Université Nouveaux Horizons
Module 3 :
Techniques de
Transmission
Prof. A. BAGULA
Ass. MBALE LANDRY
Le signal
Information & Signal
Cas 1
Nous supposons qu’il Alice et Bob ? Cependant, ce qui circule à
n’existe que trois nous nous intéressons travers le réseau reliant Alice
fournisseurs d’accès à à une route physique à Bob au niveau de la couche
Internet (FAI) entre Alice entre Alice et Bob qui physique, ce sont des
et Bob. Un FAI est une ne contient que signaux. Lorsque Alice envoie
entreprise qui fournit des un message à Bob, celui-ci
quatre routeurs : R2,
services Internet à une est converti en signaux
R4, R5 et R7.
zone donnée. Dans notre électriques ; lorsque Bob
scénario, Alice est reçoit le message, les
connectée à son FAI, et signaux sont reconvertis en
message. Les signaux
Bob est connecté au sien.
peuvent être analogiques ou
Les deux FAI locaux sont
numériques.
reliés par un FAI national.
Rotari club exposé
La modulation ? Pourquoi
1. . Adaptation à la transmission sur des canaux physiques
Transmission sur une large gamme de fréquences :
Le signal d'information (comme la voix, la vidéo ou les données) a
généralement une très faible fréquence. Transmettre un signal basse
fréquence directement sur de longues distances peut être difficile en raison
de la perte de signal et des interférences. En modulant le signal sur une
fréquence plus élevée, il devient plus facile à transmettre sur des canaux
physiques comme des câbles ou des ondes radio.
Réduction des pertes dues à l'atténuation : Les ondes électromagnétiques de
haute fréquence (comme celles utilisées pour la FM ou la télévision) subissent
moins de pertes dans les câbles ou dans l'air que les signaux de basse
fréquence. La modulation permet donc d'envoyer des signaux plus stables sur
de longues distances.
La modulation ? Pourquoi
1. Multiplexage : La modulation permet de transmettre plusieurs signaux
simultanément sur une même ligne ou fréquence sans interférence, en
attribuant à chaque signal une fréquence porteuse différente (c'est ce qu'on
appelle le multiplexage en fréquence). Par exemple, dans la radio FM, plusieurs
stations peuvent transmettre sur différentes fréquences porteuses, permettant
à plusieurs émissions d'occuper le même espace de transmission.
2. Utilisation efficace du spectre : La modulation permet de mieux utiliser la bande
passante disponible dans le spectre de fréquence. Cela est particulièrement
crucial pour les systèmes de communication modernes où l'espace de
fréquence est limité.
La modulation ? Pourquoi
1. Séparation des signaux : La modulation permet de séparer les signaux
d'informations des interférences ou du bruit. Par exemple, en modulation de
fréquence (FM), la variation de fréquence du signal porteur rend le signal moins
sensible aux interférences dues au bruit, contrairement à la modulation
d'amplitude (AM), qui est plus susceptible aux interférences.
2. Protection contre les distorsions : Les signaux modulés, en particulier ceux
utilisant des techniques comme la modulation de fréquence (FM), sont moins
affectés par les distorsions dues à l'atténuation du signal, à la propagation de
l'onde ou aux perturbations de l'environnement.
La modulation ? Pourquoi
1. La démodulation est le processus inverse de la modulation, où l'information
originale est extraite du signal modulé. Les techniques de modulation rendent
ce processus de démodulation plus efficace et plus fiable, permettant aux
récepteurs de récupérer fidèlement le signal d'origine, même en présence de
bruit et de distorsion.
2. Sécurisation de la transmission: Modulation et cryptographie : Dans certains
cas, la modulation est utilisée pour sécuriser les communications. Par exemple,
dans les systèmes militaires ou dans les communications privées, des
techniques de modulation complexes peuvent rendre plus difficile l'interception
ou le brouillage du signal par des tiers non autorisés.
Le signal
signal simple ou composite
Un signal analogique peut prendre l’une des deux formes suivantes :
périodique ou apériodique (non périodique). En communication de
données, nous utilisons couramment des signaux analogiques périodiques.
Ceux-ci peuvent être classés en signaux simples ou composites.
Le signal : caractéristiques
Amplitude de crête L’amplitude de crête d’un signal est la valeur absolue de son intensité
maximale. Pour les signaux électriques, elle est généralement mesurée en volts.
Période et fréquence
La période (T) représente la durée, en secondes, nécessaire à un signal pour compléter un cycle. La
fréquence (f), mesurée en hertz (Hz), correspond au nombre de cycles effectués en une seconde. Il
est important de noter que la période et la fréquence sont deux façons d’exprimer une même
caractéristique. Elles sont inversement proportionnelles, ce qui signifie que :
Le signal : caractéristiques
Phase : Le terme phase décrit la position de l’onde par rapport au temps initial t=0. Si l'on
considère une onde comme pouvant être déplacée vers l’avant ou vers l’arrière le long de l’axe
du temps, la phase représente l’ampleur de ce décalage. Elle indique l’état du premier cycle.
La phase est mesurée en degrés ou en radians (360° équivaut à 2π radians).
La longueur d’onde est une autre caractéristique d’un signal se propageant dans un milieu de
transmission. Elle correspond à la distance parcourue par un signal simple en une période. La
longueur d’onde relie la période ou la fréquence d’une onde sinusoïdale simple à la vitesse de
propagation dans le milieu.
Le signal : Temps ou Fréquence
1. Une onde sinusoïdale est entièrement définie par son amplitude, sa fréquence et sa phase.
Jusqu'à présent, nous avons représenté une onde sinusoïdale à l'aide d'un diagramme dans
le domaine temporel, qui montre l'évolution de l'amplitude du signal en fonction du temps.
Dans le domaine fréquentiel, une onde sinusoïdale est représentée par un seul pic.
La position du pic indique la fréquence du signal.
La hauteur du pic représente son amplitude de crête.
Transmission of Digital Signals
1. La question fondamentale est : comment transmettre un signal numérique d’un point A
à un point B ? Il existe deux approches pour transmettre un signal numérique :
a. Transmission en bande de base (Baseband transmission) : elle consiste à envoyer un
signal numérique directement sur un canal sans le convertir en signal analogique.
b. Transmission en large bande (Broadband transmission) ou modulation : elle
consiste à convertir un signal numérique en signal analogique avant la
transmission.
Transmission of Digital Signals
1. La question fondamentale est : comment transmettre un signal numérique d’un point A
à un point B ? Il existe deux approches pour transmettre un signal numérique :
a. Transmission en bande de base (Baseband transmission) : elle consiste à envoyer un
signal numérique directement sur un canal sans le convertir en signal analogique.
b. Transmission en large bande (Broadband transmission) ou modulation : elle
consiste à convertir un signal numérique en signal analogique avant la
transmission.
Transmission of Digital Signals
1. Un réseau informatique est conçu pour envoyer des informations d’un point à un autre.
Pour être transmises, ces informations doivent être converties en signal numérique ou
en signal analogique. Dans cette section, nous abordons la première option : la
transmission numérique.
a. Si les données sont numériques, nous devons utiliser des techniques de conversion
numérique-numérique (digital-to-digital conversion).
b. Si les données sont analogiques, nous devons appliquer une conversion analogique-
numérique (analog-to-digital conversion).
Transmission of Digital Signals
Lorsqu'on utilise une transmission numérique et que les données sont déjà numériques,
il est nécessaire d’effectuer une conversion numérique-numérique. Cette conversion
repose sur trois techniques :
a. Le codage en ligne (Line Coding) : toujours nécessaire.
b. Le codage par blocs (Block Coding) : optionnel.
c. Le brouillage (Scrambling) : optionnel.
Codage en ligne (Line Coding)
1. Le codage en ligne consiste à convertir des données numériques en signaux
numériques.
2. On suppose que les données, qu’il s’agisse de texte, nombres, images, audio ou vidéo,
sont stockées en mémoire sous forme de séquences de bits.
Codage en ligne
Codage en ligne (Line Coding)
Le codage en ligne transforme une séquence de bits en un signal numérique.
À l’émetteur : les données numériques sont encodées en un signal numérique.
Au récepteur : le signal numérique est décodé pour reconstituer les données
numériques d’origine.
Codage en Bloque
Codage en Blocs
1. Nous avons besoin de redondance pour assurer la synchronisation et fournir un certain
mécanisme de détection des erreurs. Le codage en blocs peut nous apporter cette
redondance et améliorer la performance du codage en ligne. En général, le codage en
blocs transforme un bloc de m bits en un bloc de n bits, où n est supérieur à m. Le codage
en blocs est souvent désigné par la technique d'encodage mB/nB.
2. Le codage en blocs comprend généralement trois étapes : la division, la substitution et
la combinaison.
Lors de l’étape de division, une séquence de bits est divisée en groupes de m bits. Par
exemple, dans l'encodage 4B/5B, la séquence binaire initiale est divisée en groupes
de 4 bits.
L'élément central du codage en blocs est l’étape de substitution. Durant cette étape,
chaque groupe de m bits est remplacé par un groupe de n bits. Par exemple, dans le
cas de l'encodage 4B/5B, un code de 4 bits est substitué par un groupe de 5 bits.
Enfin, les groupes de n bits sont combinés pour former un flux de données continu.
Analog-to-Digital Conversion
1. Parfois, nous disposons d’un signal analogique, comme celui généré par un microphone
ou une caméra.
2. Aujourd’hui, la tendance est de convertir un signal analogique en données numériques,
car le signal numérique est moins sensible aux interférences et au bruit.
Deux techniques de conversion :
la modulation par impulsions codées (PCM) et la modulation delta (DM). Une fois les
données numériques créées (numérisation), nous pouvons utiliser l'une des techniques
Modulation par Impulsions Codées (PCM)
La technique la plus couramment utilisée pour transformer un signal analogique en données
numériques (numérisation) est appelée modulation par impulsions codées (PCM).
PCM ou impulsions codées
Analog-to-Digital Conversion
Exemple : Nous voulons numériser la voix humaine. Quel est le débit binaire, en supposant 8
bits par échantillon ?
Modulation Delta (DM)
La PCM (Modulation par Codage d’Impulsions) est une technique très complexe.
D'autres techniques ont été développées pour réduire cette complexité. La plus
simple est la modulation delta (DM). Alors que la PCM détermine la valeur de
l’amplitude du signal pour chaque échantillon, la DM détecte uniquement le
changement par rapport à l’échantillon précédent.
Transmission Analogique
Bien que la transmission numérique soit souhaitable, elle nécessite un canal passe-bas (un
canal dont la bande de fréquence commence à 0) ; la transmission analogique est le seul
choix possible si l’on dispose d’un canal passe-bande (un canal dont la bande de fréquence
ne commence pas à zéro).
La conversion de données numériques en un signal analogique passe-bande est
traditionnellement appelée conversion numérique-analogique. La conversion d’un signal
analogique passe-bas en un signal analogique passe-bande est appelée conversion
analogique-analogique.
Conversion Numérique-Analogique
La conversion numérique-analogique est le processus qui consiste à modifier l'une des
caractéristiques d’un signal analogique en fonction des informations contenues dans des
données numériques.
Une onde sinusoïdale est définie par trois caractéristiques : l’amplitude, la fréquence et la
phase. Chacune de ces caractéristiques peut être modifiée pour transmettre des données
numériques, ce qui donne au moins trois mécanismes de modulation :
ASK (modulation par déplacement d’amplitude)
FSK (modulation par déplacement de fréquence)
PSK (modulation par déplacement de phase)
En plus de ces trois techniques, il existe un quatrième mécanisme (plus performant) qui
combine la variation de l’amplitude et de la phase : il s’agit de la modulation d’amplitude
en quadrature (QAM).
La QAM est la technique la plus efficace parmi celles mentionnées, et c’est la plus utilisée
de nos jours.
Amplitude Shift Keying
Amplitude Shift Keying
Amplitude Shift Keying
Amplitude Shift Keying
Pour que le processus de détection d’enveloppe fonctionne correctement, la constante
de temps RC du détecteur, doit être choisie avec soin.
La valeur appropriée de cette constante dépend de deux éléments :
la fréquence porteuse fc
et la bande passante du signal modulant m(t), désignée par W
SSB et AM
En modulation AM classique (Amplitude Modulation), il est nécessaire d'envoyer les deux
bandes latérales (USB et LSB) pour plusieurs raisons liées à la façon dont l'information est
encodée et démodulée.
Symétrie de l’information
En AM, le signal modulé porte à la fois l'information dans les deux bandes latérales
(supérieure et inférieure) autour de la fréquence porteuse.
Les deux bandes latérales (USB et LSB) contiennent la même information, mais
déphasées l'une par rapport à l'autre. Cela assure que le signal peut être reconstruit
correctement après transmission, même si un petit bruit ou une perturbation affecte
une des bandes.
SSB - USB - LSB
SSB - USB - LSB
Tu supprimes une bande latérale (USB ou LSB)
Tu n’envoies qu’une seule bande
Tu économises la moitié de la bande passante
Tu réduis la consommation d’énergie (pas besoin
d’envoyer la porteuse non plus)
Transmission Analogique
Bien que la transmission numérique soit souhaitable, elle nécessite un canal passe-bas (un
canal dont la bande de fréquence commence à 0) ; la transmission analogique est le seul
choix possible si l’on dispose d’un canal passe-bande (un canal dont la bande de fréquence
ne commence pas à zéro).
La conversion de données numériques en un signal analogique passe-bande est
traditionnellement appelée conversion numérique-analogique. La conversion d’un signal
analogique passe-bas en un signal analogique passe-bande est appelée conversion
analogique-analogique.
Amplitude Shift Keying
Dans la modulation par déplacement d’amplitude (ASK), c’est l’amplitude du signal porteur
qui est modifiée pour créer les éléments du signal.
La fréquence et la phase restent constantes pendant que l’amplitude change.
ASK Binaire (BASK)
L’ASK est généralement mise en œuvre avec seulement deux niveaux. Cela s’appelle la
modulation binaire par déplacement d’amplitude ou encore modulation tout-ou-rien (OOK
– On-Off Keying).
Le niveau de crête d’un signal est 0 (absence de signal).
L’autre niveau est égal à l’amplitude du signal porteur.
Amplitude Shift Keying : Bande
passante de l’ASK
Même si le signal porteur est une simple onde sinusoïdale, le processus de modulation
génère un signal composite non périodique, qui contient un ensemble continu de
fréquences.
Comme on peut s’y attendre, la bande passante est proportionnelle au débit du signal (en
bauds). Cependant, un autre facteur intervient généralement : d, qui dépend de la
modulation et du filtrage.
La valeur de d est comprise entre 0 et 1.
Ainsi, la bande passante B peut être exprimée comme suit :
Amplitude Shift Keying : Bande
passante de l’ASK
La formule B montre que la bande passante requise a une valeur minimale de SSS et une
valeur maximale de 2S.
Le point le plus important ici concerne l’emplacement de cette bande passante :
Le centre de la bande passante se situe à la fréquence porteuse fc.
Cela signifie que si nous disposons d’un canal passe-bande, nous pouvons choisir fc de
manière à ce que le signal modulé occupe précisément cette bande passante disponible.
C’est là le principal avantage de la conversion numérique-analogique :
Elle permet de décaler la bande passante résultante pour qu’elle corresponde à la bande
disponible sur le canal.
Amplitude Shift Keying : ASK
Multiniveau
La discussion précédente portait uniquement sur l’utilisation de deux niveaux d’amplitude.
Cependant, il est possible d’utiliser une ASK multiniveau, dans laquelle il existe plus de deux
niveaux d’amplitude.
Par exemple, on peut utiliser 4, 8, 16 ou plus de niveaux d’amplitude différents pour représenter
l’information. Cela permet de moduler les données en utilisant 2, 3, 4 bits ou plus à la fois :
Pour 4 niveaux → r=2 bits
Pour 8 niveaux → r=3 bits
Pour 16 niveaux → r=4 bits
Bien que cette approche ne soit pas réalisée avec une ASK pure, elle est mise en œuvre avec la
QAM (Modulation d'Amplitude en Quadrature), comme nous le verrons plus loin.
4o
Frequency Modulation
1. La modulation de fréquence (FM) est une technique dans laquelle la fréquence de la
porteuse (signal porteur) varie en fonction de l'amplitude du signal d'information
(modulant), tandis que l'amplitude et la phase de la porteuse restent constantes.
2.
Binary FSK (BFSK)
1. La modulation FSK (Frequency Shift Keying) est une technique où l'information binaire est
transmise en modifiant la fréquence d'une porteuse. Dans le cas de la modulation FSK
binaire (BFSK), il y a deux fréquences porteuses distinctes utilisées pour représenter les deux
états binaires (0 et 1).
2. Deux fréquences porteuses :
Fréquence f1 : Utilisée pour transmettre le bit 0.
Fréquence f2 : Utilisée pour transmettre le bit 1.
Phase Shift Keying (PSK)
1. La modulation PSK (Phase Shift Keying) est une technique où l'on modifie la phase de la
porteuse pour représenter différentes informations numériques. Dans ce type de
modulation, l'amplitude et la fréquence de la porteuse restent constantes, tandis que seule
la phase de la porteuse varie en fonction des données à transmettre.
2. Fonctionnement de la modulation PSK :
Phase modifiée : La phase de la porteuse est décalée selon les éléments du signal binaire ou
multi-niveaux. Par exemple, pour un système BPSK (Binary PSK), il y a deux phases
principales qui correspondent à deux états binaires (0 et 1).
Exemple BPSK (Binary PSK) :
Phase 0° pourrait représenter bit 0.
Phase 180° pourrait représenter bit 1.
Phase Shift Keying (PSK) : les types
1. BPSK (Binary Phase Shift Keying) : Utilise deux phases distinctes pour encoder les valeurs
binaires (0 et 1).
2. QPSK (Quadrature Phase Shift Keying) : Utilise quatre phases distinctes pour encoder deux
bits à la fois, permettant de doubler le débit de données par rapport au BPSK.
3. M-PSK (M-ary Phase Shift Keying) : Une extension de PSK, où plusieurs phases sont utilisées
pour transmettre plus de bits par symbole. Par exemple, 8-PSK utilise huit phases distinctes
pour transmettre trois bits à la fois.