EXPOSE AFFECTION LIE A LA GROSSESSE :
THEME LA LISTERIOSE
Rédigé et présenté par :
- DJIFENJOU MEFIRE CHERIFA
- YIHIMBEME NGOUMOUN DJAMILATU
- NGOUNGOURE MONJAP SOUMIATOU
- MOTAPON RAYE LADIFATOU
- PANGUETNA LOUMGAM ALIMA PRINCESSE
- MASSEBE MOUNCHIKPOU JAMILA
SOUS L’ENCADREMENT DE M.
YOUM ABOUBAKAR
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PLAN DE TRAVAIL
I- Les CAUSES de la LISTÉRIOSE
1- Agent pathogène
2- Mode de transmission
II- SYMPTÔMES et COMPLICATIONS
III- POPULATION A RISQUE
IV- DIAGNOSTIC
V- TRAITEMENT
VI- PRÉVENTION
VII- RÔLE DE L’INFIRMIER
CONCLUSION
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INTRODUCTION
La listériose est une infection bactérienne grave causée par listeria
monocytogene, une bactérie ubiquitaire résistante aux basses températures. Bien
que rare (300 à 500 cas annuels en France), elle présente un taux de mortalité élevé
(20-30%) chez les populations vulnérables. Elle se transmet principalement par
l’ingestion d’aliments contaminés et peut entrainer des complications sévères,
notamment chez les femmes enceintes avec conséquences pour le fœtus et le
nouveau-né. Il nous revient de comprendre les mécanismes, symptômes, traitement
et prévention.
I- CAUSES ET MODES DE TRANSMISSION
- Origine environnementale : listeria monocytogenes est présente dans le sol,
l’eau, les végétaux et le tube digestif des animaux, contaminant la chaîne
alimentaire via les excréments ou les processus industriels.
1) Agent pathogène
La bactérie responsable est listeria monocytogenes ; une bacille gram
positive qui peut vivre en présence ou en absence d’aire (aérobie /
anaérobie facultatif). Elle est très résistante car elle survit dans des
conditions difficiles : dans le froid ; en présence de sel ; du PH Acide.
C’est pour cette raison qu’on peut le retrouver dans les aliments réfugiés.
2) Mode de transmission
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- Aliments contaminés : les produits laitiers non pasteurisé (lait cru ; fromage)
les charcuteries (rillettes ; palles) ; les légumes/viandes crû contaminés ; les
poissons fumés
- Transmission verticale : la bactérie traverse le placenta ou infecte le fœtus
lors de l’accouchement, provoquant des complications graves
II- SYMPTÔMES ET COMPLICATIONS
➢ Formes légères : (diarrhée, nausées ; vomissements) et fièvre,
apparaissant 3 à 70 jours après l’exposition
➢ Formes invasives (chez les personnes à risques) :
❖ Septicémie, méningite, encéphalite
❖ Chez la femme enceinte : au 1er trimestre nous avons le
risque de fausse couche, au 3e trimestre nous avons
accouchement prématuré, mort fœtale ou infection néonatale
grave (méningite, détresse respiratoire)
❖ Taux de mortalité : jusqu’à 45% pour ‘les infections
neurologiques
III- POPULATION A RISQUE
➢ Femmes enceintes : 20 fois plus susceptibles de contracter
l’infection, avec des conséquences graves pour le fœtus.
➢ Personnes immunodéprimées (cancer, VIH, greffes) ou âgées >65
ans
➢ Nouveau-nés : infections sévères liées à la transmission verticale
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IV- DIAGNOSTIC
✓ Hémocultures : examen clé pour détecter la bactérie dans le sang
✓ Amniocentèse ou IRM en cas de suspicion d’infection fœtale
✓ Prélèvement sanguin, LCR
✓ Analyse alimentaire en cas d’épidémie
V- TRAITEMENT
Antibiothérapie urgente
- AMPICILLINE (4 à 6 g/jour par voie intraveineuse) pendant 14 à 21jours
jusqu’à 6 semaines en cas de complication, souvent associés à la
GENTAMICINE (sous surveillance rénale)
- Alternatives pour les allergies : cotrimoxazole
Surveillance fœtale : monitorage du rythme cardiaque foetal en cas
de fièvre
VI- PREVENTION : MESURE HYGIENO-DIETETIQUES
a- Aliments à éviter :
- Fromages au lait cru, charcuteries non cuites, poissons crus, graines germées
- Produits laitiers non pasteurisés et légumes non lavés
b- Bonnes pratiques :
- Cuisson complète des viandes et poisson (>70°C).
- Lavage rigoureux des fruits/ légumes
- Nettoyage mensuel du frigo à l’eau javellisée
c- Recommandation spécifique
- Eviter les plats préparés en épicerie non réchauffé
- Consommer rapidement les produits ouverts et respecter les dates limites
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VII- ROLE DE L’INFIRMIER
L’infirmière joue un rôle clé dans la prévention, le dépistage, la surveillance et
l’éducation du patient.
1. Prévention et éducation
- Sensibilisation aux risques alimentaires
- Éviter les aliments à risque : charcuteries, fromages au lait cru, poissons fumés,
produits non pasteurisés
- Conseils d’hygiène : lavage des mains, nettoyage du frigo, cuisson suffisante
des aliments
- Ciblage des populations vulnérables :
- Femmes enceintes (risque de fausse couche, accouchement prématuré).
- Patients immunodéprimés (VIH, chimiothérapie, diabète).
2. Surveillance et dépistage
- Reconnaître les symptômes :
- Chez l’adulte : fièvre, céphalées, troubles digestifs (diarrhée, nausées).
- Chez la femme enceinte : tableau pseudo-grippal (risque de transmission au
fœtus).
- Chez le nouveau-né : septicémie, détresse respiratoire, méningite.
- Participation au diagnostic :
- Prélèvements sanguins (hémocultures).
- Ponction lombaire si suspicion de méningite (analyse du LCR).
3. Prise en charge thérapeutique
- Administration des antibiotiques :
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- Ampicilline (traitement de 1ère intention) + gentamicine en cas de forme grave.
- Adaptation posologique chez la femme enceinte et insuffisants rénaux.
- Surveillance des effets secondaires :
- Allergies, néphrotoxicité (gentamicine).
- Réactions cutanées (éruption, prurit).
4. Soins spécifiques selon la population
a) Femmes enceintes
- Surveillance du bien-être fœtal (monitoring, échographie).
- Prévention de l’accouchement prématuré
- Soutien psychologique en cas de complication obstétricale
b) Patients immunodéprimés
- Surveillance accrue des signes neurologiques(méningite).
- Prévention des infections nosocomiales
- Signalement obligatoire à l’ARS (Agence Régionale de Santé) en cas de forme
invasive
CONCLUSION
La listériose est rare mais grave en grossesse. Sa prévention repose sur une hygiène
alimentaire stricte et une vigilance accrue lors de la consommation de produits à
risque. Un diagnostic précoce et un traitement antibiotique adapté réduisent
significativement les complications fœtales