0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
28 vues8 pages

Cours Lubrification DP

Le document traite de la lubrification et du graissage, en expliquant l'importance des lubrifiants pour réduire les frottements, l'usure et protéger contre la corrosion. Il décrit les différents types de frottement, les huiles et graisses, leurs propriétés, classifications, ainsi que les dispositifs de lubrification. Les graisses et huiles sont essentielles dans diverses applications industrielles, et le document détaille également les méthodes de graissage et leurs avantages.

Transféré par

bm010272
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
28 vues8 pages

Cours Lubrification DP

Le document traite de la lubrification et du graissage, en expliquant l'importance des lubrifiants pour réduire les frottements, l'usure et protéger contre la corrosion. Il décrit les différents types de frottement, les huiles et graisses, leurs propriétés, classifications, ainsi que les dispositifs de lubrification. Les graisses et huiles sont essentielles dans diverses applications industrielles, et le document détaille également les méthodes de graissage et leurs avantages.

Transféré par

bm010272
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

DESSIN TECHNIQUE .

LUBRIFICATION-GRAISSAGE 1/8
[Link]

1- INTRODUCTION
La lubrification favorise le mouvement ou le glissement entre deux surfaces frottantes.
D’une manière générale, les lubrifiants :
- réduisent les frottements et l’usure
- évitent le grippage,
- participent aux refroidissements,
- évacuent les impuretés (poussières, débris d’usure…),
- protègent contre la corrosion,
- participent parfois à l’étanchéité.

2- LES DIFFERENTS CAS DE FROTTEMENT


Le frottement entre deux surfaces frottantes peut être décrit par quatre comportements
typiques.

FROTTEMENT CARACTERISTIQUES EFFETS


Pas de lubrifiant entre les surfaces en
SEC contact, échauffement, arrachement Usure très rapide

Un film de lubrifiant recouvre les surfaces


ONCTUEUX en contact (épilamen). Les contacts locaux Usure réduite
directs sont plus rares ; il y a moins
d’arrachement et d’usure.
Aucun contact entre les surfaces toujours
HYDRODYNA- séparées par une couche de lubrifiant Usure pratiquement
MIQUE (e= 0,02 à 0,008 mm). La vitesse doit être nulle
suffisante pour créer une portance
hydrodynamique.
Portance hydrodynamique intermittente,
MIXTE quelques contacts locaux, épilamen sur Usure très réduite
épilamen.
DESSIN TECHNIQUE .
LUBRIFICATION-GRAISSAGE 2/8
[Link]

3- LES HUILES
Elles permettent d’obtenir un frottement onctueux, mixte ou hydrodynamique. Elles se
présentent sous la forme d’une base (huile minérale ou de synthèse) avec des addictifs (anti-
usure, extrême pression, anticorrosion…) afin d’adapter l’huile à l’application choisie.
De tous les lubrifiants, enrichis ou non, les huiles et les graisses minérales à base de pétrole
sont les plus utilisées. Les produits de synthèses (fabriqués chimiquement) occupent une place
grandissante.

3-1- Viscosités
Plus une huile est épaisse, plus sa viscosité est élevée, elle diminue lorsque la température
augmente. La propriété inverse de la viscosité est la fluidité.
On a deux types de viscosité :
a) Viscosité cinématique (v) :
On la détermine en mesurant, à une tempera-
ture donnée, la durée de l’écoulement d’un volume
connu de liquide à travers un appareil comportant un
orifice ou un tube calibre (tube capillaire) de
dimensions normalisées.
Unités : m2 /s, Stoke (St) ou centistoke (cSt)
106 cSt = 1 m2/s
10.000 St = 1 m2/s
1 cSt = 1 mm2/s

b) Viscosité dynamique (μ):


Elle est égale au produit de la viscosité cinématique (v) par la masse volumique du fluide (ρ).
μ = ρ.v. Unité : Pa.s (pascal seconde) ou Ns/m poise (P) et centipoise (cP)
103 cP = 1 Pa.s et 1 P = 0.1 Pa.s

3-2- Propriétés caractéristiques


a- Onctuosité
Elle caractérise l’aptitude d’une huile à adhérer aux surfaces (pouvoir adhérent) sous
forme d’une fine couche (épilamen).

b- Volatilité point éclair :


Température à partir de laquelle les vapeurs émises par une huile, chauffée dans des
conditions bien précises, s’enflamment au contact d’une flamme puis s’éteignent aussitôt.

c- autres Propriétés
Résistance à l’oxydation, à la corrosion, indice d’acier, teneur en cendre, en eau…
DESSIN TECHNIQUE .
LUBRIFICATION-GRAISSAGE 3/8
[Link]

3-3- Principales classifications


Classification iso
On classe les huiles à partir de leur viscosité cinématique. Désignation ISO VG suivi de la
valeur de la viscosité mesurée à 40℃ en centistoke. Exemple ISO VG 22.

Classification SAE
Elle est utilisée pour l’automobile et les véhicules industriels. Elle classe les huiles par
tranches ou intervalles de viscosité cinématique.

-La classification SAE 2, SAE 30… pour huiles mono grades, utilise la viscosité à 100℃
-La classification SAE 5W, SAE 0W (W pour Winter), utilise la viscosité a -18℃.
-huiles multigrades : Elles présentent deux viscosités caractéristiques, par exemple l’huile
SAE 10 W -40 a la viscosité d’une SAE 10W à -18℃ et celle d’une SAE 40 à 100℃.
Comparaison des classifications ISO et SAE
DESSIN TECHNIQUE .
LUBRIFICATION-GRAISSAGE 4/8
[Link]

4- PRINCIPAUX DISPOSITIFS DE LUBRIFICATION A L’HUILE

4.1 Lubrification par barbotage ou par bain d’huile :


Une partie du mécanisme (mécanisme à vitesse peu
élevé) en mouvement (roue dentée…) trempe dans le bain et
emporte par adhérence de l’huile vers les points à lubrifier.

4.2. Lubrification par barbotage et projections :


Le mouvement des composants (engrenages…) doit être
assez rapide (effet centrifuge) pour, qu’après trempage,
L’huile projetée sur les parois ruisselle et peut être recueillie
(Cuvettes, renvois, larmiers…) puis dirigée (canaux) vers les
Parties à lubrifier.

4.3. Lubrification par brouillard d’huile ou air-huile :


Elle est utilisée aux vitesses très élevées (roulements,
engrenages) mais aussi dans les réseaux pneumatiques
(Lubrificateurs).
Principe : un débit constant d’air comprimé
aspire et pulvérise une certaine quantité d’huile
sous forme de très fines gouttelettes. Le
brouillard ainsi constitué est amené par un réseau
de canalisation près des points à lubrifier. En ces
points, des rétrécissements (raccords de condensation
ou tuyère) condensent l’huile sous forme de gouttes
plus grosses directement utilisable pour la lubrification.

4.4. Lubrification par circulation d’huile :


Ce mode est le plus élaboré et le plus couteux.
Principe : une pompe lubrifie en même temps
Plusieurs points. Le débit d’huile, est constant, il
Peut-être régler (soupapes) des échangeurs de chaleur
(réfrigérants), des systèmes de filtration peuvent
être ajoutes. Exemple : lubrification des paliers d’un
moteur à explosion.

5. LES GRAISSES

Elles sont utilisées par toutes les industries pour graisser paliers, roulements, engrenages.
Elles permettent un frottement onctueux ou un frottement mixte.
DESSIN TECHNIQUE .
LUBRIFICATION-GRAISSAGE 5/8
[Link]

Elles sont solides et stables au repos. En service, sous 𝑎𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒𝑠 charges, elles se
comportent comme un liquide plus ou moins visqueux selon le grade d’origine. La fluidité
augmente et se rapproche de celle de l’huile de base.

5.1. Constitution des graisses

Les graisses sont obtenues par dispersion


d’épaississants appelés savons (origine
métallique) dans une huile de base (minérale ou
de synthèse) représentant 85 à 97% de la masse
totale, plus des additifs :
-le graphite
-le bisulfure de molybdène
-le plomb (quantité extrême pression),
- les colorants et les charges (talc.)
Sont les additifs les plus courants.

5.2. Classification

Le grade NGLI, classification la plus usuelle, elle est liée à la valeur d’enfoncement, en
dixièmes de millimètres, d’un cône pesant posé pendant cinq secondes sur la surface aplanie de
la graisse à tester, préalablement malaxée à 25℃.
DESSIN TECHNIQUE .
LUBRIFICATION-GRAISSAGE 6/8
[Link]

A= Engrenages sous carter


B=Engrenages apparents, Chaines, câbles.
C=Articulation, cardans
D=Graisses tous usages
E=Roulement, galets.

6- PROPRIETES CARACTERISTIQUES

6.1. Consistance
Résistance à la déformation de la graisse. Lorsque la température augmente, elle diminue.

6.2. Point de goutte


Tenue de la graisse à la chaleur en précisant la température de début de liquéfaction.

[Link] de solidification
Il indique la température de début de solidification de la graisse.

Comparaison des graisses et des huiles


DESSIN TECHNIQUE .
LUBRIFICATION-GRAISSAGE 7/8
[Link]

7- TYPES DE GRAISSES

8. PRINCIPAUX DISPOSITIFS DE GRAISSAGES

8.1. Graissage par garnissage au montage :


Simple et usuelle, le graissage peut être à vie ou périodique, avec regarnissage après
démontage et nettoyage lors des opérations maintenance.
8.2. Les graisseurs
Permettent le regraissage périodique sans démontage du dispositif. Pour éviter les excès
de graisse, il y a eu lieu de prévoir des systèmes d’évacuation, en particulier pour la graisse
usagée.
L’emploi des graisseurs automatiques diminue le nombre des interventions et garantit un
graissage régulier.
DESSIN TECHNIQUE .
LUBRIFICATION-GRAISSAGE 8/8
[Link]

8.3. Graissage centralisé :


Complètement automatisé, il est intéressant lorsque les points à lubrifier sont nombreux,
jusqu’à plusieurs milliers, ou lorsque l’accès est difficile ou impossible. Il diminue les risques
d’accident, les oublis, et évite l’arrêt des installations.

Vous aimerez peut-être aussi