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Microprocesseur - Wikipédia

Le microprocesseur est un circuit intégré qui exécute des instructions pour traiter des données dans un ordinateur, ayant été inventé en 1971 par Intel. Sa miniaturisation a permis d'augmenter la vitesse, de réduire les coûts et la consommation d'énergie, tout en rendant les ordinateurs plus compacts. Les microprocesseurs sont classés par familles selon leur jeu d'instructions, avec des exemples notables comme les familles x86 et ARM.

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Microprocesseur - Wikipédia

Le microprocesseur est un circuit intégré qui exécute des instructions pour traiter des données dans un ordinateur, ayant été inventé en 1971 par Intel. Sa miniaturisation a permis d'augmenter la vitesse, de réduire les coûts et la consommation d'énergie, tout en rendant les ordinateurs plus compacts. Les microprocesseurs sont classés par familles selon leur jeu d'instructions, avec des exemples notables comme les familles x86 et ARM.

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Microprocesseur

processeur dont les composants ont été suffisamment miniaturisés pour être regroupés dans un unique circuit
intégré

Un microprocesseur est l'unité de traitement de l'information, qui au sein d'un ordinateur exécute
des instructions pour réaliser une tâche et dont tous les composants ont été suffisamment
miniaturisés pour être regroupés dans un unique boîtier. Fonctionnellement, le processeur est la
partie d'un ordinateur qui exécute les instructions et traite les données des programmes.

Microprocesseur

Type Composant électronique

Caractéristiques

Forme Sous forme de puce carrée ou


anciennement en forme de
barrette clipsable

Invention

Date 1971

Utilisation

Utilisateur Presque tous les métiers


actuellement
Un Intel 4004 dans son boîtier à seize
broches, premier microprocesseur
commercialisé1.

Architecture de l'Intel 4004.

L'intérieur d'un Intel 80486DX2.

Description

Jusqu'au début des années 1970, les différents composants électroniques nécessaires au
fonctionnement d'un processeur ne pouvaient pas tenir sur un seul circuit intégré, ce qui
nécessitait d'interconnecter de nombreux composants dont plusieurs circuits intégrés. En 1971,
la société américaine Intel réussit, pour la première fois, à placer tous les composants qui
constituent un processeur sur un seul circuit intégré, donnant ainsi naissance au
microprocesseur2.

Cette miniaturisation a permis :


d'augmenter les vitessesa de fonctionnement des processeurs, grâce à la réduction des
distances entre les composants ;

de réduire les coûts, grâce au remplacement de plusieurs circuits par un seul ;

d'augmenter la fiabilité : en supprimant les connexions entre les composants du processeur,


on supprime l'un des principaux vecteurs de panne ;

de créer des ordinateurs bien plus petits : les micro-ordinateurs ;

de réduire la consommation énergétiqueb.

Les principales caractéristiques d'un microprocesseur sont :

le jeu d'instructions, qui varie avec le type de microprocesseur et le constructeur : additionner


deux nombres, comparer deux nombres pour déterminer s'ils sont égaux, comparer deux
nombres pour déterminer lequel est le plus grand, multiplier deux nombres, etc. Un processeur
peut exécuter plusieurs dizaines, voire centaines ou milliers, d'instructions différentes ;

la complexité de son architecture. Cette complexité se mesure en particulier par le nombre de


transistors contenus dans le microprocesseur. Plus le microprocesseur contient de transistors,
plus il pourra effectuer des opérations complexes, et/ou traiter des nombres de grande taille ;

le nombre de bits que le processeur peut traiter simultanément : les premiers


microprocesseurs ne pouvaient traiter plus de 4 bits d'un coup. Ils devaient donc exécuter
plusieurs instructions pour additionner des nombres de 32 ou 64 bits. En 2007, les
microprocesseurs peuvent traiter des nombres sur 64 bits. Le nombre de bits des bus, de la
mémoire et du processeur est en rapport direct avec la capacité à traiter de grands nombres
rapidement, ou des nombres d'une grande précision (nombres de décimales significatives) ;

la fréquence d'horloge : le rôle de l’horloge est de cadencer le rythme du travail du


microprocesseur. La fréquence correspond à ce que l'on appelle un « cycle d'horloge ». Une
instruction, selon le type de processeur et d'instruction, peut prendre un ou plusieurs cycles
d'horloge. Un processeur RISC, sur lequel toutes les opérations en langage machine sont
simples mais câblées, prend généralement un cycle par instruction. Au contraire, un
processeur CISC contient du microcode, où une instruction en langage machine est une suite
d'instructions câblées. En conséquence, dans tous les cas, à technologie égale, plus la
fréquence est élevée, plus le nombre d'instructions pouvant être exécutées est élevé. Par
exemple, un processeur A cadencé à 400 MHz (~ 2,5 µs) peut exécuter certaines instructions
plus rapidement qu'un autre B cadencé à 1 GHz (~ 1 µs) : tout dépend de leurs architectures
respectives.

La combinaison des caractéristiques précédentes détermine la puissance du microprocesseur


qui s’exprime en « millions d'instructions par seconde » (MIPS). Dans les années 1970, les
microprocesseurs effectuaient moins d’un million d’instructions par seconde, alors qu’en 2007,
les processeurs pouvaient effectuer plus de dix milliards d’instructions par seconde.

Histoire

Article connexe : Historique des produits des constructeurs de microprocesseurs.

Illustration de la loi de Moore,


une observation de l’évolution du
nombre de transistors d'un
microprocesseur, de 1971 à
20113.

En 1969, le microprocesseur est inventé par un physicien d'Intel, Marcian Hoff (surnommé Ted
Hoff)4,5,6, et Federico Faggin, qui venait de le rejoindre, fort de recherches menées en Italie.
Federico Faggin, physicien du solide italien est en 1968 chez Fairchild-SGS à Agrate Brianza7,
puis à Palo Alto avec Thomas Klein7, le concepteur du premier circuit intégré commercial à
grilles auto-alignées, le Fairchild 3708, puis chef de projet de la Silicon Gate Technology (SGT), la
première méthode pratique pour la fabrication des circuits intégrés MOS (structure semi-
conducteur/métal/oxyde) avec grilles auto-alignées, qui a remplacé la grille d'aluminium
traditionnelle d'un transistor MOS par une grille en silicium, pour intégrer deux fois plus de
transistors dans la même surface. Federico Faggin est embauché par Intel en avril 19707, pour
être le chef de projet, le créateur de la méthodologie de conception et le concepteur principal. En
seulement quelques mois, avec Marcian Hoff, des quatre puces de l'Intel 4004, qui servit
initialement à fabriquer des contrôleurs graphiques en mode texte, il conçut un processeur
d'usage général, avec une licence achetée au japonais Busicom7.

Marcian Hoff a formulé l'architecture du microprocesseur (une architecture de bloc et un jeu


d'instructions). Le premier microprocesseur commercialisé, le 15 novembre 1971, est l'Intel 4004
4 bits, suivi par l'Intel 8008 à 8 bits et qui servit initialement à fabriquer des contrôleurs
graphiques en mode texte8. Jugé trop lent par le client qui en avait demandé la conception, il
devint un processeur d'usage général.

Ces processeurs sont les précurseurs des Intel 8080, Zilog Z80, et de la future famille des Intel
x869. Federico Faggin est l'auteur d'une méthodologie de conception nouvelle pour la puce et la
logique, fondée pour la première fois sur la technologie silicon gate développée par lui en 1968
chez Fairchild. Il a aussi dirigé la conception du premier microprocesseur jusqu'à son
introduction sur le marché en 197110.

Presque à la même époque, la société américaine Motorola effectue des travaux et innovations
similaires sous la direction de Chuck Peddle11, venu de General Electric, où il avait conçu une
caisse enregistreuse électronique, mais qui décide en 1970 d'abandonner son activité
informatique. Il participe au développement du microprocesseur Motorola 6800, à 8 bits, vendu
300 US$, et qui va servir aux ordinateurs d'usage professionnel Goupil 1 et 2 de la société SMT.

Dans les années 1970, apparaissent les concepts de datagramme et d'informatique distribuée,
avec Arpanet, le réseau Cyclades et la Distributed System Architecture, devenue en 1978 le
modèle « OSI-DSA ». Le microprocesseur est très vite accueilli comme la pierre angulaire de
cette informatique distribuée, car il permet de décentraliser le calcul, avec des machines moins
coûteuses et moins encombrantes face au monopole IBM, produites en plus grande série.

En 1990, Gilbert Hyatt revendique la paternité du microprocesseur en se basant sur un brevet


qu’il avait déposé en 197012. La reconnaissance de l’antériorité du brevet de Hyatt aurait permis
à ce dernier de réclamer des redevances sur tous les microprocesseurs fabriqués de par le
monde, mais le brevet de Hyatt a été invalidé en 1995 par l’office américain des brevets, sur la
base du fait que le microprocesseur décrit dans la demande de brevet n'avait pas été réalisé, et
n'aurait d'ailleurs pas pu l'être avec la technologie disponible au moment du dépôt du brevet13.

Le tableau suivant décrit les principales caractéristiques des microprocesseurs fabriqués par
Intel, et montre leur évolution en termes de nombre de transistors, en miniaturisation des
circuits, et en augmentation de puissance. Il faut garder à l'esprit que si ce tableau décrit
l'évolution des produits d'Intel, l'évolution des produits des concurrents a suivi avec plus ou
moins d'avance ou de retard la même marche.

Un programme informatique est, par essence, un flux d'instructions exécutées par un processeur.
Chaque instruction nécessite un à plusieurs cycles d'horloge, l'instruction est exécutée en autant
d'étapes que de cycles nécessaires. Les microprocesseurs séquentiels exécutent l'instruction
suivante lorsqu'ils ont terminé l'instruction en cours. Dans le cas du parallélisme d'instructions, le
microprocesseur pourra traiter plusieurs instructions dans le même cycle d'horloge, à condition
que ces instructions différentes ne mobilisent pas simultanément une unique ressource interne.
Autrement dit, le processeur exécute des instructions qui se suivent, et ne sont pas dépendantes
l'une de l'autre, à différents stades d'achèvement. Cette file d'exécution à venir s'appelle un
pipeline. Ce mécanisme a été implémenté la première fois dans les années 1960 par IBM. Les
processeurs plus évolués exécutent en même temps autant d'instructions qu'ils ont de pipelines,
ce à la condition que toutes les instructions à exécuter parallèlement ne soient pas
interdépendantes, c'est-à-dire que le résultat de l'exécution de chacune d'entre elles ne modifie
pas les conditions d'exécution de l'une des autres. Les processeurs de ce type sont appelés
processeurs superscalaires. Le premier ordinateur à être équipé de ce type de processeur était le
Seymour Cray CDC 6600 en 1965. Le Pentium est le premier des processeurs superscalaires
pour compatible PC.

Les concepteurs de processeurs ne cherchent pas simplement à exécuter plusieurs instructions


indépendantes en même temps, ils cherchent à optimiser le temps d'exécution de l'ensemble des
instructions. Par exemple le processeur peut trier les instructions de manière que tous ses
pipelines contiennent des instructions indépendantes. Ce mécanisme s'appelle l'exécution out-
of-order. Ce type de processeur s'est imposé pour les machines grand public des années 1980 et
aux années 199014. L'exemple canonique de ce type de pipeline est celui d'un processeur RISC
(Reduced instruction set computer), en cinq étapes. Le Intel Pentium 4 dispose de 35 étages de
pipeline15. Un compilateur optimisé pour ce genre de processeur fournit un code qui sera
exécuté plus rapidement.

Pour éviter une perte de temps liée à l'attente de nouvelles instructions, et surtout au délai de
rechargement du contexte entre chaque changement de threads, les fondeursc ont ajouté à leurs
processeurs des procédés d'optimisation pour que les threads puissent partager les pipelines,
les caches et les registres. Ces procédés, regroupés sous l'appellation simultaneous
multithreading, ont été mis au point dans les années 1950. Par contre, pour obtenir une
augmentation des performances, les compilateurs doivent prendre en compte ces procédés, il
faut donc re-compiler les programmes pour ces types de processeurs. Intel a commencé à
produire, début des années 2000, des processeurs implémentant la technologie SMT à deux
voies. Ces processeurs, les Pentium 4, peuvent exécuter simultanément deux threads qui se
partagent les mêmes pipelines, caches et registres. Intel a appelé cette technologie SMT à deux
voies : l’hyper-threading. Le super-threading (en) est, quant à lui, une technologie SMT dans
laquelle plusieurs threads partagent aussi les mêmes ressources, mais ces threads ne
s'exécutent que l'un après l'autre et non simultanément16.

Depuis longtemps déjà, existait l'idée de faire cohabiter plusieurs processeurs au sein d'un
même composant, par exemple les System on Chip. Cela consistait, par exemple, à ajouter au
processeur, un coprocesseur arithmétique, un DSP, voire un cache mémoire, éventuellement
même l'intégralité des composants que l'on trouve sur une carte mère. Des processeurs multi-
cœur utilisant deux ou quatre cœurs sont donc apparus, comme le POWER4 d'IBM sorti en 2001.
Ils disposent des technologies citées préalablement. Les ordinateurs qui disposent de ce type de
processeurs coûtent moins cher que l'achat d'un nombre équivalent de processeurs. Cependant,
les performances ne sont pas directement comparables, cela dépend du problème traité. Des
API spécialisées ont été développées afin de tirer parti au mieux de ces technologies, comme le
Threading Building Blocks d'Intel.
Familles

Microprocesseur PowerPC 4755.

Microprocesseur ARM60.

Microprocesseur Intel Core 2 Duo.

Les microprocesseurs sont habituellement regroupés en familles, en fonction du jeu


d'instructions qu'ils exécutent. Si ce jeu d'instructions comprend souvent une base commune à
toute la famille, les microprocesseurs les plus récents d'une famille peuvent présenter de
nouvelles instructions. La rétrocompatibilité au sein d'une famille n'est donc pas toujours
assurée. Par exemple un programme dit compatible x86 écrit pour un processeur Intel 8038617,
qui permet la protection mémoire, pourrait ne pas fonctionner sur des processeurs antérieurs,
mais fonctionne sur tous les processeurs plus récents (par exemple un Core Duo d'Intel ou un
Athlon d'AMD).

Il existe des dizaines de familles de microprocesseurs. Parmi celles qui ont été les plus utilisées,
on peut citer :
la famille la plus connue par le grand public est la famille x86, apparue à la fin des
années 1970, développée principalement par les entreprises Intel (fabricant du Pentium), AMD
(fabricant de l'Athlon), VIA et Transmeta. Les deux premières entreprises dominent le marché
en fabriquant la majorité des microprocesseurs pour micro-ordinateurs compatibles PC et
Macintosh depuis 2006 ;

le MOS Technology 650218 qui a servi à fabriquer les Apple II, Commodore PET, et dont les
descendants ont servi au Commodore 64 et aux consoles Atari 2600. Le MOS
Technology 6502 a été conçu par d'anciens ingénieurs de Motorola et était très inspiré du
Motorola 6800 ;

le microprocesseur Zilog Z80 a été largement utilisé dans les années 1980 dans la conception
des premiers micro-ordinateurs personnels 8 bits comme le TRS-80, les Sinclair ZX80, ZX81,
ZX Spectrum, le standard MSX, les Amstrad CPC et plus tard dans les systèmes embarqués ;

la famille Motorola 68000 (aussi appelée « m68k ») de Motorola animait les premiers
Macintosh, les Mega Drive, les Atari ST et les Commodore Amiga. Leurs dérivés (DragonBall,
ColdFire) sont toujours utilisés dans des systèmes embarqués ;

les microprocesseurs PowerPC d'IBM et de Motorola équipaient jusqu'en 2006 les micro-
ordinateurs Macintosh (fabriqués par Apple). Ces microprocesseurs sont aussi utilisés dans
les serveurs de la série P d'IBM et dans divers systèmes embarqués. Dans le domaine des
consoles de jeu, des microprocesseurs dérivés du PowerPC équipent la Wii (Broadway), la
GameCube (Gekko), Xbox 360 (dérivé à trois cœurs nommé « Xenon »). La PlayStation 3 est
équipée du microprocesseur Cell, dérivé du POWER4, une architecture proche de PowerPC ;

les processeurs d'architecture MIPS animaient les stations de travail de Silicon Graphics, des
consoles de jeux comme la PSone, la Nintendo 64 et des systèmes embarqués, ainsi que des
routeurs Cisco. C'est la première famille à proposer une architecture 64 bits avec le MIPS
R4000 en 1991. Les processeurs du fondeur chinois Loongson sont une nouvelle génération
basée sur les technologies du MIPS, utilisés dans des supercalculateurs et des ordinateurs
faible consommation ;

la famille ARM est de nos jours utilisée principalement dans les systèmes embarqués, dont de
nombreux PDA et smartphones. Elle a précédemment été utilisée par Acorn pour ses
Archimedes et RISC PC.

Rapidité d'exécution des instructions

Fréquence de fonctionnement

Les microprocesseurs sont cadencés par un signal d'horloge (signal oscillant régulier imposant
un rythme au transfert entre circuit). Au milieu des années 1980, ce signal avait une fréquence de
4 à 8 MHz. Dans les années 2000, cette fréquence atteint 3 GHz. Plus cette fréquence est élevée,
plus le microprocesseur peut exécuter à un rythme élevé les instructions de base des
programmes mais plus la qualité des bus doit être soignée et leur longueur adaptée à la
fréquence.

L'augmentation de la fréquence présente des inconvénients :

la dissipation thermique19 d'un circuit donné est proportionnelle à sa fréquence de


fonctionnement et au carré de sa tension d'alimentation20 : cela implique d'avoir une solution
de refroidissement du processeur adaptée ;

la fréquence est notamment limitée par les temps de commutation des portes logiques : il est
nécessaire qu'entre deux « coups d'horloge », les signaux numériques aient eu le temps de
parcourir tout le trajet nécessaire à l'exécution de l'instruction attendue ; pour accélérer le
traitement, il faut agir sur de nombreux paramètres (taille d'un transistor, interactions
électromagnétiques entre les circuits, etc.) qu'il devient de plus en plus difficile d'améliorer
(tout en s'assurant de la fiabilité des opérations).

Overclocking

L'overclocking consiste à appliquer au microprocesseur une fréquence du signal d'horloge


supérieure aux recommandations du fabricant ce qui permet d'exécuter plus d'instructions à
chaque seconde. Cela nécessite souvent plus de puissance d'alimentation au risque de
dysfonctionnements voire de destruction en cas de surchauffe.

Optimisation du chemin d'exécution

Les microprocesseurs actuels sont optimisés pour exécuter plus d'une instruction par cycle
d'horloge, ce sont des microprocesseurs avec des unités d'exécution parallélisées. De plus ils
sont dotés de procédures qui « anticipent » les instructions suivantes avec l'aide de la
statistique.

Dans la course à la puissance des microprocesseurs, deux méthodes d'optimisation sont en


concurrence :

la technologie RISC (Reduced Instruction Set Computer, jeu d'instructions simple), rapide avec
des instructions simples de taille standardisée, facile à fabriquer et dont on peut monter la
fréquence de l'horloge sans trop de difficultés techniques ;

la technologie CISC (Complex Instruction Set Computer), dont chaque instruction complexe
nécessite plus de cycles d'horloge, mais qui a en son cœur de nombreuses instructions
précâblées.
Néanmoins, avec la diminution de la taille des transistors sur les puces et l'accélération des
fréquences d'horloge, la distinction entre RISC et CISC a quasiment complètement disparu. Là où
des familles tranchées existaient, on observe aujourd'hui des microprocesseurs où une structure
interne RISC apporte de la puissance tout en restant compatible avec une utilisation de type
CISC (la famille Intel x86 a ainsi subi une transition entre une organisation initialement très
typique d'une structure CISC. Actuellement, elle utilise un cœur RISC très rapide, s'appuyant sur
un système de réarrangement du code à la volée) mis en œuvre, en partie, grâce à des mémoires
caches de plus en plus grandes, comportant jusqu'à trois niveaux.

Structure et fonctionnement

Articles détaillés : Architecture de processeur et microarchitecture.

Structure d'un microprocesseur

L'unité centrale d'un microprocesseur comprend essentiellement :

une unité arithmétique et logique (UAL) qui effectue les opérations ;

des registres qui permettent au microprocesseur de stocker temporairement des données ;

une unité de contrôle qui commande l'ensemble du microprocesseur en fonction des


instructions du programme.

Certains registres ont un rôle très particulier :

le registre indicateur d'état (flags), ce registre donne l'état du microprocesseur à tout moment,
il peut seulement être lu ;

le compteur de programme (PC, Program Counter), il contient l'adresse de la prochaine


instruction à exécuter ;

le pointeur de pile (SP, Stack Pointer), c'est le pointeur d'une zone spéciale de la mémoire
appelée pile où sont rangés les arguments des sous-programmes et les adresses de retour.

Seul le Program Counter est indispensable, il existe de (rares) processeurs ne comportant pas de
registre d'état ou pas de pointeur de pile (par exemple le NS320xx (en)).

L'unité de contrôle peut aussi se décomposer :

le registre d'instruction, mémorise le code de l'instruction à exécuter ;

le décodeur décode cette instruction ;

le séquenceur exécute l'instruction, c'est lui qui commande l'ensemble des organes du
microprocesseur.
Fonctionnement

Pour commencer, le microprocesseur va charger une instruction contenue en mémoire grâce au


compteur de programme. Ce dernier est au passage incrémenté, afin que le processeur traite
l'instruction suivante au prochain cycle. L'instruction est décodée et si nécessaire le
microprocesseur va chercher en mémoire les données supplémentaires. Dans certains cas, des
instructions servent uniquement à charger une donnée dans un registre précis ou à écrire une
donnée d'un registre en mémoire. Dans ce cas, le processeur charge ou écrit la donnée puis
passe à l'instruction suivante. Dans le cas où le processeur doit effectuer une opération de
calcul, le processeur fait appel à l'ALU. Dans de nombreuses architectures, celle-ci fonctionne
avec un registre accumulateur. Celui-ci enregistre le résultat de l'opération précédente, qui peut
ensuite être réutilisé. Dans le cas d'un saut (goto, jump), c'est le compteur de programme qui est
directement modifié. Dans le cas d'un saut conditionnel (if), le processeur vérifie avant le saut
qu'une condition booléenne est valide (true). Dans certains sauts (jump), le processeur ajoute
une valeur à l'accumulateur. Cela permet au programme d'être exécuté à n'importe quel endroit
dans la mémoire. Les instructions se divisent donc en plusieurs catégories :

les instructions de chargement (load) : mettent l'accumulateur à une certaine valeur ;

les instructions de rangement (store) : permettent d'écrire la valeur de l'accumulateur dans un


registre ou un emplacement de mémoire précis ;

les instructions de saut (if, jump) : permettent de déplacer choisir la prochaine instruction à
exécuter ;

les instructions de calcul (add, mul, div, etc.) : permettent par exemple d'ajouter le contenu du
registre X à l'accumulateur, de multiplier l'accumulateur par le registre Y, etc.

À la fin du cycle, le processeur finit de ranger ses données en mémoire ou dans les registres
spécifiques. En cas de retenue, un registre spécial reçoit la valeur de la retenue, ce qui permet de
le combiner à nouveau pour fonctionner avec plus de bits que ce que permet l'architecture. En
cas d'erreur, comme une division par zéro, le processeur modifie un registre d'état et peut
déclencher une interruption. Toutes ces étapes peuvent s’effectuer en plusieurs cycles d'horloge.
Une optimisation consiste à les exécuter à la chaîne (principe du pipeline) ou en parallèle
(architecture superscalaire). Actuellement, face à la difficulté liée à la montée en fréquence des
microprocesseurs, les fabricants tentent d'augmenter le nombre d'instructions par cycle (IPC)
afin d'augmenter la vitesse de leurs processeurs. Cela a conduit à l'apparition de processeurs
multi-cœurs, composés de plusieurs unités, ou cœurs, capables d'exécuter une instruction
indépendamment de l'autre (contrairement à une architecture superscalaire, qui conserve des
registres en commun). On parle alors de « calcul en parallèle ». Néanmoins, cela nécessite des
programmes adaptés et les performances de ces processeurs dépendent de plus en plus de la
qualité de programmation des programmes qu'ils exécutent.
Fabrication

Article détaillé : Fabrication des dispositifs à semi-conducteurs.

Wafer sur lequel les microprocesseurs sont


gravés

La fabrication d'un microprocesseur est essentiellement identique à celle de n'importe quel


circuit intégré. Elle suit donc un procédé complexe. Mais l'énorme taille et complexité de la
plupart des microprocesseurs a tendance à augmenter encore le coût de l'opération. La loi de
Moore, qui indique que le nombre de transistors des microprocesseurs sur les puces de silicium
double tous les deux ans, indique également que les coûts de production doublent en même
temps que le degré d'intégration.

La fabrication des microprocesseurs est aujourd'hui considérée comme l'un des deux facteurs
d'augmentation de la capacité des unités de fabrication (avec les contraintes liées à la
fabrication des mémoires à grande capacité). La finesse de la gravure industrielle a atteint 45 nm
en 200621. En diminuant encore la finesse de gravure, les fondeurs se heurtent aux règles de la
mécanique quantique.

Problème d'échauffement

Malgré l'usage de techniques de gravures de plus en plus fines, l'échauffement des


microprocesseurs reste approximativement proportionnel au carré de leur tension à architecture
donnée. Avec V la tension, f la fréquence, et k un coefficient d'ajustement, on peut calculer la
puissance dissipée P :

.
Ce problème est lié à un autre, celui de la dissipation thermique et donc souvent des ventilateurs,
sources de nuisances sonores. Le refroidissement liquide peut être utilisé. L'utilisation d'une
pâte thermique assure une meilleure conduction de la chaleur du processeur vers le radiateur. Si
l'échauffement ne pose pas de problème majeur pour des applications type ordinateur de bureau,
il en pose pour toutes les applications portables. Il est techniquement facile d'alimenter et de
refroidir un ordinateur fixe. Pour les applications portables, ce sont deux problèmes délicats. Le
téléphone portable, l'ordinateur portable, l'appareil photo numérique, le PDA, le baladeur MP3 ont
une batterie qu'il s'agit de ménager pour que l'appareil portable ait une meilleure autonomie.

Prospective et innovation

Matériaux bidimensionnels : l'électronique bidimensionnelle22 est une piste d'innovation


envisagée dès 201023. Elle s'appuie sur des microprocesseurs de taille nanométrique24,
imprimé en seulement deux dimensions, à partir de semi-conducteur 2D d'un ou seulement
quelques atomes d'épaisseur, afin d'encore miniaturiser l'électronique sous les limites
permises par le silicium25.
Dans les années 2010, des prototypes comprenant quelques transistors ont été testés avec
succès.
Des matériaux organiques26, des nanotubes de carbone27 ou le disulfure de molybdène sont
des matériaux qui semblent prometteurs28,29,30,31, notamment pour produire des composés
souples32, pouvant par exemple être intégrés dans des feuilles de plastique, des vêtements ou
des « robots mous ». Le disulfure de molybdène a été utilisé en 2017 pour fabriquer un semi-
conducteur permettant de produire un microprocesseur en quasi 2D, comprenant
115 transistors. Ce dernier a efficacement exécuté des programmes stockés dans une
mémoire externe (pour un bit de données mais les auteurs disent que la conception peut être
mise à l'échelle pour en gérer plus). À cette échelle, les microprocesseurs sont invisibles et
pourraient par exemple être intégrés dans le verre de lunettes, de pare-brise ou de vitres ou
dans une lentille oculaire.

Notes et références

Notes

a. Cette vitesse est exprimée sous forme d'une fréquence exprimée en hertz (Hz), qui
comptabilise le nombre de cycles qu'effectue l'horloge de synchronisation du processeur en
une seconde.

b. Ce n'est pas la seule raison, mais, plus un transistor est petit, moins il a besoin d'énergie
pour commuter correctement.

c. Société fabricant des puces électroniques.


Références

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OCLC 1004318546 (https://worldcat.org/fr/title/1004318546)), p. 208.

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rising-story-of-the-first-microprocessors) » [archive du 4 octobre 2022 (https://web.archive.org/we
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Voir aussi

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Articles connexes

Processeur

Liste de microprocesseurs

Chronologie des microprocesseurs

Loi de Moore
Microcontrôleur

Émulateur in-circuit

Overclocking

Liens externes

Ressource relative à la recherche : JSTOR (https://www.jstor.org/topic/microprocessors)

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Article sur la fabrication des wafers (http://www.x86-secret.com/popups/articleswindow.php?i


d=64) [archive]

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