite thermorémanente
(ATR).
- Les roches sédimentaires détritiques, issues du dépôt des sédiments
produits par l’érosion des continents, peuvent également présenter une
aimantation. Celle-ci résulte de l’orientation des cristaux de minéraux
magnétiques dans la direction du champ ambiant au moment du dépôt.
On parle alors d’aimantation rémanente détritique (ARD).
- Les cristaux des minéraux ferromagnétiques peuvent se développer, ou
reprendre leur croissance au cours de l’évolution tectonique d’une roche.
Les parties nouvelles des cristaux vont s’aimanter dans le champ
ambiant, et acquièrent une aimantation rémanente chimique (ARC)
- Les minéraux magnétiques peuvent perdre leur aimantation initiale et se
ré-aimanter au cours du temps, dans le sens du champ ambiant : c’est
l’aimantation rémanente visqueuse (ARV). Cette aimantation n’est ni
éternelle, ni stable. Au fil du temps et de l’histoire tectonique de la roche
certains cristaux la perdront, du fait de l’agitation thermique et pourront
en acquérir une nouvelle sous l’effet des champs ambiants.
b) Stabilité de l’aimantation
Une roche peut acquérir au cours de son histoire, plusieurs
aimantations successives, d’intensités différentes : une roche volcanique par
exemple, aura une aimantation thermorémanente initiale, prise par la majorité
des grains, à haute température, à laquelle pourra se superposer au fil du temps
d’autres aimantations, acquises à des températures plus bases par les grains aux
temps de relation les plus courts.
Par conséquent, pour retrouver l’aimantation initiale de cette
roche, une méthode consiste à chauffer progressivement l’échantillon par
paliers de température, de manière à développer progressivement les grains et à
annihiler les aimantations successives, jusqu’à retrouver la population la plus
stable, porteuse de l’aimantation initiale.
Origine de magnétisme
La découverte des années 1800, n’avait pas évolué sur les
connaissances du magnétisme ; avec la parution en 1600 du traité De Magnete
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de William Gilbert (1544-1603), qui décrivait les propriétés des aimants
naturels, des boussoles et du magnétisme terrestre.
On considérait alors l’électricité et le magnétisme comme deux
phénomènes tout à fait distincts. Mais en 1819, Hans Cristian Oersted
bouleversa les connaissances acquises en affirmant que le magnétisme n’était
qu’une forme cachée de l’électricité. Il avait observé que le passage d’un courant
dans un fil faisait dévier l’aiguille d’une boussole.
Plus tard, on découvrit qu’on pouvait imiter l’effet d’un aimant naturel en
faisant passer un courant électrique dans une bobine de fil appelé solénoïde.
Plus récemment, on a découvert que le magnétisme d’un aimant
naturel est en réalité causé par l’alignement dans la même direction d’un très
grand nombre de petites spires de courant, les spires des électrons.
Pôles magnétiques et force magnétique
Un aimant naturel ou un solénoïde exerce une force sur d’autres
aimants ou d’autres solénoïdes. Ces forces sont dirigées vers les deux
extrémités que l’on appelle pôles. Et il y pôle positif et pôle négatif ; et chacun
de ces pôles exerce une force de répulsion sur les pôles de nature semblable des
autres aimants ou solénoïdes et une force d’attraction dur les pôles de nature
opposée.
Cette force est en module :
1 P1 P2
‖F‖ =
μ μ 0 d2
où μ est la perméabilité magnétique du milieu où se trouvent les aimants et 𝜇0 ,
la perméabilité du vide.
Supposons que le pôle P, est l’extrémité d’un très petit aimant d’influence
négligeable relié à un mécanisme mesurant la force exercée par le pôle P2 .
La force magnétique exercée par P2 et mesurée par 𝑃1 serait :
|F| 1 P2
|H| = =
P1 μ μ 0 d2
La force, H s’exprime dans le système S.I. en ampère⁄m.
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Le champ magnétique représente l’influence d’un dipôle magnétique dans
l’espace qui l’entoure.
L’induction magnétique est une quantité vectorielle plus pratique.
Lors d’un levé magnétique, c’est l’induction magnétique B qui est vraiment
mesuré. B s’illustre aussi au moyen d’un champ ; et s’exprime en Teslas.
Dans les milieux non magnétiques par exemple dans l’air, B et H sont reliés
entre eux par l’équation :
B = μ μ0 H
Variations impulsives
Les variations temporelles brusques et perturbées qui peuvent
durer de quelques minutes à plusieurs heures résultent de l’action des vents
solaires sur la magnétosphère terrestre.
La magnétosphère est le lieu où le champ magnétique terrestre ne
se comporte plus comme celui d’un dipôle à cause de l’effet des vents solaires
(un gaz très chaud, complètement ionisé, c’est-à-dire un plasma, composé
principalement de protons, environs 5⁄cm3 ). La magnétosphère s’étend jusqu’à
une distance équivalant à 10 rayons terrestres du côté du Soleil et à 40, du côté
ombragé.
Dans la magnétosphère, l’interaction entre le champ magnétique
terrestre et les vents solaires produit des courants électriques dans la
magnétosphère qui, à leur tour, peuvent produire les perturbations impulsives
affectant les levés magnétiques.
Les aurores boréales sont une manifestation spectaculaire de cette interaction
entre le champ magnétique terrestre et le vent solaire.
Les tempêtes magnétiques
Elles affectent le plus les levés. Elles découlent habituellement de
façon soudaine et dure de quelques heures à quelques jours.
Le champ magnétique peut alors varier rapidement et aléatoirement de
quelques centaines de ɳT .
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N.B : Lors d’un levé, on enregistre l’activité magnétique à l’aide d’un
magnétomètre fixe. Sur l’enregistrement, on repère facilement les périodes de
tempêtes. On suggère habituellement de reprendre des lectures faites durant
ces périodes, car la rapidité et l’intensité des variations rendent les corrections
imprécises.
Lors d’un levé, si on s’aperçoit qu’une tempête magnétique sévit, il vaut mieux
arrêter le levé.
Les micropulsations ont une période très courte (quelques minutes au
maximum) et une amplitude d’une dizaine de ɳT tout au plus. Leur influence ne
se fait sentir que lors de levés de grande précision.
Champ magnétique dû aux roches de la croûte terrestre
Le champ magnétique dû aux roches de la croûte terrestre dépend
principalement de leur susceptibilité magnétique. En géophysique appliquée, on
s’intéresse surtout aux variations de ce champ magnétique.
Lorsqu’une formation rocheuse possède une susceptibilité
magnétique détecte que celle des formations environnantes, le magnétomètre
détecte une anomalie du champ magnétique terrestre.
Les anomalies ainsi détectées ont souvent une forme complexe. En
les étudiant, il faut se rappeler que la direction et l’intensité de la magnétisation
induite dans la roche dépendent de la direction et de l’intensité du champ
magnétique principal.
Deux formations rocheuses semblables produiront des anomalies
différentes si elles se trouvent en des lieux différents sur le globe.
Appareils de mesure
L’intensité directionnelle ou totale du champ magnétique se
mesure avec un magnétomètre. Cet appareil comprend un capteur muni d’un
support et une console renfermant le système d’enregistrement des données.
On emploi différents types de magnétomètres selon qu’on fait des levés aériens,
au sol ou dans les trous de sondage. Pour les levés aériens, il faut en plus un
système de navigation complet.
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On classe les magnétomètres en cinq catégories selon le type de
capteur utilisé. Par ordre croissant de sensibilité, ce sont :
- Balance magnétique ;
- Le magnétomètre à saturation de flux ;
- Le magnétomètre à précession nucléaire ;
- Le magnétomètre à pompage optique ;
- Le magnétomètre SQUID (suprconducting quantum interference device).
Aujourd’hui, les balances magnétiques ornent les musées, et on ne
se sert des magnétomètres à saturation de flux que pour des applications très
particulières, quand il nous faut connaitre la grandeur du champ magnétique
dans une direction fixe.
Les magnétomètres à précession nucléaire servent généralement
pour les levés au sol et les magnétomètres à pompage optique, pour les levés
aériens. La mise au point des magnétomètres SQUID pour les applications
géophysiques est encore au stade expérimental et on ne prévoit pas s’en servir
dans un avenir rapproché.
Enfin, on utilise couramment des magnétomètres munis de deux
capteurs ou plus, séparés par un espace fixe. On appelle ces appareils des
gravimètres, puisqu’ils permettent de mesurer le gradient du champ
magnétique.
CHAPITRE 8. : THERMOMETRIE
8.1 LA THERMOMETRIE
Introduction
Au toucher nous avons la sensation de chaud ou de froid. On dit
que le corps présente une température élevée ou basse selon la sensation
éprouvée.
TEMPERATURE ET CHALEUR
La température est le degré ou le niveau de la chaleur qui caractérise un
corps ou un milieu.
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La chaleur est l’énergie thermique ou calorifique responsable de la
dilatation, de l’agitation moléculaire et de changement d’état physique
d’un corps.
THERMOMETRES
On évalue la température d’un corps ou d’un milieu à l’aide d’un thermomètre.
On distingue :
les thermomètres à liquides (mercure et alcool)
les thermomètres à gaz
les thermomètres électroniques.
Pour construire, on choisit :
1) les corps dits « thermométriques » (liquide ou gazeux) dont les
propriétés varient avec la température.
2) Une propriété thermométrique de ce corps variant sensiblement avec la
température
3) Une échelle portant deux repères et un certain nombre de divisions.
PROPAGATION DE LA CHALEUR
Les différents modes de propagation de la chaleur sont :
la conduction ;
la convection
le rayonnement
le transfert par changement d’états.
La conduction et la convection se font par la matière tandis que le
rayonnement s’effectue dans le vide. La propagation de la chaleur se fait
toujours du corps le plus chaud vers le corps le plus froid.
La chaleur peut être transférée d’un endroit à un autre en mettant à projet
l’évaporation et la condensation.
ECHELLES THERMOMETRIQUES
Il y a quatre échelles thermométriques :
Echelle Celsius ou Centigrade ou encore Centésimale
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Echelle Fahrenheit
Echelle Réaumur
Echelle Kelvin.
Echelle Celsius (°C)
La température exprimée dans cette échelle est le degré Celsius (°C). Les deux
repères choisis arbitrairement sont :
0°C : correspond à la température de la fusion de la glace ou de la
fondante.
100°C : correspond à la température de l’ébullition de l’eau.
La distance qui sépare les deux repères est divisée en 100 parties égales dont
chacune représente 10°C.
Echelle Fahrenheit (°F)
La température exprimée dans cette échelle est le degré Fahrenheit (°F). Les
deux repères choisis arbitrairement sont :
32°F : correspond à la température de la fusion de la glace
212°F : correspond à la température de l’ébullition de l’eau.
La distance qui sépare les deux repères est divisée en 180 parties égales dont
chacune représente 1°F.
Echelle Réaumur (°R)
L’expression de la température dans cette échelle est le degré Réaumur (°R).
Les deux repères qui sont arbitrairement choisis sont :
0°R : c’est la température de la fusion de la glace
80°R : c’est la température de l’ébullition de l’eau.
La distance qui sépare les deux repères est divisée en 80 parties égales dont
chacune correspond à 1°R.
Echelle Kelvin (°K)
Dans cette échelle, la température est exprimée en degré Kelvin (°K ou K).
L’échelle Kelvin est définie à partir de l’échelle Celsius et ce, par la relation
suivante :
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T = t + 273
t = T − 273
où, T : en degré Kelvin (°K)
t : en degré Celsius (°C)
Soit
T = t + 273
si t = 0 ⇒ T = 0 + 273
T = 273
Si T = 0 ⇒ t + 273
t = −273
Graphiquement, on aura : T °K
273
𝑡
−273 0
°C
Les deux repères choisis arbitrairement sont :
273°K : c’est la température de la fusion de la glace ;
373°K : c’est la température de l’ébullition de l’eau.
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Les quatre échelles sont résumées dans le tableau ci-dessous :
100°C 212°F 80°R 372°K
Ebullition de l’eau
100p 180p 80p 100p
0 32 0 Fusion de la glace
273
PASSAGE D’UNE ECHELLE THERMOMETRIQUE A UNE AUTRE
Passage de l’échelle Celsius à l’échelle Fahrenheit
Considérons t C et t F respectivement les températures à l’échelle Celsius et à
l’échelle Fahrenheit.
On peut passer de l’échelle Celsius à l’échelle Fahrenheit de la manière
suivante :
tF tC tF tC
= ⇒ =
180 100 9 9
9
⇒ t F = ( t C + 32) °F
5
On passe de l’échelle Fahrenheit à l’échelle Celsius par :
9 9
t F = t C + 32 ⇒ t F − 32 = t C
5 5
5
⇒ t C = ( t F − 32) °C
9
Passage de l’échelle Celsius à l’échelle Réaumur
Si t C et t R sont les températures exprimées à l’échelle Celsius et à l’échelle
Réaumur,
- On peut passer de l’échelle Réaumur à l’échelle Celsius :
tC tR tC tR
= ⇒ =
100 80 5 4
5
⇒ tC = tR
4
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- On peut passer de l’échelle Celsius à l’échelle Réaumur par :
5 4
tC = tR ⇒ tR = tC
4 5
Passage de l’échelle Réaumur à l’échelle Fahrenheit
Considérons 𝑡𝑅 et 𝑡𝐹 respectivement les températures exprimées aux échelles
Réaumur et Fahrenheit.
- On peut passer de l’échelle Réaumur à l’échelle Fahrenheit par la relation
suivante :
tF tR tF tR
= ⇒ =
180 80 9 4
9
⇒ t F = ( t R + 32) °F
4
- On passe de l’échelle Fahrenheit à l’échelle Réaumur en utilisant la
formule ci-après :
9 9
t F = t R + 32 ⇒ t F − 32 = t R
4 4
4
⇒ t R = ( t F − 32) °R
9
Passage des échelles Fahrenheit et Réaumur à l’échelle Kelvin
Pour passer des échelles Fahrenheit et Réaumur à l’échelle Kelvin, on passe
d’abord à l’échelle Celsius, puis à l’échelle Kelvin et vice-versa.
APPLICATIONS