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Rimbaud

Arthur Rimbaud, poète du XIXe siècle, a marqué la littérature par sa poésie novatrice et sa révolte contre les codes traditionnels. Dans son poème, il explore l'éveil à la sensualité à travers une scène intime et théâtrale, où les baisers symbolisent les étapes de la découverte amoureuse. Rimbaud allie tendresse et ironie, offrant une vision à la fois touchante et humoristique de la comédie amoureuse.

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Rimbaud

Arthur Rimbaud, poète du XIXe siècle, a marqué la littérature par sa poésie novatrice et sa révolte contre les codes traditionnels. Dans son poème, il explore l'éveil à la sensualité à travers une scène intime et théâtrale, où les baisers symbolisent les étapes de la découverte amoureuse. Rimbaud allie tendresse et ironie, offrant une vision à la fois touchante et humoristique de la comédie amoureuse.

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INTRODUCTION

Arthur Rimbaud poète du XIXe siècle, né en 1854 à


Charleville et mort en 1891. A 16 ans lorsqu’il réunit, à
l’automne 1870, vingt deux de ses premiers poèmes
pour en confier le manuscrit à un ami, Paul Demeny.
Ces 22 poèmes ont été publiés après sa mort sous le
nom de Cahiers de Douai
Il est une figure majeure de la littérature. Associé au
mouvement symboliste, il se distingue par une poésie
novatrice, marquée par la révolte, l’exploration des
sens et la quête d’un langage nouveau. Son œuvre,
brève mais intense, a profondément influencé la poésie
moderne

- 1 er mouvement vers 1à12 L’éveil et la sensualité


- 2ème mouvement vers 13 à 32 La comédie en 3
baisers

PROBLEMATIQUE
Par quels procédés poétiques le jeune auteur ironise-t-il
sur la « comédie » amoureuse qui se joue dans
l’adolescente
Mouvement 1 vers 1 à 12 : L’éveil à la sensualité
Ce poème apparait comme une mise en scène des premiers émois
amoureux du poète. Les 3 premières strophes permettent donc une entrée
dans une scène intime qui prend des allures théâtrales.

1er STROPHE
Traditionnellement, la poésie du XIX siècle commence souvent par une
description de la nature, des sentiments ou une évocation lyrique. Ici
RIMBAUD surprend. Une explication détaillée de l’entrée du poème
« Première soirée »de RIMBAUD, en lien avec la question de la rupture
avec les codes habituels de la poésie, la modernité, la singularité, et la
théâtralisation.

Un début de poème qui rompt avec les codes traditionnels.

Dès le premier vers, il place le lecteur dans une situation intime et


presque choquante pour l’époque. « elle était fort déshabillé »

Loin des métaphores convenues ou des grandes envolées lyriques,


RIMBAUD opte pour la scène directe, presque théâtrale et visuelle.

Modernité et singularité du poème : Le réalisme de la scène, Rimbaud


décrit une scène de la vie quotidienne, intime, sans l’idéaliser

Le mélange des registres , on retrouve à la fois la sensualité, la pudeur,


l’humour dans le dialogue et la tendresse

La nature comme témoin (v2 strophe 1)

« Et de grands arbres indiscrets aux vitres jetaient leur feuillée

Ici la nature n’est plus idéalisée. Elle devient complice, voir indiscrète, en
opposition aux codes traditionnels ou elle est souvent protectrice ou
sublime.

1ère vision sensuelle = pronom pers + vb (elle + était…déshabillée). On


semble une scène déjà commencé avec le temps du récit

La scène montre les arbres qui semblent vivants et malicieux, comme s’ils
espionnaient l’intimité des amoureux, il utilise adverbe « malignement »,
Rimbaud donne aux arbres une intention, comme s’ils étaient complices et
taquins. Cela crée une atmosphère de jeu de secret, comme si la nature
elle-même participait à la scène intime entre les 2 personnes. Cela rend la
scène plus vivante, plus complice presque comme si les arbres étaient des
témoins amusés de ce qui se passe.

La répétition de « tout près » montre le désir de l’amant de se rapprocher


de la jeune femme et en ralentissant le rythme, end la scène encore plus
sensuelle.

2ème STROPHE

Après « près » du décor, le poème se recentre sur la jeune femme avec le


participe passé « assise » qui ouvre la 2ème strophe.
La description de la posture du poète avec les imparfaits « joignait » »
frissonnaient » montre qu’il était dans un état d’observation continue et
calme.

La posture de la jeune femme qui joint les mains, montre à la fois de la


pudeur (comme si elle priait ou hésitait) et la proximité d’une scène
intime, car elle est à moitié déshabillé. La jeune femme hésite un peu,
mais elle se laisse aussi approcher, ce qui rend la scène plus vraie et
émouvante.

Contradiction avec les pieds qui « frissonnaient d’aise » montre un jeu


semble s’installer entre les 2 personnages.

Quand le poète répète « si fins, si fins » pour parler des pieds de la jeune
femme, il montre qu’il les trouve très beaux et délicats. Cela prouve qu’il
la regarde avec désir et tendresse, et cela donne à la jeune femme un côté
fragile et innocent, comme un enfant. Enfin, c’est aussi la façon classique
de parler de la beauté d’une femme en poésie.

Au début de la troisième strophe

Au dèbut de la 3ème strophe, le poème s’ouvre sur un deuxième tiret


premier apparition du PP « JE » du poète qui juste là se faisait discret.
Jusqu’ici, le poète restait discret n’étant présent qu’à travers le possessif
« ma » « dans » ma grande chaise (vers 5) ce qui montrait une présence
en retrait, presque effacé.

Ici le COD « un petit rayon buissonnier », qui est retardé dans la structure
de la phrase comme pour traduire le désir

Dans cette strophe Rimbaud utilise des métaphores animales « mouche »


et végétales « rosier » pour décrire la lumière qui se pose sur la jeune
femme. Le mouvement du rayon qui « papillonne » et fait l’école
buissonnière exprime à la fois l’aventure amoureuse et la légèreté du
moment. Enfin la jeune femme est évoqué avec délicatesse à travers les
groupes nominaux » son sourire » et son « sein » ce qui rend la scène à la
fois pudique et sensuelle.

Les 3 premiers strophes installent un décor intime et sensuel en


présentant la jeune femme à travers des détails de son corps qui
deviennent des objets de désir pour le poète (pieds, sourire, sein). Cela
prépare la scène centrale du poème, celle des trois baiser, ou le jeu
amoureux commence vraiment.
MOUVEMENT 2 VERS 13 à 32 / La comédie en 3
baisers
A partir de la 4ème strophe, le poème se structure autour de ces 3
baisers donnés par le poète et permettent une sorte de jeu amoureux
entre les protagonistes.

Après un nouveau tiret, qui marque un autre silence dans le poème,


l’action commence vraiment. Le poète utilise le passé simple « je baisai
ses fines chevilles » ce qui donne l’impression que le geste est spontané
et direct. Ce moment rappelle aussi un cliché romantique. L’image de
l’amant qu »i je penche ou se jette aux pieds de la femme qu’il aime, pour
lui montrer son admiration et son désir. Cela rend la scène à la fois vive,
simple et pleine de tendresse.

Adj qualif « fines » fait écho aux petits pieds « si fins » et traduit encore
la beauté et sensualité

3 vers suivants = réaction de la jeune femme contraste avec les 2


adjectifs qualificatifs « doux » et « brutal » pour qualifier son rire + « joli
rire de cristal » métaphore suggère la beauté et la féminité mais aussi
forme de niaiserie.

Strophe 5

Prolongement de la strophe précédente avec forme de résistance : fausse


pudeur « sous la chemise » rejet du verbe « se sauvèrent » +
personnification « les petits pieds….se sauvèrent »

Prise de parole de la jeune femme comme si le jeu consistait à faussement


repousser l’amant. Exclamatives « veux-tu venir ! « et « punir » qui
riment ensemble

Mais l’auteur comprend qu’il s’agit de fausse pudeur « audace permise »


et « le rire feignait ». Le jeu peut donc continuer

STOPHE 6

2 ème baiser du poète avec une action qui n’intervient qu’au 2 ème vers « JE
BAISERAI » donc mise en avant des yeux de la jeune femme = mièvrerie
avec l’adjectif « palpitants »qui traduit l’objet du désir + adj « mièvre »au
vers suivant »

Interjection « OH ! » et exclamation+ points de suspension traduisent


l’abandon vers le plaisir

STROPHE 7
Reprise du discours avec forme de maladresse avec « Monsieur » associé
au tutoiement »te dire » = est-ce le fait du jeu amoureux ou de l’éducation
populaire de la jeune femme

3 ème baiser discours interrompu par l’audace du poète =verbe


« jetai »au passé simple donc l’action brève et soudaine mais aussi choix
du verbe montre un élan brusque.

Répétition de « rire » qui montre l’accord de la jeune femme pour aller


plus loin + VERBE « voulait » à l’imparfait.

« bon » et « bien » créent une allitération en (b) avec « baiser » suggèrent


la sensualité du moment.

Points de suspension marque la suite de la relation charnelle entre les 2


AMANTS

STROPHE 8

La strophe qui revient à la fin du poème agit comme un rideau qui se


baisse sur la scène : elle clôt l’histoire d’amour, pose un voile sur l’intimité
des amants, et donne au poème la forme d’un souvenir ou d’un rêve qui
recommence sans fin ;

CONCLUSION
Ce poème montre comment, après avoir d’abord contemplé la jeune
femme, le poète se rapproche d’elle petit à petit grâce à trois baisers, qui
marquent les différentes étapes de leur découverte amoureuse

Rimbaud est à la fois tendre et ironique, il montre la découverte naïve et


sincère de la sensualité chez les jeunes gens, et une certaine ironie sur la
comédie amoureuse, ou les gestes et les paroles peuvent sembler
exagérés ou attendus. Rimbaud réussit à rendre cette scène à la fois
touchante et un peu drôle, ce qui donne au poème une grande modernité
et beaucoup de fraicheur ;

Ce poème ressemble à d’autres poèmes du cahier de Douai, comme


« Rêve pour l’hiver » »Cabaret vert » ou « La maline » qui parlent aussi
des premiers sentiments amoureux

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