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TP MRS 2

Ce document présente un travail de recherche sur les mesures de prévention du paludisme en République Démocratique du Congo, mettant en lumière l'importance d'une approche intégrée pour lutter contre cette maladie endémique. Il aborde les défis actuels, les stratégies de lutte, ainsi que l'impact socio-économique du paludisme, tout en soulignant la nécessité d'une implication communautaire. L'objectif est de contribuer à la prévention du paludisme et à un meilleur accompagnement des enfants affectés par cette pathologie.

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Ce document présente un travail de recherche sur les mesures de prévention du paludisme en République Démocratique du Congo, mettant en lumière l'importance d'une approche intégrée pour lutter contre cette maladie endémique. Il aborde les défis actuels, les stratégies de lutte, ainsi que l'impact socio-économique du paludisme, tout en soulignant la nécessité d'une implication communautaire. L'objectif est de contribuer à la prévention du paludisme et à un meilleur accompagnement des enfants affectés par cette pathologie.

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REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET


UNIVERSITAIRE UNIVERSITE DE KINSHASA

FACULTE DE MEDECINE
DEPARTEMENT DES SCIENCES BIOMEDICALES
B.P. 127 KINSHASA XI

TP DE METHODOLOGIE DE LA RECHERCHE

SUJET : « MESURE DES PREVENTIONS DU


PALUDISME »
Par GROUPE 29
1. KIMINI MAMPILI Benckhens
(Président)
2. ⁠MIALA YEDIDIA Miriame (Vice –
Présidente)
3. ⁠ILEBE MAMBE Abigael
4. ⁠KUMBI KIMWANGA Gloire
5. ⁠KAMANA KATUMBA Jonathan
6. ⁠EPOLI OLIVE
7. ⁠DJOLA ASENGA Tevic
8. ⁠NGOY ILUNGA Christian
9. ⁠KWALIA BENGA Samuel
10. ⁠MASIKINI MPUTU Marlon

PROFESSEUR : Dr. LULEBO AIMEE

Année Académique 2024 - 2025


AVANT-PROPOS
Dans le cadre de notre cours de Méthodologie de la Recherche, il nous a été demandé de
formuler une question de recherche ou une problématique ; collecter et organiser des données
à l’aide des outils acquis ; rédiger une revue de la littérature de manière claire, organisée et
argumentée ; réaliser une recherche bibliographique en lien avec la thématique traitée ; et
exploiter les sources existantes pour répondre à la question de recherche.Après plusieurs
lectures sur les données existantes, surtout celles de l’enquête Démocratique et Santé (EDS-
RDC-III) de l’année 2019-2024, nous avons résolu de parler des : «MESURE DE
PRÉVENTION DU PALUDISME
Cette situation requiert une attention particulière de la part des autorités publiques, des
partenaires internationaux et des acteurs de la société civile afin de mettre en œuvre des
solutions durables et efficaces pour lutter contre ce fléau.

Ce travail explore tous les aspects liés au méthodede Luther contre le paludisme en RD
Congo, visant à approfondir la compréhension de cette problématique complexe et à optimiser
les stratégies de prévention et de prise en charge.

En scrutant les avancées récentes et les défis persistants, nous espérons contribuer à un
meilleur accompagnement des enfants affectés par cette pathologie, mais nous espérons
surtout contribuer à la prévention de ce problème de santé publique.
TABLE DES MATIERES
AVANT-PROPOS ..................................................................................................................... 2
LISTE DES TABLEAUX .......................................................................................................... 4
LISTE DES ABREVIATIONS .................................................................................................. 5
INTRODUCTION ...................................................................................................................... 6
0.1. Problématique ............................................................................................... 6
0.2. Objectif .......................................................................................................... 7
CHAPITRE PREMIER : GÉNÉRALITÉS ................................................. 8
1. LE PALUDISME ......................................................................................... 8
2. Aperçu sur le vecteur et le parasite ............................................................ 8
3. PHYSIOPATHOLOGIE DU PALUDISME :............................................... 10
4. Diagnostic ................................................................................................ 11
5. Traitements .............................................................................................. 11
6. Mesures de lutte contre le paludisme ....................................................... 12
CHAPITRE DEUXIEME : MÉTHODOLOGIE ........................................ 14
2.1. Type d’étude ...................................................................................... 14
2.2. Critères d’inclusion............................................................................... 14
2.3. Critères de non inclusion...................................................................... 14
2.4. Stratégie de recherche ........................................................................ 14
2.5. Sélection des articles ........................................................................ 14
2.6. Extraction des données ..................................................................... 14
CHAPITRE TROISIEME : RESULTAT .................................................. 15
CHAPITRE QUATRIEME : DISCUSSION ............................................. 18
RÉFÉRENCE ........................................................................................ 20
LISTE DES TABLEAUX
Tableau 1 : La répartition des articles suivants les régions du monde et des pays

Tableau 2 : La prévalence du paludisme par article

Tableau 3 : Évaluation de diagnostic et traitement contre le paludisme


LISTE DES ABREVIATIONS
ADN : Acide désoxyribonucléique

DEET : N,N-diéthyl-m-toluamide

MII : Moustiquaire imprégnée d’insecticide

MIILD : Moustiquaire imprégnée d’insecticide à longue durée

OMS : Organisation Mondiale de la Santé

ONG : Organisation non gouvernementale

PCR : Polymerase chain reaction ou réaction en chaine polymérase

PID : Pulvérisation intra domiciliaire


RTS,S : Recombinant protein, mosquito-Stage, Plasmodium falciparum Sporozoite Vaccine.

SIDA : Syndrome d’immunodéficience Acquise

TCA : Traitement combiné à base d’artémisinine ;

TDR : Test de diagnostic rapide


INTRODUCTION
0.1. Problématique
Le paludisme est une maladie infectieuse tropicale potentiellement mortelle due à un parasite
se transmettant le plus souvent par piqûre d’un moustique (anophèle) et plus rarement lors d’une
transfusion sanguine ou par transmission de la mère à l’enfant qui cause des accès de fièvre.

Le paludisme est une maladie endémique dans de nombreuses régions tropicales et


subtropicales. On estime : en 2023, le nombre total de cas de paludisme dans le monde a atteint
249 millions ; 95 % des cas de paludisme en 2022 se sont déclarés dans les zones tropicales
d’Afrique, en République Démocratique du Congo, le paludisme est la première cause de
morbidité et de mortalité, estimé à 27 millions le nombre des cas, soit 11% des cas mondiaux.

Le paludisme est la 1 ère cause de fièvre à évoquer au retour d’un pays tropical. En effet, le
paludisme se concentre dans les régions africaines asiatiques et néo-tropicales. De plus, sa
transmission est favorisée par un manque d’hygiène favorisant la prolifération des moustiques.
La pauvreté prédispose à leur infestation par un manque d’assainissement adéquat des milieux
et une ignorance des mesures d’éradication. Son caractère endémique fait qu’elle est retrouvée
en proportion importante dans les régions qu’elle colonise comme le prouve les statistiques.
Tous ces éléments prédisposent à la prévalence de la maladie.

Il est donc crucial de continuer à diversifier les stratégies de lutte, à renforcer les systèmes de
surveillance de la résistance, et à promouvoir l’implication communautaire dans les
Programmes de Prévention et de traitement. Une approche intégrée, combinant les interventions
classiques avec les innovations récentes, est essentielle Pour surmonter les défis actuels et
atteindre l’objectif ultime d’éradication du Paludisme.

Cette stratégie implique donc une volonté d’action délibérée et organisée pour s’attaquer à un
problème identifié.

La prévention est une mesure essentielle de la lutte contre le paludisme. Pendant des longues
années, il est établi que des mesures simples de protection contre les piqûres d’anophèles
permettent d’éviter d’être infecté par le paludisme, tout en résidant dans des lieux où cette
maladie sévit fortement ; Préconisées depuis le début du vingtième siècle par tous les traités de
médecine ou d’hygiène tropicale , l’utilisation de certaines mesures de lutte représente non
seulement une protection individuelle de base contre le paludisme et d’autres maladies
transmises par des arthropodes ,mais aussi un acte d’hygiène là où les moustiques sont
abondants . Dans la plupart des régions rurales d’Afrique tropicale, les murs et les toits de
chaque habitation ne sont pas jointifs et chaque dormeur est ainsi exposé à des dizaines de
piqures de moustiques chaque nuit, même si ceux-ci ne transmettent pas tout le paludisme. Il
est utile d’encourager la mise en pratique de ces mesures de lutte qui seront énumérées dans les
lignes qui suivent, car cela malgré la protection (prévention), elles constituent un acte essentiel
d’éducation pour la santé.
Plusieurs moyens sont actuellement déployés pour lutter contre le paludisme, notamment :
l’utilisation des moustiquaires imprégnées d’insecticide(MII), la lutte anti vectorielle, les
mesures d’assainissement (lutte contre les gites larvaires), la pulvérisation intra domiciliaire, la
chimioprophylaxie.

0.2. Objectif
Ce travail vise à effectuer une revue de la littérature sur les principales mesures de lutte contre
le paludisme à l’échelle mondiale, en Afrique et en RDC. Il permettra d’avoir un aperçu des
stratégies déployées et d’étudier les facteurs menaçant L’efficacité des interventions existantes
dans la réduction du fardeau du paludisme.

0.3. Objectifs spécifiques :

 Avoir un aperçu des stratégies déployées contre le paludisme.

 Étudier les facteurs menaçant l’efficacité des interventions existantes dans la


réduction du fardeau du paludisme.

0.4. But : Contribuer à la prévention du paludisme et à un meilleur accompagnement


des enfants affectés par cette pathologie.
CHAPITRE PREMIER : GÉNÉRALITÉS
1. LE PALUDISME
1.1. Définition

Le paludisme est une maladie infectieuse tropicale potentiellement mortelle due à un parasite
se transmettant le plus souvent par la pique d’un moustique (anophèle). Et plus rarement lors
d’une transfusion sanguine ou par transmission de la mère à l’enfant pendant la grossesse et qui
cause des accès de fièvre.

On pensait à l’origine que cette maladie provenait des zones marécageuses, d’où le nom de
paludisme dérivé du mot ancien « palud » qui veut dire marais. C’est en 1880 que les
scientifiques ont découvert la véritable cause de paludisme.

1.2. Épidémiologie et distribution géographique

Le paludisme touche actuellement près de 100 pays (tropicaux principalement), répartis en 3


zones essentiellement : zones où le paludisme est faible et saisonnier, zones à risques élevés
(Afrique).

L’Afrique est le plus touché des continents, surtout en région sub-saharienne. IL sévit aussi bien
en région urbaine que rurale.

En Asie, il est majeur en zones rurales.

Dans les Antilles, le paludisme se vit en Haïti et près de la frontière dominicaine.

En Amérique centrale, le risque est relativement faible.

En Amérique du sud : le risque est réel est en zones rurales mais faible en zones urbaines.
L’impaludation d’une zone dépend fortement de l’attitude et de la température ambiante,
l’anophèle préférant les basses altitudes et les températures chaudes.

Le paludisme est endémique dans les zones intertropicales et subtropicales de l’Afrique, de


l’Amérique et dans des nombreux endroits de l’Asie. C’est toute fois en Afrique subsaharienne
que l’on retrouve 85 à 90% des morts du paludisme. Deux milliards et demie de personnes sont
exposées à cette maladie, surtout dans les régions où le vecteur, l’anophèle, sévit.

Le paludisme est la maladie parasitaire la plus répandue dans le monde. Elle est au premier rang
des priorités de l’organisation mondiale de la santé (OMS) tant par ses ravages directs que par
ses conséquences socio-économiques.

2. Aperçu sur le vecteur et le parasite


2.1. Le vecteur
L’anophèle est le genre de moustique responsable de la transmission du paludisme.
Règne : Animalia

Embranchment : arthropode

Classe : insecta

Ordre : diptera

Famille : culicidae

Sous famille : anophilinae

Ces vecteurs sévissent en Afrique subsaharienne, en Asie et en régions néo -tropicales et leur
répartition géographique détermine l’ampleur de la transmission dans chaque région du globe.

Il existe actuellement plus de 400 espèces d’anophèles mais seules 68 d’entre elles transmettent
le parasite plasmodium à l’humain.

En plus du paludisme, les anophèles peuvent être vecteurs de filarioses lymphatiques et des
viroses.

Les espèces couramment rencontrées sont les suivantes : A. gambiae, A. funestus, A. nili, A.
mouchetis, A. paludis, A. hancocki, etc.

2.2. Le parasite

Le plasmodium est un protozoaire parasite responsable du paludisme.

Classe : haemosporidae
Ordre : haemosporidae

Famille : plasmodidae

Genre : plasmodium

Leur répartition géographique est quasi identique à celle des anophèles, responsables de leurs
transmissions.

Il existe plus de 140 espèces différentes capables d’infecter divers hôtes mais 4 sont pathogènes
pour l’homme : P. falciparum, P. ovale, P. malariae et P. vivax

D’autres nouvelles espèces des animaux sont actuellement incriminées dans la pathologie
humaine : P. knowlesi, P.cynomolgi, P. simium.

Ces différentes espèces diffèrent par des critères biologiques, diagnostiques, la répartition
géographique et leur capacité à développer des résistances aux antipaludéens.

Plasmodium falciparum

D’emblée il faut différencier Plasmodium falciparum de 4 autres espèces. En effet il est celui
qui est le plus largement répandu à travers le monde, qui développe des résistances aux
antipaludiques et qui est responsable des formes cliniques potentiellement mortelles.
Plasmodium vivax

Très largement répandu en Amérique Centrale et latine, en Asie, le bassin méditerranéen, en


Afrique tropicale, au Madagascar, etc. Les érythrocytes du groupe sanguin Duffy négatif
(observé chez la majorité des sujets originaires d’Afrique de l’ouest) ne possèdent pas le
récepteur membranaire nécessaire à l’infection par P.vivax.

Plasmodium ovale

Il existe en Afrique intertropicale du centre et de l’ouest ainsi que dans certaines régions du
pacifique

Plasmodium malariae

Il sévit en zone tropicale : Afrique, mer de Caraïbes, Golfe du Mexique, Amérique Centrale et
du sud et enfin en Asie.

Épidémiologie et distribution géographique du paludisme


Le paludisme touche environ 100 pays, principalement tropicaux, et se répartit en zones à faible
risque saisonnier et zones à haut risque, notamment en Afrique.

• Afrique : Continent le plus touché, surtout en Afrique subsaharienne, avec 85 à 90 %


des décès.
• Asie : Présent surtout en milieu rural.
• Antilles : Endémique en Haïti et près de la frontière dominicaine.
• Amérique centrale et du Sud : Risque faible en Amérique centrale, mais réel en zones
rurales d’Amérique du Sud.

La transmission dépend des conditions climatiques, l’anophèle préférant les basses altitudes et
les températures chaudes. Avec 2,5 milliards de personnes exposées, le paludisme est la maladie
parasitaire la plus répandue et une priorité pour l’OMS en raison de ses conséquences sanitaires
et socio-économiques.

3. PHYSIOPATHOLOGIE DU PALUDISME :
a) Sang : L’hémolyse entraîne une anémie et libère l’hémoglobine, causant une surcharge
rénale et de la fièvre bilieuse hémoglobinurique. La libération d’hématozoïne et de K+
déclenche une inflammation. Thrombopénie par séquestration plaquettaire.
b) Foie : Hyperplasie des cellules de Küpffer, dépôts d’hémosidérine et hépatomégalie
possible.
c) Reins : Dépôts de complexes immuns, glomérulonéphrite et insuffisance rénale aiguë
en cas d’hémolyse massive.
d) Rate : Splénomégalie par érythrophagocytose et accumulation de pigments.
e) Moelle osseuse : Hyperactivité de la lignée érythrocytaire. Schizontes observables dans
le paludisme grave.
f) Placenta : Thromboses réduisant les échanges fœto-maternels.
g) Cerveau : Cytoadhérence et thromboses provoquant des lésions vasculaires et des
troubles neurologiques.
4. Diagnostic
4.1. Diagnostic de présomption

Du point de vue clinique :

Le signe prédominant est la fièvre.

4.2. Diagnostic de certitude

Il existe des examens directs et indirects

 Les examens directs :


 La goutte épaisse
 Le frottis mince
 Le Test de Diagnostic Rapide (TDR)
 PCR

5. Traitements
5.1. Prévention

La lutte anti vectorielle se résume en des mesures individuelles et collectives.


Mesures individuelles :

L’usage des moustiquaires imprégnées d’insecticide

Application régulière insecticides

Le port des vêtements manches longues et l’application des répulsifs

La pose ses grillages aux différents ouvertures des habitations


Mesures collectives :

La suppression des gîtes larvaires par débroussaillement et assèchement des eaux stagnantes
Élimination des larves d’Anophèles par des méthodes biologiques, chimiques ou physiques

5.2. Curation

Paludisme simple

-combinaisons à base d’artémisinine

Artesunate amodiaquine

Arthémether lumefantrine

- En cas d’échec thérapeutique


On donne la combinaison alternative différente de celle donnée en première intention ou
alors Quinine + antibiotique à effet antiplasmodique (Doxycycline, clindamycine ou
tétracycline)

Paludisme grave

- Artesunate injectable
- Quinine en perfusion

6. Mesures de lutte contre le paludisme


Les mesures de lutte contre le paludisme visent à prévenir et réduire la transmission de la
maladie en ciblant le moustique vecteur Anopheles et en protégeant les populations
exposées. Elles se déclinent en stratégies individuelles et collectives, avec une approche
intégrée pour une efficacité optimale.

6.1. Lutte anti-vectorielle

Cette stratégie cible les moustiques pour limiter leur prolifération et leur capacité de
transmission :

• Pulvérisation intradomiciliaire d’insecticides (PID) : Application d’insecticides sur les


murs des habitations pour tuer les moustiques.
• Moustiquaires imprégnées d’insecticide (MII) : Protection efficace durant le sommeil,
réduisant les risques de piqûres.
• Gestion environnementale : Élimination des eaux stagnantes et des gîtes larvaires.
• Nouvelles technologies : Usage de moustiques mâles stériles et développement de
nouveaux insecticides.
• Utilisation de répulsifs : Application de crèmes répulsives pour éviter les piqûres,
notamment aux heures d’activité des moustiques.
6.2. Mesures de lutte individuelle
• Moustiquaires imprégnées : Barrière physique et chimique contre les moustiques.
• Répulsifs et vêtements couvrants : Protection supplémentaire contre les piqûres.
• Assainissement de l’environnement : Réduction des sites de reproduction des
moustiques.
• Dépistage et traitement précoce : Diagnostic rapide en cas de symptômes pour limiter
la propagation.
• Chimioprophylaxie : Prise de médicaments préventifs pour les populations à risque.
6.3. Mesures de lutte collective

Ces mesures nécessitent une implication communautaire et gouvernementale :

• Sensibilisation et éducation : Campagnes d’information et formation des


communautés.
• Distribution et entretien des moustiquaires : Accès gratuit aux populations vulnérables.
• Pulvérisation d’insecticides : Programmes réguliers dans les zones à risque.
• Gestion environnementale : Assainissement des zones de reproduction des
moustiques.
• Accès aux soins de santé : Détection précoce, traitement et prévention pour les groupes
à risque.
• Surveillance et recherche : Suivi épidémiologique et développement de vaccins et
traitements.
• Collaboration intersectorielle : Coordination entre gouvernements, ONG et
organisations internationales.

En combinant ces actions, il est possible de réduire significativement l’impact du paludisme


et d’améliorer la santé des populations exposées.
CHAPITRE DEUXIEME : MÉTHODOLOGIE
2.1. Type d’étude

La présente étude est une revue de la littérature mettant ensemble des études ayant déterminé
les mesures de lutte contre le Paludisme de 2019 à 2024.
2.2. Critères d’inclusion

. Étaient inclus dans la présente revue, tous les articles originaux publiés en Anglais et en
Français depuis 2019 comprenant les mesures de lutte contre le Paludisme.

. Des articles retrouvable sur le moteur de recherche Pubmed et Googlescholar.

2.3. Critères de non inclusion

 Les études n’ayant pas directement évalué les mesures de lutte contre le Paludisme,
 Les études ayant évalué les mesures de lutte contre le Paludisme avant 2019,
 Les revues documentaires et méta-analyses,
 Des essais et d’autres études d’intervention.
2.4. Stratégie de recherche

Nous avons recouru à la stratégie de recherche suivante : les mots clés suivants étaient utilisés
pour la recherche : malaria,control mesures.

2.5. Sélection des articles

Pour chaque article, l’abstract était lu avant de retrouver et de parcourir l’article entier, afin
d’en évaluer l’éligibilité.

2.6. Extraction des données

Nous avons considérés les paramètres suivants : le nom du premier auteur, l’année, le Pays, la
prévalence du Paludisme, les mesures de lutte contre le Paludisme, l’outil diagnostic utilisé, le
traitement instauré, les facteurs menaçant l’efficacité des interventions existantes et les
innovations technologiques.
CHAPITRE TROISIEME : RESULTAT
Tableau 1 : La répartition des articles suivants les régions du monde et des pays

Régions Pays Années de Auteurs


publication

Afrique Ouganda 2024 Maura Marie

Afrique RDC 2024 Mathieu Ngengele kangela

Afrique Ghana 2023 Angela Nalwoga

Afrique Côte d’Ivoire 2022 Armand K Ekra et Malar JO

Afrique Mali 2022 Mady Cissoko

Afrique Mozambique 2022 Jukich JO et Malar J

Afrique Niger 2020 Moi Ibrahima

Afrique Burkina Faso 2020 Lingani M, Malar JO

Afrique Burundi 2020 Herman Nimpaye, Désiré Nisubire et


Joseph Nyandwi

Afrique Soudan 2021 Catherine Bourgouin, Richard Paul

Afrique Tanzanie 2022 Friday Okonofua, Rose Ugiagbe

Afrique Cameroun 2022 Marcel Nyuylam Moyeh

Afrique Nigeria 2022 Friday Okonofua, Rose Ugiagbe

Amérique Brésil 2023 Yann Lambert

Asie Inde 2020 Jean Lesne

Europe France 2019 Bruno Pradines


Tableau 2 : La prévalence du paludisme par article

Pays Auteurs Periode Effectif Prévalence

Burkina Faso Lingani M, Malar JO 2019-2020 1200 31

Cameroun Marcel Nyuylam Moyeh 2020-2022 1900 35

Ghana Maura Marie 2019-2023 1500 26

Mali Mady Cissoko 2020-2021 1800 30

Mozambique Jukich JO, Malar J 2019-2022 1700 24

Niger Moi Ibrahima 2019-2020 1000 34

Nigeria Friday Okonofua, Rose Ugiagbe 2019-2021 2500 42

Ouganda Angela Nalwoga 2022-2024 1600 29

RDC Matthieu Ngengele kangela, Paul 2022-2024 1800 40


Mansiangi

Soudan Catherine Bourgouin, Richard 2019-2021 1400 27


Paul

Tanzanie Friday Okonofua, Rose Ugiagbe 2019-2021 1300 23


Tableau 3 : Évaluation de diagnostic et traitement contre le paludisme

Pays Auteurs Forme du Diagnostic Traitement


paludisme

Afrique du Thandiwe Nkosi Grave TDR, PCR TCA


Sud

Burkina Faso Lingani M, Malar Simple Microscopie, TDR Chloroquine,


JO TCA

Cameroun Marcel Nyuylam Grave Microscopie, TDR TCA

Ghana Maura Marie Grave Test de diagnostic TCA


rapide (TDR)

Mali Mady Cissoko Grave TDR, microscopie TCA

Mozambique Jukich JO, Malar Grave TDR TCA


JO

Niger Moi Ibrahima Grave TDR TCA

Nigeria Friday Okonofua, Grave TDR, microscopie TCA


Rose Ugiagbe

Ouganda Angela Nalwoga Grave TDR, microscopie TCA

RDC Mathieu Ngengele Simple et grave TDR, microscopie TCA et Quinine


Kangela IV

Sénégal Papa Ngore Sarr Simple Microscopie, TDR Chloroquine


Sadio

Soudan Catherine Grave TDR, microscopie Chloroquine


Bourgouin,
Richard Paul

Tanzanie Friday Okonofua, Grave TDR TCA


Rose Ugiagbe
CHAPITRE QUATRIEME : DISCUSSION
Nous avons effectué une revue littéraire en nous basant sur 16 articles que nous avons recueillis
dans le moteur de recherche Pubmed et google Scholar. Parmi ces articles, 13 ont été publiés
en Afrique (Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Côte d’ivoire, Ghana, Mali, Mozambique,
Niger, Nigeria, Ouganda, RDC, Soudan, Tanzanie), 1 en Amérique Latine (Brésil), 1 en Asie
(Inde) et 1 en Europe (France). Nous avons tenu compte de quelques caractéristiques générales
propres à chaque étude dont le paludisme reste un problème de santé publique et majeur, en
particulier en Afrique où plusieurs Pays comme le Ghana, le Burkina Faso, et le Nigeria sont
les plus touchés. Les études et les publications de divers auteurs montrent un engagement
croissant à explorer des stratégies de lutte contre cette maladie.

Nous avons tenu compte des données clés sur la prévalence des mesures de lutte contre le
paludisme dans plusieurs pays d’Afrique entre 2019 et 2024. Les taux de prévalence restent
alarmants, notamment au Nigeria où ils atteignent 42% par rapport à la Tanzanie, où la
prévalence est relativement faible à 23%. Cela indique une nécessité urgente d‘intensifier les
efforts de prévention et de traitement. Les résultats mettent en évidence les disparités dans
l‘efficacité des mesures mises en place, soulignant l‘importance d‘une approche ciblée et
adaptée aux contextes locaux pour mieux combattre cette maladie endémique.

Dans ces études, nous avons constaté que la diversité des mesures de lutte contre le paludisme
mises en œuvre à travers le continent Africain. Chaque pays adopte une combinaison unique de
stratégies, allant de l’éducation communautaire à la distribution des moustiquaires et à la
recherche de vaccins. Cette variété souligne l’importance d’adapter les interventions en
fonction des contextes locaux et des défis spécifiques rencontrés. La collaboration entre
gouvernements, ONG, et communautés est essentielle pour renforcer l’efficacité des efforts de
lutte contre le paludisme et réduire son incidence.

Certaines études ont présenté une vue d’ensemble des différentes formes de paludisme, des
méthodes de diagnostic et des traitements utilisés dans divers pays africains. La prédominance
du paludisme grave et l’utilisation croissante des tests de diagnostic rapide (TDR) témoignent
de l’effort constant pour améliorer la détection et le traitement du paludisme. Les traitements à
base de CTA sont largement privilégiés.

Il y a aussi la lutte contre le paludisme qui a connu d’importantes avancées à diverses


innovations technologiques. Les pays d’Afrique, souvent les plus touchés adoptent des
approches variées allant de l’utilisation de moustiquaires imprégnées d’insecticides à des
avancées dans les traitements (innovations dans les traitements par TCA), les Diagnostics (le
test de diagnostic rapide) et la prévention (l’utilisation des vaccins RTS,S et la technique sur la
modification génétique des moustiques mâles ).

Cette revue littéraire a révélé divers facteurs qui compromettent l’efficacité des interventions
contre le paludisme dans différents pays africains dont la résistance aux insecticides et aux
médicaments, la mauvaise infrastructure de santé ainsi que les problèmes socioéconomiques et
politiques. Ces facteurs soulignent la nécessité d‘une approche intégrée pour renforcer le
système de santé, améliorer la sensibilisation et garantir un accès équitable aux traitements.
CONCLUSION
La lutte contre le paludisme nécessite une approche multi facette, combinant des interventions
préventives, diagnostiques et thérapeutiques avec des innovations technologiques. Malgré les
progrès réalisés, des défis subsistent, notamment la résistance aux insecticides et aux
médicaments. Une réponse coordonnée et soutenue intégrant les nouvelles technologies et
renforçant les systèmes de santé est essentielle pour parvenir à l’éradication du paludisme.
RÉFÉRENCE
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10.3389/fphar.2022.876282. [Article PMC gratuit] [PubMed] [CrossRef] [Google Scholar]
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